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Eglise - Page 482

  • De nouveaux saints et bienheureux dont deux martyrs du nazisme

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    De Vatican News (Claire Riobé) :

    Canonisation:  nouvelle reconnaissance d'un miracle par le Pape François

    Le Pape François a approuvé le 9 avril la promulgation de nouveaux décrets par la Congrégation pour la cause des saints. Parmi les 10 chrétiens dont le cas était à l’étude, celui d'Artemide Zatti, un laïc italien déclaré bienheureux en 2002. La reconnaissance par le Vatican d'un miracle, qui lui avait été attribué en 2016, permettra de faire avancer son processus de canonisation.

    C’est une étape obligatoire de toute procédure de canonisation. À l’issue d’une audience accordée ce 9 avril au Cardinal Marcello Semeraro, Préfet de la Congrégation pour les causes des saints, le Pape François a approuvé la promulgation d’une série de nouveaux décrets concernant dix futurs saints chrétiens. Ces décrets confirment les «vertus d’héroïcité» de sept d’entre eux, condition essentielle à l'ouverture d'un procès de béatification. Ils reconnaissent également le miracle et le martyr de trois autres fidèles, ouvrant à l'un d'eux, le bienheureux Artemide Zatti, la voie pour entamer un processus de canonisation.

    Artemide Zatti, bientôt saint ?

    La congrégation pour les causes des saints reconnait ainsi un miracle opéré par l’intercession d’Artemide Zatti, laïc italien béatifié en 2002 par saint Jean-Paul II. Immigré en Argentine durant son adolescence, Artemide Zatti rencontra à 17 ans les Salésiens et entra comme profès au sein de la Congrégation. Sa grande dévotion pour Don Bosco le poussa à se consacrer aux malades, assumant finalement en tant que fidèle laïc la responsabilité d’un hôpital construit par les Salésiens. Il consacra sa vie au soin des plus démunis, en tant que directeur adjoint, administrateur et infirmier en milieu hospitalier. Particulièrement aimé de ses proches et de ses patients, il mourut d’une tumeur en 1951. Le miracle qui lui est attribué, opéré en 2016, est un cas de guérison d’un père de famille d’origine philippine, date de 2016.

    Giuseppe Bernardi et Mario Ghibaudo, martyrs du nazisme

    Les décrets de la congrégation pour les causes des saints confirment également le martyr de pères Giuseppe Bernardi et Mario Ghibaudo, prêtres diocésains italiens, exécutés le 19 septembre 1943 en raison de leur foi. Après l’armistice de 1943, la ville de Boves (Piémont, au nord de l’Italie), est demeuré un carrefour de passage et lieu d'exactions des forces allemandes. Alors qu’ils cherchaient à apporter aide et réconfort à la population, les deux prêtres italiens ont été assassinés par les forces SS, qui continuaient de semer la mort et la destruction dans la région.

    Les nouveaux vénérables

    Les décrets approuvés par le Saint-Père reconnaissent également les vertus héroïques de sept fidèles considérés, qui deviennent ainsi vénérables de l'Église. Parmi eux, l’évêque espagnol Martino Fulgenzio Elorza Legaristi, le missionnaire et évêque Francesco Costantino Mazzieri, de l’ordre conventuel franciscain, ainsi que des fondatrices d’instituts religieux Lucie Noiret, religieuse française de la Congrégation des Servantes du Sacré-Cœur de Jésus, et de Casimira Gruszczyńska, religieuse russe de la Congrégation des Sœurs Messagères du Cœur de Jésus.

    Enfin, trois fidèles laïques rejoignent également le rang des vénérables : l’espagnole Aurora Calvo Hernández-Agero, la polonaise Rosalia Celak, et l’italienne Maria Aristea Ceccarelli.

