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Débats - Page 629

  • Théories du genre : téléchargez le petit manuel de Gènéthique (Fondation Lejeune)

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    Bioéthique : Théorie du genre

    fjl-manuel-theorie-du-genreDans la lignée du Manuel Bioéthique des Jeunes, et suite à l’introduction des notions de genre dans les ouvrages scolaires de SVT (Sciences de la Vie et de la Terre) de 1ère, la Fondation Jérôme Lejeune met à disposition Théorie du genre et SVT : décryptage des manuels de 1ère.

    Ce livret d’une quarantaine de pages propose une enquête argumentée et étayée sur le contenu et le sens du fameux chapitre « Devenir femme ou homme » intégré dans les manuels scolaires.

    Il met à disposition des jeunes une analyse visant à faire la part des choses entre ce qui relève de la « science de la vie », légitime dans les ouvrages de SVT, et ce qui relève d’une idéologie.

     Théorie du genre et SVT : décryptage des manuels de 1ère commente également les exercices et commentaires proposés aux élèves, ainsi que les visuels et leur légende.

    Des illustrations du célèbre dessinateur Brunor facilitent la compréhension.

     Pour commander vous pouvez envoyer votre demande (les manuels sont gratuits, mais les frais de port sont à votre charge.  N'hésitez cependant pas à participer en faisant un don) :

    Fondation Jérôme Lejeune - 37 rue des Volontaires - 75725 Paris cedex 15

    Courrier :  flj@fondationlejeune.org

    Téléchargez et imprimez le Bon de commande

    Télécharger le manuel en PDF

     

  • L'affaire Barilla emblématique d'un changement de civilisation

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    On ne plaisante pas dans les camps de rééducation LGBT !

    Marie d'Armagnac, journaliste résidant en Italie, analyse, sur Boulevard Voltaire, le "recadrement" de Guido Barilla :

    « Nous ne ferons jamais de spots publicitaires avec des familles gays, nous sommes pour la famille traditionnelle » expliquait benoîtement Guido Barilla, président de la marque éponyme, le 26 septembre dernier, sur les ondes de radio24. Il ne se doutait pas qu’il allait déclencher contre lui une bronca internationale : le jour même, toutes les associations LGBT du monde et d’ailleurs ont appelé sur les réseaux sociaux au boycott de la marque. Cette petite phrase qui relevait sans doute autant d’une conviction personnelle que d’une logique commerciale, a été jugée l’expression de la plus noire homophobie.

    Dès le lendemain, l’indéboulonnable Dario Fo écrivait une lettre ouverte à l’infortuné Guido lui réclamant, de toute son autorité de Prix Nobel, de renouveler sa communication et de devenir le porte parole de l’intégration et de la modernité. Dès le 28 septembre, la machine à repentance est mise en branle. Dans une video largement diffusée, on voit Guido Barilla, les traits tirés, abattu, le regard fuyant, s’excuser à plusieurs reprises « d’avoir heurté la sensibilité de nombreuses personnes dans le monde entier. Les très nombreuses réactions, dans le monde entier, m’ont touché et profondément attristé parce qu’elles m’ont fait comprendre que, sur la question de l’évolution de la famille j’ai beaucoup à apprendre. »

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  • Quand un jésuite voudrait prolonger l'interview du pape...

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    ...ou plutôt la conversation avec lui, cela donne ceci :

    "Très Saint Père, dans la première conversation vous avez semblé plus critique envers les "restaurationnistes" et les "légalistes" qu’envers les "relativistes" (qui préoccupaient tellement votre illustre prédécesseur). Vous avez fait une brève allusion au "relativisme", uniquement pour affirmer que le Dieu de la Bible, que nous rencontrons "en chemin", transcende le relativisme. Je pense que beaucoup de ceux qui auront connaissance de cette conversation tireraient un grand profit de développements supplémentaires de votre pensée à ce sujet. Comment pouvons-nous parler aujourd’hui du Dieu révélé en Jésus-Christ comme d’un "absolu"?

