Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Famille - Page 66

  • Quand les débordements pontificaux inquiètent...

    IMPRIMER

    UN PAPE DEBORDE (source)

    L’analyse d'Hubert Windisch, professeur émérite de théologie à la faculté de théologie de l’Université de Freiburg (D), parue sur Kath.net.

    « Lorsque le pape émérite Benoît XVI a publié son émouvant hommage au Cardinal Meissner récemment décédé, on a pu lire, entre les lignes, une certaine critique de la situation dans laquelle se trouve actuellement l’Eglise. Et on ne peut pas exclure non plus, que dans ces critiques était incluse la façon dont l’actuel pontificat est exercé. 

    De fait, de nombreux prêtres et laïcs se disent inquiets en considérant certains événements dont l’écho nous parvient de Rome : ce pape ne serait-il pas dépassé par sa charge ? Les réflexions qui suivent justifient largement qu’on se pose certaines questions :

    Lorsque Jorge Mario Bergoglio fut élu pape le 13 mars 2013, comme successeur du pape Benoît XVI, il se rendit tout d’abord, comme le veut la tradition, dans cette pièce qu’on appelle la Chambre des Larmes (camera lacrimatoria) qui se situe à côté de la chapelle Sixtine. C’est là qu’il devait revêtir les insignes de sa charge pontificale : la mozette de velours rouge garnie d’hermine blanche, la croix dorée des papes et les traditionnelles chaussures rouges. Mais il refusa de porter ces insignes. Il aurait ajouté : “C’en est fini à présent de ce carnaval”. Quoiqu’il en soit, ce pape ne semble pas avoir saisi la signification symbolique de ces insignes : la mozette rouge rappelle la souffrance et le sang du Christ ; la croix dorée symbolise à la fois la dignité et la lourdeur de la charge pontificale ; les mules rouges font référence à Constantin XI, le dernier empereur byzantin - le rouge était le symbole du pouvoir des empereurs byzantins - qui trouva la mort lors de la conquête de Constantinople en 1453 par les musulmans. 

    Lorsque Bergoglio entra ainsi dans la loggia des bénédictions, le monde entier a pu vivre en direct la prise de fonction de la charge pontificale la plus banale qu’il n’y ait jamais eue depuis que la radio et la télévision sont là pour en témoigner. Bergoglio dit à ces milliers de gens rassemblés sur la place Saint Pierre non pas : “Laudetur Jesus Christus” ou “In nomine Patris et Filii et Spiritus Sancti”, mais : “Buona sera”. Dès cet instant, une inquiétude s’est installée. La crainte qu’un pontificat banal allait peut-être faire suite à cette entrée banale ; la crainte de l’émergence d’un autre type de “carnaval”, comme cela semblera d’ailleurs se confirmer quelques jours plus tard lorsqu’on vit le pape se mettre un nez rouge de clown lors d’une audience générale sur la place Saint Pierre.

    Lucrecia Rego de Planas, une catholique mexicaine qui connait personnellement Bergoglio depuis de nombreuses années, écrivait quelques mois seulement après l’élection du pape François une lettre ouverte aux accents tragiques : “Le pape aime être aimé de tous”. Voilà qui permet de comprendre certains faux-pas de Bergoglio quant à sa manière de gérer le style et le contenu de sa charge : une inflation de mots au cours de nombreux interviews, des coups de téléphones et des homélies matinales, ou encore des postures officielles affectées et artificielles qui, certes, sont efficaces pour faire la une des magazines, mais s’avèrent déplacées dès lors qu’il s’agit du salut des âmes des fidèles. 

    Un collègue protestant m’écrivait un jour : “Il ne suffit pas d’aller à pied chez le coiffeur ou chez le dentiste, de se servir soi-même à la cantine du Vatican ou de se rendre en Fiat 500 à un rendez-vous avec le président des Etats-Unis pour être un bon pape. J’ai bien peur que par les trous de sa soutane ne suinte un peu de vanité”. 

    Celui qui aime être aimé des autres se voit souvent contraint, en tant que pasteur de l’Eglise, à mettre une partie de l’annonce de l’Evangile sous le boisseau. S’il s’agit du pape, il risque alors fort de cesser d’être ce rocher qui résiste fermement aux tempêtes de la vie : il peut alors ressembler davantage à une dune de sable se mouvant sous le vent de l’esprit du temps ; il peut être amené à exprimer des positions et des opinions serviles, se pliant aisément à tout et à chacun, et qui aboutissent finalement à un affaiblissement inadmissible de la conscience que l’Eglise catholique a d’elle-même. 

    On verra ainsi dans une vidéo, lors d’une invitation à la prière initiée par le pape en janvier 2016, des représentants du bouddhisme, du judaïsme, de l’islam et de la chrétienté se présenter côte à côte. Devant eux, les symboles religieux de leurs communautés respectives, à savoir : une statue de Bouddha, un chandelier à sept branches, un tasbih musulman (sorte de chapelet), et… non pas la croix du Christ, mais un simple petit enfant-Jésus de la crèche.

    On verra ainsi le pape, en la fête du Jeudi Saint 2016, laver les pieds de prisonniers, et parmi eux des musulmans, geste aboutissant par là non seulement à affadir la symbolique attachée à l’action de Jésus lors de la dernière Cène, mais même à en fausser le sens.

    On verra ainsi le pape, un samedi, veille de la Pentecôte 2014, inviter des représentants des trois religions monothéistes à une prière pour la paix dans les jardins du Vatican, et se laisser littéralement montrer du doigt (en même temps d’ailleurs que le rabbin présent) par le représentant musulman lorsque celui-ci se met à citer, en conclusion de sa prière, la sourate 2 du Coran, celle qui supplie Allah de donner aux fidèles musulmans la victoire sur les peuples infidèles (c’est-à-dire les juifs et les chrétiens).

    On verra ainsi le pape, dans l’avion qui le ramène de la Journée Mondiale de la Jeunesse de Cracovie, interviewé au sujet de la violence dans l’islam - rappelons que c’est durant le séjour du pape à Cracovie, le 26 Juillet 2016, que le Père Hamel avait été assassiné par deux musulmans pendant qu’il célébrait la messe dans une paroisse proche de Rouen - répondre aux journalistes en évoquant l’histoire d’une catholique italienne tuée par son gendre. Les journalistes ont dû se demander en eux-mêmes s’ils ne venaient pas d’être témoins d’un bug papal.

    On verra ainsi le pape s’envoler sur l’île de Lesbos pour visiter un camp de réfugiés : il en ramènera quelques-uns à Rome, mais uniquement des musulmans ; pas un seul chrétien.

    On entendra ainsi, en avril 2017, une comparaison terrible entre les conditions de vie dans les actuels camps de réfugiés et celles qu’avaient connu les prisonniers des camps de concentration nazis. 

    Et l’on pourrait trouver de nombreux autres exemples dans le domaine de la politique qui, tous, tendent à confirmer la platitude de ce pontificat. Ce dernier est, de plus, caractérisé par les nombreuses contradictions qu’il véhicule : si vers l’extérieur, le discours est imprégné de la notion de miséricorde, à l’interne, l’exercice de la charge pontificale est souvent marqué par une réelle dureté. Qu’on se souvienne par exemple de l’attitude irrespectueuse du pape envers les cardinaux ayant émis les “dubia”, ou encore récemment du limogeage silencieux du cardinal Müller comme Préfet de la Congrégation de la Doctrine de la Foi.

