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Foi - Page 923

  • Dernier dimanche après la Pentecôte

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    Dans les célébrations dominicales selon la forme extraordinaire du rite romain, la prédication de Jésus sur la fin du monde ferme l’année liturgique, comme il est normal. "Nous la lirons dimanche prochain. Soyons attentifs ! " ajoute l’abbé de Tanoüarn sur son metablog :

    Il ne faut jamais oublier que notre foi dans le Christ est une foi qui s’alimente de tout ce que le Christ réalise dans l’histoire et de tous les signes des temps correctement observés, ceux qui nous font voir la présence du Christ dans ses saints de tous les âges, y compris de notre époque ; et ceux qui nous montre combien redoutable est son absence et comment le cœur de l’homme, « creux et plein d’ordure », n’attend que cette absence pour se surpasser en horreurs. Georges Bernanos, qui n’y allait pas par quatre chemins, n’hésitait pas à dire : « Sans le dogme du péché originel, je ne croirais pas. Il est beaucoup plus grave – ou du moins plus dangereux – pour l’homme de nier le péché originel que de nier Dieu ». La présence de Dieu, nous la constatons jusque dans son absence. L’homme, malgré toute sa bonne volonté native, est marqué jusqu’au fond de lui-même par le péché originel. Il est « cassé » comme disait Gabriel Marcel. Et on peut le vérifier à chaque moment de l’histoire. Les gâchis ne se comptent plus !  Voyez, en ce moment même, ce qui se passe à l’UMP… ou à l’IBP… Des histoires d’hommes.

    Ces considérations nous permettent de comprendre l’étrange parole du Christ, annonçant la fin du monde : « Cette génération ne passera pas que tout ne soit accompli ». Qu’est-ce que cela signifie ? Que des apocalypses, nous en verrons, oh ! non pas à chaque génération peut-être, mais toutes les deux ou trois. Il y en a une dans chaque vie d’homme.  Il ne faut pas avoir peur de cela.

    La suite ici : La fin du monde et le cardinal George 

  • Monseigneur Léonard : une réflexion sur la « nature »

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    A propos de la nature des origines, à laquelle nous avons fait allusion ici :La nature a bon dos on peut rappeler la thèse que Mgr Léonard, a  présentée dans son livre d’apologétique : « Les raisons de croire », paru  chez Fayard, en 1987 déjà.

    Mgr Léonard part de « cette intégrité originelle de l’homme et du cosmos » (p. 205) et constate que « Dieu n’a pas fait la mort » (p. 206). « Mais, objectera-t-on, la mort et même le péché ne font-ils pas manifestement partie des « lois de la nature » ? » (p. 207).

    Est-ce que les choses « meurent » ? Le grain de blé qui tombe en terre pour y pourrir et permettre le germe d’un blé nouveau « meurt » t-il ? Peut-on parler de « péché » de la nature, des choses ?

    Monseigneur Léonard écrit notamment que si nous voulons maintenir l’affirmation chrétienne de l’intégrité originelle de l’homme et de l’univers tout en prenant acte du caractère naturel du mal dans le monde présent, il nous faut logiquement conclure que c’est l’ensemble du monde présent, avec ses lois inexorables, qui n’est pas naturel (…) La création telle qu’elle est sortie des mains de Dieu était intègre (…) la corruption du monde présent s’est inscrite jusque dans les lois de la nature (…) la contagion du péché, porteuse de mort, s’est installée jusqu’au cœur de la nature, jusque dans les lois de fonctionnement, qui acheminent désormais tout être vivant vers sa mort (…) La rupture causée par le premier péché n’est donc pas une variation comparable aux modifications survenues dans l’univers présent au cours de son évolution cosmologique, géologique, climatologique ou historique. Il s’agit d’une altération qui, tout en préservant son identité foncière, atteint cependant sa qualité d’être, sa condition ontologique ou, en termes plus simples, son niveau ou son degré d’existence (…) Notre monde est bien le même que connut le premier Adam avant la chute, et notre humanité présente reste substantiellement identique à la sienne. Cependant, entre lui et nous, comme entre la création originelle et le cosmos présent, il y a aussi une discontinuité, une rupture qualitative (…) A ce point de notre réflexion, une conclusion décisive se dégage : il ne faut donc pas se représenter la chute originelle comme se produisant à l’intérieur du monde présent (…) Autrement dit, le péché originel n’a pas été commis par les premiers hominisés de l’évolution biologique (…). Dans cette perspective, le passage du monde réel avant la chute au monde réel après la chute est tout aussi irreprésentable par l’imagination, ou même par la science, que le passage de ce monde-ci au monde nouveau de la Résurrection (p. 207-211)…

