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International - Page 248

  • L'Etat islamique est bien vivant en Asie

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    D'Infochretienne.com :

    Ce que vous devez savoir sur l’émergence de l’État islamique en Asie

    Lorsque les militants de l’État islamique ont dévoilé leur projet de califat en 2014, il se sont d’abord emparés de territoires en Irak et en Syrie. Mais, ces 2 dernières années, des militants faisant allégeance au groupe ont mené des attaques en Afghanistan, au Bangladesh, en Indonésie, en Malaisie et aux Philippines. Le groupe a également des sympathisants en Inde et au Pakistan.

    Selon World Watch Monitor, les défaites en Irak et en Syrie ont fait perdre du territoire à l’État islamique, et ont poussé les dirigeants du groupe islamiste à encourager les actions de « loups solitaires », notamment en Europe, et à coordonner des actions fortes en Asie, comme à Marawi l’an passé. L’intérêt de l’État islamique pour certains pays asiatiques, serait dû à la présence importante d’une forme d’islam de plus en plus radicalisée, véritable vivier de recrues potentielles.

    Aux Philippines, l’île de Mindanao par exemple a longtemps été le théâtre d’insurrections séparatistes islamistes, attirant des combattants de Malaisie et d’Indonésie. L’instabilité de ces zones, le trafic d’armes endémique dans ces régions, la jungle et les frontières maritimes poreuses de ces pays constituent un terreau fertile pour l’idéologie conquérante de Daech. Des centaines de militants recrutés en Malaisie et Indonésie auraient d’ailleurs rejoint les rangs de Daech en Irak et en Syrie.

    Cette radicalisation de l’islam dans ces pays asiatiques s’accompagne d’une intolérance croissante à l’égard des chrétiens. C’est ainsi que le gouverneur indonésien chrétien Ahok avait été condamné pour blasphème en mai dernier, suscitant l’indignation des défenseurs des libertés à travers le monde. Le sort d’Alvaro et d’autres enfants lors d’un attentat devant une église en novembre 2016, avait ému l’opinion et révélé ces violences. En juin 2017, l’effroyable prise de Marawi désormais libre, et le déchaînement de violence qui y fut associé, avaient provoqué la stupeur. On se souvient de ce célèbre écrivain musulman qui avait alors empêché la décapitation de 64 chrétiens en les cachant dans sa maison.

  • Selon Annie Laurent, les chrétiens d’Orient ont besoin de se réapproprier leur vocation

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    Du site du journal "L'Orient - Le Jour" :

    Annie Laurent : Les chrétiens d’Orient ont besoin de se réapproprier leur vocation

    ESSAI

    Pour l’essayiste, « le modèle libanais dépend du maintien d’une influence réelle de ses chrétiens sur les institutions et la culture ».

    Rien n’arrêtera Annie Laurent dans sa défense des chrétiens d’Orient. Depuis Guerres secrètes au Liban (1987), c’est une battante qui consacre d’incalculables conférences, articles, émissions à ce sujet. Elle est de surcroît une spécialiste académique de l’islam. Son essai, Les chrétiens d’Orient vont-ils disparaître ?, s’attaque aux problèmes actuels sociopolitiques et moraux des chrétiens dans un entourage de plus en plus hostile, miné par les guerres pernicieuses où se mêlent les grandes puissances sans connaissance approfondie ni considération des vicissitudes de l’histoire. 

    Il y a plus de 30 ans, vous découvriez le Proche-Orient, auquel vous avez consacré une thèse à l’Université de Paris. Depuis lors, vous êtes reconnue comme une spécialiste de notre région, notamment dans ses composantes religieuses, ce qui vous a valu de participer en tant qu’experte au synode pour le Moyen-Orient (Rome 2010). Votre dernier livre* porte un double titre, qui semble paradoxal. Pouvez-vous nous l’expliquer ?

    Le titre principal, Les chrétiens d’Orient vont-ils disparaître ?, veut attirer l’attention de mes lecteurs en France sur la menace existentielle qui pèse sur l’avenir du christianisme dans son berceau d’origine. Certes, les chrétiens d’Orient suscitent un regain d’intérêt dans mon pays, mais je le trouve trop limité à l’aide humanitaire et à l’approche sociologique. Pour réagir à cette insuffisance, je propose une réflexion en profondeur sur ce que les chrétiens proche-orientaux ont à apporter à leurs sociétés, aussi bien dans les pays arabes qu’en Iran, en Turquie et en Israël. Je dresse un état des lieux sociopolitique actuels dans toutes ces contrées, précédé par l’histoire et l’identité de chaque Église, ainsi que l’explication de leurs options face aux défis redoutables qu’elles affrontent. Ainsi, on n’est pas chrétien de la même manière selon qu’on appartient à telle ou telle communauté ou à tel ou tel pays. Mon intention est de faire comprendre cette complexité ; ce n’est pas suffisant, d’où le sous-titre, Une vocation pour toujours, qui veut encourager l’espérance. Il est essentiel que les chrétiens orientaux reprennent conscience des exigences de leur baptême. En me gardant de juger qui que ce soit et en m’appuyant sur les recommandations émises par Benoît XVI dans son exhortation apostolique Ecclesia in Medio Oriente, j’observe les fragilités qui affaiblissent aussi bien les hiérarchies religieuses que les laïcs : mondanité, amour de l’argent et des apparences, sécularisation, crise de la famille, imitation servile des mœurs occidentales, etc. Mais je suis aussi attentive aux admirables témoignages de sainteté que donnent tant d’Orientaux chrétiens. 

