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Eglise - Page 820

  • François et Marie corédemptrice

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    Le pape François et la corédemption de Marie

    publié dans "nouvelles de chrétienté" le 20 décembre 2019

    Le pape François, Marie et la notion de co-rédemption

    (Source: RIPOSTE CATHOLIQUE - 17 DÉCEMBRE 201)

    Ecclesia Dei adflicta. Pie XI avait déclaré le 30 novembre 1933 : « Le Rédempteur se devait, par la force, d’associer sa Mère à son œuvre. C’est pour cela que nous l’invoquons sous le titre de Corédemptrice. Elle nous a donné le Sauveur. Elle l’a conduit à son œuvre de rédemption jusqu’à la croix. Elle a partagé avec lui les souffrances de l’agonie et de la mort en laquelle Jésus consommait le rachat de tous les hommes ».

    Mais le Pape François a estimé, le 12 décembre 2019, que la Vierge Marie n’était pas « Corédemptrice » et qu’il n’était pas nécessaire de « perdre du temps » avec ces tonterias (« absurdités, sottises, inepties »).

    Nous publions ci-après l’article d’un éminent mariologue, dont il nous a semblé, compte tenu du climat qui règne dans les Universités catholiques, ne pas devoir dévoiler le nom.

    *

    À propos de la stupéfiante déclaration du Pape François, lors de l’homélie de la messe de Notre-Dame de Guadalupe, à Saint-Pierre de Rome, le 12 décembre 2019

    La Vierge Marie n’est pas une « Corédemptrice » et il n’est pas nécessaire de « perdre du temps » avec de nouveaux dogmes, a déclaré le Pape François dans la messe dédiée à la Vierge de Guadalupe, le 12 décembre 2019, qui a qualifié l’idée de ce nouveau dogme de « non-sens ».

    Selon le Saint-Père François, est « absurde » du moins, la suggestion même de proclamer de nouveaux dogmes mariaux : « Elle n’a jamais voulu pour Lui-même ce qui appartenait à son Fils » a affirmé Le Pape François. « Elle ne s’est jamais présentée comme co-rédemptrice. Non. Mais Disciple ». Et il insista : « Elle n’a jamais volé pour elle ce qui appartenait à son Fils », préférant « Le servir. Parce qu’elle est mère. Elle donne la vie ».

    Et il conclut : « Quand ils viennent à nous avec l’idée de la déclarer Corédemptrice ou de proclamer ce dogme, ne nous perdons pas dans l’absurdité » 1.

    Outre la forme, et donc le ton particulièrement incisif, voire agressif, sur le fond, on ne peut que déplorer le refus présenté comme irrévocable d’une initiative présentée comme une « absurdité », qui, cependant, comme on va le voir, a bénéficié de la faveur de nombreux papes, théologiens et saints.

    Enfin, il est dommage que ces propos polémiques aient été tenus dans l’action liturgique de la sainte Messe, pendant l’homélie. Ils auraient pu faire l’objet d’un discours avec une réflexion nuancée et prononcée sur un ton paternel.

    Le Magistère pontifical : permanence et approfondissement

    Le thème de la médiation maternelle de la Vierge Marie au pied de la Croix rédemprice a fait l’objet d’un enseignement constant et sans cesse plus approfondi du Magistère pontifical. Après avoir cité les Souverains Pontifes de Léon XIII jusqu’à Benoît XVI, et en omettant volontairement, dans un premier temps, Jean-Paul II, nous verrons ensuite que ce dernier est allé aussi loin que possible dans cet approfondissement, préparant ainsi le terrain à la proclamation éventuelle d’un cinquième dogme. Enfin, nous évoquerons l’apparition de Notre-Dame de tous les peuples d’Amsterdam, reconnue officiellement en 2002.