    Source : L’alternative historique de la création de Mgr Léonard

  • La nature a bon dos

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    D’Adélaïde Pouchol sur le site du bimensuel « L’Homme Nouveau » :

    « Les animaux font ce que bon leur semble, ou plutôt ce que leur instinct leur présente comme tel. L'escargot, outre sa fâcheuse tendance à baver, est hermaphrodite et les femelles de certaines espèces d'oiseaux, les cygnes par exemple, « s'accouplent »  régulièrement pour élever leur nichée. Le Gender à l'état de nature… C'est pourquoi notre opposition au « mariage » homosexuel ne naît pas de l'observation du mode de vie des fourmis ou des albatros, contrairement à ce que nos objecteurs nous assènent.

    Nous sommes des animaux raisonnables, certes, mais suffisamment différents des autres pour manifester pour ou contre un projet de loi, pour discuter du sexe des anges, croire ou refuser de croire en Dieu,  pour disserter  - justement- sur l'exception humaine. Lorsque je verrai des bonobos tenir une séance au Parlement, ou des poules faire une procession pour la Fête-Dieu, peut-être faudra-t-il revenir sur cette idée

    En attendant, certains pensent que le terme « contre-nature », employé par certains opposants au mariage homosexuel, signifierait que cette forme de sexualité n’existe pas dans le règne animal. Mais il n’y a pas, jusqu’à preuve du contraire, de lien de causalité entre l’opposition au « mariage » homosexuel et le statut de cancre en biologie. L’homosexualité, ce n’est pas nouveau, est répandue dans le règne animal. En fait d’homosexualité, parlons plutôt de gestes sexués entre individus de même sexe car le terme d’homosexualité recouvre, chez l’homme, bien plus que les seuls gestes et rapports sexuels qui peuvent être établis au sein du couple.

    La nature, dans l’expression « contre-nature », ne doit pas se comprendre comme l’ensemble du monde sensible, pas plus d’ailleurs qu’en opposition à la culture. Elle signifie ce pour quoi l’homme est fait, ce à quoi son humanité le destine et ce qu’elle lui offre comme potentialité.

    Les autres animaux n’ont rien à faire dans ce débat. Est-ce parce que l’homosexualité est répandue dans le règne animal que nous devons en faire de même ? Est-ce parce que certains lézards peuvent se reproduire entre femelles qu’il faut légaliser l’aide médicale à la procréation pour les couples homosexuels ? Drôle d’éthique.

    La mante religieuse dévore son mari après l’acte sexuel… Mesdames, à vos fourchettes, le comportement est étonnant, certes, mais il existe dans la nature… »

    Référence : La nature a bon dos

    La nature est ambigüe : il s’agit de la nature d’après la chute originelle. C’est toute la création qui a été affectée par le péché des origines.

  • Quand Jésus rappelle la vraie destination du culte

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    Lc 19, 45-48
    Jésus entra dans le Temple, et se mit à expulser les marchands. Il leur déclarait : « L'Écriture dit : Ma maison sera une maison de prière. Or vous, vous en avez fait une caverne de bandits. » Il était chaque jour dans le Temple pour enseigner. Les chefs des prêtres et les scribes, ainsi que les notables, cherchaient à le faire mourir, mais ils ne trouvaient pas le moyen d'y arriver ; en effet, le peuple tout entier était suspendu à ses lèvres.

