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Eglise - Page 331

  • Le cardinal Sarah met en garde contre la désunion des chrétiens, qu'il considère comme un contre-témoignage

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    De Catholic News Agency :

    Le cardinal Sarah met en garde contre la désunion des chrétiens, qu'il considère comme un contre-témoignage

    26 février 2024

    La désunion entre les disciples du Christ est contre-productive pour la mission de témoignage du message évangélique et d'évangélisation, a récemment déclaré le cardinal Robert Sarah lors d'un symposium au Kenya. 

    Le cardinal Sarah, qui a été préfet du Dicastère pour le culte divin et la discipline des sacrements de 2014 à 2021, a prononcé le discours principal lors du Symposium théologique 2024 organisé par l'École de théologie du Tangaza University College (TUC), basé au Kenya, et a averti que les divisions entre les chrétiens les exposaient à l'"exploitation".

    "Si nous ne sommes pas un, si nous sommes divisés, alors notre témoignage du Christ est divisé et le monde ne croira pas en l'Évangile", a déclaré Sarah le 22 février, le premier jour de cet événement de deux jours.

    Sarah a exhorté les disciples de Jésus-Christ en Afrique à donner la priorité à leur adhésion au message de l'Évangile, en permettant aux principes de la foi chrétienne de l'emporter sur toutes les autres identités, y compris la tribu, la nationalité et la race, entre autres affiliations.

    Cherchez l'unité d'abord dans la foi chrétienne, puis avec nos compatriotes et nos frères africains", a-t-il déclaré dans son discours intitulé "Faites de toutes les nations des disciples" : Le mandat missionnaire du Christ".

    Pour souligner la nécessité de l'unité entre les disciples de Jésus-Christ, le cardinal de 78 ans, d'origine guinéenne, a mis en garde contre les divisions qui rendent les chrétiens "vulnérables à l'exploitation".

    "Si nous ne nous efforçons pas de parvenir à l'unité dans le Christ, notre situation sera encore pire. Les divisions entre nous - religieuses, ethniques et politiques - sont vulnérables à l'exploitation ; elles peuvent être exploitées par des politiciens corrompus ou même par des puissances étrangères", a-t-il déclaré. 

    Sarah a déjà exprimé son opposition à Fiducia Supplicans, la déclaration du Dicastère du Vatican pour la Doctrine de la Foi (DDF) qui a suscité des réactions mitigées et de profondes divisions au sein du peuple de Dieu en général et des évêques catholiques du monde entier en particulier depuis sa publication le 18 décembre 2023.

    Dans une réflexion du 6 janvier qu'il a partagée avec Settimo Cielo, un blog italien, Sarah a maintenu sa position précédente de ne pas s'opposer au Saint-Père.

    "Nous ne nous opposons pas au pape François, mais nous nous opposons fermement et radicalement à une hérésie qui mine gravement l'Église, le corps du Christ", a déclaré Mgr Sarah, précisant son opposition aux recommandations de Fiducia Supplicans, qui autorisent les membres du clergé à bénir les "couples de même sexe" et les couples se trouvant dans d'autres "situations irrégulières".

    Les personnes pratiquant l'homosexualité sont "dans la prison" du péché et ont besoin de la vérité de "la parole de Dieu" pour les libérer, a-t-il ajouté : "La vérité est la première des miséricordes que Jésus offre au pécheur".

    "La liberté que nous devons offrir aux personnes vivant dans des unions homosexuelles réside dans la vérité de la parole de Dieu", a-t-il déclaré. "Comment oserions-nous leur faire croire qu'il serait bon et voulu par Dieu qu'elles restent dans la prison de leur péché ? 

    Le manque de clarté de la déclaration du DDF "n'a fait qu'amplifier la confusion qui règne dans les cœurs, et certains s'en sont même emparés pour appuyer leur tentative de manipulation", a écrit Sarah dans sa réflexion du 6 janvier, faisant référence aux divisions causées par les recommandations de Fiducia Supplicans.

    Dans son discours du 22 février au Kenya, Sarah a établi un lien entre l'unité des disciples de Jésus-Christ et le progrès. "Ce n'est qu'ensemble que nous pourrons prospérer", a-t-il déclaré.

    Selon lui, les défis qui entravent la mission de témoignage du message de l'Évangile et le ministère d'évangélisation peuvent être relevés "en se tournant vers Dieu dans la prière et le jeûne".

    "En nous tournant vers le Seigneur dans la prière et le jeûne, Dieu nous élève. Il nous libère de l'égoïsme et de l'étroitesse et se révèle à nous d'une manière ou d'une autre. Il nous discipline afin que nous ne laissions pas de légères différences nous empêcher de travailler ensemble de toutes les manières possibles", a-t-il déclaré. 

    Le cardinal a ensuite souligné la nécessité de combiner la prière et le jeûne, deux des trois piliers du Carême, avec la charité par l'aumône. 

    "L'évangélisation doit impliquer la prière et le jeûne ensemble, même avec ceux d'autres traditions religieuses, en réponse à des maux que nous reconnaissons ensemble. En priant et en jeûnant, les obstacles à l'évangélisation seront surmontés", a déclaré Sarah.

    Ce récit a d'abord été publiée par ACI Africa, le partenaire d'information de CNA en Afrique, et a été adaptée par CNA.

    ACI Africa (www.aciafricanews.com) est un service de EWTN News Inc. (www.ewtnnews.com) et de Catholic News Agency. Elle a été officiellement inaugurée le 17 août 2019 en tant qu'agence de presse catholique continentale au service de l'Église en Afrique. Basé dans la capitale du Kenya, Nairobi, cet apostolat médiatique s'efforcera de raconter les nouvelles de l'Afrique en fournissant une couverture médiatique des événements catholiques sur le continent africain et en donnant de la visibilité aux activités de l'Église à travers l'Afrique. Le rédacteur en chef d'ACI Africa est le père Don Bosco Onyalla.