  • La liturgie selon Benoît XVI présente un bilan plus qu’intact

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    La réforme de l'esprit de la liturgie par Benoît XVI présente aujourd'hui un bilan plus qu’intact malgré l’abrogation du motu proprio du pape émérite par celui de son successeur sur le trône de Pierre : invité par KTO, Mgr Marc Aillet évêque de Bayonne, Lescar et Oloron était interrogé par Philippine de Saint-Pierre en 2013 sur cet esprit de "réforme de la réforme". Rétrospective :

  • "Pâques est la fête de l'espérance" (Mehdi Djaadi)

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    De KTO télévision :

    Après avoir grandi à Saint-Étienne, Mehdi Djaadi tombe dans la petite délinquance avant de trouver sa voie : celle de la comédie. De 2008 à 2010, il étudie le théâtre au Centre Dramatique National de Valence puis suit, pendant trois ans, les cours de la Haute école de théâtre de Suisse romande à Genève, dont il ressort diplômé en 2013. Deux ans plus tard, sa carrière décolle vraiment avec la comédie de Baya Kasmi « Je suis à vous tout de suite », au côté de Ramzy Bedia et Agnès Jaoui. Grâce à son interprétation, il figure à 28 ans dans la liste des trente-deux révélations du cinéma français et il est sélectionné pour le César 2016 du Meilleur espoir masculin. Dans son spectacle «Coming out », le comédien, fils d'immigrés algériens musulmans, raconte sa conversion au catholicisme avec fraîcheur, loin de la complainte victimaire et des assignations identitaires. Ce soir dans « Lumière intérieure », il se livre sur son rapport à Dieu, sa manière de vivre Pâques et sa vision d'artiste chrétien.

  • Le Chemin synodal allemand et l'embarras du Vatican

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    De fsspx.news/fr :

    Chemin synodal : embarras du Vatican et nouvelle attaque du catéchisme

    1/4/2022

    Après le communiqué de Mgr Stanislaw Gadecki publié sur le site de la Conférence épiscopale polonaise (CEP), révélant la désapprobation du pape François vis-à-vis du Chemin synodal allemand, le porte parole du Vatican, Matteo Bruni, a fait une mise au point, dont la teneur est plutôt sibylline, comme il fallait s’y attendre.

    Après les révélations du communiqué de la CEP, la communication du Vatican a dû faire front et éponger. Il était difficile de faire autrement. Le pape ayant confié à un évêque qui venait de critiquer sévèrement le Chemin synodal auprès du président de la Conférence épiscopale allemande (DBK), qu’il « prenait ses distances » avec ce même Chemin, il y avait urgence à calmer les esprits.

    Une réponse embarrassée

    Il n’est pas difficile d’imaginer la réaction des évêques mis en cause, sans compter celle des laïcs qui avaient entendu dire récemment par Mgr Georg Bätzing que Rome ne comprenait pas toujours bien l’Allemagne.

    Pour tirer le pape d’affaire, Matteo Bruni s’est référé à la Lettre au Peuple de Dieu pèlerin en Allemagne de juin 2019. La position de François sur le Chemin synodal n’a pas changé depuis cette Lettre, a-t-il assuré à Catholic News Agency en commentant le communiqué de presse de la CEP.

    En revanche, le porte-parole du Vatican n’a pas voulu confirmer si le pape avait répondu aux préoccupations de Mgr Gadecki. « Le contenu est confidentiel », a déclaré M. Bruni. Mais une chose est certaine, pour la CEP, le propos n’est pas apparu comme confidentiel.

    Pour mémoire, le 22 février 2022, Mgr Gadecki a rendu publique la lettre qu’il avait envoyée au président de la DBK. Le Chemin synodal y est critiqué de manière étendue. Le président de l’épiscopat polonais exprime son inquiétude et demande à l’Eglise d’Allemagne de revenir à la foi catholique.

    Mgr Bätzing a répondu à Mgr Gadecki par une lettre publiée le 24 mars dernier. Il justifie pleinement le mouvement synodal lancé en Allemagne.

    Une nouvelle critique du catéchisme et de la morale conjugale de l’Eglise

    Pendant ce temps, les évêques allemands continuent à bousculer la morale révélée en s’attaquant au catéchisme. Ainsi, le cardinal Reinhard Marx a déclaré dans un entretien publié le 31 mars dans le journal Stern, que le catéchisme de l’Eglise catholique « n’est pas gravé dans la pierre » et que, par conséquent, « on peut douter de ce qu’il dit ». En soi, cette proposition est aberrante.

    Le catéchisme n’est rien d’autre que l’enseignement de l’Eglise, dogmatique et moral, mis à la portée des fidèles. Il fait normalement l’objet du soin des évêques et de la papauté. Mais il est vrai que la période postconciliaire a jeté le trouble, comme dans le cas du catéchisme hollandais.

