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Eglise - Page 486

  • Les sept « principes éthiques » que les chrétiens doivent respecter en politique

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    D'Agnès Pinard Legry sur Aleteia.org :

    Quels sont les « principes éthiques » que les chrétiens doivent respecter en politique ?

    25/03/22

    À l’approche de l’élection présidentielle 2022, découvrez la liste de "points non négociables" concernant "l’engagement et le comportement des catholiques dans la vie politique", formalisé en 2002 par Benoît XVI.

    « En deux mille ans d’histoire, l’engagement des chrétiens dans le monde s’est réalisé sous des formes diverses. L’une d’entre elles a été la participation à l’action politique ». En 2002 le cardinal Joseph Ratzinger, alors préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi, a formalisé dans une note doctrinale les « points non négociables » concernant « l’engagement et le comportement des catholiques dans la vie politique ».

    « Quand l’action politique est confrontée à des principes moraux qui n’admettent ni dérogation, ni exception, ni aucun compromis, l’engagement des catholiques devient plus évident et se fait lourd de responsabilités, prévient-il. Face à ces exigences éthiques fondamentales auxquelles on ne peut renoncer, les chrétiens doivent en effet savoir qu’est en jeu l’essence de l’ordre moral, qui concerne le bien intégral de la personne ». Retrouvez ci-dessous les principales thématiques sur lesquelles les chrétiens sont appelés à agir.

    1. LES LOIS CIVILES EN MATIÈRE D’AVORTEMENT ET D’EUTHANASIE

    À ne pas confondre avec le renoncement à l’acharnement thérapeutique qui, même du point de vue moral, est légitime. Elles doivent « protéger le droit primordial à la vie, depuis sa conception jusqu’à sa fin naturelle »

    2. LE RESPECT ET LA PROTECTION DES DROITS DE L’EMBRYON HUMAIN

    3. LA PROTECTION ET LA PROMOTION DE LA FAMILLE

    Cette dernière est « fondée sur le mariage monogame entre personnes de sexe différent ». Elle doit être « protégée dans son unité et sa stabilité, face aux lois modernes sur le divorce ». « Aucune autre forme de vie commune ne peut en aucune manière lui être juridiquement assimilable, ni ne peut recevoir, en tant que telle, une reconnaissance légale », affirme le cardinal Joseph Ratzinger.

    4. LA LIBERTÉ D’ÉDUCATION DES ENFANTS, UN DROIT INALIÉNABLE DES PARENTS.

    Elle est reconnue entre autre par les déclarations internationales des droits humains.

    5. LA LIBERTÉ RELIGIEUSE

    6. LE DÉVELOPPEMENT DANS LE SENS D’UNE ÉCONOMIE QUI SOIT AU SERVICE DE LA PERSONNE ET DU BIEN COMMUN

    Il doit avoir lieu « dans le respect de la justice sociale, du principe de solidarité humaine et de la subsidiarité, qui veut que les droits de toutes les personnes, de toutes les familles et de tous les groupes, et que l’exercice de ces droits, soient reconnus ».

    7. LA PAIX

    « Une vision irénique et idéologique tend parfois à donner un sens profane à la valeur de la paix, tandis que, dans d’autres cas, on se limite à un jugement éthique sommaire, oubliant la complexité des raisons en question. La paix est toujours « œuvre de la justice et effet de la charité » ; elle exige le refus radical et absolu de la violence et du terrorisme, et elle requiert un engagement constant et vigilant de la part de ceux qui ont une responsabilité politique ».

    Plus globalement, à chacun de se souvenir, en son âme et conscience, que « la structure démocratique sur laquelle entend se construire un État moderne aurait une certaine fragilité si elle ne prenait pas comme fondement le caractère central de la personne. C’est d’ailleurs le respect de la personne qui rend possible la participation démocratique ».

