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Foi - Page 479

  • Inde (Karnataka) : les hindouistes organisent la reconversion de plusieurs familles chrétiennes

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    Du site des Missions étrangères de Paris :

    Lois anti-conversions : le BJP organise la reconversion de plusieurs familles chrétiennes au Karnataka

    5/12/2020

    Le 29 novembre dans l’État du Karnataka, le BJP (Bharatiya Janata Party) a organisé la reconversion à l’hindouisme de 23 personnes. La cérémonie a été menée par Anant Kumar Hegde, un responsable et parlementaire local du BJP, dans le district d’Uttara Kannada. « Après les victoires du BJP en 2014 et en 2019, le Sangh Parivar [un mouvement nationaliste hindou regroupant plusieurs organisations] a poursuivi ses objectifs précipitamment, en affaiblissant les institutions constitutionnelles traditionnelles », affirme Sajan K. George, président du Conseil global des chrétiens indiens (GCIC).

    Le 9 avril 2017, le jour du dimanche des Rameaux, dans l’archidiocèse de Delhi.

    Le parti pro hindou BJP (Bharatiya Janata Party), dans l’État du Karnataka, dans le sud de l’Inde, a ordonné la reconversion à l’hindouisme de 23 personnes issues de cinq familles chrétiennes. La cérémonie, célébrée le 29 novembre, a été organisée par Anant Kumar Hegde, un responsable et parlementaire local du BJP pour le district d’Uttara Kannada. « Anant Kumar Hegde a été choisi par la hiérarchie de l’Hindutva afin d’accentuer les divisions et les tensions interreligieuses et communautaires dans la région côtière du Karnataka », affirme Sajan K. George, président du Conseil global des chrétiens indiens (GCIC). « Après les victoires remportées par le BJP lors des élections générales de 2014 et de 2019, le Sangh Parivar [un mouvement nationaliste hindou regroupant plusieurs organisations et prônant l’idéologie de l’Hindutva] a poursuivi ses objectifs sournoisement et précipitamment, afin d’affaiblir les institutions constitutionnelles traditionnelles dont nous avons besoin pour transformer l’Inde en une société plus juste et plus équitable », explique-t-il. Sajan George ajoute que le BJP a utilisé sa majorité écrasante et les divisions communautaires pour appliquer de nouvelles lois et de nouvelles politiques qui ont particulièrement affecté ceux qui sont déjà affaiblis et en marge de la société, notamment les castes inférieures, les Dalits (intouchables ou « hors-castes ») et les populations indigènes.

    « Les nationalistes tentent d’humilier et de diaboliser certains groupes »

    « Cette évolution vers l’Hindu Rashtra [nation hindoue] est observée avec inquiétude par beaucoup, mais pour les membres de la majorité, seuls les communautés minoritaires risquent d’être menacées par cette situation, tandis qu’eux-mêmes auront la garantie d’un statut privilégié », précise Sajan George. « Les nationalistes tentent d’humilier et de diaboliser certains groupes spécifiques. Créer un ennemi commun, c’est une partie essentielle de leur programme. » La cérémonie de reconversion, appelée Gharwapsi (« retour à la maison »), a été organisée dans la ville de Haliyal. Toutes les familles concernées ont reçu un drapeau couleur safran en signe de leur admission et de leur désignation comme hindous. Suneel Hegde, un ancien parlementaire du BJP, a confié aux médias que les familles en question, qui s’étaient converties au christianisme, sont des gens pauvres et illettrés. « Les activités de conversion des Dalits et des indigènes au christianisme dans la région seront fermement dénoncées et poursuivies. Je demande à ceux qui convertissent les hindous d’abandonner ou de subir les conséquences », a-t-il déclaré.

    Le mouvement Gharwapsi, prônant les reconversions et mené par les groupes nationalistes hindous, s’est développé depuis l’arrivée au pouvoir du BJP en mai 2014. Ces groupes accusent souvent les chrétiens de convertir les gens par la force ou par ruse ; ils arrivent souvent dans les villages afin d’organiser des cérémonies de reconversion au cours desquelles les chrétiens concernés sont forcés de se reconvertir à l’hindouisme. En 2018, l’État de l’Uttarakhand est devenu le neuvième État du pays à voter une loi anti-conversions (après l’Arunachal Pradesh, l’Odisha, le Madhya Pradesh, le Chhattisgarh, le Gujarat, l’Himachal Pradesh, le Jharkhand et le Tamil Nadu). Ces lois exigent que toute personne voulant déposer un acte de conversion en informe l’État un mois avant la cérémonie. Elles punissent également tout cas conversion mené par la force ou via toute forme de séduction ou de manipulation, avec des amendes voire des peines de prison. Le Karnataka est actuellement dirigé par le BJP, dont les membres soutiennent l’idée d’une nation exclusivement hindoue. Ils accusent les missionnaires chrétiens d’utiliser les secteurs de la santé et de l’éducation comme une façade pour convertir les plus pauvres au christianisme.