    Mgr Marx répondait à une question sur « la manière dont l’enseignement catholique doit tenir compte des personnes homosexuelles, queer ou trans ». Il a répondu que « l’éthique inclusive que nous envisageons ne consiste pas à être permissif, comme certains le prétendent. Il s’agit de quelque chose de plus : se rencontrer au niveau des yeux, respecter l’autre.

    « La valeur de l’amour se manifeste dans la relation ; en ne faisant pas de l’autre un objet, en ne l’utilisant pas ou en ne l’humiliant pas, en étant fidèle et digne de confiance l’un envers l’autre. Le catéchisme n’est pas gravé dans la pierre. On peut aussi douter de ce qu’il dit. »

    Le cardinal Marx ajoute une précision très intéressante : « Lors du synode sur la famille, nous avons discuté de ces questions, mais il y avait une réticence à fixer quoi que ce soit. A ce moment-là, j’ai dit : “Il y a des gens qui vivent une relation amoureuse intime qui s’exprime sexuellement. Allons-nous vraiment dire que cela n’a aucune valeur ? Il y a des gens qui veulent que la sexualité soit limitée à la procréation, mais que dites-vous aux personnes qui ne peuvent pas avoir d’enfants ?” »

    Ce qui est un parfait sophisme, puisqu’il y a une différence capitale entre un événement accidentel – tel couple formé d’un homme et d’une femme ne peut avoir d’enfants – et une situation essentielle : il est strictement impossible à un couple homosexuel d’avoir des enfants par eux-mêmes. C’est la différence entre une privation et une négation. Mais de cela, le cardinal n’a cure. Il faut avancer.

    (Sources : infoCatolica/Vatican.va – FSSPX.Actualités)

  • 5 conférences sur l'Eglise et les hérésies

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    L'objectif de ces 5 conférences est de proposer (spécifiquement aux jeunes catholiques, mais sans exclusivité) une formation spirituelle en montrant, à travers la réponse de l'Église aux hérésies (au sens large), d'une part les beautés immuables de la Vérité de la foi, et d'autre part la récidive des erreurs du passé (sous une forme plus ou moins différente). La méthode utilisée pour cela est une approche historique et théologique ; historique dans l'analyse des faits qui ont causé ou qui ont résulté des hérésies ou qui entourent celles-ci d'un contexte important (par exemple, l'arianisme et l'empire romain comme contexte et vecteur de la religion), et théologique dans le discernement de la logique des propositions hérétiques et dans la recherche des fondements de la foi défendus par l'Église au cours des âges.

    Les conférences ont lieu de 18 à 20h, soit 2 heures de conférence avec un temps de questions-réponses

    Les conférences ont pour objectif de mettre en avant la vérité par l'analyse des erreurs.

    Après chaque intervention, un temps de questions-réponses, permettra à chacun d'éclaircir les zones d'ombre restantes.

    Place des Fabriques - 1300 Wavre (la salle se situe derrière la basilique).

  • Le collège des cardinaux électeurs va changer de physionomie

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    C'est à lire ici : Vatican: le collège des cardinaux électeurs va évoluer

  • Erquelinnes : chemins de Carême avec Ste Thérèse de Lisieux et vénération des reliques

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    De RCF radio (Elise Vanesche) :

    Les chemins de Carême avec Ste Thérèse de Lisieux et vénération des reliques à Erquelinnes

    Sainte Thérèse de Lisieux

    Sainte Thérèse de Lisieux

    Je passerai mon Ciel à faire du bien sur la Terre, je ferai tomber une pluie de roses.

    Telle est la promesse de l’intercession faite par sainte Thérèse avant de mourir. Son témoignage offre un véritable soutien pour garder la foi et porteur d’espérance.

    4 rencontres avec Sainte Thérèse, pour se préparer à fêter Pâques.

    Alors que l’église Ste Thérèse d’Erquelinnes se prépare à accueillir son reliquaire, 4 conférences ont été organisées autour des textes de Sainte Thérèse de Lisieux. 4 Rencontres auxquelles votre radio s’est rendue afin de vous les retransmettre en podcasts. Ils sont disponibles sur notre site rcf.be ou sur l’application RCF, radio 1RCF Belgique.