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  • Bruxelles, 24-25 décembre : Noël en grégorien à Saint-Jacques-sur-Coudenberg

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    24 décembre | Vigiles de Noel avec chants grégoriens

    La chorale Saint-Irénée animera de ses chants grégoriens les vigiles de Noël de 17h45 le 24 décembre en l'église Saint-Jacques-sur-Coudenberg.

    25 décembre | Messe avec chants grégoriens

    La chorale Saint-Irénée animera de ses chants grégoriens la messe de Noël à 11h le 25 décembre en l'église Saint-Jacques-sur-Coudenberg. Ils assureront également l'animation musicale de la messe le 5 janvier 2020 pour l'Epiphanie.

  • Dans leur message de Noël, les évêques s’élèvent contre l’avortement

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    De Vatican News :

    Dans leur message de Noël, les évêques argentins s’élèvent contre l’avortement

    En Argentine, plus d'un an après l'échec de la légalisation de l’avortement au Sénat, le débat sur l'IVG est loin d'être clos. Le Ministère de la santé a publié ces jours-ci de nouvelles directives concernant les avortements dépénalisés. L’épiscopat du pays s’insurge contre ces mesures.

    «En communion avec tant de croyants et tant de citoyens de bonne volonté, nous attendons la révocation du protocole sur l'avortement», déclarent les membres de la Conférence épiscopale d'Argentine (CEA) dans un message diffusé à l'occasion de Noël, au titre évocateur: “Un enfant nous est né, un fils nous a été donné” (Is 9,5).

    Dès l'âge de 13 ans

    Les évêques se réfèrent à l’ILE, autrement dit au protocole d'interruption légale de grossesse mis en œuvre par le Ministère national de la santé. Ce protocole vise à autoriser l'avortement à 13 ans, y compris sans le consentement des parents, et à introduire de nouveaux médicaments pour l'avortement, comme la mifépristone.

    Actuellement en Argentine, l'avortement n'est légal qu'en cas de viol ou lorsque la santé de la femme est en danger. Les nouvelles mesures visent en revanche à le légaliser de façon généralisée, malgré le vote “contre” du Sénat en août 2018. Les évêques argentins sont donc inquiets face à ce qu’ils définissent comme une mesure «inappropriée». Ils réaffirment que les citoyens sont «en faveur de la dignité et de la valeur sacrée et inaliénable de la vie», contrairement à ce qu’un tel protocole pourrait laisser entendre.

    L'absence de débat pointé du doigt

    Les évêques expliquent aussi que «dans la pauvreté de la crèche, Dieu nous a enseigné beaucoup de choses sur la dignité de la vie humaine. Nous sommes donc blessés et préoccupés par cette façon d'agir des institutions qui évitent le débat, raisonnable et démocratique, sur la protection de la vie, le premier droit de l'homme». «Il existe une hiérarchie normative qui a été violée par l'imposition de ce Protocole de la part d'un seul ministre, ce qui s'oppose à la Constitution nationale, au Code civil et aux autres règlements qui protègent la vie dès la conception», estime l’épiscopat argentin.

    «Ce que le parlement national n'a pas légiféré à l'issue d'un débat démocratique, qui prévoit également un débat public dans tous les secteurs et toutes les institutions, vient d'être défini par un protocole inapproprié», s’indignent les évêques d’Argentine, qui formulent enfin un vœu: «Que personne ne soit privé du droit de vivre dignement et d'avoir une famille, un credo et de connaître le bonheur».

  • L'ancien aumônier de la reine Elizabeth II se convertit au catholicisme

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    Du site Aleteia.org :

    Ancien aumônier de la reine Élisabeth, il se convertit au catholicisme

    Diocese de Shrewsbury

    19 décembre 2019

    Gavin Ashenden, évêque anglican et ancien aumônier de la reine Élisabeth, a choisi de se convertir au catholicisme. Il sera reçu ce dimanche 22 décembre par l’évêque catholique Mark Davies, dans la cathédrale de Shrewsbury.

