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Foi - Page 757

  • Le cri des évêques du Kivu pour le respect absolu de la vie

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    Toujours l’anarchie et les tueries récurrentes dans l’Est du Congo : un mal endémique non pas seulement depuis 25 ans mais depuis l’indépendance octroyée par la Belgique,  de façon totalement irresponsable,  le 30 juin 1960 : un effondrement immédiat  dont l’ancienne colonie ne s’est jamais relevée. Avec aujourd'hui une menace djihadiste en prime! Lu sur le site de Radio Vatican , le 23 mai 2015 (JPSC). 

    AFP4156540_Articolo.jpg(RV) « Mon âme est rassasiée de malheur ; et ma vie est au bord de l’abîme ». Cet extrait de psaume fait office de prélude au message des membres de l’Assemblée épiscopale de Bukavu, réunis à Butembo du 16 au 23 mai 2015. Archevêques et évêques s’y font l’écho de la détresse de leurs fidèles, en proie à de terribles violences, notamment en territoire et ville de Béni.

    En une vingtaine d’année, guerres et insécurité ont coûté la vie de 6 millions de personnes en RDC, et « la série continue, spécialement dans les territoires de l’est ». Les évêques évoquent les coupeurs de routes qui étranglent la population sur le plan économique, les enlèvements contre rançons. « Nous sommes indignés par le silence autours des trois pères assomptionnistes enlevé le 19 décembre 2012 ».

    Des crimes toujours plus cruels 

    Depuis 2010, plus de 837 personnes ont ainsi été capturées sur le territoire de Béni. Sur_MG_3380.JPG place, des nombreux massacres ont été recensés. La société civile ont compté 419 victimes entre octobre 2014 et mai 2015. Et « chaque jour les tueurs imaginent et mettent en œuvre des pratiques de plus en plus cruelles » : enfants mutilés, gorges tranchées, femmes enceintes éventrées, familles décimées à la machette ou à la hache. « Les innombrables groupes armés sont autant de prédateurs qui continuent à se comporter en redoutables ennemis d’un peuple de laissé-pour-compte. » Les évêques dénoncent des crimes de guerre et contre l’humanité.

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  • Monseigneur Léonard à Liège : une parole chrétienne sur l’homosexualité

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    A l’approche du prochain synode sur la famille, l’Europe déchristianisée s’agite à nouveau pour faire plier les normes morales du catholicisme. A cet égard, une petite piqûre de rappel ne fera pas de tort. 

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    Répondant le 28 janvier dernier à une question du public lors de sa conférence introductive au cycle de lunchs débats sur « La Famille, solution ou problème ? » organisée par l’Union des étudiants catholiques à l’Université de Liège, notre archevêque, Monseigneur André-Joseph Léonard a évoqué, entre autres choses, ce phénomène récurrent  de l’homosexualité : une question vieille comme le monde, mais que la société occidentale post-chrétienne se pose  en des termes que même la Grèce antique n’a jamais envisagés :  Quelle forme de sexualité la société doit-elle institutionnaliser ? Lorsqu'on parle de mariage et de l’adoption des enfants par des personnes homosexuelles, de quoi parle t-on ? Quel est l’intérêt pour la société et quel est l’intérêt de l’enfant ? La société doit-elle redéfinir le couple, le mariage et la famille à partir d’une orientation sexuelle ?

    Plus spécifiquement, située dans le contexte agité du synode de 2014, la question était :  « -Quelle est la position de l’Eglise vis-à-vis des homosexuels qui souhaitent voir leur union bénie par l’Eglise ?

    Voici la réponse de l’archevêque :

    « - L’amitié est plus large que l’amour sous sa forme sexuelle et il y a un langage de la sexualité, non pas parce qu’on y parlerait nécessairement beaucoup mais parce que, par elle-même, elle dit l’union des époux et l’ouverture à la vie. J’ai peu parlé tout à l’heure de cette dimension de la sexualité : l’ouverture à la vie, la fécondité, l’importance des enfants. Je signale que le synode, dans son dernier paragraphe, a invité à une relecture positive, bienveillante et fructueuse de l’encyclique « Humanae vitae ». J’ai trouvé cela assez original et c’était proposé par des gens desquels je ne me serais pas attendu à ce qu’ils fassent une publicité pour cette encyclique. Je ferme la parenthèse.