    Les abbés Philippe Pêtre, Paul Scolas, Philippe Vermeersch et Jacques Hospied ont prêtés leur voix aux écrits de la petite Thérèse centrés autour de 4 thèmes : « Partage et souci des autres », « Pardon et miséricorde », « Pénitence et la petite voie... », « Prière et spiritualité ». 

    Thérèse novice, en janvier 1889
    Thérèse novice, en janvier 1889

    Laissez la petite Thérèse vous prendre par la main et vous accompagner sur ce chemin jusqu'à la lumière de Pâques.

    Visite de Ste Thérèse à Erquelinnes du lundi 25 avril au dimanche 1er mai

    Un pèlerinage sera organisé en l’église Ste Thérèse d’Erquelinnes à l’occasion de l’arrivée du « reliquaire de sainte Thérèse dit du Centenaire », du lundi 25 avril au dimanche 1er mai 2022. Ce reliquaire, qui tire son nom du centenaire de la mort de la sainte en 1997 (année où il a commencé à voyager) a depuis traversé de nombreux pays à travers le monde. Plusieurs événements seront organisés autour de cette venue exceptionnelle, dont une journée de pèlerinage présidée par Mgr Guy Harpigny, le 1er mai.

    Les reliques de sainte Thérèse ©P.RAZZOCIRIC
    Les reliques de sainte Thérèse ©P.RAZZOCIRIC

    Quel est le sens de la vénération des reliques de sainte Thérèse ?

    « Recevoir les reliques de sainte Thérèse, c’est recevoir la personne elle-même, car nous la croyons vivante, et nous croyons qu’elle intercède pour nous », explique le Père Olivier Ruffray.

    « C’est comme recevoir une sœur, une amie qui nous veut du bien. » C'est aussi croire, comme le dit Thérèse qu'elle est « notre sœur, notre amie ».

  • «Soyons fiers d’être chrétiens catholiques» (l'archevêque de Brazzaville)

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    De Vatican News (Donatien Nyembo SJ) :

    Mgr Manamika : «Soyons fiers d’être chrétiens catholiques»

    En visite au Vatican, l’archevêque de Brazzaville, Monseigneur Bienvenu Manamika a rencontré le Pape François. Dans l’entretien qu’il a accordé à Vatican News, il évoque plusieurs sujets notamment la vie de son diocèse, la cause de canonisation du cardinal Émile Biayenda et le synode sur la synodalité.

    Le 21 novembre 2021, le Saint Père avait accepté la renonciation au gouvernement apostolique de l’archidiocèse métropolitain de Brazzaville, en République du Congo, présentée par Mgr Anatole Milandou. Le même jour, il nommait pour lui succéder, Mgr Bienvenu Manamika, qui était son coadjuteur.

    En visite, au Vatican où il a rencontré le Pape François, Mgr Manamika est revenu sur sa nouvelle charge, avouant que «plus un diocèse est grand, plus les difficultés le sont également. Et les joies de même». En d’autres termes, «les joies sont là, les difficultés sont là. Nous n'inventerons pas la roue, mais nous allons travailler pour consolider les acquis [...] Je me jette à l'eau en toute confiance, en essayant de faire la volonté de Dieu comme l'Église le veut», a-t-il déclaré.

    Interrogé, par ailleurs, sur ses relations avec son prédécesseur, l’archevêque de la capitale congolaise a évoqué les souvenirs d’un père spirituel et d’un collaborateur dans la vigne du Seigneur. «Nos relations ont toujours été cordiales. J'ai été heureux de travailler avec lui et je continue à bénéficier de son appui spirituel et de ses conseils», nous a-t-il confié.  

    Assemblée du clergé de Brazzaville

    Du 26 juin au 2 juillet 2022, se tiendra à Brazzaville une grande assemblée qui réunira les prêtres de Brazzaville au tour de leur évêque pour repenser leur identité sacerdotale, mieux la consolider. Cette assemblée qui portera sur la communion va se dérouler «dans un contexte marqué par de nouvelles mentalités dans la société et dans l’Église, contexte de tiraillement parfois entre la Tradition de l’Église et des habitudes acquises, de tension entre les intérêts personnels et communautaires». Pour l’ordinaire de Brazzaville, les consultations en cours en vue de cette assemblée concerne l’ensemble des baptisés dont les contributions se recueilleront à travers les conseils pastoraux paroissiaux.

