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Eglise - Page 479

  • L'Église est en pleine crise, mais elle peut se relever même dans ses heures les plus sombres. La leçon de l'histoire

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    De Sandro Magister sur Settimo Cielo (traduction de Diakonos.be):

    L'Église est en pleine crise, mais elle peut se relever même dans ses heures les plus sombres. La leçon de l'histoire

    Pascal

    Dans la réflexion en vue d’un futur conclave – un raisonnement qui va crescendo parmi les cardinaux, comme Settimo Cielo est en train de le relayer – l’urgence de remettre au centre les questions capitales sur Dieu et sur l’homme se fait de plus en plus pressante, ces questions sur lesquelles l’Église tient ou tombe, pas pour seulement ralentir la décadence de l’Église actuelle, qui s’étale sous les yeux de tous, mais au contraire pour avoir confiance en une renaissance de vitalité chrétienne, même dans un monde largement indifférent et hostile.

    L’Église a déjà, par le passé, connu des périodes de décadence. La déchristianisation actuelle en fait partie. Mais rien ne dit que celle-ci doive être irréversible ni inéluctable, comme aucune des décadences précédentes ne l’a d’ailleurs été.

    Parce que dans l’histoire de l’Église, il y a eu aussi des saisons de renaissance religieuse. Qui n’ont d’ailleurs pas toujours été à l’initiative ni sous la conduite de la hiérarchie catholique. Au contraire, il n’est pas rare que celles-ci aient été animées de manière autonomie par des hommes cultivés, des intellectuels chrétiens cependant capables d’interpréter et d’inspirer même des mouvements de masse importants.

    Pour celui qui s’interroge sur l’Église d’aujourd’hui, il est donc plus instructif que jamais de retracer le déroulement de ces saisons. Et c’est ce que fait Roberto Pertici, professeur d’histoire contemporaine à l’Université de Bergame, dans cet essai qu’il a rédigé pour Settimo Cielo.

    Le professeur Pertici identifie au moins trois renaissances religieuses dans les cinq cents dernières années. La première est encouragée par le concile de Trente mais plonge ses racines dans le quinzième siècle et prend corps surtout dans le dix-septième siècle en France, le siècle de Pascal (portrait) et de « Port-Royal », pour ensuite décliner avec l’avènement des Lumières.

    La seconde fleurit après la Révolution française et Napoléon, dans le climat du romantisme et des nouvelles libertés. Elle est à la fois culturelle et politique, elle va de Chateaubriand à Rosmini, du « Génie du Christianisme » aux « Cinq plaies de la sainte Église ». Elle s’éteint après le raidissement anti-libéral de la hiérarchie ecclésiastique et l’émergence du positivisme scientifique.

    On retrouve la troisième à la croisée du dix-huitième et du vingtième siècle, il s’agit de celle du « Renouveau catholique », des grands convertis, de Bernanos à Eliot en passant par Chesterton, Papini avec son « Histoire du Christ ». Elle s’éteint à la moitié du siècle dernier avec le déclin du paradigme conservateur comme l’a analysé le professeur Pertici sur Settimo Cielo le 31 août 2020.

    Et la quatrième ? Le concile Vatican II a essayé de la lancer, celle fois sous l’impulsion des autorités de l’Église elles-mêmes. Mais sans y parvenir, par les raisons que Pertici a examinées dans un autre article de Settimo Cielo du 14 septembre 2020.

    L’Église d’aujourd’hui se trouve à ce croisement, entre une renaissance religieuse inachevée et l’avancée inexorable de la déchristianisation, face à un futur dans lequel tout peut encore arriver.

    Voici ci-dessous la première partie de l’essai de Pertici. La seconde partie et la conclusion suivront dans quelques jours.