    Pour en revenir au langage, je trouve que si l’on emploie celui de la sexualité, il faut en respecter la grammaire. Quand je parle français, j’essaie de respecter la grammaire française, pas toujours mais alors je reconnais que je fais une faute. Quand je parle néerlandais, j’essaie de respecter la grammaire du néerlandais. Je n’y arrive pas toujours et je reconnais que je fais une faute parce que je ne respecte pas la grammaire de ce langage. Or, la grammaire de la sexualité, dans l’espèce humaine comme dans toute la nature, c’est la différenciation et la polarité du masculin et du féminin. Si l’on veut avoir des petits veaux, il faut tout de même avoir une vache et un taureau…ou un vétérinaire, enfin vous me comprenez ! La sexualité c’est, comme le nom l’indique : secare (couper), section, secteur, sexe, sécante : elle repose sur la polarité du masculin et du féminin. 

    Je vous dis en résumé ce que je dis en une heure ou deux quand je rencontre des personnes dans ce cas. Quand j’ai été professeur à Louvain, j’ai tout de même consacré un certain nombre de soirées à accompagner des étudiants dans cette situation et je les ai aidés à comprendre que, comme chrétiens en tout cas, ils étaient invités et je les invitais au nom du Seigneur à respecter, avec sa grâce, le langage de la sexualité. Et, s’ils aimaient une personne du même sexe, où il n’y a pas cette complémentarité que requiert la sexualité par sa définition même, je leur recommandais : eh bien, essaie de vivre dans la chasteté et si tu as un garçon, car c’était souvent des jeunes, que tu aimes beaucoup, vis avec lui une amitié, mais comme beaucoup de gens vivent une amitié. Moi, j’ai de l’amitié pour beaucoup de gens, hommes et femmes, je l’exprime affectivement mais pas sexuellement parce que ce n’est pas dans la manière dont je suis appelé à vivre la sexualité. Je la vis autrement, sur un autre registre. Donc, j’invitais ces personnes, avec patience, respect et délicatesse, à respecter le langage de la sexualité et à ne pas exprimer sexuellement leur amitié pour un autre homme, ou une autre femme dans le cas des filles, en découvrant que le langage affectif est plus large que le langage sexuel. Alors, quand on dit cela, tel que je viens de le résumer, cela fait un beau titre dans les journaux, mais quand on prend le temps, quand c’est dit avec respect, c’est autre chose.

    J’ai été touché, même si je ne l’ai pas entendu mais lu, par le témoignage d’un homosexuel chrétien, Philippe Ariño si j’ai bon souvenir, qui au nom de son expérience –il a vécu dans l’homosexualité- dit : non, ce n’était pas juste et, avec respect, il dit à tous ceux qui, sans l’avoir choisie, ont cette orientation : ne vous engagez pas dans cette voie-là.  Mais il faut une forte motivation pour cela, comme il faut aussi parfois une forte motivation chez un homme marié avec une femme pour résister aux attraits d’une autre femme, ou d’un autre homme. Il faut aussi savoir exprimer l’amitié sur un registre autre que le registre sexuel. 

    C’est une erreur, sur le plan social et sur le plan chrétien, de vouloir instituer la relation homosexuelle comme si c’était un mariage. C’est, je pense, une erreur politique et sociale. Qu’on reconnaisse une forme de partenariat pour deux hommes qui vivent ensemble ou deux femmes qui vivent ensemble, comme une mère et sa fille ou une dame et sa gouvernante, dans le but d’assurer une sécurité  patrimoniale, économique ou de logement, cela je peux le comprendre mais nous ne devons pas, je pense, instituer sur le plan civil un mariage homosexuel et, au synode, je pense que tout le monde était d’accord là-dessus. Et nous ne devons pas non plus effectuer une sorte de reconnaissance ecclésiale de cet état de vie. Cela ne me parait pas correct. Maintenant, si l’Esprit-Saint pense autrement, eh bien, qu’il en convainque le synode prochain, mais je doute fort du succès de l’opération. A long terme, tout ce mouvement inspiré par la théorie du « genre » -qui dissocie totalement la culture sexuelle de la sexualité physique, corporelle- est pernicieux : c’est une nouvelle forme de dualisme, comme s’il y avait une identité sexuelle au niveau de la volonté qui soit déconnectée de ce que nous sommes par notre physique, notre incarnation.