    Par ailleurs vous adressez à la Compagnie qui porte le nom de Jésus une vigoureuse incitation à se "décentrer" d’elle-même et à se centrer, au contraire, sur "le Christ et son Église". Mais quelles sont les implications du fait de proclamer que le Christ est le centre ? Est-ce que cela ne nous force pas à aller au-delà de la narration pour arriver au cœur de la vérité, au-delà de la pratique pour arriver à son fondement contemplatif ? Ayant suivi les homélies que vous avez prononcées à la maison Sainte-Marthe à propos de l’épître aux Colossiens, qui proclame que le Christ est "l'image du Dieu invisible… en qui toutes choses subsistent", je peux certainement prévoir votre réponse. Mais une réflexion supplémentaire de votre part à ce sujet enrichirait beaucoup la conversation et aiderait à la poursuivre, en particulier pour ceux qui se trouvent sur le "parvis des gentils".

    Pour nous rattacher à ce dernier point, vous expliquez que vous préférez de beaucoup "l’espérance" à "l’optimisme". Mais, probablement par manque de temps, vous ne dites pas grand-chose d’autre pour décrire cette espérance, sauf pour indiquer que c’est une "vertu théologale" et "en définitive un cadeau de Dieu". Mais je sais qu’un monde souvent dépourvu d’espérance (et même d’optimisme) aspire à connaître les dimensions et la portée de cette espérance et d’entendre "une expression (logos) de l’espérance qui est en nous".

    Enfin, au terme de votre conversation, Spadaro vous a posé une question à propos des changements intervenus dans la compréhension que l’homme a de lui-même, au cours des siècles. Vous avez réagi en donnant des exemples tirés de différentes périodes historiques pour expliquer ce phénomène. En même temps, comme un directeur spirituel avisé, vous admettez que les hommes et les femmes sont souvent enclins à se tromper eux-mêmes. Puis-je vous dire que nous tirerions tous un profit considérable d’une nouvelle conversation qui présenterait ces principes susceptibles de guider notre discernement de ce qui constitue un authentique épanouissement de l’homme ? Car, comme je le rappelle à mes étudiants, "trouver Dieu en toutes choses" est le fruit des trois premières semaines des exercices ignatiens et non pas le point de départ. ..."

    Du Père Robert P. Imbelli, prêtre du diocèse de New-York et professeur de théologie au Boston College. Il a été l’un des fondateurs de la Catholic Common Ground Initiative dont l’inspirateur fut le défunt cardinal Joseph Bernardin. Il écrit également dans "L'Osservatore Romano". 'Extrait de son intervention publiée par "America", la revue des jésuites de New-York, comme suite de l'interview accordée par le pape François à "La Civiltà Cattolica".

    source : http://chiesa.espresso.repubblica.it/articolo/1350637?fr=y

  • D'un urgentiste : Pourquoi je ne pratiquerai pas l'euthanasie

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    Libre opinion - Pourquoi je ne pratiquerai pas l’euthanasie

    Le Devoir l 5 novembre 2013 | Olivier Yaccarini - Québec

    Je suis médecin d’urgence depuis 14 ans. Comme beaucoup de gens, j’ai suivi le débat sur l’euthanasie. Je crois que le projet a été mal expliqué et mal compris. Je crois aussi que, s’il en avait été autrement, la majorité des gens serait aujourd’hui en désaccord avec ce projet. Beaucoup de choses ont déjà été dites sur le sujet. Je me contenterai ici d’apporter une réponse toute personnelle à certaines de ces affirmations en m’appuyant sur mon expérience de médecin d’urgence qui côtoie quotidiennement des gens aux prises avec de grandes souffrances, et en espérant au passage clarifier certaines choses au sujet de l’euthanasie.

    Tout d’abord, j’ai entendu et lu que s’opposer au libre choix d’un patient qui désirerait devancer et choisir le moment de sa mort était une forme de paternalisme, parce que c’était vouloir choisir à la place du patient ce qui est le mieux pour lui. Or, je crois être bien placé pour savoir qu’en matière de soins de fin de vie, c’est presque toujours le médecin qui amorce les discussions et qui propose les solutions. Et que c’est presque toujours l’opinion du médecin, lorsqu’il en exprime une, qui influe le plus sur le choix du patient. Il ne faut pas croire que les choses sont différentes quand le sujet de la discussion est l’euthanasie, car ce choix est souvent d’abord proposé par le personnel traitant. Et ce geste représente à mon avis un raccourci qui, à la longue, prendra de plus en plus de place dans la pratique médicale, toujours confrontée au manque de temps et de ressources financières et humaines. Des médecins hollandais avouent eux-mêmes que l’euthanasie est souvent pratiquée pour des raisons avant tout financières.