    L’exemple le plus flagrant de cette tendance aux propos contradictoires nous vient sans doute du document post-synodal “Amoris laetitia” : d’une part ce document met en avant une ferme volonté de continuité avec les enseignements du passé pour ce qui concerne le mariage et, d’autre part, dans une simple note de bas de page, met à mal tout l’édifice de la doctrine sacramentelle en lien avec le mariage, la confession et l’Eucharistie.

    La formule la plus souvent citée au cours de ce pontificat : “Qui suis-je, moi, pour juger ? (Chi sono io per giudicare)”, prononcée par François fin juillet 2013 dans l’avion qui le ramenait du Brésil, concentre tout le malheur qui s’est abattu sur l’Eglise à travers ce pontificat à ce point unique, à savoir l’avènement dans l’Eglise, par le fait du pape lui-même, du règne du relativisme sur le plan doctrinal et pastoral.

    Avec tout le respect que je dois à la personne du pape et à sa fonction pontificale, il me faut malheureusement constater que l’image de l’Eglise catholique est aujourd’hui celle d’une communauté fragilisée et déchirée. De nombreux catholiques à travers le monde se sentent dorénavant déracinés dans leur propre Eglise, une Eglise ébranlée dans ses fondements. Où cela doit-il nous mener ? »

    Source : Kathnet (trad. MH/APL)

    Et, sur "Benoît-et-moi" : "Les incroyables propos d'un pape"

    ...mais tout le monde ne voit pas les choses de cette façon : http://www.belgicatho.be/archive/2017/09/08/francois-un-pape-fabuleux-5977814.html

  • Les entretiens du pape avec Dominique Wolton : extraits

    IMPRIMER
    Présentés sur zenit.org :
     
  • Ecrivons au bourgmestre de Bruxelles pour faire interdire un évènement promouvant commercialement la GPA

    IMPRIMER

    Une initiative d'Action pour la Famille :

    L’organisation américaine Men having babies revient au Hilton de Bruxelles pour promouvoir la gestation pour autrui franchement commerciale les 23 et 24 septembre.

    Envoyez un mail à Philippe Close, bourgmestre de Bruxelles (cabinet.ph.close@brucity.be
    pour lui demander d’interdire la tenue de cet événement qui incite à une pratique qui traite la femme comme un objet commercial et favorise le trafic des enfants.

    Mettez les mails des conseillers communaux en copie.

    Ecrivez avec vos propres mots en vous inspirant de l’argumentaire ci-dessous.

    L’organisation américaine Men having babies tiendra au HILTON un événement pour promouvoir l’accès à la parentalité via le recours à une mère porteuse aux Etats-Unis ou au Canada. Cette organisation a pour objectif de faciliter la signature de contrats commerciaux de gestation pour autrui (GPA) entre un ou des parents d’intention et les différentes parties impliquées (mères porteuses, cliniques, services juridiques, donneurs de gamètes etc.). Ce type de contrats garantit la remise d’un bébé ‘clé sur porte’ pour un prix qui varie entre 95 000 et 160 000 dollars.

    Cet événement a pour but de promouvoir la gestation pour autrui franchement commerciale. Comme on peut le lire sur leur site www.menhavingbabies.org « Notre annuaire comprend la description détaillée (avec vidéos) de plus de 100 fournisseurs de GPA, et nous présentons les évaluations, les analyses et les coûts concernant des douzaines de sociétés et de cliniques qui pratiquent la GPA. »

    Par la présente, je me permets de vous demander d’interdire par voie d’arrêté la tenue de cet événement pour les raisons suivantes.

    1    Un contrat commercial de gestation pour autrui viole un principe fondamental du droit, à savoir l’indisponibilité du corps humain

    Un contrat commercial de gestation pour autrui oblige la mère porteuse à remettre son enfant aux parents d’intention moyennant une rémunération. Dans un tel cadre,  les organes reproductifs de la mère porteuse sont traités comme des choses qui ont un prix, c’est-à-dire comme des marchandises. Ceci entre en contradiction évidente avec un principe fondamental du droit, à savoir que le corps humain et ses parties sont indisponibles, au sens où ils sont hors commerce et ne peuvent en aucun cas faire l’objet de transactions lucratives.

    C’est pourquoi les contrats de GPA sont nuls et dépourvus de toute valeur légale au regard du droit belge.

    2    La gestation pour autrui commerciale ne respecte pas les droits de l’enfant

    Selon l’article 7 de la Convention Internationale des Droits de l’Enfant (CIDE) de 1989 (signée et ratifiée par la Belgique),  « tout enfant a, dans la mesure du possible, le droit de connaître ses parents et d’être élevé par eux. » Il faut souligner que, dans la gestation pour autrui, la venue d’un enfant au monde est organisée de telle manière qu’il ne puisse généralement pas connaître sa mère et que – dans tous les cas de figure – il ne soit pas élevé par elle. La pratique de la gestation pour autrui entre ainsi en contradiction avec cet article 7.

    3    La gestation pour autrui commerciale implique la vente d’un enfant

    De plus, dans la gestation pour autrui commerciale, la mère porteuse est payée pour remettre son enfant aux parents d’intention, ce qui revient à leur vendre son enfant. Ceci est totalement contraire aux dispositions de la Convention internationale des droits de l’enfant. En effet, dans son article 35, la CIDE demande que les Etats signataires prennent « toutes les mesures appropriées sur les plans national, bilatéral et multilatéral pour empêcher l’enlèvement, la vente ou la traite d’enfants à quelque fin que ce soit et sous quelque forme que ce soit. » (Art. 35)

    Par ailleurs, de nombreuses associations féministes, tant en Belgique qu’à l’étranger, ont manifesté leur opposition à la légalisation de contrats de gestation pour autrui comme allant à l’encontre de la liberté de la femme. C’est le cas des Femmes Prévoyantes Socialistes en 2016. En outre, la Commission des Affaires Institutionnelles du Sénat s’est prononcée à l’unanimité contre la GPA commerciale, ainsi que l’atteste son Rapport d’information concernant l’examen des possibilités de créer un régime légal de coparentalité du 4 décembre 2015. En Belgique, tous les partis politiques et une très grande majorité de la population sont opposés à la GPA commerciale.

    Pour les raisons exposées ci-dessus, il paraît inacceptable que les autorités de la ville de Bruxelles tolèrent sur leur territoire la promotion d’une pratique contraire aux droits des femmes et des enfants. C’est pourquoi il serait opportun que les autorités communales de la ville de Bruxelles interdisent par voie d’arrêté la tenue au Hilton de l’événement organisé par Men having babies.

    En interdisant cet événement – comme l’article 133 de la Nouvelle loi communale vous y autorise – vous prendriez, Monsieur le Bourgmestre, une décision courageuse. Celle-ci ne manquera pas d’être critiquée par certains. Mais une telle décision serait en plein accord avec les valeurs défendues par votre parti : la liberté des femmes et le respect de leur corps, les droits des enfants et l’opposition à un néo-libéralisme économique effréné pour lequel la recherche de profit va jusqu’à commercialiser des personnes.

