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Eglise - Page 822

  • Vous avez dit "ultracatholique" ?

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    De Gabrielle Cluzel sur le site de Famille Chrétienne :

    Ultra-catholique

    CHRONIQUE | Sur le vif | 04/06/2019 | Numéro 2159 | Par Gabrielle Cluzel

    À l’occasion de l’affaire Vincent Lambert, prélude annoncé à « l’amélioration » de la loi Leonetti, entendez son élargissement, est réapparu dans les médias le mot composé « ultra-catholique », au prétexte que les parents de Vincent Lambert sont réputés proches des sphères dites « tradis ». Sans doute parce que le terme « intégriste » ne faisait pas complètement l’affaire... Un préfixe dont le dictionnaire nous dit qu’il est synonyme de super, hyper, extra : ceux qui soutiendraient les parents seraient donc des supercatholiques, des hypercatholiques, des extracatholiques. Comme s’il fallait rentrer dans la surenchère de préfixes. Comme s’il ne suffisait pas d’être « seulement » catholique pour s’y opposer, et même un tout petit peu catholique (minicatholique, hypocatholique, subcatholique ?), voire pas du tout catholique (acatholique, décatholique ?).

    Demander que quiconque ayant faim soit alimenté, et ayant soif soit désaltéré serait donc un pré carré, un dada, une lubie, une idée fixe, un truc en plumes, une marotte bigote ?

    Une affaire de sacristie

    Cet « ultra » péjoratif – parce que doté du sens « excessif » – peut paraître insultant pour les catholiques. Il l’est paradoxalement surtout pour ceux qui ne le sont pas, à qui l’on dénie, en creux, le bon sens et l’humanité de pouvoir s’opposer à l’euthanasie. Ou, a minima, de se poser des questions. Car, sans avoir de conviction ou de religion sur le sujet, tout un chacun peut s’interroger, réfléchir, se demander s’il ne faudrait pas, comme en tout, et notamment en justice, respecter le principe de précaution, au bénéfice du doute et de la vie.

    Mais non, la petite musique pro euthanasie l’interdit : ce « combat pour la vie », on vous le dit et vous le répète, est affaire de sacristie. Une bonne façon de mettre un cordon sanitaire autour du sujet pour dissuader quiconque d’être tenté de s’en approcher. Les Français devront être ultra-libres et ultra-courageux pour résister.

    Gabrielle Cluzel

  • Noa Pothoven euthanasiée à 17 ans; la réaction du Président de l'Académie pontificale pour la Vie

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    De Vatican News :

    Affaire Noa Pothoven: Mgr Paglia défend la protection de la vie des plus fragiles

    Le suicide de la jeune Néerlandaise Noa Pothoven a suscité une vive émotion. Le Saint-Siège rappelle l’importance de défendre la vie des plus fragiles.

    L’affaire Noa Pothoven a suscité ces dernières heures de nombreuses réactions. Le suicide aux Pays-Bas de cette jeune fille de 17 ans, atteinte d'une grave dépression après avoir subi des agressions sexuelles, met en lumière une nouvelle fois la grande vulnérabilité de nombreux jeunes en Europe et la nécessité de proposer le meilleur accompagnement thérapeutique possible pour éviter que la mort n’apparaisse comme la seule issue.

    Le service italien de Vatican News a recueilli la réaction de Mgr Vincenzo Paglia, président de l’Académie pontificale pour la Vie.

    Mgr Paglia, l’affaire dramatique de cette jeune fille montre beaucoup de désespoir mais aussi beaucoup d’abandon…

    Je voudrais avant tout confier dans les mains de Dieu, qui n’abandonne personne, cette jeune fille, mais aussi tous ses proches. Nous sommes arrivés à la conclusion dramatique d’une vie tout aussi dramatique: les abus, ensuite l’anorexie et enfin la dépression… tout ceci pose une grande question: il n’est pas possible qu’une société ne sache pas répondre à ces successives demandes d’amour qui sont exprimées aussi à l’intérieur des différentes situations si difficiles qu’elle a vécues.

    C’est une grande défaite pour notre société, et pour la société européenne en particulier, en pensant que surtout les pays du Nord représentent aussi une société développée, bien-portante, riche, mais, comme souvent malheureusement cela arrive aujourd’hui, caractérisée par une solitude omniprésente. Nous sommes peut-être plus riches, mais certainement tous plus seuls et tous plus fragiles. La génération adulte de l’Europe n’est pas en train de donner une espérance forte aux plus jeunes. Le Pape François, avec le Synode sur les jeunes, a voulu susciter en tous un sursaut de responsabilité envers eux, dans la conscience qu’ils ont besoin d’un feu intérieur que nous, plus adultes, devons avoir la responsabilité de transmettre, sans l’éteindre. Je souhaite que cela ne reste pas un cri sans écoute.

