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Eglise - Page 327

  • Le Congrès Mission commence ce vendredi 15 mars!

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    Congrès Mission - Missiecongres

    Le Congrès Mission commence ce vendredi 15 mars!

    Il est temps pour nous de vous donner les derniers détails pratiques de ce weekend exceptionnel. Lisez-bien ce message, vous y trouverez une quantité d'informations:

    Les ouvriers de la dernière heure étant récompensés aussi largement que les autres, il est encore temps de nous aider en devenant volontaires! <img class="an1" draggable="false" src="https://fonts.gstatic.com/s/e/notoemoji/15.0/1f607/32.png" alt="

  • Malaisie : de plus en plus de demandes de baptême

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    Une dépêche de l"Agence Fides :

    ASIE/MALAISIE - La communauté ecclésiale de Malaisie accueille et prépare le baptême de plus de 1700 adultes

    12 mars 2024  
     

    Kuala Lumpur (Agence Fides) - Ces dernières années, la communauté catholique de Malaisie a enregistré un nombre croissant de demandes de baptême de la part d'adultes. Les adultes qui désirent être baptisés entreprennent un parcours selon les étapes prévues par le "Rite de l'initiation chrétienne des adultes", que les différents diocèses ont organisé et structuré, étant donné le nombre croissant de demandes de la part des paroisses. Comme l'a appris Fides, plus de 1700 catéchumènes malaisiens recevront le Baptême lors de la Veillée Pascale de 2024.

    C'est avec joie et inquiétude que 547 catéchumènes de différentes paroisses se sont réunis dans l'église de la Sainte Famille, dans l'archidiocèse de Kuala Lumpur, pour le "Rite de l'élection". Ils étaient accompagnés de catéchistes, de parrains et marraines, de curés et de nombreux fidèles. L'archevêque Julian Leow leur a rappelé la fidélité d'Abraham, qui était prêt à sacrifier son fils unique, Isaac, pour obéir au Seigneur. L'archevêque a également souligné l'obéissance de Jésus, fidèle à sa mission : se sacrifier pour donner le salut à tous. Aux élus, l'archevêque a rappelé leur engagement à rester fidèles à Dieu : "Dans le rite de l'élection, Dieu vous a appelés personnellement à faire partie de son peuple élu. C'est quelque chose de beau qui doit être célébré".

    Dans l'archidiocèse de Kota Kinabalu, 941 catéchumènes de 20 églises du territoire ont été officiellement inscrits dans le "Livre des élus". L'archevêque John Wong, qui présidait la célébration spéciale dans la cathédrale du Sacré-Cœur, les a chaleureusement accueillis, invitant chacun d'entre eux à se poser la question clé : "Qui est Jésus pour vous ? Qui est Jésus dans votre vie actuelle ? Quelle est votre expérience de Lui ? L'avez-vous accepté comme votre Dieu et votre Sauveur ? "Le baptême n'est que le début de la marche à la suite de Jésus", a déclaré le Prélat, rappelant aux catéchumènes que le choix de recevoir le baptême "est un choix de vie, pas une mode passagère". L'archevêque les a également exhortés à continuer à s'unir à Jésus par la prière, la lecture et la réflexion sur la Parole de Dieu, "en s'accrochant à Jésus, en s'appuyant sur Lui, en se laissant fortifier par Lui". Le diocèse de Melaka-Johor a également réuni récemment 240 catéchumènes, d'abord pour une retraite spirituelle - la première retraite physique après la pandémie - puis pour célébrer le "rite d'élection" dans l'église de l'Immaculée Conception, à Johor Bahru. Dans son homélie, Mgr Bernard Paul a souligné l'importance des trois dons, spéciaux et indispensables, que les candidats au baptême reçoivent sur leur chemin de foi : le Christ crucifié, la Bible et l'Eucharistie. "Vivez et contemplez la beauté et la force de ces dons dans le temps de la préparation personnelle, mais pas seulement, maintenant : tout au long de la vie", a-t-il dit. Le "Rite d'initiation chrétienne des adultes" - explique l'Église malaisienne - "est un voyage spirituel entrepris en compagnie de prêtres, de catéchistes et avec le soutien de la communauté ecclésiale. Il accompagne la découverte de la foi par l'enseignement, le partage, les prières, le culte communautaire, la communion et d'autres formes d'exercices expérientiels".

    Le "rite d'élection" se situe vers la fin de la période du catéchuménat. Au cours de ce rite - habituellement fixé au début du Carême - la communauté ecclésiale, sur la base des témoignages des parrains et marraines, des catéchistes et compte tenu de la volonté exprimée par les catéchumènes, procède à l'"élection" qui les initie à recevoir les sacrements de l'initiation. Les catéchumènes inscrivent leur nom dans le "Livre des élus" en gage de fidélité. Pendant le Carême, ils poursuivent leur chemin par trois "scrutins" (moments d'approfondissement et de discernement spirituel), en prononçant le "Credo" et le "Notre Père". Le processus s'achève par la célébration des sacrements de l'initiation chrétienne (baptême, confirmation, eucharistie) au cours de la veillée pascale. Il faut noter que le chemin du catéchuménat n'est pas sans obstacles et difficultés. Par exemple, beaucoup de ceux qui sont initialement éloignés de la pratique de l'Église n'ont aucune idée des conditions qui peuvent être liées à la sphère du mariage, du divorce ou d'autres situations personnelles. L'Église malaisienne adopte une approche "d'accueil, d'accompagnement et de discernement" des personnes qui s'adressent à la communauté pour connaître le Christ et son Évangile et, éventuellement, demander à devenir chrétiennes.