    «Le but de cette Assemblée est de consolider la communion au sein du Peuple de Dieu (communion entre clercs, consacrés et tous les baptisés pour un mieux-être en Eglise), cela implique de revisiter notre identité chrétienne en général et sacerdotale en particulier. Il s’agit aussi de remettre la confiance là où elle s’est émoussée, particulièrement dans la gestion du bien commun, de panser les blessures qui existent certainement, de recréer des passerelles là où elles sont défaites, de redonner de la crédibilité à nos services, bref d’insuffler un renouveau là où le sel s’est affadi et là où la lumière a pali.».

    Après vingt ans à la tête de l’archidiocèse de Brazzaville, Mgr Anatole Milandou cède la place à Mgr Bienvenu Manamika.

    Marche synodale à Brazzaville

    En communion avec l’Église universelle, l’Église-famille de Dieu qui est à Brazzaville poursuit sa marche synodale vers le synode de 2023 sur la synodalité. Mgr Manamika remarque qu’il a fallu un travail de longue haleine, ayant impliqué «la conférence épiscopale, les prêtres jusqu'aux communautés religieuses, pour expliquer ce concept [de synodalité] à tous les fidèles». «Les gens sont enchantés de savoir qu’ils sont consultés par le Saint-Père. Vous voyez, c'est extraordinaire: “Nous sommes consultés, donc nous sommes“. On se sent Église.», a expliqué le prélat congolais pour qui les fidèles, loin d’être sceptiques, ont été joyeusement surpris par cette démarche synodale. Ainsi, ce synode est le fruit de l’Esprit-Saint qui souffle comme Il veut. «Mais il va falloir que tout le travail remonte dans toute sa pureté», avertit-il.

    Face à la tourmente que vit l’Église, cette dernière a besoin d’écouter tous ses enfants par ce synode qui devient le kairos, le temps favorable pour réapprendre à marcher ensemble. Le message fort de l’archevêque de Brazzaville à tous les fidèles chrétiens du Congo-Brazzaville et d’ailleurs est le suivant : «Soyons fiers d'être chrétiens, soyons fiers d'être chrétiens. N'ayons pas peur d'afficher notre foi. Ne nous laissons pas embarquer par n'importe quoi et par n'importe qui. Nous sommes chrétiens catholiques. Nous avons des bases solides. Nous avons tout ce qu'il faut pour pouvoir continuer à être fort. N'ayons pas peur non plus. Le Christ l'a dit, il a aussi promis que les puissances de la mort ne l'emporteraient sur cette Église.».

    Mgr Manamika au Vatican

    Le mercredi 6 avril 2022, le Saint-Père a reçu en audience Monseigneur Bienvenu Manamika, archevêque de Brazzaville. C’était en marge d’une mission conjointe de la conférence épiscopale et de l’État congolais. «Nous avons parlé du futur voyage du Saint-Père dans le bassin et autour du bassin du Congo», a déclaré l’archevêque de Brazzaville sans plus de détails. Pour la ministre congolaise de l’environnement qui prenait également part à cette mission, l’État congolais sollicite, d’une part, une visite du Pape François au Congo-Brazzaville, à l’occasion de la célébration, l’année prochaine des 140 ans de l’évangélisation du pays ; et d’autre part, l’organisation d’un synode sur le bassin du Congo, à l’image de celui sur l’Amazonie.

    Au Vatican, Mgr Manamika n’a pas manqué de s’informer sur l’évolution de la cause du serviteur de Dieu, le cardinal Émile Biayenda, affectueusement appelé «le Bon Cardinal» au Congo. Pour lui, le cardinal Biayenda est un saint et sa notoriété est incontestable. Malgré le retard enregistré par l’Église du Congo, «la cause est assez avancée. Il y a eu comme un sursaut, un ressaisissement de notre part [l’église du Congo]». Le procès se poursuit donc normalement, affirme Mgr Manamika.  «J'ai rencontré les autorités compétentes et tous ceux qui travaillent là-dessus. J'en sors très satisfait tout en disant que nous devons continuer à y travailler.».

    “[ Soyons fiers d'être chrétiens, soyons fiers d'être chrétiens. N'ayons pas peur d'afficher notre foi. Ne nous laissons pas embarquer par n'importe quoi et par n'importe qui. ] ”

  • Liège : Semaine Sainte & Semaine Pascale 2022 à l’église du Saint-Sacrement (Boulevard d’Avroy 132)

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    Plus d’informations : sursumcorda@skynet.be.

