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Débats - Page 463

  • Affaire Barbarin : tapez sur les cathos, il en restera toujours quelque chose...

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    De Régis de Castelnau sur Causeur.fr :

    Affaire Barbarin: tapez sur les cathos, il en restera quelque chose!

    La mise à mort médiatico-judiciaire continue

    Le lugubre cardinal Barbarin a fait l’objet en son temps d’un lynchage médiatico-politiqueen grand que certains ont voulu transformer en lynchage médiatico-politique et judiciaire. Tous les médias à la manœuvre, le Premier ministre de l’époque lui-même sommant l’ecclésiastique « de prendre ses responsabilités » ! Et le ministère de l’Intérieur a joué un rôle assez trouble là-dedans. Le problème, c’est que la France est normalement un État de droit, et que toutes les plaintes déposées, parfois trente ans plus tard, se sont heurtées à la probité du parquet de Lyon qui a appliqué les principes impératifs régissant le procès pénal, et font la différence entre un pays civilisé et la république bananière dont semblent rêver certains.

    En prison les abbés !

    Le classement sans suite avait beau être inévitable et parfaitement motivé, il a été immédiatement suivi par la clameur et une levée de boucliers. Quand il s’agit de taper sur les curés on ne va quand même pas s’embarrasser des règles de droit, sinon on ne va pas s’en sortir. En prison les abbés !

    Alors, on va lancer une procédure à l’initiative des plaignants par le biais de la « citation directe en correctionnelle » pour qu’il y ait une audience pénale à grand spectacle. L’utilisation de cette procédure permet de contourner l’évidence de l’impossibilité des poursuites, et de saisir la juridiction pénale, contrainte d’audiencer l’affaire. Mais en application du droit de renvoyer les manipulateurs à leurs chères études. Le but n’est donc à l’évidence absolument pas d’obtenir une vérité judiciaire ou une condamnation qui ne peuvent pas advenir, mais bien d’organiser un cirque médiatique. Pour faire bonne mesure, on a cité tout un tas de mitrés, tout juste s’il n’y a pas le Pape dans la liste.

    Le « silence de l’Eglise » ?

    Écoutons Le Figaro. « L’archevêque de Lyon n’est pas le seul convoqué. Cinq autres personnes liées au diocèse le sont. Et une sixième, de grande importance: Mgr Luis Ladaria Ferrer. Au Vatican, ce jésuite espagnol est le préfet de la Doctrine de la foi, c’est-à-dire le gardien du dogme. François l’a nommé le 1er juillet 2017. » Là c’est du lourd, coco.

    Et tous ceux qui sont d’une prudence de serpent dès qu’il s’agit de l’islam intégriste s’en donnent cette fois-ci à cœur joie. Et les médias se préparent avec gourmandise. Y compris Le Figaro qui titre : « pédophilie, le silence de l’Eglise en procès. » Évidemment, on connaît bien l’opportunisme habituel de ce journal, mais on ajoutera cette fois-ci qu’il n’a même pas la reconnaissance du ventre. Les 8 % de français chrétiens qui pratiquent encore forment quand même les gros bataillons de ses lecteurs. Ni catholique, ni abonné, cela ne me concerne pas, mais à la place de ces ouailles, je résilierais mon abonnement…

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  • Famille : tourne-t-on le dos à l'héritage de Jean-Paul II ?

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    Diakonos.be a traduit la dernière note de Sandro Magister parue sur son blog :

    Adieu Wojtyla et Caffarra. Avec François, on change de famille

    Le tremblement de terre qui a métamorphosé le visage de l’Académie Pontificale pour la Vie a également frappé l’institut d’études sur le mariage et la famille créé par Jean-Paul II et celui qui fut son premier président, le théologien et ensuite cardinal Carlo Caffarra.

    A partir d’aujourd’hui, cet institut historique a été anéanti et remplacé par un autre institut avec un nom différent.

    C’est ce qu’on peut lire à l’article 1 du motu proprio « Summa familiae cura » publié ce matin, par lequel le pape François a donné son aval au changement de cap :

    « Par le présent Motu proprio, j’institue l’Institut Théologique Jean-Paul II pour les sciences du Mariage et de la Famille qui, lié à l’Université pontificale du Latran remplace et succède à l’Institut pontifical Jean-Paul II pour les études sur le mariage et la famille, établi par la Constitution apostolique ‘Magnum Matrimonii sacramentum’ lequel, de ce fait, cesse d’être en vigueur. »

    Tous les professeurs du défunt institut sont donc congédiés, tandis que l’actuel grand chancelier Vincenza Paglia et le président Pierangelo Sequeri dont la nomination par le pape François fut, il y a un an de cela, un véritable cataclysme, restent en place.