    L’une des causes de l’affaiblissement du christianisme au Proche-Orient ne résulte-t-elle pas de l’insuffisante solidarité entre Églises ?  

    Certainement ! L’unité est primordiale face aux défis auxquels sont confrontés les chrétiens au Levant, ceux-ci en sont de plus en plus conscients, comme le montre la création de structures vouées à la concertation, mais cela ne suffit pas. Les chrétiens ont à se libérer des conditionnements hérités d’une longue histoire tourmentée qui a engendré des mentalités confessionnelles. Je pense d’abord à l’éclatement de l’Église indivise des premiers siècles ; à partir du VIIe siècle, l’irruption de l’islam, profitant de ces divisions, a accru les clivages. Puis, l’instauration de la dhimmitude a poussé de trop nombreux chrétiens à se faire musulmans pour échapper à ce régime humiliant. Quant au millet** mis en place par l’Empire ottoman, il a accru les rivalités et la méfiance des Églises entre elles, dans un rapport malsain à l’autorité musulmane. De la communion entre chrétiens dépend aussi la crédibilité et l’efficacité du témoignage évangélique. Dans mon livre, je décris les progrès accomplis pour relever le défi de l’unité, mais aussi les échecs. Je n’oublie pas que Rome est elle aussi appelée à mieux respecter les particularités orientales pour rassurer les Églises qui sont encore séparées. 

    À l’aune des changements géopolitiques au Proche-Orient, comment voyez-vous les rapports entre les religions qui le composent ? 

    Entre musulmans de diverses obédiences et nationalités, la haine atteint un niveau terrifiant, si bien que l’on peut craindre l’éclatement de la région sur des bases ethniques et confessionnelles. Pour les chrétiens, l’alliance des minorités est un piège si, au nom de la solidarité et de la sécurité, elle conduit à les séparer de leur environnement. Or ce concept est promu au niveau stratégique par les dirigeants d’Israël, qui cherchent chez eux à séparer leurs citoyens arabes, selon qu’ils sont chrétiens ou musulmans. En entrant dans ce jeu, les chrétiens renonceraient à leur vocation missionnaire et médiatrice, privant les non-chrétiens des bienfaits de l’Évangile. Ils ont donc raison de réclamer de tous les États l’adoption du concept de citoyenneté. 

    Le Liban, confronté à l’installation massive de réfugiés étrangers et à l’émigration incessante de ses chrétiens, n’est-il pas menacé dans son identité et sa vocation ? 

    Évidemment... La pérennité du Liban en tant que modèle dépend du maintien d’une influence réelle de ses chrétiens sur les institutions et la culture, ce qui, outre un taux démographique suffisant, exige de leur part une réelle conscience de leurs responsabilités. Ils sont donc appelés à une forme de conversion pour renoncer à des pratiques archaïques en vue de faire prévaloir le bien commun, au bénéfice de tous, et surtout de la paix. Avec sa formule unique, le Liban n’est-il pas le ferment providentiel placé dans la masse et qui doit lever grâce à l’intercession de ses saints ? 

    *Éd. Salvator, 2017. 

    **Nation (sous-entendu confessionnelle).

  • Vient de paraître : le magazine trimestriel « Vérité et Espérance-Pâque Nouvelle », n° 106, printemps 2018

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    Le magazine trimestriel « Vérité & Espérance – Pâque Nouvelle » édité par l’association « Sursum Corda » (responsable de l'église du Saint-Sacrement à Liège) a publié sa livraison du printemps 2018. Tiré à 4.000 exemplaires, ce magazine abondamment illustré parcourt pour vous l’actualité religieuse et vous livre quelques sujets de méditation.Les articles mentionnés en bleu sont disponibles sur le blog de l'église du Saint-Sacrement (cliquez sur les titres ci-dessous pour y accéder).

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    Au sommaire de ce numéro n° 106 (printemps 2018) : 

    contrat Delta ingenieur stabilité339.jpg

    Liturgie au Pays de Liège

    La réception de l’Eucharistie à travers le temps

    Eclipse de Dieu, éclipse de l’homme

    contrat Delta ingenieur stabilité340.jpg

    Rome et le monde : 

    Comment vivre en chrétien dans un monde qui ne l’est pas ?

    Comment notre monde a cessé d’être chrétien

    RDC : une Eglise qui dérange le pouvoir

    Belgique :

    Le débat sur la laïcité est relancé

    De passage à Bruxelles, le Cardinal Sarah pointe les dérives du monde occidental 

     

    Secrétaires de Rédaction : Jean-Paul Schyns et Ghislain Lahaye

    Editeur responsable: SURSUM CORDA a.s.b.l. ,

    Rue Vinâve d’île, 20 bte 64 à B- 4000 LIEGE.

    La revue est disponible gratuitement sur simple demande :

    Tél. 04.344.10.89  e-mail : sursumcorda@skynet.be 

    Les dons de soutien à la revue sont reçus  avec gratitude au compte IBAN:

     BE58 0016 3718 3679   BIC: GEBABEBB de Vérité et Espérance 3000, B-4000 Liège

     JPSC

  • Chine : le pape ferait-il fausse route ?