  • Yves Chiron et Fabrice Hadjadj au menu de l'Esprit des Lettres de mars

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    De KTO.com :

    L’Esprit des Lettres mars 2022 : Yves Chiron, Denis Moreau et Fabrice Hadjadj

    25/03/2022

    Que nous réserve Jean-Marie Guénois en cette fin mars ? Deuils, dépressions, naufrages éthiques, ruptures amoureuses, krachs existentiels... Comment un chrétien peut-il commuer les épisodes dramatiques de son existence en situations résurrectionnelles ? Presque au terme du Carême, Denis Moreau répond, mêlant réflexions philosophiques et témoignages personnels (« Résurrections - traverser les nuits de nos vies » au Seuil). Avec autant de sérieux que d’art, Yves Chiron raconte l’histoire des « traditionalistes », catholiques attachés à la liturgie traditionnelle et soucieux d’une défense de l’orthodoxie de la foi, dont certains rejettent le Concile Vatican II « Histoire des traditionnalistes », chez Tallandier). Fabrice Hadjadj, philosophe profond et facétieux, accepte la question très actuelle des pessimistes de tout poil : faut-il arrêter de faire des enfants pour sauver la planète ? A votre avis, que répond-il (« Encore un enfant », chez Mame).

    Une émission mensuelle de KTO en partenariat avec La Procure et Le Jour du Seigneur.

  • Rejoice !

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    Regula Mühlemann: Rejoice greatly, O daughter of Zion - G. F. Handel (The Messiah)

    Regula Mühlemann ZDF Adventskonzert 2019 Adventliche Festmusik aus der Frauenkirche Dresden Staatskapelle Dresden Alondra de la Parra, conductor Rejoice greatly, O daughter of Zion - G. F. Handel (The Messiah) official website at http://www.regulamuehlemann.com https://www.instagram.com/regulamuehl... https://m.facebook.com/Regula.Muehlem...

  • Secret de la confession : valable du début à la fin (Pape François)

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    Lors d’une rencontre le 25 mars 2022 avec les participants à une formation sur le “For interne” organisée par la Pénitencerie apostolique, au fil de son long discours de près d’une demi-heure, le pontife n’a pas fait référence aux préconisations de commissions d’enquêtes sur les abus sexuels remettant en question le secret de la confession pour les criminels. Le chef de l’Église catholique a plutôt dénoncé « une relativisation du sceau sacramentel », qui s’immisce « dans quelques groupes, quelques associations » religieux.

    Selon eux, a-t-il expliqué en sortant de ses notes, « le secret porte sur le péché mais ensuite tout ce qui est dit après ou avant, tu peux le dire »« Non », a répondu fermement le pontife, en décrétant : « Au moins sous ce pontificat, la doctrine commune est que le secret est du début à la fin » de la confession, sans entrer dans des « nuances ».

    En octobre dernier, le cardinal Mauro Piacenza, pénitencier majeur de la Sainte Église romaine, était allé dans le même sens en soulignant que tout ce qui est dit pendant une confession est « sous un sceau absolument inviolable ».

    Les consignes pour confesser

    Improvisant largement durant l’audience, le pontife a demandé aux confesseurs de ne pas « torturer » le pénitent en forçant à donner les détails de ses péchés« Et comment cela s’est passé ? Combien de fois ? […] Et si Jésus te traitait comme cela ? » a-t-il lancé, déclenchant les rires des participants. « La curiosité c’est le diable. […] Tu as compris, pardonne ce que tu as compris, point », a insisté le 266e pape.

    Il a recommandé aux prêtres de « créer un climat de paix » et de « laisser parler », critiquant le confesseur « qui s’écoute lui-même », qui pense à « ce qu'[il] va dire pendant que l’autre parle ». Et le prêtre doit parler brièvement, a-t-il ajouté, ce ne doit pas être une « homélie dominicale », car « le pénitent veut s’en aller le plus vite possible ».

    Le droit d’être pardonné

    « Nous avons tous le droit d’être pardonnés, tous », a affirmé l’évêque de Rome, qui a aussi dénoncé la tentation de réduire la confession à un simple « dialogue », où l’on prodiguerait « deux ou trois conseils psychologiques pour avancer ».  