    Comment est-il possible que personne n’ait réussi à aider cette jeune fille ? Noa l’avait dénoncé, elle avait dit qu’aux Pays-Bas il n’existe pas de structures spécialisées pour soutenir les adolescents qui souffrent comme elle.

    Je ne connais pas bien la situation hollandaise mais, bien sûr, le thème de l’augmentation des suicides parmi les jeunes et les adolescents doit beaucoup nous alarmer. Le suicide est la deuxième cause de mortalité parmi les jeunes en Europe: ceci devrait nous faire réfléchir. L’Europe est déjà vieille, elle a peu d’enfants et elle ne réussit même pas à maintenir ce peu qu’elle a. En lien avec la stérilité, il y a une absence de futur qui doit être remise en cause: il y a un besoin d’une révolution de fraternité, d’amour, de futur, de changement de perspective en vue d’un bien commun pour tous; autrement, les jeunes, les adolescents les plus fragiles, comme c’est arrivé à cette jeune fille, seront les premières victimes. Nous devons tous faire un sérieux examen de conscience face à ce qui est arrivé.

    C’est une affaire qui nous interroge tous: comment est-il possible de tolérer que l’on laisse mourir une jeune fille ? Toujours plus, aujourd’hui, dans notre société, on voit le manque du sens de la vie qui est aussi une incapacité à trouver un sens à sa propre souffrance, un signe de profonde solitude et de manque d’amour…

    Ceci est la photographie de la grande pauvreté spirituelle, outre que culturelle et humaine, de la société que nous sommes en train de construire. Le fait de se retirer en soi-même mène à cette solitude radicale, qui trouve ensuite dans la dépression une forme clinique qui demande certainement, en plus de tous les aspects du soin médical, des législations et des choix économiques adéquats, un regain d’humanité  qui est indispensable dans un monde où, malheureusement, les idéaux matérialistes et du bien-être empêchent cette conscience de la limite qui fait partie de notre vie.

    La vie doit être accueillie, défendue, soignée et accompagnée. Il ne nous est jamais demandé de faire le travail sale de la mort: celui qui aime aide à vivre. Et si cet amour est fort, il n’aide jamais à raccourcir la vie, mais au contraire, à l’accompagner pour qu’elle soit un passage le plus humain possible. Mais l’amour est plus fort que la souffrance et que la mort.

  • Aujourd'hui, sur Bitter Winter, magazine sur la liberté religieuse et les droits humains en Chine

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    UN MAGAZINE SUR LA LIBERTÉ RELIGIEUSE ET LES DROITS HUMAINS EN CHINE

    Le plus récent

    Demande d’asile rejetée, Sayragul Sauytbay a quitté le Kazakhstan

    05/06/2019 Massimo Introvigne

    Le 3 juin, la femme qui a dénoncé l’horreur des camps du Xinjiang a quitté le Kazakhstan, où elle n’avait toujours pas le statut de réfugiée, pour demander l’asile en Suède. 

    Chine : membres du Parti coupent tout lien avec la religion pour garder la carrière

    05/06/2019 Li Mingxuan

    Les membres et les agents du Parti, qui ont eux-mêmes interdiction de croire en Dieu, s’engagent à surveiller et à persécuter toute activité religieuse.

    Des militants non ouïghours luttent pour la liberté des Ouïghours

    05/06/2019 Marco Respinti

    Yosef Roth est un Juif qui pense qu’il est de son devoir de croyant juif de tenter de soulager la douleur des musulmans opprimés. Avec Corby Johnson, il a fondé « Rassemblement pour les Ouïghours ».

    L'Article recommandé:

  • La mort d'un défenseur du caractère sacré de la vie humaine

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    De Vatican News :

    Décès du cardinal Elio Sgreccia, défenseur du caractère sacré de la vie humaine

    Le cardinal italien Elio Sgreccia s’est éteint ce mercredi matin à Rome, à la veille de son 91e anniversaire. Il était le président émérite de l’Académie pontificale pour la Vie.

    Né dans la province d’Ancône le 6 juin 1928, Elio Sgreccia avait été ordonné prêtre en 1952 pour le diocèse de Fossombrone. Il exercera son ministère auprès des jeunes de l’Action catholique, puis comme recteur du séminaire pontifical de Fano, transféré ensuite à Ancône, et regroupant les séminaristes des diocèses de la région des Marches.