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  • Un "converti littéraire" : Joris-Karl Huysmans

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    De KTO Télévision :

    Joris-Karl Huysmans, Le converti littéraire

    18/04/2022

    Alors qu’il vient d’achever son chef d’oeuvre A rebours, Joris-Karl Huysmans entame un cycle de quatre romans qui retracent les étapes successives de sa lente et douloureuse conversion à la religion catholique. Cette entreprise inédite soulève son cortège de questions non résolues qu’exprime le personnage de Durtal, alter ego de l’auteur, écrivain comme lui. Aux interrogations spirituelles et morales: que faire de sa propre vie ? Quels choix devons-nous prendre pour nous réaliser en tant qu’être humain ? S’ajoute une interrogation propre au métier d’écrivain : comment décrire sous forme de roman une conversion, événement unique et tortueux qui relève de l’inexprimable ? Dans cette recherche, celui qui est « entré en catholicisme comme dans une gouttière » (Léon Bloy), place l’Art face à la foi. La quête spirituelle n’est jamais loin de la quête esthétique. Une production Baïkal Production 2021 - Réalisée par Paul Bégin

  • "Une image unilatérale de l'homme dans les organisations internationales"

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    De kath.net/news :

    Vatican : Image unilatérale de l'homme dans les organisations internationales

    20 avril 2022

    Dans une interview, le cardinal secrétaire d'État Parolin s'inquiète de la conception de plus en plus individualiste des droits à la liberté - à long terme, il existe un risque de destruction de la "dignité et de la substance" des êtres humains

    Cité du Vatican/Rome (kath.net/KAP) Une conception de plus en plus individualiste des libertés civiles et une image unilatérale de l'homme inquiètent la diplomatie vaticane. Cela est particulièrement vrai en ce qui concerne les organisations internationales, a déclaré le cardinal secrétaire d'État Pietro Parolin (photo d'archive) dans une interview accordée au réseau de médias catholiques privés ACI Stampa/EWTN publiée mardi. Ce sont des tendances que le pape François qualifie de « colonisation idéologique ».

    "Nous sommes très préoccupés par ces nouveaux droits", a déclaré Parolin, "car ils apportent avec eux une nouvelle vision anthropologique qui diffère de manière significative, sinon substantielle, de la vision de la proposition chrétienne". Cette nouvelle vision prive les gens de leurs relations tridimensionnelles : à eux-mêmes, à Dieu et aux autres. À long terme, cela menaçait de détruire « la dignité et la substance » de l'humanité.

    Selon le "numéro deux" du Vatican, l'Eglise ne comprend pas sa préoccupation comme une "lutte idéologique". Dans certaines tendances de la soi-disant politique de genre, en particulier, il y a une "perspective anthropologique" en arrière-plan "qui se concentre exclusivement sur les désirs personnels", a déclaré Parolin. Malheureusement, de telles critiques du Vatican n'ont jusqu'à présent rencontré que peu de réponses.

    Cardinal Parolin Discusses the Future of Vatican Diplomacy

  • Cours de liturgie par Denis Crouan, docteur en théologie; 9ème leçon : La mise en place de la musique du VIII° au X° s.

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    Liturgie 9 – La mise en place de la musique du VIII° au X° s. : la liturgie est par essence une prière chantée) (46 mn) 

    https://youtu.be/mLCrWYdquus   

    Denis Crouan est aussi organiste. Il raconte ici comment peu à peu est apparu au premier millénaire en pays Franc, avec retour fécond d’influence romaine, le chant grégorien. Le nom de « grégorien » fait référence au pape saint Grégoire le Grand qui n’en est pas l’auteur mais l’inspirateur involontaire.  

    Comment fonctionne le chant Grégorien avec 1° sa corde de base 2° ses différents modes qui en créent l’atmosphère et 3° son latin et ses accents linguistiques chantant.  

    Denis Crouan traite aussi des trois catégories de chants grégorien : 1° syllabique (une note par syllabe) ; 2° semi-orné (quelques notes ajoutées) et 3° mélismatique (guirlandes de notes).  

    Mais, au-delà de ces techniques, ce chant a une âme qui vient de la prière (ce qui explique qu’un chœur technique de professionnels sans prière ne produit pas du bon grégorien).  

    COURS DE LITURGIE, PAR DENIS CROUAN, DOCTEUR EN THEOLOGIE, 2022 

    https://www.youtube.com/playlist?list=PLuko328jWH_06CYFfUP8d6v_vzl9f4UbI 

    Cours donné par Denis Crouan, docteur en théologie, en entretien interactif avec Arnaud Dumouch. 