    Tous deux accompagnent la publication du motu proprio d’une note qui souligne « l’implication directe » du pape, qui – tiennent-ils à préciser – « confie la mission de définir les règles, les structures et les opérations du nouvel Institut théologique » aux mêmes « autorités académiques de l’ex-Institut Jean-Paul II », c’est-à-dire précisément à eux deux et à personne d’autre.

    Pour décrire le « plus large cadre » dans lequel le nouvel institut exercera ses activités, Paglia et Sequeri font naturellement référence à « Amoris laetitia » mais également à « Laudato sii » et au « respect de la création ».

    Il reste désormais à voir qui seront les professeurs du nouveau programme, qui sera reconduit et qui ne le sera pas, aussi bien à Rome que dans les autres implantations ailleurs dans le monde.

    Tout comme on verra bien quel sort sera réservé aux dernières publications du défunt institut, en particulier celui de ce « Vademecum » sur la bonne interprétation d‘ « Amoris laetitia » qui est perçu comme la peste par les paladins de la communion aux divorcés-remariés.

    Un article de Sandro Magister, vaticaniste à L’Espresso.

    Lire l'analyse de Jeanne Smits : http://reinformation.tv/motu-proprio-summa-familiae-cura-francois-institut-jean-paul-ii-smits-74656-2/

  • Vatican II en questions; un livre de Mgr Aillet

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    9782360403394FS.gifDe Franck Abed sur Agora Vox :

    Vatican II, le Concile en questions par Monseigneur Marc AILLET

    Plus de cinquante ans après sa clôture, le deuxième Concile du Vatican continue de faire couler beaucoup d’encre. Ce dernier « a promulgué 16 textes dont l’autorité varie : il y a quatre grandes Constitutions, neufs décrets et trois déclarations  », comme le précise l’auteur. En quatrième de couverture, nous pouvons lire : « Dissiper tous les malentendus qui encombrent souvent la vie ecclésiale et qui empêchent encore aujourd’hui le Concile Vatican II de porter les fruits que l’on peut légitimement en attendre. » Il est intéressant de constater que la présentation du livre expose une idée que tous les esprits lucides et honnêtes expriment depuis des lustres : les bons fruits du Concile tardent vraiment à venir. A qui la faute ? A un texte mal écrit ? Mal compris ? Mal interprété ? Pourtant ce Concile fut : « annoncé comme le printemps de l’Eglise » mais en réalité « il a ouvert une période de crise. » L’Evêque de Bayonne, qui est par ailleurs docteur en théologique, tente de répondre à ces épineuses questions - et à d’autres - avec cet ouvrage se présentant sous la forme d’un entretien avec questions réponses. Il en ressort un texte dialogué et clair qui se veut pédagogique. Contrairement à de nombreux de clercs, il ose aborder ce sujet majeur, à savoir les enjeux du Concile et sa réception, en tentant avec ses idées, son histoire et son parcours d’expliquer cette histoire douloureuse. Y parvient-il ? En partie seulement selon nous…

    Monseigneur (Mgr) Aillet rappelle que « Jean XXIII affirme que la doctrine de l’Eglise est certaine et immuable  » à celles et ceux qui déjà dans les années 1960 voulaient en changer la moelle substantifique. Il poursuit sa pensée lors de la question consacrée à l’aggiornamento en précisant ce qui suit : « ce mot italien qui signifie mise à jour, est celui qui définit le mieux dans l’esprit l’objectif du Concile. A condition de ne pas confondre cette mise à jour avec une remise en question comme l’auraient voulu certains, ou une mise au goût du jour qui signifierait une adaptation aux idéologies et aux modes du moment. » Malheureusement certaines idées développées, telles que la collégialité, la liberté religieuse, le dialogue interreligieux, par des acteurs de premier plan du Concile Vatican II laisse apparaître plus qu’une remise en question de la doctrine séculaire… Comme le rappelle très justement l’évêque, beaucoup de catholiques regrettèrent et regrettent encore : « que le Concile ne se soit pas contenté de rappeler les formules dogmatiques déjà définies pour condamner les erreurs d’aujourd’hui et prévenir les fidèles contre l’apostasie. »

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  • Parution d'un livre consacré aux dérives de l'euthanasie dans notre pays

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    Dans le Soir du 12 septembre dernier, la présidente de l'ADMD s'inquiète elle-même des dérives d’une éventuelle loi euthanasie… pour fatigue de vivre :

    Jacqueline Herremans alerte surtout sur les risques de dérives. La personne n’est-elle pas soumise à des pressions extérieures (de son entourage, de sa famille, par exemple) qui la pousseraient à demander l’euthanasie ? Autre dérive potentielle selon la présidente de l’ADMD : « On pourrait se dire : puisque des personnes âgées peuvent mettre fin à leur vie sereinement, pourquoi encore les soigner ? Il ne faudrait pas que des choix individuels deviennent de nouvelles normes sociétales… » Depuis l’élargissement de la loi aux mineurs, l’euthanasie n’a plus suscité d’importants débats remontant jusqu’au Parlement. L’ouverture du droit à l’euthanasie pour les personnes âgées « fatiguées de vivre » pourrait vraisemblablement en devenir un. La population belge semble prête, voire demandeuse. (Le Soir, 12/09/2017)