    En 1973, il rejoint Rome pour se mettre au service de la pastorale universitaire au sein de la Faculté de médecine et de chirurgie de l’Université catholique du Sacré-Cœur. Il développera dans ce cadre une expertise appréciée dans le domaine de la bioéthique, un secteur encore peu connu alors, et dont il sera un pionnier. Au sein de cette université, il dirige le Centre de bioéthique à partir de 1985 puis l’Institut de Bioéthique à partir de 1992. Il sera aussi membre du Comité national italien pour la Bioéthique, de 1990 à 2006.

    Appelé par Jean-Paul II pour défendre la culture de la vie

    Saint Jean-Paul II l’appelle au service de la Curie romaine en 1992, en tant que secrétaire du Conseil pontifical pour la Famille, une responsabilité qu’il assumera jusque 1996. De 1994 à 2005, il sera vice-président de l’Académie pontificale pour la Vie, puis président de cette institution de 2005 à 2008. Benoît XVI le crée cardinal en 2010, sans qu’il ne soit électeur, puisqu’il avait déjà dépassé la limite des 80 ans. Mais le Pape François continuera à faire appel à son expertise, notamment en le faisant participer aux deux Synodes sur la Famille de 2014 et 2015.

    Préoccupé par les nouvelles questions qui ne cessent d’émerger dans l’actualité, le cardinal Sgreccia continuait encore récemment à s’engager pour réaffirmer le droit à la vie, l’accueil du malade et du mourant. Il avait écrit de nombreux ouvrages et articles sur des sujets complexes comme le don d’organes, l’objection de conscience ou encore l’état végétatif permanent. Il était notamment l’auteur d’un Manuel pour médecins et biologistes en deux volumes, traduit dans de nombreuses langues.

    Après son décès, le Collège cardinalice compte désormais 220 cardinaux au total, parmi lesquels 120 électeurs et 100 non-électeurs.

    Le message du Pape François

    Dans un télégramme adressé à sa nièce, Palma Sgreccia, le Pape François a exprimé ses condoléances suite au décès du «cher cardinal»«Je me souviens avec gratitude de son généreux service à l’Église, spécialement pour l’œuvre précieuse et assidue en défense de la valeur fondamentale de la vie humaine, à travers une action étendue d’étude, de formation et d’évangélisation», écrit le Saint-Père, qui élève de ferventes prières pour que le Seigneur accueille ce «si zélé serviteur de l’Évangile dans la joie et dans la paix éternelle». Il adresse la bénédiction apostolique à «ceux qui partagent la douleur de sa disparition».

  • Déclaration d'Abou Dabi : le pape a-t-il vraiment mesuré ce qu'il signait ?

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    De Sandro Magister en traduction française sur diakonos.be :

    « Ambigu au-delà de toute mesure ». Un théologien de la Congrégation pour la doctrine de la foi recale le pape

    Jamais la Congrégation pour la doctrine de la foi n’aurait laissé passer une telle phrase, si seulement le pape François lui avait demandé de la vérifier.

    Mais il ne l’a pas fait. Résultat, depuis le 4 février, dans le document solennel sur la fraternité humaine signé conjointement à Abou Dabi par François et le Grand Imam de la mosquée Al-Azhar, Ahmed Mohamed el-Tayeb, on trouve l’affirmation suivante :

    « Le pluralisme et les diversités de religion, de couleur, de sexe, de race et de langue sont une sage volonté divine, par laquelle Dieu a créé les êtres humains ».

    Rien à objecter quant à la couleur, au sexe, à la race ou à la langue. Mais que la diversité de religion soit voulue par le Créateur est une thèse nouvelle et téméraire pour la foi catholique.  Parce qu’alors, ce que le premier pape, l’apôtre Pierre, prêchait rempli de l’Esprit-Saint après la Pentecôte n’aurait plus aucune valeur quand il disait que « en nul autre que lui, il n’y a de salut » en parlant de Jésus, vu que son successeur actuel met toutes les religions sur un pied d’égalité.

    Un mois plus tard, au cours de l’audience générale du 3 avril, de retour d’un autre voyage en terre musulmane, au Marco, le pape François a tenté de rectifier le tir.  « Nous ne devons pas avoir peur de la différence » entre les religions, a-t-il dit.  « Dieu a voulu permettre cette réalité » avec la « voluntas permissiva » dont parlaient « les théologiens scholastiques ».  Nous devions plutôt « avoir peur si nous ne travaillions pas dans la fraternité pour cheminer ensemble dans la vie ».

    Mais encore une fois, si le texte de cette audience générale avait auparavant été soumis à la Congrégation pour la Doctrine de la foi, il aurait également été recalé.

