Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Foi - Page 487

  • Italie : les messes seront à nouveau célébrées en public à partir du 18 mai

    IMPRIMER

    De Gabriella Ceraso sur Vatican News :

    En Italie, les messes en public reprendront le 18 mai

    Un accord a été signé entre l'Église italienne et le gouvernement pour garantir la sécurité de chaque fidèle, jeudi 7 mai.

    «Chacun a joué son rôle de manière responsable». Le président de la CEI (Conférence épiscopale italienne), le cardinal Gualtiero Bassetti, a donc commenté la signature, ce jeudi 7 mai au matin au Palazzo Chigi à Rome, du protocole qui donne le feu vert à la reprise des célébrations avec le peuple à partir du 18 mai, en réaffirmant l'engagement de l'Eglise à contribuer à surmonter la crise actuelle. Le texte, a déclaré la Conférence épiscopale italienne, vient au terme d'un processus qui a vu la collaboration entre les évêques, le Premier ministre, le ministre de l'Intérieur - en particulier le préfet du département des libertés civiles et de l'immigration, Michele di Bari, et le chef de cabinet, Alessandro Goracci - et le comité technico-scientifique.

    Les mesures à respecter 

    Conformément au règlement sanitaire pour l'endiguement et la gestion de l'urgence épidémiologique due au SRAS-CoV-2, le protocole indique certaines mesures à observer avec soin, concernant l'accès aux lieux de culte pendant les célébrations liturgiques : l'assainissement des lieux et des objets, l'attention à observer pendant les célébrations liturgiques et les sacrements ; la communication à préparer pour les fidèles, ainsi que quelques suggestions générales. Ces mesures, a expliqué le Président du conseil Giuseppe Conte, «expriment le contenu et les moyens les plus appropriés pour que la reprise des célébrations liturgiques avec le peuple se fasse de la manière la plus sûre».

    Il est notamment question de l'accès aux lieux de culte ordonné et restreint avec l'aide de bénévoles, et de la présence de fidèles admis uniquement avec l'utilisation de gants et de masques, en respectant les distances de sécurité, avec des entrées et sorties séparées et des lieux spéciaux pour l'accès des handicapés. Les salles seront aseptisées à la fin de chaque cérémonie ainsi que les objets utilisés. Pour les rites de communion, le célébrant est tenu de se désinfecter les mains, d'utiliser des gants et un masque et d'interdire tout contact avec les mains des fidèles.

    Santé, sécurité et accessibilité

    En préparant le texte, la Conférence épiscopale a voulu maintenir la nécessité de protéger la santé publique avec des indications accessibles et utilisables par toute communauté ecclésiale. Le protocole, signé par le Président du conseil, Giuseppe Conte, et la ministre de l'Intérieur, Luciana Lamorgese, entrera en vigueur à partir du lundi 18 mai 2020. Le gouvernement remercie la Conférence épiscopale «pour le soutien moral et matériel qu'elle apporte à l'ensemble de la communauté nationale en ces temps difficiles pour le pays». «Depuis le début, a déclaré la ministre Luciana Lamorgese, nous avons travaillé pour parvenir à ce protocole : le travail accompli ensemble a donné un excellent résultat. Nous avons également pris un engagement similaire avec les autres confessions religieuses».

  • Covid-19 : "les droits inaliénables des citoyens ont été violés par une limitation disproportionnée des libertés fondamentales, notamment la liberté de culte"

    IMPRIMER

    Du site de Valeurs Actuelles, un appel qui ne manquera pas de soulever doutes et interrogations, notamment lorsqu'il évoque de manière assez fantasmatique "des pouvoirs fort intéressés à créer la panique parmi la population dans le seul but d’imposer de façon permanente des formes de limitation inacceptables de la liberté, de contrôle des personnes, de suivi de leurs mouvements", ajoutant que "ces formes de limitations liberticides sont un prélude inquiétant à la création d’un gouvernement mondial hors de tout contrôle." Est-ce bien sérieux ?

