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Foi - Page 927

  • Quo vadis Domine ?

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    En décembre 2003, dans ‘Signes de foi’, Bertrand Ouellet signait cette chronique alors que le pontificat de Jean-Paul II s'acheminait vers son terme :

    Le vieux Pierre et l’avenir de la papauté

    Ces toutes dernières étapes du pontificat de Jean-Paul II sont à mes yeux une réponse qu’il donne à la question qu’il a lui-même posée sur la réforme de la papauté. En 1995, dans son encyclique sur l’oecuménisme (Ut Unum Sint), il avait en effet invité toutes les Églises à repenser avec lui le rôle du pape.

    Le vieil homme qui lutte sous nos yeux contre la maladie et le handicap n’a certes pas l’allure ou les capacités qu’on exige du PDG d’une grande corporation mondiale ou d’un chef de gouvernement. Mais de toute évidence, ce n’est pas ainsi qu’il voit l’essentiel de sa mission. Il y a une expression qui revient souvent dans ses propos. Il parle de son rôle comme du “ministère pétrinien”, c’est-à-dire du ministère de Petrus, Pierre, l’apôtre de Jésus.

    Jean-Paul II se conçoit et se présente maintenant comme le vieux Pierre. Et il estime qu’il peut être Pierre en santé ou malade, en pleine possession de ses moyens ou affaibli et limité. 

    La figure de Pierre est une figure complexe. Oui, il est le premier à avoir reconnu la vraie identité du Christ. Oui, son nom est associé depuis le début à la profession de foi chrétienne: “Le Christ est vraiment ressuscité”, disait-on dès les origines, “il est apparu à Simon-Pierre”. Mais il aussi est celui qui a essayé de détourner Jésus de sa mission; “Arrière, Satan!”, lui avait répondu le Christ. Il est celui qui a d’abord utilisé la violence le soir de l’arrestation de Jésus, tranchant l’oreille d’un opposant; Jésus l’a fermement réprimandé. Et Pierre, ne l’oublions pas, est celui qui au moment critique a renié Jésus et s’est enfui. Il n’était pas au pied de la croix.

    C’est pourtant à cet homme fougueux et impulsif que Jésus confie son Église, lui donnant lui-même le nom de Roc, Pierre, celui qui doit en être le fondement inébranlable. “Quand tu seras revenu, lui avait-il dit en prédisant son reniement, tu confirmeras tes frères dans la foi.”

    Une tradition non biblique, rapportée dans le livre apocryphe “Les Actes de Pierre”, raconte que trente ans plus tard Pierre s’est enfui de Rome pour éviter la persécution. Sur la route, il rencontre le Christ qui, lui, s’en va vers la ville. “Quo vadis, Domine?”, lui demande-t-il. “Où vas-tu, Seigneur?” Et la réponse, célèbre: “Je vais à Rome pour être crucifié de nouveau.” Pierre rebrousse chemin. Il mourra crucifié à son tour.

    Les faillites et les reniements n’ont certes pas manqué dans la longue lignée des évêques de Rome, successeurs de Pierre. Cela doit être constamment présent à la mémoire de celui qui chausse aujourd’hui “les souliers de Saint-Pierre”. Et cela permet peut-être de comprendre qu’en bout de course, quand il serait humainement possible qu’il soit lui-même tenté de “quitter la ville” comme Pierre jadis, il estime au contraire devoir être jusqu’au bout le Roc, celui qui confirme ses frères et ses soeurs dans la foi. Après tout, s’il y a un test ultime de la foi, c’est bien celui de la souffrance et de la mort. Même mourant, Pierre peut être Pierre.