    On ne compte plus désormais le nombre de fois où le pape François s’est passé de demander ou de tenir compte de l’avis de la Congrégation dont le rôle est de s’assurer de la conformité au dogme.

    S’il l’avait par exemple fait avec « Amoris laetitia », cette exhortation sur le mariage et le divorce aurait été rédigée de manière moins aventureuse sans susciter ces « dubia » – signés et rendus publics par quatre cardinaux – auxquels François a ensuite refusé de répondre, allant même jusqu’à imposer le silence à la Congrégation qui était à l’époque dirigée par le cardinal Gerhard L. Müller.

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  • Le diocèse de Namur a un nouvel évêque

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    De Christine Bolinne sur le site du diocèse de Namur :

    Mgr Pierre Warin, le nouvel évêque du diocèse

    Quelques heures après sa rencontre avec Mgr Augustine Kasujja, nonce apostolique, Mgr Pierre Warin est rayonnant, heureux d’une nomination qu’il n’avait jamais vraiment envisagée. ''J’étais convaincu que l’on ne nomme plus évêque quelqu’un de 70 ans.'' Il succède à Mgr Rémy Vancottem dont il était, depuis 2010, le vicaire général et l’évêque auxiliaire.

    Tout commence par un coup de téléphone qui va chambouler, pour les prochaines années, la vie de Mgr Warin. Le nonce apostolique souhaite le rencontrer. Le futur évêque est partagé. Il peut être appelé par le nonce pour beaucoup de raisons. D’autant qu’ils se sont déjà rencontrés, quelques jours plus tôt, en compagnie de Mgr Vancottem, pour réagir sur les noms de candidats ''épiscopables''. Mgr Warin est convaincu, même si de nombreux avis allant dans le sens inverse lui parviennent, qu’il est trop âgé. Pour lui la Congrégation des évêques ne peut valider la nomination d’un évêque qui fêtera ses 71 ans, le 14 juin prochain. Il est donc partagé lorsqu’il arrive à la nonciature. Mgr Kasujja l'informe que son nom a été retenu par le pape. Surprise. Et puis, au plus grand soulagement du nonce, Mgr Warin accepte directement cette nouvelle mission. ''Je ne vois pas comment j’aurais pu dire 'non' au pape François qui a lui-même accepté d’être évêque de Rome alors qu’il avait 76 ans.''

    Du temps pour la rencontre

    Les vacances arrivent à un bon moment: moins d’actualité permettra au nouvel évêque de réfléchir à l’avenir. ''Ma première décision sera de choisir un vicaire général de qualité qui sera accepté dans le diocèse.'' Son excellente connaissance du ''terrain'' lui sera d’une aide précieuse. 

    Quand il a quitté le diocèse de Liège - c’était, en 2004 - pour devenir évêque et occuper les fonctions d’évêque auxiliaire et de vicaire général, ses collaborateurs ont voulu lui offrir... un GPS. Mgr Warin a refusé préférant recevoir deux atlas routiers: un pour la province de Namur et un autre pour la province de Luxembourg. ''Au début, avant d’aller dans un village, je sortais l’atlas et j’étudiais l’itinéraire. Je situais la paroisse par rapport aux paroisses voisines. Après, je consultais l’Annuaire diocésain pour connaître le nom du curé, du vicaire, de l’assistante paroissiale.'' Résultat, Mgr Pierre Warin connaît non seulement le diocèse comme sa poche mais encore tous ses clercs. Un avantage lorsqu'il s'agit de choisir ses collaborateurs. 

    ''Quand je vais quelque part, je prends le temps de rencontrer les gens. Au début, ils sont réservés. Et puis, au fil de la conversation, la personne, souvent un prêtre, se confie. Je suis toujours très touché par les prêtres qui parlent des 'murs d’indifférences' auxquels ils sont confrontés, de la morosité ambiante. J’essaie d’agir. Je me sens responsable, je dois être interpellé quand un prêtre me dit que chaque dimanche, il célèbre pour huit personnes. Je comprends que les gens veulent garder leur messe mais l’Evêché doit savoir donner des indications: les prêtres ne doivent pas s’abîmer dans leur mission.'' Mgr Warin est un homme d’écoute. Il a toujours - et continuera à le faire - reçu, à l'évêché, les prêtres. ''Je consacre une heure à la rencontre cela permet de faire un tour d’horizon. En tête-à-tête, des choses se disent plus librement.'' 