    7 mai 2020

    Covid-19 : la charge sans concession de plusieurs cardinaux

    Lancé à l’initiative de Mgr Carlo Maria Viganò, qui s’était fait connaître à l’été 2018 pour un rapport critiquant de manière très sévère la gestion des abus sexuels dans l’Église par le pape François, cet “appel pour l’Église et pour le monde aux fidèles catholiques et aux hommes de bonne volonté” sonne l’alarme sur les risques que fait courir la gestion de la crise du Covid-19 à la liberté religieuse comme aux libertés civiles. Parmi les premiers signataires, les cardinaux Müller et Zen.

    APPEL POUR L’ÉGLISE ET POUR LE MONDE
    aux fidèles Catholiques et aux hommes de bonne volonté

    Veritas liberabit vos.
    Jean 8:32

    En ce temps de très grave crise, nous, pasteurs de l’Église catholique, en vertu de notre mandat, considérons comme notre devoir sacré de lancer un appel à nos confrères dans l’épiscopat, au clergé, aux religieux, au peuple de Dieu et à tous les hommes de bonne volonté. Cet appel est également signé par des intellectuels, des médecins, des avocats, des journalistes et des professionnels, qui en partagent le contenu. Il est ouvert à la signature de ceux qui voudront en partager le contenu.

    Les faits ont montré que, sous prétexte de l’épidémie de Covid-19, en bien des cas les droits inaliénables des citoyens ont été violés, en limitant d’une manière disproportionnée et injustifiée leurs libertés fondamentales, y compris l’exercice de la liberté de culte, d’expression et de mouvement. La santé publique ne doit pas et ne peut pas devenir une excuse pour bafouer les droits de millions de personnes dans le monde, et encore moins pour exonérer l’autorité civile de son devoir d’agir avec sagesse pour le bien commun; cela est d’autant plus vrai que les doutes croissent quant à l’effective contagiosité, à la dangerosité et à la résistance du virus: de nombreuses voix faisant autorité dans le monde de la science et de la médecine confirment que l’alarmisme à propos du Covid-19 amplifié par les médias ne semble absolument pas justifié.

    Nous avons des raisons de croire - sur la base des données officielles relatives à l’incidence de l’épidémie, et sur celle du nombre de décès - qu’il existe des pouvoirs fort intéressés à créer la panique parmi la population dans le seul but d’imposer de façon permanente des formes de limitation inacceptables de la liberté, de contrôle des personnes, de suivi de leurs mouvements. Ces formes de limitions liberticides sont un prélude inquiétant à la création d’un gouvernement mondial hors de tout contrôle.

    Nous croyons aussi que dans certaines situations les mesures de confinement prises, y compris la fermeture des activités commerciales, ont conduit à une crise qui a submergé des secteurs entiers de l’économie, ce qui favorise l’ingérence des puissances étrangères, avec des répercussions sociales et politiques graves. Ces formes d’ingénierie sociale doivent être empêchées par ceux qui ont la responsabilité du gouvernement, en adoptant des mesures pour protéger les citoyens, dont ils sont les représentants et pour les intérêts desquels ils ont l’obligation de s’engager. Il est également nécessaire d’aider la famille, cellule de base de la société, en évitant de pénaliser déraisonnablement les personnes faibles et âgées par la séparation forcée et douloureuse de leurs proches. La criminalisation des relations personnelles et sociales doit également être jugée comme une partie inacceptable du projet de ceux qui favorisent l’isolement des individus afin de mieux les manipuler et les contrôler.

    Lire la suite

  • Pakistan : le Saint-Sacrement dans la rue et la communion distribuée au porte-à-porte

    IMPRIMER

    Une dépêche de l'Agence Fides :

    ASIE/PAKISTAN - L'Eucharistie distribuée « porte-à-porte » aux fidèles pour répondre aux besoins spirituels du peuple de Dieu

    6 mai 2020

    Lahore (Agence Fides) – Le Très Saint Sacrement porté dans les rues des quartiers pour bénir les maisons ; les Messes célébrées en urdu suivies par les fidèles y compris d'autres parties du monde ; l'Eucharistie distribuée « porte-à-porte » aux paroissiens : c'est selon ces modalités que l'Eglise au Pakistan cherche à soigner la vie spirituelle du peuple de Dieu en ces temps de verrouillage et de pandémie, alors que toute assemblée est interdite.