    Un ouvrage consacré à cette question devrait paraître ces prochains jours comme le signale SudInfo :

    Les dérives de l'euthanasie recensées dans un ouvrage qui pointe les pratiques en Belgique

    Le 23 septembre 2002, la loi euthanasie entrait en vigueur en Belgique. Sept jours plus tard, Mario Verstraete, atteint par la sclérose en plaques, était le premier à demander son application. Ce jeudi paraîtra un livre de l’université de Cambridge, auquel a participé un spécialiste belge. Il dénonce les dérives d’une pratique devenue « normale » en Belgique.

    Cela fait quinze ans que la loi euthanasie est d’application en Belgique. Notre pays est à la pointe de cette pratique qui est même « ouverte » aux mineurs. Ce jeudi, un livre sortira aux éditions de la célèbre université de Cambridge. Cet ouvrage, dont le titre traduit de l’anglais, est « Euthanasie et suicide assisté. Leçons de la Belgique », revient sur ces quinze années qui ont changé la fin de vie de bon nombre de Belges.

    Des milliers d’euthanasies sont déclarées chaque année en Belgique… Mais de nombreuses ne le sont pas  !

    > Le livre s’attarde aussi sur l’euthanasie pour les personnes vulnérables comme les enfants, les handicapés

  • Associations chrétiennes et Marche pour l'avortement : un démenti d'Entraide et Fraternité

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    Dans un "post" mis en ligne le 11 septembre consacré à la Manifestation européenne pour le droit à l'avortement du jeudi 28 septembre à Bruxelles, nous avions relevé que plusieurs associations chrétiennes de notre pays étaient liées au mouvement organisateur, celui de la "Marche Mondiale des Femmes". Mais, nous rétorque-t-on, cela n'implique pas que ces associations chrétiennes soutiennent toutes les initiatives de la Marche Mondiale des Femmes, comme le signale un démenti d'Entraide et Fraternité. Nous en prenons acte tout en regrettant que ces associations chrétiennes acceptent de faire partie d'une plate-forme qui promeut des manifestations et des mobilisations en opposition avec l'éthique chrétienne et le respect de la vie. 

    Entraide et Fraternité et Vivre Ensemble ne soutiennent en aucun cas cette manifestation pro-avortement. Nous ne sommes pas du tout liés ni à l’organisation ni à la promotion de cet événement.  

    Nous sommes effectivement membres de la plateforme la Marche Mondiale des Femmes comme organisme de lutte contre la pauvreté. Celle-ci regroupe différents membres qui ont en commun la défense des femmes. Il s’agit d’un vaste mouvement de solidarité autour des 4 thèmes suivants :

    • Pauvreté & indépendance économique – femmes et travail décent,
    • Violences envers les femmes,
    • Paix et démilitarisation,
    • Biens communs et accès aux ressources – souveraineté alimentaire. 

    http://www.marchemondialedesfemmes.be/index.php/fr/membres-marche-fr/liste-des-participants-fr Ces différents membres ne soutiennent pas tous toutes les actions de la Marche des Femmes ni  ne soutiennent toutes les mêmes revendications.

    Comme vous pouvez le voir sur la page web de cet  événement, nous ne sommes pas partie prenante/corganisateur ni promoteur de cette manifestation : http://www.marchemondialedesfemmes.be/index.php/fr/rencontre-europeenne-de-la-mmf-2017-bruxelles/flyer-de-la-manifestation-du-28-september. Notre nom n’y figure pas.

    Nous ne soutenons absolument pas cette marche contre (ô lapsus...) l’avortement. Nous déplorons que le blog de Belgicatho qui se veut blog de réinformation fasse de la désinformation à ce sujet et utilise notre nom et ceux d’autres organisations proches comme Justice et Paix. Que cherche-t-ils en faisant de tels amalgames malhonnêtes ?

    A Entraide et Fraternité/Vivre Ensemble, nous nous battons pour que le Livre de la Vie soit précisément réalité pour tant d’enfants, de femmes et d’hommes dans le monde et ici. Pas de doute que nous nous rejoignons dans le même combat, ainsi qu’avec les communautés chrétiennes de Belgique et nos partenaires d’ici et d’ailleurs.

    C'est, somme toute, une bonne nouvelle ! Et alors, on peut rêver de voir Entraide et Fraternité soutenir activement la prochaine Marche pour la Vie... 