    Parlant de miséricorde, le pape a cité une comédie musicale “pop” – un style de musique « que je ne comprends pas mais dont on dit qu’elle est belle », a-t-il plaisanté – sur le Fils prodigue. Dans cette œuvre, ce dernier écrit à son père en lui demandant d’accrocher un mouchoir blanc à sa fenêtre pour signifier qu’il accepte de lui pardonner. « Au dernier acte, a alors raconté le pontife, quand le fils arrive, […] toute la maison est couverte de mouchoirs blancs. La miséricorde de Dieu n’a pas de limites, et la miséricorde d’un confesseur non plus. »

    Le crucifix dérobé

    L’ancien provincial de la Compagnie de Jésus a aussi évoqué l’histoire d’un prêtre qui confessait tout le clergé de Buenos Aires, y compris le Père Jorge Mario Bergoglio, a glissé le pape. Il voulait éviter d’« aller chez les jésuites ». Ce grand confesseur écoutait les pénitents en répétant : « C’est bon, courage, avance… ».

    À sa mort, le pape François a confié avoir subtilisé dans son cercueil le crucifix de son chapelet – qu’il porte encore aujourd’hui avec lui – en le priant de lui accorder « la moitié de (sa) miséricorde ».

    Pardonnez « avec un grand amour », a conclu le pontife en rappelant une légende du sud de l’Italie selon laquelle la Vierge Marie ouvre la fenêtre aux malandrins qui n’ont pu entrer par la porte du Paradis.

    « Habiter le confessionnal » : l’invitation du pape François aux prêtres (traduction complète) (zenit.org)

  • Laetare, Ierusalem

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    Introit
    Iz 66, 10-11; Ps 121,1

    Laetare, Ierusalem: et conventum facite, omnes qui diligitis eam: gaudete cum laetitia, qui in tristitia fuistis: ut exsultetis, et satiemini ab uberibus consolationis vestrae. Ps. Laetatus sum in his, que dicta sunt mihi: in domum Domini ibimus.

    Réjouis-toi, Jérusalem ;
    et rassemblez-vous, vous tous qui l'aimez :
    soyez dans le bonheur et la joie,
    vous qui étiez dans la tristesse ;
    soyez pleins d'allégresse
    et venez puiser auprès d'elle votre consolation.

    Je me suis réjoui de ces paroles qui me furent dites : nous irons dans la maison du Seigneur

    Textes et homélies du jour : http://homelies.fr/

  • Cours de liturgie par Denis Crouan, docteur en théologie; 6ème leçon : la fixation progressive des rites (du IIIème au VIIIème siècle)

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    Liturgie 6 –La fixation progressive des rites (du IIIème au VIIIème siècle), par Denis Crouan (70 mn) 

    https://youtu.be/MCZ3UET3G1M  

    Denis Crouan indique : « Ce chapitre permet de mieux comprendre la « messe de toujours » et de voir que notre liturgie actuelle est éminemment « traditionnelle ». 

    On a peu de renseignements avant le IV° s. Le pape Damase (366-384) christianise des symboles de l’ancienne culture romaine (lieux et temps liturgiques, le style du canon de la messe et des oraisons). La prière liturgique respecte la règle des trois « officia » (tâches de la rhétorique classique). Elle doit :

    - exprimer la foi (docere) ; 

    - former le sens esthétique des fidèles (delectare) ; 

    - pousser les fidèles à s’engager dans une vie vertueuse (movere). 

    Au début du Moyen âge, on compte une centaine de types de liturgies en Occident qui toutes se rattachent tous à la forme de la célébration eucharistique qui est née à Jérusalem et s’est développée à Rome. Le chant y joue un grand rôle (le chant dit « grégorien » tel que nous le connaissons aujourd’hui n’existe pas encore). 

    COURS DE LITURGIE, PAR DENIS CROUAN, DOCTEUR EN THEOLOGIE, 2022 

    https://www.youtube.com/playlist?list=PLuko328jWH_06CYFfUP8d6v_vzl9f4UbI 

    Cours donné par Denis Crouan, docteur en théologie, en entretien interactif avec Arnaud Dumouch. 

    Vidéo du site http://docteurangelique.free.fr/fichiers/InstitutDocteurAngelique.htm, les œuvres complètes en français de saint Thomas d'Aquin. 