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    De Christian Makarian sur le site de l'Express.fr

    Chine: la fausse route du pape

    Le chef de l'Eglise de Rome a l'intention d'amorcer la normalisation des relations avec Pékin. Mais est-ce une si bonne idée?

    Après le probable tête à tête de Donald Trump avec le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un, faut-il s'attendre à une visite du pape François en République Populaire de Chine (RPC) ? Il est difficile de percer le mur du secret qui entoure les tractations entre le Vatican et Pékin, mais on peut s'attendre à une évolution sensible des relations diplomatiques puisque, de part et d'autre, des hommes de l'ombre oeuvrent à la normalisation. Pourquoi ? Et à quel prix ?

    Deux Eglises concurrentes

    Il n'existe pas de relations diplomatiques entre Rome et Pékin depuis 1951, le Vatican reconnaît Taïwan comme représentant de la Chine. Certains adversaires du pape - ils commencent à être sérieusement nombreux - évoquent un orgueil personnel : François voudrait être le premier pape à se rendre en Chine. Il s'agit là bien davantage d'une calomnie que d'une explication. Il serait plus juste de parler, éventuellement, d'angélisme : Jorge Bergoglio, qui n'est pas européen mais argentin, ne voit pas du tout le monde à l'instar des représentants traditionnels de l'Eglise. Issu du monde émergent, il trouve inconcevable que le chemin du pays le plus peuplé de la planète (1,4 milliard d'habitants), où la foi chrétienne est appelée à un très grand avenir, soit toujours obstrué par un blocage total entre le Vatican et Pékin. Une des voies de dénouement pourrait être un accord entre le Saint Siège et le RPC portant sur la procédure de nomination des évêques, point extrêmement sensible. 

    Car le régime chinois a encouragé la naissance et le développement d'une Eglise officielle - nommée, de façon hautement significative, l'"Association catholique patriotique", institution officielle destinée à faire souffrir, et à faire taire, les catholiques libres et fervents qui entendent vivre leur foi en dehors de tout alignement politique. Ces croyants libres, catégorisés par le régime comme Eglise clandestine, ont aussi leurs évêques. Parmi eux, on compte l'emblématique et courageux cardinal et évêque émérite de Hong Kong, Mgr Joseph Zen, qui n'a cessé de mettre en garde la Vatican contre un rapprochement qui ferait principalement les affaires du régime chinois et l'encouragerait à favoriser l'Eglise officielle contre l'Eglise réelle. Du reste, Jean Paul II comme Benoît XVI ont obstinément refusé, pour ces raisons, de normaliser les rapports avec la RPC ; ils savaient que cela n'influerait en rien sur une plus grande liberté accordée à l'Eglise, bien au contraire.

    Un christianisme en plein essor

    Le catholicisme a beau être très ancien en Chine, puisqu'il y a été implanté par saint François-Xavier, dès 1552, il n'est pas pour autant le fer de lance du christianisme dans l'empire du Milieu. En France, lorsque l'on dit "chrétien", on entend subséquemment le mot "catholique" car l'Eglise de Rome fut totalement dominante dans notre histoire ; en Chine, il en va différemment, car le terme "chrétiens" désigne en premier lieu les protestants, tant ils sont majoritaires. Rappelons que Tchan Kaï-Chek, l'ennemi de Mao Tse Toung, qui trouva refuge à Formose (Taïwan) après sa défaite et la fondation de la Chine Populaire, en 1948, était lui-même protestant, ainsi que son épouse. Les protestants se sont multipliés après l'arrivée des premiers missionnaires britanniques (puis américains) à partir des guerres de l'opium de la décennie 1840. On considère qu'il y aurait aujourd'hui en Chine environ 12 millions de catholiques et près de 80 ou 90 millions de protestants, correspondant à des dénominations très diverses. Le nombre de lieux de culte retranscrit la même disproportion ; entre 4000 et 5000 pour les catholiques, peut-être 30 000, ou davantage pour les protestants : il est évidemment impossible d'être plus précis sur ce point totalement soumis aux autorités chinoises. Autant dire que la foi chrétienne est galopante au pays de Mao, ce qui constitue un cinglant échec du régime.

    Foi contre foi

    Depuis des décennies, et plus particulièrement durant les dix dernières années, les communistes chinois ont en effet tout entrepris pour restreindre les droits des chrétiens, les ficher, humilier ou emprisonner leurs chefs, et dissuader les conversions au protestantisme ou au catholicisme. Derrière ces persécutions, une crainte essentielle, celle de voir l'esprit libéral occidental, avec son cortège de libertés fondamentales (de culte, donc de pensée, d'expression, d'aller et venir...). Ce n'est sûrement pas par hasard que, lors du dernier Congrès du Parti Communiste Chinois, en octobre 2017, Xi Jinping a pourfendu l'esprit occidental, l'a désigné comme une cible et qu'il a utilisé une expression assez singulière : "Quand le peuple a la foi, a-t-il déclaré, la nation a la force". De quelle fois s'agit-il ? Celle qu'il faut avoir dans le parti, évidemment, et dans son dirigeant, qui s'est arrogé, il y a trois semaines, la possibilité d'exercer le pouvoir suprême sans limite de mandat. Benoit Vermander, ancien directeur de l'Institut Ricci, la prestigieuse institution catholique, basée à Taïpeh, et aujourd'hui professeur de sciences religieuse à l'université Fudan de Shanghai, résume tout le débat : "La Chine est un Etat-Eglise ; et le parti est l'Eglise de cet Etat". C'est pourquoi le pape François aura le plus grand mal, si une forme de normalisation devenait effective, à dessiner un espace de vraie liberté pour l'Eglise de Rome.

