Prédication du 8 janvier 2012 par le père Michel-Marie Zanotti-Sorkine – Fête de l’Épiphanie (Lc 2, 1-12) / http://www.delamoureneclats.fr /
Foi - Page 759
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Prédication du Père Michel-Marie Zanotti-Sorkine pour la fête de l'Epiphanie
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Les doutes prudents de Vittorio Messori concernant la ligne du pontificat en cours
De Vittorio Messori dans le CORRIERE DELLA SERA du 24 décembre dernier, ces réticences exprimées avec prudence et respect. Cela correspond assez à notre état d'esprit comme nous l'avions signalé précédemment.
LES DOUTES SUR LA LIGNE DU PAPE FRANÇOIS
Pour un catholique non progressiste, Bergoglio est imprévisible. Il suscite un large intérêt, mais dans quelle mesure cet intérêt est-il sincère?
(traduction du site "Benoît-et-moi")
Je pense qu'il est honnête de l'admettre d'emblée: abusant, peut-être, de l'espace qui m'est alloué, ce que je propose ici, plus qu'un article, est une réflexion personnelle. Plutôt, une sorte de confession que j'aurais volontiers reportée, si on ne me l'avait pas demandée. Mais oui, reportée parce que mon évaluation (et pas seulement la mienne) de ce pontificat oscille continuellement entre l'adhésion et la perplexité, c'est un jugement variable selon les moments, les occasions, les thèmes. Le pape n'était pas imprévu: pour ce que cela vaut, j'étais parmi ceux qui s'attendaient à un Sud-Américain et à un homme de pastorale, d'expérience quotidienne de gouvernement, comme pour équilibrer un admirable professeur, un théologien trop raffiné pour certains palais, comme le bien-aimé Joseph Ratzinger. Un pape pas imprévu, donc, mais qui tout de suite, dès ce tout premier «buona sera», s'est révélé imprévisible, au point de faire progressivement changer d'avis même certains cardinaux qui avaient été parmi ses électeurs.
Une imprévisibilité qui continue, troublant la tranquillité du catholique moyen, habitué à éviter de penser par lui-même en ce qui concerne la foi et la morale, et invité à simplement «suivre le pape».
Certes, mais quel Pape?
Celui de certaines homélies matinales à Santa Marta, des sermons de curé à l'ancienne, avec de bons conseils et de sages dictons, et même avec des avertissements insistants à ne pas tomber dans les pièges que nous tend le diable? Ou celui qui téléphone à Giacinto Marco Pannella (voir par exemple ici), engagé dans un énième jeûne sans danger, et lui souhaitant «bon travail», quand pendant des décennies, le «travail» du leader radical a consisté et consiste à prêcher que la vraie charité c'est de se battre pour le divorce, l'avortement, l'euthanasie, l'homosexualité pour tous, la théorie du genre et ainsi de suite?
Le Pape qui, dans le discours de ces jours-ci à la Curie romaine, s'est référé avec conviction à Pie XII (mais, en vérité, à Saint Paul lui-même) définissant l'Eglise comme «Corps mystique du Christ»? Ou celui qui, dans la première interview avec Eugenio Scalfari, a ridiculisé ceux qui pensaient que «Dieu est catholique», comme si l'Ecclesia, une, sainte, apostolique, romaine était une option, un accessoire à accrocher ou non, en fonction de son goût personnel, à la Trinité divine?
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Les Raisons de la Foi
L’apologétique n’est pas morte ! Dans un style très accessible Mgr Manuel Cabello, Vicaire Régional de la Prélature de l’Opus Dei en Belgique, vient de publier aux Editions du Laurier un ouvrage bien documenté sur les présupposés de la foi aujourd’hui (Les raisons de la foi à l’épreuve de la modernité, Le Laurier, Paris 2014). Manuel Cabello est docteur en sciences de l’éducation, diplômé de l’Université de Navarre. Commentaire de Georges Rouel sur le site web didoc.be :« Beaucoup de gens aujourd’hui ne croient pas ou plus en Dieu. Si vous êtes dans ce cas, ou si vous vous demandez pourquoi, ce livre vous aidera. En quatre chapitres, vous pourrez structurer votre pensée et comme le demandait St Paul à ses amis de Corinthe, vous pourrez vous laisser réconcilier avec Dieu.