    Mails des conseillers communaux

    Malika.Abbad@brucity.be

    Fatima.Abid@brucity.be

    Jean-Marie.Amand@brucity.be

    cabinet.e.ampe@brucity.be

    Mustapha.Amrani@brucity.be

    Clementine.Barzin@brucity.be

    Mohammed.Boukantar@brucity.be

    cabinet.g.coomans@brucity.be

    cabinet.a.courtois@brucity.be

    Dominique.DeBacker@brucity.be

    Bianca.Debaets@brucity.be

    Sbai.Derbaki@brucity.be

    Mohamed.ElHamrouni@brucity.be

    pres.1000@cpasbru.irisnet.be

    Yusuf.Ergen@brucity.be

    cabinet.f.hariche@brucity.be

    kathrine_jacobs@yahoo.fr

    Zoubida.Jellab@brucity.be

    cabinet.k.lalieux@brucity.be

    Catherine.Lemaitre@brucity.be

    cabinet.m.lemesre@brucity.be

    Naima.Maati@brucity.be

    Fabian.Maingain@brucity.be

    Bertin.Mampaka@brucity.be

    mounia_mejbar@hotmail.com

    jm@joellemilquet.be

    Fatima.Moussaoui@brucity.be

    Alain.Nimegeers@brucity.be

    Jacques.Oberwoits@brucity.be

    cabinet.m.ouriaghli@brucity.be

    Sevket.Temiz@brucity.be

    Liesbet.Temmerman@brucity.be

    Celine.Vivier@brucity.be

    Didier.Wauters@brucity.be

    Khalid.Zian@brucity.be


    Action pour la famille-Actie gezin
    http://www.actiegezin-actionfamille.be
    https://www.facebook.com/agaf

  • Un dialogue inédit ou quand le pape se dévoile

    IMPRIMER

    D'Anne Kurian sur zenit.org :

    France : livre d’entretien du chercheur Dominique Wolton avec le pape

    Politique Et Société – Pape François Et Dominique Wolton, Editions De L'Observatoire

    Politique et société – Pape François et Dominique Wolton, Editions de L'Observatoire

    « Pape François : rencontres avec Dominique Wolton : politique et société ». C’est le titre du livre-entretien que publie le chercheur français, fondateur de l’Institut des sciences de la communication du CNRS, qui a conversé avec le pape au cours d’une douzaine d’audiences privées au Vatican.

    L’ouvrage du sociologue de 70 ans, dont la publication est prévue le 6 septembre 2017 en France (Editions de L’Observatoire), a été présenté le 30 août au journal télévisé de France2. Il est le fruit d’une année de rencontres entre l’intellectuel et le pape argentin.

    Le pape y évoque notamment son enfance, les figures de sa mère et de ses deux grands-mères : « Je remercie Dieu d’avoir connu ces vraies femmes dans ma vie. »

    Il confie qu’il a suivi une psychanalyse à l’âge de 42 ans : « Cela m’a beaucoup aidé à un moment de ma vie où j’ai eu besoin de consulter (…) pour éclaircir les choses. »

    Quant à son pontificat, il répète qu’il n’est pas « un professeur » mais « un pasteur ». « Je n’ai jamais pensé finir dans cette cage mais je reste libre intérieurement », assure-t-il.

    Au fil des pages, le pape aborde diverses thématiques qui lui tiennent à cœur, comme celle des migrants, dénonçant l’attitude du Vieux continent : « L’Europe en ce moment a peur, elle ferme, ferme, ferme. »

    Autres sujets de ce livre de plus de 400 pages : la paix et la guerre, la politique et les religions, la mondialisation et la diversité culturelle, les fondamentalismes et la laïcité, l’écologie, les inégalités dans le monde, l’œcuménisme et le dialogue interreligieux, l’individu, la famille, l’altérité, le temps, la confiance et la joie.

    Après ses rencontres avec le pape latino-américain, Dominique Wolton témoigne de son sourire, de sa douceur, de ses yeux « extrêmement vifs », de son intelligence.

    Dominique Wolton est directeur de recherche au CNRS. Il est le fondateur et le directeur de la revue internationale Hermès (CNRS Éditions) depuis 1988. Il est l’auteur d’une trentaine d’ouvrages dont le livre d’entretien Le Choix de Dieu, avec Mgr Jean-Marie Lustiger, ancien archevêque de Paris.

    De larges extraits de ce livre sont reproduits ICI

  • Quand elle découvre la trisomie 21 de son petit garçon le jour de sa naissance

    IMPRIMER

    D'Esther Buitekant sur le site de Femme Actuelle :

    Témoignage : "J'ai découvert la trisomie 21 de mon fils le jour de sa naissance"

    Témoignage : "J'ai découvert la trisomie 21 de mon fils le jour de sa naissance"

    Un chromosome d'amour en plus

    Difficile, lorsqu’on découvre le visage de Nathanaël, de ne pas être charmé par son sourire et son regard. Ce petit garçon d’un an, qui fait le bonheur de ses parents et de ses frères et sœurs, est porteur d’une trisomie 21. Une anomalie génétique découverte à la naissance et que rien pendant la grossesse n’avait permis de déceler. Pour ses parents, passé le choc de l’annonce, c’est un véritable combat qui s’est engagé. Pour donner à leur fils une vie normale mais aussi pour changer le regard de la société sur la trisomie 21. Rachel, sa maman, nous raconte leur histoire : celle d’un bébé né avec un chromosome d’amour en plus.

    J’ai passé une grossesse sans problème particulier. Même si j’étais évidemment plus fatiguée en raison de la présence de mon fils aîné Antonin qui avait seulement 26 mois à la naissance de son petit frère. Il y a juste eu une petite alerte lors de l’échographie du 3ème trimestre car l’examen a révélé que les cavités du cœur du bébé étaient légèrement déséquilibrées. Nous avons donc consulté un cardio-pédiatre qui a confirmé qu’il n’y avait rien d’anormal mais qu’un contrôle serait effectué à la naissance.

    Nathanaël est né par césarienne le 22 juin 2016 à 15H45, son papa est resté à mes côtés pendant toute l’intervention. Dès lors qu’on a approché Nathanaël de moi pour un câlin et un bisou j’ai su qu’il y avait quelque chose. Il était plus potelé que son grand frère et avait les oreilles repliées. Je crois qu’Alexandre et moi nous sommes immédiatement posés des questions, même si nous ne les avons pas formulés clairement. Nous étions déjà sous le charme de la bouille de notre fils !

    « Je trouvais que notre bébé avait les caractéristiques physiques des personnes porteuses de Trisomie »

    Nous avons été séparés quelques longues minutes le temps de lui faire les soins et que je récupère en salle de réveil. Puis Alexandre est revenu avec Nathanaël dans les bras et j’ai pu lui donner la première tétée. Pendant ce temps je n’ai pas pu m’empêcher de questionner mon compagnon et de lui faire part de mon inquiétude, je trouvais que notre bébé avait les caractéristiques physiques des personnes porteuses de Trisomie.  Alexandre m’a confirmé qu’il avait les mêmes doutes mais que le personnel de la maternité n’avait rien évoqué. Ils ont d’ailleurs été formidables et nous ont laissé profiter pleinement de la naissance et de nos premiers moments avec Nathanaël.

    Lire la suite

  • Quand le nombre de traitements de procréation médicale explose en Belgique...