  • Les enfants Down et leurs familles sont simplement parmi les groupes de personnes les plus heureux – et le monde est plus heureux grâce à eux

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    D'Hélène Ginabat sur zenit.org :

    Trisomie 21, à l’ONU: Des enfants heureux. Leurs familles aussi, par Mgr Auza (traduction complète)

    Amour versus eugénisme

    Capture vidéo @World Down Syndrome Day | #DearFutureMom

    Capture Vidéo @World Down Syndrome Day | #DearFutureMom

    « Les enfants Down et leurs familles sont simplement parmi les groupes de personnes les plus heureux – et le monde est plus heureux grâce à eux », déclare Mgr Auza en s’appuyant sur des recherches publiées par l’American Journal of Medical Genetics. Pourtant, dénonce le représentant du Saint-Siège, « certains membres de la communauté internationale » « encouragent » ce que certains appellent un « génocide »: est-ce « compatible avec le souci de l’ONU de ne laisser personne de côté et de protéger les droits des personnes handicapées ? », interroge-t-il.

    Mgr Bernardito Auza, observateur permanent du Saint-Siège aux Nations Unies, à New York, est intervenu à la 62ème session de la Commission de la condition de la femme, à l’occasion de la 13e Journée mondiale du syndrome de Down (3-21), le 20 mars 2018, dans la Salle de conférence du siège de l’ONU 12. Le thème de la session était : « Pas de place dans les villages ruraux, les villes et les maisons pour les personnes handicapées ? Les filles et les garçons atteints de trisomie 21 sont-ils laissés pour compte ? »

    Reprenant les termes du pape François, Mgr Auza dénonce également « la tendance eugénique de mettre fin à la vie de l’enfant à naître qui montre une forme d’imperfection ». Or « la réponse à la tendance eugénique de mettre fin à la vie de l’enfant à naître qui montre une forme d’imperfection est, en un mot, l’amour », a affirmé le pape en octobre 2017. En conclusion, Mgr Auza invite à développer une « société inclusive », une « communauté mondiale où l’amour règne, où le vrai chemin de la vie évolue et où nous trouvons une joie durable ».

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  • Aucun brevet sur les formes de vie, y compris les êtres humains, ne doit être accordé

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    D'Hélène Ginabat sur zenit.org :

    ONU: « Non » aux brevets sur les formes de vie, y compris humaine, par Mgr Jurkovic (traduction complète)

    « Protéger adéquatement la vie humaine »

    « Aucun brevet sur les formes de vie, y compris les êtres humains, ne doit être accordé », déclare Mgr Jurkovic qui souligne que la Déclaration des Nations Unies sur le clonage humain « insiste pour que les États adoptent toutes les mesures nécessaires pour protéger adéquatement la vie humaine dans l’application des sciences de la vie ».

    Mgr Ivan Jurkovic, représentant permanent du Saint-Siège auprès des Nations Unies et d’autres organisations internationales à Genève (Suisse), est intervenu devant le Comité intergouvernemental de la propriété intellectuelle relative aux ressources génétiques, aux savoirs traditionnels et au folklore (IGC), à Genève, le 21 mars 2018.

    Le représentant du Saint-Siège fait également valoir que « le simple contrôle commercial de la production et de la distribution de nouvelles formes de vie pourrait affecter à la fois la sécurité alimentaire et les perspectives de développement des pays en développement et sous-développés ».

    Voici notre traduction du discours prononcé par Mgr Jurkovic en anglais.

    Discours de Mgr Ivan Jurkovic

    Monsieur le Président,

    Comme c’est la première fois que ma délégation prend la parole, permettez-moi de commencer par vous féliciter pour votre élection à la présidence et pour avoir facilité le travail accompli jusqu’à présent.

    Le brevetage des formes de vie peut parfois servir d’outil pour soutenir les biotechnologies exigeantes, tant du point de vue éthique que du point de vue d’un système de propriété intellectuelle « favorable au développement ».

    En ce qui concerne la vie humaine, l’article 4 de la Déclaration universelle sur le génome humain et les droits de l’homme stipule que: « Le génome humain dans son état naturel ne doit pas engendrer de gains financiers » (1), tandis que l’article 21 de la Convention du Conseil de l’Europe pour la protection des droits de l’homme et de la dignité de l’être humain, en ce qui concerne l’application de la biologie et de la médecine, stipule que « le corps humain et ses parties ne doivent pas, en tant que tels, donner lieu à des gains financiers » (2).

    De même, la Déclaration des Nations Unies sur le clonage humain reconnaît les préoccupations éthiques que certaines applications des sciences de la vie en développement rapide peuvent soulever en ce qui concerne la dignité humaine, les droits de l’homme et les libertés fondamentales des individus. Elle insiste pour que les États adoptent toutes les mesures nécessaires pour protéger adéquatement la vie humaine dans l’application des sciences de la vie. (3)

    Par conséquent, l’Accord sur les ADPIC, les autres règles de l’OMC et tous les autres accords internationaux, régionaux et bilatéraux sur le commerce et les DPI ne devraient pas réduire ou sous-estimer la capacité des États à régir les aspects des DPI liés à la vie et à la dignité humaines. Le simple contrôle commercial de la production et de la distribution de nouvelles formes de vie pourrait affecter à la fois la sécurité alimentaire et les perspectives de développement des pays en développement et sous-développés. Les intérêts monopolistiques privés ne devraient pas être autorisés à s’imposer à ces ressources biologiques, desquelles découlent les besoins alimentaires médicaux et de base de la vie humaine.