L’auteur passe en revue ce qui, depuis le 16ème siècle, a conduit à cette situation. Certains écrivains, penseurs, philosophes ou théologiens ont une responsabilité immense. C’est pourquoi beaucoup de nos contemporains pourraient être qualifiés de victimes consentantes. Mais pour celui qui cherche et frappe à la porte, elle s’ouvrira. En effet, les raisons de croire sont nombreuses et les obstacles peuvent être surmontés. Le principal obstacle est assurément le mal, qu’il soit moral ou physique, surtout s’il nous touche de près dans notre vie de tous les jours. La souffrance, la nôtre ou celle d’un proche, nous croyons qu’elle est permise par Dieu. Si nous comprenions Dieu, serait-il encore Dieu ? Nous croyons que par cette souffrance, Dieu veut nous faire savoir non seulement qu’il nous aime, mais encore que le péché, cause de tout ce mal, n’est pas quelque chose de banal.
On peut alors se rendre compte qu’il est plus difficile d’être athée que de croire en Dieu. En effet, pour l’athée, la matière s’est créée toute seule, elle s’est organisée et a donné origine à la vie et à la conscience par ses seules forces. Ceci n’est pas prouvé mais est hautement improbable. En sens contraire, les raisons de croire en Dieu ne s’imposent pas de manière décisive à notre intelligence car il y a assez de lumière pour ceux qui désirent voir, et assez d’obscurité pour ceux qui ne désirent pas voir. L’athéisme pourrait donc bien être en train de mourir philosophiquement, même s’il reste présent dans le paysage sociologique
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Solennité de l'Epiphanie du Seigneur
HOMÉLIE DU PAPE FRANÇOIS
Basilique vaticane - Lundi 6 janvier 2014 (source)
“Lumen requirunt lumine”. Cette expression suggestive d’un hymne liturgique de l’Épiphanie se réfère à l’expérience des Mages : en suivant une lumière ils recherchent la lumière. L’étoile apparue dans le ciel allume dans leur esprit et dans leur cœur une lumière qui les pousse à la recherche de la grande Lumière du Christ. Les Mages suivent fidèlement cette lumière qui les envahit intérieurement, et ils rencontrent le Seigneur.
Dans ce parcours des Mages d‘Orient se trouve symbolisé le destin de tout homme : notre vie est un cheminement, nous qui sommes illuminés par les lumières qui éclairent la route, pour trouver la plénitude de la vérité et de l’amour, que nous chrétiens nous reconnaissons en Jésus, Lumière du monde. Et tout homme, comme les Mages, a à sa disposition deux grands « livres » d’où tirer les signes pour s’orienter dans le pèlerinage : le livre de la création et le livre des saintes Écritures. L’important est d’être attentifs, de veiller, d’écouter Dieu qui nous parle, qui nous parle toujours. Comme dit le psaume, se référant à la Loi du Seigneur : « Ta parole est la lumière de mes pas, la lampe de ma route » (Ps 119, 105). Écouter l’Évangile, le lire, le méditer et en faire notre nourriture spirituelle nous permet spécialement de rencontrer Jésus vivant, d’apprendre de lui et de son amour.
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Quand le spécialiste des religions au Figaro explique les réformes que le pape veut mener à bien et les différences de fond et de forme avec ses prédécesseurs
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Jean-Marie Guénois : Pour l'Eglise, 2015 sera une longue ...
Le Figaro-2 janv. 2015FIGAROVOX/GRAND ENTRETIEN-Après une année très mouvementée pour l'Eglise catholique, Jean- Marie Guénois, qui fut l'un des rares informateurs ... -
Jean-Marie Guénois : Du fait de sa popularité, le pape ...