    Je crois que le monde et l’Église — toutes les Églises, comme les diverses Communautés ecclésiales — auront toujours besoin de ce ministère de Pierre. S’il doit y avoir réforme de la papauté, c’est sans doute en l’allégeant des structures organisationnelles qui ont accumulé sur le pape bien des choses qui pourraient être du ressort des Églises nationales ou locales. Il ne faudrait plus que, dans les dernières années d’un “vieux Pierre”, on se demande sans cesse s’il est en mesure de “gouverner l’Église”. Son rôle est d’abord et avant tout de l’inspirer et de la soutenir dans la foi et l’unité.

    L’essentiel ministère pétrinien repose sur le témoignage d’une foi qui persévère malgré les doutes, les tentations et les épreuves. Et malgré l’âge et la maladie. Il est loin d’être inconvenant qu’il soit exercé par une personne affaiblie comme le vieillard courageux qu’est maintenant Karol Wojtyla, Jean-Paul II.

  • Départ de Benoît XVI : et vous, qu'en pensez-vous ?

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    Nous avons relayé des réactions en sens divers depuis l'annonce faite par le pape de renoncer à la poursuite de son ministère à la tête de l'Eglise. Il y a près de 650 sources dans la presse recensées par Google qui y font écho. Il est évidemment curieux de constater l'ampleur de la réaction soulevée par cette décision alors que de nombreuses voix se complaisent à célébrer l'extinction du christianisme dans notre société occidentale. Mais qu'en pensent nos amis et nos visiteurs qui se sont pressés par centaines sur ce blog tout au long de cette journée mémorable ? Leurs commentaires seraient les bienvenus...

  • Benoît XVI: quel bilan ?

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    Selon Jean Mercier sur le site de “La Vie” (extraits):

    (…) Le pontificat de Benoît XVI prend acte d’une donne encore inconnue à la fin des années 70, lorsque Jean Paul II entre en scène. A cette époque, si l’Europe est déjà déchristianisée, l’Eglise catholique apparait encore très puissante dans certains pays comme l’Irlande, l’Allemagne, l’Autriche, l’Espagne, l’Italie, le Portugal, la Belgique et la Pologne. De même, l’Amérique du Sud apparaît comme majoritairement catholique.

    Trente cinq ans plus tard, la situation est totalement inversée. Dans tous ces pays, l’Eglise catholique n’a plus l’influence dont elle jouissait sur les valeurs communes comme le montre la multiplication des lois qui entrent frontalement en conflit avec son éthique à partir des années 75-80, comme celle sur le mariage homosexuel. La crise de la pédophilie lui a fait perdre un important crédit en particulier dans les pays anglo-saxons et germaniques. L’explosion du pentecôtisme a fortement relativisé la présence catholique en Amérique latine. Par ailleurs, les mutations idéologiques au sein de l’islam ont entraîné la multiplication des conflits où le christianisme est pris à partie ou mis à l’épreuve d’une radicalisation des musulmans. Tout se passe comme si le christianisme se retrouvait au confluent de trois phénomènes. Une apostasie majeure dans les pays européens, une pression jusque là inédite des valeurs libérales en matière de moeurs et d’économie, la concurrence de l’islam et du pentecôtiste.

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  • Interdits et stupéfaits

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    La nouvelle de la « renonciation à sa charge » (car, nous font remarquer des esprits sourcilleux, le terme « démission » est inapproprié) par Benoît XVI nous laisse interdits et stupéfaits.

    Tout d’abord parce qu’on ne s’y attendait vraiment pas. Le calendrier des prochaines prestations du Saint-Père était établi et annoncé et rien ne laissait prévoir, surtout en cette « Année de la Foi » que Joseph Ratzinger allait renoncer à poursuivre son « ministère pétrinien ». Il ne nous appartient évidemment pas d’émettre un  jugement ou une appréciation sur une décision que l’on comprendra sans doute à la lumière d’informations dont nous ne disposons pas encore à l’heure qu’il est.

    Ensuite parce que nous pensions que seule la mort du pape pouvait entraîner son remplacement, comme cela se passe depuis le XVe siècle et qu’il nous aurait semblé totalement incongru d’envisager un tel évènement. Pape, père, « Saint Père »… tout cela s’inscrit dans un champ sémantique qui semble exclure que celui qui porte de tels titres puisse renoncer à l’état dans lequel il est établi. On a du mal à concevoir que l'on puisse renoncer à exercer sa paternité.