    Denis Crouan 2022. 

  • Réforme de la Curie romaine : pour quels changements ?

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    Du site de l'Homme Nouveau :

    Réforme de la Curie par le pape, quelles conséquences ?
    Réponses avec le Club des Hommes en Noir

    Réforme de la Curie par le pape, quelles conséquences ? <br>Réponses avec le Club des Hommes en Noir

    Retrouvez Le Club des Hommes en Noir pour sa troisième saison. Cette émission fondée en 2012, sur une radio bien connue, par Philippe Maxence, a un concept simple : l'actualité de l'Église décryptée par des prêtres et un laïc.

    Les abbé Barthe, Celier et Viot ainsi que Jean-Pierre Maugendre sont les invités de Philippe Maxence pour le Club des hommes en noir de la semaine. Au programme la dernière Constitution apostolique Praedicate Evangelium qui vient réformer la Curie romaine mais... pour quels changements ?

     

  • Le pape a consacré la Russie et l'Ukraine au Coeur Immaculé de Marie

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    De Jean-Marie Guénois sur le site du Figaro :

    Très ému, le pape a supplié la Vierge Marie pour la paix entre l'Ukraine et la Russie

    En introduction de cette prière, François a déploré que le monde «ait oublié la leçon des tragédies du siècle passé, le sacrifice de millions de morts des guerres mondiales » et que, « malades d'avidité, nous nous sommes enfermés dans des intérêts nationalistes (…).» Il a alors supplié Dieu par la Vierge : « En cette heure sombre, viens nous secourir et nous consoler (…) Nous sommes certains que tu ne méprises pas nos supplications et que tu viens à notre aide, en particulier au moment de l'épreuve.»

    Le pape a ensuite évoqué le «besoin urgent de ton intervention maternelle», avant d'énoncer une longue litanie à la Vierge : «Toi, étoile de la mer, ne nous laisse pas sombrer dans la tempête de la guerre (…) Libère-nous de la guerre, préserve le monde de la menace nucléaire (…) Reine de la paix, obtiens la paix pour le monde.» Il a ensuite demandé la protection pour «ceux qui souffrent et qui fuient sous le poids des bombes» ou «qui sont contraints de quitter leurs maisons et leur pays.»

    Pas une formule magique

    Avant cette prière, le pape avait conduit une cérémonie pénitentielle, avec des confessions où il s'est lui-même confessé, et une homélie où il a une nouvelle fois critiqué : «cette guerre odieuse» dont « les bombes détruisent les maisons de beaucoup de nos frères et sœurs ukrainiens sans défense».

    «Nous ressentons un sentiment d'impuissance et d'incapacité (…) nos forces ne suffisent pas, a-t-il observé. Nous ne pouvons pas résoudre seuls les contradictions de l'histoire, ni même celles de notre cœur. Nous avons besoin de la force sage et douce de Dieu, qui est le Saint-Esprit. Nous avons besoin de l'Esprit d'amour, qui détruit la haine, éteint la rancœur, la cupidité, nous réveille de l'indifférence (…)» François a ponctué : « Parce que, si nous voulons que le monde change, nos cœurs doivent d'abord changer. Pour ce faire, aujourd'hui, laissons-nous prendre par la main de la Vierge».

    Il a aussi expliqué une nouvelle fois le sens de son geste : «En union avec les évêques et les fidèles du monde entier, je désire porter solennellement au Cœur Immaculé de Marie tout ce que nous sommes en train de vivre : lui renouveler la consécration de l'Église et de toute l'humanité et lui consacrer, de manière particulière, les peuples ukrainien et russe, qui la vénèrent comme leur Mère avec une affection filiale.» Mais, a-t-il souligné, «il ne s'agit pas d'une formule magique, mais d'un acte spirituel. C'est un geste de pleine confiance des enfants qui, dans la tribulation de cette guerre cruelle et insensée qui menace le monde, ont recours à leur Mère en jetant peur et douleur dans son Cœur, se remettant à elle.»