Le Figaro-2 janv. 2015Jean-Marie Guénois est rédacteur en chef au Figaro chargé des reli
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Mgr Léonard prêchera une retraite « Maranatha-Conversion » à Notre Dame du Laus
Lu sur cathobel :" Du 25 février au 1er mars 2015, Mgr André-Joseph Lénoard sera dans le cadre extraordinaire de Notre-Dame du Laus (photo), situé au cœur des Alpes. L’archevêque de Malines-Bruxelles, qui est aussi le fondateur de Maranatha-Conversion, sera l’animateur spirituel d’une retraite sur le thème « Le cœur de l’homme guéri par le cœur humain de Dieu ».
Comment oublier cette journée mémorable du 9 mars 2013 qui a rassemblé, à la basilique de Koekelberg à Bruxelles, plus de 2.000 fidèles ! Comment ne pas se souvenir avec émotion du pèlerinage en Terre Sainte, fin août 2013, qui a réuni plus de 550 pèlerins venus du monde entier, auxquels s’étaient joints près du quart de la population chrétienne de la région, unis à tous les chefs religieux des différentes confessions chrétiennes présentes en Terre Sainte?
C’est avec ces souvenirs inoubliables dans le cœur que chacun est invité à venir à Notre-Dame du Laus, dans le diocèse de Gap, en France, du 25 février au 1er mars 2015, pour une retraite de Carême Maranatha – Mouvement international œcuménique et inter-religieux d’intercession pour la guérison de l’humanité. Mgr André-Joseph Léonard, fondateur de Maranatha-Conversion, sera l’animateur spirituel de cette retraite sur le thème « Le cœur de l’homme guéri par le cœur humain de Dieu ».
« Venez ! Pour qu’ensemble nous priions et réfléchissions à la manière dont nous pourrions tous nous engager concrètement à aider le Seigneur à guérir le monde ! », indique le communiqué annonçant cette retraite.
« Le cadre extraordinaire de Notre-Dame du Laus, avec la beauté pure des Alpes, et la profondeur du message reçu pendant 54 ans par la voyante Benoîte Rencurel (message reconnu par l’Église), ne peuvent qu’être porteurs dans notre démarche commune. Cette retraite de Carême, véritable « école Maranatha », permettra à ceux qui ressentent, dans le cœur, le désir de s’engager davantage, de devenir activement apôtre du Christ et de dire, avec saint Jean dans l’Apocalypse: « Maranatha ! Viens Seigneur Jésus ! », précise le communiqué de Mgr Léonard, qui précise que « cette retraite Maranatha-Conversion à Notre-Dame du Laus sera une démarche spirituellement très forte, surtout en cette période troublée de notre histoire ». Il invite à la faire connaître à vos proches!
Renseignements pratiques
Un autocar partira depuis l’Abbaye de Gistel et passera par Tournai. Un autre autocar partira de Bruxelles et passera par Jambes (Namur) et Arlon.
Ce pèlerinage est accompagné spirituellement par la Communauté « Moeder Van Vrede » (Mère de la paix) et par Mgr Léonard.
Pour vous inscrire, prière de verser 100 € d’acompte par personne sur le compte bancaire de l’abbaye de Gistel :
BE04 4783 3581 2131 Gemeenschap O.L.Vrouw, Abdijstraat, 84, 8470 Gistel,
comme confirmation de votre inscription. Le solde doit être payé, spontanément, avant le 15 janvier. Merci d’avance !
Prix :
Pour une chambre double avec sanitaires : 460 €
Pour une chambre individuelle avec sanitaires : supplément de 52 € par personne
Pour une chambre individuelle avec sanitaires extérieurs : supplément de 32 € par personne
Pour une chambre double avec sanitaires extérieurs : réduction de 28 € par personne
Une fois inscrit, vous recevrez plus d’informations dans le mois précédant le départ.
Ici : Mgr Léonard prêchera une retraite « Maranatha-Conversion » à Notre Dame du Laus
JPSC
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Te Deum
Chant d'action de grâce pour l'année qui s'achève...
par les moines de l'abbaye de Solesmes (https://www.youtube.com/watch?v=sqwV9l-U8ds)
Traduction française officielle :
Nous vous louons, ô Dieu !