    « Pour nous sauver de la pandémie de Covid-19, nous avons deux devoirs : le premier est de sauver les personnes et de protéger notre santé et le second est de protéger et de renforcer la foi. La personne peut être sauvée en observant des mesures comme la distanciation sociale et le verrouillage ; la foi se fortifie en continuant à participer à des Messes et à des prières sur Internet ». C'est ce qu'indique à l'Agence Fides S.Exc. Mgr Sebastian Francis Shaw, Archevêque de Lahore, qui, chaque jour, célèbre une Messe transmise sur Internet pour les fidèles du Pakistan via Facebook et sur la chaîne de télévision diocésaine alors qu'au Pakistan se poursuit le confinement visant à contenir la diffusion du corona virus. L'Archevêque a en outre affirmé : « Cherchons à faire face à notre responsabilité en respectant la distanciation sociale et en évitant de rendre visite aux parents et amis » mais « conservons la relation spirituelle et le réconfort réciproque ».

    Au sein de l'Archidiocèse de Karachi également, les prêtres sortent périodiquement pour montrer leur proximité aux fidèles et renforcer leur foi. Le Père Anthony Abraz, Curé de la Paroisse Saint Thomas de Karachi, s'est ainsi rendu dans les quartiers où vivent en majorité des fidèles chrétiens en portant l'ostensoir avec le Très Saint Sacrement afin de bénir les personnes et de répondre au besoin spirituel des fidèles.

    Dans un entretien avec Fides, le Père Abraz affirme : « Alors qu'est en vigueur le verrouillage pour cause de Covid-19, les personnes ont des besoins physiques et spirituels. En ressentant la soif spirituelle des personnes, nous avons décidé en Paroisse de sortir dans les rues avec le Très Saint Sacrement. Les personnes s'arrêtent devant les portes ou sur les balcons principaux pour adorer et vénérer le Seigneur présent dans l'Eucharistie et pour recevoir la Bénédiction eucharistique ».

    Le Père Abraz indique encore : « Nous ne pouvons nous rassembler mais au travers de cette approche pastorale particulière, nous nous rendons dans les différents quartiers pour rappeler que Dieu est avec nous et qu'Il ne nous abandonne pas. Nous voyons beaucoup de joie chez les personnes qui se sentent consolées en ce moment difficile ».

    Lire la suite

  • Temps pascal en confinement; feuillet du jeudi (7 mai) de la 4e semaine : le culte du Précieux Sang de Jésus

    IMPRIMER

    2020_05_07_09_54_30_Greenshot.pngTELECHARGER le PDF

  • Chrétiens, n’ayons pas peur!

    IMPRIMER

    ciric-185129.jpgFace à la mort et l'épreuve, il faut plus que jamais annoncer l'Evangile. Des chrétiens engagés dans la mission proposent sept pistes pour déconfiner l’Église catholique. Lu sur le site du périodique « La Vie » :

    « Le Covid-19 a provoqué une véritable dissolution religieuse. Travailler, se nourrir, faire du sport et prendre soin de ses proches : voilà les besoins essentiels reconnus par notre société et qui justifient des exceptions au confinement. A contrario, il semble évident que, quand il s’agit de prier, toute prise de risque est irresponsable. Alors que les lieux de culte sont parfois fermés et que les aumôniers bataillent pour rester présents dans les établissements de santé, la situation provoque des questionnements spirituels demeurant sans réponse. Cette situation nous invite à relever deux défis.