    (Avec Ucanews, New Delhi)

  • Le journal de prison du cardinal Pell en avant-première

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    De Sandro Magister (Settimo Cielo); traduction de Diakonos.be :

    En avant-première.  Le journal de prison du cardinal Pell

    Remis en liberté le 7 avril par la Haute Cour australienne qui a reconnu à l’unanimité les incohérences des accusations portées contre lui, le cardinal George Pell, 79 ans, a remis les journaux intimes qu’il a rédigés en prison à Ignatius Press, la maison d’édition fondée et dirigée par le jésuite Joseph Fessio, disciple de longue date de Joseph Ratzinger et membre de son « Schulekreis », pour qu’ils soient publiés.

    Et le voilà exaucé.  Le premier volume du « Prison Journal » de Pell sortira le 15 décembre et Settimo Cielo vous en fait découvrir ici quelques passages, avec la permission de l’éditeur.

    Le livre, qui contient 350 pages, couvre les cinq premiers mois des quelque 404 jours que le cardinal a passé en cellule d’isolement, à la Melbourne Assessment Prison.

    Chaque soir, Pell rédigeait le journal de sa journée, deux ou trois petites pages qui commençaient presque toujours par ses réflexions sur les deux lectures matinales du bréviaire, l’une tirée de la Bible et l’autre des Pères de l’Église, et qui s’achevaient par une prière.

    La Bible et le bréviaire – avec les laudes, les vêpres et l’office des lectures – étaient deux des six livres de son choix, pas plus, qu’on lui autorisait à garder avec lui en prison.  Il avait également choisi « Guerre et paix » de Léon Tolstoï.

    Sa cellule était longue d’environ 7-8 mètres et large d’à peine plus de 2 mètres, avec un lit, une chaise, une tablette, un lavabo, une toilette, une douche et la télévision.  La fenêtre, fermée par des barreaux et une vitre teintée, était fermée en permanence.  Dans les cellules de la même aile que lui, il y avait des assassins et des terroristes, dont certains étaient musulmans, et le cardinal Pell pouvait entendre aussi bien leur prières que leurs cris.  Deux fois par jour, on lui permettait de sortir une demi-heure dans une petite cour entourée d’une haute enceinte, là encore tout seul, et c’était également le seul moment où il pouvait téléphoner.  Deux fois par semaine, il recevait des visites et de temps à autre, une religieuse lui apportait la communion.

    Il n’était pas autorisé à célébrer la messe, il regardait la messe du dimanche à la télévision.  Il recevait beaucoup de courrier, même de certains de ses voisins de cellule et sa famille et ses amis lui faisaient parvenir des journaux, des coupures de presse, des impressions de pages web, y compris celles de Settimo Cielo.  Il portait le même uniforme que les autres détenus, sans ceinture pour raisons de sécurité, et, comme eux, il était soumis à de fréquents contrôles anti-drogue et à des fouilles corporelles.

    Et pourtant, ses journaux intimes n’ont rien de déprimant.  Au contraire, ils sont paisibles et rassurants, avec ça et là un trait d’ironie.  Les matches de football australien et de rugby trouvaient en lui un commentateur enthousiaste.  Le style est à la fois simple et profond.  Il ne se plaint jamais.  Et même quand il esquisse des critiques contre François et Benoît XVI, celles-ci sont mesurées et impartiales, comme on peut le constater dans les passages ci-dessous.

    Concernant les scandales financiers à la Curie qui l’avaient tant tourmenté à Rome, il y a encore moins dans son journal intime que les quelques mots que le cardinal avait prononcés il y a quelques jours lors une interview à Nicole Winfield pour Associated Press, c’est-à-dire que oui, il n’avait jamais pensé « que ça aurait été haut en couleurs comme on l’a vu » mais que « peut-être qu’il ne s’agissait que d’une incompétence déconcertante », malheureusement avec « beaucoup de criminalité impliquée ».  Et quant à une possible collaboration du Vatican à la campagne menée contre lui en Australie, il espère que ce n’a pas été le cas, mais « je pense que nous découvrirons si elle a vraiment eu lieu » parce que, quoiqu’il en soit, « la fête n’est pas finie ».