    Sur une population de 23 millions d'habitants, la Malaisie compte 60,4 % de musulmans et 9,1 % de chrétiens. Les catholiques, répartis dans 9 diocèses entre la Malaisie péninsulaire et l'île de Bornéo, sont environ 1,3 million au total.

    (PA) (Agence Fides 12/3/2024)

  • 6 - 11 mai : Retraite de Saint Ignace pour femmes (FSSP)

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    Retraite de Saint Ignace pour femmes (Belgique)

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    Après la retraite pour hommes (4-9 mars) qui fut une réussite, l’Œuvre des Retraites du district de France de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pierre organise encore cette année en Belgique une retraite selon les Exercices spirituels de Saint Ignace :

    À la Maison Marie Médiatrice de toutes grâces de la Communauté des Béatitudes, à Thy-le-Château (environ 20km de Charleroi).

    Informations et inscriptions sur le site de l’Œuvre des Retraites (cf. le lien ci-dessus).

  • Fiducia Supplicans : l'oecuménisme mis à mal

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    De Christopher R. Altieri sur le Catholic World Report :

    Fiducia supplicans, effondrement œcuménique et Église copte orthodoxe

    Le pape François considère toute cette controverse à travers le prisme de sa personne, mais il ne s'agit pas vraiment de cela.

    9 mars 2024

    On peut dire qu'il aurait dû le voir venir.

    Le "il" dans cette phrase est le pape François. La chose qui s'annonçait, eh bien, elle est arrivée vendredi : une déclaration de l'Église copte orthodoxe annonçant la suspension des relations œcuméniques avec Rome.

    La raison du retrait des coptes orthodoxes est la récente déclaration du DDF, Fiducia supplicans, sur la bénédiction des couples en "unions irrégulières", y compris les unions entre personnes de même sexe.

    L'Église copte orthodoxe a pris cette décision lors d'une réunion présidée par son chef, le pape Tawadros II, à Alexandrie.

    "Après consultation des Églises sœurs de la famille orthodoxe orientale, lit-on dans un communiqué de presse de l'Église orthodoxe copte daté du 7 mars, il a été décidé de suspendre le dialogue théologique avec l'Église catholique, de réévaluer les résultats obtenus depuis le début du dialogue, il y a vingt ans, et d'établir de nouvelles normes et de nouveaux mécanismes pour la poursuite du dialogue.

    La décision des coptes orthodoxes a donc été prise à l'issue d'une large consultation et constitue un indicateur puissant du sentiment ecclésiastique orthodoxe oriental en général.

    En fait, les coptes orthodoxes ne sont pas la première Église orthodoxe à exprimer sa consternation à l'égard de Fiducia Supplicans.

    Le métropolite Hilarion Alfeyev de Budapest, un prélat orthodoxe russe de haut rang qui a été pendant des années le principal responsable œcuménique de l'Église orthodoxe russe, a dirigé en février une réunion de la Commission synodale biblico-théologique de l'Église orthodoxe russe, au cours de laquelle les évêques russes ont décidé à l'unanimité que Fiducia supplicans était une "innovation" qui "s'écarte fortement de l'enseignement moral chrétien".

    Associée à une déclaration des évêques catholiques de Russie qui a également critiqué les suppliciés de la Fiducie, la déclaration orthodoxe russe équivaut à un rejet retentissant non seulement des développements disciplinaires autorisés par Fiducia Supplicans, mais aussi de toute sa raison d'être. Les Russes, cependant, pourraient peut-être être ignorés en toute sécurité - pour le dire avec le Pape François - en tant que "chien[s] courants de Poutine" Mais le pape François ne peut pas ignorer l'Église orthodoxe copte ni le pape Tawadros II, leur chef, qui siège au siège de Saint-Marc et qui est le seul autre chef chrétien à se présenter légitimement comme le fait François.

    L'une des raisons pour lesquelles cette évolution représente un véritable désastre est que le pape François a sans doute fait plus pour favoriser les relations avec les coptes orthodoxes que n'importe qui d'autre dans l'histoire.

    La décision du pape François de reconnaître la canonisation par l'Église copte orthodoxe de vingt-et-un martyrs coptes de Libye était réellement et véritablement historique, tout comme la Divine Liturgie que le pape Tawadros II a célébrée dans l'archibasilique de la cathédrale de Rome, Saint-Jean-de-Latran, alors que Tawadros était à Rome pour une visite qui aurait été capitale même sans ces événements.

    Il est difficile de dire à quel point ce retournement provoqué par Fiducia supplicans est grave. (...)

    Pourquoi le pape François ferait-il exploser son propre héritage ? Répondre à cette question n'est pas difficile, c'est impossible.

    Pour commencer à y répondre, il faut accepter de psychologiser. Pour le pape François, il s'agit d'une question personnelle.

    "Personne ne se scandalise si je donne une bénédiction à un entrepreneur qui exploite peut-être les gens, ce qui est un péché très grave", a déclaré le pape François à l'hebdomadaire italien Credere en février 2024, "alors qu'ils se scandalisent si je la donne à un homosexuel, c'est de l'hypocrisie ! C'est de l'hypocrisie !

    Le fait est que personne n'a été scandalisé par la notion d'un pape ou de toute autre personne donnant une bénédiction à un homosexuel. Cela arrive tout le temps. Mais Fiducia supplicans appelle à la bénédiction de personnes dans des relations homosexuelles qui apparaissent comme des couples et le fait en inventant une catégorie fantomatique de "bénédictions non-liturgiques" qui d'une certaine manière - magiquement ? - ne bénissent que les personnes qui sont dans l'union mais pas l'union elle-même.