    Se ménager du temps

    Mgr Warin sera aussi de bon conseil pour ses prêtres. Il a appris à se ménager du temps, quelques heures rien que pour lui. Indispensable pour refaire le plein d’énergie. Pour marcher, par exemple, cela peut-être 30 minutes, une heure, une journée. ''C’est équilibrant, cela permet de remettre les choses en place.'' Le nouvel évêque de Namur marche également durant ses vacances que ce soit en montagne ou encore, comme cette année, en Bretagne, en empruntant les sentiers côtiers. ''Le climat y est tonique.''

    Il y a quelques jours, il était, comme chaque année, avec sa filleule, au Palais des Beaux-Arts à Bruxelles. Ils ont eu la chance d’assister à la prestation des deux violonistes qui se sont classés aux deux premières places du concours Reine Elisabeth. ''Il faut savoir prendre du temps pour le repos en noircissant des plages sur son agenda avant que les demandes affluent. Le prêtre n’a pas de moitié pour prendre soin de lui. Si le prêtre ne prévoit pas ses besoins personne ne le fera. Le risque étant d’arriver à une méchante fatigue.''

    Il planifie encore les temps de prière, un véritable carburant, pour l'évêque. ''Il est important d’essayer d’être habité par le Seigneur. Dans ma prière revient très souvent cette demande: 'Seigneur, fais en nous ta demeure'.''

    Mgr Pierre Warin prendra possession du siège épiscopal le dimanche 30 juin, à 15h, à la cathédrale Saint-Aubain.

    Christine Bolinne

    Lire aussi : https://www.cathobel.be/2019/06/05/le-nom-du-nouvel-eveque-de-namur-est-connu/

  • Fête-Dieu 2019 à Liège : toutes les célébrations et manifestations

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    Mardi 4 juin: Fête de la bienheureuse Eve, st Martin 18h
    Dimanche 16 juin: Vernissage expo "Du visible à l'invisible", st Sacrement
    Lundi 17 juin: Conférence d'ouverture, Abbé F. de saint Moulin, Cathédrale
    Mardi 18 juin: Adoration chez les Bénédictines
    Mercredi 19 juin : Adoration, avec les clarisses de Cornillon et le MEL
    Jeudi 20 juin: Fête-Dieu à st-Martin, procession populaire, NightFever à la cathédrale saint-Paul
    Vendredi 21 juin: Adoration à la cathédrale et conférence de Mgr Delville à Cornillon
    Samedi 22 juin: inauguration du béguinage contemporain et spectacle de marionnettes à Cornillon, balade-découverte St-Martin-Cornillon, service aux pauvres au restaurant Kamiano, messe et procession à Tancrémont, Mgr Delville au st-Sacrement avec le Choeur Grégorien de Paris
    Dimanche 23 juin: messe, procession et barbecue del fièsse dè Sacramint amon nos-ôtes à st Pholien, messe internationale à Banneux avec Mgr Fisichella, adoration à Cornillon et concert de clôture au st Sacrement

    Il y en a pour tous les goûts. Découvrez l'ensemble des 31 activités proposées en cliquant ici:

    Programme de "Liège Fête-Dieu 2019"

  • Quand l'affaire McCarrick revient sur le devant de la scène

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    A ce sujet, on pourra lire :

    - de Sandro Magister : Qui a couvert les méfaits de McCarrick ? Les silences et les paroles du Pape

    - du Figaro (avec Reuters) : Le pape nie avoir couvert les abus sexuels de l'ex-archevêque McCarrick

    - de Junno Arocho Esteves (Présence Info Canada) : Pour la 1re fois, le pape dément les allégations de Vigano

    - de la rédaction du Desk : Affaire du cardinal pédophile. Le Vatican corrige: le pape ne nie pas, mais ne se souvient plus

    - d'I.media : Le Vatican va communiquer sur le cas McCarrick

    - de Gauthier Vaillant (La Croix) : Sur l’affaire McCarrick, le Vatican communiquera à l’issue de l’enquête

    - ...

     

  • L'hommage de François à Benoît XVI

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    Lu sur aleteia.org :

    François sur Benoît XVI : « En l’écoutant je sens les racines qui m’aident à aller de l’avant »

    C’est une belle marque de respect dont a témoigné le pape François à l’égard du pape émérite Benoît XVI ce dimanche 2 juin au cours de la conférence de presse qu’il a donnée à bord de l’avion le ramenant de Roumanie.

    Comment François voit-il Benoît XVI ? Répondant à la question d’un journaliste voulant savoir si le pape émérite Benoît XVI était comme un grand-père pour lui, le pape François a affirmé : « Il est plus que cela ! Chaque fois que je vais le voir je lui prends la main, je le fais parler. Il parle peu, il parle lentement mais avec la même profondeur et lucidité que toujours. Il a une grande lucidité ».