    Mais laissons à présent la parole au cardinal Pell, dans cette petite anthologie de son « Prison Journal ».

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  • Récits et expériences eucharistiques (17); Louis Manoha (feuillet pour le temps du confinement)

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  • Suivre ici en vidéo, dès aujourd’hui, la messe traditionnelle de ce dimanche 6 décembre 2020 en l’église du Saint-Sacrement à Liège :

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    Sion emission_radio_avent2_jose_leonardo_1635_losangeles_county_museumofart.jpgLes chants de la messe d’aujourd’hui, deuxième dimanche de l’Avent, sont entièrement consacrés à Jérusalem : « Peuple de Sion, le Seigneur va venir pour sauver les Gentils. Le Seigneur fait entendre sa voix pour la joie de votre cœur (Intr.). « De Sion resplendit l’éclat de Sa gloire : Dieu va venir, d’une manière visible. Rassemblez autour de lui ses saints qui ont conclu avec lui l’alliance du sacrifice » (Grad.). « Jérusalem lève-toi et monte à l’observatoire et vois la douceur qui va te venir de ton Dieu » (Comm.). Sion, ville de notre force, le Sauveur est en toi comme un mur et un avant-mur : ouvre largement tes portes car Dieu est avec nous, Alléluia » (Ant. laudes).

    Nous voyons d’abord apparaître la Jérusalem du pays de Judée, cette ville vénérable où le Seigneur Jésus a commencé sa mission de Rédempteur, où il a souffert, où il est mort. C’est la Jérusalem juive pour laquelle nous devons avoir un grand respect.

    Sur ces fondements, une autre Jérusalem s’est bâtie : la Jérusalem des chrétiens qui est le royaume de Dieu sur la terre, la sainte Église. Cette Jérusalem est toujours debout, c’est elle que le divin Roi doit visiter à Noël.

    Mais cette ville a encore un troisième étage. Au-dessus de la seconde Jérusalem s’en élèvera une troisième, la Jérusalem céleste, quand les temps seront accomplis. L’Église pense déjà à cette Jérusalem dans ses chants. Dans l’Avent nous attendons aussi le Sauveur qui doit venir au dernier jour pour nous introduire tous dans la Jérusalem céleste.

     Enfin nous pouvons découvrir une quatrième Jérusalem, c’est notre âme. Le Roi veut aussi faire son entrée dans cette Jérusalem et c’est cette Jérusalem qu’il nous importe spécialement d’orner et de préparer — cela aussi est une tâche de l’Avent.

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  • Chers amis, agissons pour lever l'interdiction des célébrations eucharistiques

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    Chers amis,
     
    Voici plusieurs semaines et jusqu'au 15 janvier que les eucharisties, les baptêmes, le sacrement de réconciliation, les mariages et enterrements à plus de quelques fidèles sont  de nouveau interdits en Belgique. Dans le même temps, depuis le 1er décembre, les commerces les plus divers ont rouvert, il est possible de se rendre à un musée,  ou même à la piscine. Bien que nous soyons encouragés à acheter des cadeaux en tous genre pour fêter Noël... Les églises resteront quant à elles le 25 décembre interdites aux offices de la nativité, et même jusqu'au-delà de l'épiphanie !
     
    De nouveau, notre gouvernement nous a imposé une décision profondément injuste, disproportionnée et paternaliste, d'autant plus que les catholiques ont prouvé entretemps être parfaitement capables d'organiser des célébrations eucharistiques de manière sûre et sans que cela ne mène à des contaminations.

    Vous le savez, nous avons en mai dernier agi auprès du conseil d'état pour protéger notre liberté de culte, qui  est garantie par notre Constitution (art. 19) et la Convention européenne des droits de l'homme. Nous trouvons intolérable que notre gouvernement témoigne un tel mépris envers les libertés des citoyens, en particulier celles des catholiques et de leurs spécificités. Grâce à votre soutien nous avons introduit une requête au conseil d'étatcosignée par des centaines de personnes. Notre requête a été rejetée, mais a permis d'arracher aux avocats du gouvernement l'engagement de lever l'interdiction du culte le 3 juin, quelques jours plus tard.