    Tel. +32 (0) 4 344 10 89

  • Le pape dénonce le massacre de Bucha et l'impuissance de l'ONU

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    De Vatican News (Adélaïde Patrignani) :

    Le Pape déplore le massacre de Boutcha et l’impuissance de l’ONU

    La guerre en Ukraine a une nouvelle fois été mentionnée par le Saint-Père au cours de l’audience hebdomadaire. Ce mercredi 6 avril, il a fustigé les «nouvelles atrocités» commises dans la ville de Boutcha contre des civils. Il a également pointé «l’impuissance» des Nations unies dans le conflit actuel.

    La guerre en Ukraine continue de préoccuper le Souverain Pontife. Celui-ci a dénoncé avec gravité les «nouvelles atrocités» révélées il y a quelques jours à propos de Boutcha, ville ukrainienne où ont été découverts des dizaines de cadavres après le retrait de troupes russes. Une «cruauté de plus en plus horrible, perpétrée même contre des civils sans défense, des femmes et des enfants», s’est indigné le Pape François depuis la salle Paul VI où se déroulait l’audience générale ce mercredi.

    «Ce sont des victimes dont le sang innocent crie vers le ciel et supplie: «Que cette guerre prenne fin ! Faites taire les armes ! Arrêtez de semer la mort et la destruction !» Prions ensemble pour cela», a demandé l’évêque de Rome aux pèlerins, avant un temps de silence.

    Selon le maire de Boutcha Anatoly Fedorouk, 280 personnes ont dû y être enterrées par les Ukrainiens ces derniers jours dans des «fosses communes».

    Ce mercredi 30 mars lors de l'audience générale, le Pape François a salué un groupe d'enfants ukrainiens accueillis par des associations italiennes, renouvelant son appel à la fin ...

    Rencontre avec des enfants en exil

    Visiblement ému, François s’est ensuite levé en dépliant un drapeau ukrainien, sur lequel figuraient des inscriptions en ukrainiens, et une croix traversée de deux épées. Un drapeau apporté au Souverain Pontife hier par des enfants réfugiés. «Ce drapeau vient de la guerre, justement de cette ville martyre, Boutcha», a-t-il expliqué, tenant le don qui lui avait été fait.

    Puis le Saint-Père a invité des enfants à venir le rejoindre sur l’estrade où il venait de prononcer sa catéchèse. De jeunes Ukrainiens accueillis en Italie, auxquels François a offert des œufs de Pâques, avant de les bénir et de les saluer, sous les applaudissements des fidèles.  

    «Ces enfants ont dû fuir et venir dans un pays étranger: c'est l'un des fruits de la guerre. Ne les oublions pas, et n'oublions pas le peuple ukrainien. Il est dur d'être déraciné de sa terre par une guerre», a déclaré le Pape en se rasseyant.

    Selon le dernier décompte du Haut-Commissariat aux Réfugiés, plus de 4,24 millions de réfugiés ukrainiens ont fui leur pays depuis le 24 février, du jamais vu en Europe depuis la Seconde Guerre mondiale.

    Nous n’apprenons pas du passé

    Au cours de sa catéchèse, portant sur son récent voyage apostolique à Malte, le Souverain Pontife avait également mentionné la guerre en Ukraine. «Après la Seconde Guerre mondiale, des tentatives ont été faites pour jeter les bases d'une nouvelle histoire de paix, mais malheureusement - nous n’apprenons pas - la vieille histoire de grandes puissances concurrentes s'est poursuivie», a-t-il déclaré, dans un écho à ses déclarations au cours de la conférence de presse sur le vol du retour de Malte. Puis François de souligner que «dans la guerre actuelle en Ukraine, nous sommes témoins de l'impuissance des organisations des Nations unies».

  • Le dernier conclave et ces questions négligées sur Dieu et l'homme

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    Un article de Sandro Magister sur Settimo Cielo (traduction de Diakonos.be) :

    Le dernier conclave et ces questions négligées sur Dieu et l'homme

    Monreale

    Il suffit de jeter un œil aux deux derniers actes du pontificat de François, la réforme décousue de la Curie et le procès surréaliste pour les catastrophes financières de la Secrétairerie d’État pour comprendre à quel point ce dernier s’achève à la dérive, d’autant plus qu’il s’agit de deux points clés de l’agenda que le conclave de 2013 avait confié à ce nouveau pape qu’on avait été cherché « au bout du monde ».