    La raison pour laquelle les gens ont du mal à comprendre cela est que cela n'a aucun sens.

    L'interview avec Credere était la deuxième que le Pape François donnait en autant de semaines à des médias amis désireux de l'aider dans ce qui semblait être une sorte de tournée de contrôle des dégâts de Fiducia supplicans, la première ayant été accordée à La Stampa (où son chargé de communication, Andrea Tornielli, a longtemps été chez lui).

    Le pape François y a déclaré : "L'Évangile est de sanctifier tout le monde". Personne ne peut le contester. "Bien sûr", a également déclaré François, "il doit y avoir de la bonne volonté". Bien sûr.

    "Et il est nécessaire de donner des instructions précises sur la vie chrétienne", a poursuivi le pape François, ajoutant entre parenthèses que "ce n'est pas l'union qui est bénie, mais les personnes".

    "[N]ous sommes tous pécheurs", a ajouté le pape François, à juste titre encore.

    "Pourquoi, a demandé le pape François, devrions-nous faire une liste des pécheurs qui peuvent entrer dans l'Église et une liste des pécheurs qui ne peuvent pas être dans l'Église ? Nous ne devrions pas.

    Pourquoi ?

    "Ce n'est pas l'Évangile.

    Non, ce n'est pas l'Évangile.

    En d'autres termes, le pape François considère toute cette controverse à travers le prisme de sa personne. Il la considère comme une sorte de référendum sur ses inclinations pastorales personnelles, ses engagements et ses décisions.

    Le fait est qu'il ne s'agit pas vraiment de cela.

    Comme beaucoup de catholiques - y compris les évêques latins de tout un continent et toute une Église orientale autocéphale, l'Église gréco-catholique ukrainienne - l'Église copte orthodoxe a reçu Fiducia supplicans comme une rupture radicale non seulement avec la doctrine chrétienne, mais aussi avec une saine anthropologie et, franchement, avec le bon sens.

    Il ne s'agit pas d'une question personnelle.

    Le pape François a choisi un favori mal préparé et moralement compromis, le cardinal Victor Manuel Fernandez, pour diriger le Dicastère pour la doctrine de la foi. François a donné à Fernandez un large mandat essentiellement pour "mettre le bazar" théologique et autre, mais pas pour se mêler des questions de droit et de justice. Mission accomplie.

    Le pape François pourrait faire un grand pas en avant pour réparer ce gâchis particulier en déclarant que Fiducia supplicans est ce qu'elle est presque en fait : une lettre morte. Il pourrait aller encore plus loin en renvoyant Fernandez. Il est très peu probable que François fasse l'une ou l'autre de ces choses, car cela reviendrait à admettre, au moins tacitement, qu'il a commis une erreur.

    Lire également : Coptic Orthodox Church Confirms Ecumenical Dialogue Suspended Due to Rome’s ‘Change of Position’ on Homosexuality

  • Emmanuel Macron accélère les changements législatifs visant à autoriser l'euthanasie et le suicide assisté en France

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    D'Hélène de Lauzun sur The European Conservative :

    Macron dévoile son plan drastique pour l'euthanasie

    Après avoir inscrit l'avortement dans la Constitution française, le président se prononce en faveur du suicide assisté.

    11 mars 2024

    Après plusieurs mois d'atermoiements, le président français Emmanuel Macron a accéléré les changements législatifs visant à autoriser l'euthanasie et le suicide assisté en France. Il a dévoilé son projet - qui doit être présenté au Parlement et voté d'ici le mois de mai - à la presse le dimanche 10 mars. Après avoir inscrit l'avortement dans la Constitution, il opte à nouveau délibérément pour une culture de mort.

    Dans une double interview, publiée à la fois par le journal chrétien La Croix et le journal de gauche Libération, Emmanuel Macron a précisé les contours de son projet de loi tant attendu sur "l'aide à mourir". Le projet est dans les tuyaux depuis de nombreux mois, puisque la réforme de la législation sur "l'aide active à mourir" était l'une de ses promesses de campagne pour son élection en 2022. Jusqu'à présent, le président a donné l'impression d'hésiter lorsqu'il s'agissait de passer à l'action. 

    Très inquiétant pour le monde médical français, le contenu de la proposition de loi va très loin dans le sens du lobby pro-euthanasie. Longtemps admirateur du "modèle belge" d'euthanasie, le Président Macron entend proposer un "modèle français de fin de vie", qu'il dit fait de "rassemblement" et de "fraternité".

    La loi française, telle que définie en 2016, prévoyait une "sédation profonde et continue" en cas de souffrances intolérables et d'impossibilité d'inverser un pronostic vital gravement engagé. Désormais, il sera possible, selon les termes de Macron, de "demander une aide à mourir dans certaines conditions strictes".

    Le président français se félicite de l'existence de garde-fous, mais il est légitime de se demander s'ils seront respectés. L'aide à mourir ne s'appliquera qu'aux personnes en âge de consentir, "capables d'un discernement plein et entier" - ce qui exclut, par exemple, les malades psychiatriques ou ceux atteints de la maladie d'Alzheimer -, souffrant d'une pathologie "incurable" avec "un pronostic vital engagé à court ou moyen terme", et subissant une souffrance "réfractaire" qui ne peut être apaisée.

    La décision sera ensuite soumise à un avis médical collégial. Si l'avis est positif, le patient se verra prescrire une substance létale, qu'il pourra s'administrer lui-même ou avec l'aide d'un tiers - médecin ou proche - s'il en est incapable, dans un délai de trois mois, au cours duquel il pourra à tout moment revenir sur sa décision. La procédure pourra se dérouler dans un établissement de soins, à domicile ou dans des maisons de retraite médicalisées. 