  • Les fidèles qui adhèrent aux loges maçonniques sont en état de péché grave et ne peuvent absolument pas avoir accès à la communion

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    De Federico Piana sur Vatican News :

    26 février 2024

    Mgr Staglianò: Église et franc-maçonnerie sont profondément inconciliables

    Dans une interview accordée aux médias du Vatican, le président de l'Académie pontificale de théologie réitère les raisons de l'incompatibilité entre la foi catholique et la pensée maçonnique. Mgr Antonio Staglianò, souligne que «notre idée de Dieu n'est pas dictée par la raison humaine, mais par la révélation». «Les fidèles qui adhèrent aux loges sont en état de péché grave: ils ne peuvent pas recevoir la communion», a-t-il affirmé.

    «L'hérésie maçonnique est une hérésie fondamentalement alignée sur l'hérésie arienne». C’est ce qu’a laissé entendre le président de l'Académie pontificale de théologie, évoquant clairement aux médias du Vatican l'inconciliabilité entre l'Église catholique et la franc-maçonnerie. «Après tout, a déclaré Mgr Antonio Staglianò, c'est précisément Arius qui s’imaginait que Jésus était un "Grand Architecte de l'Univers", (comme la franc-maçonnerie considère l'Être Suprême, ndlr), niant la divinité du Christ». C'est pourquoi «le Concile de Nicée, dont nous célébrerons bientôt le 1700e anniversaire, affirme avec force la vérité sur Jésus qui est engendré, non pas créé, il est Dieu né de Dieu, Lumière née de Lumière, vrai Dieu, né du vrai Dieu».

    «Le Grand Architecte de l'Univers»

    Et c'est précisément l'idée de «l'Architecte de l'Univers» ou du grand «Horloger» défendue par la franc-maçonnerie qui est incompatible avec l'idée catholique de Dieu. «Cette idée, a expliqué Mgr Staglianò, est le fruit d'un raisonnement humain qui tente d'imaginer un dieu, alors que le Dieu des catholiques est le fruit de la révélation même de Dieu dans le Christ Jésus». Il s'agit essentiellement du fruit d'un événement historique, a-t-il ajouté, au cours duquel Dieu s'est fait chair, s'est approché des hommes, a parlé à tous les êtres humains et les a destinés à son salut.

    Les distances sidérales

    «Même le concept de fraternité exprimé par la franc-maçonnerie est à des années-lumière de celui de la foi catholique». Le président de l'Académie pontificale de théologie soutient que «notre fraternité est établie sur le sacrement de l'amour de Dieu en Jésus; elle est établie sur l'Eucharistie, et pas seulement sur l'idée générique d'être frères». Le même raisonnement, a ajouté l'évêque, peut être appliqué à la charité chrétienne qui «n'a rien à voir avec la philanthropie maçonnique». La charité chrétienne correspond à l'événement historique «d'un Dieu mort et ressuscité pour nous, et qui demande à ses enfants de ne pas être simplement philanthropes mais d'être, éventuellement, crucifiés par amour».

    Le chrétien aime la vraie lumière

    Le président de l'Académie pontificale de théologie a souligné l'incompatibilité totale entre être catholique et adhérer à la franc-maçonnerie, en rappelant «qu’au sein de la franc-maçonnerie se développent des intrigues de pouvoir occulte qui sont en contradiction avec l'action chrétienne». En somme, «lorsque nous parlons d'inconciliabilité, nous nous référons à des contradictions profondes. On ne peut même pas faire appel à l'opposition polaire du théologien Romano Guardini pour dire qu'ils peuvent être ensemble».

    Mystère et ésotérisme

    L'ésotérisme -constitué de doctrines spirituelles très souvent secrètes et réservées aux initiés- qui imprègne l'enseignement maçonnique constitue un autre élément important de la distance entre catholiques et franc-maçons. «Même dans le catholicisme, précise Mgr Staglianò, on parle de Mystère. Cependant les Évangiles nous disent que le Mystère caché au cours des siècles ne cesse pas d'être Mystère, mais qu'il cesse d'être caché. Car le Mystère caché au cours des siècles a été révélé».

    La condamnation constante de l'Église

    Retraçant la condamnation constante de la franc-maçonnerie par l'Église au cours des siècles, l'évêque a tenu à rappeler la dernière réponse du dicastère pour la Doctrine de la foi à un évêque des Philippines, datant du 13 novembre 2023 et approuvée par le Pape François, dans laquelle il réaffirme que l'adhésion active reste interdite. «Les fidèles qui adhèrent aux loges sont en état de péché grave et ne peuvent absolument pas avoir accès à la communion», a-t-il conclu.

  • Un évêque mozambicain dénonce l'oubli des violences antichrétiennes commises par les djihadistes

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    De Ngala Killian Chimtom sur Crux :

    Un évêque mozambicain met en garde contre l'ignorance des violences antichrétiennes commises par les djihadistes

    26 février 2024

    Un évêque mozambicain met en garde contre l'ignorance des violences antichrétiennes commises par les djihadistes.

    Face à l'escalade de la violence et à ce qu'il décrit comme un "exode de population" dû à une campagne djihadiste ciblant principalement les chrétiens, l'évêque catholique du nord du Mozambique avertit que le conflit meurtrier et la crise humanitaire risquent d'être ignorés alors que la communauté internationale se concentre sur d'autres points chauds tels que l'Ukraine et la bande de Gaza.

    "Le plus grand risque est que [les victimes] soient oubliées en raison d'autres guerres dans le monde", a déclaré l'évêque António Juliasse Ferreira Sandramo de Pemba, dans la province septentrionale de Cabo Delgado, au Mozambique.