    Je dis ceci avec beaucoup de respect des personnes, en excluant toutes les formes de moquerie, de discrimination injuste. Mais ce n’est pas une discrimination injuste de dire qu’on ne marie pas deux femmes ensemble ou deux hommes ensemble : ce n’est pas une discrimination injuste parce que les situations sont objectivement différentes »

    Un colloque organisé  ce vendredi 22 mai  par le diocèse de Liège est revenu sur le sujet avec, entre autres,  les témoignages du capucin Germain Dufour et du jésuite José Davin  (ref. L’homosexualité : oser en parler) : sans doute pas tous dans les mêmes termes.

  • Pour l’Année de la Vie consacrée

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    Pour l’Année de la Vie Consacrée, le diocèse de Clermond-Ferrand propose un reportage sur l’Abbaye Notre-Dame de Randol et interroge Dom Bertrand de Hédouville, Père abbé de Randol, le RP Georges Rétoré, moine de Randol et Monsieur Paul Monnoyeur, architecte associé de l’abbaye.

    Ref. Abbaye Notre-Dame de Randol: «l’unique nécessaire» 

    JPSC

  • La force du Saint-Esprit viendra sur vous

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    Un enseignement du Groupe de Prière St. Damien (Tibériade - Lavaux Sainte-Anne) (juin-2011) : Les sept dons d'un même Esprit

    « Vous allez recevoir une force,

    celle du Saint-Esprit qui viendra sur vous » (Ac 1,8 )

    Dans toute la Trinité la personne la plus discrète, c’est l’Esprit Saint. Pourtant sans l’Esprit, on ne peut connaître ni le Père, ni le Fils, mais en nous faisant connaître le Père et le Fils, reste discrètement à l’arrière-plan (cf. CEC, 687). Le Christ nous a promis le don de l’Esprit Saint, le Paraclet, pour que « quand il viendra, lui, l’Esprit de Vérité, il nous guidera vers la vérité toute entière » (Jn 16,13). Et cette vérité, ce n’est pas de connaître comment le monde fonctionne de façon scientifique, mais connaître la Vérité, c’est connaître Jésus lui-même. L’Esprit vient nous faire participer à la vie même de la Trinité, il est un peu comme celui qui nous tend la main pour nous faire entrer dans ce mouvement d’amour entre le Père et le Fils.

    Quand on parle de l’Esprit Saint c’est important de se laisser saisir par toute la dynamique dans laquelle il nous entraîne : s’il vient dans nos vies c’est pour venir nous sanctifier. « En effet la farine sèche ne peut sans eau devenir une seule pâte, pas davantage nous tous, ne pouvions devenir un en Jésus Christ sans l’eau qui vient du ciel » (St Irénée de Lyon). Sans le don de l’Esprit Saint nous serions tous comme une terre aride qui ne porte pas de fruit. Ouvrir nos cœurs à l’Esprit, c’est pouvoir ouvrir nos coeurs à la Trinité, entrer dans la danse entre le Père, le Fils et l’Esprit Saint.

    A. Le but de la vie chrétienne : l’acquisition de l’Esprit Saint

    Un jour, un jeune laïc, Motovilov, vient trouver St Séraphim de Sarov pour lui poser une question qui le brûle : « quel est le but de la vie chrétienne ? » Et St Séraphim lui répond que le but de la vie chrétienne ce n’est pas l’acquisition de vertus, mener une vie ascétique exemplaire,… mais que le vrai but de la vie chrétienne c’est l’acquisition du Saint-Esprit. Et que tout le reste ne sont que des moyens pour l’obtenir. Pouvoir accueillir l’Esprit Saint dans ma vie c’est pouvoir commencer à découvrir le vrai visage de Dieu. St Silouane au début du XXe sc. va en faire sa prière : « Seigneur, que tous les hommes puissent te connaître par l’Esprit Saint ! » Connaître Dieu par l’Esprit ce n’est plus le connaître de façon théorique mais c’est vraiment le connaître par le cœur, entrer dans tout l’amour que la Trinité a pour nous.

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  • Conférence du Cardinal Sarah à l’Institut Jean-Paul II pour la famille : il ne faut pas tromper les gens avec le mot « miséricorde »

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    Lu sur le site « Benoit et moi » :

    Cardinal_Robert_Sarah_center_in_St_Peters_Square_on_Palm_Sunday_March_24_2013_Credit_Sabrina_Fusco_CNA_CNA_Vatican_Catholic_News_3_26_13 (1).jpg«Si on considère l'Eucharistie comme un repas à partager, dont personne ne peut être exclu, alors on perd le sens du mystère». 