    Vidéo du site http://docteurangelique.free.fr/fichiers/InstitutDocteurAngelique.htm, les œuvres complètes en français de saint Thomas d'Aquin. 

    Denis Crouan 2022. 

  • Linceul : une récente étude bouleverse les conclusions précédentes

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    De Giovanni Bernardi sur La Luce di Maria :

    Dernière étude sur le linceul - Ce qu'ils ont découvert bouleverse les conclusions précédentes

    20/04/2022

    Une nouvelle étude sur le Saint Suaire contredit ce que divers chercheurs ont tenté d'affirmer ces derniers temps, et dévoile ce qui est l'un des plus grands mystères que la science ait jamais rencontrés, mais qui est pourtant parfaitement clair aux yeux de la foi. 

    Les conclusions de l'étude présentent en fait de nouvelles données sur le tissu le plus mystérieux de l'humanité, nous ramenant une fois de plus à Jérusalem, au jour où toute l'histoire a changé à jamais.

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    source web de la photo

    Le Suaire est un miracle qui continue sans interruption à nous ramener à ce moment unique, il y a deux mille ans, au jour où le Seigneur Jésus a vaincu la mort pour toute l'humanité, donnant la vie éternelle à tous ceux qui décident de croire en Lui et en son chemin de rédemption du péché et de l'iniquité du mal.

    L'objet le plus mystérieux de toute l'histoire

    Il s'agit de l'objet archéologique le plus étudié au monde, qui a impliqué des milliers de scientifiques et de professeurs de dizaines de disciplines différentes au cours des siècles. Aujourd'hui encore, il reste de nombreux mystères inexpliqués que seul le regard de la foi peut aligner, au point d'être touché par cet objet extraordinaire.

    Chaque année, de nouvelles études sont menées sur le voile spécial qui a été placé sur le corps de Jésus une fois sur le Saint-Sépulcre. Les dernières recherches révèlent un fait très intéressant, rapporté par le journal Libero dans un article du journaliste Antonio Socci. L'étude, quant à elle, est parue dans la revue scientifique "Heritage" et s'intitule "X-ray Dating of a Turin Shroud's Linen Sample".

    Elle a été réalisée par les scientifiques du CNR Liberato De Caro, Teresa Sibillano, Rocco Lassandro et Cinzia Giannini, en collaboration avec le professeur Giulio Fanti de l'université de Padoue. La recherche applique une nouvelle méthode pour retrouver la date d'origine du suaire. L'analyse des fils de lin permet d'étudier "le degré de vieillissement naturel de la cellulose qui constitue les fibres des fils de lin de l'échantillon étudié, par analyse aux rayons X".

    La conclusion extraordinaire de la recherche

    La conclusion est extraordinaire, c'est le moins que l'on puisse dire. Il explique que le tissu du Linceul est beaucoup plus ancien que ce que l'on voudrait nous faire croire suite à la datation au radiocarbone de 1988, qui a tenté de mystifier l'origine du Linceul en affirmant qu'il n'avait que sept siècles. Ces conclusions ont été remises en question par divers spécialistes, qui ont longtemps demandé les données des expériences qui ont conduit à ces conclusions aujourd'hui considérées comme totalement non fiables.

    En particulier avec les conclusions critiques de quatre chercheurs publiées dans les plus importantes revues internationales, dont la revue d'Oxford Archaeometry, du laboratoire de recherche d'Oxford pour l'archéologie et l'histoire de l'art. Au contraire, les résultats de cette dernière étude affirment au contraire qu'il y a une compatibilité totale avec l'hypothèse que le Suaire est une relique de 2000 ans, comme l'affirme la tradition chrétienne.