    Défi de l’encouragement dans la foi : beaucoup de croyants n’ont pas le luxe ou l’envie de poursuivre leur pratique religieuse à distance, et certains craignent de revenir à la messe. Défi surtout de témoigner de l’amour de Dieu : croyants et non-croyants peuvent se demander où est Dieu.

    Faisons de cette épreuve un tremplin missionnaire pour évangéliser plus en vérité.

    Nous sommes tentés de vivre comme reclus au Cénacle. Nous croyons que le Christ est ressuscité, mais nous nous sentons trop faibles et inutiles pour sortir, alors que la société ne semble plus avoir besoin de nous. La peur de la maladie, du rejet et du jugement guette nos cœurs. Parler du Christ, n’est-ce pas terriblement décalé face aux drames personnels qui se vivent ? Nous risquons de confiner notre foi, peut-être bien au-delà du mois de mai. Or, rien n’est plus absurde : le Dieu crucifié rejoint ceux qui sont dans la peine.

    Chrétiens, n’ayons pas peur ! L’Esprit Saint nous pousse sans attendre la Pentecôte à aller au-devant de ceux qui souffrent et se questionnent. Faisons de cette épreuve un tremplin missionnaire pour évangéliser plus en vérité, sans fausse joie et sans discours publicitaire. Depuis plusieurs semaines, partout des chrétiens se sont levés pour continuer à témoigner du Christ : dans la distribution des repas pour les plus pauvres, la visite des malades, la célébration des sacrements à domicile, la mission au téléphone… « L’amour parfait bannit la crainte. » La peur est vaincue par la charité.

    Que les gestes barrière ne soient pas un prétexte pour délaisser la charité.

    « Qui veut sauver sa vie la perdra » : voici venu le moment, ici en France, de mesurer le poids de cette parole. Que les gestes barrière ne soient pas un prétexte pour délaisser la charité. Le Christ désire aimer, consoler. Soyons donc attentifs aux appels : par exemple qui se lèvera pour remplacer les aînés sur lesquels reposent massivement les oeuvres caritatives chrétiennes, et qui ne pourront pas toujours reprendre leur engagement dès le 11 mai ?

    Soyons des missionnaires de la charité, en allant auprès de ceux qui manquent et qui souffrent. Soyons missionnaires de l’espérance, en osant parler de la vie éternelle dans un monde qui redécouvre la mort. Soyons missionnaires de la foi aussi : par les sacrements et l’évangélisation, continuons de provoquer des rencontres entre nos contemporains et le Christ. « Consolez, consolez mon peuple » : Dieu se tient à la porte des cœurs blessés et il frappe !

    Lire la suite

  • L'émission "Secrets d'histoire" sur Thérèse de Lisieux est en ligne (youtube)

    IMPRIMER

    le commentaire de Gérard Leclerc :

    Près de deux millions et demi de téléspectateurs ont regardé lundi soir la superbe émission de Stéphane Bern consacrée à sainte Thérèse de Lisieux. Événement hautement significatif qui intervient en pleine tourmente et qui nous oblige à nous interroger sur l’essentiel.

    Pour comprendre notre temps et ce qui nous tombe sur le dos, nous avons donc besoin de cette distance de la pensée qui appartient aux philosophes, en raison même de la gratuité de leur discipline qui ne se rapporte pas directement à une utilité. Mais ne nous faut-il pas aller plus loin pour tenter de pénétrer jusqu’au mystère profond de notre existence ? Et de ce point de vue, pour aller vite, nous franchisons cette distance supplémentaire qu’exige la théologie et la mystique. Tout de même, que faisons-nous sur terre ? Tout cela a-t-il un sens ? Jean Guitton expliquait un jour au président François Mitterrand que ce qui le distinguait de Sartre, c’est que ce dernier avait opté pour l’absurde et que lui avait choisi le mystère. Mais ce mystère ne consistait pas en la seule interrogation propre à une sagesse ou à une gnose initiatrice. Il se référait à la réponse de la foi, en ce qu’elle apporte à l’intelligence.