    Pour le pape François, le problème de Benoît XVI « ce sont les jambes, pas la tête ! ». « En l’écoutant parler je sens les racines qui m’aident à aller de l’avant je sens cette tradition de l’Église qui n’est pas une chose de musée », a encore souligné le souverain pontife. « La tradition c’est comme les racines qui te donnent la sève pour grandir. Tu fleuriras, l’arbre grandira et donnera des fruits. Les graines seront des racines pour les autres. La tradition de l’Église est toujours en mouvement. »

    La tradition, « garantie de l’avenir »

    Développant cette notion de tradition, il a rappelé qu’elle était « la garantie de l’avenir » et non « le gardien des cendres ». « [La tradition] n’est pas un musée, elle ne garde pas les cendres. La nostalgie des intégristes [est] de revenir aux cendres. Je répète ce bout de poème argentin que j’aime citer: “Ce que l’arbre a de fleuri vient de ce que l’arbre a d’enterré”. »

  • Sept évêques roumains emprisonnés et torturés par le régime communiste ont été béatifiés

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    D'Anne Kurian sur zenit.org :

    Roumanie : sept évêques gréco-catholiques martyrs du communisme, béatifiés par le pape

    Une invitation à « vaincre la rancœur par la charité et le pardon »

    Le pape François a présidé la béatification de sept évêques gréco-catholiques roumains, martyrs du régime communiste, ce 2 juin 2019, à Blaj, dans le centre de la Roumanie. Leur exemple, a-t-il affirmé, est « une invitation pour tous à vaincre la rancœur par la charité et le pardon, en vivant avec cohérence et courage la foi chrétienne ».

    Pour le troisième et dernier jour de son voyage apostolique dans le pays, le pape s’est rendu comme la veille en Transylvanie, au delà des Carpates. Il a rejoint le « Champ de la Liberté », lieu où les Roumains demandèrent leur liberté nationale en 1848 et lieu à haute teneur symbolique pour les gréco-catholiques : en 1948, c’est là que le régime communiste leur demanda de s’unir à l’Eglise orthodoxe en abandonnant leur foi. L’un des nouveaux bienheureux, Mgr Ioan Suciu, quittant le rassemblement en signe de protestation, choisit la voie du martyre, suivi par de nombreux fidèles.

    Dans ce domaine, le pape a célébré une messe en rite oriental gréco-catholique – divine liturgie – entouré de quelque 60 000 personnes qui l’ont accueilli chaleureusement, agitant des drapeaux roumains, à son arrivée en papamobile. Quelque 20 000 autres suivaient la célébration sur des écrans à divers endroits de la ville.

    Au début de la liturgie, le pape a proclamé bienheureux évêques Valeriu-Traian Frentiu, Vasile Aftenie, Ioan Suciu, Tit-Liviu Chinezu, Ioan Balan, Alexandru Rusu et le cardinal Iuliu Hossu, dont les portraits étaient brandis çà et là dans la foule. Les sept évêques ont été tués sous le régime communiste, entre 1950 et 1970, et reconnus martyrs par l’Eglise en mars dernier.

    Sous les applaudissements des fidèles – dont beaucoup étaient en tenue traditionnelle, les femmes couvertes d’un foulard bariolé – une icône représentant les sept évêques a été apportée en procession, tandis que résonnaient les cloches.

    « Face à la féroce oppression du régime, ils ont fait preuve d’une foi et d’un amour exemplaires pour leur peuple », a souligné le pape dans son homélie, synthétisant leur « précieux héritage » en deux mots : « liberté et miséricorde ».

    « Les nouveaux Bienheureux ont souffert et sacrifié leur vie, en s’opposant à un système idéologique totalitaire et coercitif en ce qui concerne les droits fondamentaux de la personne humaine », a-t-il encore rappelé. Et le pape de dénoncer aujourd’hui « des colonisations idéologiques qui déprécient la valeur de la personne, de la vie, du mariage et de la famille et qui nuisent, par des propositions aliénantes, aussi athées que par le passé, surtout à nos jeunes et à nos enfants en les privant de racines pour grandir ».

    En refusant la haine envers leurs persécuteurs, les nouveaux bienheureux, a-t-il souligné par ailleurs, sont « une invitation pour tous à vaincre la rancœur par la charité et le pardon, en vivant avec cohérence et courage la foi chrétienne ».