    Lire également : Saint Suaire : une universitaire livre un témoignage choquant | Voici ce qu'elle a découvert

    La condition pour que cette thèse soit possible est que le linceul ait été conservé à des températures environnementales plus élevées que celles enregistrées en Europe. Il y a sept siècles, le Suaire a été apporté en Europe par le chevalier Godefroid de Charny, qui a fait construire une église à Lirey, en France, pour préserver le tissu sacré qui a enveloppé le Christ pendant sa Passion.


    source web de la photo

    Mais avant son arrivée sur le Vieux Continent, elle se trouvait au Moyen-Orient. Et les températures requises pour le type de conservation mentionné dans l'expérience sont précisément celles qui sont typiques du Moyen-Orient. De plus, l'étude explique que l'arrivée en Europe a permis la conservation du tissu, ce qui a permis de limiter le vieillissement naturel de la cellulose du lin, mais aussi de préserver l'image du corps sur celui-ci.

    Lire également : Jésus se lève le troisième jour - La signification du chiffre trois dans les Saintes Écritures

    Reste le mystère de l'impression de l'image sur le tissu, qui renvoie à un phénomène de photoradiaison de nature inconnue, rappelle Socci dans son article. Ce dont nous sommes sûrs, c'est que l'âge du tissu est de deux mille ans et qu'il provient de la région de Jérusalem, la même région où Jésus-Christ a été torturé et crucifié, comme en témoigne le suaire.

    Lire également : New Scientific Technique Dates Shroud of Turin to Around the Time of Christ’s Death and Resurrection

  • RDC : Tristes fêtes de Pâques au Nord Kivu

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    Tristes Pâques au pied de la chaîne des Virunga et ailleurs. Lu sur le site de la Libre Afrique :

    « Quand le pape viendra, nous lui dirons nos douleurs et nos misères… » En ce week-end de Pâques, dans un site de déplacés de Rutshuru, dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), Stéphanie Aziza, 25 ans, n’a pas le coeur à la fête. Depuis les récents combats entre l’armée et les rebelles du Mouvement du 23 mai (M23) dans la province du Nord-Kivu, elle est sans nouvelles d’un de ses trois enfants, perdu dans le chaos de la fuite.

    Comment célébrer Pâques, « quand en plus on n’a pas à manger? », ajoute tristement la mère de famille, un petit enfant à la main, dans la cour de l’école Rugabo, où sont réfugiés plusieurs centaines de villageois.

    Non loin de là, une autre famille trie des haricots, pour le repas du dimanche de Pâques.

    L’est de la RDC est en proie depuis plus d’un quart de siècle aux violences de multiples groupes armés. La venue du pape François début juillet à Goma, le chef-lieu du Nord-Kivu, est présentée par l’Eglise catholique comme « un signe de réconfort et de paix ».

    « C’est la première fois qu’il foule notre terre, c’est une bénédiction divine », veut croire Heri Byiringiro, un autre déplacé.

    Fin mars, dans la région de Rutshuru, le « Mouvement du 23 mars », une ancienne rébellion tutsi réapparue en fin d’année dernière, s’est emparé de plusieurs collines, dont les habitants se sont enfuis vers l’Ouganda tout proche et vers le centre du chef-lieu du territoire.

    Les combats violents ont duré deux jours, se sont arrêtés une semaine et ont repris. Depuis quelques jours, c’est de nouveau l’accalmie, mais la tension est palpable, les militaires sont sur les dents.

    Samedi, à environ 6 km de Rutshuru-centre, quelques fidèles catholiques ont fêté Pâques dans la chapelle du village de Rangira, assistant à la seule messe pascale organisée dans toute la paroisse de Jomba, très affectée par les combats.

    Près du bâtiment de briques, un camp militaire a été installé, pour contrer l’avancée rebelle. Des camions remplis de soldats passent sur la route, des jeeps sont en patrouille.

    « Nous remercions le Seigneur qui vient de permettre l’arrivée de notre curé. Nous pensions qu’il était mort », déclare Dusera Nyirangorengore, tout juste revenue de Rutshuru où elle s’était enfuie.

    « Nous avons vécu le pire. Je priais, avec mon chapelet, pour que les bombes ne nous tombent pas dessus en brousse », raconte-t-elle.

    Leur curé, l’abbé Juvénal Ndimubanzi, pris dans les affrontements entre l’armée et le M23, a eu la vie sauve lorsque la force de l’ONU en RDC, la Monusco, l’a évacué, le 28 mars. Sa paroisse de Jomba est encore sous le contrôle du M23, inaccessible.