    Commentaire du Frère Dominique dans son homélie (homelies.fr)

    ... Cet évangile nous met en garde, une fois encore, contre les apparences trompeuses. La bonne organisation du temple et du culte qui y est rendu n’était pas le signe de la rectitude de ses servants. Il est cependant peu probable que les chefs des prêtres et les scribes aient froidement décidé de détourner le temple de sa destination. Ils ont dû découvrir peu à peu quels avantages ils pouvaient tirer de devoir organiser ce microcosme religieux au cœur de la cité et ils se sont aveuglés eux-mêmes en même temps qu’ils tentaient d’aveugler les autres. ...

    Sans doute, ajouterons-nous, y a-t-il un tel travail à effectuer dans notre Eglise où de telles compromissions existent à de nombreux niveaux et suscitent le scandale.

  • Jésus naît et l'astrologie s'efface

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    Nous lisons sur le bog du Suisse Rom@in :

    Benoît XVI: la naissance de Jésus met fin à l'astrologie

    Je viens de lire récement que Mme Tessier s'est fait voler ses affaires dans un train. Le titre du journal: "je l'avais présenti" (sic). 

    Dans son dernier livre, "l'enfance de Jésus", Benoît XVI évoque l'astrologie. Andrea Tornielli nous propose un passage dédié à l'astrologie. Citant Grégoire de Naziance, le Pape écrit: "au moment même de la prostration de Mages devant Jésus, la fin de l'astrologie est advenue, car depuis cet instant, les étoiles se seraient tournées vers l'orbite déterminée par le Christ". 

    L'adoration des Rois Mages est une démythisation, un tournant anthropologique, car explique Ratzinger "l'homme élevé par Dieu, comme cela se vérifie dans le Fils unique, est plus grand que toutes les puissances matérielles du monde et vaut plus que l'Univers entier".
    Lien permanent Catégories : Eglise, Foi
  • Beauraing, 29 novembre : Temps forts pour le 80ème anniversaire des Apparitions mariales

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    c609ae6f.jpgSanctuaires de la Vierge au Coeur d’or – Beauraing

    80ème anniversaire des apparitions

    Annonce et Temps forts

    A l’occasion du 80ème anniversaire des apparitions de la Vierge Marie à Beauraing, qui ont eu lieu du 29 novembre 1932 au 3 janvier 1933, les Sanctuaires de Beauraing vivront différents temps forts le 29 novembre prochain. Mme Gilberte Degeimbre, dernière des cinq voyants de Beauraing encore en vie ici-bas, participera à cet anniversaire. Elle priera notamment le chapelet de 18h30.

    Mgr Léonard, archevêque de Malines-Bruxelles, présidera la messe solennelle internationale de 11h00 et donnera un enseignement à 15h30, en cette année de la foi pour l’Eglise universelle.

    Les enfants et les jeunes de l’école des soeurs et des frères de Beauraing seront spécialement associés à la fête. Les enfants de l’école de soeurs feront un flashmob le matin dans les Sanctuaires. Les jeunes de l’école des frères animeront la procession dans les rues de Beauraing le soir, ainsi que le chapelet de 18h30, avec Mme Gilberte Degeimbre.

