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International - Page 363

  • Machrek : les démocrates occidentaux perdent le Nord.

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    Un bon résumé sur le minisite d’Eric de Beukelaer, curé-doyen de Liège (rive  gauche) :

    « Les trois principes fondateurs, légitimant le caractère démocratique d’un régime politique ont pris corps sur les ruines de la seconde guerre mondiale – car ils sont l’exacte négation du projet nazi. Les « vrais » démocrates seraient donc ceux qui :  (1) Fondent la gouvernance sur des élections libres. (2) Pratiquent une saine laïcité politique, héritée des Lumières : la gouvernance de la cité se fondant sur des arguments de raison (appelée « loi naturelle » dans la tradition chrétienne) et non sur une révélation de type religieuse ou idéologique. (3) Respectent les droits de l’homme, dont le premier est l’inviolabilité de toute vie humaine. Durant la guerre froide, ces trois principes gardaient toute leur valeur référentielle, car le « bloc de l’Est » n’avait (1) ni élections libres (2) ni séparation entre l’idéologie marxiste et Etat (3) ni respect de l’inviolabilité de la personne. Eux étaient donc les « méchants » et nous, les « gentils ».

    Ce qui se passe aujourd’hui en Egypte et en Syrie brouille la donne et – chacun le sent bien – les démocrates sont déboussolés. S’ils « perdent le nord » en se divisant sur leurs allégeances et analyses, c’est parce que leurs repères traditionnels de légitimité s’effacent. Vous croyez à la vertu d’élections libres ? Alors, vous soutenez le régime Morsi en Egypte. Vous tenez à une saine laïcité politique ? Alors, c’est le coup de force des militaires qui est légitime.  Vous haïssez un régime qui bafoue les droits de l’homme ? Alors soutenez les rebelles en Syrie. Vous ne voulez pas d’un régime islamiste à Damas ? Alors, aidez Assad. Bref, il y a là de quoi perdre son latin. Sans oublier les éternels et sous-marins intérêts économiques. Le Qatar veut un passage pour son gaz vers la méditerranée, afin d’augmenter ses parts de marché avec l’Occident ? Il soutient les rebelles. La Russie veut garder la part du lion dans la vente de gaz en Europe ? Elle soutient Assad, afin de bloquer ce projet. Bien malin qui prend parti, en étant sûr de choisir le « bon » camp. Je distingue, pour l’instant, quatre tendances : 1. La ligne « empêchons un plus grand chaos » représentée par des personnalités comme Tony Blair : Soutien à l’armée Egyptienne à condition d’élections rapides et soutien à la rébellion syrienne, à condition d’exclure Al Qaida. 2. La ligne « évitons un nouveau bourbier irakien » représentée par une bonne part des opinions publiques occidentales : Attendons de voir en Egypte et laissons faire en Syrie. 3. La ligne « droit de l’hommiste » défendue par plusieurs personnalités du parlement européen – de tous bords politiques : Intervenons en Syrie et rappelons en Egypte que Morsi est légitime. 4. La ligne « pacifiste », que l’on retrouve chez certaines ONG et nombre de chefs religieux. Pas d’intervention armée, ni en Syrie, ni en Egypte.

    Ces positions diverses se croisent et se contredisent autant qu’elles se recoupent . D’où l’impression de cacophonie occidentale. Déboussolés dans leurs critères de jugements, les démocrates perdent le nord. Dur, dur pour les Occidentaux que nous sommes de se faire un jugement éclairé sur ce qui se passe en Orient, depuis les printemps arabes. »

     Ref. Quand les démocrates perdent le nord

     Les dogmes politiques de l’Occident "éclairé" ne correspondent pas à grand’chose, ni au Moyen-Orient ni dans la majeure partie du monde d’ailleurs. Reste alors à jeûner et à prier pour la concorde,  avec le pape François en la fête de la nativité de Marie (samedi 7 septembre) ou à faire de la « real-politique », avec les acteurs de ce jeu d’échec. JPSC