    Une approche inclusive des DPI ne devrait pas ignorer les préoccupations économiques, environnementales et éthiques majeures concernant le brevetage de la vie, car une telle action aurait un impact négatif sur les droits des consommateurs, la conservation de la biodiversité, la protection de l’environnement, les droits autochtones, la liberté scientifique et académique et, en fin de compte, le développement économique de nombreux pays en développement dans la mesure où il dépend des nouvelles technologies.

    En ce qui concerne le préambule, nous soutenons l’idée qu’aucun brevet sur les formes de vie, y compris les êtres humains, ne doit être accordé.

    Merci, Monsieur le Président.

    ***

    NOTES

    1. Nations Unies, A / 53/152 du 9 décembre 1998; Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO), Actes de la Conférence générale, 29ème session, Paris, 21 octobre-12 novembre 1997, Résolution 6.
    2. Conseil de l’Europe, STE n ° 164, Oviedo, 4 avril 1967.
    3. A / RES / 59/280 du 8 mars 2005.
  • Syrie : les raids turcs ont endommagé un site chrétien inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO

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    Lu sur le site du quotidien L'Orient - Le Jour :

    En Syrie, le site chrétien de Brad, inscrit au patrimoine mondial, endommagé par des raids turcs

    L'aviation turque a endommagé en Syrie un site archéologique chrétien classé au patrimoine mondial de l'Unesco, alors que les forces d'Ankara avaient engagé une offensive dans le nord-ouest du pays contre l'enclave kurde d'Afrine, ont indiqué jeudi les autorités syriennes.

    Les bombardements menés mercredi soir "par des avions turcs", ont visé "le site de Brad, situé à 15 km de la ville d'Afrine, et inscrit sur la liste du patrimoine mondial depuis 2011", a indiqué la Direction générale des antiquités et des musées en Syrie (DGAM) sur son site internet.

    Les frappes ont provoqué "la destruction de plusieurs édifices archéologiques importants" et parmi les structures touchées figurent "le tombeau de Saint-Maron, patron de la communauté maronite, et l'église Saint-Julianos qui abrite ce tombeau", selon le chef de la Direction générale des antiquités Mahmoud Hammoud.

    Il s'agit de "l'une des plus vieilles églises chrétiennes dans le monde", construite vers la fin du IVe siècle, a-t-il précisé.

    La Turquie a lancé le 20 janvier une offensive pour chasser de sa frontière la milice kurde des Unités de protection du peuple (YPG). Ses forces se sont emparés dimanche de la ville d'Afrine, chassant les YPG de l'enclave.

    Fin janvier, un temple néo-hittite vieux de 3.000 ans avait déjà été endommagé par les frappes aériennes turques dans le nord de la Syrie. Ankara avait alors assuré que les "vestiges archéologiques" ne faisaient "certainement pas partie des cibles" de son offensive.

    Outre le tombeau de Saint-Maron, découvert en 2002 par des archéologues français, la ville antique de Brad comprend plusieurs vestiges chrétiens datant des périodes romaine et byzantine.

    "Ce site constitue l'une des plus belles pages de l'histoire du christianisme. Il abrite trois églises, un monastère et une tour de cinq mètres", a dénoncé Maamoun AbdulKarim, l'ancien chef des Antiquités.

    "Même les Mongols ne l'ont pas fait", a-t-il déploré à l'AFP.

    Il avait récemment tiré la sonnette d'alarme au sujet de villages antiques datant du début du christianisme inscrits en 2013 sur la liste du patrimoine mondial en péril de l'Unesco, et qui se trouvent dans le secteur de Jabal Samaan, près de la ville d'Afrine.

    L'Unesco a déploré à plusieurs reprises "l'immensité des dégâts" causés aux trésors archéologiques et culturels en Syrie depuis le début de la guerre en 2011.

    Le groupe jihadiste Etat islamique (EI) a notamment détruit les plus beaux temples de Palmyre lors de son occupation du site.

    La communauté maronite joue un rôle politique prépondérant au Liban, où les premiers disciples de Saint-Maron sont arrivés en provenance de Syrie il y a plus de 1.500 ans.

  • Chine : une Église catholique fermée et ses officiants arrêtés par les autorités

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    De Mélèdje Tresore sur le site linfodrome.com :

    Chine : Une Église catholique fermée et ses prêtres arrêtés 

    Chine : Une Église catholique fermée et ses prêtres arrêtés

    A cause de la nouvelle loi en Chine sur la religion, une Église catholique a été fermée et ses officiants arrêtés par les autorités chinoises, le vendredi 9 mars 2018.

    Les autorités chinoises ont fait une descente musclée, dans la province du ‘’Henan'’, pour la fermeture de l’église catholique de ladite ville, le vendredi 09 mars 2018. Leur passage a engendré plusieurs arrestations de prêtes officiants dans cette édifice et des dégâts matériels à savoir: la coupure de l’électricité du bâtiment, la destruction de quatre (4) croix etc. Une information extrait du site infochrétienne.com.