    Temps forts du 29 novembre

    • Avant la messe de 11h00 : flashmob dans les Sanctuaires par les enfants de l’école des soeurs de Beauraing
    • 11h00 : messe solennelle internationale présidée par Mgr Léonard
    • 14h30 : chapelet médité
    • 15h30 : enseignement par Mgr Léonard
    • 16h30 : adoration du Saint-Sacrement jusqu’à 17h30
    • 18h00 : procession dans les rues de Beauraing animée par les jeunes de l’école des frères de Beauraing
    • 18h30 : chapelet prié par Mme Gilberte Degeimbre avec les jeunes de l’école des frères de Beauraing
    • 19h00 : messe du doyenné de Beauraing

    Attaché de Presse : Abbé Christophe Rouard (Responsable Presse francophone des Sanctuaires de Beauraing) - +32(0)477312815 - chrouard@gmail.com

    Sanctuaires de Beauraing http://beauraing.catho.be - 6, rue de l’Aubépine à 5570 Beauraing ndbeauraing@gmail.com +32(0)82711218

  • Pakistan : l'acquittement de Rimsha Masih ne résout pas tout

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    ASIE/PAKISTAN - Après la clôture du cas de Rimsha Masih, 36 autres personnes demeurent condamnées à mort ou à la détention à perpétuité pour blasphème (Agence fides.org)

    Si une affaire, celle concernant Rimsha Masih, a été résolue de manière satisfaisante, de nombreux autres cas de blasphème présumé voient des victimes innocentes souffrir en prison et être soumis à un long calvaire légal. Comme cela a été indiqué à Fides par des sources locales, aujourd'hui au Pakistan, 16 personnes se trouvent dans le couloir de la mort, en attente de leur exécution pour blasphème, alors que 20 autres condamnés purgent une peine de réclusion à perpétuité, sachant que de nombreux autres se trouvent dans l'attente d'un procès ou ont fait appel contre une condamnation en première instance. « Dans 95% des cas, les accusations sont fausses » déclare à Fides un avocat musulman qui demande à conserver l'anonymat. C'est pourquoi le cas de Rimsha Masih, la fillette chrétienne acquittée hier par la Haute Cour d'Islamabad, ramène l'attention sur la loi controversée sur le blasphème, composée de deux articles du Code Pénal, les 295b et c, qui punissent par une peine de réclusion à perpétuité ou par la peine de mort l'outrage au coran et au prophète Mahomet.

    Parlant à Fides, Naeem Shakir, avocat catholique qui défend de nombreuses victimes de blasphème, note que « la loi est si vague qu'elle est facilement utilisée pour des règlements de comptes personnels. L'abus de cette loi terrorise les minorités religieuses en les contraignant, en particulier, à quitter le pays parce qu'ils ne s'y sentent plus en sécurité ».

    Selon Wilson Chaudry, responsable de la British Pakistan Christian Association, « la sentence en faveur de Rimsha n'aura pas pour conséquence un changement immédiat. La volatilité et l'instabilité à l'intérieur de la société pakistanaise ne permettent pas l'abrogation de la loi sur le blasphème, utilisée comme instrument pour discriminer les minorités et en faveur de la persécution. Cette loi - remarque Chaudry dans le cadre de son entretien avec Fides - est encore fortement soutenue par la majorité des musulmans et a besoin d'une réforme progressive. Des victimes telles qu'Asia Bibi et Younis Masih sont encore incarcérées sur la base de fausses accusations de blasphème et sont la démonstration des nombreux échecs du système judiciaire au Pakistan ».

    Dans un communiqué envoyé à Fides, la Commission américaine pour la Liberté religieuse (USCIRF) fait l'éloge de la décision du tribunal concernant Rimsha en tant que « résultat positif pour affronter la culture de l'impunité et de l'intolérance qui afflige le Pakistan et mettre en évidence l'importance de l'Etat de droit ». Elle rappelle cependant que la loi sur le blasphème est utilisée pour « abuser de la liberté religieuse ou exécuter des vengeances privées ». C'est pourquoi, le cas de Rimsha « signale la nécessité de réformer ou d'annuler la loi sur le blasphème, qui alimente l'extrémisme religieux et menace la liberté de religion et les droits humains de tous au Pakistan ».