    L’évêque anglican Gavin Ashenden, aumônier de la reine Élisabeth pendant presque dix ans, a choisi de se convertir au catholicisme. Il a confié au Catholic Herald qu’il avait été porté, dans sa conversion, par la prière du Rosaire ainsi que par une profonde réflexion sur le miracle eucharistique. Il sera officiellement reçu dans l’Église catholique dimanche 22 décembre par l’évêque Mark Davies, à la cathédrale Shrewsbury. Ce dernier a confié à un média chrétien en ligne, le Church Militant, qu’il était « honoré d’accueillir un évêque anglican et d’entrer en plein communion l’année de la canonisation du cardinal Newman ».

    Sa femme, Helen Ashenden, s’était déjà convertie au catholicisme il y a deux ans. Embrassant la religion catholique, il deviendra alors un théologien catholique laïc. Gavin Ashenden a démissionné de son poste auprès de la reine d’Angleterre après s’être publiquement opposé à la lecture d’un chapitre du Coran à la cathédrale épiscopale Sainte-Marie de Glasgow (Écosse), niant explicitement la divinité de Jésus.

    Dans des propos rapportés par le diocèse de Shrewsbury, Gavin Ashenden a assuré être « particulièrement reconnaissant pour l’exemple et les prières de saint John Henry Newman. Il a fait de son mieux pour rester un fidèle anglican et renouveler sa mère Église avec la vigueur et l’intégrité de la tradition catholique ».

  • (Pédophilie) La suppression du secret pontifical : un "tournant historique" ?

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    Nouveaux règlements contre la pédophilie, des modifications, mais pas de « tournant historique »

    La Nuova Bussola Quotidiana
    Nico Spuntoni
    18 décembre 2019
    Traduction de "Benoît et moi"

    Un Rescrit du Pape François supprime le « secret pontifical » sur les plaintes et les procès concernant les cas d’abus sexuels et de pédopornographie perpétrés par des personnes consacrées. Salués par les médias comme un « tournant historique », il s’agit en réalité de changements apportés aux règles dans le sillage tracé à l’époque par le cardinal Ratzinger.


    (…) Le Rescrit signé par le Cardinal Parolin, annonce que François « le 4 décembre 2019, a décidé de publier l’Instruction sur la confidentialité des affaires », qui stipule que « ne sont pas couverts par le secret pontifical les plaintes, procès et décisions concernant les cas d’abus sexuels par menace ou abus d’autorité, les actes sexuels commis avec un enfant ou une personne vulnérable, la détention, l’exposition ou la distribution de pédopornographie, les omissions et les dissimulations d’un religieux dans le cadre d’enquêtes canoniques ».

    Il s’agit des crimes mentionnés à l’article 1 de « Vos estis lux mundi« , le motu proprio promulgué le 9 mai 2019 à la suite du sommet sur la protection des mineurs tenu au Vatican en février dernier. La décision du Souverain Pontife s’inscrit dans la ligne de tolérance zéro adoptée par son prédécesseur: le crime canonique d’achat, de détention ou de divulgation de matériel pédopornographique a en effet été sanctionné dans les modifications de 2010 à « Sacramentorum sanctitatis tutela » apportées par Benoît XVI. La retouche, il y a neuf ans, des normes sur les « gravioribus delictis » prévoyait en outre déjà la participation de laïcs dans le personnel des tribunaux, accélérait les procédures avec la possibilité de procéder par décret extrajudiciaire et permettait la réduction à l’état laïque sans procès décidé par le Pontife dans des cas particuliers.