  • PMA pour toutes, dernière frontière avant le transhumanisme : une tribune percutante de François-Xavier Bellamy (mise à jour)

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    De Figaro Vox (lefigaro.fr) :

    François-Xavier Bellamy: «PMA pour toutes, dernière frontière avant le transhumanisme»

    FIGAROVOX/TRIBUNE - L'ouverture de la PMA pour toutes les femmes a été annoncée par le gouvernement. Pour François-Xavier Bellamy, une telle décision serait un dévoiement de la médecine et constituerait le point de bascule vers le transhumanisme.

    Ancien élève de l'École normale supérieure et agrégé de philosophie, François-Xavier Bellamy enseigne en classe préparatoire. Il est également l'auteur de Les Déshérités, ou l'urgence de transmettre (éd. Plon, 2014).

    Alors nous y voilà rendus, à cette frontière si longtemps rêvée, si longtemps imaginée, à cette frontière tant redoutée aussi. À la plus essentielle de toutes les frontières. Celle que les légendes de l'humanité ont tenté de décrire pendant des millénaires, celle qui a hanté les nuits des alchimistes, celle dont tant de héros et de puissants dans l'histoire ont recherché avidement la trace... La véritable Finis Terrae, le seuil du monde humain connu. Nous voilà prêts à passer la ligne. Et finalement ce n'est pas si impressionnant que cela. Et c'est peut-être ce qui est le plus inquiétant, au fond.

    Il n'y a qu'un pas à faire, et nous allons le faire presque sans y penser. Juste un pas de plus, comme n'importe quel pas. Sans voir la ligne sous nos pieds.

    On nous en avait pourtant parlé, de cette fameuse frontière dont les progrès de la science ne cessent de nous rapprocher. Le transhumanisme. L'homme augmenté. Nous avons eu le temps de l'imaginer, ce nouveau monde incroyable, qui devenait peu à peu attirant ou vaguement terrifiant à mesure qu'il semblait devenir possible.

    Monde où la médecine ne servirait plus à réparer les corps, mais à les mettre au service de nos rêves. Monde où le donné naturel ne serait plus une limite, ni un modèle - où l'individu enfin émancipé des frontières ordinaires du vivant pourrait modeler sa vie, et celle des autres, à la mesure de son désir. Nous avons eu le temps de l'imaginer, ce monde de science-fiction.

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  • Jean-Claude Guillebaud, portrait d'un catholique

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    De RCF (rcf.fr) :

    Jean-Claude Guillebaud, portrait d'un catholique

    Emission présentée par Thierry Lyonnet

    Jean-Claude Guillebaud, portrait d'un catholique

    © Sandrine Roudeix / éditions L'Iconoclaste - Jean-Claude Guillebaud

    Catholique en France au XXIè siècle, c'est voir les religions diabolisées, les églises se vider et l'Église en proie à des scandales. Et pourtant, dit Jean-Claude Guillebaud "la foi reste".

    "Je suis personnellement meurtri parce que je connais beaucoup de gens autour de moi qui sont chrétiens et qui ont l'impression au fond d'être diabolisés de manière fort injuste." Depuis 10 ans, Jean-Claude Guillebaud ne cache plus sa foi chrétienne. Journaliste et éditorialiste pour La Vie ou L'Obs, il vient de publier "La foi qui reste" (éd. L'Iconoclaste). Pour dire à la société française que les chrétiens s'interrogent, qu'ils sont inquiets de la diabolisation des religions en France. Pour dire aussi que l'Église déçoit mais que la foi reste.

    "Qu'est-ce qu'être chrétien? Je n'ai jamais cessé d'approfondir ce questionnement"

    LA FOI SOURCE DE JOIE

    Pas d'élan mystique à la Claudel, c'est "par la raison" que Jean-Claude Guillebaud est venu à la foi chrétienne, lui qui avait pour maîtres Jacques Ellul ou René Girard. À la faveur d'une épreuve, une grave maladie, il a redécouvert "la pertinence du message évangélique". C'était il y a 10 ans, et dans la foulée, il publiait "Comment je suis redevenu chrétien" (éd. Seuil, 2007). Un ouvrage qui l'a propulsé sur la scène médiatique: lui qui a été pendant plus de 20 ans grand reporter au Monde, prix Albert-Londres (1972), était invité sur les plateaux de télévision pour parler de sa foi.

    Et pourtant, pour Jean-Claude Guillebaud la foi est un chemin, toujours inachevé. "Être chrétien n'est ni un statut ni une identité." Révéler sa foi chrétienne a provoqué en lui "un grand sentiment de joie et d'humilité". Parce qu'il a compris qu'avoir la foi c'est la chercher sans cesse. "Qu'est-ce qu'être chrétien? Je n'ai jamais cessé d'approfondir ce questionnement."