    Une note envoyée à Fides par l'ONG Christian Solidarity Worldwide (CSW) rappelle les ombres encore présentes : « Une sentence de la Cour ne garantit pas la sécurité personnelle de Rimsha et de sa famille ». En outre, « cette décision peut encore être remise en question » au travers d'un recours devant la Cour Suprême. Il reste à savoir si l'homme accusé d'avoir monté cette affaire, l'imam Khalid Jadoon Chishti, en sera jugé responsable. « Si c'est le cas - affirme la CSW - ce sera un signe du progrès accompli par le Pakistan ». (PA) (Agence Fides 21/11/2012)

  • Croire, un acte raisonnable

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    Cité du Vatican, 21 novembre 2012 (Vatican Information Service (VIS).

    Le Saint-Père a consacré sa catéchèse de l'audience générale à la joie de croire et à l'enthousiasme de répandre la vérité de la foi en cette Année de la foi: "La foi nous porte à découvrir que la rencontre entre Dieu et les hommes valorise, perfectionne et élève tout ce qu'il y a de vrai, de bon et de beau en l'homme". La foi "est avoir connaissance du Dieu d'amour à travers son amour, qui permet de s'ouvrir au-delà des limites humaines, de l'individualisme et du subjectivisme qui désorientent les consciences... La tradition catholique a toujours réfuté le fidéisme, qui est la volonté de croire contre la raison... Mystérieux, Dieu n'est pas absurde... Si face au mystère la raison ne voit qu'obscurité ce n'est pas à cause de l'absence de lumière mais de son excès... Cela vaut lorsqu'on fixe le soleil...mais personne n'ira dire qu'il n'est pas lumineux. La foi permet de regarder le soleil de Dieu...qui s'est rapproché de l'homme en s'offrant à sa connaissance... En même temps, par sa grâce, Dieu éclaire la raison, en l'ouvrant à de nouveaux horizons infinis et incommensurables. C'est pourquoi la foi est un encouragement à toujours rechercher la vérité et la réalité".

    L'intelligence et la foi, a poursuivi Benoît XVI, "ne sont ni étrangères ni opposées face à la Révélation car, en touchant au mystère, elles sont ensemble des conditions à sa compréhension authentique... La foi catholique est donc est donc raisonnable. Elle apporte de la confiance à la raison humaine...et elle ne s'oppose pas à une raison droite... Face à une irrésistible recherche de vérité, seul un rapport harmonieux entre foi et raison conduit à Dieu et à accomplissement de soi... Le rapport juste entre science et foi dépend aussi du le lien fécond existant entre comprendre et croire. La recherche scientifique porte à la connaissance de vérités nouvelles sur l'homme et le cosmos. Le bien véritable de l'humanité, accessible dans la foi, ouvre l'horizon dans lequel la recherche doit se développer. On doit ainsi encourager tout ce qui favorise la vie, comme la lutte contre la maladie, ou la recherche tendant à révéler les secrets de la terre et de l'univers, dans la conscience de ce que l'homme est placé au sommet de la création non pour la saccager mais pour la conserver... De cette façon la foi n'est pas en conflit avec la science. Elles collaborent en offrant les critères de base dans la recherche du bien commun....en faisant renoncer à tout ce qui pourrait avoir des effets négatifs ou se retourner contre l'homme. Il est donc raisonnable de croire, car la science est en fait l'alliée de la foi dans la compréhension des desseins de Dieu. La foi permet au progrès scientifique d'agir pour le bien et la vérité de l'homme, demeuré fidèle à la volonté divine. C'est pourquoi il est décisif que l'homme s'ouvre à la foi et connaître Dieu, ainsi que de son projet de salut en Jésus-Christ. L'Evangile inaugure un nouvel humanisme, un authentique langage de l'humanité et de la réalité... Oui, il est raisonnable de croire car il en va de notre existence". (VIS)

  • Des jeunes chrétiens bientôt jugés au Vietnam ?