    IMPRIMER

    Du Bulletin d'information de l'Institut Européen de Bioéthique :

    Explosion du nombre de traitements de procréation médicale en Belgique : Nouvelle Fiche Didactique

    23/08/2017 - Procréation médicalement assistée PMA / GPA

    Au cours des dernières années, on constate une augmentation considérable du nombre de traitements de l'infertilité en Belgique. Le nombre de cycles de traitement par FIV / ICSI a plus que doublé entre 2004 et 2014, passant de 14.652 à 33.370 durant cette période. On a de plus enregistré une augmentation inexpliquée de presque 20% du nombre des traitements chez les moins de 36 ans
    La Belgique est-elle plus sujette à l’infertilité ou plus prompte à lancer des traitements lourds et coûteux ? Assiste-t-on à une surconsommation dans le domaine de la médecine reproductive ? 
    Dans, l’European Journal of Obstetrics & Gynecology and Reproductive Biology notamment, en mai 2017, des scientifiques s’alarment du recours beaucoup trop fréquent à la FIV / ICSI. 
    Le Collège de médecins « Médecine de la reproduction » — l'organe responsable de l'organisation de l'évaluation externe de la médecine reproductive — s’inquiétait déjà en 2011 du recours banalisé à la PMA. En serait-on donc arrivé à abuser de ces techniques ? S’il y a bien l’Agence Fédérale des Médicaments et des Produits de Santé qui est chargée de contrôler la pratique de la PMA, en réalité, ce contrôle semble plutôt faible.

    Suite : Fiche didactique détaillant les techniques, le cadre légal mais aussi les questions éthiques.

  • Le libéralisme moral d’Emmanuel Macron est-il compatible avec l’anthropologie chrétienne ?

    IMPRIMER

    Les tweets piratés de l’entourage de celui qui est devenu, entretemps,  le huitième  président de la république française suscitent l’inquiétude d’Antoine Pasquier, sur le site web de « Famille Chrétienne »:

    "Wikileaks a publié au cœur de l’été les mails de plusieurs cadres d’En marche !, piratés la veille de la présidentielle. Ils montrent la manière dont Emmanuel Macron a bâti le volet sociétal de son projet.

    On en sait un peu plus sur la manière dont Emmanuel Macron a élaboré, durant sa campagne électorale, ses propositions en matière familiale et sociétale. Le 31 juillet, l’organisation Wikileaks, fondée par Julian Assange, a mis en ligne la totalité des mails dérobés à plusieurs responsables d’En marche !, le 5 mai dernier, quelques heures avant le premier tour de la présidentielle. Parmi les 150 000 fichiers répertoriés, plusieurs concernent la gestation pour autrui (GPA) et la procréation médicalement assistée (PMA). Au cœur des échanges, un nom revient régulièrement : celui d’Anne-Marie Leroyer. Cette enseignante à l’École de droit de la Sorbonne fut l’ancien rapporteur de la mission Filiation, origines, parentalité – plus connue sous le nom de rapport Théry. Ce document avait défrayé la chronique en 2014 en préconisant l’ouverture de la PMA aux couples de femmes et la reconnaissance des enfants nés par GPA à l’étranger, un an seulement après l’adoption de la loi Taubira.

    Les premiers échanges entre Anne-Marie Leroyer et l’entourage d’Emmanuel Macron datent du 8 novembre 2016. C’est Sarah Dormont, maître de conférences en droit privé à l’Université Paris-Est Créteil (UPEC), qui met en relation Anne-Marie Leroyer et Quentin Lafay, la « plume » d’Emmanuel Macron. La commande est simple : la juriste doit réaliser trois courtes notes « pédagogiques » sur la GPA, la PMA et le changement de sexe à l’intention du candidat. « Nous avons demandé à Anne-Marie non pas de défendre une position, mais de présenter objectivement la situation », précise Quentin Lafay, dans un message à plusieurs membres d’En marche !. Mais, dans ses notes, Anne-Marie Leroyer ne peut s’empêcher de donner son avis : « c’est ce que je dirais si j’étais [Emmanuel Macron] pour atteindre l’électorat anti-Fillon sur ces questions, sans perdre les plus modérés », écrit-elle.

    Lire la suite

  • Tout chrétien est spirituellement un Vendéen!

    IMPRIMER

    Du site de l'hebdomadaire "Famille Chrétienne" :

    Cardinal Sarah : « Nous sommes tous spirituellement des fils de la Vendée martyre ! »

    Invité pour les 700 ans du diocèse de Luçon, du 12 au 15 août, le cardinal Robert Sarah a fait l’éloge de la Vendée et de ses habitants, meurtris sous la Révolution, dans son homélie de la messe anticipée du dimanche 13 août. Texte en intégralité.

    « Mes frères,

    Nous offrons ce soir le sacrifice de la messe pour le repos de l’âme de tous les bénévoles du Puy-du-Fou décédés depuis le début de cette belle œuvre, il ya quarante ans.

    Par votre travail, vous tous qui êtes ici rassemblés, vous réveillez chaque soir la mémoire de ce lieu. Le château du Puy-du-Fou, ruine douloureuse, abandonnée des hommes, s’élève come un cri vers le Ciel. Entrailles ouvertes, il rappelle au monde que, face à la haine de la foi, un peuple s’est levé : le peuple de Vendée !

    Mes chers amis, en donnant vie à cette ruine, tous les soirs, vous rendez la vie aux morts ! Vous rendez la vie à tous les vendéens, morts pour leur foi, pour leurs églises et pour leurs prêtres. Votre œuvre s’élève sur cette terre comme un chant portant le souvenir des martyrs de la Vendée ! Vous faites vivre ces trois cent mille hommes, femmes et enfants, victimes de la Terreur ! Vous donnez une voix à tous ceux que l’on a voulu faire taire, parce qu’ils refusaient de se laisser arracher la liberté de croire et de célébrer la messe ! Je vous le dis solennellement : votre œuvre est juste et nécessaire. Par votre art, par vos chants, par vos prouesses techniques, vous offrez enfin une digne sépulture à tous ces martyrs que la haine révolutionnaire avait voulu laisser sans tombeau, abandonnés aux chiens et aux corbeaux !

    Face au déferlement planifié et méthodique de la Terreur, les Vendéens savaient bien qu'ils seraient écrasés. Ils ont pourtant offert leur sacrifice au Seigneur en chantant.

    Votre œuvre est donc bien plus qu’une œuvre simplement humaine. Elle est comme une œuvre d’Eglise. Votre œuvre est nécessaire ! Car nos temps semblent assoupis ! Face à la dictature du relativisme, face au terrorisme de la pensée qui, à nouveau, veut arracher Dieu du cœur des enfants, nous avons besoin de retrouver la fraîcheur d’esprit, la simplicité joyeuse et ardente de ces saints et de ces martyrs.

    Quand la Révolution voulut priver les Vendéens de leurs prêtres, tout un peuple s’est levé. Face aux canons, ces pauvres n’avaient que leurs bâtons ! Face aux fusils, ils n’avaient que leurs faux ! Face à la haine des colonnes terroristes, ils n’avaient que leur chapelet, leur prière et le Sacré-Cœur cousu sur leur poitrine !