    "Nous ne pouvons absolument rien faire", a déclaré Mgr Juliasse dans un récent message adressé à l'organisation caritative pontificale Aide à l'Église en détresse, précisant que dans son propre diocèse, des villages entiers ont été détruits, entraînant la fuite de milliers de personnes.

    Il a ajouté que des missionnaires se joignaient aux populations en fuite pour tenter de répondre à leurs besoins en exil.

    Selon l'Organisation internationale pour les migrations des Nations unies, une nouvelle flambée d'insurrection djihadiste à Cabo Delgado a déraciné au moins 14 000 personnes au cours des dernières semaines, dont de nombreux enfants fuyant la violence en bus, en canoë ou à pied. La plupart des violences ont été dirigées contre des cibles chrétiennes, dans un pays où le christianisme représente environ 60 % de la population.

    Juliasse a confirmé que la situation s'aggravait.

    "Les violences perpétrées dans ce district au cours des deux dernières semaines ont été telles qu'une douzaine de villages, dont certains très peuplés, ont été pris pour cible, avec la destruction de maisons et d'institutions", a-t-il déclaré. "Dans ces villages, toutes les chapelles chrétiennes ont été détruites.

    "Le point culminant a été l'attaque de Mazeze, le poste administratif du district de Chiúre, avec la destruction de nombreuses infrastructures publiques et sociales gérées par le gouvernement, ainsi que de notre mission, qui apportait un soutien social important aux habitants de la région", a ajouté Mgr Juliasse.

    L'évêque a parlé d'un "drame de la fuite" et d'un "véritable exode de la population", alors que les groupes armés continuent de frapper diverses communautés.

    "Les populations des villages déjà réduits en cendres fuient, tout comme les populations des villages qui risquent maintenant d'être attaqués. Beaucoup suivent un chemin dont on n'est sûr que du point de départ", a déclaré Mme Juliasse.

    "Ils partent à la recherche d'un lieu sûr. Je ne sais pas où ils le trouveront... peut-être, [simplement] le moins dangereux", a-t-il ajouté.

    L'évêque de 55 ans a noté que de nombreuses personnes fuient en portant "un baluchon sur la tête ou sur le seul vélo de la famille. C'est tout ce qui leur reste. La faim, la soif et la maladie ne tarderont certainement pas à arriver".

    Il a ajouté qu'ils fuyaient pour sauver leur vie, de peur de subir "le même sort que ceux qui ont été décapités et fusillés".

    L'ecclésiastique a décrit l'histoire d'une jeune mère, nièce d'un employé de la curie diocésaine, qui s'est enfuie en emportant son nouveau-né.

    "Entre la chaleur et la poussière, elle a bu l'eau qu'elle a trouvée, a eu des diarrhées et des vomissements et a succombé [à la maladie]. Le petit bébé s'est retrouvé sans mère, sans culpabilité et sans paix", a-t-il déclaré.

    Cette nouvelle vague d'attaques survient alors que les autorités mozambicaines, avec l'aide des troupes rwandaises et d'un contingent militaire de la Communauté de développement de l'Afrique australe, semblaient initialement avoir maîtrisé la situation. À la mi-décembre, l'armée mozambicaine a affirmé que 90 % du Cabo Delgado avaient été sécurisés, mais des analystes indépendants ont prévenu que les djihadistes n'avaient fait qu'opérer un repli tactique et qu'ils allaient riposter.

    Le président du Mozambique, Philippe Nyusi, a exprimé son inquiétude face à cette nouvelle vague d'attentats.

    "Il y a un nombre important de personnes qui se déplacent d'une région à l'autre et se plaignent du soutien dont elles bénéficient", a déclaré M. Nyusi à l'issue d'une réunion avec les commandants militaires du pays.

    "Les terroristes essaient de recruter dans cette province, c'est pourquoi nous voyons ces mouvements", a-t-il déclaré.

    Selon le HCR, au moins deux millions de personnes ont été contraintes de fuir leur domicile depuis que les combats ont éclaté dans la région en 2017. Au moins 5 000 personnes ont été tuées.

    La Commission européenne estime que quelque 3,5 millions de personnes sont désormais confrontées à la perspective d'une insécurité alimentaire aiguë dans le nord du Mozambique.

    Le 18 février, le pape François s'est exprimé sur la situation, offrant des paroles de réconfort à un peuple désespéré, souffrant et en fuite.

    "La violence contre les populations sans défense, la destruction des infrastructures et l'insécurité sévissent à nouveau dans la province de Cabo Delgado, au Mozambique, où la mission catholique de Notre-Dame d'Afrique à Mazezeze a également été incendiée ces derniers jours", a déclaré le pape François lors de la prière de l'Angélus.

    "Prions pour que la paix revienne dans cette région tourmentée", a-t-il ajouté. "N'oublions pas que la guerre est toujours une défaite : La guerre est toujours une défaite. Toujours", a-t-il ajouté.

  • La fin de l'ère des trois papes

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    D'Andrea Gagliarducci sur Korazym.org :

    La fin de l'ère des trois papes

    19 février 2024

    Il était une fois trois papes. L'un était le Pape Blanc, le Pontifex Maximus, Chef de l'Eglise catholique et Vicaire du Christ par-dessus tout. Ensuite, il y avait le Pape noir, le Général des Jésuites, qui avait entre autres un vœu spécial d'obéissance au Pape. Enfin, il y avait le pape rouge : le préfet de Propaganda Fide, plus tard appelé Congrégation pour l'évangélisation des peuples. Pourquoi étaient-ils tous "papes" ?

    Pour le pape blanc, il n'y a rien à dire, car tout le monde sait qu'il est le pape de Rome. Le pape noir a reçu ce surnom parce que sa charge était à vie et que ses pouvoirs dans l'Ordre étaient absolus. Le pape rouge a été appelé ainsi parce que Propaganda Fide était un dicastère sui generis, avec une autonomie financière et des terres de mission où il pouvait nommer des évêques - le seul cas où ce n'est pas le dicastère pour les évêques qui est chargé de choisir les candidats à l'épiscopat.