    Ces mots sont du cardinal Robert Sarah, depuis quelques mois préfet de la Congrégation pour le Culte Divin et la Discipline des Sacrements, intervenant à l'Institut pontifical Jean-Paul II pour les études sur le mariage et la famille lors de la présentation de la série “Famiglia, lavori in corso” (Famille, travaux en cours), un recueil d'essais publié par la maison d'édition Cantagalli, en vue du prochain Synode ordinaire d'octobre. Une collection qui vise à stimuler le débat et aborde tous les «sujets chauds»: l'homosexualité, la sexualité, le divorce, la procréation assistée, l'euthanasie, le célibat. Trois volumes ont ouvert la série, dont deux ont été écrits par des professeurs de l'Institut pontifical Jean-Paul II pour les études sur le mariage et la famille: “Eucaristia e divorzio: cambia la dottrina?” (Eucharistie et divorce: la doctrinechange-t-elle?) de José Granados (qui a également été nommé consultant au Synode des évêques) et “Famiglie diverse: espressioni imperfette dello stesso ideale?” (Familles différentes: expressions imparfaites du même idéal?) de Stephan Kampowski. Le troisième, “Cosa ne pensa Gesù dei divorziati risposati?” (Que pense Jésus des divorcés remariés?) est l'œuvre de Luis Sanchez Navarro, professeur de Nouveau Testament à l'Université San Damaso de Madrid (ndt: ces livres seront-ils disponibles en français?). 
    «L'Occident - a dit Sarah, répondant a braccio à plusieurs questions qui lui ont été posées par le public - s'adapte à ses propres illusions». 
    Le problème de tout, a souligné à plusieurs reprises le cardinal, est dans la foi. 
    «Si on pense que même dans le rite du baptême, on ne mentionne plus le mot "foi", lorsque les parents sont invités à dire ce qu'on demande pour l'enfant à l'Église de Dieu, on peut comprendre l'ampleur du problème», a ajouté le cardinal guinéen , qui a également blâmé le sens qui est donné aujourd'hui au Catéchisme: «Les enfants font des dessins et n'apprennent rien, ils ne vont pas à la messe».

    Quant au Synode à venir, on est invité à ne pas se faire d'illusions sur des changements destinés à faire date: «Les gens croient qu'il y aura une révolution, mais il ne peut pas en être ainsi. Parce que la doctrine n'appartient pas à quelqu'un, mais elle est au Christ». 

    Après le rendez-vous d'octobre dernier, a observé Sarah, «il était clair que le coeur réel n'était pas et n'est pas seulement la question des divorcés remariés» (...) et «si la doctrine de l'Eglise doit être considérée comme un idéal inaccessible, irréalisable et donc nécessitant un ajustement à la baisse pour être proposée à la société d'aujourd'hui, il faut nécessairement clarifier la question de savoirl si l'Évangile est une bonne nouvelle pour l'homme ou un fardeau inutile, et qui n'est plus envisageable». 
    La richesse du catholicisme - a-t-il ajouté - «ne peut pas être dévoilée par des considérations dictées par un certain pragmatisme et le sentiment commun. La révélation indique à l'humanité la voie de la plénitude et de la félicité. Ignorer ce fait signifierait affirmer la nécessité de repenser les fondements mêmes de l'action salvifique de l'Église qui se réalise à travers les sacrements». 