    La lettre circulaire de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, datée du 15 juillet 2010, faisait suite au « Guide pour la compréhension des procédures de base de la CDF en matière d’accusations d’abus sexuels » par lequel le Saint-Siège avait voulu donner un signal précis de clarté et de transparence dans l’annus horribilis caractérisé par des scandales continuels. Les Rescrits de François sont en pleine continuité avec ce document – qu’à l’époque, on avait accusé d’être « antidaté » – également en ce qui concerne la collaboration avec les autorités civiles: en effet, le Guide évacuait tout soupçon d’omission et de couverture, précisant que « les dispositions du droit civil concernant le renvoi des crimes aux autorités compétentes doivent toujours être suivies ».

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  • Des parents s'insurgent contre des lectures scandaleuses imposées à leurs enfants dans un collège catholique de Bruxelles

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    Image associée

    Communiqué :

    "L'école de notre fille, Saint ..., est malmenée par quelques professeurs néerlandophones qui souhaitent imposer aux élèves de 17 ans la lecture d'un livre pervers, Het Smelt de Lize Spit, dont je vous confie quelques extraits traduits (voir le pdf ci-dessous).

    C'est extrêmement pernicieux, vulgaire et insoutenable. 

    Le livre a eu un grand succès en Flandre à coups de communication marketing innovants.. 

    Et, les professeurs s'arrogent le droit d'aborder ces thèmes en néerlandais ou en anglais sous prétexte que ce sont des phénomènes d'actualité ou de société et qu'en Flandre la culture aborde très librement ces sujets.

    Un petit comité de parents informés et désemparés est en train de se constituer dans l'urgence pour que le hola soit mis par la direction. Actuellement la direction, qui pourtant avait une approche chrétienne (à la belge), cherche à ménager la chèvre et le chou..."

    Het smelt - Débâcle de Lize Spit - extraits (1).pdf

  • Les graves accusations de Mgr Vigano à l'encontre du pape

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    Sur son blog, Jeanne Smits publie les graves accusations que Mgr Vigano formule à l'encontre du pape François.

    C'est ICI.

  • O CLAVIS David et sceptrum domus Israel

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    O CLAVIS David et sceptrum domus Israel,
    qui aperis, et nemo claudit; claudis, et nemo aperit:
    veni et educ vinctum de domo carceris, sedentem in tenebris et umbra mortis.

    Ô Clé de David (Isaïe 22, 22), sceptre de la maison d’Israël (Genèse 49, 10), tu ouvres et personne ne peut fermer; tu fermes et personne ne peut ouvrir: viens, fais sortir de prison le captif plongé dans les ténèbres et dans l’ombre de la mort (Psaume 107, 10.14).

  • La mort de Jean de Viguerie, historien brillant et engagé

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    De Charles-Henri d'Andigné sur le site de l'hebdomadaire Famille Chrétienne :

    Jean de Viguerie, historien engagé, est mort

    16/12/2019

    Historien de l’éducation, Jean de Viguerie est mort le 15 décembre, à l’âge de 84 ans. Un de ses anciens élèves lui rend hommage.

    L’auteur de ces lignes a eu Jean de Viguerie comme professeur à l’université d’Angers, dans les années 80. Il en garde un grand souvenir et il n’a cessé, depuis, d’être en relation avec lui, en lisant ses livres, en l’interviewant, en bavardant avec lui. L’amitié nous réunissait, malgré la différence d’âge et le fossé séparant son érudition de nos maigres connaissances. 

    ▶︎ À LIRE AUSSI Jean de Viguerie : « De tout temps, l’Église s’est voulue éducatrice des peuples »

    Né en 1935 à Rome, agrégé d’histoire et docteur ès lettres, Jean de Viguerie était un historien des idées, et l’un de nos meilleurs spécialistes de l’Education. Auteur d’une vingtaine de livres et d’une centaine d’articles parus dans des revues spécialisées, il a publié plusieurs ouvrages qui ont fait date. Citons-en quatre :