    Mes frères, les Vendéens ont simplement mis en pratique ce que nous enseignent les lectures de ce jour. Dieu n’est pas dans le tonnerre et les éclairs, il n’est pas dans la puissance et le bruit des armes. Il se cache dans la brise légère ! Face au déferlement planifié et méthodique de la Terreur, les Vendéens savaient bien qu’ils seraient écrasés. Ils ont pourtant offert leur sacrifice au Seigneur en chantant. Ils ont été cette brise légère, brise en apparence balayée par la puissante tempête des colonnes infernales. Mais Dieu était là. Sa puissance s’est révélée dans leur faiblesse ! L’histoire – la véritable histoire – sait qu’au fond, les paysans vendéens ont triomphé. Par leur sacrifice, ils ont empêché que le mensonge de l’idéologie ne règne en maître. Grâce aux Vendéens, les prêtres ne sont pas devenus les esclaves serviles d’un Etat totalitaire, ils ont pu demeurer les libres serviteurs du Christ et de l’Eglise. Les Vendéens ont entendu l’appel que le Christ nous lance dans l’Evangile de ce jour : « Confiance ! C’est moi, n’ayez pas peur ! ». Alors que grondait la tempête, alors que la barque prenait l’eau de toute part, ils n’ont pas eu peur, tant ils étaient certains que, par delà la mort, le Cœur de Jésus serait leur unique patrie !

    Mes frères, nous chrétiens, nous avons besoin de cet esprit des Vendéens ! Nous avons besoin de cet exemple ! Comme eux, il nous faut quitter nos semailles et nos moissons, laisser là nos sillons, pour combattre, non pour des intérêts humains, mais pour Dieu !

    Qui donc se lèvera aujourd’hui pour Dieu ? Qui osera affronter les persécuteurs modernes de l’Eglise ? Qui aura le courage de se lever sans autres armes que le chapelet et le Sacré-Cœur, pour affronter les colonnes de la mort de notre temps que sont le relativisme, l’indifférentisme et le mépris de Dieu ? Qui dira à ce monde que la seule liberté qui vaille la peine qu’on meurt pour elle est la liberté de croire ?

    Mes frères, comme nos frères Vendéens d’autrefois, nous sommes aujourd’hui appelés au témoignage, c’est-à-dire au martyre ! Aujourd’hui en Orient, au Pakistan, en Afrique, nos frères chrétiens meurent pour leur foi, écrasés par les colonnes de l’Islamisme persécuteur. Et toi, Peuple de France, toi, Peuple de Vendée, quand donc te lèveras-tu avec les armes pacifiques de la prière et de la charité pour défendre ta foi ? Mes amis, le sang des martyrs coule dans vos veines, soyez-y fidèles ! Nous sommes tous spirituellement des fils de la Vendée martyre ! Même nous, Africains, qui avons reçu de tant de missionnaires vendéens venus mourir chez nous pour annoncer le Christ. Nous nous devons d’être fidèles à leur héritage !

    L’âme de ces martyrs nous entoure en ce lieu. Que nous disent-ils ? Que veulent-ils nous transmettre ? D’abord le courage ! Quand il s’agit de Dieu, aucune compromission n’est possible ! L’honneur de Dieu ne se discute pas ! Et cela doit commencer par notre vie personnelle, de prière et d’adoration. Il est temps, les frères, de nous révolter contre l’athéisme pratique qui asphyxie nos vies ! Prions en famille, laissons à Dieu la première place ! Une famille qui prie est une famille qui vit ! Un chrétien qui ne prie pas, qui ne sait pas laisser de place à Dieu par le silence et l’adoration, finit par mourir !

    De l’exemple des Vendéens, nous devons aussi apprendre l’amour du Sacerdoce. C’est parce que leurs « bons prêtres » étaient menacés qu’ils se sont révoltés. Vous, les plus jeunes, si vous voulez être fidèles à l’exemple de vos aînés, aimez vos prêtres, aimez le sacerdoce ! Vous devez vous poser la question : et moi, suis-je appelé aussi à être prêtre à la suite de tous ces prêtres martyrisés par la Révolution ? Aurai-je moi aussi le courage de donner toute ma vie pour le Christ et mes frères ?

    Les martyrs de Vendée nous apprennent encore le sens du Pardon et de la miséricorde. Face à la persécution, face à la haine, ils o nt gardé au cœur le souci de la paix et du pardon. Souvenez-vous comment le chef Bonchamp fit relâcher cinq mille prisonniers quelques minutes avant de mourir. Sachons affronter la haine sans ressentiment et sans aigreur. Nous sommes l’armée du Cœur de Jésus, comme Lui nous voulons être plein de douceur !

    Enfin, des martyrs vendéens, il nous faut apprendre le sens de la générosité et du don gratuit. Vos ancêtres ne se sont pas battus pour leurs intérêts, ils n’avaient rien à gagner. Ils nous donnent aujourd’hui une leçon d’humanité. Nous vivons dans un monde marqué par la dictature de l’argent, de l’intérêt, de la richesse. La joie du don gratuit est partout méprisée et bafouée.

    Or, seul l’amour généreux, le don désintéressé de sa vie peut vaincre la haine de Dieu et des hommes, qui est la matrice de toute révolution. Les Vendéens nous ont appris à résister à toutes ces révolutions. Ils nous ont montré que face aux colonnes infernales, comme face aux camps d’extermination nazis, face aux goulags communistes, comme face à la barbarie islamiste, il n’est qu’une seule réponse : le don de soi, de toute sa vie. Seul l’amour est vainqueur des puissances de mort !

    Aujourd’hui encore, plus que jamais peut-être, les idéologues de la révolution veulent anéantir le lieu naturel du don de soi, de la générosité joyeuse et de l’amour. Je veux parler de la famille ! L’idéologie du genre, le mépris de la fécondité et de la fidélité sont les nombreux slogans de cette révolution. Les familles sont devenues comme autant de Vendée à exterminer. On planifie méthodiquement leur disparition, comme autrefois celle de la Vendée. Ces nouveaux révolutionnaires s’inquiètent devant la générosité des familles nombreuses. Ils raillent les familles chrétiennes, car elles s’incarnent tout ce qu’ils haïssent. Ils sont prêts à lancer sur l’Afrique de nouvelles colonnes infernales pour faire pression sur les familles et imposer stérilisation, avortement et contraception. L’Afrique, comme la Vendée, résistera ! Partout, les familles chrétiennes doivent être les joyeux fers-de-lance d’une révolte contre cette nouvelle dictature de l’égoïsme !

    C’est désormais dans le cœur de chaque famille, de chaque chrétien, de tout homme de bonne volonté, que doit se lever une Vendée intérieure ! Tout chrétien est spirituellement un Vendéen ! Ne laissons pas étouffer en nous le don généreux et gratuit. Sachons comme les martyrs de Vendée puiser ce don à sa source : dans le Cœur de Jésus.

    Prions pour qu’une puissante et joyeuse Vendée intérieure se lève dans l’Eglise et dans le monde !

  • Des voeux de bonheur du pape adressés à un couple gay

    IMPRIMER

    Une information parue sur le Portail catholique suisse :

    Brésil: Le pape souhaite du bonheur à un couple gay qui a baptisé ses enfants adoptés

    par Jean-Claude Gerez, correspondant de cath.ch en Amérique latine

    Le pape François a adressé par courrier ses vœux le bonheur à la famille de Toni Reis, le responsable du groupe "Dignité", qui représente la communauté LGBT de l’Etat du Parana, dans le sud du Brésil. Avec son époux, David Harrad, ils ont en effet baptisé, dans la cathédrale de Curitiba, les trois enfants qu’ils viennent d’adopter.