    Le problème vient aussi de ces «prêtres et évêques» qui contribuent avec leurs propos à «contredire la parole du Christ». Et cela, a dit Sarah, est «très grave». Permettre au niveau de diocèses spécifiques ce qui n'a pas encore été approuvé par le Synode (la référence était à la pratique suivie dans de nombreuses réalités d'Europe centrale et septentrionale) signifie «profaner le Christ».
    Invoquer la miséricorde ne vaut pas grand chose: «Nous trompons les gens en parlant de miséricorde, sans savoir ce que signifie le mot. Le Seigneur pardonne les péchés, mais si nous nous repentons». 
    Les divisions qui ont été vus Octobre dernier, «sont toutes occidentales. En Afrique, nous sommes fermes, parce que dans ce continent, il y a beaucoup de gens qui, pour leur foi, ont perdu la vie». 
    Le cardinal a lancé un appel contre ceux qui - membres du clergé - utilisent un langage incorrect: «C'est une erreur pour l'Eglise d'utiliser le vocabulaire de l'ONU, nous avons notre propre vocabuleire» (ndt: allusion au «développement durable»?)
    Il a également voulu faire une mise au point sur une des maximes à la mode depuis 2013, en l'occurrence sortir dans les périphéries. Une proposition correcte, naturellement, mais à une condition: «Il est facile d'aller dans les périphéries, mais cela dépend si l'on y apporte le Christ. Aujourd'hui, il est plus courageux d'être avec le Christ, sur la Croix, le martyre. Notre devoir est d'aller à contre-courant» par rapport aux modes du moment, et «ce que dit le monde».
    Enfin, une note sur la chute des vocations sacerdotales dans le monde: «Le problème n'est pas qu'il y a peu de prêtres, mais plutôt de comprendre si ces prêtres sont vraiment des prêtres du Christ».

    Ref. SARAH: IL NE FAUT PAS TROMPER LES GENS AVEC LE MOT «MISÉRICORDE». DIEU PARDONNE LES PÉCHÉS, MAIS SI NOUS NOUS REPENTONS

    JPSC

  • Eglise de Chine : non serviam

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    Nous avions pointé ici  « Chine : le cardinal Zen ne partage pas l’optimisme du Secrétaire d’Etat du Pape » le curieux langage employé par le cardinal Parolin concernant la situation de l’Eglise en Chine. Il est, à vue humaine, sans fondement comme le note Sandro Magister sur son site Chiesa :

    « ROME, le 23 mai 2015 – À l’issue de l'audience générale de mercredi dernier, le pape François a adressé des paroles de réconfort aux catholiques de Chine. Il les a exhortés à "vivre en étant spirituellement unis au rocher de Pierre, sur lequel l’Église est construite" et à prier avec une dévotion toute particulière, le jour de sa fête, célébrée le 24 mai, "la bienheureuse vierge Marie, soutien des chrétiens, qui est vénérée au sanctuaire de Sheshan, à Shanghai".

    Le pape n’a pas indiqué que c’est également à Sheshan qu’est maintenu en résidence surveillée, depuis près de trois ans, l’évêque de la capitale économique de la Chine, Thaddée Ma Daqin. Celui-ci a été privé de liberté tout de suite après son ordination épiscopale, le 7 juillet 2012, pour la simple raison qu’il avait démissionné, ce même jour, de l'Association patriotique catholique, l'organisme du parti communiste qui contrôle l’Église, et donc précisément pour avoir voulu être en pleine communion, en tant qu’évêque, avec le successeur de Pierre.

    Que celui qui a des oreilles pour entendre entende.

    Séparer de Rome les évêques, le clergé et les catholiques chinois pour les asservir au régime et, en fin de compte, les anéantir, c’est un objectif qui remonte au temps de Mao Zedong et qui, depuis cette époque, n’a jamais été abandonné.

    C’est ce qu’a réaffirmé, ces jours derniers, l'actuel président chinois, Xi Jinping, à l’occasion d’une rencontre avec le Front uni, c’est-à-dire l’ensemble des petits partis vassaux, des associations de l'industrie et du commerce, et des représentants des diverses ethnies et religions :

    > Xi Jinping : Le religioni devono essere “cinesi” e senza “influenze straniere”

    Encore une fois Xi Jinping a dénoncé l’Église romaine comme une “puissance étrangère”. Encore une fois il affirmé que le mandat papal en ce qui concerne les nominations d’évêques constituait “une ingérence dans les affaires intérieures de la Chine”.

    L’Église catholique chinoise est, dans le monde, l’une de celles qui sont soumises depuis le plus de temps à un martyre ininterrompu.