    • Histoire et dictionnaire du temps des Lumières, dans la célèbre collection Bouquins chez Laffont en 1995 est un livre-somme. C’est le plus long de ses livres, lui qui écrivait court. Il part de la mort de Louis XIV (1715) et va jusqu’à 1789, et au-delà des faits qu’il raconte, il analyse ce siècle qui précéda la tourmente révolutionnaire. Ne pas réduire la Révolution à 1789, prévenait-il : c’est tout le XVIIIe siècle qui est révolutionnaire. Il prolongera ce livre par deux belles biographies, une de Louis XVI (Le roi bienfaisant,Le Rocher), qui fut, rappelait-il, le premier chef d’Etat à affronter la tourmente révolutionnaire, l’autre de Madame Elisabeth (Le sacrifice du soir, Cerf), dont il soulignait la sainteté. 
    • Les deux patries (DMM, 1998) fut celui de ses livres qui fit le plus de bruit. C’est une histoire de l’idée de patrie. L’auteur y montre comment la patrie révolutionnaire a capté la patrie traditionnelle. La patrie révolutionnaire, c’est celle des Lumières et de la Révolution. La patrie traditionnelle, c’est la terre des pères, qui a toujours existé. L’ouvrage, lors de sa sortie, heurta certains milieux traditionnels et royalistes, voyant dans ce texte une critique de l’Action française, que l’auteur, en effet, ne ménageait pas. Mais avec le temps les Deux patries s’est affirmé comme un classique, incontournable pour comprendre la notion de patrie – qu’on soit d’accord avec lui ou non. 
    • Itinéraire d’un historien (DMM, 2000) est un recueil d’articles parus dans des revues scientifiques. Mais c’est un livre important par sa préface, où l’auteur exprime sa conception du métier d’historien. S’élevant contre « l’histoire plate, l’histoire petite » des Lavisse, Seignobos, Febvre et autres Bloch, qui nient l’homme et décrètent l’inexistence des héros et des saints, l’auteur promeut une histoire humaine, celle de Fustel de Coulanges : « L’histoire n’étudie pas seulement les faits matériels et les institutions ; son véritable objet d’étude est l’âme humaine ». 
    • Dans L’Eglise et l’éducation(DMM, 2010), enfin, il montre le rôle d’éducatrice qu’a eu l’Eglise en France et en Europe. Au cours de l’histoire, nous expliquait-il en 2015« l’Eglise s’est faite école, s’est faite enseignement. Non seulement pour la religion, mais pour les matières profanes. (…) L’éducation de l’Eglise ne peut se concevoir sans ce principe que le concile de Trente réaffirmera : l’union de la raison et de la foi ». 

    Et l’homme ? L’homme se livrait peu. Il était, comme son style, tout en retenue et en pudeur. On sentait tout de même une sensibilité vive derrière la maîtrise et l’éducation. Il avait levé un coin du voile sur son parcours et sur lui-même dans un délicieux recueil de souvenirs, Le passé ne meurt pas (Via Romana), où il évoquait son enfance à Rome, sa jeunesse à Toulouse, son service militaire en Algérie, sa carrière universitaire à Angers et à Lille, ses ouvrages les plus marquants… Il confirmait dans ce livre ce que nous savions déjà : Jean de Viguerie n’était pas seulement un historien. C’était aussi un écrivain classique, au style concis, limpide et pur, ponctuant ses écrits de fines touches d’humour et de pointes d’ironie qui faisaient la joie de ses lecteurs. Et qui continueront à faire leur joie.

    Charles-Henri d’Andigné

  • L'autorité ecclésiastique a fait retirer une video choquante projetée dans une église bruxelloise

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    Du site de BX1 (Médias de Bruxelles) :

    L’Eglise fait retirer une vidéo jugée “immorale” d’une exposition Bruegel dans l’Eglise de la Chapelle

    Si Pieter Bruegel l’Ancien repose sous l’église bruxelloise de Notre-Dame de la Chapelle, près du Sablon, l’exposition qui lui y était dédiée n’était pas du goût de l’évêque de Bruxelles. Jean Kockerols a demandé aux artistes de retirer l’une des vidéos projetées, jugée “scandaleuse et immorale” par des paroissiens.