  • 7 septembre, jour de jeûne et de prière pour la paix

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    C'est ce que le pape a décrété dimanche (1er septembre) lors de l'Angelus :

    ...Que le cri de la paix s’élève pour arriver au cœur de tous et que tous déposent les armes et se laissent guider par le souffle de la paix. Voilà pourquoi j’ai décidé d’organiser pour toute l’Eglise, le 7 septembre prochain, veille de la célébration de la Nativité de Marie, Reine de la Paix, une journée de jeûne et de prière pour la paix en Syrie, au Moyen Orient, et dans le monde entier, et j’invite aussi à s’unir à cette initiative, par la manière qu’ils retiendront la plus opportune, les frères chrétiens non catholiques, les adeptes des autres religions, ainsi que les hommes de bonne volonté. Place St.Pierre le 7 septembre, de 19 à 24 h, nous nous réunirons en prière et dans un es prit de pénitence pour invoquer de Dieu ce grand don pour le peuple syrien et pour toutes les situations de conflit et de violence en cours dans le monde. L’humanité a besoin de voir des gestes de paix et d’entendre des paroles d’espérance et de paix. Je demande à toutes les Eglises particulières qui, outre le fait de vivre cette journée de jeûne, d’organiser des actions liturgiques à cette intention. A Marie, demandons de nous aider à répondre à la violence, au conflit et à la guerre, par la force du dialogue, de la réconciliation et de l’amour. Mère, qu’elle nous aide à retrouver la paix. Nous sommes tous ses enfants. Aide-nous, Marie, à dépasser ce moment difficile et à nous engager à construire chaque jour et dans tous les domaines une culture authentique de la rencontre et de la paix. Marie, Reine de la paix, prie pour nous".

  • Le pape lance un vibrant appel à la paix

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    Ce dimanche 1er septembre, lors de l'Angelus, le pape a prononcé ces paroles :

    Paroles du pape François lors de l'angélus

    Chers frères et sœurs, je voudrais me faire aujourd’hui l’interprète du cri qui monte de toutes les parties de la terre, de tous les peuples, du cœur de chacun, de l’unique grande famille qu’est l’humanité, avec une angoisse croissante : c’est le cri de la paix ! Et le cri qui dit avec force : nous voulons un monde de paix, nous voulons être des hommes et des femmes de paix, nous voulons que dans notre société déchirée par les divisions et les conflits, explose la paix ; plus jamais la guerre ! Plus jamais la guerre ! La paix est un don éminemment précieux, qui doit être promu et préservé.

    Je vis avec une particulière souffrance et préoccupation les nombreuses situations de conflit qu’il y a sur notre terre, mais, ces jours-ci, mon cœur est profondément blessé par ce qui se passe en Syrie et angoissé par les développements dramatiques qui s’annoncent.

    J’adresse un appel fort pour la paix, un appel qui naît du plus profond de moi-même ! Que de souffrance, que de destruction, que de douleur a provoqué et provoque l’usage des armes dans ce pays affligé, particulièrement parmi les populations civiles et sans défense ! Pensons-y : que d’enfants ne pourront pas voir la lumière de l’avenir ! Avec une fermeté particulière je condamne l’usage des armes chimiques ! Je vous dis que j’ai encore imprimées dans mon esprit et dans mon cœur les terribles images de ces derniers jours ! Sur nos actions il y a un jugement de Dieu et aussi un jugement de l’histoire, auxquels on ne peut pas échapper ! Ce n’est jamais l’usage de la violence qui conduit à la paix. La guerre appelle la guerre, la violence appelle la violence !

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  • Acharnement antichrétien en République Centrafricaine

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    (Fides.org) - Une délégation du Diocèse de Bouar s’est rendue à Bohong – à 80 Km de Bouar, dans l’ouest du pays – localité que, Dimanche 18 août, les prêtres et les religieuses des Sœurs de la Charité avaient été contraints d’abandonner .