    Les circonstances que nous vivons évoquent des flots tourmentés qui mettent rudement la barque de Pierre à l’épreuve. Benoît XVI semblait tenir, malgré son âge, le gouvernail d’une main assurée et sa détermination apparaissait comme quelque chose de rassurant face à tant d’instabilité. Il était également le garant d’une vision de continuité entre l’Eglise d’avant Vatican II et celle de l’après-concile, conformément à la ligne définie par « l’herméneutique de la continuité ». On connaissait son souci de ramener dans la communion de l’Eglise ceux qui s’en étaient éloignés au nom d’une fidélité à « l’Eglise de toujours ». Au moment de son départ, rien ne semble définitivement acquis et l’avenir paraît assez incertain quand tant de « ténors » dans le monde des prélats bien en vue tiennent des propos qui sont loin d’être toujours convergents.

    Il nous reste donc à prier et à faire confiance alors que nous sommes plongés dans cette atmosphère bizarre où nous allons assister à un conclave qui, pour la première fois depuis longtemps, ne se tiendra pas dans le deuil d’un pontife défunt et qui sera exposé plus que jamais à toutes les intrigues et toutes les pressions dans un monde médiatisé à l’excès, et cela à l’intérieur comme à l’extérieur de l’Eglise.

  • Dimanche triste

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    Il est 10 heures.

    Un diacre âgé, une soixantaine de fidèles, le sacristain, une organiste et quelques chantres… nous sommes là, dans cette grande église, pour la messe dominicale dûment annoncée. Mais pas de prêtre. Aucune nouvelle. C’est la troisième fois, en l’espace de quelques mois que la chose se produit. Pourtant, nous avons dû accepter un service réduit à une célébration tous les quinze jours que le curé et l’équipe pastorale se sont engagés à assurer. Mijote-t-on de laisser mourir « en douce » cette paroisse et cette église (pourtant promise à un prochain classement) ? Nous ne pouvons nous empêcher d’y songer.

    Tristesse, indignation, exaspération, lassitude, découragement se bousculent dans nos cœurs et dans nos têtes. Certains fidèles choisissent de quitter les lieux et iront à la recherche d’une messe dominicale célébrée ailleurs. La plupart restent cependant et le diacre s’acquitte dignement et pieusement d’une célébration sans prêtre, improvisée mais recueillie.

    Les premiers versets de la première épître aux Corinthiens résonnent curieusement : « Frères, je vous rappelle la Bonne Nouvelle que je vous ai annoncée ; cet Évangile, vous l'avez reçu, et vous y restez attachés, vous serez sauvés par lui si vous le gardez tel que je vous l'ai annoncé ; autrement, c'est pour rien que vous êtes devenus croyants. »

    Nous avons reçu la communion. Faudra-t-il dorénavant « stocker » des quantités d’hosties consacrées pour faire face à ce genre de circonstances ?

    A la sortie, les conversations allaient bon train. Que faire ? A qui en appeler ? Nous entendra-t-on ?

    La préoccupation se lit sur les visages. Chacun mesure la gravité d’une situation à laquelle on se refusait à croire. Que s’est-il passé, en si peu de temps, pour que cette église où l’on célébrait encore trois messes chaque week-end il y a vingt ans se retrouve aujourd’hui désertée et abandonnée ? Et que se passera-t-il dans les années à venir ?

    Mais nous avons entendu la promesse de pêches miraculeuses et nous refusons de céder au découragement de ceux qui ont le sentiment d’avoir tant et tant de fois jeté leurs filets pour les ramener désespérément vides. Pourtant, nous voudrions tant que Jésus ensommeillé dans la barque au milieu de ces tempêtes se réveille. Sans doute parce que nous avons tellement peu de foi.