    CONTRE LES "CATHOLIQUES ATHÉES"

    Dès lors, comment ne pas se sentir "choqué" par la tentation à laquelle cèdent certains de nos contemporains - mais qui ne date par d'hier - celle du repli identitaire. "Avoir l'outrecuidance de se dire je suis chrétien et d'inscrire sur mon front 'catholique', c'est absurde, c'est ridicule je suis choqué par cela!" Une forme de "catholicisme athée" de ceux qui préfère l'ordre et l'institution au message évangélique, à la façon d'un Charles Maurras avant sa conversion à la toute fin de sa vie.

    Et pourtant, lui a signé dès 1995 une œuvre monumentale sur le "désarroi contemporain" sait bien la détresse qu'il peut y avoir dans cette "solution" identitaire. C'est même une certaine inquiétude qui l'a poussé à écrire "La foi qui reste". La crise des vocations, la diminution du nombre de prêtres, le vieillissement du clergé, les églises que l'on déconsacre pour les vendre... "On n'ose pas regarder en face ce qui se passe concrètement", dit-il. Dans 10 ou 15 ans, que sera le catholicisme en France?

  • Les droits de l’homme ne peuvent devenir « un fourre-tout rhétorique » répondant aux caprices de l'époque

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    D'Hélène Ginabat sur zenit.org :

    ONU : les droits de l’homme ne peuvent être « un fourre-tout rhétorique »

    Mise en garde par Mgr Janusz S. Urbanczyk (Traduction intégrale)

    « Le terme “droit de l’homme” doit être strictement et prudemment appliqué, de peur qu’il ne devienne un fourre-tout rhétorique, sans cesse élargi pour répondre aux caprices passagers de l’époque », avertit le Saint-Siège. « Une telle approche élastique discréditerait le concept même des droits de l’homme. »

    Mgr Janusz S. Urbanczyk, représentant permanent du Saint-Siège, est en effet intervenu à la séance d’ouverture de la Réunion de mise en œuvre de la dimension humaine 2017 de l’OSCE ce lundi 11 septembre 2017 à Varsovie.

    Pour la Doctrine sociale de l’Église, rappelle-t-il, « les droits de l’homme sont décrits comme universels, inaliénables et inviolables… La sécurité, la sûreté et la paix ne résultent pas de la limitation des droits de l’homme, mais plutôt de leur jouissance par tous, sans distinction de race, de sexe, de langue ou de religion ».

    Mgr Urbanczyk met aussi en garde contre le fait de « sortir ces droits de leur propre contexte, en limitant l’étendue de l’application des droits et en permettant de varier le sens et l’interprétation des droits et de nier leur universalité au nom de différentes perspectives culturelles, politiques et sociales ». « Une telle approche, explique-t-il, semblable à celle qui considère les droits de l’homme et les libertés fondamentales comme des privilèges accordés par l’État (pour être révoqués à son gré), nuit à l’idée même des droits de l’homme et entrave certainement leur jouissance par chaque homme et chaque femme. »

    Le rôle de l’OSCE est de « corriger » les « infractions, faire avancer la cause des droits humains universels et promouvoir la juste protection si nécessaire de ces droits », exhorte le représentant du Saint-Siège.

    Voici notre traduction de la déclaration en anglais de Mgr Urbanczyk.

    Madame la Présidente,

    Le Saint-Siège est heureux de participer à cette réunion  de mise en œuvre de la dimension humaine (HDIM) 2017 et remercie la Pologne, notre pays hôte, pour son hospitalité, ainsi que la présidence autrichienne de l’OSCE et le Bureau des institutions démocratiques et des droits de l’homme, pour la planification et l’organisation de cette réunion.

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  • ONU : une « minorité active » veut « imposer à tous les Etats la légalisation de l’avortement, du suicide assisté et de l’euthanasie au nom même du droit à la vie »

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    A L’ONU, UNE NOUVELLE DÉFINITION PARTIALE DU « DROIT À LA VIE »

      

    A l’ONU, le Comité des droits de l’homme « révise actuellement la définition du ‘droit à la vie’ en droit international ». Par ce biais, et « dans la plus grande discrétion », une « minorité active » veut « imposer à tous les Etats la légalisation de l’avortement, du suicide assisté et de l’euthanasie au nom même du droit à la vie » s’alarme l’European Center for Law and Justice (ECLJ).