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  • Mgr Aillet sur KTO

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    LA VIE DES DIOCèSES
    Mgr Marc Aillet - Diocèse de Bayonne, Lescar et Oloron

    Diffusé le 22/05/2015 / Durée 26 mn

    Le Père Louis-Edouard Cestac, fondateur des Servantes de Marie, va être béatifié le 31 mai en la cathédrale de Bayonne. Dans l'émission La Vie des Diocèses, nous découvrirons la vie et le témoignage du futur bienheureux français, avec l'évêque de Bayonne, Lescar et Oloron. "Je souhaite que la béatification du père Cestac ravive en nous le desir de la sainteté et nous aide a en faire la première urgence pastorale de nos communautées" souligne Mgr Marc Aillet dans sa dernière lettre pastorale. A la lumière de la vie du futur bienheureux, Mgr Aillet y aborde en vérité la question des vocations sacerdotales, la vie et le ministère des prêtres aujourd'hui ou encore l'attention aux pauvres et aux familles.

  • Les Irlandais approuvent le mariage homosexuel

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    Lu dans le « Figaro » :

    « Il y a vingt-deux ans seulement, en 1993, l'Irlande légalisait l'homosexualité. Vendredi 22 mai, le même pays a été le premier au monde à voter par référendum pour la légalisation du mariage homosexuel.

    Les résultats définitifs ne sont pas encore connus, et le dépouillement est en cours, mais le premier ministre, Enda Kenny, a affirmé dans la matinée de samedi que le oui semblait en passe d'être acquis. Plusieurs opposants ont également reconnu leur défaite. Les Irlandais ont voté en faveur de la phrase suivante : « Le mariage peut être contracté suivant la loi entre deux personnes sans distinction de sexe. » Pour M. Kenny, il s'agit d'un signal fort au reste du monde que les Irlandais peuvent être des pionniers, même en matière de mœurs.

    Forte participation

    Le sujet a passionné l'Irlande ces derniers mois. Des affiches étaient accrochées à tous les lampadaires, et le taux de participation devrait dépasser les 60 %, plus élevé que la moyenne habituelle des référendums. Le camp des opposants n'a cependant pas mobilisé comme les manifestations contre le « mariage pour tous » en France ont pu le faire. En partie, l'explication est politique : tous les partis, au pouvoir comme dans l'opposition, ont fait campagne pour le mariage homosexuel.

    L'autre explication est le changement profond qu'a connu la société irlandaise en à peine deux décennies. Ce pays très catholique, où le clergé contrôle presque l'intégralité des écoles, a progressivement abandonné tous les tabous d'autrefois. En 1993, la contraception est libéralisée, la même année où les relations sexuelles entre personnes de même sexe sont légalisées. Le divorce est autorisé en 1995, et en 2010, le partenariat civil autorisé.

    Seul l'avortement demeure un sujet presque intouchable. La loi l'interdit encore, sauf en cas de « risque réel et substantiel » pour la vie de la femme. Un simple risque pour la santé n'est pas suffisant. Les cas de viol ou d'inceste sont également exclus. »

    Ref. Les Irlandais approuvent le mariage homosexuel

    (Lire aussi : L'Eglise catholique a perdu sa crédibilité en Irlande)

    Et les « réformateurs » de l’Eglise catholique veulent faire bouger les lignes ici : Synode sur la famille : les langues de feu de la Pentecôte dans la jésuitière?

    JPSC 

  • Synode sur la famille : les langues de feu de la Pentecôte dans la jésuitière?

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    Le « Figaro » de ce 23 mai titre  « Synode de la famille : une réunion très discrète des réformateurs à Rome » :

    « Lundi, des épiscopats européens débattront de l'accueil des divorcés remariés et des homosexuels dans l'Église.

    L'initiative est restée très discrète, voire secrète, mais elle est d'importance. Selon nos informations, trois épiscopats, allemand, suisse et français, se sont associés pour organiser à huis clos, lundi 25 mai, à Rome, dans les locaux de l'université jésuite de la Grégorienne, une journée d'études centrée sur l'accueil des divorcés remariés et des personnes homosexuelles dans l'Église. Des théologiens allemands de renom y prendront la parole devant un public choisi de cinquante personnes seulement. La conférence conclusive sera prononcée par le cardinal Reinhard Marx, président de la conférence des évêques allemands. Avec le cardinal Walter Kasper, ce prélat de poids - membre du C9, le conseil rapproché du Pape - travaille activement à une politique d'ouverture de l'Église catholique sur ces dossiers.