  • Les Chevaliers de Colomb encouragés à poursuivre leur engagement pour la famille et pour les chrétiens du Moyen-Orient

    IMPRIMER

    De Baptiste Protais sur le site du journal La Croix :

    Le Vatican appelle les Chevaliers de Colomb à défendre « des valeurs familiales saines »

    Au nom du pape, le cardinal Pietro Parolin, secrétaire d’État du Saint-Siège, a adressé ses vœux à cette puissante organisation caritative de catholiques américains, très impliqués dans la défense de la famille et le soutien aux chrétiens du Moyen-Orient.

    La puissante organisation caritative américaine des Chevaliers de Colomb s’est réunie du 1er au 3 août à Saint-Louis (Missouri) pour son 135e congrès, intitulé «Convaincus par l’amour et le pouvoir de Dieu ». À cette occasion, le cardinal Pietro Parolin, secrétaire d’État du Saint-Siège, leur a adressé un message au nom du pape dans lequel il les félicite pour leur action dans l’Église, une action principalement tournée vers la famille et les chrétiens du Proche-Orient.

    Alors que se joue aujourd’hui « une nouvelle guerre mondiale "par morceaux" », selon une expression qu’il emploie souvent, le pape François demande aux Chevaliers de Colomb, dans ce message, « de rejeter cette mentalité et de combattre l’avènement d’une culture d’indifférence ».

    En « accomplissant leurs responsabilités quotidiennes dans l’esprit de l’Évangile », ils aideront ainsi à fonder « des bases solides pour le renouvellement de la société dans son ensemble, en travaillant à changer les cœurs et à construire la paix », poursuit-il.

    Entrer dans la vision de la famille promue par le pape

    Le message du pape salue « les efforts inlassables des Chevaliers de Colomb pour défendre et promouvoir la sainteté du mariage et la dignité et la beauté de la vie familiale ». Très engagés dans la défense de la vie, contre l’avortement et le mariage homosexuel, ce sont eux en effet qui ont acheté en 2014 le sanctuaire Jean-Paul II à Washington et l’institut qui y promeut sa théologie du corps et de la famille.

    Le cardinal Parolin s’appuie aussi sur l’exhortation apostolique Amoris Laetitia, pour appeler l’organisation américaine à entrer dans la vision de la famille promue par le pape François, lieu d’apprentissage de la vie en société et de la fraternité sociale.

    « C’est dans la famille que nous voyons que le vaste monde est aussi notre foyer, dans lequel nous sommes appelés à vivre ensemble, à apprendre la proximité, l’attention et le respect des autres », leur écrit-il, en soulignant l’urgence d’un « renforcement des valeurs familiales saines », et d’une « vision renouvelée de notre responsabilité à l’égard de la communauté » pour « dépasser la polarisation et l’endurcissement du tissu social ».

    1,5 milliards de dollars à des œuvres caritatives

    Cette organisation caritative catholique, qui se présente comme une « société fraternelle d’hommes catholiques fondée pour apporter une aide financière aux membres et à leurs familles », a été fondée en 1882 à New Haven, dans le Connecticut, aux États-Unis, par le Père Michael J. McGivney, un descendant d’immigrants irlandais, pour donner aux jeunes immigrés irlandais les moyens de s’intégrer aux États-Unis, en leur proposant une alternative aux sociétés secrètes comme la franc-maçonnerie.

    Les Chevaliers de Colomb financent aujourd’hui de nombreux projets caritatifs, comme le projet « Nourrir les familles » et « Des manteaux pour les enfants ». En une décennie, ils ont versé plus de 1,5 milliard de dollars à des œuvres caritatives. Durant leur convention, les Chevaliers ont ainsi annoncés que 2 millions de dollars avaient été versés pour le retour des familles irakiennes chassées de la plaine de Ninive par Daech il y a trois ans.

    Très puissants aux États-Unis – en 2017, ils figuraient à la 880e place du classement Forbes des fortunes américaines –, les Chevaliers de Colomb regroupent plus de 1,8 million de membres à travers le monde. Ils ont toutefois plus de mal aujourd’hui à recruter parmi les jeunes générations.

    Peu connus en Europe, les Chevaliers de Colomb, présidés depuis 2000 par le « chevalier suprême » Carl Anderson –, par le passé responsable des relations publiques de la Maison-Blanche, ont nommé un Français pour développer leur présence en France, Maxime Nogier.

    Très influent dans l’Église américaine, l’ordre finance de nombreux projets dans les diocèses et soutient chaque année financièrement la quinzaine de prière pour la liberté religieuse aux États-Unis. Il a racheté l’année dernière le site d’information catholique Crux.

    À LIRE : Le site spécialisé Crux repris par les Chevaliers de Colomb

    C’est aussi lui qui était le principal sponsor de la convention des catholiques américains qui a réuni près de 3 400 leaders des diocèses et mouvements, début juillet, à Orlando en Floride, autour de 150 évêques américains.

  • Pornographie galopante, perversion idéologique : l'inquiétante dérive des séries télévisées

    IMPRIMER

    De Paul Rignac sur Magistro.fr :

    La loi des séries

    Je dois avouer que, dans mes moments de loisirs, j’ai longtemps eu un faible pour ce que l’on appelait autrefois les "feuilletons" et qu’il est convenu aujourd’hui d’appeler les "séries". Certaines, de très bon niveau, qu’elles soient américaines, britanniques ou françaises, sont qualifiées de "mythiques" par les jeunes générations. Elles sont devenues des références dans la culture populaire contemporaine. Si je ne devais en citer qu’une, ce serait l’admirable "Downton Abbey". D’autres méritent encore de passer à la postérité dans d’autres genres et d’autres styles, policier, aventures, guerre, science-fiction, drame etc. Il serait trop long de les nommer ici.

    Le format des épisodes est fort bien étudié pour offrir au spectateur une distraction, une émotion ou des sensations fortes dans un laps de temps relativement réduit (40 à 50 minutes par épisode) à raison d’un épisode par semaine pendant dix à vingt semaines en moyenne, sauf interruption prématurée pour cause d’audience insuffisante. On "entre" littéralement dans une série, et il faut avoir hâte de découvrir l’épisode suivant, autrement cette série n’est pas pour vous. Petit à petit se créé une forme d’addiction. Entre amis, on se passe les dernières découvertes : "je n’ai plus rien à me mettre sous la dent, que regardes-tu en ce moment ?"

    Depuis quelques temps, j’observe dans les nouvelles séries un basculement idéologique. La qualité de la réalisation est toujours là, c’est bien filmé, les acteurs sont excellents, mais le scenario met de plus en plus l’accent sur les nouveaux dogmes du politiquement correct, par exemple la théorie du genre ou l’apologie de l’homosexualité. Le tout est assorti de propos de plus en plus crus et d’images pornographiques de plus en plus osées. On est généralement fixé dès les premières minutes. Au moins, on n’est pas obligé de perdre trop temps avant de renoncer. Trouver une série que l’on puisse regarder tranquillement en famille commence à relever de l’exploit tant on est vite submergé par les propos et les images les plus salaces, les plus dégradants, les plus avilissants.