    Mais que dit cette nouvelle loi chinoise sur la religion. Rentrée en vigueur depuis le 1er février 2018, la nouvelle loi a une orientation chinoise et des directives précises afin qu’elles puissent s’adapter à une société socialiste. Elle permettra au gouvernement d’augmenter son contrôle sur les activités religieuses des citoyens chinois. Ainsi, toutes les activités religieuses non déclarées deviendraient illégales et les activités religieuses officielles seraient hautement contrôlées.

    Par ailleurs, les chrétiens n’ont le droit de fréquenter qu’une seule église, celle qui est officiellement enregistrée. Ceux qui accueillent des réunions chez eux et ceux qui y assistent encourent une amende de 4 700 $ ce qui équivaut à 2 millions cinq cent douze mille (2.572000) FRSCFA.

    En outre, dans une autre ville de la Chine à Luoyang, des gangs auraient été embauchés par les autorités pour saccager les églises et les lieux de rassemblement. Ces derniers ont brisé les portes et les fenêtres et ont confisqué les meubles et les livres religieux. L’on dénombre à cette occasion, l’enlèvement et la séquestration de plusieurs chrétiens. Toute fois, il faut savoir que sous le régime du président Xi Jinping, les fonctionnaires du parti, les enfants, les étudiants et les membres de l’armée chinoise, ne sont pas autorisés à adhérer à une quelconque religion. Dans la province du Shandong, des enquêtes sont menées sur les membres du parti communiste pour s’assurer qu’ils ne sont pas religieux.

  • Giovanni santi presto !

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    Cette lettre ouverte du Père Daniel-Ange au cardinal-préfet de la congrégation romaine pour la cause des saints pose de vraies questions pour la promotion d’une sainteté vivante dans le catholicisme d’aujourd’hui, et en particulier dans la jeunesse.  Lu sur le site de « France Catholique »

    « Père très cher Angelo molto amato !

    Permettez-moi d’écrire ce dont nous avons plusieurs fois parlé lors de différentes béatifications, dont celle de Mgr Vladimir Ghika à Bucarest et celle du P.Marie –Eugène en Avignon.

    D’un mot : je vous supplie de donner la priorité absolue, dans les choix que vous devez faire :

    1 - Aux martyrs actuels. Si le Pape, à juste titre, active la cause du P. Jacques Hamel, il faudrait en même temps le faire pour tant de martyrs de l’Islam intégriste au Proche et Moyen Orient, au moins les prêtres et consacrés :

    Andrea Santoro, Mgr Raho, Mgr Padovese, P. Ragheed (Irak), Les soeurs de Mère Tereza au Yemen, les prêtres célébrant dans leurs églises de Bagdad , d’Alexandrie et du Caire, le ministre Shabbaz Bakhti, au Pakistan, etc, etc…

    Pourquoi attendre ? Ce serait un tel réconfort pour ces Eglises si violemment persécutées et le jeune Akash Bashir donnant sa vie pour sauver des centaines de fidèles massés dans l’église ! Les coptes orthodoxes ont canonisés leurs martyrs de Libye seulement une semaine plus tard.

    Et dans la foulée des martyrs d’Albanie enfin récemment béatifiés, n’oublions pas les 7 évêques greco-catholiques de Roumanie, à la cause introduite depuis si longtemps

    A propos des martyrs, ne peut-on pas envisager directement la canonisation, comme chez les orthodoxes, évitant le stade de la béatification ?

    Ne peut-on pas aussi procéder à des canonisations communes avec les différents Patriarcats orthodoxes qui y seraient ouverts, comme l’a prophétiquement et explicitement désiré saint Jean-Paul II dans sa lettre apostolique ORIENTALE LUMEN ?

    2 - Aux enfants et aux jeunes. La toute 1ère urgence aujourd’hui : les conforter, encourager, entrainer dans le terrible combat qu’ils ont à affronter aujourd’hui Nos Papes ne cessent de les appeler à la sainteté, mais rien ne les y stimule autant que l’exemple vivant de jeunes de leur âge ayant vécu les mêmes combats, et donc ayant vécu récemment, et non il y a plusieurs siècles. Les religieuses fondatrices d’il y a un, deux ou trois siècles, dont je ne doute pas de la grande sainteté, ne les touchent absolument pas.

    Si peu de jeunes, non-martyrs et non-religieux ont été béatifiés (je n’en compte que... 6 !) encore moins canonisés ! C’est dérisoire ! Et un si grand nombre pourraient l’être. (Parcourez les livres - témoignages que je vous ai envoyés : "Témoins de l’avenir", "Prophètes de la joie", "Prophètes de la beauté. Le 1er est préfacé par votre prédécesseur à la Causa Sanctorum, le cardinal Felici .

    Beaucoup ont été amèrement déçu qu’à la JMJ de Krakow, il n’y ait eu aucune béatification de jeunes (comme lors de la JMJ de Paris en 1997), même pas la canonisation tant attendue, tant espérée de PG Frassati, universellement connu, et dont le corps était présent et vénéré. C’était l’occasion idéale, rêvée ! Hélas, perdue ! Peut-être pourrait-on profiter du Synode sur les jeunes, en octobre 2018 ?

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  • Syrie : les chrétiens de Damas vivent dans l’angoisse de la mort

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    D'AED-France :

    Syrie: « A Damas, les chrétiens vivent dans l’angoisse de la mort »

    Alors que la Syrie entre dans sa 8e année de guerre, l’offensive militaire se poursuit et  touche particulièrement les habitants de la Ghouta orientale, et de Damas, toute proche, dont le quartier chrétien. Le point avec le Père Andrzej Halemba, responsable des projets au Proche-Orient de l’AED.  