    Ce conclave restera dans l’histoire comme le plus médiocre et le plus mondain du siècle dernier, puisqu’il s’est joué sur des questions terre à terre telles que les pouvoirs de la Curie, le mépris pour les candidats italiens, la rivalité entre centre et périphérie et les déboires financiers. C’est-à-dire ces questions mêmes qui avaient pris le pas sur le pontificat de Benoît XVI en repoussant à la marge ses propres priorités, qu’il aura prêchées inlassablement à une Église trop distraite pour en comprendre l’importance.

    Les priorités sur lesquelles Joseph Ratzinger insistait étaient et restent ces questions capitales qui sont vitales pour l’Église. Il les avait évoquées dans sa mémorable homélie « pro eligendo pontefice » du 18 avril 2005, à la veille de son élection au pontificat. Ce sont ces mêmes questions qu’il avait répétées dans sa touchante lettre aux évêques du 10 mars 2009 :

    « À notre époque où dans de vastes régions de la terre la foi risque de s’éteindre comme une flamme qui ne trouve plus à s’alimenter, la priorité qui prédomine est de rendre Dieu présent dans ce monde et d’ouvrir aux hommes l’accès à Dieu. Non pas à un dieu quelconque, mais à ce Dieu qui a parlé sur le Sinaï ; à ce Dieu dont nous reconnaissons le visage dans l’amour poussé jusqu’au bout (cf. Jn 13, 1) – en Jésus Christ crucifié et ressuscité. […] Conduire les hommes vers Dieu, vers le Dieu qui parle dans la Bible : c’est la priorité suprême et fondamentale de l’Église et du Successeur de Pierre aujourd’hui ».

    Et aujourd’hui ? Les questions qui occupent le devant de la scène dans l’Église sont celles qui sont imposées par la culture dominante : le clergé marié, les femmes prêtres, l’homosexualité érigée en vertu, la démocratie au lieu de la hiérarchie. Avec son « chemin synodal », l’Église d’Allemagne est emblématique de cette soumission à l’esprit du temps, même si le Pape François lui a donné une petite tape sur les doigts en public et en privé – la dernière fois, le 28 mars dernier, en recevant en audience le chef des évêques de Pologne, très inquiet – mais sans que les fauteurs de trouble ne reculent d’un pouce, du cardinal de Munich Reinhard Marx au président des évêques allemands Georg Bätzing, en passant par le cardinal et rapporteur général du synode sur la synodalité Jean-Claude Hollerich, qui considèrent tous que la morale sexuelle telle qu’elle se trouve dans le Catéchisme de l’Église catholique a vécu, et pas seulement elle.

    Au prochain conclave, il ne fait aucun doute que certains cardinaux essayeront de remettre les mêmes thèmes au centre des débats pour le choix d’un nouveau Pape. En laissant à nouveau de côté les véritables questions sur lesquelles l’Église tient ou tombe.

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  • L'appel à l'aide de l'évêque catholique d'Odessa

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    De kath.net/news :

    Appel à l'aide de l'évêque catholique d'Odessa : Poutine veut détruire l'Ukraine !

    5 avril 2022

    L'évêque Stanislaw Szyrokoradiuk : l'Ukraine actuellement sur un "chemin de croix - et nous ne savons pas à quelle station nous nous trouvons" - horreur du massacre "diabolique" de Boutcha

    Kiev (kath.net/KAP) La guerre de la Russie contre l'Ukraine, qui dure déjà depuis bientôt six semaines, est une "campagne d'extermination" : c'est l'avis de l'évêque d'Odessa, Stanislaw Szyrokoradiuk. "La Russie ne peut pas comprendre et ne veut pas que l'Ukraine soit un Etat indépendant. Les événements dans les banlieues de Kiev, autrefois occupées, ont montré que Poutine veut détruire l'Ukraine", a déclaré l'évêque catholique romain lors d'un entretien téléphonique avec Kathpress mardi.