    Si cette pornographie galopante a au moins le mérite d’être évidente, la perversion idéologique est beaucoup plus insidieuse. Ainsi, observons le cas emblématique d’une série intitulée Black Sails (les voiles noires) traitant de l’histoire des pirates de caraïbes et mêlant pour cela des personnages et des situations historiques avec des personnages de fiction. La reconstitution est soignée, les scènes de combats navals sont impressionnantes. Le lieu et le contexte historique (L’ile de Nassau au début du XVIIIe siècle) sont réels. Le héros, le capitaine Flynt, est un personnage imaginaire, mais de nombreux pirates (Barbe noire, Jack Rakham, Charles Vane) ont réellement existé. Le gouverneur Woodes Rogers a bien existé aussi, mais le modèle historique n’a rien à voir avec le personnage incarné ici. Cette trahison de la réalité historique ne doit rien au hasard mais tout aux impératifs idéologiques du scénario. Woodes Rogers a vaincu les pirates, tant par la force que par une politique de mansuétude à leur égard, politique décidée par Londres. Devenu gouverneur, il a repoussé les assauts des Espagnols contre la colonie britannique. Eh bien, sans aucune vergogne, la série raconte exactement le contraire, à savoir que Woodes Rogers aurait reconquis Nassau avec l’aide des Espagnols qui l’auraient dévastée, et qu’il aurait exterminé les pirates avec une violence inouïe, trahissant ainsi la politique de pardon voulue par Londres. La scène de l’assassinat de Barbe noire est insoutenable. On touche là les limites de la liberté de la fiction historique. Quand Woodes Rogers dit à l’un de ses compatriotes britanniques qu’il est tout de même à Nassau pour faire progresser la civilisation, ce dernier lui répond immédiatement : "non, vous êtes là pour faire progresser nos bénéfices." La relecture contemporaine de l’entreprise coloniale est en marche. Pour faire bonne mesure, le gouverneur est amoureux d’une commerçante bisexuelle qui a des bontés alternatives pour certains pirates et pour une ravissante métisse. Les amateurs de scènes saphiques sont copieusement servis. Ne nous arrêtons pas en si bon chemin : le capitaine Flynt n’a pas été insensible aux charmes de la belle négociante (avant qu’elle épouse Woodes Rogers), mais, en fait, il brûle d’amour pour un jeune lord qui a des idées modernistes concernant l’avenir des colonies. Naturellement, pour contrecarrer simultanément les idées progressistes du lord et son orientation sexuelle, son odieuse famille réactionnaire le fait emprisonner en un lieu secret en faisant croire à sa mort prématurée. La dernière scène de la saison 4 voit le capitaine Flynt sacrifier tous ses projets pour rejoindre finalement son bel amour en sa prison. L’œuvre s’achève sur le romantisme torride d’une étreinte tant attendue. Et cela est pudiquement "déconseillé" aux moins de douze ans…

    En somme, on est en présence d’un prototype de trucage historique et de démolition des valeurs traditionnelles, servi par une facture artistique et technique en tout point remarquable. La loi des séries est implacable. Par leur caractère répétitif, par la cadence élevée des productions, par l’addiction qu’elles provoquent, tout semble indiquer que nombre d’entre elles (pas toutes, heureusement) procèdent d’une entreprise de déracinement historique et de perversion des mœurs. D’anéantissement du jugement politique le plus élémentaire aussi : dans plusieurs séries policières ou d’aventures comme Designated survivor (Le survivant désigné) le terrorisme islamiste n’est que le paravent préfabriqué d’un terrorisme d’extrême-droite qui le manipule afin d’anéantir la démocratie. Une série policière relativement anodine comme Hawai Five 0 (Hawai police d’État) est devenue à sa dernière saison un vecteur politiquement correct de la légende absurde du complot réactionnaire dissimulé derrière le terrorisme islamiste. Même chose pour la dernière saison d’une série qui avait pourtant bien commencé voici quelques années : Homeland (Le pays natal). Là encore, on a droit au complot fasciste manipulant de gentils islamistes qui n’ont rien demandé à personne. Le matraquage à haute dose de ce genre de crétinerie peut avoir à moyen terme des effets dévastateurs : perte de tous repères, ignorance totale des périls réels qui nous menacent. La concomitance et la diffusion universelle de ces thèses, aussi invraisemblables que débiles, ne peuvent pas être seulement le fruit du hasard. Cela ressemble étrangement à une entreprise concertée de décérébration des masses. La plus grande vigilance s’impose. Une des armes les plus efficaces contre cette perversion est sans doute l’audimat. Une série qui ne trouve pas plusieurs millions de spectateurs fidèles peut être interrompue à tout moment. Alors, pour nous-même, pour notre entourage, et pour faire comprendre notre opposition aux producteurs comme Netflix ou HBO, éteignons tout simplement notre téléviseur.

    Envoyé par l'auteur, 29 juillet 2017

  • Pourquoi la Belgique affiche-t-elle aujourd'hui un des plus faibles taux de natalité du monde ?

    IMPRIMER

    De Paul Vaute sur son blog "Le Passé belge", un sujet très actuel :

    Toujours moins de berceaux, pourquoi ?

    Avec onze ou douze berceaux par an pour 1000 habitants, la Belgique affiche aujourd'hui un des plus faibles taux de natalité du monde. Au XIXè siècle, il était trois fois plus élevé qu'en ce début du XXIè, évoluant entre 30 et 35 ‰. La chute libre a commencé au début du XXè siècle et n'a été, depuis, interrompue durablement que pendant les vingt années de rebond qui suivirent la Seconde Guerre mondiale (autour de 17 ‰). La récupération intervenue après 1918 avait été quant à elle beaucoup plus éphémère et la reprise enregistrée après les années 1980 fut trop légère. Comment expliquer ce déficit qui frappe, à des degrés divers, tous les pays du monde occidental ?

    Il n'est pas douteux que les causes économiques, fréquemment invoquées, jouent ici un grand rôle. Mais elles interagissent avec beaucoup d'autres et n'opèrent pas toujours en conformité avec les prédictions. C'est ce qui ressort de l'éclairage sur la longue durée – de la fin de l'Ancien Régime à nos jours – que jettent Thierry Eggerickx, Sandra Brée et Mélanie Bourguignon, du centre de recherche en démographie de l'Université catholique de Louvain, après avoir confronté les modèles théoriques et les monographies réalisées particulièrement en région wallonne [1].

    Au XVIIIè siècle et encore pendant une bonne partie du XIXè s'impose la vision d'une population connaissant, autour de taux constants sur le long terme, des fluctuations liées aux revenus, eux-mêmes dépendant de la production et des prix agricoles. Quand les conditions deviennent plus difficiles, voire dramatiques (épidémies), les mariages tardifs et les célibats se font plus nombreux: ce sont les freins démographiques classiques. On ne peut cependant s'en tenir à cette simple équation malthusienne entre ressources et habitants, car d'autres formes d'adaptation ont fait leur chemin. Outre les migrations, les développements de la culture de la pomme de terre, de l'artisanat et des activités (proto-)industrielles, parmi d'autres innovations, s'imposent comme autant de réponses favorables, contrairement aux précédentes, à la natalité. Les situations varient toutefois grandement, même à l'intérieur d'une province, les marchés locaux étant alors très cloisonnés.