    C’est la démarche d’un Augustin d’Hippone dans ses Confessions : « Tu nous a fait pour Toi et notre cœur est sans repos jusqu’à ce qu’il repose en Toi. » J’y réfléchissais ces jours-ci. Comment rendre sensible à cette dimension-là ? Et puis l’événement est venu à mon secours, avec la superbe émission de Stéphane Bern, lundi soir, sur Thérèse de l’Enfant Jésus. Nous n’étions pas dans le discours proprement dit, même si le discours doit intervenir à un moment ou à un autre. Pour ceux qui voudront comprendre le secret de Thérèse il faudra absolument lire son Histoire d’une âme. Mais le récit de sa vie, à l’aide des images que nous avons vues lundi, est en soi assez saisissant pour nous introduire à notre propre énigme intérieure. La pure gratuité de cette vie, uniquement vouée à la recherche de son Seigneur, nous ouvre à cet espace immense où Dieu nous invite à respirer à l’approche des profondeurs de la Trinité.

    Nos tentatives dialectiques et rhétoriques n’égaleront jamais la puissance de rayonnement de la petite carmélite de Lisieux. C’est bien pourquoi cette émission, qui lui était consacrée au sein de l’épreuve que nous subissons est un véritable cadeau du Ciel. Il a d’ailleurs été accueilli avec reconnaissance par un immense auditoire. Thérèse, championne de l’audimat c’est sans doute le plus étrange et le plus beau des paradoxes d’aujourd’hui.

    Chronique diffusée sur Radio Notre-Dame le 6 mai 2020.

  • Sexe, femmes et pouvoir : les trois défis que l’Eglise d'Allemagne lance à l’Église universelle

    IMPRIMER

    De Sandro Magister en traduction française sur Diakonos.be :

    Sexe, femmes et pouvoir.  Les trois défis que l’Allemagne lance à l’Église

    La pandémie du coronavirus a éclipsé dans les médias le « chemin synodal » de l’Église d’Allemagne.  Mais il se poursuit bel et bien.  Et ce n’est pas seulement l’avenir de l’Église allemande qui est en jeu mais bien celui de l’Église catholique universelle.

    > François et le schisme d’Allemagne. Chronique d’un cauchemar

    La première session de ce synode s’est déroulée à Francfort, du 30 janvier au 1er février.  Et la messe d’ouverture, présidée par le cardinal de Munich, Reinhard Marx, en a dressé le portrait, avec des évêques, des prêtres et des laïcs, des hommes et des femmes mélangés dans la nef, disposés par ordre alphabétique, exactement à l’instar de l’assemblée synodale où chacun des 230 délégués dispose de la même voix et où les évêques sont minoritaires.

    La session d’ouverture a confirmé ce que l’on savait déjà.  Même dans les rangs des évêques, les opposants se comptent sur les doigts d’une main.  Les seuls à s’opposer au glissement redouté vers un modèle d’Église protestante sont le cardinal Rainer Maria Woelki, archevêque de Cologne et les évêques Rudolf Voderholzer de Ratisbonne, Stefan Oster de Passau, Gregor Maria Hank d’Eichstätt et Wolfgang Ipolt de Görlitz.

    Tous les autres, autrement dit l’écrasante majorité de l’assemblée synodale sont en revanche enclins à des changements substantiels de la doctrine et de la pratique catholique dans les quatre domaines qui feront l’objet des débats : le pouvoir dans l’Église, le sacerdoce, les femmes et la morale sexuelle.

    Il est vrai que les résolutions adoptées seront traitées différemment : application immédiate si elles ont une incidence locale ; soumises à l’approbation du Pape si elles relèvent d’un intérêt plus général ; renvoyées à un concile œcuménique si elles sont applicables à toute l’Église et qu’elles portent sur des questions d’intérêt général.

    Mais dans tous les cas, si par exemple le synode allemand approuvait le fait de conférer les ordres sacrés aux femmes, cette revendication ainsi que d’autres resteront vives même sans l’accord du Pape, telles un défi permanent lancé à l’Église universelle par une portion influente de celle-ci.