Nous vous bénissons, Seigneur.
Toute la terre vous adore,
ô Père éternel ! -
Reconnaissance ecclésiastique des relations homosexuelles: "Mgr Bonny dépasse une limite"
Selon un communiqué de l’agence Belga, lu ce jour sur le site de « La Libre » :
« L'évêque d'Anvers Johan Bonny a franchi une limite en proposant la reconnaissance ecclésiastique des relations bi- et homosexuelles, a fait savoir mardi la section anversoise de l'Union des étudiants catholiques flamands. Le président de l'organisation étudiante n'est autre que Wouter Jambon, le fils du vice-Premier ministre Jan Jambon. Johan Bonny a plaidé le week-end dernier pour une reconnaissance par l'Eglise des relations holebi. "Nous devons chercher au sein de l'Eglise une reconnaissance formelle de la relation qui est également présente chez de nombreux couples bi- et homosexuels. Tout comme il existe dans la société une diversité de cadres juridiques pour les couples, il devrait également y avoir une diversité de formes de reconnaissance au sein de l'Eglise", a-t-il déclaré dans l'édition du Morgen parue samedi.
L'Union des étudiants catholiques flamands d'Anvers estime qu'avec ses propos, l'évêque dépasse une limite "de dogmatique et de morale". "De cette manière, il laisse d'abord entendre que les homosexuels n'auraient ainsi pas leur place au sein de l'Eglise catholique. C'est manifestement incorrect. Chaque personne est appelée par Dieu à devenir membre de l'Eglise catholique."
Le sacrement du mariage doit demeurer l'union d'un homme et d'une femme, selon les étudiants catholiques. "Dieu désire que la sexualité se passe dans le cadre du mariage. De cette manière, l'objectif de la sexualité, la reproduction de l'homme, est la fondation d'une famille", selon eux.
"Il semble vouloir considérer les relations sexuelles se produisant en dehors du mariage comme n'étant pas des péchés", poursuit l'association étudiante. "Cela a pour conséquence que tout le monde, homosexuels et personnes mariées, pourrait entretenir des relations sexuelles en dehors du mariage sans que cela soit considéré comme un péché par l'Eglise."
Cette prise de position des étudiants catholiques a suscité de vives réactions. Les Jeunes socialistes anversois ont ainsi dénoncé une "vision carrément angoissante" de l'homosexualité au sein de l'Eglise, ajoutant ignorer jusque là que le H de KVHV (Katholiek Vlaams Hoogstudentenverbod) signifiat "homophobie". Ils ont par ailleurs déposé une plainte auprès du Centre pour l'égalité des chances. »
Et in cauda Belgae venenum :
« Wouter Jambon et son association ont déjà fait la une de l'actualité l'été dernier, lorsqu'ils ont accueilli avec enthousiasme l'augmentation des droits d'inscription dans l'enseignement supérieur. "L'enseignement supérieur n'est pas destiné à tout le monde. Une certaine forme d'élite est une bonne chose", avaient-ils alors estimé. »
Quel rapport avec les Holebi ?
JPSC
Ref. Reconnaissance ecclésiastique des relations homosexuelles: "Mgr Bonny dépasse une limite"
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26 operateurs pastoraux tués durant l'année 2014
(Agence Fides) – Selon les informations recueillies par l’Agence Fides, au cours de l’année 2014, 26 opérateurs pastoraux ont été tués de par le monde soit 3 de plus qu’au cours de l’année précédente. Pour la sixième année consécutive, le plus fort nombre d’opérateurs pastoraux tués est enregistré en Amérique. Au cours de ces dix dernières années , ce sont 230 opérateurs pastoraux qui ont été tués de par le monde, dont 3 Evêques.