    Contrairement à une idée reçue, la transition démographique, marquée par la baisse des chiffres de natalité comme de mortalité, n'est pas liée à la première révolution industrielle. Entre 1840 et 1870, alors que la condition ouvrière ne fait pas mentir les sombres tableaux qu'en brossent Emile Zola ou Camille Lemonnier, la fécondité wallonne est en hausse. C'est qu'autour des usines, le mariage n'est plus subordonné à la possession d'une terre et se fait dès lors plus précoce. L'enfant, en outre, est bien plus qu'une "bouche à nourrir": comme dans le monde rural, il travaille dès le plus jeune âge et c'est lui qui subvient aux besoins de ses parents quand la vieillesse les rend moins actifs ou inactifs. En 1866 encore, on compte en moyenne 5,3 enfants par femme dans la grande majorité des cités industrielles wallonnes et bruxelloises, soit bien davantage que dans les villes moyennes comme Namur ou Tournai (3,7) et que dans les campagnes (4,2). La très paysanne Entre-Sambre-et-Meuse a même connu un refluement décisif des cigognes dès les années 1820-1830, prenant ainsi un demi-siècle d'avance sur le reste de la Belgique romane. Les crises agricoles et alimentaires des années 1845-1856 (maladie de la pomme de terre, mauvaises récoltes de céréales, structure vulnérable...) viennent évidemment perturber la croissance. En 1850, dans de nombreuses communes brabançonnes, un habitant sur deux est recensé comme pauvre, selon leMémorial administratif de la Province. La période est marquée par des mouvements migratoires importants vers d'autres régions, voire vers les Etats-Unis. On se marie moins et on procrée moins aussi.

    Le dernier quart du XIXè siècle connaît également une crise économique à incidences démographiques mais qui, cette fois, ouvre sur la grande transition. Une légère stabilisation, tout au plus, précédera la courbe descendante du XXè siècle. Le travail mené par le professeur Eggerickx sur le bassin de Charleroi, concordant avec celui de René Leboutte sur les bassins en aval de Liège, a permis d'y distinguer trois phases: la première, de 1850 à 1873, marquée par une amélioration relative et progressive du niveau de vie, avec les nouvelles habitudes de consommation qui y sont liées et une fécondité élevée; la deuxième, de 1873 à 1886, pendant laquelle la détérioration socioéconomique se traduit par une tendance à l'espacement ou à l'arrêt des naissances; la troisième, à partir de 1886, qui apparaît comme "une phase de légitimation et de généralisation des attitudes contraceptives, sous l'impact de la limitation du travail des femmes et des enfants, du développement de l'instruction, de la sécularisation de la société, de la baisse de la mortalité infantile et de la propagande néomalthusienne".

    Le tournant est pris et on y voit d'emblée mis en avant des facteurs qui ne sont pas que matériels: ils sont aussi (tout autant ou plus ?) idéologiques, culturels, mentaux... Il est remarquable à cet égard que dès l'extrême fin du XIXè siècle, le sociologue belge Hector Denis, dans Le mouvement de la population et ses conditions économiques (1899-1900), avait formulé une ébauche de théorie explicative invoquant notamment "les progrès de l'individuation" qui "ont contrarié la multiplication de l'espèce". Et de constater que "lorsque le salaire réel a reçu une amélioration suffisamment prolongée pour fixer "l'habitude" d'un mieux-être appréciable, la représentation de la perte, pour soi et pour sa descendance, de l'avantage acquis éveille des sentiments d'égoïsme ou d'altruisme familial qui retardent les unions et contrarient la reproduction de l'espèce". Le langage est daté mais cette approche de la progression du contrôle des naissances comme moyen de préserver l'acquis compromis par la crise est apparue pertinente à un René Leboutte pour comprendre la baisse de la fécondité dans les bassins wallons. Les lois qui limitent le travail des plus jeunes dans les mines et les usines n'ont pu que renforcer le courant. L'enfant "source de richesse" s'estompe sous l'effet des sirènes de la consommation en même temps que l'enfant "don de Dieu" est emporté par le flot de la déchristianisation. Entre 1920 et 1940, chez nous comme dans nombre d'autres pays européens, on tombe sous le plancher des 2 enfants par femme, donc sous le minimum minimorum du renouvellement des générations.

    Mais après ? Autant la relance de la natalité qui suit la Seconde Guerre mondiale peut s'expliquer par la hausse du niveau de vie, autant le grand basculement qui fait passer du baby-boom au baby-bust ne le peut pas. En Belgique comme dans l'ensemble du monde développé, le revirement survient au milieu des années '60, alors que le taux d'emploi et le pouvoir d'achat ne se réduisent pas, bien au contraire. On se trouve toujours au cœur des Trente Glorieuses chères à Jean Fourastié. Débordement du goût pris au confort, qui incite à avoir moins d'enfants pour répondre à des exigences accrues en matière de santé, d'affectivité, de formation, de loisirs… ? Crainte malthusienne devant la perspective d'un marché du travail "saturé" par l'arrivée du grand nombre des enfants nés après 1945, alors que les femmes y sont elles aussi entrées massivement ? Sans doute mais il faut également, soulignent les chercheurs néolouvanistes, compter avec "les mutations qui ont touché la famille traditionnelle – augmentation de la cohabitation hors mariage, du célibat définitif, de la divortialité, des familles monoparentales…" Quand la stabilité et la durabilité du couple est sujette à caution, la femme opte bien souvent pour une attitude attentiste face à la maternité. Et pour obvier à celle-ci, la société moderne regorge de moyens…

    Avec le passage sous les 2 enfants par femme en 1973 et jusqu'à 1,5 en 1980, la Belgique arrive au point où seul le support migratoire empêchera ou retardera l'extinction progressive. Mais en région wallonne, le signal d'alarme d'Alfred Sauvy, non évoqué dans la présente étude, a retenti bien auparavant, dès 1962. Le rapport du spécialiste français sur Le problème de l'économie et de la population en Wallonie a suscité la création du Centre d'étude de la population et de la famille, composé de démographes de toutes les universités belges francophones. Vingt ans plus tard, en 1983, ceux-ci constateront sans fard que nous sommes toujours plus engagés sur la voie de la dépopulation, liée à "l'apparition, dans les nouvelles générations, d'un nouveau système de normes et de valeurs régissant la vie familiale", système "nettement orienté vers l'individualisme, l'épanouissement personnel[2]. Il n'est pas certain qu'aujourd'hui, un groupe pluraliste d'experts pourrait parvenir à un constat moral aussi explicite.

    Ces dernières années, après une embellie de courte durée, la fécondité est repartie à la baisse en 2010, sans qu'on puisse dire, faute de recul, si la crise économique a influé sur ce qui demeure, de toute manière, une tendance globale au déclin. "Aujourd'hui, la maternité n'est plus un destin, mais un projet", titrait en couverture un grand hebdomadaire féminin au début des années '80. Un projet qui subit bien des révisions à la baisse, quand il ne reste pas lettre morte. 

    ---------------

    [1] "Transition de fécondité et évolutions économiques du 18è au 21è siècle. Le cas de la Wallonie", dans Revue belge d'histoire contemporaine, XLVI, 3/4, Bruxelles, 2016, pp. 46-74,https://www.journalbelgianhistory.be/en/system/files/article_summary/005_Bree_Eggerickx_Bourguignon_2016_3_4.pdf (en libre accès).

    [2] La Libre Belgique, 22-23 janv. 1983.