    « Prions pour les régions du monde qui souffrent de la guerre; et que la paix revienne ici chez nous, afin que les déplacés regagnent leurs villages! », déclare à l’assistance un servant, debout près de l’abbé.

    A l’heure à laquelle se déroule généralement le Chemin de Croix, une grand-messe a eu lieu vendredi à Rutshuru-centre dans l’église Saint-Aloys, à laquelle ont assisté des centaines de fidèles, recueillis et silencieux.

    Ailleurs dans le territoire, les célébrations ont été réduites. Les fidèles ont dû renoncer aux traditionnelles veillées du samedi soir, à cause de l’insécurité et de l’état de siège en vigueur depuis près d’un an dans le Nord-Kivu et la province voisine d’Ituri, qui a instauré un couvre-feu.

    Dans la modeste chapelle de Rangira, Jean-Pierre Sebaganzi, un fidèle de 45 ans, se réjouit tout de même d’avoir pu fêter Pâques, « malgré la peur »

    Ref. RDC: tristes fêtes de Pâques pour les déplacés du conflit avec le M23

    Que pensez-vous de cet article et que fait entretemps l’ancienne métropole tutélaire ?

  • Les fondamentalistes hindous n'ont pas épargné les chrétiens pendant la Semaine Sainte

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    D'Anna Bono sur la Nuova Bussola Quotidiana :

    Inde : les chrétiens persécutés même à Pâques

    20-04-2022

    Les fondamentalistes hindous n'ont pas épargné les chrétiens, même pendant la semaine sainte. Dans l'Uttar Pradesh, une foule de nationalistes hindous a encerclé une église protestante. Les fidèles sont accusés de "conversions forcées" et 36 d'entre eux sont arrêtés par la police. L'accusation de "conversion forcée" est le prétexte classique pour cibler les chrétiens. 

    Les fondamentalistes hindous n'ont pas non plus épargné les chrétiens pendant la semaine sainte. En Inde, où les épisodes de violence à l'encontre des communautés chrétiennes sont de plus en plus fréquents, le Vendredi saint, une centaine de fidèles de l'église évangélique de Hariharganj, dans le district de Fatehpur (Uttar Pradesh), célébraient les rites de Pâques dans leur église lorsque des dizaines de personnes, peut-être une centaine, ont encerclé le bâtiment et bloqué les sorties. Leur leader, Himanshu Dikshit, avait peu avant dénoncé 55 membres de la communauté, les accusant d'avoir forcé environ 90 hindous à se convertir au christianisme. La police a arrêté 36 personnes tout en laissant en liberté les autres croyants emprisonnés dans l'église. La communauté chrétienne du district a immédiatement organisé une collecte pour obtenir la libération sous caution des chrétiens arrêtés, qui ont heureusement été libérés le jour même.

     Himanshu Dikshit est membre du Vishwa Hindu Parishad, une organisation nationaliste de droite qui fait campagne pour affirmer l'Hindutwa, l'identité hindoue. L'accusation, toujours totalement infondée, de conversion au christianisme par la force ou la tromperie est l'un des moyens qu'il utilise pour persécuter les chrétiens : les menacer, les intimider, inciter le reste de la population contre eux. Depuis 2014, depuis que le gouvernement fédéral est présidé par le Premier ministre Narendra Modi, leader du parti nationaliste hindou Bharatiya Janata Party, les fondamentalistes hindous sont devenus plus agressifs, sachant qu'ils bénéficient du soutien du gouvernement et peuvent compter, comme c'est souvent le cas, sur la collaboration des autorités et des forces de sécurité locales, toujours prêtes à accepter leurs plaintes et réticentes, cependant, à enregistrer celles des chrétiens victimes d'abus et à prendre des mesures pour identifier et traduire en justice les responsables. L'arrestation des chrétiens à Fatehpur est illégale et totalement condamnable", a déclaré à AsiaNews Monseigneur Gerald Mathias, évêque de Lucknow, capitale de l'Uttar Pradesh. L'accusation de conversion illégale est absolument infondée et a été fabriquée par les fondamentalistes hindous.  Les fondamentalistes sont de plus en plus enhardis et se comportent en justiciers, prenant la loi en main. La police est souvent un spectateur muet et l'encourage même. Malheureusement, ces incidents se multiplient et on peut se demander si la liberté de religion garantie par la Constitution est réellement respectée et par tous".