    Tous les critères sont donc réunis pour légitimer le suicide assisté, mais Macron réfute vigoureusement l'utilisation de ce terme ou celui d'euthanasie, rappelant que le consentement est indispensable et que l'acte est médicalement encadré selon des "critères précis".

    Dès l'annonce du contenu de la future loi, de nombreuses associations de santé se sont alarmées de ce qu'elles considéraient comme une proposition extrêmement dangereuse. Dans un communiqué de presse daté du 11 mars, un collectif de soignants a exprimé sa "colère, son désarroi et sa tristesse" face au contenu des annonces présidentielles. Ils dénoncent les conditions dans lesquelles le texte a été élaboré, puisque, malgré la promotion par Macron d'un "processus démocratique", les aidants n'ont pas été consultés depuis plusieurs mois. Le texte a été élaboré sans eux, comme en témoigne la rapidité avec laquelle la loi doit être présentée au Parlement. 

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  • Pourquoi Fiducia Supplicans doit être révoquée

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    Par Diane Montagna et Gerald E. Murray sur First Things :

    FIDUCIA SUPPLICANS DOIT ÊTRE RÉVOQUÉE

    ENTRETIEN AVEC LE FR. GERALD E. MURRAY

    7 mars 2024

    En mars 2021, la Congrégation pour la doctrine de la foi a publié, sous la direction de son ancien préfet, le cardinal Luis Ladaria Ferrer, un Responsum qui répondait par la négative à la question : "L'Église a-t-elle le pouvoir de donner la bénédiction aux unions de personnes de même sexe ?"

    Un peu moins de trois ans plus tard, sous la direction de son nouveau préfet, le cardinal Víctor Manuel Fernández, le Dicastère pour la doctrine de la foi, désormais rebaptisé, a publié Fiducia Supplicans (FS), qui affirme que les bénédictions mentionnées dans le Responsum sont des "bénédictions liturgiques" et introduit un nouveau type de bénédiction sacerdotale - une "bénédiction pastorale" - qui, selon lui, peut être donnée à des "couples de même sexe". Mais que sont les bénédictions pastorales et qu'entend la Déclaration par "couples" ? Et la réaction négative continue que la FS a reçue de la part des conférences épiscopales du monde entier peut-elle être attribuée au fait qu'elle n'a pas été lue attentivement, ou son examen minutieux ne fait-il que confirmer la décision des évêques qui ont décidé de ne pas l'appliquer dans leur diocèse ?

    Pour répondre à ces questions et à d'autres, je me suis entretenu avec le père Gerald E. Murray, prêtre new-yorkais et avocat canonique, au sujet de la déclaration.

    Père Murray, qu'est-ce qu'une bénédiction ? Quelle est la relation entre une bénédiction sacerdotale et le sacerdoce du Christ ? Et une bénédiction sacerdotale peut-elle être "extra-liturgique", c'est-à-dire n'avoir aucun rapport avec la liturgie ?

    Le Responsum de 2021, citant le Rituel romain, déclare que " les bénédictions appartiennent à la catégorie des sacramentaux, par lesquels l'Église 'nous appelle à louer Dieu, nous encourage à implorer sa protection et nous exhorte à rechercher sa miséricorde par la sainteté de notre vie' ". Le Responsum précise également que les sacramentaux font partie des actions liturgiques de l'Église. Les bénédictions sont donc des actions liturgiques par leur nature même. La catégorie des "bénédictions pastorales" est inconnue dans l'Église. Cette catégorie est décrite dans FS comme une "contribution novatrice" et un "véritable développement par rapport à ce qui a été dit sur les bénédictions dans le Magistère et les textes officiels de l'Église". FS affirme que les bénédictions pastorales entrent dans la catégorie de la "piété populaire" telle qu'elle est décrite dans le Directoire sur la piété populaire et la liturgie de 2002 de la Congrégation pour le culte divin. Il n'y a aucune preuve que l'Église ait jamais considéré les bénédictions sacerdotales comme des actes de piété populaire.

    Le Responsum cite également le Rituel romain, qui précise que les sacramentaux "ont été établis comme une sorte d'imitation des sacrements". Les bénédictions "sont avant tout des signes des effets spirituels obtenus par l'intercession de l'Église". Une bénédiction sacerdotale est un acte ministériel par lequel le représentant ordonné de Dieu demande la faveur divine sur ce qui est béni, communiquant ainsi que ce qui est béni est digne de recevoir une telle bénédiction. Toute relation à bénir doit d'abord être jugée digne aux yeux de Dieu de recevoir sa faveur. Les relations pécheresses ne sont pas dignes aux yeux de Dieu et ne peuvent être bénies. Le Responsum nous rappelle que Dieu "ne bénit pas et ne peut pas bénir le péché".

    Les personnes sont bénies, l'huile et l'eau sont bénies, les champs et les maisons sont bénis, mais les syndicats du crime, les instruments de torture et les contraceptifs ne le sont pas. Pourquoi certaines choses peuvent-elles être bénies et d'autres non ?