    Selon un communiqué envoyé à l’Agence Fides, avant d’arriver à Bouar, la délégation a rejoint Forte, un village se trouvant sur la trajet où, face à l’église des baptistes, elle a rencontré un groupe d’une cinquantaine de personnes réunies pour effectuer le recensement des évacués rentrés de la forêt et des maisons incendiées qui sont au total 206.« En traversant le village de Forte, en silence, nous avons regardé ces maisons et pensé à la souffrance des personnes qui, pendant la saison de pluie doivent se cacher dans la brousse, de retour au village ne trouvent que des scènes de désolation » indique le communiqué.

    « Le désastre commence à l’entrée de Bohong – continue le communiqué. Là, aucune maison en paille appartenant aux habitants non musulmans appelés « Gbaya » n’a été épargnée par les militaires de la Séléka, venus de l’extérieur. Sur toute l’étendue de la ville on assiste aux mêmes scènes : les maisons sans toiture, les mures noircis et vides. Plus de bruit, plus de mots, plus de joie… ».Dans le village de Bohong, la délégation a pu constater que, dans la Paroisse Sainte Jeanne Antide de Thouret, « le tabernacle et l’autel en bon état, aucun dégât. Par contre, dans la sacristie tous les objets du culte, les livres liturgiques… par terre ». « Dans la maison des Sœurs, la chapelle profanée : le tabernacle ouvert de force, les Hosties consacrées jetées par terre… ».

    Parmi les édifices saccagés, se trouvent l’école catholique, le dispensaire et le collège féminin. Un groupe de fidèles courageux monte la garde afin d’empêcher de nouvelles profanations des structures restantes de l’Eglise.Les autres confessions chrétiennes ont subi des dommages similaires. Le communiqué se conclut cependant sur une note d’espérance : « La Plate-forme Religieuse mise en place à Bouar en juillet dernier, travaillera aussi pour la réconciliation et la paix entre les différentes confessions religieuses présentes à Bohong et dans les villages voisins ».

  • Le problème n'est pas le manque de prêtres mais leur manque de zèle

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    Ce qui vaut aux Philippines n'est pas hors de saison ailleurs...

    (Source) Avec des accents que l’on aurait pu croire sortis de la bouche du pape François, le futur président de la Conférence des évêques catholiques des Philippines s’en est pris avec vivacité au « manque de zèle » du clergé philippin, dénonçant chez les prêtres une tendance à se transformer en « pasteurs du statu quo » et les appelant à « sortir » de leurs sacristies pour « secouer la société ».

    Vice-président de la Conférence épiscopale depuis 2011, Mgr Socrates B. Villegas est l’archevêque de Lingayen-Dagupan, diocèse de la côte ouest de Luzon, depuis 2009. Au 1er décembre prochain, il prendra la tête de l’épiscopat philippin, mais, dans une lettre rendue publique aujourd’hui et datée du 31 août, jour du douzième anniversaire de son ordination épiscopale, c’est à ses prêtres qu’il s’adresse. Commentant la crise que traverse en ce moment le pays avec le scandale du système du « pork barrel » (détournements des fonds publics par les élus du Congrès philippin), Mgr Villegas s’interroge sur les remises en cause que ce scandale devrait provoquer non seulement dans la société mais aussi dans l’Eglise elle-même, et en particulier les ministres du culte.

    « Nous, les prêtres, écrit-il, avons failli dans notre mission consistant à mener notre peuple à imiter le Christ. La prière qui ne s’accompagne pas d’une conversion morale n’est qu’une cloche qui sonne faux. Le credo qui ne va pas de pair avec une bonne conduite morale n’est que sécheresse et mort. Ce n’est pas la fumée de l’encens qui nous mènera au Ciel. Ce n’est pas la lecture des livres de prière qui nous fera devenir saints. Ce n’est pas l’éclat de nos chandeliers qui nous rendra meilleurs. Ce à quoi nous devons aspirer, c’est l’imitation du Christ. La finalité dans l’Eglise, c’est l’intimité avec le Christ et l’imitation du Christ. ».