    AED: Quelles sont les informations qui vous parviennent au sujet de la situation dans la Ghouta orientale ?

    Père Andrzej Halemba : Les gens dans la Ghouta orientale sont piégés. Ils sont plusieurs milliers ! Ils n’ont presque aucun accès aux denrées alimentaires. Ils n’obtiennent aucun soin médical. De nombreux habitants sont blessés et doivent être opérés. Il n’y a pas de corridors d’évacuation. L’une des raisons pourrait être que les rebelles considèrent la population civile comme un bouclier humain. Et le gouvernement craint que parmi les réfugiés civils qui viennent à Damas, il y ait aussi des kamikazes qui apporteront encore plus de terreur dans la ville. L’angoisse et l’épouvante règnent partout. Les tirs de mortiers continuent sans interruption. Les chrétiens vivent dans l’angoisse de la mort.

    Et tout cela pratiquement au seuil de la capitale syrienne avec plus d’un million d’habitants…

    La Ghouta orientale n’est éloignée que de quatre kilomètres du centre de Damas. De là, les rebelles peuvent surveiller la ville. Parmi eux, il y a aussi des troupes proches d’Al-Qaïda. Au sud de Damas, il y a toujours quelques unités de Daech. Il faut donc mettre en lumière non seulement la méthode des troupes gouvernementales, mais aussi le fait que la capitale se trouve dans la ligne de mire des islamistes, avec des attentats au sein de la ville, et des tirs aux mortiers de l’extérieur. Le quartier chrétien de Bab Touma, qui se situe à la lisière orientale de la vieille ville, est aussi sévèrement touché. Les belligérants sont conscients qu’à chaque fois que des enfants sont tués, que des jeunes gens meurent, que des familles sont anéanties et des maisons détruites, ils attirent l’attention publique. Cela fait partie de leurs calculs.

    Vous disiez qu’il y avait aussi des unités islamistes parmi les groupes rebelles. Les médias européens se concentrent surtout sur les méthodes brutales des troupes gouvernementales. Ce n’est donc que la moitié de la vérité ?

    En temps de guerre, la vérité meurt toujours la première. Les deux côtés ont tort. Les deux côtés commettent des crimes. Les deux côtés sont coupables. Les deux côtés ont sacrifié d’innombrables êtres humains. En Syrie, plus d’un million de personnes ont été tués ou blessées au cours des sept dernières années de guerre. Et ces blessures ne concernent pas seulement les corps, mais aussi les âmes. Tant de personnes ont été traumatisées. Il va falloir des décennies pour guérir de ces blessures. Et tous les belligérants sont responsables de cette situation !

    Quel est le type d’aide que l’AED prévoit pour Damas ?

    En fait, cela fait longtemps que nous sommes actifs dans cette région. Nous avons accordé plus de 21 millions d’euros d’aide d’urgence depuis le début de la guerre. Aujourd’hui, nous aidons des familles chrétiennes avec des dons de nourriture, de vêtements et de médicaments. En outre, nous mettons sur pied un accompagnement pastoral et thérapeutique pour ces personnes traumatisées. C’est très important. Nous encourageons le travail des communautés de vie consacrée – car ces communautés sont essentielles pour l’aide d’urgence. Nous recherchons des possibilités de logement pour les familles de réfugiés.

  • 197 groupes du monde entier remercient les États-Unis de promouvoir le droit à la vie et de protéger de la famille

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    D'Austin Ruse sur C-Fam :

    Des organismes de défense des Droits de l’Homme remercient les États-Unis de faire reculer l’avortement dans le rapport à paraître

    WASHINGTON DC, 9 mars (C-Fam) Une coalition de 197 groupes du monde entier ont envoyé une lettre au Secrétaire d’État américain Rex Tillerson pour le remercier des modifications attendues dans le rapport annuel du Département d’État sur les droits de l’homme.

    La lettre remercie Tillerson « … de soutenir une compréhension correcte des droits de l’homme internationalement reconnus dans le prochain Rapport annuel du Département d’État. En rejetant les tentatives visant à inclure l’avortement et d’autres questions qui font l’objet de querelles et qui ne font pas l’objet d’un accord universel sur les droits de l’homme, vous remettez les États-Unis dans leur rôle de direction dans la promotion du droit à la vie et de protection de la famille. »

    La lettre « … accueille avec joie la nouvelle donnée par la porte-parole Heather Nauert selon laquelle le Département d’État n’essaiera plus de diluer le sérieux des droits de l’homme et “va focaliser le rapport sur les abus concernant les droits de l’homme internationalement reconnus et les problèmes les plus importants”. »

    Ces dernières années, sous le gouvernement Obama, le rapport est devenu un fourre-tout de questions qui ne sont pas considérées comme des droits de l’homme mais comme des affaires importantes pour la gauche politique, tout particulièrement l’avortement, ainsi que des éléments LGBT.

    Le rapport vise à mettre en lumière les abus et les problèmes relatifs aux droits de l’homme dans le monde. Selon la manière traditionnelle de les comprendre, les droits de l’homme sont ceux que l’on trouve dans les documents approuvés qui en traitent, comme la Déclaration des Droits de l’Homme, c’est-à-dire les droits de vote, de réunion, la liberté religieuse, d’auto-détermination politique, etc.