    L'Uttar Pradesh est l'un des États où se concentre la violence. Il y a eu 102 des 468 incidents graves enregistrés en 2021 par le United Christian Forum, une organisation interconfessionnelle qui dispose d'un numéro vert où les cas d'abus peuvent être signalés. C'est également l'un des huit États de la fédération indienne (composée de 28 États et de huit territoires) qui ont adopté les Freedom of Religion Acts, la loi anti-conversion qui interdit aux minorités religieuses de convertir "de force" la population. Outre l'Uttar Pradesh, où elle a été adoptée en 2020, les lois sur la liberté de religion sont en vigueur dans les États suivants : Odisha, Madhya Pradesh, Chhattisgarh, Gujarat, Himachal Pradesh, Jharkhand et Uttarakhand. Dans deux autres États, l'Arunachal Pradesh et le Rajastan, la loi a été adoptée mais n'est pas en vigueur, et dans le Tamil Nadu, elle a été adoptée mais ensuite abrogée. Le gouvernement du Karnataka envisage également de céder aux demandes des fondamentalistes hindous, qui font également pression pour que la loi soit adoptée au niveau fédéral.

    Jeff King, président d'International Christian Concern, confirme que l'Uttar Pradesh est l'un des États indiens où la liberté de religion est la plus violée : "Lorsque les autorités légitiment les actions violentes en arrêtant les victimes, elles envoient le message que les activités criminelles sont approuvées par les autorités tant qu'elles visent les minorités religieuses. Cette attitude de la part des autorités ne fait qu'aggraver la situation de la liberté religieuse et accroître la vulnérabilité des chrétiens, les exposant à davantage de violence. Les lois anti-conversion sont en fait ciblées, sujettes à interprétation et conduisent à une réduction totale des droits des chrétiens à exprimer publiquement leur foi".

    Un autre responsable de l'International Christian Concern a qualifié d'acte de persécution très grave le fait que, précisément pendant la semaine sainte, les chrétiens ne puissent pas pratiquer librement leur foi, "en célébrant l'un des moments les plus importants du calendrier chrétien".

    La semaine avait déjà commencé par un épisode d'intolérance. Le 12 avril, sept bénévoles de Prison Ministry India, une association qui travaille dans les prisons, se sont rendus dans une prison du district de Gadag, au Karnataka, où ils ont organisé des temps de prière et distribué des exemplaires de la Bible. Un fondamentaliste hindou, qui a visité une prison peu de temps après, l'a remarqué, a pris des photos des bibles et les a ensuite détruites. Deux mouvements fondamentalistes hindous, le Vishwa Hindu Parishad et le Bajrang Dal, ont déposé une plainte dénonçant les actions des volontaires comme une tentative de conversion forcée et demandant des sanctions à leur encontre.

  • Dire la vérité sur la façon dont Pie XII et le diocèse d'Assise ont contribué à sauver des Juifs

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    De Sabrina Ferrisi sur le National Catholic Register :

    Dire la vérité sur la façon dont Pie XII et le diocèse d'Assise ont contribué à sauver des Juifs

    19 avil 2022

    Lors d'une récente manifestation organisée à New Rochelle par la fondation Pave the Way, des dirigeants juifs et ecclésiastiques bien informés ont raconté les efforts qui ont permis d'épargner la vie de tous les Juifs se trouvant dans les limites du diocèse pendant la Seconde Guerre mondiale.

    Jewish babies were born amid safe shelter during World War II. Above, Jewish refugees, including infants, were photographed in Castel Gandolfo.
    Des bébés juifs sont nés dans un abri sûr pendant la Seconde Guerre mondiale. Ci-dessus, des réfugiés juifs, dont des nourrissons, ont été photographiés à Castel Gandolfo. (photo : avec l'aimable autorisation de Gary Krupp)

    NEW ROCHELLE, N.Y. - Peu de gens savent à quel point l'Église catholique, sous les ordres du pape Pie XII, a œuvré pour sauver des Juifs pendant la Seconde Guerre mondiale.