  • RDC : La visite de l'Aide à l'Eglise en Détresse au Kasaï

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    Ordination-presbytérale-MBM-2790x1590_c.jpg

    ordinations à Mbuji Mayi (anciennement Bakwanga)

    Après trois ans de conflits sanglants, l´Aide à l'Eglise en Détresse (AED) est présente pour soutenir l´Eglise au Kasaï (République Démocratique du Congo), avec pour priorité la formation de séminaristes. KTO a ainsi suivi Christine du Coudray, directrice de projet Section Afrique, venue du siège international pour faire le point. L´enjeu est majeur pour ces diocèses confrontés à des moyens humains et matériels limités. Les infrastructures routières sont quasiment inexistantes, et l´annonce de l´Evangile est difficile dans toute la région. Au-delà d´une aide matérielle et financière, cette fondation de droit pontifical apporte également un soutien spirituel et le témoignage de la proximité de l´Eglise universelle.

    L’AED est une œuvre sûre qui ne renverse jamais les ordres de priorité pour construire un monde fondé sur une anthropologie chrétienne véritable.

    JPSC

  • RDC : dernier voyage Belgique-Congo pour le Sphinx de Limete

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    Funérailles-Etienne-Tshisekedi.jpg

    La dépouille mortelle d’Etienne Tshisekedi a enfin pu être rapatriée de Belgique au Congo jeudi dernier dans la soirée. Au cours de la messe d’enterrement  qu’il a présidée devant 100.000 personnes ce samedi 1er juin 2019 au  stade « des martyrs » (ancien stade Roi Baudouin) à Kinshasa, l’archevêque  du diocèse, Mgr Fridolin Ambongo, a déclaré que l’accord de la Saint Sylvestre -signé en décembre 2016 pour mettre fin à la crise politique-, peut être considéré comme un l’héritage  légué par Étienne Tshisekedi .

    Ambongo 78737-AAA6-496C-A7EE-04905740FF21_cx45_cy23_cw44_w1023_r1_s-690x450.jpgL’archevêque de Kinshasa (photo ci-contre) a, par ailleurs, appelé l’actuel président proclamé de la RDC, Félix Tshisekedi, à parachever l’idéal politique de son père, pour « conduire le peuple congolais vers la terre promise », a-t-il martelé dans son homélie : à bon entendeur…

    Petite synthèse de rappel sans langue de buis par Christophe Rigaud sur le site afrikarabia :

    « Mort ou vivant, personne ne pourra démentir l’incroyable popularité d’Etienne Tshisekedi en République démocratique du Congo (RDC). Des dizaines de milliers de personnes ont assisté au retour de l’opposant historique, dont le corps a été retenu pendant plus de 28 mois en Belgique, à la suite d’une bataille croquignolesque entre la famille et le pouvoir de Joseph Kabila – voir notre article. Mais depuis la victoire contestée de Félix Tshisekedi à la présidentielle, le propre fils d’Etienne, les funérailles du sphinx de Limete (son surnom) ont pu s’organiser en grande pompe ce vendredi au stade des Martyrs de Kinshasa. 

    De Mobutu à l’UDPS

    Symbole de la résistance aux régimes de Mobutu, puis de Kabila père et fils, Etienne Tshisekedi est rapidement devenu, avec son parti l’UDPS, la figure emblématique de l’opposition congolaise historique. Mais avant de basculer dans l’opposition, Etienne Tshisekedi a démarré sa carrière politique en 1968 dans le MPR, le parti de Mobutu. En 1982, c’est un massacre de « creuseurs”, dans les mines de diamants du Kasaï, qui le pousse à dénoncer les exactions du système Mobutu et à créer son propre parti, l’UDPS. Etienne Tshisekedi est alors condamné à 15 ans de prison, la Constitution n’autorisant qu’un seul parti… celui de Mobutu.    

    Intransigeant

    Son courage politique fait, en partie, plier Mobutu qui introduit sous la pression le multipartisme en 1990. Tshisekedi est alors nommé Premier ministre de consensus, mais refuse de reconnaître Mobutu comme chef de l’Etat. Cette intransigeance, qui sera désormais sa marque de fabrique, va vite devenir une faiblesse. Son radicalisme va l’écarter des différents processus politiques congolais. En 2003, Tshisekedi refusera un poste de vice-président lors d’un premier partage du pouvoir, ce qui le poussera à ne pas se présenter aux élections générales de 2006. Un boycott qu’il paiera cash avec l’apparition de multiples divisions au sein de l’UDPS.      