    Les bénédictions peuvent être conférées à des objets inanimés, à des animaux (comme la bénédiction des agneaux lors de la fête de Sainte-Agnès), à des personnes et à leurs relations. Le prêtre, en tant que ministre ordonné du Christ, demande à Dieu de regarder favorablement ce qui est béni, ce qui signifie qu'il a déterminé que ce qui est béni mérite la faveur de Dieu. Le Responsum est clair en ce qui concerne la bénédiction des relations humaines :

    Par conséquent, pour se conformer à la nature des sacramentaux, lorsqu'une bénédiction est invoquée sur des relations humaines particulières, outre l'intention droite de ceux qui y participent, il est nécessaire que ce qui est béni soit objectivement et positivement ordonné à recevoir et à exprimer la grâce, selon les desseins de Dieu inscrits dans la création, et pleinement révélés par le Christ Seigneur. . . . C'est pourquoi il n'est pas licite de bénir des relations ou des partenariats, même stables, qui impliquent une activité sexuelle en dehors du mariage, comme c'est le cas des unions entre personnes du même sexe.

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  • De saint Pie X à Vatican II : Dans la ligne du mouvement liturgique initié par Dom Guéranger (liturgie 44)

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    Liturgie 44 ‒ De saint Pie X à Vatican II : Dans la ligne du mouvement liturgique initié par Dom Guéranger (32 mn)

    https://youtu.be/xgiTNL_VziQ

    Après la première partie du cours qui abordait l'histoire de la liturgie, nous abordons certains points de la théologie de la liturgie. 

    Dans le cadre du mouvement liturgique initié par Dom Guéranger, le pape saint Pie X publiait en 1903 le Motu proprio « Tra le sollecitudini » (Parmi les sollicitudes) ; En 1963, les Pères conciliaires approuvaient la Constitution « Sacrosanctum Concilium ». Ces deux documents méritent une étude comparative. Saint Pie X précise très clairement que la musique liturgique doit être sacrée, c’est-à-dire clairement soustraite des influences de la musique profane ; qu’elle doit relever d’un art véritable, c’est-à-dire qui soit détachée de tout ce qui ferait d’elle un élément fonctionnel en sorte qu’elle puisse ainsi être uniquement attachée à ce qui porte à la contemplation ; enfin, qu’elle doit être universelle, c’est-à-dire capable de parler à toutes les cultures. Et le pape saint Pie X d’ajouter que ces qualités se retrouvent réunies à un degré supérieur dans le chant grégorien.

    COURS DE LITURGIE, PAR DENIS CROUAN, DOCTEUR EN THEOLOGIE, 2022-2024

    Pour accéder à la totalité de la playlist :

    https://www.youtube.com/playlist?list=PLuko328jWH_06CYFfUP8d6v_vzl9f4UbI

    Institut Docteur Angélique

    Cours donné par Denis Crouan, docteur en théologie, en entretien interactif avec Arnaud Dumouch.

    Vidéo du site http://docteurangelique.free.fr/fichiers/InstitutDocteurAngelique.htm, les œuvres complètes en français de saint Thomas d'Aquin.

    Denis Crouan, denis.crouan@wanadoo.fr; 2022-2024

  • Le pape invite l'Ukraine à "avoir le courage du drapeau blanc" et à négocier

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    De Vatican News :

    Le Pape sur la guerre en Ukraine: «N’ayez pas honte de négocier»

    Vatican News publie le texte de l'interview accordée en février par le Pape François à Lorenzo Buccella, journaliste de la Radio Télévision Suisse (RSI), que la chaîne suisse diffusera le 20 mars.

    Dans une interview accordée le 20 février dernier à la Radiotelevisione Svizzera italiana (RSI, chaîne publique suisse en langue italienne, ndlr), diffusée le 20 mars prochain, le Saint-Père évoque les guerres qui défigurent le monde, à commencer par celles en Terre Sainte et en Ukraine. Il revient sur la signification du blanc pour lui et sur toutes les taches qui le salissent.

    Comment trouver une boussole pour s'orienter sur ce qui se passe entre Israël et la Palestine?

    Nous devons aller de l'avant. Tous les jours, à 19 heures, j'appelle la paroisse de Gaza. 600 personnes y vivent et racontent ce qu'elles voient: c'est la guerre. Et cette guerre est menée par deux camps, pas par un seul. Les irresponsables sont ces deux camps-là qui se font la guerre. Et puis il n'y a pas que la guerre militaire conventionnelle, il y a aussi la "guérilla", pourrait-t-on dire, celle du Hamas par exemple, un mouvement qui n'est pas une armée. C'est une mauvaise chose.

    Mais devons-nous garder espoir en tentant une médiation?

    Regardons l'histoire: les guerres que nous avons vécues se terminent toutes par un accord.

    En Ukraine, certains appellent au courage de la reddition, du drapeau blanc. Mais d'autres disent que cela légitimerait le camp le plus fort. Qu'en pensez-vous?

    C'est une interprétation. Mais je pense que le plus fort est celui qui voit la situation, qui pense au peuple, et qui a le courage du drapeau blanc, c'est-à-dire de négocier. Et aujourd'hui, on peut négocier avec l'aide des puissances internationales. Le verbe "négocier" est un verbe courageux. Quand on voit qu'on est vaincu, que les choses vont mal, il faut avoir le courage de négocier. Vous avez honte, mais avec combien de morts tout cela finira? Négocier tant qu’il est temps, chercher un pays médiateur. Aujourd'hui, par exemple dans la guerre en Ukraine, beaucoup veulent servir de médiateurs. La Turquie s'est proposée pour cela. Et d'autres encore. N'ayez pas honte de négocier avant que la situation n'empire. 

    Avez-vous vous-même proposé de négocier?

    Moi je suis ici, c’est tout. J'ai envoyé une lettre aux Juifs d'Israël pour qu'ils réfléchissent à cette situation. Négocier n'est jamais une reddition. C'est le courage de ne pas conduire le pays au suicide. Les Ukrainiens, avec leur histoire, les pauvres, les Ukrainiens à l'époque de Staline, combien ils ont souffert...