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    Le procès des jeunes chrétiens de Vinh et Thanh Hoa est imminent (MEP)

    Les informations les plus récentes transmises par les avocats et les parents des jeunes chrétiens de Vinh et de Thanh Hoa arrêtés et internés de juillet à décembre 2011, donnent à penser que leur procès ne saurait tarder désormais. Pour un certain nombre d'entre eux, sinon pour tous, l'instruction est terminée et les dossiers ont déjà été transférés au tribunal populaire de la province du Nghê An où ils doivent être jugés.

    Bien que la date du procès n’ait pas encore été annoncée, les parents et l'entourage de l'accusé se montrent préoccupés du type de sentence qui sera prononcée ce jour-là. L'avocat Ha Huy Son qui, à la demande des familles, assure la défense de trois des jeunes accusés a rapporté que l'on était entré dans la période de préparation du jugement. Le parquet populaire suprême a fait parvenir l'acte d’accusation aux autorités provinciales et les dossiers sont déjà entre les mains des juges du tribunal populaire.

    (Rappelons que ces jeunes sont accusés de s'être livré à de la propagande antigouvernementale.)

  • L'enfant Jésus raconté par Joseph : entre légende et histoire il a choisi

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    C'est une "histoire vraie", affirme le pape, et pas une pure construction théologique :

    ROME, le 20 novembre 2012 – "L'enfance de Jésus" de Joseph Ratzinger-Benoît XVI sera en vente à partir de demain, en allemand - c’est le texte original -  et en huit autres langues : italien, anglais, français, espagnol, portugais, brésilien, polonais, croate. Le tirage global de lancement est de plus d’un million d’exemplaires. Au cours des mois à venir, l’ouvrage sera traduit en onze autres langues et diffusé dans 72 pays.

    C’est un livre court et écrit sous une forme simple et linéaire. Plus facile à lire que les deux autres tomes, plus volumineux, du "Jésus de Nazareth". Il est publié en dernier, mais l’auteur a déclaré que, selon son intention, l’ouvrage "est une sorte de petite 'entrée' qui introduit aux deux ouvrages précédents, consacrés à la figure et au message de Jésus de Nazareth".

    Avant la publication du livre, la grande inconnue était la manière dont Benoît XVI allait répondre à la question de savoir si la naissance virginale, l'adoration des Mages et les autres récits de l'enfance de Jésus, dans les Évangiles de Matthieu et de Luc, sont "vraiment une histoire qui a eu lieu" ou bien "seulement une méditation théologique exprimée sous forme d’histoires".

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  • Idolatrer sa propre image ?

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    De Jean Mercier, aujourd’hui, sur son blog “paposcopie”:

    Il y a deux mois, au retour de son voyage au Liban, je parlais de Benoît XVI comme d'un homme qui ne recule pas. Au printemps dernier, cependant, j'ai cru – et je n'étais pas le seul – que le pape reculerait, ou plutôt irait trop loin dans le cadre des tractations avec la Fraternité Saint Pie X. On parlait d'une reformulation des termes de l'accord qui laisserait planer le flou sur l'acceptation explicite du Concile. Et puis, fin juin, on a su que les choses tournaient au fiasco, qu'il n'y aurait pas d'accord.

    Le 11 novembre dernier, depuis la chaire de Saint-Nicolas du Chardonnet, à Paris, le supérieur de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X (FSSPX), Mgr Bernard Fellay, a donné sa version des événements qui ont abouti à la rupture des tractations. Ce sermon confirme la détermination de Benoît XVI à ne rien céder sur ce qu'il a toujours affirmé comme non négociable, à savoir les fondamentaux de Concile et la messe dite « moderne » (on parle de forme ordinaire du rite romain depuis 2007, par opposition à la forme extraordinaire, celle du rite ancien, dit de Saint Pie V, ou de Jean XIII selon le missel de 1962). C'était non-négociable, avait-on promis à Rome dès 2009 et la crise sur les excommunications. Rome a tenu ses promesses.