    Afin de souligner ces actions héroïques, la fondation Pave the Way a organisé un événement au Temple Israël de New Rochelle le 5 avril pour présenter "Musée de la mémoire, Assise 1943-1944".

    L'événement avait pour but de présenter et de discuter de la manière dont le diocèse d'Assise a sauvé tous les Juifs se trouvant sur son territoire pendant la Seconde Guerre mondiale grâce à un réseau de clergé et de citoyens. Parmi les intervenants figuraient le rabbin Jay Rosenbaum du Temple d'Israël, l'archevêque d'Assise Domenico Sorrentino, Gary Krupp, président de la fondation Pave the Way, Johan Ickx, archiviste du Vatican de longue date et éminent spécialiste des archives du Vatican pendant la Première et la Seconde Guerre mondiale, Elizabeth Bettina, auteur de It Happened in Italy, et Stefania Proietti, maire d'Assise.

    Ce qui s'est passé à Assise

    En 1943, des milliers de réfugiés se réfugient à Assise, dont 300 Juifs. Immédiatement, l'évêque Giuseppe Nicolini d'Assise a formé un comité de travail pour sauvegarder les Juifs en les plaçant dans des couvents et des monastères. Tout a été fait pour les aider, y compris la fourniture de nourriture, de vêtements et la dissimulation d'objets religieux juifs. En fait, l'évêque Nicolini a placé ces objets sacrés dans le sous-sol de sa propre résidence et l'a muré de ses propres mains. 

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  • Un contre-point au dernier livre de Chantal Delsol sur "la fin de la chrétienté"

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    De Philippe de Labriolle sur le site de l'Homme Nouveau dans Tribune libre :

    Requiem pour une chrétienté défunte ? Contre-point au dernier livre de Chantal Delsol

    Requiem pour une chrétienté défunte ? Contre-point au dernier livre de Chantal Delsol

    Chantal Delsol, philosophe spécialiste de l’Antiquité gréco-romaine, élève de Julien Freund, a infléchi en cours de carrière sa passion spéculative vers l’étude de la pensée contemporaine. Professeur des Universités, désormais émérite, elle a publié de nombreux essais dont la tenue intellectuelle et la hauteur de vue lui ont valu d’être élue, en 2009, à l’Académie des sciences morales et politiques. Le dernier en date : La fin de la chrétienté, vient de paraître aux éditions du Cerf.

    Cette catholique, mère de six enfants (dont un adoptif), élevée dans un milieu favorisé du Lyonnais, n’a jamais caché son aversion pour le communisme, lequel était encore, durant ses études, l’opium des intellectuels, selon l’expression heureuse de Raymond Aron. Libérale-conservatrice, selon ses dires, soutien discret mais fidèle des choix de société cruciaux tels que le refus du mariage pour tous, ou la dénonciation de l’effondrement général du niveau scolaire, cette observatrice attentive de ses semblables jouit d’un crédit notable auprès des milieux catholiques soucieux de le rester.

    Un livre accessible et… décevant 

    Cette Fin de la Chrétienté méritait donc l’étude, en raison de l’excellente réception dont l’ouvrage a fait l’objet, d’une part, et de son contenu, provocateur plus encore que décevant, d’autre part. Son succès tient aussi à son accessibilité. En 170 pages lisibles par un presbyte assis sur ses lunettes, l’affaire est conclue. La Chrétienté n’est pas l’Eglise. « Il s’agit de la civilisation inspirée, ordonnée, guidée par l’Eglise ». Elle a duré 16 siècles, de l’Edit de Milan à la dépénalisation de l’IVG. Elle est désormais défunte. Elle a lassé les peuples qu’elle animait, et savez-vous de quelle façon ? « Nous avons profané l’idée de vérité, à force de vouloir à tout prix identifier la Foi à un savoir » (p.125). Cet abus aurait précipité sa fin. La croyez-vous inconsolable de ce désastre ? Que nenni : « Renoncer à la Chrétienté n’est pas un sacrifice douloureux. » (p.170). In cauda venenum.