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  • Le pape François et la surchauffe des attentes

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    Lu sur "Benoît-et-moi" :

    Deux informations lues coup sur coup aujourd'hui (sur les femmes cardinales et les divorcés-remariés) portent à penser qu'il y a en ce moment des pressions très fortes qui s'exercent sur le Pape... (4/11/2013) 

    >>> Cf. Le Pape François aux prises avec l'ultime tabou... (Scaraffia)

    Fin avril, dans un article faisant le bilan des tout premiers jours du pontificat, John Allen parlait de "surchauffe des attentes" (cf. benoit-et-moi.fr/2013-II). Cette surchauffe va en s'accentuant, et elle semble relever d'une authentique stratégie de la part de ceux qui comptent sur François, le «Pape sympa» pour satisfaire leurs revendications.

    Deux informations lues coup sur coup aujourd'hui portent à penser qu'il y a en ce moment des pressions très fortes qui s'exercent sur le Pape, et qu'il faudra à ce dernier une grande force de caractère pour y résister.

    Le premier article est autour d'une rumeur selon laquelle François pourrait nommer une femme cardinale dès le prochain consistoire. La rumeur (évidemment démentie par le Père Lombardi) n'est pas relayée par de simples feuilles de chou, ou par des blogs douteux, mais par les grands titres de la presse mondiale laïque (libérale, cela va sans dire): The Sunday Times, El Païs, The Washington Post... en attendant d'autres. En Italie, c'est le premier quotidien national, Il Corriere della Sera, qui s'en fait l'écho par son vaticaniste, Gian Guido Vecchi.

    Evidemment, la probabilité d'un tel évènement - au moins à l'échéance de février 2014 - est hyper-infinitésimale, voire nulle, et ceux qui répandent la nouvelle le savent bien, mais ils essaient, en prenant l'opinion publique à témoin, d'ouvrir une brèche.

    Le second article (également dans Il Corriere, dans son édition de Rome) relate un coup de téléphone qu'aurait reçu sur son portable une femme qui vient tout juste de «divorcer grâce au Tribunal de la Rote». Il est impossible de savoir si l'appel est authentique, à moins d'un démenti personnel du Pape - et pas du Père Lombardi, qui n'en sait sans doute rien. C'est assez improbable, et cela permet de mesurer l'imprudence de ces coups de fil informels, incontrôlables, y compris dans la façon dont ils sont ensuite rapportés.

    Il appellerait plusieurs commentaires. 

    Je me limite à observer que là aussi, il s'agit, via l'opinion publique à qui on présente une histoire édifiante, de faire pression sur le "Pape sympa", pour qu'il autorise la communion aux divorcés remariés. Quelque chose qu'il ne fera évidemment pas, mais, si je suis bien la démarche du cheval de Troyes qu'on essaie de faire entrer dans la forteresse-Eglise: ça ne coûte rien d'essayer.

    Lire les deux articles sur Benoît-et-moi 

  • Bulletin de l'IEB - 4 novembre 2013 - Birth day/ Euthanasie Académie

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    header_fr.jpgSommaire


  • Euthanasie et don d'organes : un conte de fées moderne où la mort est l'heureuse issue

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    Lu sur le blog de Jeanne Smits :

    Euthanasie et don d’organes : ça vaut la peine !

    Déjà pratiquée en Belgique, l’euthanasie associée au don d’organes commence à intéresser les Néerlandais devant la demande « assez régulière » de patients qui veulent voir leur mort profiter à autrui  : une pratique « qui récompense les efforts engagés », titre un site d’informations destiné aux médecins.

    Il résume un article paru dans une revue scientifique, le Nederlands Tijdschrift voor Geneeskunde (Revue néerlandaise de la médecine), qui se penche sur le cas – qui n’est pas le premier aux Pays-Bas selon les auteurs Gert van Dijk, Ariane Giezeman, Fred Ultee et Raoul Hamers – d’un patient atteint d’une maladie neuro-dégénérative à évolution rapide mais qui n’a en aucune façon perdu ses esprits, et qui a obtenu de donner des organes dans la foulée de son décès.

    La description de l’affaire est révélatrice sur de nombreux plans. Aussi je vous en propose une présentation un peu détaillée.