    Devant ses ouailles, Mgr Fellay raconte comment Benoît XVI a retoqué sa proposition d'accord, dans une lettre très ferme : « J'ai reçu une réponse, une lettre, réponse écrite, datée du 30 juin. Cette lettre du 30 juin pour manifester que c'est bien lui, le pape, qui est intervenu pour obliger à l'acceptation du concile, pour réintroduire dans le texte tout ce que j'avais enlevé et que nous ne pouvions pas signer, et qui a été remis. »

    Benoît XVI imposait trois choses inacceptable aux Lefebvristes. Primo, que le Magistère est le juge de la fameuse « Tradition » catholique. Secundo, que Vatican II fait partie de cette Tradition. Tertio, que la messe issue du Concile est juste et bonne. Inacceptables, ces trois points : les Lefebvristes tiennent leur spécificité de l'opposition frontale au Concile et du rejet de la messe moderne. Mgr Fellay a donc raison d'affirmer : «Les choses sont bloquées. C'est un retour à zéro. Nous sommes exactement au même point que Mgr Lefebvre dans les années 1975, 1974 ». Peu importe finalement qu'il ajoute, histoire de relancer la Croisade : « Donc, on continue notre combat. Nous n'abandonnons pas l'idée un jour de regagner l'Église, de reconquérir l'Église à la Tradition.»

    Pourquoi reparler de la saga lefebvriste, cinq mois après le fiasco des négociations ? Parce que la conjoncture nous y invite.

    Le week-end dernier, en France, deux manières de s'opposer au mariage gay se sont illustrées. La première, réunissant de 70.000 à 200.000 manifestants selon les sources, a témoigné d'une forte capacité de mobilisation autour des thèmes d'une défense du mariage républicain, mais du refus clair de l'homophobie. Si la majorité des participants étaient catholiques, le message n'était pas confessionnel. En d'autres termes, les cathos ont su faire alliance avec des non cathos pour défendre la famille et le bien des enfants, dans le droit fil d'une argumentation qui repose sur la défense du bien commun. Sur cette affaire, les évêques, cardinal Vingt-Trois en tête, se sont toujours refusés à défendre des intérêts catégoriels, mais ceux de la société.

    La seconde manifestation, elle, orchestrée par Civitas, une instance proche de l'extrême droite et de la FSSPX, incarne la défense du droit naturel et des droits de Dieu. Des échauffourées avec des militants pro-LGBT ont confirmé le positionnement de ce groupuscule, venu sur la scène médiatique à la faveur des « scandales » de 2011, et notamment des pièces de théâtre jugées blasphématoires. Civitas n'existe qu'en miroir des agitateurs et blasphémateurs en tous genres, dans une logique d'affrontement et de contre-croisade. Civitas n'existe qu'en étant « contre » ce qui n'est pas catholique.

    Dans son livre La foi des démons, Fabrice Hadjadj décrit finement l'aspect proprement diabolique d'une lutte en miroir des anti-chrétiens et des chrétiens, la violence de l'un renforçant la violence de l'autre, dans une sorte d'escalade où l'un est finalement étroitement dépendant de la provocation du camp adverse, dans une montée de jouissance réciproque. Hadjadj dénonce, côté catholique, le pharisaïsme « qui consiste à se sentir meilleur tout en pouvant se poser en minorité persécutée », et fustige la « grande combine » de Satan, qui pousse à « la défense d'une Eglise-secte, qui fabrique des chrétiens presque aussi malins que lui ». Civitas est emblématique de cette jouissance diabolique sans fin.

    Revenons au pape. En tenant face aux intégristes à la fois la ligne de la réconciliation (libéralisation de la messe ancienne, levée des excommunications, organisation de discussions bilatérales sur le fond des problèmes) et la ligne de la fermeté, Benoît XVI a permis une sorte d'apocalypse, de "révélation". Le dos au mur, les intégristes ont fini par devoir choisir. Ou bien sortir de leur logique et accepter de faire alliance. Ou s'enfermer dans la lutte en miroir si bien analysée par Hadjadj. Les héritiers de Mgr Lefebvre ont fait comme Mgr Lefebvre en 1988 : ils ont préféré rester dans leur enfermement infernal, nourrissant leur identité d'une croisade désespérée mais si jouissive.