    Est-ce le blanc du courage?

    On peut dire que c'est le blanc du courage. Mais parfois, la colère qui vous conduit au courage n'est pas blanche...

    Revenons à 2020, à la prière sur la place Saint-Pierre pendant la pandémie. Vous étiez un point blanc au milieu des ténèbres.

    À ce moment-là, on pouvait voir le point blanc, parce qu'il faisait nuit, tout était sombre. C'était une chose spontanée, faite sans réaliser qu'elle aurait une grande signification. C’était un moment spontané, aussi bien la solitude que la prière.

    À ce moment-là, vous étiez concentré sur ce que vous vouliez faire. Mais vous êtes-vous rendu compte que le message était en train de pénétrer dans toutes les maisons, chez toutes les personnes qui étaient obligées de rester chez elles?

    Je ne l'ai pas réalisé à ce moment-là. J'ai prié devant la Salus Populi Romani et devant le crucifix en bois apporté depuis la Via del Corso (il s’agit d’un crucifix en bois exposé dans l’église San Marcello del Corso, à qui est attribué miraculeusement la fin de l’épidémie de peste en 1522, ndlr). Je pensais à ce que je devais faire, mais je n'ai pas réalisé la transcendance de ce moment. J'ai aussi été éprouvé. J'avais cette souffrance et j'avais le devoir du médiateur, du prêtre, de prier pour les personnes qui souffraient. J'ai pensé à un passage biblique, lorsque David commet un péché en faisant le recensement d'Israël et de Judée et que le Seigneur fait mourir 70 000 hommes par une épidémie. À la fin, lorsque l'ange de la peste est sur le point de frapper Jérusalem, le Seigneur est ému et arrête l'ange parce qu'il a pitié de son peuple. Oui, j'ai pensé et prié: «Seigneur, sois ému et aie pitié du peuple qui souffre de ce fléau». Voilà ce que j’ai vécu ce jour-là.

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  • Homélie du quatrième dimanche de carême, dimanche de “laetare"

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    De Rennes Catholique :

    Le 11 mars : Homélie du quatrième dimanche de carême, dimanche de “laetare"

    En ce quatrième dimanche de Carême, appelé dimanche de “laetare”, c’est-à-dire “réjouis-toi”, l’antienne d’entrée de la liturgie eucharistique nous invite à la joie : « Réjouis-toi, Jérusalem […]. Exultez et réjouissezvous, vous qui étiez dans la tristesse ». Ainsi commence la messe. Quel est le motif de cette joie ? C’est le grand amour de Dieu envers l’humanité, comme nous le montre l’Evangile d’aujourd’hui : « Car Dieu a tellement aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne se perde pas, mais obtienne la vie éternelle. » (Jn 3,16). Ces paroles, prononcées par Jésus durant le dialogue avec Nicodème, synthétisent un thème qui est au centre de l’annonce chrétienne : même quand la situation semble désespérée, Dieu intervient, en offrant à l’homme le salut et la joie. Dieu, en effet, ne reste pas à l’écart, mais entre dans l’histoire de l’humanité, il se “mêle” à notre vie, il entre, pour l’animer de sa grâce et la sauver.

    Nous sommes appelés à prêter attention à cette annonce, en repoussant la tentation d’être sûrs de nousmêmes, de vouloir se passer de Dieu, en revendiquant une absolue liberté vis-à-vis de Lui et de sa Parole. Quand nous retrouvons le courage de nous reconnaître comme nous sommes – il faut du courage pour cela ! – nous réalisons que nous sommes des personnes appelées à régler nos comptes avec notre fragilité et nos limites. Alors il peut arriver d’être pris par l’angoisse, par l’inquiétude du lendemain, par la peur de la maladie et de la mort. Cela explique pourquoi tant de personnes, en cherchant une issue, empruntent parfois des raccourcis périlleux comme par exemple le tunnel de la drogue ou celui des superstitions ou des rituels de magie ruineux. Il est bon de connaître ses limites, ses fragilités, nous devons les connaître, pas pour nous désespérer, mais pour les offrir au Seigneur ; et Lui nous aide sur le chemin de la guérison, il nous prend par la main, et il ne nous laisse jamais seuls, jamais ! Dieu est avec nous et c’est pourquoi je me “réjouis”, nous nous “réjouissons” aujourd’hui: “Réjouis-toi, Jérusalem”, dit-on, parce que Dieu est avec nous.

    Et nous avons la véritable et grande espérance en Dieu Père riche de miséricorde, qui nous a donné son Fils pour nous sauver, et cela est notre joie. Nous avons aussi beaucoup de tristesses, mais, quand nous sommes de vrais chrétiens, il y a cette espérance qui est une petite joie qui grandit et qui te donne la sécurité. Nous ne devons pas nous décourager quand nous voyons nos limites, nos péchés, nos faiblesses : Dieu est là, proche, Jésus est sur la croix pour nous guérir. C’est l’amour de Dieu. Regarder le crucifix et nous dire : “Dieu m’aime”. C’est vrai, il y a ces limites, ces faiblesses, ces péchés, mais Il est plus grand que les limites, que les faiblesses et que les péchés. N’oubliez pas ceci : Dieu est plus grand que nos faiblesses, que nos infidélités, que nos péchés. Et prenons le Seigneur par la main, regardons le Crucifix et avançons.

    Que Marie, Mère de Miséricorde, nous mette dans le cœur la certitude que nous sommes aimés par Dieu. Qu’elle soit proche de nous dans les moments où nous nous sentons seuls, quand nous sommes tentés de capituler devant les difficultés de la vie. Qu’elle nous communique les sentiments de son Fils Jésus, pour que notre chemin de carême devienne expérience de pardon, d’accueil et de charité.