En 2014, sont morts de manière violente 17 prêtres, 1 religieux, 6 religieuses, 1 séminariste et 1 laïc. Selon la répartition par continent, en Amérique ont été tués 14 opérateurs pastoraux – 12 prêtres, 1 religieux et 1 séminariste ; en Afrique, ont été tués 7 opérateurs pastoraux – 2 prêtres et 5 religieuses ; en Asie, ce sont 2 opérateurs pastoraux qui ont été tués – 1 prêtre et une religieuse ; en Océanie, le bilan est de 2 opérateurs pastoraux tués – un prêtre et un laïc alors qu’en Europe, il est d’un prêtre tué.Nous ne pouvons pas ne pas faire mémoire par ailleurs de ceux qui ont été tués non de la main d’un malfaiteur mais par le virus Ebola, qui fait actuellement des milliers de victimes en Afrique occidentale, où les structures catholiques, pas seulement de nature sanitaire, se sont mobilisées depuis le tout début de l’épidémie. La Famille religieuse de l’Ordre hospitalier de Saint Jean de Dieu a perdu au Liberia et en Sierra Leone quatre confrères, une religieuse et treize collaborateurs des hôpitaux de Monrovia et de Lunsar, qui ont contracté le virus dans le cadre de leur généreux engagement d’assistance des malades. « Nos confrères ont donné leur vie pour les autres, comme le Christ, jusqu’à mourir contaminés par cette épidémie » a écrit le Frère Jesús Etayo, Prieur général. Un sort analogue est échu aux six missionnaires italiennes des Sœurs des Pauvres de Bergame, mortes au Congo en 1995 après avoir contracté le virus Ebola pour ne pas laisser la population sans assistance médicale. Pour elles, a été ouvert en 2013 un procès de béatification.
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Le magazine trimestriel « Vérité et Espérance-Pâque Nouvelle, n° 93 – Noël 2014
Le magazine trimestriel « Vérité & Espérance – Pâque Nouvelle » édité par l’association « Sursum Corda » (responsable de l’église du Saint-Sacrement à Liège) sort sa livraison de Noël. Tiré à 4.000 exemplaires dans une mise en page renouvelée, le magazine parcourt pour vous l’actualité religieuse et vous livre quelques sujets de méditation (les titres en bleu sont disponibles en ligne: cliquez sur le titre). Au sommaire de ce numéro de décembre 2014 :
SOMMAIRE n° 93 (4e trimestre 2014)
Petit bilan pour un synode extraordinaire
La tâche missionnaire est-elle toujours d’actualité ?
Paul VI béatifié
Le pays du mal
Une interview de Monseigneur Léonard
106 candidats à la prêtrise en formation dans les séminaires belges
Noël anonyme du quinzième siècle
Juger…ne pas juger : le piège de la miséricorde
Secrétaires de Rédaction : Jean-Paul Schyns et Ghislain Lahaye
Editeur responsable: SURSUM CORDA a.s.b.l. ,
Vinâve d’île, 20 bte 64 à B- 4000 LIEGE.
La revue est disponible gratuitement sur simple demande :
Tél. 04.344.10.89 e-mail : sursumcorda@skynet.be
Les dons de soutien sont reçus au compte IBAN:
BE58 0016 3718 3679 BIC: GEBABEBB de Vérité et Espérance 3000, B-4000 Liège
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Le rêve éveillé de Christian Laporte
Le chant du cygne d’Anvers au milieu des décombres de l’Eglise belge transporte de joie l’éditorialiste de « La Libre Belgique », qui écrit sous le titre « une ‘squadra belga’ dirigée par Mgr Bonny? » :
" Dans un peu moins d’un an, l’Eglise catholique fêtera le cinquantenaire de la fin du concile Vatican II. Le début des "sixties" chrétiennes marqua d’autant plus les Belges que nos évêques et théologiens avaient joué un rôle de pointe à ce grand "remue-méninges" qui ouvrit l’Eglise à la société contemporaine. A tel point qu’on parla de la "squadra belga" dont la contribution fut décisive dans la rédaction de moult documents toujours d’actualité.