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  • Saint-Siège : nomination au poste de Secrétaire d’Etat (mise à jour)

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    Sur le site web de « La Vie », ce matin (extraits) :

    Depuis l’élection du pape François, la question était dans toutes les têtes : qui serait l’homme qu’il choisirait comme secrétaire d’Etat, pour succéder au cardinal Tarcisio Bertone, âgé de 78 ans, nommé en 2006 par Benoît XVI ? Selon les spéculations de la presse italienne, le pape aurait choisi Mgr Pietro Parolin, actuellement nonce apostolique au Vénézuela. L’autre nom qui circule est celui du cardinal Giuseppe Bertello, président du Gouvernorat de l’Etat du Vatican. (Information confirmée à l'heure qu'il est : http://www.zenit.org/fr/articles/un-italien-de-58-ans-mgr-pietro-parolin-nomme-secretaire-d-etat)

    La nomination devrait être rendue officielle le samedi 31 août, pour une prise de fonction à l'automne.

    Si Mgr Pietro Parolin était bien la personnalité retenue, le nouveau bras droit (l’équivalent d’un premier ministre) marquerait non seulement un fort rajeunissement - il a 20 ans de moins que le secrétaire d’Etat sortant - mais aussi le retour à la tradition vaticane de nommer un homme issu de la filière diplomatique de l’Eglise. Parolin est d’un fort calibre. Il incarne cette race d’ecclésiastiques capables d’être aussi bien des hommes de dossier que de terrain.(…)

    Né en 1955 dans la région de Vicence, Pietro Parolin a acquis son expérience aussi bien à l’étranger qu’à Rome, à la Secrétairerie d’Etat où il fut sous-secrétaire de la “deuxième section” de celle-ci, chargée de la relation avec les Etats, de 2002 à 2009. Un poste clé où il fut très impliqué sur certains dossiers épineux, comme les relations du Vatican avec le Vietnam, Israël, mais aussi la Chine. Il pilota notamment l’élaboration de la lettre de Benoît XVI aux catholiques chinois, à l’été 2007, se rendant à deux reprises à Pékin. Ce n’est pas un hasard qu’il ait été envoyé, cette mission achevée, pour être l’ambassadeur du pape à Caracas, un poste redoutable à l’époque où le président Chavez était au faîte de sa puissance, afin de gérer les relations orageuses de ce dernier avec l’Eglise catholique.

    L’autre profil, est aussi un diplomate de longue date. Le cardinal italien Giuseppe Bertello est depuis deux ans le président du Gouvernorat et de la Commission pontificale pour l'État de la Cité du Vatican, où il gère les aspects exécutifs et législatifs. Il bénéficie de la confiance du Pape François qui l'a nommé en avril dernier, membre d'un conseil de 8 sages cardinaux recrutés pour plancher sur les réformes à apporter dans l'Eglise. Entré dans les services diplomatiques du Saint-Siège il y a 42 ans, il était nonce apostolique au Rwanda pendant le génocide. A l'époque, il avait dû bénéficier plusieurs fois de la protection des casques bleus qui lui avaient conseillé de quitter le pays mais jamais il n'avait abandonné son poste. Observateur permanent auprès de l'ONU à Genève, il a été nonce au Mexique sous Jean-Paul II puis en Italie et à Saint-Marin sous Benoît XVI après être passé par des postes "sensibles" : tête de la délégation d'observateurs à la Conférence des pays non alignés à Pyongyang en 1987, nonce au Ghana, au Togo et au Bénin. Originaire de la province de Turin, il est né en 1942 à Foglizzo, comme l'actuel secrétaire d'Etat, le cardinal Bertone, dont il est proche. Apprécié des pro-Sodano et des pro-Bertone, c'est un homme de consensus.

    Réf: Le pape François va choisir son nouveau secrétaire d'Etat 

    A vrai dire, quel qu'il soit, la personnalité du nouveau pape s'imposera à lui comme l'ombre omniprésente du Commandeur dans l'opéra Don Giovanni de Mozart. JPSC

  • Syrie : les Occidentaux sont-ils devenus les chiens courants du chasseur saoudien ?