    La fermeté, en juin, de Benoît XVI a libéré l'Eglise d'un poids très lourd. La saga des négociations avait entamé le moral d'un certain nombre de catholiques attachés au Concile, qui craignaient que Rome ne puisse flancher... Autre point très important, c'est le choix, par Benoît XVI du successeur du cardinal Levada comme Préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi... Mgr Gerhard Ludwig Müller, jusque là évêque de Ratisbonne, est un conservateur éclairé, qui a toujours tenu la dragée haute à la Fraternité Saint Pie X, laquelle le déteste en retour.

    Que Benoît XVI ait tenu bon a permis, notamment, que les évêques de France se sentent libres dans leur positionnement face au mariage gay, celui d'une critique solide mais non identitaire. On peut imaginer que la chose aurait été moins facile si l'accord avait été signé avec les intégristes. Lors de leur visite ad limina, le pape a remercié les évêques pour leur mobilisation face aux mutations sociétales et leur saine gestion de la laïcité.

    Ecoutons ce que le pape a dit le 17 novembre, aux évêques du Nord est du pays et de Paris : « Dans les débats importants de société, la voix de l’Église doit se faire entendre sans relâche et avec détermination. Elle le fait dans le respect de la tradition française en matière de distinction entre les sphères des compétences de l’Église et de celles de l’État. Dans ce contexte, précisément, l’harmonie qui existe entre la foi et la raison vous donne une assurance particulière : le message du Christ et de son Église n’est pas seulement porteur d’une identité religieuse qui demanderait à être respectée comme telle ; il porte une sagesse qui permet d’envisager avec rectitude les réponses concrètes aux questions pressantes, et parfois angoissantes, des temps présents. En continuant d’exercer, comme vous le faites, la dimension prophétique de votre ministère épiscopal, vous apportez dans ces débats une parole indispensable de vérité, qui libère et ouvre les cœurs à l’espérance. Cette parole, j’en suis convaincu, est attendue. Elle trouve toujours un accueil favorable lorsqu’elle est présentée avec charité, non comme le fruit de nos propres réflexions, mais d’abord comme la parole que Dieu veut adresser à tout homme. »

    Ces paroles sont un fort encouragement adressé d'abord aux évêques et à André Vingt-Trois, chef de file médiatique de la mobilisation, mais aussi à tous les catholiques de la base qui défendent une vision du dialogue avec la société basée sur la raison et non la croisade." 

    Ici:La sagesse de l'Eglise au service de tous

    Les intégristes devraient relire le mythe de Narcisse.

     

  • Puisque tu es tiède, je vais te vômir

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    De la première lecture de ce jour (Apocalypse, 3) :

    ... Tu écriras encore ceci à l'Ange de l'Église qui est à Laodicée : Ainsi parle le témoin fidèle et véridique, celui qui est « Amen », celui qui est le commencement de la création de Dieu : Je connais ta conduite : tu n'es ni froid ni brûlant - mieux vaudrait que tu sois ou froid ou brûlant - 
    Aussi, puisque tu es tiède - ni froid ni brûlant - je vais te vomir. Tu dis : « Je suis riche, je me suis enrichi, je ne manque de rien », et tu ne sais pas que tu es malheureux, pitoyable, pauvre, aveugle et nu ! Alors je te donne un conseil : viens acheter chez moi de l'or purifié au feu, pour devenir riche, des vêtements blancs pour te couvrir et cacher la honte de ta nudité, un remède pour te frotter les yeux afin de voir clair. Tous ceux que j'aime, je leur montre leurs fautes, et je les châtie. Sois donc fervent et convertis-toi. ...