    Depuis les annonces du 26 novembre, nous avons longuement consulté nos avocats et nous avons décidé d'à nouveau introduire non pas une, mais plusieurs actions, cette fois auprès des tribunaux civils. Vous pouvez lire ci-dessous le détail de notre action. Nous avons donc une nouvelle fois besoin de vous pour nous aider à mener à bien ce recours en justice. Sans votre aide, nous tomberons rapidement à cours de moyens en ne pourrons plus défendre notre droit à pratiquer les sacrements et vivre pleinement notre vie de chrétien.

    Si vous êtes prêts à nous aider, vous pouvez le faire de plusieurs manières :

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  • La crèche, la croix et le tabernacle (Père Chevrier) (feuillet pour le temps du confinement)

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  • Célébrations : il suffisait d'y penser

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    Extrait du journal Le Soir :

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  • Belgique : une reprise des célébrations religieuses à l'ordre du jour ?

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    De Bosco d'Otreppe sur le site de la Libre :

    Reprise des célébrations religieuses : les représentants des cultes rencontreront le ministre de la Justice la semaine prochaine

    Il ressort de cet article (réservé aux abonnés de la Libre) que :

    - L’ensemble des représentants des cultes et de la laïcité seront reçus dans le courant de la semaine prochaine par le ministre de la Justice en charge des cultes, le libéral Vincent Van Quickenborne (Open VLD).

    - Cette réunion se tiendra dans le cadre du dialogue régulier entre le ministre et les représentants des cultes reconnus, précise-t-on prudemment du côté du cabinet. Il s’agit donc d’un dialogue préalable mais qui n’augure en rien un prochain assouplissement des règles prises dans le cadre du comité de concertation.

    - Les cultes se rendront au cabinet en front commun et veulent emprunter le chemin du dialogue avec les autorités, et non celui de l’affrontement juridique, comme ce fut par exemple le cas en France de la part des évêques locaux.

    - Les évêques de Belgique devront trouver le juste ton (...) face à leurs troupes, dont près de 10 000 diacres, prêtres, religieux et laïcs (dont l’évêque de Liège Mgr Jean-Pierre Delville) ont signé cette semaine une lettre ouverte au Premier Ministre, appelant à la reprise des célébrations.

    - La rapidité et l’ampleur de la récolte des signatures soutenant cette lettre ouverte, à tous les étages de l’Église et dans toutes les provinces, a surpris les catholiques eux-mêmes.

    - Le cdH bruxellois demande lui aussi la reprise des célébrations, comme on peut le lire ce vendredi sur le site de La Capitale."

  • "La figure du diable est indispensable pour comprendre le mystère de la foi"

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    De Solène Tadié sur le National Catholic Register :

    Exorciste depuis longtemps : Le satanisme se développe dans les sociétés occidentales

    Le père François-Marie Dermine, promoteur d'un cours international annuel sur l'exorcisme à Rome, parle de son récent travail populaire sur le diable, offrant des clés de discernement sur ce sujet controversé et sensible.

    4 décembre 2020

    La "mort" du diable dans l'esprit des gens accélère la "mort" de Dieu dans les sociétés occidentales déchristianisées. C'est pourquoi le père dominicain François-Marie Dermine a décidé, il y a 20 ans, de recatéchiser les catholiques par différentes initiatives. 

    Canadien de naissance, le père Dermine est exorciste pour plusieurs diocèses italiens depuis 1994. En 2003, il a contribué à la création du "Cours sur l'exorcisme et la prière de libération", un atelier interdisciplinaire d'une semaine sur l'exorcisme. Cet événement annuel, qui se tient à Rome, rassemble des prêtres, des femmes religieuses et des experts laïcs du monde entier pour se pencher sur l'activité satanique et le ministère officiel que l'Église a mis en place pour répondre à cette activité. 

    Le père Dermine est président de l'association catholique italienne GRIS (Groupe de recherche d'informations socio-religieuses) et professeur de théologie morale à la faculté de théologie d'Émilie-Romagne ; il est également l'auteur de plusieurs livres sur le ministère de l'exorcisme et les dangers entourant les croyances et pratiques obscures et dangereuses de l'occultisme. 

    Son dernier ouvrage, Ragioniamo sul demonio. Tra superstizioni, mito e realtà ("Raisonnons sur le diable : entre superstitions, mythes et réalité"), a été écrit sous forme de questions-réponses et vise à informer le public - croyants et non-croyants - sur la nature et la portée de l'activité satanique à une époque où l'existence même du diable est de plus en plus remise en question, même par les dirigeants catholiques. 