    Au Vatican, seules quelques personnalités ont reçu l'invitation »

    ...et Johanis complète sur le « Forum Catholique » :

    ". Selon JM Guénois [...] Mgr Jean-Luc Brunin, évêque du Havre, président du conseil « famille et société » de la conférence épiscopale française, introduira cette réunion, dont la lettre d’invitation, datée du 27 avril, est signée par les trois présidents des conférences épiscopales - dont Mgr Georges Pontier pour la France - avec les logos des trois conférences. Mais, curieusement, une petite poignée d’évêques français a été informée de cette initiative. Elle n’apparaît sur aucun agenda officiel : ni sur le site des trois conférences épiscopales, ni sur celui de l’université de la Grégorienne qui a fini, avec embarras, par confirmer au Figaro la tenue de la rencontre. Enfin, au Vatican, seules quelques personnalités ont reçu l’invitation."

    Ensuite il décrit les thèses des trois théologiens progressistes vedettes de cette rencontre secrète : Alain Thomasset, Eva-Maria Faber, et Eberhard Schockenhoff; pour ce dernier par exemple : "Il promeut surtout une théologie morale qui ne soit plus prisonnière de « la loi naturelle ». Ce qui permettrait, sur la base du « jugement de conscience » et à partir de « l’expérience de la vie des fidèles », de quitter « le rêve impossible de l’idéal » et « d’accepter un remariage civil » pour les divorcés remariés de façon à « ne plus les exclure de la communion ». Ce professeur de théologie pousse aussi les conférences épiscopales à « jouer un rôle de pionnier » dans cette réforme afin « d’accélérer les choses » pour obtenir de « sérieux changements »

    A voir dans le Figaro du 23 mai.
    Dans deux autres articles il parle de "La délicate stratégie de François, pris entre deux feux" et "Des fidèles réservés en Afrique, en Amérique latine ou aux États-Unis"

     Références : 

    Synode de la famille : une réunion très discrète des réformateurs à Rome

    Mgr Pontier préparerait le synode avec les "Réformateurs"

    JPSC

  • Dimanche 24 mai 2015: fête de la Pentecôte

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    Pour les amateurs de chant grégorien:  à noter la messe traditionnelle de la Pentecôte à Liège:  10h00, à l'église du Saint-Sacrement , Bd d'Avroy 132.

  • Synode : le « Ministre » de la Famille du pape François roule pour les thèses de Kasper

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    Lu sur le site de l’agence Zenit :

    Paglia1-247x300.jpg« Un chemin pénitentiel ad-hoc qui permet l’accès des divorcés remariés aux sacrements de l’Eucharistie et de la Réconciliation. C’est ce dont a parlé Mgr Vincenzo Paglia, président du Conseil pontifical pour la famille, à Orléans, au cours de son intervention durant la conférence intitulée « Familles : fragilités et Espérance », et organisée en France, par le diocèse d’Orléans, le 18 avril dernier, rapporte le site du Conseil pontifical pour la famille qui publie ce passage de l'intervention.

    Selon Mgr Paglia, « développer un tel chemin est sans doute une voie à parcourir et à approfondir. Avec un groupe de théologiens prévu à cet effet, de juristes et d’experts en pastorale, nous sommes en train d’étudier cette perspective depuis quelques mois. Et nous offrirons bientôt à tous les conclusions de cette recherche. Pendant ce temps, l’on peut dire que la « voie pénitentielle » qui est à l’hypothèse ne pourra être mise en œuvre, de toute façon, que pour des cas particuliers et dans le cadre d’un sérieux chemin de vie chrétienne. Donc, cela ne sera pas pour tous et ne se fera pas de façon indiscriminée, même si c’est ce que l’attente de la part de la presse semble suggérer. Quoi qu’il en soit, je parlerais plutôt d’une via discretionis, à savoir d’un chemin de discernement qui implique également un chemin pénitentiel. Cette voie doit avoir un caractère « public », c’est-à-dire qu’elle doit être accompagnée par l’évêque ou par la personne que ce dernier a nommée. Cela me semble une étape décisive, car il faut éviter tout subjectivisme. Dans ce cadre, il sera possible d’évaluer les intentions du couple et les raisons qui l’ont amené à demander l’accès à cette voie. Dans tous les cas, il est essentiel que le couple divorcé et remarié qui se présente soit acheminé à une intégration dans la vie de la communauté. Je ne vous ferai part que de quelques brèves remarques. Mais une chose est claire : il ne s’agit pas de trouver une règle de base qui soit en mesure de nous dispenser de la grave responsabilité de prendre en charge des situations humaines et spirituelles souvent dramatiques et qui ne sont pas toujours faciles à résoudre ».