    Le Comité des droits de l’homme « est chargé de rédiger une interprétation officielle des dispositions du Pacte international relatif aux droits civils et politiques », signé en 1966 par les Etats-parties. Ce texte sert ensuite de référence pour les juridictions nationales car le Comité peut « ‘juger’ les Etats quant à leur respect de ce traité ». Or, le projet en cours « affirme que l’accès à l’avortement est un droit » et s’appuie pour cela sur l’article 6 du Pacte qui dispose que « le droit à la vie est inhérent à la personne humaine. Ce droit doit être protégé par la loi. Nul ne peut être arbitrairement privé de la vie ». En outre « le texte ne pose aucune condition réelle ni délai au ‘droit’ d’accès à l’avortement », et « condamne sans les préciser les critères que les Etats posent à l’accès légal à l’avortement en ce qu’ils seraient ‘humiliants ou déraisonnablement contraignants’ ». Enfin le projet considère que « les Etats ont l’obligation de former les adolescents à l’usage de la contraception afin de préserver la santé des femmes contre les risques causés par l’avortement ».

    L’ECLJ s’inquiète de ce projet « gravissime », qui « renonce à reconnaitre l’existence même de la vie humaine avant la naissance » et « ne dit rien, ou presque de la protection des femmes qui souhaitent donner naissance à leur enfant, ni de la santé infantile et encore moins de l’obligation des Etats de prévenir le recours à l’avortement ».

    Sources: ECLJ (13/09/2017)

  • Le point sur l'euthanasie et les Frères de la Charité (IEB)

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    Du bulletin d'information de l'Institut Européen de Bioéthique (13 septembre) :

    La branche belge des Frères de la Charité se rebelle et confirme sa position relative à l'euthanasie

    12/09/2017 - Fin de vie

    Fondée en 1807, la Congrégation des Frères de la Charité est une association  de consacrés et de laïcs dont le charisme ("Le Père Triest et sa perceptions des bons soins"), déployé dans le monde entier, est de prendre soin des personnes fragilisées par la maladie mentale. En Belgique, ce sont près de 5000 personnes malades qui sont accompagnées quotidiennement dans treize institutions psychiatriques du pays.

    En Avril 2017, le Conseil d’Administration, constitué majoritairement de onze laïcs et de seulement trois Frères de la Charité, avait publié sa décision de rendre possible l’euthanasie des malades psychiatriques qui le demanderaient, même s’ils ne se trouvaient pas en fin de vie.

    Le supérieur Général au niveau mondial des Frères de la Charité, le Frère René Stockman, avait réagi immédiatement par communiqué de presse soulignant combien cette décision ne mettait plus le respect de la vie au cœur des soins, et de plus, était en totale contradiction avec l’Enseignement de l’Eglise catholique de laquelle se revendiquent pourtant les membres du Conseil d’Administration.

    Confirmé dans ses démarches par les responsables de l’Eglise à Rome, le Frère Stockman avait demandé au Conseil d’Administration de revoir sa position, faute de quoi, en tant que responsable mondial de la Congrégation, il devrait prendre des mesures juridiques pour les institutions belges des Frères de la Charité (15.000 personnes y travaillent). Le Pape François avait rappelé qu’une euthanasie constitue le « meurtre délibéré moralement inacceptable d’une personne humaine ». En date du 10 août, la Salle de presse du Saint-Siège confirmait que le pape avait pris le dossier en main et qu’il avait bien demandé à la communauté belge des Frères de la charité de renoncer à laisser pratiquer l’euthanasie sur des patients qui résident dans leurs centres psychiatriques.

    Ce 12 Septembre 2017, se rebellant ouvertement, le Conseil d’Administration a réaffirmé sa position comme quoi les malades psychiatriques pourront être euthanasiés dans ses implantations belges.

    Voulant justifier leur position, les responsables ont publié une synthèse reformulant une nouvelle éthique qui veut « prendre en compte le changement et les évolutions au sein de la société ». Ils la détaillent en deux pages et la considèrent « conforme à la doctrine de l’Eglise catholique ». Selon le Prof. et Dr. Axel Liégeois de la KuLeuven, en charge de "l’éthique" chez les Frères de la Charité, la protection de la vie est « une valeur fondamentale mais plus absolue ».

    Le Frère René Stockman s'attriste du fait que « le Conseil d’Administration n’aurait plus l’intention de négocier le contenu de son texte.»

    Flash Expert de l'IEB : " Euthanasie pour troubles psychiatriques ou démence en Belgique : analyse des cas officiellement reportés"

  • Frères de la Charité : une video d'Arnaud Dumouch

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    Contre l'avis du pape François et du frère René Stockman, L'euthanasie a été votée dans les hôpitaux des frères de la charité en Belgique  

    L’organisation des frères de la charité a décidé ce 12 septembre 2017 de désobéir au pape François et de pratiquer l’euthanasie dans les établissements catholiques chargés des personnes handicapées.

    http://www.famillechretienne.fr/eglis...