    En discutant du contenu de son livre avec le Register, le père Dermine a mis en garde les fidèles catholiques contre le fait de négliger l'éducation religieuse, qui est le premier rempart contre l'avancée du diable et du satanisme dans la société. 

    Pourquoi avez-vous écrit ce livre, qui s'adresse à un large public ? 

    Tout d'abord, je l'ai écrit parce qu'il y a beaucoup de préjugés, d'ignorance et de confusions à traiter. En effet, je suis un exorciste, et cela me fait vraiment mal d'entendre les gens en général et les prêtres en particulier nier l'action concrète du diable dans nos vies. Je ne pouvais plus supporter cette situation. C'est la raison fondamentale pour laquelle j'ai écrit ce livre. La foi privée de la croyance en l'existence du diable n'est pas authentique car l'existence des anges est une vérité de foi, et le diable est un ange déchu. De ce point de vue, je suis très clair. Quiconque nie l'existence du diable est un hérétique. Il est évident que le diable n'est pas au centre de la foi, mais sa figure est indispensable pour comprendre le mystère de la foi.

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  • Les martyrs scillitains (en 180 à Carthage) (feuillet pour le temps du confinement)

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  • Le temps de la grande épreuve

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    Lu sur le site du mensuel « La Nef » cette interview de Mgr Rougé, évêque de Nanterre

    Mgr Matthieu Rougé est évêque de Nanterre depuis 2018. Il vient de publier un essai tonique inspiré par le confinement vécu au printemps dernier. Entretien autour de cet ouvrage (1).

    La Nef – À propos de l’idée que la pandémie de Covid-19 serait un « châtiment divin », idée fréquente dans la Bible, vous écrivez que « cette réaction est moins chrétienne que païenne » : pourriez-vous nous expliquer cela ?
    Mgr Matthieu Rougé
     – Dieu ne nous veut que du bien. Sa « colère » ne s’exerce que contre le mal comme tel. Le grand théologien Hans Urs von Balthasar définit la colère de Dieu comme son « non absolu au péché ». En un sens, l’histoire tout entière est le temps de la colère de Dieu parce qu’elle est aussi et d’abord le temps de sa miséricorde, de sa révélation, de son salut. Les événements particulièrement forts de l’histoire, comme la crise sanitaire actuelle, peuvent constituer des occasions singulières de percevoir et l’énigme du péché et le mystère de la grâce pour que nous puissions progresser sur le chemin du salut.

    Nos gouvernants ont géré la crise de Covid avec l’obsession de sauver la vie dans sa dimension physiologique, et cela continue : comment expliquer ce regard réducteur sur notre humanité ?
    L’expression « sauver des vies », qui constitue un leitmotiv de la crise sanitaire, est certes pleine d’ambiguïtés mais aussi et d’abord de promesses. Il est bienfaisant que la thématique du salut, parfois peu présente non seulement dans la mentalité contemporaine mais aussi dans la prédication chrétienne habituelle, retrouve droit de cité. Il est heureux que le caractère sacré de toute vie humaine soit affirmé et défendu. Encore faut-il qu’on ne confonde pas salut des personnes et survie des corps. Par sa mort et sa résurrection, le Christ nous délivre du péché et de la mort et nous ouvre les portes de la conversion du cœur et de la vie éternelle. C’est à l’aune de cette profondeur, de cette ampleur de salut que l’authenticité du soin temporel des personnes doit être mesurée.

    La pandémie a mis en lumière notre fragilité et notre dépendance quand nous pensions être tout-puissants : en a-t-on tiré des conclusions ?
    C’est le chemin qui s’ouvre devant nous. Comment mieux assumer la bienheureuse fragilité qui fait partie de notre condition humaine ? En donnant davantage leur place dans notre société aux personnes fragiles, âgées, malades, handicapées ; en rééquilibrant nos existences à chacun entre vie spirituelle, familiale, professionnelle, intellectuelle, caritative ; en intégrant la part de risque et d’échec possible inhérente à nos projets et à nos réalisations ; en acceptant que la mort fasse partie du mystère de la vie, ce qui n’est pas une mauvaise nouvelle puisque le Christ l’a vaincue par sa résurrection et ouverte sur la vie éternelle.

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  • Les promesses du Sacré-Coeur dans les apparitions de Paray-le-Monial (feuillet pour le temps du confinement)

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