    (19 mai 2015) © Innovative Media Inc. 

    Ref .Divorcés-remariés, entre pénitence et pardon, par Mgr Paglia 

    Caméléon ou girouette au gré des vents ? Mgr Paglia était aussi venu à Liège, sans que son style macaronique convainque grand monde, lors de sa conférence organisée par l’évêché à l’église Saint-Jacques, voici un an….

    Ce prélat fut recteur de l'église Sant'Egidio dans le Trastevere où il accueillit les premiers pas de la communauté qui plus tard prendra le nom de cette église et dont il devient l'aumônier général. Il est également postulateur de la cause de béatification de Mgr Óscar Romero assassiné en 1980 à San Salvador. 

    JPSC

  • Un site internet consacré aux nouveaux martyrs chrétiens

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    Du site du journal La Croix (Samuel Lieven) :

    Un site Internet en soutien aux « nouveaux martyrs » chrétiens

    Joseph Thouvenel, vice-président de la CFTC, et Jean-Marc Plantade, ancien rédacteur en chef au Parisien, lancent le site « Nouveaux martyrs » pour sensibiliser l’opinion sur les exactions commises contre les chrétiens et les minorités dans le monde.

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    Capture d’écran de la page d’accueil du site « Nouveaux martyrs ».

    Parmi différentes initiatives, ils appellent à la constitution d’une commission d’enquête pour s’assurer qu’aucune entreprise française n’achète du pétrole de Daech.

    Un site Internet pour recenser les « nouveaux martyrs » chrétiens et sensibiliser l’opinion. L’initiative ne vient pas des ONG catholiques ou protestantes habituellement mobilisées sur ce sujet – L’Œuvre d’Orient, l’Aide à l’Église en détresse (AED), Portes ouvertes (PO) – mais d’un syndicaliste et d’un journaliste.

    Joseph Thouvenel, vice-président de la CFTC, et Jean-Marc Plantade, ancien rédacteur en chef au Parisien, sont partis d’un constat. « Si beaucoup d’ONG sont déjà présentes sur le terrain, on ne se bouge pas assez en France au regard des horreurs qui sont chaque jour commises au Proche-Orient et en Afrique, explique Joseph Thouvenel. Nous avons donc décidé d’agir pour sensibiliser l’opinion et pousser les responsables politiques à agir. »

    MÉMORIAL

    Regroupant sources d’information et témoignages, le site nouveaux-martyrs.com, en ligne depuis quelques semaines, se veut aussi un lieu symbolique où sont notamment recensés les noms des martyrs chrétiens du terrorisme. On y trouve déjà celui de Nauman Masih, 14 ans, brûlé vif parce que chrétien au Pakistan, les victimes kényanes de l’attaque du groupe terroriste Shebab à l’université de Garissa (Kenya), ou encore les noms de 21 coptes égorgés en Libye par Daech.

    Des initiatives concrètes sont également relayées sur le site. En particulier, une pétition demandant l’arrêt de tout achat de pétrole, par des entreprises françaises ou européennes, provenant de Daech. « Entre 1 et 3 millions de dollars tombent chaque jour dans les poches des terroristes, rappelle Joseph Thouvenel. Qui achète ? Par où ce pétrole transite-t-il ? Nous avons choisi de taper là où ça fait mal pour que l’opinion ouvre enfin les yeux. »

    Une lettre adressée parallèlement aux députés demande l’ouverture d’urgence d’une commission d’enquête « afin de s’assurer que pas une goutte de pétrole terroriste n’est achetée par des sociétés françaises. »

    RASSEMBLEMENT

    L’association « Nouveaux Martyrs » appelle également à un rassemblement devant l’Unesco le 14 juin, « en hommage aux hommes et aux femmes, nouveaux martyrs de la barbarie terroriste ».

    Depuis que la France a présidé, le 27 mars, une réunion du conseil de sécurité des Nations unies sur les chrétiens d’Orient, des élus continuent d’alerter l’opinion. Mercredi 20 mai, le député-maire UMP du 16e arrondissement de Paris, Claude Goasguen, organise une manifestation de soutien aux chrétiens d’Orient devant sa mairie. Une banderole sera dévoilée et un appel lancé à tous les maires de France pour qu’ils fassent de même.