    Avec le pape François, cependant, les trois papes sont devenus un seul, le pape blanc. C'est-à-dire, tout simplement, lui.

    Le pape François est lui-même un jésuite et il est clair qu'il est un point de référence plus important pour les jésuites que le général actuel, bien que François prenne soin d'éviter de paraître influencer directement l'ordre des jésuites dont il est issu. Le pape François a d'ailleurs souligné son affiliation en rencontrant les jésuites locaux lorsqu'il y en avait lors de chacun de ses voyages, se comportant après tout un peu comme un supérieur de la Congrégation.

    En ce qui concerne le pape rouge, la situation reflète quelque peu ce qu'a été la réforme de la Curie sous le pape François jusqu'à présent. Le préfet de Propaganda Fide a été rétrogradé et s'appelle désormais Pro-préfet, car le pape est idéalement à la tête du dicastère. Le dicastère lui-même est le résultat de la fusion de deux dicastères différents, à savoir l'ancienne Congrégation pour l'évangélisation des peuples et le Conseil pontifical pour la promotion de la nouvelle évangélisation. Cela signifie qu'il existe d'autres domaines de compétence plus nuancés, car la section pour la nouvelle évangélisation n'a certainement rien à voir avec le choix des nominations épiscopales, pour lesquelles la section pour l'évangélisation des peuples est toujours compétente, du moins en terre de mission.

    Surtout, la réforme de la Curie a privé la Propaganda Fide de son autonomie financière. Tout est désormais sous le contrôle des auditeurs du Secrétariat pour l'économie, et le nouveau mot d'ordre semble être de louer des biens immobiliers, de tout professionnaliser, et de perdre ainsi les clients les plus importants, ou plutôt les premiers utilisateurs du dicastère : les pauvres et les religieux.

    L'effondrement du Pape rouge est révélateur d'une centralisation vaticane qui galope sans relâche et qui voit François engagé dans une grande lutte pour un changement de mentalité, un renouveau de l'esprit qui était alors représenté dans le Synode des évêques, célébré sur la communion, la participation et la mission.

    Le terme "synode" devient maintenant l'expression du renouveau, car l'idée qu'un synode puisse conduire à des décisions controversées effrayait les pères synodaux de tous bords.

    Cependant, le changement de mentalité sous le pape François semble voir le Saint-Siège traité comme n'importe quelle autre entreprise, dont le pape est le PDG. Dès le début, le pontificat a été caractérisé par l'avènement de commissaires, de commissions et de consultants externes qui, en plus d'alourdir les finances du Saint-Siège, n'ont eu d'autre solution à proposer que de traiter le Saint-Siège et l'État de la Cité du Vatican dans les faits comme des entreprises sur le marché financier.

    Ainsi, dans la quête d'un renouveau qui devrait être spirituel, le pape François accepte la sécularisation du Saint-Siège, dans un processus qui va de pair avec la vaticanisation du Saint-Siège.

    Avant le Saint-Siège, il y a l'État de la Cité du Vatican, qui semble tout contrôler, tout décider et avoir un pouvoir quasi illimité. Il suffit de noter comment le pape François a accordé des pouvoirs spéciaux aux magistrats du Vatican, avec quatre rescrits lors des enquêtes qui ont conduit au procès pour la gestion des fonds de la Secrétairerie d'État du Saint-Siège.

    Cette vaticanisation est liée à un autre sujet peu exploré : l'italianisation - ou la redynamisation - du Vatican et du Saint-Siège sous François. Il s'agit d'un retour au passé, car tous les travaux antérieurs visaient précisément à libérer le Saint-Siège de l'influence de son encombrant voisin italien. Lorsque l'Autorité de renseignement financier a été créée, elle a été immédiatement confiée à d'anciens fonctionnaires de la Banque d'Italie. Mais ensuite, on a changé d'orientation et on a créé un organisme plus international et moins dépendant des idées qui caractérisaient la structure de l'État.

    Si l'on y réfléchit bien, tous les récents scandales financiers du Vatican sont nés et ont évolué dans le contexte italien. Même le récent procès du Vatican, qui concernait principalement l'investissement dans une propriété à Londres, impliquait principalement des intermédiaires italiens, a fait l'objet d'enquêtes qui ont révélé des liens avec des politiciens, des gestionnaires ou même des services secrets italiens, et a été traité par des magistrats italiens ne travaillant au Vatican qu'à temps partiel - ce qui est un signe de la faiblesse du système judiciaire du Vatican, soulignée entre autres par la commission MONEYVAL du Conseil de l'Europe.

    Les signes sont nombreux.

    Le 15 février, le pape François a nommé le général à la retraite Salvatore Farina à la tête de la Direction des infrastructures et des services de l'État de la Cité du Vatican. Il est intéressant de noter que le général Farina prend la place d'un prêtre et que, dans la pratique, un ancien cadre supérieur de l'armée italienne est appelé à diriger la Direction des infrastructures et des services, qui a notamment un rôle dans le contrôle des appels d'offres conformément à la dernière loi sur les marchés publics du Vatican.

    En 2020, le pape François a nommé cinq gentilshommes de Sa Sainteté - ceux qui assistent et gèrent les visites des chefs d'État et des dignitaires au pape François - en les prenant dans les rangs des bureaux cérémoniels italiens. D'une certaine manière, c'est un signe de faiblesse, car le Saint-Siège a son propre langage cérémoniel, qui précède le langage italien et qui est de plus en plus mal compris.