Un demi-siècle plus tard, il n’est pas interdit de penser que, sans réorganiser radicalement l’institution comme en 1962-1965, notre corps épiscopal soit de nouveau à la pointe, notamment lors de la seconde partie du synode sur la famille où l’on annonce des ouvertures aux familles nouvelles et aux divorcés remariés, malgré les combats d’arrière-garde des conservateurs.
Eminemment centriste, donc ni exagérément progressiste ou ni outrancièrement conservatrice, l’Eglise belge de l’après-guerre avait donné le ton en insistant sur la liberté de conscience et le sens des (bons) compromis.
La lettre de l’évêque d’Anvers au synode puis ses propos forts dans "De Morgen" montrent que cet esprit - ou l’Esprit ?- souffle toujours sur l’Eglise belge qui est souvent sur la même longueur d’ondes que le pape François. Sans en appeler à la révolution qui n’a jamais été la marque de fabrique de l’institution, Mgr Bonny estime tout comme le Pape que l’heure est venue d’intégrer certaines mutations sociétales. Peu importe au fond qu’il devienne archevêque demain, sa "joie évangélique" sera d’avoir contribué à rouvrir toutes grandes les fenêtres de l’Eglise..."
Laissons-le à ses mirages.
L’Eglise belge n’est plus que l’ombre de ce qu’elle était en 1960 et ses restes anémiques bien incapables de fournir la moindre squadra épiscopale que ce soit.
On peut au demeurant s’en réjouir, si l’on jette un regard rétrospectif sur l’effondrement inexorable où l’esprit du concile qui habite Monsieur Laporte l’a conduite, tout comme ses consoeurs et voisines néerlandaise ou allemande, pour ne citer qu’elles.
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Mgr Bonny : la version française de l’interview accordée au journal « De Morgen »
Encore le sexe, toujours le sexe. Un ami vient de nous faire parvenir l’interview complète de Mgr Bonny parue sur ce thème dans le "Morgen", avec sa traduction française que nous publions intégralement ci-après (JPSC) :
« Interview. L’évêque d’Anvers Mgr Johan Bonny pose un regard sur le catholicisme de demain.
« L’Église n’a rien à gagner avec l’équivoque»
Cela a commencé avec une lettre. Johan Bonny a interpellé le Vatican afin qu’ils ouvrent leurs portes aux homosexuels et aux couples divorcés. Mais aujourd’hui, l’évêque d’Anvers va un pas plus loin, il plaide pour une bénédiction des relations holobis (homosexuel, lesbiennes, bisexuel). « Il existe une diversité de relations dont l’Église peut reconnaître la qualité.»
Bonny entra en offensive en 2014. Le Pape « du renouvellement » François lui a donné des ailes. C’est ce qui explique pourquoi Bonny écrivit sa lettre à Rome. L’évêque d’Anvers se heurta au même moment aux démons du passé. En effet, il y a peu de temps encore, grand fut l’indignation lorsqu’un prêtre, reconnu coupable dans le passé d’abus sexuel sur mineur, fut nommé à Middelkerke. L’Évêque de Bruges, Jozef De Kezel déclara, après coup, avoir commis une erreur de jugement.
Bonny, qui a servi pendant une longue période à Bruges, est très embarrassé par cette histoire, mais ne veut pas critiquer De Kezel. « Ce n’est pas mon rôle de juger d’une décision d’un collègue. L’Évêque De Kezel a lui-même dit avoir manqué de jugement quant au caractère délicat de cette nomination. Il a dit avoir formellement pris la bonne décision, mais l’aspect sociétal y manquait. C’est alors qu’on se retrouve dans l’impasse.»
Comprenez-vous l’indignation publique ?
« Naturellement, je comprends tout à fait. Il existe un traumatisme autour des abus sexuels dans l’Église, l’indignation provient des couches profondes de ce traumatisme. L’Église doit tenir compte de cela. En même temps, il faut aussi être juste. Notre comportement doit aller à la rencontre des émotions des victimes, mais doit également être en accord avec les règles de justice élémentaire et les droits de la défense. La justice fait elle aussi constamment cet examen de « peser le pour et le contre », cherchant la solution la plus juste.
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