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  • L'IVG et l'homosexualité ne sont pas des droits de l'homme reconnus en droit international

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    Wendy Wright (C-Fam) relate la fronde de nombreux gouvernements, lors d’une séance récente d’un sous-comité de l’Assemblée générale. Ceux-ci ont sévèrement condamné les nombreux appels lancés par la Haute Commissaire des droits de l’homme en faveur de droits internationaux spéciaux en faveur des personnes homosexuelles. Certains gouvernements se sont plaints du tapage permanent en faveur des droits reproductifs et de l’avortement.

    Les Etats nient l’existence d’un droit à l’IVG ou de droits spéciaux pour les homosexuels

    NEW YORK, 1er novembre (C-FAM) Quelques Etats dont la Russie, l’Ethiopie, la Pologne qui se sont exprimés au micro lors d’une rencontre diplomatique au siège de l’Onu, retransmise en direct sur internet, pour déclarer que l’IVG et l’homosexualité n’étaient pas des droits de l’homme reconnus en droit international.

    Les diplomates ont sévèrement critiqué l’obsession dont a fait montre le bureau de l’Onu pour les droits de l’homme à l’égard des droits des personnes lesbiennes, gay, bisexuelles et transgenres (LGBT).

    La Russie a pris pour exemple un livret publié par le Bureau du Haut commissaire aux droits de l’homme (OHCHR), épicentre du militantisme LGBT à l’Onu. Le document de 60 pages, intitulé « Born Free and Equal » (nés libres et égaux) prétend faire la liste des « obligations juridiques fondamentales » regardant l’homosexualité. Par exemple, les Etats auraient l’obligation de créer une catégorie de droit d’asile bénéficiant aux personnes LGBT et aux couples homosexuels mariés.

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  • Contenir l'euthanasie ? Une illusion.

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    Lu ICI :

    Etienne Montero: « C’est une illusion de penser qu’on peut contenir l’euthanasie »

    PAR MARIE -MADELEINE COURTIAL / LE 4 NOVEMBRE 2013

    Etienne Montero est docteur en droit de l’UCL (Université Catholique de Louvain), professeur ordinaire à l’Université de Namur. Il est doyen de la Faculté de droit. Il a écrit en 2013 un livre intitulé: « Rendez-vous avec la mort: dix ans d’euthanasie légale en Belgique ». Nous lui avons posé des questions sur son livre et l’euthanasie.

    1) Etienne Montero, vous avez écrit un livre-bilan sur les dix ans de l’euthanasie en Belgique: « Rendez-vous avec la mort », pourquoi écrire ce bouquin ? Quelles ont été vos motivations ?

    Lorsqu’ont été « célébrés » les 10 ans de la loi sur l’euthanasie, quantité d’articles ont paru dans la presse pour dresser un bilan très flatteur de la loi : conditions légales parfaitement respectées, aucune dérive, aucun cas suspect transmis au ministère public… Ce triomphalisme a titillé mon esprit critique. L’occasion a aussi été un affidavit que j’ai été amené à rédiger, à la demande du Procureur général du Canada et du Procureur général du Québec, pour la cour supérieure du Québec. Une dame souhaitant être aidée à mourir contestait les dispositions pénales l’en empêchant. Il m’était demandé de rendre compte de l’expérience des 10 ans d’euthanasie légale en Belgique. Ce travail m’a fourni la trame de mon livre.

    2) Ses partisans déclarent que le cadre légal empêche toute dérive, est-ce la réalité sur le terrain ? Quel est le bilan réel après dix ans de légalisation d’euthanasie en Belgique ?

    Mon analyse est qu’il n’est pas possible de baliser l’euthanasie et d’en contrôler la pratique. L’euthanasie était envisagée comme une exception pour des cas limites et à des conditions très strictes. Aujourd’hui, on constate que les conditions sont appréciées très souplement par la Commission de contrôle. Là où est exigée une maladie grave et incurable, on se contente de « pathologies multiples », généralement liées au grand âge et dont aucune n’est en soi grave et incurable. La condition de souffrance physique ou psychique insupportable ne fait pas l’objet d’un vrai contrôle car, estime la Commission, la souffrance est une notion subjective. Dans les travaux préparatoires de la loi, on excluait l’euthanasie des malades psychiatriques, dépressifs et déments, alors que des euthanasies sont régulièrement avalisées par la Commission de contrôle dans de tels cas. On accepte que répond à la notion de souffrance, l’anticipation d’une souffrance future. On pourrait multiplier les exemples.