    La centralisation du pouvoir dans le pape, avec la fin de l'ère des trois papes et l'omniprésence de l'intervention du pape dans les décisions, conduit paradoxalement à une vision opposée à celle mise en avant par le pape François : la structure de l'État prévaut sur celle du Saint-Siège, et donc la bureaucratie devient plus importante que la mission - ce qui a également été certifié lorsque le pape a transformé l'Elemosineria apostolique en Dicastère pour le service de la charité, éliminant un membre de la famille papale afin de bureaucratiser et de nationaliser la charité du pape.

    Mais si c'est l'État qui fait foi, et si l'État vit dans un "hôpital de campagne" réglementaire parce qu'il n'y a pas eu de véritable formation à la loi vaticane, alors il faut prendre des points de référence. Et le premier point de référence a toujours été l'Italie.

    Ainsi, un chemin de croissance et d'indépendance s'est en quelque sorte arrêté. Au nom des réformes nécessaires, nous nous trouvons aujourd'hui dans une situation de rupture substantielle avec le passé récent, visant à tout changer et à montrer le changement. Dans de nombreux cas, il y a un manque d'écoute des différentes demandes. Une vision est imposée, avec l'idée - cf. le débat sur Fiducia supplicans, la Déclaration du Dicastère pour la Doctrine de la Foi sur les bénédictions des couples irréguliers - que ceux qui critiquent la réforme ou soulignent ses côtés critiques, ne comprennent tout simplement pas ce qui est en train de se passer.

    En fin de compte, cela peut être lu comme une colonisation idéologique paradoxale et brutale réalisée alors que le Pape la dénonce.

  • Samedi 16 mars : Pèlerinage de Bruxelles à Louvain en l'honneur de saint Joseph (FSSP)

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    La Paroisse des Saints Jean et Étienne « aux Minimes » vous invite au

    Pèlerinage en l’honneur de saint Joseph :

    Samedi 16 mars 2024 de Bruxelles à Leuven

    Pèlerinage en l’honneur de saint Joseph pour les hommes (à partir 18 ans) :
    « Édifiez-vous sur le fondement de votre très sainte foi » (Jude 20),

    organisé par la Fraternité Sacerdotale Saint Pierre

    Au programme :

     Messe à 8h à l'église des Saints-Jean-et-Etienne aux Minimes (62 rue des Minimes, 1000 Bruxelles).

     Puis rendez-vous à la gare de Bruxelles-Central pour prendre le train jusque Zaventem. De là, marche jusque Leuven (+- 20km), avec chapelets, chants, enseignements, confessions. Retour en train jusque Bruxelles.

    Inscription obligatoire par mail à fsspbru@gmail.com
    www.fssp.be

  • Burkina Faso : plus de 15 morts dans l'attaque d'une église catholique

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    D'Arnaud Bevilacqua sur le site du journal la Croix :

    Burkina Faso : au moins quinze morts dans une attaque contre une église catholique

    Le diocèse de Dori, dans le nord-est du Burkina Faso, a fait état d’une attaque, dimanche 25 février, contre la communauté catholique du village d’Essakane, dans la région du Sahel, qui aurait fait au moins 15 morts.

    25/02/2024

    Au moins quinze morts et deux blessés. C’est le bilan provisoire, selon le diocèse de Dori, dans le nord-est du Burkina Faso, d’une attaque visant la communauté catholique du village d’Essakane, dans la région du Sahel, non loin des frontières du Mali et du Niger.

    « C’est dans la foi et dans l’espérance que nous portons à votre connaissance l’attaque terroriste dont a été victime la communauté catholique d’Essakane-Village ce jour 25 février 2024, alors qu’elle était réunie pour la prière du dimanche », a réagi le diocèse de Dori, au nom de son évêque, Mgr Laurent Dabiré.

    « En cette circonstance douloureuse, nous vous invitons à la prière pour le repos en Dieu de ceux qui sont morts dans la foi, pour la guérison des blessés et pour la consolation des cœurs éplorés, est-il écrit dans le communiqué. Prions aussi pour la conversion de ceux qui continuent de semer la mort et la désolation dans notre pays. Que nos efforts de pénitence et de prière en ce temps béni du Carême nous obtiennent la paix et la sécurité pour notre pays le Burkina Faso. »

    Des groupes terroristes qui contrôlent une partie du territoire

    Ce pays d’Afrique de l’Ouest est sous la menace de groupes terroristes armés depuis 2015, qui contrôlent de larges parties du territoire, principalement dans le Nord, à la frontière avec le Mali. Depuis le coup d’État du capitaine Ibrahim Traoré, en septembre 2022, l’armée mène une stratégie très offensive contre ces mouvements djihadistes. Les groupes islamistes armés commettent régulièrement des exécutions sommaires, des enlèvements et des pillages. Le conflit a entraîné le déplacement de plus de deux millions de personnes à l’intérieur du pays et fait plus de 16 000 morts – civils et militaires –, selon l’ONG Acled.

    Dans ce contexte sécuritaire dramatique, la population, dont une minorité de chrétiens, est prise en étau. Dans un entretien à La Croix, en juin 2023, Mgr Laurent Dabiré évoquait les chrétiens au Sahel où la situation est telle « que l’Église est en difficulté, et que des communautés chrétiennes ont disparu – ou se trouvent en passe de disparaître »« Alors que notre pays était très réputé auparavant pour sa tradition de dialogue et de cohabitation interreligieuse pacifiste, expliquait-il alors, ces groupes terroristes cherchent notamment à diviser la population, en jouant sur les différences ethniques et religieuses, pour propager partout leur vision d’un islam radical. Ils alimentent ainsi un climat de soupçons entre les communautés. »

  • Massacré, le peuple congolais est abandonné à son triste sort (cardinal Ambongo)

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    Du Père Stanislas Kambashi, SJ sur Vatican News :

    Cardinal Ambongo: massacré, le peuple congolais est abandonné à son triste sort

    Le cardinal Ambongo a célébré ce samedi 24 février une messe pour la paix dans l'Est de la RDC. Le peuple congolais massacré est abandonné à son triste sort, a-t-il déploré, stigmatisant l’indifférence de la communauté internationale. L’archevêque de Kinshasa a aussi fustigé les velléités expansionnistes de certains pays voisins du Congo qui se livrent au pillage systématique des richesses de son sous-sol, en alliance avec des multinationales étrangères.