    “Monsieur non”

    Très critiqué au sein de son propre parti, l’irrédentisme d’Etienne Tshisekedi ne porte pas ses fruits. Certains cadres du parti l’accusent d’être souvent « à contre-temps », radical quand il faudrait lâcher du lest et trop conciliant lorsqu’il faudrait dire non. « Monsieur non » fini par accepter de se présenter à la présidentielle de 2011, mais les fraudes massives le privent de la victoire. Etienne Tshisekedi se mure dans ses fonctions fictives de « président élu » de RDC. Une étrange stratégie qui vire peu à peu au pathétique et entame son isolement politique. Il interdit alors à ses députés de siéger à l’Assemblée nationale, faisant exploser son groupe de 33 députés, qui finissent par quitter le parti.  

    Une oeuvre inachevée

    Etienne Tshisekedi laisse donc une oeuvre inachevée derrière lui et un parti divisé à sa mort en février 2017. Mais sa principale erreur est sans doute de ne pas avoir su préparer sa succession et d’avoir cédé aux diktats familiaux pour finalement imposer à la dernière minute son fils Félix, novice en politique. Comme son ancien adversaire et désormais allié, Joseph Kabila, Félix Tshisekedi est un « fils de » que son père n’a jamais voulu préparer à l’exercice du pouvoir et qui se retrouve propulsé sur le fauteuil présidentiel, sans aucune légitimité politique. Un point commun qui semble rassembler et rapprocher Joseph Kabila et Félix Tshisekedi, qui ont conclu une étrange alliance de coalition et de partage du pouvoir avant l’annonce des résultats de la présidentielle de décembre 2018.

    Depuis cet accord « contre-nature » avec Joseph Kabila, l’UDPS se déchire autour de son mode de gouvernance. Le président par intérim Jean-Marc Kabund a nommé un secrétaire général, Augustin Kabuya. Cette décision braque les partisans d’une direction collégiale sous forme d’un directoire. « Toute opposition à la mise en place du directoire sera considérée comme un acte de sabotage et de haute trahison vis-à-vis d’Etienne Tshisekedi », fustigent les députés légalistes de l’UDPS.

    Héros national?

    Si le retour de la dépouille du sphinx fait une relative unanimité chez les Congolais, l’élévation au rang de héros national d’Etienne Tshisekedi, alors que son propre fils occupe la présidence de la République, fait polémique. Certains internautes ironisent sur les réseaux sociaux : « Pour élever au rang de héros Mobutu, faudra-t-il attendre que son fils devienne président ? » Les partisans de Patrice Lumumba, ont eux en souvenir une lettre qui leur reste en travers de la gorge. Celle d’Etienne Tshisekedi qui se réjouit le 23 décembre 1960 de l’arrestation de Patrice Lumumba et promet celle de ses collaborateurs à Albert Kalonji. Même si les proches de Tshisekedi ont toujours contesté l’authenticité du document, le contentieux est encore lourd entre lumumbistes et tshisekedistes.  

    Très chères funérailles

    L’organisation des funérailles par Félix Tshisekedi a également fait l’objet l’objet de vives critiques. Et tout d’abord dans le coût exorbitant des obsèques, estimé à (au moins) 2,5 millions de dollars, alors que le pays peine à boucler ses fins de mois et se classe parmi les plus pauvres de la planète. Autre sujet de discorde : la liste des présidents de la région invités pour participer à l’hommage national du stade des Martyrs, comme le rwandais Paul Kagame ou Denis Sassou Nguesso. « Couler le plus d’argent public possible sous prétexte de ses obsèques, et convier les pires bourreaux de la démocratie, voilà comment le fils a choisi d’honorer son illustre père » s’étrangle le mouvement citoyen La Lucha.

    Etrange héritage 

    Dernière ombre au tableau : l’absence très remarquée des principaux leaders de l’opposition à l’hommage du stade des Martyrs. Martin Fayulu, le candidat malheureux de la présidentielle, qui revendique toujours la victoire, n’a pas été convié aux funérailles, tout comme Moïse Katumbi, pourtant allié de Félix Tshisekedi au sein du Rassemblement de l’opposition. D’ailleurs, certains voient déjà en Martin Fayulu, le principal héritier politique d’Etienne Tshisekedi. Radical, comme lui, hostile à Joseph Kabila, comme lui, Martin Fayulu affirme s’être fait voler la victoire de 2018 à la suite d’une élection frauduleuse… tout comme Etienne Tshisekedi en 2011 ! Mais cette fois, c’est le propre fils du sphinx de Limete qui a négocié sa victoire avec Joseph Kabila… drôle d’héritage.

    Christophe RIGAUD – Afrikarabia »

     Ref.

    RDC : dernier voyage Belgique-Congo pour le  Sphinx de Limete

     JPSC