    3) Les derniers chiffres révélaient que le nombre de déclarations anticipées d’euthanasie avaient augmenté, n’y a-t-il pas un danger à faire une telle déclaration ?

    Aujourd’hui, une telle déclaration anticipée, qui a une durée de validité de cinq ans, ne peut être exécutée que si le patient, devenu incapable, est affecté d’une maladie grave et incurable et est en situation de coma irréversible. Le législateur avait été prudent, pour ainsi dire. Mais il y a des projets de loi visant à conférer une validité illimitée à  la déclaration anticipée et à permettre qu’elle soit appliquée à des personnes démentes, qui perdent progressivement leurs facultés cognitives ou la conscience de soi. Cela signifie qu’on laisse à d’autres une importante faculté d’appréciation, ce qui est une manière de s’orienter vers la possibilité de demander l’euthanasie d’autrui. Sérieux glissement en perspective.

    4) En général, les médecins sont-ils compréhensifs et réceptifs à une demande d’euthanasie ?

    Cela dépend des médecins et des « milieux médicaux ». Les demandes exprimées par les malades sont généralement écoutées et accueillies avec bienveillance, ce qui ne veut pas dire que tous les médecins sont prêts à y répondre positivement. Les partisans de l’euthanasie se plaisent à dire que la loi a libéré la parole. Mais le phénomène peut aussi s’expliquer par les progrès de la « culture palliative » qui porte à une plus grande attention et écoute, en Belgique et ailleurs.

    5) Les politiques belges s’apprêtent à l’étendre pour que les mineurs puissent y avoir accès, n’est-ce pas une pente glissante et dangereuse ?

    C’est très inquiétant. L’on sait que les douleurs physiques peuvent être adéquatement soulagées et rendues supportables aujourd’hui.  L’euthanasie est presque toujours demandée pour une souffrance d’ordre psychologique : lassitude de vivre, absence de perspectives… Croyez-vous vraiment que ce sont là des motivations d’un mineur ? S’il est correctement soigné, soutenu, accompagné, je ne crois pas qu’un mineur songe à demander qu’on le fasse mourir. Sauf à lui suggérer pareille issue. Je crains que l’offre crée la demande.

    6) Alors qu’en France, on tente de lancer le débat sur l’euthanasie et qu’on parle de suicide assisté, l’exemple belge ne devrait-il pas faire réfléchir ?

    Certainement, entrouvrir une porte, c’est accepter l’idée qu’elle s’ouvrira toujours davantage, que l’on ira d’élargissement en élargissement. C’est une illusion de penser qu’on peut contenir l’euthanasie ou le suicide assisté dans des limites très strictes et en contrôler efficacement la pratique.

    Pour commander le livre: http://anthemis.be/index.php?id=154&tx_ttproducts_pi1[backPID]=154&tx_ttproducts_pi1[product]=3956&tx_ttproducts_pi1[cat]=25&cHash=23bb9751f8

  • Bioéthique : nos manières de penser sont-elles pertinentes ?

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    Manières de penser

    Arguments et tromperies en bioéthique (via paroisse.com)

    bruno-couillaud-manieres-de-penser-9782755405552.jpgPrésentation :
    Les problèmes éthiques posés par la pratique médicale ou la recherche nous rendent tous avides de solutions et de certitudes : comment évaluer telle pratique, doit-on accepter telle législation ? Cependant, il convient de répondre à une question préalable : nos manières de penser sont-elles pertinentes ? C'est à cette interrogation que ce livre s'efforce d'apporter une réponse, en mettant la logique au service de la bioéthique. 
    Que de problèmes posés aujourd'hui par les progrès de la pratique médicale ou les avancées de la recherche scientifique ! Statut de l'embryon, utilisation des cellules-souches, assistance médicale à la procréation, gestation pour autrui, diagnostic préimplantatoire, bébé médicament, clonage, eugénisme, mais aussi soins et accompagnement des mourants, euthanasie, ou encore avortement, contragestifs... 
    On demande beaucoup à la bioéthique. Mais prend-on le temps d'armer notre raison de la vigilance requise pour aborder ces questions si délicates ? S'interroge-t-on sur la manière dont leurs termes sont ou non définis ? Comment les arguments sont-ils construits ? Sont-ils réels ou fictifs, solides ou incertains ? Enfin, celui avec qui je discute ne se tromperait-t-il pas lui-même, ou ne chercherait-il pas aussi parfois à me tromper ? C'est un service urgent à rendre à l'intelligence que de répondre à ces questions. Il en va de notre responsabilité en matière d'écologie humaine. La bioéthique n'a-t-elle pas pour but le respect de la dignité de "tout homme et de tout l'homme"?
    Auteur : Bruno Couillaud
    Chez :
     François-Xavier de Guibert / mai 2013 /  29 3 pages / 25 €