    C’est l’asbl anderlechtoise Beeldenstorm qui est à l’origine de l’exposition, qui consiste en une réinterprétation moderne de l’oeuvre du maître brabançon, dont on célèbre cette année le 450e anniversaire de la mort. Quatre vidéos sont notamment projetées à l’intérieur-même de l’église, tandis qu’un gibet a été installé sur le parvis. C’est l’une des vidéos qui a provoqué le courroux des fidèles, jugée “scandaleuse et immorale”, voire pornographique, et qui n’aurait pas été mentionnée à la fabrique d’église lors de la conception de l’exposition. “Ces images n’ont aucune place dans une exposition située au coeur d’une église, ni dans une église“, explique ainsi un porte-parole de la conférence épiscopale de Belgique, interrogé par l’agence Belga.

    La vidéo montre notamment l’histoire d’un musulman, qui décide de désobéir à toutes les règles, et commet donc une série de pêchés capitaux“, explique le directeur artistique Nik Honinckx à nos confrères de Bruzz, “Nous avons reçu une lettre indiquant que l’oeuvre était offensante. Je ne comprend pas bien. Alors que la Bible parle de Marie-Madeleine, selon moi il est possible de suggérer que d’autres personnes puissent transgresser les règles. Et cela sans tomber dans la pornographie, ce qui n’était pas le cas ici“.

    Seule la vidéo jugée fautive a été retirée de l’église. Le reste de l’exposition, inaugurée ce week-end par le ministre bruxellois Sven Gatz (Open VLD), reste donc bien présente au sein de l’église.

  • Pour le cardinal Eijk, un parler vrai s'impose en matière d'euthanasie et de suicide assisté

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    Du Catholic Herald (Andrea Gagliarducci) :

    Selon le cardinal Eijk (Pays-Bas), les prêtres devraient «parler clairement» de l'aide au suicide

    17 décembre 2019

    Un prêtre doit dire clairement à une personne optant pour le suicide assisté ou l'euthanasie volontaire qu'il commet un grave péché, a déclaré cette semaine le cardinal néerlandais à l'AIIC.

    Pour la même raison, un prêtre ne peut être présent lors de l'euthanasie volontaire ou du suicide assisté. Cela pourrait impliquer que le prêtre n'a aucun problème avec la décision ou même que «ces actes moralement illicites ne le sont pas dans certaines circonstances selon l'enseignement de l'Église», a déclaré le cardinal Willelm Eijk, archevêque d'Utrecht et expert en questions d'euthanasie. CNA.

    Médecin avant sa vocation, Eijk a consacré sa thèse de doctorat au milieu des années 1980 aux lois sur l'euthanasie. Il dirige un diocèse situé dans l'un des pays ayant le projet de loi sur l'euthanasie le plus libéral au monde.

    Le cardinal Eijk a expliqué à l'AIIC qu '"un prêtre doit clairement dire à ceux qui optent pour le suicide assisté ou l'euthanasie [volontaire] que ces deux actes violent la valeur intrinsèque de la vie humaine, c'est un grave péché".

    Le cardinal n'a pas nié la possibilité d'un accompagnement spirituel. Pourtant, Eijk a souligné que «le prêtre ne doit pas être présent lors de l'euthanasie ou du suicide assisté. La présence du prêtre pourrait suggérer que le prêtre soutient la décision ou même que l'euthanasie ou l'aide au suicide ne sont pas moralement illicites dans certaines circonstances. »

    Le cardinal Eijk a fait une distinction entre l'euthanasie volontaire et l'aide au suicide. Il a dit que «avec le suicide assisté, c'est le patient qui prend les médicaments que le médecin lui a intentionnellement prescrits pour se suicider. Il y a ensuite l'euthanasie volontaire, lorsque le médecin lui-même donne les médicaments pour mettre fin à la vie du patient après la demande du patient. Cependant, les responsabilités du patient et du médecin sont les mêmes dans les deux cas. »

    Le cardinal Eijk dit que «la responsabilité du patient est tout aussi grave à la fois dans le suicide assisté et dans l'euthanasie [volontaire] parce qu'il a pris l'initiative de mettre fin à sa vie, et c'est la même chose s'il met fin à sa vie ou si un médecin le fait. "

    Les médecins sont également responsables dans les deux cas, a déclaré le cardinal.