  • Neuvième centenaire de l'Ordre de Malte: Benoît XVI rappelle aux Chevaliers qu’ils ne constituent pas une œuvre mondaine de « welfare »

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    ROME, 9 février 2013 (Zenit.org) - L'action de l'Ordre de Malte dans le monde "n'est pas une simple philanthropie mais l'expression efficace et le témoignage vivant de l'amour évangélique", souligne Benoît XVI qui a reçu les représentans de l'Ordre souverain en la basilique Saint-Pierre, ce samedi matin, 9 février, à l'occasion du 900e anniversaire de sa fondation.

    Extraits de l’allocution papale :

    « Chers Frères et Sœurs,

    L’occasion de cette rencontre nous est offerte par la célébration du neuvième centenaire de la concession du privilège solennel Piae postulatio voluntatis, le 15 février 1113, par lequel le Pape Pascal II mettait la toute jeune « fraternité hospitalière » de Jérusalem, dédiée à Saint Jean-Baptiste, sous la tutelle de l’Eglise et la rendait souveraine en la constituant en un Ordre de droit ecclésial avec la faculté d’élire librement ses supérieurs, sans interférence de la part d’autres autorités laïques ou religieuses. Cet important anniversaire revêt une signification spéciale dans le contexte de l’Année de la Foi durant laquelle l’Eglise est appelée à renouveler la joie et l’engagement à croire en Jésus-Christ, unique Sauveur du monde. (…)

    N’oubliez jamais vos racines, lorsque le bienheureux Gérard et ses compagnons se consacrèrent par des vœux au service des pauvres, et que le privilège Piae Postulatio voluntatis ratifia leur vocation. Les membres de la toute nouvelle institution s’assimilaient ainsi aux traits de la vie religieuse : l’engagement pour atteindre à la perfection chrétienne à travers la profession des trois vœux, le charisme auquel se consacrer et la fraternité entre ses membres. La vocation du profès, encore aujourd’hui, doit être l'objet d’un grand soin avec la préoccupation pour la vie spirituelle de tous.

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  • Le dialogue oecuménique: un moyen ou une fin en soi ?

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    Lu cette matinale de Natalia Trouiller sur le site de “La Vie”:

    “C'est le cardinal Kurt Koch, président du Conseil pontifical pour la promotion de l'unité des chrétiens, qui l'annonce dans une interview exclusive à l'AFP. Selon le site d'information du Vatican, "il s’agira en quelque sorte d’un état des lieux du dialogue avec les obstacles, les points de convergence et les progrès enregistrés, notamment depuis la Déclaration d’Augsbourg du 31 octobre 1999". Pour le cardinal Koch, deux points achoppent: d'abord, la conception différente que les deux Eglises ont des buts de l'oecuménisme: "pour les catholiques, l'objectif reste l'unité visible dans une Eglise unique corps du Christ et pour les protestants, la revendication est résumée par le concept de reconnaissance mutuelle". D'autre part, la différence de point de vue sur les enjeux de la bioéthique creuse l'écart: "C'est très fondamental. Pour la voix du christianisme dans notre société, s'il n'y a pas de communion dans des questions fondamentales de la vie de l'homme, c'est très difficile".

    Ici Luthériens: publication d'un nouveau document oecuménique

     Voici bientôt 500 ans (1517) Luther mettait le feu aux poudres en affichant ses 95 thèses sur la porte de l’église de Wittemberg et le douloureux conflit doctrinal n’est certainement pas sur le point de se terminer: on ne s’entend même pas, entre dénominations chrétiennes, sur le sens du mot oecuménisme:  sans doute vaut-il mieux se parler que de se faire la guerre, mais de quoi et pourquoi parle-ton ?

  • L'Église cherche à stopper la crise des vocations

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    Mais en prend-elle vraiment les moyens ? De Jean-Marie Guénois, sur le site du « Figaro » :

    « Confrontée à une chute des entrées dans les séminaires, elle lance une campagne appelant les jeunes au sacerdoce.