  • La consécration de la Russie au Coeur de Marie et l'énigme de Fatima

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    De Peter Bannister sur La Sélection du jour :

    La consécration de la Russie et l'énigme de Fatima

    Demain, dans la basilique St-Pierre de Rome, le pape François consacrera solennellement la Russie et l'Ukraine au Cœur Immaculé de Marie, invitant tous les évêques du monde, les prêtres et les fidèles à se joindre à sa prière pour la paixSi l’événement a suscité de l’enthousiasme chez de nombreux catholiques, pour d'autres, il ressemble au mieux à un geste pieux mais impuissant face à la réalité sanglante de la guerre, au pire comme à la superstition, aussi ridicule que la croyance que l'ail puisse éloigner le diable.

    Pour l’Eglise Catholique, l’acte du Pape n’a pourtant rien d’arbitraire. L'idée de consacrer la Russie au Cœur Immaculé de Marie découle des apparitions de la Vierge à trois enfants (Lucia dos Santos, Francisco et Jacinta Marto) à Fatima au Portugal en 1917. Après la disparition de Francisco et Jacinta lors de la pandémie de grippe espagnole, c'est Lucia, devenue religieuse, qui transmettra la demande (faite lors d’une vision en 1929) de la consécration de la Russie au cœur de Marie par le Pape en union avec tous les évêques du monde. Le 31 août 1941, dans sa communication des "secrets" de Fatima, Lucia écrit que la Vierge avait déclaré en 1917 que "si on accepte mes demandes, la Russie se convertira et on aura la paix ; sinon elle répandra ses erreurs à travers le monde, provoquant des guerres et des persécutions contre l'Église. Les bons seront martyrisés, le Saint-Père aura beaucoup à souffrir, diverses nations seront détruites. À la fin, mon Cœur immaculé triomphera".

    Lisant ces mots dramatiques, plusieurs Papes ont tenté de réaliser cette consécration : Pie XII en 1942 et 1952, Paul VI en 1964 et surtout Jean-Paul II le 25 mars 1984. La question de savoir si les conditions stipulées par Sœur Lucia étaient pleinement remplies par le pontife polonais reste âprement débattue. La position officielle de l'Église l’affirme, et cite la chute du mur de Berlin et l'effondrement inattendu de l'Union soviétique comme des fruits de la consécration. D’autres commentateurs soulèvent pourtant des difficultés, notant entre autres que Jean-Paul II n’a pas nommé la Russie en 1984 pour des raisons diplomatiques. Selon cette interprétation, malgré la fin des persécutions religieuses en Russie, le pays ne s'est pas encore "converti" et la paix promise à Fatima ne s'est pas matérialisée (ce qui semble incontestable). En tout cas, il n’est pas surprenant que l'invasion de l'Ukraine le 24 février par les forces russes ait suscité des appels à une nouvelle Consécration, notamment de la part de l’Archevêque de Kiev Sviatoslav Shevchuk, citant la prophétie donnée à Fatima sur la destruction des nations.

    Les sceptiques à l'intérieur ou en dehors de l'Église pourraient ici rétorquer que ce serait irrationnel d’espérer la paix en tenant aux seules paroles d'une religieuse portugaise. Tout au long de l'histoire, de nombreuses personnes ont prétendu entendre des messages du Ciel ; même sans poser la question de leur santé mentale, est-ce rationnel de croire à leurs récits, ceux-ci étant par nature invérifiables, relevant de l’expérience subjective ? Au niveau de la logique absolue, cette objection a clairement une certaine force : l'histoire des religions est en effet jonchée depuis toujours de pseudo-mystiques, charlatans et autres exaltés. Cependant, dans le cas de Lucia et des apparitions de 1917, ceux qui soutiennent leur authenticité font appel non seulement à la piété mais aussi à la logique. A Fatima, il ne s’agit pas uniquement d’un récit isolé, mais aussi de phénomènes documentés. Surtout concernant l'apparition finale du 13 octobre 1917, à laquelle assistèrent plus de 30 000 personnes, attirées par l’annonce par les enfants d’un miracle qui aiderait les gens à croire. Nous possédons de nombreux témoignages attestant que d'impressionnants phénomènes (la "Danse du Soleil") se sont alors produits dans le ciel qui restent encore inexpliqués par la science. Ils ont été notés non seulement par des journalistes d’abord hostiles aux apparitions mais aussi à distance par des observateurs sans intérêt particulier pour les événements de Fatima. Ce qui rend l’hypothèse d’une hallucination collective peu crédible.