    Sur invitation de la Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco), qui a appelé chaque évêque à organiser une messe pour la paix dans son diocèse, le cardinal Fridolin Ambongo a célébré samedi 24 février une messe «pour implorer la paix en République démocratique du Congo et particulièrement dans la partie Est». Depuis le début du mois de février, les combats se sont intensifiés autour de Goma entre l'armée congolaise et les rebelles du M23, soutenus par le Rwanda voisin. 

    ans la cathédrale Notre-Dame du Congo, l’archevêque de Kinshasa était entouré d’une grande foule de fidèles, dont des diplomates des pays étrangers. Dès l’entame de la messe, le cardinal a remercié tous «d’être venus nombreux prier à cette intention, avec l´espoir d´un retour de la paix durable sur le sol congolais».  Il a particulièrement demandé de porter dans les prières le peuple congolais victime des conflits armés, particulièrement les populations meurtries et traumatisées dans l’Est du pays, tout comme celles qui vivent en insécurité dans le territoire de Kwamounth, dans l’Ouest du Congo. Il les a rassurés de la proximité de Dieu et de la sollicitude de l’Eglise, qui se sent aussi touchée et blessée dans ses membres.

    Transformer les armes de guerre en des outils de développement humain intégral

    En partant de la lecture du livre d’Isaïe choisie pour la circonstance, l’archevêque de Kinshasa a déclaré que Dieu a un projet de paix perpétuelle pour le monde et les hommes doivent comprendre l’urgence d’apporter le réconfort aux victimes de la violence. «En d’autres termes, il s’agit de transformer nos armes de guerre en des outils de développement humain intégral», en arrêtant le cycle de la violence afin de créer des conditions favorables au bonheur véritable de tous les peuples de la terre. «Aucune nation ne doit faire la guerre à l’autre!», a-t-il insisté. En commentant la parabole du Samaritain tirée de l’Evangile de Luc, il a souligné que «agir pour la paix signifie avant tout connaître la situation concrète des victimes, s’approcher d’elles et se laisser toucher par leurs souffrances; c’est aussi panser leurs blessures». 

    Le «transfert du conflit interethnique rwandais a fini par dévoiler son agenda caché»

    Se penchant ensuite sur la situation de son pays, le cardinal Ambongo a estimé que «le peuple congolais ressemble aujourd’hui à cet homme dépouillé, roué de coups et laissé à moitié mort par des bandits», stigmatisant ainsi l’indifférence de la communauté internationale. Les populations de l’Est de la RDC vivent une véritable tragédie et un vrai supplice, qui durent déjà depuis bientôt trois décennies, a-t-il souligné, évoquant la mise en garde des évêques du Congo au début de ces conflits. Au moment de l’éclatement du génocide au Rwanda en août 1994, a-t-il rappelé, la Conférence des évêques du Zaïre (l’actuelle RDC), avait tiré la sonnette d’alarme en alertant les dirigeants du pays et la communauté internationale sur les risques de la crise; particulièrement sur l’insécurité et la déstabilisation socio-économique de l’Est du Zaïre, dû au transfert du conflit rwandais dans leur pays.

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  • Il fut transfiguré devant eux (2e dimanche du carême)

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    Du Père Simon Noël OSB, cette homélie publiée sur son blog :

    La Transfiguration

    27 février 2021


    Le carême est un temps de conversion et de pénitence. Alors on peut se demander pourquoi l’Église nous fait lire en ce dimanche le récit lumineux et glorieux de la Transfiguration. Mais c'est parce que le carême nous prépare à la fête de Pâques, qui sera le triomphe de la lumière divine sur toutes nos ténèbres, la victoire de la vie sur la mort.

    Jésus prend avec lui trois de ses apôtres et monte sur une montagne pour se livrer avec eux à la prière. Ainsi Jésus nous invite à prier avec lui, à nous retirer de nos occupations pour nous livrer à la méditation, à la contemplation et à la prière. Pensons-nous, lorsque nous prions, que nous sommes en compagnie du Christ qui prie avec nous et pour nous ? Notre prière rejoint celle du Christ. Le Saint-Esprit prie en nous, car nous ne savons prier comme il faut, et Jésus au ciel est notre médiateur et notre avocat auprès du Père. Il offre sans cesse ses saintes plaies pour qu'il nous soit fait miséricorde. N'oublions pas aussi la Sainte Vierge, qui nous soutient auprès de son divin Fils par son intercession maternelle et toute-puissante.

    Pendant qu'il priait ainsi sur la montagne, Jésus fut transfiguré devant ses apôtres. La lumière de gloire qui émanait du Christ à ce moment-là était celle de sa divinité éternelle. Bien que tant que nous sommes sur terre, il nous soit impossible de savoir comment cela pourra se faire, quand nous serons au ciel, la vision de la gloire du Dieu Trinité nous remplira d'un bonheur qui ne cessera jamais et dont nous ne nous lasserons jamais. Jamais cela ne nous ennuiera, comme le prétendent certains, car nous ne cesserons de découvrir dans les perfections divines de nouvelles beautés. En outre nous jouirons au ciel d'un nombre incalculable d'autres bienfaits secondaires et notre éternité se passera dans un bonheur qui ne cessera jamais de grandir. Que cette magnifique espérance nous soutienne dans toutes les épreuves de cette vie.