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    Les vrais mobiles d'une intervention imminente des puissances occidentales sur le théâtre syrien ont peu de choses à voir avec les belles déclarations droitsdel'hommistes de nos dirigeants. Ainsi, en ce qui concerne les Etats-Unis, il faut y voir un beau succès de la diplomatie saoudienne, du prince Bandar el Sultan en particulier, comme on pourra le lire ici : http://www.algerie1.com/flash-dactu/bandar-ben-sultan-artisan-de-la-guerre-contre-la-syrie/. Pour ce qui est de la France, c'est aussi (et surtout ?) une question d'intérêt comme on pourra s'en rendre compte ici : http://www.latribune.fr/la-france-signe-un-contrat-de-plus-d-un-milliard-d-euros-avec-l-arabie-saoudite. où il est question d'un contrat d'un milliard d'euros passé avec l'Arabie Saoudite...

  • Syrie : donner une chance à la paix

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    Lu sur AED (Belgique) :

    LE PATRIARCHE MET EN GARDE CONTRE UNE INTERVENTION MILITAIRE EN SYRIE : « DONNEZ UNE CHANCE À LA PAIX ! »

    Par John Pontifex (Königstein, le 28 août 2013)

    Une intervention militaire de l’Occident contre le régime d’Assad en Syrie serait désastreuse, selon le chef de l’Église catholique melkite – qui affirme que personne ne peut connaître avec certitude l’identité des responsables des attaques chimiques de la semaine dernière.

    S’exprimant depuis le Liban après avoir accompli une mission pastorale dans la capitale syrienne ravagée par les combats, Grégoire III, patriarche d’Antioche de l’Église catholique melkite, a souligné qu’en dépit de la poursuite du conflit, les initiatives de réconciliation étaient toujours viables et qu’elles devraient être la priorité numéro un de tous les pays préoccupés par cette crise.

    Dans une interview accordée hier (mardi 27 août) à l’œuvre internationale de bienfaisance catholique « L’Aide à l’Église en détresse », le patriarche Grégoire III a fait part de ses doutes concernant la crédibilité de certains éléments de preuve trouvés dans les principaux foyers du conflit syrien. « Comment pouvons-nous savoir, à ce jour, qui étaient les auteurs de ces attaques chimiques ? », s’est demandé le patriarche.

    Critiquant la politique américaine à l’égard de la Syrie, le patriarche a tenu les propos suivants : « On ne peut pas accuser à tour de rôle le gouvernement et l’opposition. Il n’y a rien de tel pour attiser la violence et la haine. » « Voilà deux ans que les Américains enveniment la situation. »

    Tout en condamnant les attaques chimiques, le patriarche a exprimé ses inquiétudes concernant les combattants étrangers qui se rendent en Syrie – un problème aggravé, selon lui, par les cargaisons d’armes affluant dans le pays. Grégoire III a qualifié ces agissements d’« immoraux ».

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  • Syrie : mesure-t-on bien les risques ? (mise à jour 28/8 14H00)

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    Le cours des choses s’emballe et l’on s’attend à une intervention armée contre le régime syrien. Washington, Londres et même Paris donnent de la voix et il semble que le temps des avertissements soit déjà dépassé. Alors que la mission d’enquête de l’ONU chargée de vérifier si le gouvernement syrien est bien responsable d’actes de guerre où serait impliquée l’utilisation d’armements chimiques n’est pas encore parvenue à son terme, les préparatifs visant à une intervention semblent largement entamés.

    Une telle initiative de la part des nations occidentales est-elle justifiée et vraiment utile ? On peut tout de même se poser la question. Justifiée, on ne le sait pas encore ; il importe effectivement de ne pas se laisser manipuler par les forces d’opposition qui ont évidemment tout avantage à précipiter une telle intervention qui provoquerait la chute du régime de Bachar el Assad et leur ouvrirait toutes grandes les voies du pouvoir. Il importe également de ne pas faire sans sourciller le jeu de la Turquie d’Erdogan. Ce dernier semble en effet bien obéir à des mobiles religieux radicaux, non seulement dans sa politique intérieure mais aussi lorsqu’il invective le grand imam de l’université d’Al Azhar en l’accusant de collusion avec ceux qui ont déposé Morsi; l'affaiblissement définitif de son voisin syrien n'est pas non plus pour lui déplaire.