    Réalisant l'euthanasie, le médecin «viole directement la valeur de la vie, c'est-à-dire une valeur intrinsèque. En aidant au suicide assisté, le médecin coopère avec la volonté du patient, ce qui signifie qu’il partage l’intention du patient. Pour cette raison, même une simple coopération est un acte intrinsèquement mauvais, aussi grave que si le médecin mettait personnellement fin à la vie du patient. »

    Le cardinal Eijk a concédé que «le suicide assisté est peut-être moins lourd psychologiquement pour le médecin. Cependant, il n'y a pas de différence morale significative entre les deux choses ».

    Le cardinal Eijk a également abordé la question d'un éventuel enterrement pour les personnes qui ont opté pour le suicide assisté ou l'euthanasie.

    "Si un patient demande au prêtre de lui administrer les sacrements (confession ou onction des malades) et prévoit des funérailles avant que le médecin ne mette fin à ses jours à sa demande ou qu'il ne se suicide, le prêtre ne peut pas le faire", a déclaré Eijk.

    Il a ajouté qu'il y avait trois raisons à cette interdiction.

    La première est qu '«une personne ne peut recevoir les sacrements que lorsqu'elle est en bonne disposition, et ce n'est pas le cas lorsqu'une personne veut s'opposer à l'ordre de création, violant la valeur intrinsèque de sa vie».

    La deuxième raison est que la personne «qui reçoit les sacrements met sa vie entre les mains miséricordieuses de Dieu. Cependant, qui veut mettre fin personnellement à sa vie veut prendre sa vie en main. »

    La troisième raison est que «si le prêtre administre les sacrements ou prévoit des funérailles dans ces cas, le prêtre est coupable d'un scandale, car ses actions pourraient suggérer que le suicide ou l'euthanasie sont autorisés dans certaines circonstances».

    Eijk a également expliqué qu'un prêtre ne peut célébrer les funérailles d'une personne décédée par suicide assisté ou euthanasie volontaire que dans certaines circonstances, bien que le suicide soit toujours illicite.

    «Depuis les temps anciens, les prêtres ont accepté de célébrer les funérailles des personnes qui se sont suicidées ou ont demandé l'euthanasie en cas de dépression de toute autre maladie psychiatrique. Dans ces cas, à cause de leur maladie, la liberté des individus est diminuée, et ainsi mettre fin à la vie ne peut pas être considéré comme un péché mortel », dit le cardinal Eijk.

    Il ajoute que le prêtre doit «juger prudemment s'il est face à un cas de liberté diminuée. Si c'est le cas, il peut célébrer les funérailles. »

    Pour combattre la tendance pro-euthanasie, l'Église doit «annoncer que Dieu a fait l'être humain à son image dans sa totalité, son âme et son corps. La constitution du Concile Vatican II, Gaudium et Spes, décrit l’être humain comme «une unité de l’âme et du corps». Cela signifie que le corps est une dimension essentielle de l’être humain et fait partie de la valeur intrinsèque de l’être humain. Il n'est donc pas licite de sacrifier la vie humaine pour mettre fin à la douleur. »

    Le cardinal a également ajouté que les soins palliatifs sont une réponse positive, et l'Église recommande souvent de demander des soins palliatifs, alors qu' "il existe de nombreux groupes chrétiens ou religieux qui fournissent des soins palliatifs dans des centres spécialisés".