    Que se passe-t-il au Royaume de Belgique ? Il se passe que la tolérance et l’ouverture du pape François ont eu un effet paradoxal : ils ont fait sortir à la lumière « la bête de la terre » (Ap 13, 11) qui était tapie depuis 60 ans au cœur de l’Eglise et que les papes avaient simplement mis sous le boisseau sans la nommer clairement, sans la désigner comme le fit saint Athanase à son époque pour l’hérésie de son temps. Le nom de cette hérésie est l’humanisme sans Dieu, l’humaniste de cette terre uniquement, sans vie surnaturelle avec Dieu, sans éternité. Le mot « hérésie » signifie, au sens originel « choix ». Il s’agit bien ici d’une « hérésie » car, tout en se revendiquant « catholique », elle a choisi d’exalter « une partie » du message de Jésus Christ (la dimension horizontale d’attention au prochain, dans ses besoins terrestres). Mais elle n’est plus catholique car elle en a rejeté toute la partie verticale, surnaturelle (le sens ultime de cette vie, l’Autre Réalité qui arrive). Son chef de file est le théologien Allemand Hans Küng qui vient lui-même de demander l’euthanasie à cause de son âge et de sa maladie de Parkinson. Il s’exprima dès les années 60 comme professeur de théologie, avant de quitter le sacerdoce. Selon lui, le vrai message du Christ, a été remis sur ses jambes après 2000 ans d’errance par « l’esprit de Vatican II » (la lettre de ce concile étant soumise « aux anciennes superstitions spiritualistes »). Ce « vrai message », c’est que Dieu a fait l’homme pour le bonheur sur terre, et que seule la construction du monde ici-bas est réaliste et légitime. Fini le fanatisme illuminé qui s’illusionnait dans une espérance de l’au-delà. Jésus est le révolutionnaire du bonheur sur terre. Il nous veut heureux maintenant et tout de suite. Cette idéologie a conquis le cœur des clercs, de la majorité des fidèles en Occident suite au traumatisme des deux guerres mondiales. Son chef de file en Belgique fut Gabriel Ringlet et le combattant inlassable qui essaya de maintenir un peu de spiritualité théologale fut Monseigneur Léonard.

    Que faire ?

    1° Identifier et nommer l’hérésie. C’est fondamental. On trouvera ici la raison de la nécessité de cette étape préalable de « mise en lumière ». Voici le récit de l’action théologique précise de saint Athanase au IV° s face à une crise tout aussi grave : Saint Athanase, Docteur de l’Eglise, la colonne de la foi catholique (+373) (64 mn), https://youtu.be/WhKbh4v45rs  Il faut donc se demander : Qu’est-ce que l’humanisme sans Dieu ? Pourquoi est-ce une hérésie ? En quoi est-ce différente de la foi et de l’espérance catholiques ?

    2° A court terme : imposer aux personnes ayant une autorité dans les structures catholiques, un « minimum déontologique », à savoir le serment de fidélité institué par saint Jean-Paul II en 1989. On en trouvera le texte ici. http://docteurangelique.free.fr/AD_TU... Il est évidemment impossible de demander d’adhérer intimement à cette foi. Mais le minimum est d’en défendre les conséquences lorsqu’on est responsable d’une instance catholique. L’idée du frère René Stockman de retirer le label catholique aux hôpitaux des frères de la charité qui sortiraient des exigences minimales du catholicisme ne me paraît pas bonne. C’est l’inverse qui me paraît souhaitable : les personnes qui se sont mises formellement en désobéissance avec les exigences minimales de la morale catholique doivent démissionner des instances dirigeantes et être remplacées par des défenseurs de la vie.

    3° A long terme : un travail de réappropriation de la foi catholique et de sa cohérence est à refaire. Ce sera un travail long et difficile tant le paysage intellectuel et spirituel est en ruine. C’est un travail sans espoir pour la génération de mai 68 mais plein d’espérance pour la génération des jeunes qui, abreuvée d’un monde terrestre sans but ultime, à soif de connaissances. Je l’ai expérimenté durant 20 ans dans les écoles où j’ai enseigné la religion catholique.

    Arnaud Dumouch, 12 septembre 2017

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  • Notre tâche : oeuvrer à la décolonisation idéologique

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    De Jean-Michel Beaussant sur le site de l'Homme Nouveau :

    Pour une décolonisation idéologique !

    À plusieurs reprises le Pape François a parlé de « colonisation idéologique » soutenue par des pays ou des lobbies très influents à l’encontre de la famille et de la loi naturelle. Le terme s’applique parfaitement au laïcisme et à sa dictature du relativisme. Explication et résolution de rentrée.

    Avec la sagesse surnaturelle propre à l’Église, les derniers papes ont induit des concepts particulièrement éloquents, fondés sur la réalité de notre monde contemporain : « culture de mort », « structures de péché », « dictature du relativisme », « totalitarisme sournois » de la démocratie moderne… Retenons ce dernier, en nous souvenant de ce que disait Benoît XVI à son propos : « Le sécularisme qui porte le sceau de l’Occident, différent et sans doute plus sournois que celui du marxisme, présente des signes qui ne peuvent que nous préoccuper. » (24 janvier 2008 aux évêques de Slovénie).