    Les expériences récentes devraient pourtant inciter le président Obama et le premier ministre Cameron à la prudence. On sait où a mené l’intervention contre le régime de Saddam Hussein en Irak et plus récemment celle qui a provoqué la chute de Kadhafi en Libye. On ne peut évidemment pas dire que la situation de ces pays soit satisfaisante même si les démocraties occidentales peuvent se féliciter béatement d’avoir fait tomber des dictatures. La situation dans d’autres pays où s’est déroulé le fameux « printemps arabe » n’est guère plus rassurante. L’Egypte est en plein chaos et la contestation menace les islamistes au pouvoir en Tunisie.

    Des voix se font pourtant entendre qui incitent à la modération, à commencer par celle du pape et des responsables des communautés chrétiennes du Proche-Orient. Ils savent qu’une intensification de la guerre et son élargissement à des puissances étrangères ne feront qu’accroître les souffrances des populations et ouvrir la porte à des factions qui rêvent d’imposer à la Syrie un ordre islamiste pur et dur. Ils plaident donc à juste titre en faveur de la négociation et du dialogue mais ces appels risquent bien de ne pas être entendus par des Occidentaux qui semblent déterminés à suivre, pour des raisons qui ne sont pas seulement désintéressées, une ligne politique qui les assure des sympathies d’autres états arabes acquis à l’islamisme. On peut craindre pourtant que le prix à payer par les populations concernées et par les minorités chrétiennes en particulier ne soit extrêmement élevé et l’on éprouve un malaise certain à écouter nos dirigeants occidentaux qui feignent l’indignation pour justifier leur stratégie de va-t-en-guerre irresponsables.

    Voir aussi : http://www.levif.be/info/actualite/international/syrie-les-attaques-chimiques-sont-un-coup-monte/article-4000384171801.htm?google_editors_picks=true

  • Israël-Palestine : le rôle modérateur des chrétiens

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    20110915_024_ca014.jpgPropos d’un évêque en Terre Sainte sur le conflit au Proche-Orient (source : AED)

    « Le rôle modérateur des Chrétiens peut être d’un grand secours »

    Par Oliver Maksan

    ACN, Jérusalem, le 27. 8. 2013. Face aux pourparlers de paix actuels entre Israéliens et Palestiniens, l’évêque auxiliaire de Jérusalem William Shomali est tiraillé entre l’espoir et le scepticisme. Ce vendredi, l’évêque auxiliaire du Patriarcat latin pour les territoires palestiniens confiait à l’œuvre internationale  de bienfaisance catholique « L’Aide à l’Église en détresse » : « Mon cœur est plein d’espoir et de foi. Il me dit que les négociations seront couronnées de succès. Mais mon esprit sceptique me souffle le contraire. Car je pense aux cycles de négociations de Madrid, Oslo, Camp David, Wye Plantation, Charm el-Cheikh, Amman et bien d’autres encore, et à la manière dont ils ont échoué. En attendant, je ne souhaite pas faire office de prophète, je veux continuer de prier et inviter d’autres à le faire. » L’évêque auxiliaire a formé le vœu, au cas où les pourparlers échoueraient,  qu’il n’y ait pas de troisième intifada palestinienne. « L’expérience des deux dernières a été très négative. C’est à un niveau politique que la lutte devrait se dérouler. » Mgr Shomali a expliqué que les chrétiens d’Israël et de Palestine jouent un rôle modérateur dans le conflit. « Ils prient et croient que la paix est possible. Ils calment le jeu dans leurs pays respectifs. Un certain nombre de chrétiens palestiniens sont impliqués – les uns directement, les autres indirectement – dans les négociations. Leur rôle modérateur peut être d’un grand secours. »