    L'évêque s'est dit horrifié par le massacre de civils dans la banlieue de Kiev à Boutcha, qui vient d'être rendu public. Que des hommes soient capables de telles atrocités "diaboliques" est terrible. Alors que les troupes russes se retirent des régions autour de la capitale Kiev, les tirs de navires de guerre russes se multiplient au sud, dans la ville côtière d'Odessa. Dimanche, un grand dépôt de carburant et les installations environnantes ont été détruits, une alerte aérienne a été donnée vers minuit dans la nuit de dimanche à lundi, puis tôt le matin mardi, a rapporté l'évêque sur les derniers événements. Les cibles des attaques seraient surtout les quartiers situés en bord de mer, où tout est fermé depuis longtemps et où l'armée ukrainienne est stationnée. Dans le centre-ville, la vie serait toutefois relativement normale : "Les magasins, les épiceries et même le bazar sont ouverts, les trains fonctionnent également, mais pas l'aéroport et le port".

    Une bonne moitié de la population aurait fui Odessa, tous les autres - parmi lesquels de nombreuses personnes âgées, malades et socialement défavorisées - se trouveraient toujours dans la ville. En prévision de l'attaque russe, celle-ci a été transformée en "forteresse" au cours des dernières semaines, rapporte l'évêque. Il espère qu'en raison de sa capacité de défense et de sa situation géographique loin de la Russie, la métropole côtière ne partagera pas le sort de Mariupol, assiégée et complètement détruite. Il est clair que "les gens sont prêts à se battre jusqu'au bout. Il n'y a pas de compromis possible, car il s'agit de l'indépendance de l'Ukraine - nous voulons continuer notre chemin vers l'Europe, mais pas vers Moscou. Toute l'Ukraine a désormais compris ce qu'est la Russie". Szyrokoradiuk a été très dur non seulement avec l'armée russe, mais aussi avec la population du pays voisin devenu ennemi.

    Leur soutien à la guerre est la conséquence d'une propagande massive depuis de nombreuses années, que le président Vladimir Poutine continue d'utiliser comme son "arme la plus puissante". "Une nation entière est incapable de réfléchir et soutient non seulement l'attaque contre l'Ukraine, mais aussi d'autres cibles imaginables comme la Pologne. Beaucoup en Russie disent : 'Que le sang de l'Ukraine retombe sur nous et nos enfants' - tout comme cela s'est produit autrefois avec Jésus". Pour l'Ukraine, la situation actuelle est comme un "chemin de croix", a fait remarquer l'évêque en faisant des comparaisons. "Nous ne savons pas à quelle station nous nous trouvons actuellement. Mais nous ne sommes pas encore arrivés au bout et nous devons continuer sur ce chemin". De nombreux Ukrainiens seraient profondément croyants, interpréteraient les événements de cette manière et se seraient préparés spirituellement à ce qui va suivre - "par la prière et le jeûne".

    Szyrokoradiuk considère également comme très importante la consécration mariale de la Russie et de l'Ukraine par le pape François le 25 mars, "que nous avons accomplie avec le pape dans toutes les églises et cathédrales, y compris dans les bunkers. C'était important pour nous, qui continuons à attendre la grâce de Dieu et à croire en une conversion de notre peuple et aussi de la Russie". Il faut éveiller la compréhension de ce que signifient la guerre et la culpabilité, sinon la prise de responsabilité ne réussira jamais - "et les tueries n'auront pas de fin". Un voyage du pape à Kiev, pour lequel François s'était montré prêt ce week-end seulement lors de son vol de retour de Malte, ne lui semble pas réalisable, du moins pour l'instant, a expliqué Szyrokoradiuk, qui a lui-même co-organisé une visite papale dans son pays - celle de Jean-Paul II en 2001. "La présence de François serait très bonne pour la paix.

    Mais pour l'instant, cela semble impossible", a déclaré l'évêque, membre de l'ordre franciscain. Mgr Szyrokoradiuk est l'évêque référent pour l'Ukraine de Caritas-Spes et participe également de manière intensive dans sa ville épiscopale aux mesures humanitaires de l'œuvre d'entraide pour la région. La distribution de biens de secours à la population fonctionne bien, "Dieu merci, nous recevons beaucoup de soutien de Pologne et d'Allemagne". Depuis le début de la guerre, des milliers de colis alimentaires ont déjà été préparés et distribués aux personnes dans le besoin, qui sont de plus en plus nombreuses. Szyrokradiuk : "Nous faisons tout ce qui est possible".