    Le synode se réunira à nouveau en septembre, quand les quatre forums de 35 membres chargés des quatre thèmes de l’ordre du jour remettront leurs recommandations à l’assemblée.

    Entretemps, nous avons déjà les documents préparatoires, rédigés pendant l’automne et l’hiver dernier dans quatre pré-forums.  Les textes complets – 90 pages en tout – sont disponibles en allemand sur le site officiel synodalerweg.de et en italien dans la revue « Il Regno » du 1er mars 2020.

    Nous vous proposons une anthologie de trois de ces quatre documents, sur les principaux points de rupture.

    Lire la suite

  • Temps pascal en confinement; feuillet du mercredi (6 mai) de la 4e semaine : Laure Vicuna "une rose des Andes"

    IMPRIMER

    2020_05_06_10_39_24_Greenshot.pngTELECHARGER le PDF

  • Des mesures simples et accessibles pour combiner liberté de culte et sécurité sanitaire

    IMPRIMER

    De la Nuova Bussola Quotidiana en traduction française sur le site "Le petit Placide" :

    tout est dit ! archidiocèse de Milan .

    5 Mai 2020

    C'est un exemple très clair de la facilité avec laquelle il est possible de combiner liberté de culte et sécurité sanitaire.

    PROTOCOLES DE MESURES DE SÉCURITÉ POUR LA MESSE SAINTE

    1. Introduction

    Suite à l'épidémie de Coronavirus Covid-19, il a fallu préparer des mesures pour limiter le risque de propagation de l'infection.

    Les preuves scientifiques provenant des différents pays où l'épidémie est arrivée nous indiquent que les mesures les plus efficaces pour prévenir la maladie de Covid sont le nettoyage et la désinfection des environnements et la distance entre les personnes.

    Les églises constituent un environnement à très faible risque de contagion. Dans de nombreux pays, l'Église catholique et les Églises orthodoxes ont continué à célébrer les fonctions liturgiques ces derniers mois, sans que cela n'entraîne la propagation et l'augmentation des cas. En effet, certains pays, comme la Pologne ou la Bulgarie, sont parmi ceux où l'incidence des cas de maladie, d'hospitalisations et de décès est la plus faible.

    À la lumière de ces preuves épidémiologiques, on pense que les célébrations liturgiques peuvent être reprises en présence du peuple à la fois les jours de semaine et les jours fériés, dans des conditions de remodulation partielle de la façon dont les célébrations sont menées, de manière à protéger la santé des fidèles et célébrants.

    Il y a un autre élément à prendre en considération: les fidèles qui vont à l'église pour une messe ne sont pas les utilisateurs d'une entreprise: ils le font avec conscience et sens des responsabilités. Si un croyant est malade ou éprouve des symptômes suspects, il sera de son devoir de ne pas aller à l'église.

    2. Mesures de sécurité

    Les procédures suivantes visent à établir les procédures opérationnelles pour assurer la célébration régulière des fonctions liturgiques.

    Les principes fondamentaux sont ceux de l'éloignement des personnes et de l'assainissement des environnements.

    La distance entraînera un quota d'accès aux églises, et donc une diminution du nombre de fidèles présents. Cela impliquera la nécessité d'augmenter le nombre de messes célébrées le dimanche dans chaque paroisse, pour répondre aux demandes des fidèles.

    Lire la suite

  • Temps pascal en confinement; feuillet du mardi (5 mai) de la 4e semaine : Frère Martin Luther par Bernanos

    IMPRIMER

    2020_05_05_10_54_22_Greenshot.pngTELECHAGER le PDF

  • Les évangéliques seraient-ils les derniers boucs émissaires de la longue histoire des épidémies ?

    IMPRIMER

    Lu sur LeTelegramme.fr :

    À Mulhouse, l’église évangélique vit dans la peur

    Fin février, l’église La Porte ouverte chrétienne, à Mulhouse, avait accueilli 2 000 fidèles pour un rassemblement évangélique.