    En clair, la Chrétienté serait morte de s’être prise au sérieux. L’harmonie entre l’Eglise et la cité chrétienne n’aurait pas survécu à la tyrannie de la vérité, aggravée du refus radical de la Modernité. Cette thèse choyée des novateurs, sans discontinuité depuis  les abbés démocrates du XIXe siècle et les modernistes de la Belle Epoque jusqu’à nos jours, pourrait suffire à remiser l’ouvrage, si n’était en question le sens de ce nouvel assaut de la part d’une érudite passant pour proche des milieux traditionnels. A vrai dire, si la thèse n’est pas neuve, et sauf à n’être pas comprise, il n’était pas d’usage, dans nos rangs, qu’elle soit applaudie !

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  • Concert à Liège : le Stabat Mater de Pergolèse à l’église du Saint-Sacrement (Bd d’Avroy, 132) :

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    Le samedi 7 mai 2022 à 20 heures

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    Réservation obligatoire

    par email : annesylvie.primo@gmail.com

    ou téléphone :  0475 474 155

  • RDC : les prêtres ayant eu un enfant devront abandonner leur état

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    Source : La Croix – FSSPX.Actualités :

    « A trois mois du premier voyage apostolique du pape François en République démocratique du Congo (RDC) l’épiscopat demande aux prêtres qui, ayant rompu le vœu de chasteté, ont eu un enfant, de renoncer à leur ministère sacerdotal.

    Le document de dix-neuf pages rédigé par la Conférence des évêques du Congo (Cenco) – destiné à l’usage interne du clergé de RDC – est daté du 4 mars 2022 : il aura fallu à peine un mois pour qu’il fuite dans la presse.

    « A l’école de Jésus-Christ. Pour une vie sacerdotale authentique » – tel est l’intitulé de la circulaire épiscopale – entend « briser le silence » sur un sujet délicat : celui des prêtres ayant eu un enfant, du fait d’une union par essence illégitime.

    Les prélats congolais évoquent une « incompatibilité » entre la charge de père de famille et de prêtre, et demandent à tout ecclésiastique se trouvant dans cette situation de « solliciter une dispense de ses obligations auprès du pape », afin de pouvoir s’occuper du ou des enfants dont ils sont le père.

    Jusqu’à maintenant, les autorités ecclésiastiques congolaises étaient demeurées le plus souvent discrètes dans ce genre d’affaire, ce qui peut facilement se comprendre pour diverses raisons. Il est par ailleurs probable que les nouvelles directives de la Cenco avaient déjà commencé à être appliquées avant leur publication.

    En effet, depuis le début de l’année 2022, près d’une dizaine de prêtres ont été renvoyés de l’état clérical : fin mars, rien que dans le diocèse de Tshumbe, au centre du pays, trois d’entre eux ont dû cesser leur ministère et se démettre.

    Le document de la Cenco stipule que, dans le cas où le prêtre ayant un enfant ne serait pas disposé à abandonner la soutane, l’évêque devra « présenter le cas au Saint-Siège », pour qu’il applique la peine maximale prévue, le renvoi de l’état clérical.

    « Exhorter et persuader ne suffit plus, ces attitudes rendent difficile l’amendement des coupables et sèment confusion et scandale parmi les fidèles », expliquent les prélats congolais qui insistent : « le prêtre géniteur d’enfants a besoin à la fois de la miséricorde et de la réprimande de la part de l’Eglise ».

    Une mise au point qui intervient quelques mois avant le voyage du pape François en RDC, programmé du 2 au 5 juillet prochains. Le Saint-Père découvrira un pays en proie à des conflits armés, dans lequel l’Eglise joue un rôle politique de premier plan, et où les catholiques représentent 40% des 90 millions d’habitants.

    Ref. Source : La Croix – FSSPX.Actualités

  • Un "Chemin de Lumière" pour le Temps Pascal

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    Voici un livret du "Chemin de lumière" dont l'exercice est proposé chaque vendredi du temps pascal à midi :

    2022_04_19_09_48_45_Greenshot.png

    cliquer sur l'encadré pour accéder au livret (pdf)