  • L'avortement inscrit dans la Constitution française : Et après ?

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    De Solène Tadié sur le National Catholic Register :

    L'avortement inscrit dans la Constitution française : Et après ?

    Censé être un "message symbolique" au reste du monde, de l'autre côté des Alpes, les organisations pro-vie appellent déjà à la mobilisation pour empêcher l'exportation du modèle français.

    8 mars 2024

    La pratique de l'avortement est désormais un droit constitutionnel en France, qui devient officiellement le deuxième pays de l'histoire à franchir ce pas, quelques décennies après la Yougoslavie communiste de Tito dans les années 1970.

    En prenant cette mesure pour adopter démocratiquement le droit à l'avortement, la France a également dépassé la situation qui prévalait au niveau national aux États-Unis avant l'annulation de l'arrêt Roe v. Wade en 2022, étant donné que cette constitutionnalisation américaine du droit à l'avortement s'est faite de manière judiciaire.

    Que signifie donc ce changement sans précédent, tant en France qu'à l'international ?

    Après plusieurs mois de débats parlementaires, les députés et sénateurs français réunis en Congrès à Versailles ont voté le 4 mars à une écrasante majorité (780-72) la révision constitutionnelle faisant de l'avortement une "liberté garantie". L'amendement avait déjà été approuvé par l'Assemblée nationale et le Sénat français au début de l'année.

    Pendant ce temps, sur l'Esplanade du Trocadéro à Paris, des scènes de liesse se sont déroulées, avec des bombes fumigènes violettes volant au rythme du tube pop Run the World (Girls) de Beyoncé, avec en toile de fond la Tour Eiffel scintillante affichant le message "My Body, My Choice" (Mon corps, mon choix).

    De telles images, en décalage avec la gravité du sujet, couplées au faste et à la théâtralité du Congrès de Versailles, ont provoqué la consternation d'un certain nombre d'observateurs et d'internautes - dont même des partisans de l'avortement - qui ont dénoncé l'indécence de nombreux soutiens politiques à ce projet de loi.

    "Notre pays se serait honoré en inscrivant plutôt [dans la Constitution] la promotion des droits de la femme et de l'enfant", écrit la Conférence des évêques de France dans un communiqué publié le jour du vote. Ils soulignent que "de tous les pays européens, même en Europe occidentale, la France est le seul où le nombre d'avortements ne diminue pas et a même augmenté au cours des deux dernières années".

    Ces observations sont corroborées par l'Institut national d'études démographiques français, qui a enregistré un chiffre record de 232 000 avortements en 2022, en forte hausse par rapport aux années précédentes, avec un ratio de 1 avortement pour 3 naissances en 2022, contre 1 pour 4 en 2017.

    Un "coup de communication

    En effet, si le président Emmanuel Macron a initié ce projet de modification de la Constitution, c'est moins pour protéger un "droit menacé" en France que pour donner des gages à ses électeurs de gauche dans un contexte social tendu et envoyer un message au reste du monde, à commencer par les États-Unis, dont le renversement de Roe v. Wade a provoqué une onde de choc dans le monde occidental en juin 2022. L'exposé des motifs du projet de loi l'indique directement en affirmant que le droit à l'avortement est menacé dans d'autres pays comme les Etats-Unis, la Pologne ou la Hongrie.

    Pour les opposants au projet de loi, cette initiative française n'est qu'un "coup de pub" dont les conséquences sont difficiles à mesurer.

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  • Espagne : Mgr Luis Argüello, un conservateur, présidera la Conférence des évêques

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    Du site de la FSSPX :

    Espagne : un conservateur prend les rênes de la conférence épiscopale

    L’archevêque de Valladolid a été élu par ses pairs à la tête de la Conférence des évêques d’Espagne. Opposant résolu à l’avortement et à l’euthanasie, promoteur de la cause de béatification d’Isabelle la Catholique, le profil du prélat incarne l’aile droite du catholicisme espagnol sur de nombreux sujets.

    Elu le 5 mars 2024 au premier tour de scrutin avec quarante-huit voix sur les soixante-dix-huit que compte la Conférence des évêques d’Espagne (CEE) Mgr Luis Argüello succède donc au cardinal-archevêque de Barcelone, Mgr Juan Jose Omella à la tête de la CEE.

    Les prélats espagnols ont donc clairement choisi un conservateur pour les diriger : faut-il y voir une réponse à la convocation romaine de tout l’épiscopat ? Revenons quelques mois en arrière : à la fin du mois de novembre 2023, le Souverain Pontife a reçu tous les prélats de la péninsule.

    De mémoire de fonctionnaires de la Curie, on n’avait plus vu cela depuis belle lurette. Officiellement, le Saint-Père voulait s’entretenir avec les évêques espagnols au sujet de la crise des vocations et des séminaires que traverse le pays, comme partout en Europe d’ailleurs.

    Mais, explique-t-on à Rome, une autre raison figure parmi les hypothèses avancées pour expliquer la convocation des évêques espagnols : la volonté du pape d’encourager l’ouverture d’une Eglise jugée trop fermée sur elle-même. Le pape serait inquiet de la nostalgie pour le passé nourrie par certains jeunes prêtres.