    Depuis que la gauche politique s’est installée aux Nations-Unies, il y a plusieurs décennies, des tentatives ont été faites pour réinterpréter les documents sur les droits de l’homme. Ces efforts, pour faire que l’avortement devienne un droit de l’homme et inclure des protections spéciales fondées sur les pratiques sexuelles, ont toujours échoué à l’ONU. Mais cela n’a pas empêché les gouvernements de gauche de les exporter au travers de rapports comme celui que l’on attend ces jours-ci du Département d’État américain.

    Dans les semaines passées, les membres de la gauche de l’administration du Département d’État américain ont laissé fuiter les modifications imminentes par la publication en ligne Politicoqui a publié consciencieusement deux articles dont pas un ne présentait les façons de voir des communautés des droits de l’homme pro-vie et pro-famille. Les groupes en faveur de l’avortement ont également envoyé des doléances au Secrétaire d’État Tillerson par une lettre de groupe.

    La lettre des groupes pro-vie remarque que les entités des droits de l’homme des Nations Unies ont fait pression sur 154 pays 479 fois pour libéraliser leurs lois sur l’avortement fondées sur leurs manières personnelles de voir les traités des droits de l’homme. Ils soulignent que les États-Unis vont lancer un signal fort que ceci est inacceptable et que les États-Unis adhèrent à une manière correcte de comprendre les droits de l’homme.

    Un porte-parole du Département d’État a dit au Friday Fax que la lettre provient « [d’]un groupe impressionnant » et « [qu’]elle aide nos efforts pour aligner le rapport sur l’intention légale. » Le porte-parole faisait allusion à la tendance de certains fonctionnaires de la branche exécutive de développer l’intention du Congrès lorsque de tels rapports sont demandés. Il n’a jamais été dans l’intention du Congrès que le rapport sur les droits de l’homme critique, par exemple, l’Église catholique de certains pays dans lesquels elle s’oppose au mariage homosexuel.

    Les défenseurs des droits de l’homme affirment que les tentatives d’étendre les droits de l’homme en y incluant largement des sujets controversés tels que l’avortement et les questions LGBT, ont tendance à diluer les droits de l’homme existants. Si tout est droit de l’homme, alors plus rien ne l’est.

  • La stratégie chinoise du pape François est anachronique

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    La diplomatie du Vatican avec la Chine et d'autres gouvernements autoritaires est basée sur des fantasmes de puissance datés de plus d'un siècle. Mise en perspective de Georges Weigel sur le site « Slate.fr » :

    pape1.jpg« Ces dernières semaines, de nombreux observateurs sont restés perplexes, voire profondément troublés, devant la perspective d’un accord sur le point d’être conclu entre le Vatican et la République populaire de Chine.

    Cet accord concèderait un rôle considérable au régime communiste chinois dans la nomination d’évêques catholiques en Chine et s’inscrirait dans une démarche visant à rétablir des relations diplomatiques pleines et entières entre Pékin et le Saint-Siège. La possibilité d’un tel accord soulève bon nombre de questions.

    Poursuite obstinée de relations avec la Chine

    Pourquoi le Vatican se fierait-il à un quelconque accord cosigné par une puissance autoritaire, compte tenu de ses précédentes expériences malheureuses avec l’Italie de Mussolini et le Troisième Reich de Hitler, qui ont tous les deux systématiquement violé les concordats qu’ils avaient conclus avec le Saint-Siège?

    Pourquoi les diplomates du Vatican (et peut-être même le pape François lui-même) ont-ils choisi d’ignorer les avertissements venus de l’intérieur de la Chine et du cardinal Joseph Zen, ancien évêque de Hong Kong, sur l’impact négatif d’un accord de ce type sur les catholiques chinois restés loyaux à Rome plutôt qu’à l’Association catholique patriotique parrainée par le régime?

    Pourquoi l’Église violerait-elle son propre droit canonique (selon lequel «aucun droit ou privilège d’élection, de nomination, de présentation ou de désignation d’évêque n’est accordé aux autorités civiles») dans le cadre de démarches pour établir des échanges diplomatiques officiels avec un régime qui viole les droits humains de façon quotidienne, et souvent en faisant preuve d’une grande cruauté?

    Qu’est-ce qui peut bien motiver, depuis quarante ans, la poursuite obstinée par les diplomates du Vatican de relations diplomatiques entre le Saint-Siège et la Chine?

    Pour répondre à ces questions, il est nécessaire de faire trois bonds en arrière: d’abord en 1870, puis en 1929 et enfin en 1962.

    Puissance européenne secondaire

    En 1870, lorsque les forces du Risorgimento s’emparent de Rome et en font la capitale de l’Italie unifiée, les derniers vestiges des anciens États pontificaux (qui englobaient autrefois toute l’Italie centrale) disparaissent; le pape Pie IX se retire derrière les murs de la Cité léonine, où il se décrit lui-même comme «le prisonnier du Vatican».

    Le Saint-Siège, que le droit international et les pratiques diplomatiques coutumières reconnaissent depuis longtemps comme étant l’incarnation juridique du rôle de pasteur universel de l’Église catholique tenu par le pape, continue d’envoyer et de recevoir des ambassadeurs, alors même qu’il est dépourvu de territoires sur lesquels exercer une souveraineté internationalement reconnue.

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