    Pour les athées militants, ces faits sont peu confortables. Entre ceux qui ont saisi leurs implications pour la question de l'existence de Dieu a été le célèbre biologiste Richard Dawkins, vedette du « Nouvel Athéisme ». Essayant de démystifier le récit religieux de Fatima dans son livre Unweaving the Rainbow, il se contente d’affirmer qu'il est impossible que le soleil se soit déplacé (hypothèse que personne n’avance, par ailleurs). Cependant, il n'explique pas pourquoi 30 000 personnes auraient eu simultanément des perceptions aussi extraordinaires à une date annoncée à l'avance avec précision par Lucia, Francisco et Jacinta. Un Luc Ferry pourrait objecter qu'appeler aux miracles pour justifier la foi est un non-sens, mais l'énigme de Fatima nous renvoie néanmoins à la question de base de toute enquête philosophique face à un phénomène : pourquoi y a-t-il quelque chose ici plutôt que rien du tout ?

    Pour aller plus loin :

    Les prêtres du monde appelés à s’unir à la consécration à Marie de la Russie et de l’Ukraine

    >>> Lire l'article sur : Aleteia

  • Archevêque de Cracovie : Pour être un opposant crédible à l'impérialisme russe, l'Europe doit se rappeler de qui il s'agit

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    Marek uid_35a447b85d1e5e58ccd340cbac02a5491565516842603_width_1280_play_0_pos_0_gs_0_height_720_abp-jedraszewskiego-poparl-przewodniczacy-konferencji-biskupow-czeskich-kard-duka-op-fot-papgrzegorz-momot.jpgL'archevêque Marek Jędraszewski évoque les causes profondes de la guerre actuelle, le passé douloureux de la Pologne et de l'Ukraine, et les récentes sanctions de l'Union européenne contre la Pologne qu'il considère comme contre-productives. De Solène Tadié sur le site web National Catholic Register :

    « CRACOVIE, Pologne — La récente invasion de l'Ukraine par la Russie a rouvert de vieilles blessures inscrites dans la mémoire collective de tous les pays qui ont vécu sous le joug de l'Union soviétique au XXe siècle, à commencer par la Pologne, avec laquelle l'Ukraine partage la quasi-totalité de son frontière orientale et qui fait office de premier pays d'accueil pour les populations déchirées par la guerre en cours.

    Alors que les institutions catholiques du pays comme Caritas ou Sant'Egidio ont été à l'avant-garde de l'assistance offerte au flux ininterrompu de personnes - principalement des femmes et des enfants - fuyant l'Ukraine depuis le 24 février, certains responsables de l'Église en ont mis un point d'honneur pour montrer leur engagement personnel face à la crise humanitaire, spirituelle et politique qui s'est propagée à travers l'Europe.

    C'est le cas notamment de Mgr Marek Jędraszewski de Cracovie, qui a personnellement accueilli quelque 800 réfugiés à la gare de la ville le soir du 2 mars et qui a plus récemment ouvert les portes de sa propre résidence à quelques familles ukrainiennes.

    Le prélat, qui dirige depuis 2017 le diocèse historique de Saint-Jean-Paul II (dont il était un ami proche), ne cache pas son inquiétude face aux velléités expansionnistes de Vladimir Poutine, dans lesquelles il perçoit un rêve. de rétablir un empire russe sur les anciens territoires de l'Union soviétique. Mgr Jędraszewski évoque cette inquiétude dans cet entretien du Registre, au cours duquel il a également déploré la perte du socle commun de l'Europe, autrefois unifiée par le christianisme mais qui n'a plus de modèle ni de valeurs crédibles pour s'opposer aux forces qui la menacent.