    Eijk a également déclaré que pour lutter contre la tendance pro-euthanasie de l’Occident, l’Église «devait faire quelque chose contre la solitude. Les paroisses accueillent souvent des communautés où les gens ont des liens sociaux et prennent soin les uns des autres. Dans la société contemporaine hyperindividualiste, les êtres humains sont souvent seuls. Il y a une énorme solitude dans notre société occidentale. »

    L'Église «encourage à former des communautés pour ne pas laisser les gens seuls. Une personne qui vit dans la solitude, sans l'attention et les soins des autres, est moins capable de supporter la douleur », a déclaré le cardinal.

    Eijk a ajouté que l'Église «annonce une spiritualité chrétienne et une foi vécue. Cela implique que vous pouvez aussi vous joindre au Christ souffrant et supporter la douleur avec lui. Donc, nous ne sommes jamais seuls. »

  • Les évêques dénoncent : "l’Etat n’accomplit pas son devoir de garantir le droit à la vie à tout être humain, depuis sa conception"

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    Il s'agit des évêques du Costa Rica... Dépêche de l'Agence Fides :

    AMERIQUE/COSTA RICA - Prise de position de la Conférence épiscopale contre un Etat « n’accomplissant pas son devoir de garantir le droit à la vie »

    mercredi, 18 décembre 2019
     

    Les Evêques se plaignent du fait que la rédaction de la norme en question n’a pas pris en considération l’opinion des experts en droit et en médecine et encore moins celle d’une grande partie du peuple costaricain. Par la signature de ce décret, « l’Etat n’accomplit pas son devoir de garantir le droit à la vie à tout être humain, depuis sa conception, comme cela est prévu par notre Constitution et par notre système juridique ».

    Dans leur communiqué, les Evêques présentent huit points de réflexion. Ils soulignent en premier lieu que l’article 121 du Code pénal de 1970 « a établi une norme visant à préserver la vie de la mère dans un cas très urgent et très spécial dans lequel elle se trouve dans un danger imminent ». La norme technique se base quant à elle sur le concept de « danger pour la vie ou la santé de la mère » sans définir le terme de « santé » qui est par suite sujet à de libres interprétations, ouvrant de facto la porte à l’avortement libre. La norme évoque par ailleurs l’enfant à naitre comme « un produit ». Elle ne parle pas d’avortement et ne fixe pas de termes de limites temporelles à l’intérieur desquelles y procéder.

    Les Evêques estiment que cette norme « ouvre la porte à l’avortement eugéniste », contredisant ainsi la dignité de la vie humaine et ils poursuivent : « En tant que Pasteurs, en union avec nos fidèles, nous manifestons notre soutien inébranlable à tous les médecins, infirmiers et infirmières, et à tous les opérateurs sanitaires du Costa Rica qui luttent toujours pour sauver les deux vies… Il est inadmissible que des médecins ou des infirmiers soient contraints de collaborer à la pratique d’avortement et qu’ils doivent choisir entre la loi chrétienne et la situation professionnelle ».

    Dans leur dernier point, les Evêques considèrent « urgent et nécessaire que la norme technique soit soumise à l’approbation législative au travers d’une loi de la République, en ce qu’il s’agit de la réglementation de la vie humaine qui constitue le droit à la base de toutes les libertés publiques ».
    S’adressant enfin au Peuple de Dieu, ils rappellent qu’un chrétien ne peut jamais se conformer à une loi immorale en soi, ni promouvoir des normes favorables à l’avortement ou à l’euthanasie et invitent « à élever la voix au nom de ceux qui ne peuvent le faire eux-mêmes, à défendre les délaissés qui sont dans le ventre de leur mère, pour préserver la culture de la vie, qui nous a toujours caractérisé comme pays pacifique et solidaire, en particulier auprès des plus nécessiteux de notre société ». (SL) (Agence Fides 18/12/2019)