    Pour remédier à cela, le pape François n’a pas hésité à nommer à des postes-clés plusieurs évêques espagnols proches de sa ligne, à l’instar du cardinal-archevêque de Madrid, Mgr Jose Cobo Cano : ce haut prélat s’est distingué il y a plusieurs mois en bloquant la venue programmée de Mgr Georg Gänswein à Madrid. L’ancien secrétaire du défunt pape Benoît XVI venait pour évoquer la figure de son mentor. La décision, jugée brutale, de l’ordinaire de Madrid valait mieux qu’un long discours.

    En tout cas, il se murmure qu’au-delà des Pyrénées, l’épiscopat aurait peu apprécié la « remontée de bretelles » qui a eu lieu au mois de novembre dernier dans la ville éternelle, ce qui a pu jouer en faveur du choix de l’archevêque de Valladolid.

    Sans parler de l’onde de choc créée par la déclaration Fiducia supplicans, document émanant du Dicastère pour la doctrine de la foi (DDF) et permettant d’accorder aux couples illégitimes au regard du droit de l’Eglise, une bénédiction non rituelle.

    Si les évêques espagnols ont apporté leur soutien au pape François après les attaques contre la déclaration romaine, ils se sont toutefois bien gardés de se prononcer sur son application concrète, nombreux étant les fidèles et les prêtres heurtés par le document du DDF.

    La nomination d’un conservateur à la tête de la CEE permet ainsi de rassurer une Eglise locale en proie au doute, d’autant plus que la diminution de la foi dans la patrie de sainte Thérèse d’Avila va de pair avec l’islamisation croissante de la société, comme ailleurs en Europe.

    Un évêque ibère de l’aile progressiste résumait ainsi la situation au lendemain de l’élection de Mgr Argüello : « Nous avons perdu car nous ne sommes pas parvenus à faire saisir les besoins de l’Eglise de demain. » Rien à voir avec ce qui s’était passé en mars 2020, lorsque les cardinaux Omella et Osoro, alors considérés comme les hommes du pape dans le pays, ont pris en main la CEE.

    Une preuve de plus que la fièvre réformiste qui anime la maison Sainte-Marthe commence à lasser plus d’un évêque, car sur le vieux continent comme ailleurs, les yeux semblent désormais fixés sur l’horizon du futur pontificat.

  • Toute personne préoccupée par l'avenir de la foi catholique dans l'hémisphère nord devrait lire ce livre

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    De Filip Mazurczak sur le Catholic World Report :

    Observations et leçons d'une "Église pauvre dans un pays riche".

    Une critique de God Is Alive in Holland, un court livre d'entretien avec le cardinal Willem Jacobus Eijk, archevêque d'Utrecht et primat des Pays-Bas, réalisé par le journaliste italien Andrea Galli.

    5 mars 2024

    Malgré son titre optimiste, la lecture de God Is Alive in Holland, un court livre d'entretien avec le cardinal Willem Jacobus Eijk, archevêque d'Utrecht et primat des Pays-Bas, réalisé par le journaliste italien Andrea Galli, est une expérience plutôt dégrisante et souvent douloureuse. Cependant, il offre un espoir prudent qu'une nouvelle Église, petite mais au zèle contagieux, puisse émerger en Occident sur les décombres de la tourmente séculariste du dernier demi-siècle. Toute personne préoccupée par l'avenir de la foi catholique dans l'hémisphère nord devrait lire ce livre de toute urgence afin de tirer les leçons des erreurs commises par les Néerlandais et de réfléchir à la manière de reconstruire la Christianitas.

    À l'avant-garde de la laïcité

    À l'exception des sociétés post-communistes soumises à des décennies de propagande athée marxiste-léniniste (en République tchèque, en Estonie et dans les territoires constituant l'ancienne République démocratique allemande), aucune nation européenne n'est peut-être aussi sécularisée que les Pays-Bas. Dans une interview accordée en 2013 à Radio Vatican (citée dans le livre d'Edward Pentin, The Next Pope, qui présente le prélat néerlandais comme l'un des douze pababili), le cardinal Eijk a déclaré que la proportion de catholiques néerlandais assistant à la messe a chuté de 90 % dans les années 1950 à moins de 5 % il y a dix ans.

    Alors que, d'après mon expérience, la plupart des Tchèques sont apathiques à l'égard de la religion, l'attitude dominante des Néerlandais à l'égard de Dieu et de l'Église est l'hostilité. Cette attitude s'est manifestée de manière éclatante lors de la visite du pape Jean-Paul II aux Pays-Bas en 1985. Alors que le charisme de Jean-Paul II, son respect et sa connaissance des cultures locales ont suscité un enthousiasme généralisé, même dans des pays à faible population catholique comme la Grèce, Israël et le Japon, la participation aux événements papaux a été très faible en Hollande, une nation qui, comme l'Allemagne, a historiquement abrité une société mixte catholique-protestante. À Utrecht, des manifestants ont jeté des œufs pourris et des bombes fumigènes sur la papamobile en scandant : "Tuez le pape ! "Tuez le pape !" Pendant ce temps, une chanson intitulée "Popie Jopie" ("bouffon" en néerlandais) se moquant de saint Jean-Paul II a été classée dans le Top 40 aux Pays-Bas.

    Les Néerlandais n'ont pas seulement perdu leur foi au cours des soixante-dix dernières années, ils ont également été à l'avant-garde du rejet des tabous sociaux et de l'éthique judéo-chrétienne par le biais de la législation. En 2001, les Pays-Bas sont devenus la première nation au monde à légaliser le "mariage homosexuel" et, un an plus tard, la première à dépénaliser l'euthanasie. Outre ses nombreux peintres visionnaires, de Rembrandt à Van Gogh, la Hollande est peut-être surtout synonyme de tolérance légale de la consommation de cannabis à des fins récréatives.

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