    Comment définiriez-vous le moment historique dans lequel nous vivons ?

    D'une part, il y a le désir de Poutine et d'autres de recréer l'Union soviétique [qui s'est effondrée en 1991], précisément comme l'avait prédit feu notre président Lech Kaczyński - décédé dans la tragédie de Smolensk en 2010. Lors de l' invasion russe de la Géorgie en 2008, il se rendit avec les présidents de l'Ukraine, de la Lituanie et de la Lettonie à Tbilissi, en Géorgie, et prophétisa qu'après la Géorgie ce serait au tour de l'Ukraine, puis des pays voisins de la mer Baltique, et dans le finir probablement mon pays, la Pologne. Et voilà que ça se passe sous nos yeux.

    Maintenant, il y a une bataille en cours pour reprendre l'Ukraine, et puis, bien sûr, [nous sommes préoccupés par] la Lituanie, la Lettonie, l'Estonie. ... Nous savons que les Ukrainiens, qui se battent pour leur liberté, se battent aussi pour notre liberté.

    Comment avez-vous accueilli la nouvelle de la consécration de la Russie et de l'Ukraine au Cœur Immaculé de Marie ? Qu'est-ce que cela signifie pour vous et comment vous préparez-vous pour cet événement à Cracovie ?

    Le pape François a déclaré que cet événement est une conséquence des différentes voix qui lui sont parvenues avec la demande d'accomplir la volonté de Marie de Fatima et de consacrer la Russie à son Cœur Immaculé. Dans le texte que le Pape François nous a envoyé, il est mentionné qu'au Cœur Immaculé de Marie "nous nous confions et nous consacrons solennellement, l'Église et toute l'humanité, en particulier la Russie et l'Ukraine". À ce Cœur, nous consacrons donc le monde entier, qui aujourd'hui en divers endroits souffre beaucoup des guerres, et nous prions Marie pour le don et la grâce de la paix vraie et juste, cette paix qui nous apporte le Christ ressuscité, qui est le premier message de paix.

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  • Une nouvelle parution : "Le catholicisme contemporain en péril"

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    Date de parution : 01.03.2022
    Nb. de pages : 210
    EAN : 9791033612025

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    Le catholicisme contemporain en péril

    Ces questions essentielles qu'il lui faut affronter

    Philippe Capelle-Dumont

    Les inquiétudes qui pèsent sur le destin européen et mondial du christianisme ont franchi le seuil de la dramatique : crise mordante de la foi, déficit culturel brutal de sa mémoire bimillénaire, déritualisation globale, dénaturation du sacerdoce, effets-retard d'un anti-intellectualisme exacerbé.

    L'auteur les décline lucidement, tout en relevant leur corrélation avec la marche vacillante des sociétés contemporaines : crise anthropologique inédite, emprise numérique, montée en puissance des oligarchies, communautarisation des comportements, hégémonies politico-religieuses. Les signes de l'alerte étaient depuis longtemps nombreux et convergents. Ils se manifestent aujourd'hui selon leur caractère aggravant, irréductible aux préoccupations qui avaient jusque-là traversé la grande histoire de l'Église et des peuples.

    En finir avec la rhétorique des consolations autant qu'avec les marchands du pire, dénoncer les effets du Malin en embuscade pour aiguillonner une espérance qui ne diffère pas : l'impératif est proportionné à l'exercice de discernement qu'impose, en plusieurs régions du globe, un contexte de dernière chance. À l'écart des réponses précipitées, alors qu'il est rivé entre périls et résistances, l'avenir du catholicisme se jouera non pas dans l'affichage candide d'une « proposition », mais dans l'énergie évangélique de l'« invitation ». Sur cette voie seule, une renaissance spirituelle est pensable au sein d'une humanité qui attend, au milieu des troubles, une révélation.


    Le Père Philippe Capelle-Dumont, philosophe et théologien, professeur des universités, doyen honoraire de la faculté de philosophie de l'Institut catholique de Paris, chercheur associé à l'université de Paris-Sorbonne, président honoraire de la Conférence mondiale des facultés de philosophie des universités catholiques, ancien vicaire épiscopal, est président d'honneur de l'Académie catholique de France. Auteur d'une cinquantaine d'ouvrages dont certains sont traduits en plusieurs langues, il a reçu le Grand Prix du cardinal Grente de l'Académie française pour l'ensemble de son oeuvre.