    Avant sa douloureuse passion, qui allait tellement les déconcerter, Notre-Seigneur a voulu aussi par cette transfiguration annoncer sa résurrection à ses apôtres. Ce sont les trois mêmes disciples qui assisteront à l'agonie sanglante du Christ au Jardin des oliviers. Cela nous rappelle que si cette vie sur terre est souvent remplie de peines, de souffrances, de tentations et d'épreuves, après la mort, ce sera la gloire du ciel, si nous avons été fidèles à Dieu.

    Saint Pierre, devant cette vision du Christ transfiguré, va dire à Jésus : Maître, il est bon pour nous d'être ici. Nous ne devons jamais dans la prière et la contemplation rechercher à sentir quoi que ce soit, à rechercher quelque forme de dévotion sensible que ce soit. Souvent notre prière est un combat, nous ne sentons rien, nous sommes dans la sècheresse et l'aridité. Mais si nous persévérons et ne nous décourageons pas, à certains moments et de manière inattendue, le Seigneur nous rend visite et nous remplit de lumière, d'amour et de consolation sensible. Alors nous devons rendre grâce, car ces moments nous sont accordés comme un avant-goût du paradis. Mais tout cela n'arrive que de temps en temps.

    Ensuite, c'est la nuée qui vint les couvrir tous. La nuée c'est la gloire divine et la voix qui va se faire entendre dans cette nuée est celle du Père éternel. Dans cette grâce qui leur était faite, les trois apôtres ne pouvaient qu'adorer Dieu. Dieu est l'être absolu, créateur et souverain maître de tout ce qui existe. Notre premier devoir envers lui est donc celui de l'adoration et de la louange. Car nous lui devons tout et il est infiniment parfait et souverainement aimable en lui-même. On raconte qu'une abbaye connaissait des problèmes communautaires. Lors d'une visite canonique, le visiteur conseilla au père abbé de demander à ses moines de faire sept fois par jour un acte bref mais profond d'adoration de la majesté divine. En peu de temps les problèmes disparurent. L'adoration et la louange gratuite en effet nous libèrent intérieurement et notre vie s'améliore.

    Celui-ci est mon fils bien-aimé ; écoutez-le, dit la voix au sein de la nuée. Peu de temps auparavant, saint Pierre avait confessé que le Jésus était le Christ, le Fils de Dieu. La voix vient confirmer cette profession de foi du premier des apôtres. Le Père glorifie son Fils, et il le fera de manière définitive par la résurrection et l'ascension de Jésus, quand Jésus dira : Tout pouvoir m'a été donné au ciel et sur la terre. Nous devons donc écouter Jésus, le suivre et lui obéir. Nous écoutons Jésus en lisant l’Évangile, la vie des saints et en écoutant l’Église qui nous parle en son nom.

    Voilà quelques points mis en lumière par l'évangile de ce jour. Tournons-nous vers le Christ et servons-le de notre mieux, lui qui est maintenant au ciel dans toute sa gloire, et qui est présent caché dans le saint-sacrement de l'Eucharistie.

  • La lumière qui ne s'éteint jamais

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    (Archive 2012)

    Le pape Benoît XVI a développé cette thématique lors de l'angelus, en ce dimanche de la Transfiguration (source : ZENIT.ORG) :

    Ce dimanche, deuxième dimanche de carême, est caractérisé par la Transfiguration du Christ. En effet, durant ce parcours de carême, la liturgie, après nous avoir invités à suivre Jésus dans le désert, pour affronter et vaincre avec Lui les tentations, nous propose de gravir avec Lui la « montagne » de la prière, pour contempler sur son visage humain la lumière glorieuse de Dieu. L’épisode de la transfiguration du Christ est rapporté de manière unanime par les évangélistes Matthieu, Marc et Luc. On y trouve deux éléments essentiels : tout d’abord, Jésus monte avec les disciples Pierre, Jacques et Jean sur  une haute montagne, où « il est transfiguré devant eux » (Mc 9,2), son visage et ses vêtements resplendissent de lumière, tandis qu’à côté de Lui apparaissent Moïse et Elie; deuxièmement, une nuée couvre le sommet de la montagne et d’elle sort une voix qui dit : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé. Écoutez-le! » (Mc 9,7). Donc la lumière et la voix: la lumière divine qui resplendit sur le visage de Jésus, et la voix du Père céleste qui témoigne pour Lui et ordonne de l’écouter.

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  • Celui-ci est mon fils bien-aimé

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    la Transfiguration par fra Angelico, San Marco, Florence

    Commentaire pour le 2e dimanche de carême proposé par l'Evangile au Quotidien

    Saint Ephrem (v. 306-373), diacre en Syrie, docteur de l'Église
    Opera Omnia, p. 41 (trad. Brésard, 2000 ans C, p. 292) :

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  • A l’ONU, les pays du Sud  se sont opposés aux pays du Nord sur le langage de la famille

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    De zenit.org :

    ONU : Débats autour du statut de la famille

    Les pays pauvres défendent l’héritage de saint Jean-Paul II 

    22 février 2024

    Center for Family and Human Rights/New York, 19 février 2024 / Les États membres de l’ONU ont célébré le 30e anniversaire de l’Année internationale de la famille, mais dans une résolution adoptée par la Commission annuelle du développement social de l’ONU, les pays du Sud  se sont opposés aux pays du Nord sur le langage de la famille.

    La résolution réaffirme les accords antérieurs déclarant que la famille est « l’élément naturel et fondamental de la société », une définition qui fait référence au mariage entre un homme et une femme en tant que fondement de la société.

    « Comme indiqué il y a plus de trente ans dans la première résolution sur l’Année internationale de la famille (résolution 44/82), l’objectif de cette célébration était de sensibiliser les gouvernements, les décideurs politiques et le public à la famille en tant qu’unité naturelle et fondamentale de la société.