  • Quand l'Agence européenne des médicaments prend fait et cause pour la pilule

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    Lu sur "Santé nature Innovation" (Jean-Marc Dupuis)

    Pilules : circulez, y a rien à voir !

    L'Agence européenne des médicaments a publié un communiqué le 12 octobre 2013 expliquant que « les bénéfices de tous les contraceptifs oraux combinés (COC) continuent d’être supérieurs aux risques ».

    Ce communiqué a été très largement relayé par la presse.

    L'Agence européenne des médicaments continue donc à recommander les pilules de 3e et 4e génération. Elle enfonce le clou après avoir déclaré, en mai dernier, être en faveur d'un maintien sur le marché européen de l'antiacnéique Diane 35, souvent prescrit aux adolescentes pour faire office de contraceptif.

    Ces médicaments augmentent pourtant fortement le risque d'embolie pulmonaire, de cancer du sein et de l'utérus.

    Pourquoi vouloir faire courir des risques aux femmes ?

    Pour les médicaments habituels, qui traitent un problème de santé, le rapport bénéfices/risques correspond aux chances de guérir par rapport au risque d'effets secondaires.

    Par exemple, si un médicament a 50 % de chance de soulager l'arthrose et 10 % de risque de donner mal à la tête, on jugera que le rapport bénéfices/risques est positif.

    C'est le rôle d'une agence comme l'Agence européenne du médicament d'éclairer le public sur ce point. Chacun peut ainsi choisir ses médicaments, sans dépendre de ce qu'affirme le fabricant.

    Mais la pilule n'est pas un médicament comme les autres.

    Lire la suite sur Santé Nature Innovation

  • Un enfant et... combien de parents, avez-vous dit ?

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    De José Ramos-Ascensão sur Europeinfos (COMECE)

    Un enfant et... combien avez-vous dit de parents ?

    La maternité de substitution est une question éthique et juridique en voie d'émergence au niveau international comme au niveau de l'Union européenne.

    Une “Etude comparative sur le régime applicable à la maternité de substitution dans les Etats membres de l'Union européenne”, commanditée par la commission parlementaire européenne des affaires juridiques, a récemment été présentée au Parlement européen ; en même temps, il a été annoncé que ce que l'on appelle le "tourisme de la maternité de substitution" est en augmentation en Inde et vient renforcer dans ce pays une industrie qui représente déjà quatre milliards de dollars.

    La maternité de substitution est une pratique par laquelle une femme (la mère porteuse) tombe enceinte dans l'intention de donner l'enfant à une autre personne (appelée le "parent d'intention") après la naissance. On établit une distinction entre la maternité de substitution traditionnelle et la maternité de substitution non-génétique, selon que l'on utilise ou non les ovules de la mère porteuse. Dans le premier cas, la mère porteuse est aussi la mère génétique de l'enfant. Dans le second cas, le parent d'intention peut également être ou non le parent génétique de l'enfant, selon que l'on utilise ou non les gamètes d'une tierce personne (en ce qui concerne le don de gamètes, que l'on appelle la fécondation in vitro hétérologue, voir notre article dans le numéro 146 d'europeinfos). Enfin, par de nouvelles techniques telles que le transfert pronucléaire, même le “matériel génétique” pourrait avoir pour origine plus d'un donneur, du moins en théorie.

    Vous ne vous y retrouvez pas dans les comptes ? C'est normal, il y a trop de “parents” pour un seul enfant, sans parler du mari ou du partenaire éventuel de la mère porteuse elle-même !

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