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  • La nouvelle Croix de Jeumont sur la E411, une initiative de la Fraternité de Tibériade

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    Communiqué de presse

    La nouvelle Croix de Jeumont sur la E411,
    une initiative de la Fraternité de Tibériade

    Wellin, mercredi 23 mars 2022. Il y 125 ans, une croix en pierre a été érigée sur la butte de Jeumont à Wellin. Effondrée il y a une trentaine d’années, le site accueille aujourd’hui une nouvelle croix, haute de 15 mètres, qui saluera dorénavant les centaines de milliers d’automobilistes qui empruntent sans doute la plus belle autoroute de Wallonie, précisément sur la E411, à hauteur de la sortie Wellin, entre Namur et Libramont.

    Né dans l’esprit du frère Marc Piret, fondateur de la Fraternité de Tibériade, ce projet a mûri durant plusieurs décennies. Il nous explique l’origine et le sens de sa démarche : “Il y a 125 ans, une famille a fait le vœu d’élever une croix sur la butte. Reconstruire cette croix est un hommage à cette famille. C’est aussi une opportunité de créer une croix visible depuis l’autoroute, une croix qui n’est pas une croix de malheur mais une croix de bénédiction. Dans le contexte de la guerre en Ukraine ou ailleurs, cette croix s’élève à un moment où la paix est nécessaire. Jésus cherche la paix et la bienveillance. La croix est un signe de réconciliation. Croyants ou pas, nous sommes invités à reconnaître que derrière la souffrance naît la vie, la paix. Il n’y a pas d’amour sans souffrance. Jésus est allé jusqu’à aimer ses ennemis. La croix appelle à la réconciliation, à aimer comme le christ. Aimez vos ennemis et priez pour eux. Chacun peut y trouver un signe de compassion, de joie”.

    Pierre-Louis François, fondateur de “La Croisée Architecture“, coordinateur du projet explique : “Lorsque le frère Marc m’a fait découvrir le site en 2018, nous avons été marqués par la beauté des jeux de lumières filtrants à travers une forêt de conifères. Rapidement, aidés par mon épouse, collaborateur et amis, des croquis et maquettes ont été élaborés. Une petite forêt d’une trentaine de chênes a servi à édifier une grande croix formée elle-même de 14 croix. Cette croix formée de multiples croix nous rappelle les souffrances et joies de chacun mais également la colline des croix visible près de la ville de Šiauliai, au nord de la Lituanie, dans la région d’une implantation de la Fraternité de Tibériade. Une croix à traverser, où sa vision évolue par rapport au point de vue, que l’on peut s’approprier, où chacun peut venir se recueillir ou simplement admirer la beauté du paysage”.

    Ce mercredi 23 mars, la croix a été installée sous un soleil radieux grâce à une équipe de monteurs aidés par des grues et des nacelles. La croix est implantée sur un site classé, propriété de la Fraternité de Tibériade. De longues démarches de permis d’urbanisme, d’études en stabilité, de tests, d’assemblages en atelier et sur site ont été nécessaires pour découvrir aujourd’hui une croix qui est le fruit d’une intense collaboration entre l’architecte Pierre-Louis François, le bureau d’étude Ney Partners, la société de charpenterie AVLN, l’entreprise de construction Nonet, la Fraternité de Tibériade et de généreux donateurs.

    Le bourgmestre Benoît Closson était présent lors de l’élévation de la Croix. Le site privé est ouvert à tous et le bourgmestre a annoncé qu’un circuit de promenade balisé sera prochainement créé par la commune de Wellin. L’investissement global s’élève à environ 100.000 euros, dont la moitié a déjà été récoltée. Les amis de la Croix recherchent encore de généreux donateurs. Nul doute que les amis de la Croix ainsi que les frères et sœurs de la Fraternité de Tibériade s’y retrouveront fréquemment.

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