    Aujourd’hui, des forces puissantes tentent activement d’effacer cette prise de conscience », a déclaré un délégué du Nigeria.  « Je tiens à souligner que toute référence à la famille et à la politique familiale dans cette résolution doit être comprise en fonction de cet objectif », a-t-il insisté, soulignant que les efforts visant à s’opposer à la famille naturelle fondée sur le mariage entre un homme et une femme vont à l’encontre de ce que les accords des Nations Unies et le droit international contraignant disent depuis longtemps au sujet de la famille.

    Au cours de la deuxième semaine de février, des représentants de l’Union européenne et d’autres pays occidentaux avaient demandé la reconnaissance de « diverses formes de famille » ou la suppression des références à la famille dans la résolution. En réponse, la délégation du Saint-Siège s’est dite « profondément préoccupée par le fait que la famille est de plus en plus minimisée, voire dénigrée, dans les forums internationaux », dans une déclaration officielle. À l’issue de la réunion de la commission, un délégué du Saint-Siège a remercié la commission d’avoir dûment reconnu l’anniversaire dans la résolution et a appelé les pays à travailler ensemble pour promouvoir les politiques familiales dans les années à venir. 

    L’Année internationale de la famille, instituée en 1989 et célébrée pour la première fois en 1994, est l’une des nombreuses initiatives en faveur de la famille lancées par saint Jean-Paul II et le Synode du Vatican sur la famille de 1980. Les enseignements de Jean-Paul II ont incité toute une génération d’universitaires et d’hommes politiques catholiques à promouvoir des politiques favorables à la famille. L’intérêt particulier du Saint-Siège pour la politique familiale a été relayé par des délégations du monde entier, particulièrement en Afrique.

    Un délégué du Cameroun, s’exprimant au nom des 54 États membres du groupe africain, a déclaré : « Le point de vue du groupe africain est que le caractère central et indispensable de la famille en Afrique en tant qu’unité fondamentale de la société doit être renforcé et protégé afin qu’elle puisse jouer un rôle important. » 

    Les mêmes pays traditionnels qui ont salué la reconnaissance de l’Année internationale de la famille dans la résolution se sont plaints des tentatives visant à imposer la reconnaissance des questions liées à l’homosexualité et au transgenre au cours des négociations.  « Ma délégation reste préoccupée par la tentative de plusieurs délégations d’imposer un langage et des références qui ne correspondent à aucune réalité avec laquelle nous pourrions travailler au niveau national », a déclaré un délégué de l’Égypte. Il a ajouté qu’il était « vraiment regrettable » que les délégations occidentales se soient autant concentrées sur les « formes intersectionnelles de discrimination » (faisant par là référence aux questions relatives aux homosexuels et aux transsexuels) plutôt que sur des questions faisant l’objet d’un large consensus. Le délégué égyptien a mis en cause la délégation américaine. Le délégué américain s’est plaint que la résolution comprenait une mention sur le « droit au développement » et a déclaré que les résolutions de l’ONU n’étant pas contraignantes, elles ne modifiaient pas le droit international. « Je me demande pourquoi nous siégeons dans ce contexte pour négocier le langage que nous adopterons » a répondu le délégué égyptien.  Le Qatar, la Malaisie, la Libye, l’Iran, Djibouti, le Nigeria, le Mali et le Sénégal partagent les réticences de l’Égypte à l’égard des « formes intersectionnelles de discrimination ». 

    ONU : Débats autour du statut de la famille | ZENIT - Francais

  • Le martyre de saint Polycarpe (23 février)

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    im4075 (1).jpgDu site Patristique.org :

    Récit du martyre de saint Polycarpe

    Nous sommes à Smyrne en l’an 156. La persécution, sous les Antonins, était modérée et venait moins d’une politique systématique que des dénonciations de païens, qui répandaient force calomnies sur les cultes nouveaux. Les autorités, sans être dupes, mettaient à mort les chrétiens arrêtés ; à leurs yeux, ils commettaient au moins un crime de lèse-majesté en ne sacrifiant pas aux dieux, c’est-à-dire en ne reconnaissant pas la souveraineté absolue des Césars.

    Le martyre de Polycarpe émane ainsi de pressions populaires, et des autorités locales, mues par un esprit de démagogie et la volonté de faire un exemple. Ce supplice représente cependant un cas relativement isolé à cette période.

    Polycarpe, qui nous a laissé une épître (peut-être deux) aux Philippiens, était, dit-on, un disciple de saint Jean. Évêque de Smyrne, il avait fréquenté Ignace d’Antioche et Irénée de Lyon. À une telle école, le martyr ne se contente pas d’être un témoin du Christ, il veut être son imitateur, jusqu’à revivre lui-même les souffrances et la mort de son Maître qui le mettront en communion étroite avec son corps. Entre l’Évangile et la passion de Polycarpe, les coïncidences affluent, de noms, de lieux, de circonstances, mais plus profondément retentissent les grands mots évangéliques de la Passion, les « il faut », les « je suis », les métaphore du « pain » que dore le feu du supplice.

    C’est le plus ancien récit de martyre qui nous soit parvenu. Il fut diffusé dans toute la chrétienté et servit de modèle à d’autres « imitateurs du Christ ».

    Récit du martyre de Polycarpe

    L’Église de Dieu qui réside à Smyrne à l’Église de Dieu qui est à Philomélion et à toutes les communautés que l’Église sainte et universelle a partout établies. Que Dieu notre Père et notre Seigneur Jésus-Christ vous remplissent de miséricorde, de paix et d’amour !

    Frères, c’est pour vous que nous rédigeons les actes des martyrs et du bienheureux Polycarpe, dont le supplice sembla achever la persécution en la frappant de son sceau.

    En presque tous les événements qui précédèrent sa mort, le Seigneur nous montre un martyre tout entier évangélique. Polycarpe a attendu d’être livre, comme le Seigneur, afin qu’imitant son exemple, nous regardions moins notre intérêt que celui de notre prochain. L’amour, quand il est vrai et fort, n’incline pas à se sauver seul, il aspire au salut de tous les frères.

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