    Le nazisme plus sournois que le communisme

    Incompris de ses proches (les catholiques autrichiens) en son temps, le bienheureux Franz Jägerstätter avait dit similairement du national-socialisme qu’il était « plutôt plus sournois » voire « franchement plus dangereux » que le communisme en ce qu’il est moins ouvertement athée et matérialiste et peut, avec ses aspects subrepticement spirituels et ésotériques, pénétrer l’âme humaine sans se montrer sous son véritable visage d’ennemi mortel de Dieu et de l’humanité. « Selon moi, écrivait-il, ceux qui ne touchent pas aux églises mais complotent avec malice et astuce, ont plus de succès dans la destruction des âmes que ceux qui démolissent les bâtiments sacrés et emprisonnent les prêtres. »

    Laïcisme et islamisme

    Avec le recul, le propos n’est pas si osé qu’il n’y paraît et renvoie à celui du pape émérite. En risquant d’être aussi incompris des catholiques contemporains, on pourrait du reste poser également cette question de nos jours, relative­ment au sécularisme et au « communisme du XXIe siècle » (l’islamisme) : si le nazisme et le sécularisme sont plus sournois que le communisme, le laïcisme occidental n’est-il pas aussi plus insidieux que l’islamisme comme totalitarisme ? Sa « dictature du relativisme » n’est-elle pas plus perfide non seulement que les dictatures du XXesiècle (communisme et nazisme) mais également que celle – théocratique – de l’heure (l’islamisme) avec ses violences ostensibles ? Car il nous faut craindre davantage ceux qui tuent les âmes que ceux qui ne peuvent tuer que les corps, avertit l’Écriture. Martyr en grec veut dire témoin. Et il est aujourd’hui une forme de martyre non sanglant qu’il importe de saluer et soutenir en Occident face à un terrorisme intellectuel plus sournois que le terrorisme physique de l’Orient. Selon un courage et une grâce sans doute différents, l’un n’excluant d’ailleurs pas l’autre et pouvant même y conduire, comme en témoignent la vie et la mort de Jägerstätter.

    Refus de la compromission

    C’est le refus évangélique de la compromission évoqué le 12 août, dans une homélie au Puy du Fou – « Prions pour qu’une puissante et joyeuse Vendée intérieure se lève dans l’Église et le monde » – par le cardinal Sarah comme dans son fameux livre Dieu ou rien, où il appelle finalement à la même attitude morale que Soljénitsyne : « Le mensonge ne passera pas par moi. » Le laïcisme, lui non plus, ne détruit pas forcément les églises. Il ne nous interdit pas de croire au Christ mais il nous y oblige d’y croire comme à une opinion subjective aussi respectable et fantaisiste que toutes les autres croyances dans son temple relativiste : contre le dogme, tous les dogmes ou celui selon lequel il n’y en a pas, d’après la stratégie maçonnique ! Il nous est demandé de rejeter cette dictature du relativisme comme les premiers chrétiens refusaient, au milieu du polythéisme de leur époque, d’aller brûler trois grains d’encens au Panthéon, c’est-à-dire de sacrifier aux idoles en reniant le vrai Dieu. Dieu ou rien ! Comme les dissidents du communisme ou de l’islamisme, les dissidents chrétiens de la religion idolâtrique de l’Empire romain risquaient alors la mort, tandis que nous ne risquons pour l’heure qu’une certaine relégation sociologique.

    Avoir le courage de réagir

    Mais si nous ne risquons pas plus, n’est-ce pas précisément parce nous avons déjà mis un certain pied dans ce lieu idéologique de la démocratie religieuse et du culte de l’homme ? S’il s’agissait pour les premiers chrétiens de refuser de pénétrer dans le Panthéon clairement contraignant de Rome, il s’agit davantage pour nous aujourd’hui d’avoir le courage de sortir de celui plus subtil et dissolvant de notre temps. Autrement dit : accomplir une « décolonisation idéologique » ! Afin d’être plus fidèle à l’Évangile sans hésiter, pour participer au Royaume de Dieu et passer ainsi par la Croix rédemptrice et son mystère d’iniquité : « Parce que vous n’êtes pas du monde et que moi je vous ai choisi du milieu du monde, voilà pourquoi le monde vous hait » (Jn 15, 19).

    Le bienheureux Franz Jägerstätter est né le 20 mai 1907 à St. Radegund, près de Salzbourg, et mort le 9 août 1943 à Berlin. Il était un objecteur de conscience autrichien. Victime du régime nazi, il est vénéré comme bienheureux et martyr par l’Église catholique. Cf. Cesare G. Zucconi, Christ ou Hitler ? Vie du bienheureux Franz Jägers­tätter, DDB, 272 p., 32,50 €.