    Il y a une courbe que l'Église de France n'aime pas regarder. Elle est inquiétante pour son avenir: en douze ans, le nombre de candidats au sacerdoce a chuté de 29,2 %… Celui des entrées en premier cycle de séminaire de 31,7 %. Alors que, dans les années 1990, le nombre total de séminaristes en France dépassait la barre des mille candidats, ils sont seulement 691 en 2012. Les ordinations semblent se maintenir, mais pour combien de temps? L'acte d'ordination arrive au terme de sept années de formation au cours desquelles la moitié des candidats changent de voie. Il est donc à prévoir que le nombre d'ordinations - 94 en 2012 - subira, lui aussi, une érosion mécaniquement liée à cette baisse des entrées en séminaire.

    Ce sujet désagréable pour les évêques (même si des disparités étonnantes existent entre eux) est devenu à ce point crucial que la conférence épiscopale a refondu en 2012 l'organisation de La Pastorale des vocations. Elle engage désormais une nouvelle politique plus explicite d'«appel au sacerdoce». La campagne de publicité présentée vendredi à Paris en témoigne.

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  • L’Église de France se décomplexe

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    Dans "Valeurs Actuelles":

    Mgr%20Aillet%20-%203976.png"L’engagement des catholiques dans le débat sur le mariage homosexuel est un jalon important d’une évolution qui voit l’Église rompre progressivement avec une certaine timidité en matière politique.

    « Ce serait indigne de ne rien dire », déclarait à la veille de la “manif pour tous” le cardinal Barbarin au journal la Croix. Pour la plupart des catholiques, les interventions répétées depuis des mois de l’Église contre le projet de loi Taubira (lire notre article « L’Église dans l’arène » dans Valeurs actuelles du 17 janvier) ont semblé une chose absolument naturelle. Et pourtant… si l’on jette un regard sur les décennies passées, cet engagement massif n’avait rien d’évident. En 1974, lors des débats préparatoires au vote de la loi Veil légalisant l’avortement, c’est par un silence assourdissant que s’était signalée l’Église. En 1999, alors que plus de 100 000 Français descendent dans la rue contre le pacs, parmi lesquels beaucoup de catholiques, pas un seul évêque n’est présent ; la Conférence des évêques de France s’était contentée, quelques mois plus tôt, de faire connaître sa position par un communiqué, d’ailleurs assez ferme, contre « une loi inutile et dangereuse ».

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  • Ni optimisme, ni pessimisme, mais la confiance

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    2013-02-09 L’Osservatore Romano

    « L’arbre de l’Eglise n’est pas un arbre mourant, mais l’arbre qui croît toujours à nouveau ». C’est un message d'espérance que le Pape a laissé aux éducateurs et aux élèves du grand séminaire pontifical romain, où il s’est rendu en visite dans l’après-midi du vendredi 8 février, à l’occasion de la fête de la Vierge de la confiance. « En tant que chrétiens nous avons un avenir: l’avenir nous appartient, l’avenir appartient à Dieu » a t-il dit en mettant en garde contre le risque de céder au « faux pessimisme qui dit: le temps du christianisme est fini », ou de s’abandonner à un « faux optimisme » selon lequel « tout va bien ». En réalité  – a t-il admit – « il y a aussi des chutes graves, dangereuses, et nous devons reconnaître avec un sain réalisme qu’ainsi cela ne va pas. Mais aussi être sûrs que si ici et là l’Eglise meurt à cause des péchés des hommes, à cause de leur non croyance, dans le même temps elle naît à nouveau ». Parce que « l’avenir appartient réellement à Dieu: telle est la grande certitude de notre vie, le grand, véritable optimisme »

    Dans la lectio divina qui s’est déroulée dans la chapelle principale du séminaire le Pontife, commentant les versets 3-5 de la première Lettre de saint Pierre, a rappelé la figure du pécheur de Galilée. Décrit comme « l’homme qui a péché, qui est tombé », mais aussi comme « l’homme qui a trouvé Jésus » et est devenu « le messager de son amour » à travers sa mission de « premier apôtre » et « vicaire du Christ ». Précisément dans ce rôle il ne parle pas comme « individu » mais comme « homme d’Eglise ». « Et donc il porte en lui réellement les eaux de la foi, de toute l’Eglise », dans laquelle les « divers charismes » et les « divers tempéraments » s’unissent dans la « foi commune ».