    Fin février, l’église La Porte ouverte chrétienne, à Mulhouse, avait accueilli 2 000 fidèles pour un rassemblement évangélique. (Photo EPA)

    Avant le coronavirus, l’église évangélique La Porte ouverte chrétienne était bien intégrée à Mulhouse. Désignée comme responsable de la propagation du virus en France, elle vit aujourd’hui « dans la peur et dans la haine ».

    Samuel Peterschmitt, pasteur principal de l’église évangélique La Porte ouverte, est un homme charismatique et spontané, connu par ses « cultes » (messes) qui mettent Jésus Christ et la Bible en avant. Il est sorti considérablement affaibli par sa contamination au Covid-19. Pour évoquer la crise, entre deux quintes de toux , il en réfère à la souffrance biblique du prophète Job : « Sa situation a été bouleversée quand Dieu a décidé de lui faire subir des épreuves, il a alors tout perdu ». Sa voix se teinte d’émotion. Le pasteur précise que « tout allait bien auparavant pour l’église, mais soudain, l’image a changé. On nous accuse d’être responsables d’un virus pour lequel personne ne nous avait avertis ».

    Située dans le quartier de Bourtzwiller, qui fut souvent le théâtre de violences et de trafic de drogues, l’église évangélique La Porte ouverte mérite bien son nom. Si des décennies de désindustrialisation et de chômage ont laissé des traces dans la population, l’église a toujours su porter un message d’espoir à toutes les personnes dans le besoin.

    Affaiblis par cinq jours de jeûne

    En février, le destin de l’église a basculé. En cette semaine de carême, 2 000 fidèles sont venus de la région Grand-Est et des pays voisins, comme l’Allemagne, la Belgique et la Suisse, et se sont joints aux membres habituels de La Porte ouverte. « Ils finissaient cinq jours de jeûne et de prières, ils étaient très vulnérables », précise la Suisse Eliette Goetschmann, fervente évangélique. C’est au cours de ce rassemblement que nombre d’entre eux ont été contaminés et qu’on a assisté à la diffusion virale à travers le pays et même à l’étranger.

    Deux mois après, le pasteur Samuel Peterschmitt revient sur le lourd bilan : «70 personnes ont été hospitalisées et une trentaine est décédée », parmi les membres de l’église.

    Lire la suite

  • Secrets d'Histoire sur la petite Thérèse : un sans faute de Stéphane Bern

    IMPRIMER

    Replay Secrets d'Histoire - Thérèse, la petite sainte de Lisieux ...

    On pouvait non pas s'attendre au pire mais tout au moins redouter des notes discordantes, des interventions défavorables de prétendus "spécialistes", des "éclairages scientifiques" réductionnistes... il n'en a rien été. Une émission respectueuse de son sujet, faisant toute sa place à la spiritualité de Thérèse, retraçant scrupuleusement son itinéraire, donnant largement la parole à des biographes qui font l'apologie de la sainte ou à des religieux et des religieuses de son ordre. A n'en croire ni ses yeux ni ses oreilles. Rien n'y manquait, même pas les témoignages d'Edith Piaf, de François Mitterand ou de Natasha Saint-Pier. Il faut saluer le courage de Stéphane Bern qui a osé proposer une telle émission dans le contexte actuel, pas franchement favorable au catholicisme, et aussi son savoir-faire car il a fallu réunir et stimuler tous ceux qui ont participé à sa réalisation et qui doivent être peu accoutumés à mettre en valeur de telles destinées. 

    Merci, Monsieur Bern.

    Pour aller plus loin : lire cet article sur aleteia qui nous éclaire sur les coulisses de cette émission

    et aussi : https://www.france-catholique.fr/Le-temoignage-de-Therese.html

    Rediffusion de l'émission : sur France3, le mardi 19 mai à 00H45 et sans doute un jour sur TV5 Monde.