    En rappelant ensuite le passage de Pierre de Jérusalem à Rome – où il serait allé à l’encontre de la crucifixion –  Benoît XVI a souligné le caractère central de l’ « aspect de martyre du christianisme, qui peut prendre des formes très différentes ». et à ce propos il a fait référence au drame des chrétiens persécutés aujourd’hui encore dans de nombreuses parties du monde. Comme pour souligner le fait que celui qui vit à la suite de Jésus fait en permanence l’expérience du « paradoxe de la gloire et de la croix ». Parce que – a-t-il expliqué en répétant les paroles du texte pétrinien – « nous sommes élus » mais aussi « dispersés et étrangers ». Et cette dimension « appartient à notre vie: c’est le moyen d'être avec le Christ crucifié ».

  • Les chrétiens sont les plus persécutés parce qu'ils sont les moins conformes

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    Benoît XVI aux séminaristes : les chrétiens sont « les plus persécutés » parce que les moins « conformes »


    2013-02-09 Radio Vatican 
    Comme chaque année à l’occasion de la fête de Notre Dame de la confiance, la Patronne du Grand Séminaire de Rome, le Pape est allé à la rencontre ce vendredi soir des séminaristes étudiant à Rome dont il est l’évêque.
    Devant 190 étudiants des cinq séminaires de Rome réunis au palais du Latran, le Pape âgé de 85 ans a affirmé dans un discours improvisé de trente minutes sans note ou aucun support, que « malgré les chutes graves, dangereuses », l'arbre de l'Eglise n'est pas mourant, car « l’Eglise est l’arbre de Dieu qui vit pour toujours et porte en lui l’éternité ».
    « Si ici ou là, l’Eglise meurt à cause des péchés des hommes, à cause de leur manque de foi, dans le même temps, elle nait à nouveau. Le futur est réellement Dieu, telle est la grande certitude de notre vie, le grand le vrai optimisme que nous connaissons », a affirmé Benoît XVI. Contre un faux pessimisme qui annonce « que le christianisme a fait son temps, eh bien non, il commence à nouveau », a dit le Pape qui a exhorté vendredi les séminaristes a un « sain réalisme ».
    En occident, « tout en étant chez eux », les chrétiens « vivent comme des étrangers »
    Le Pape n’a pas ignoré les persécutions dont les chrétiens font l’objet. Ils forment « le peuple le plus persécuté, a-t-il dit, parce qu'ils sont non-conformes, contre les tendances de l'égoïsme et du matérialisme ». Bien qu’ayant contribué à la formation de la culture occidentale, les chrétiens « tout en étant chez eux » vivent depuis toujours en minorité comme des étrangers. 
    « Prions pour que le Seigneur nous aide à accepter cette mission de vivre dispersés, comme des minorités dans un certain sens, et de vivre comment des étrangers en étant malgré tout responsables pour les autres, donnant la force du bien à notre monde.
    « Nous devons être joyeux, car Dieu nous a donné cette grâce, cette beauté de connaître pleinement la vérité de Dieu, la joie de son amour ». C’est un don. Etre « élu » signifie « privilège et humilité », en aucun cas « triomphalisme ». Citant longuement la première lettre de Pierre, le Pape a enfin rappelé aux séminaristes que « personne ne peut être chrétien sans suivre le Crucifix, sans accepter aussi le martyr ».