    Interrogé sur le statut que l’Église aimerait voir attribuer à Jérusalem-Est, lors d’un règlement final dudit statut, Mgr Shomali a répondu : « Jérusalem devrait être la ville de deux peuples et de trois religions, qui auraient des droits et une dignité identiques. » Ce Palestinien de naissance a poursuivi en expliquant que Jérusalem devrait rester une ville ouverte, avec un statut particulier et des garanties internationales. Il a également fait remarquer que « pour régler les détails de la mise en œuvre d’une telle vision, nous avons besoin de négociateurs inventifs qui soient ouverts à de nouvelles solutions ; car il faudra composer avec des obstacles tels que les colonies ou encore la question suivante : comment peut-on maintenir l’ouverture de Jérusalem et de ses lieux saints ? »

    Concernant la position du Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou, qui affirme qu’en réalité le conflit ne porte pas sur les colonies de Cisjordanie mais sur le refus des Palestiniens de reconnaître Israël comme État juif, Mgr Shomali s’est exprimé ainsi : « Je pense que les Palestiniens devraient reconnaître Israël en tant qu’État disposant de tous les droits d’un État et de frontières sûres. C’est aux Israéliens et non pas aux Palestiniens qu’il revient de décider quel caractère leur État doit avoir. Et c’est également aux Israéliens qu’il incombe de décider qui est ‘juif’ et qui ne l’est pas. À l’inverse, il faut demander à Israël de reconnaître un nouvel État arabe, sans vouloir décider si ce pays arabe devra être séculier ou musulman. »

    Pour terminer, Mgr Shomali a souligné qu’aujourd’hui, le conflit israélo-palestinien n’est plus le seul à menacer la stabilité du Proche-Orient. « Depuis le ‘printemps arabe’, la donne a changé. Mais ce conflit reste un conflit majeur. »

  • Les chrétiens de Syrie : une extrême urgence

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    Nous relayons volontiers cet appel de Mgr Gollnisch (L'Oeuvre d'Orient) :

    SYRIE : EXTREME URGENCE : un appel des chrétiens syriens !

    Alors que les violences perpétrées contre les coptes en Egypte mobilisent à juste titre les médias, n'oublions pas le drame des Chrétiens de Syrie.

    Chers amis, 

    La Syrie brûle ! Son économie s’effondre !  100 000 morts, 600 000 blessés. Un million de réfugiés à l’étranger. 4 millions de déplacés dans leur propre pays. « Il n’y a plus ni travail, ni nourriture !  Les conséquences de cette guerre sont catastrophiques », nous écrit Mgr Samir Nassar, l’archevêque maronite de Damas.

    Dans ce contexte terrifiant, les chrétiens se sentent très seuls ! Ils ne peuvent s’appuyer que sur leurs communautés. Mais tous ces prêtres, ces religieux  et ces religieuses au courage exemplaire manquent de moyens ! Débordés par l’ampleur de la catastrophe, ils nous appellent à l’aide !

    « Les ¾ des familles “moyennes“ sont passées sous le seuil de la pauvreté et sont venues s’ajouter à celles que nous aidions déjà. Les prix ont été multiplié par dix. Depuis trois mois il n’y a plus de lait pour les bébés. On a besoin de tout. Pour 400 familles, il nous faut 10 000 € par mois » nous dit Mgr Benham Hindo, archevêque d’Hassaké. 

    « Dans certains quartiers de Homs, les gens vont bientôt s’entretuer pour de la nourriture » nous confiait  récemment un prêtre. Se nourrir est devenu une véritable obsession pour les familles. Les paniers alimentaires qui leur sont distribués par les communautés religieuses sont leur seul secours. Mais pour combien de temps encore ? Faute de soutien, les Maristes bleus d’Alep, comme tant d’autres, risquent de devoir arrêter leur distribution. Que va-t-il advenir de ces familles sans notre aide ? 

    Les médicaments sont aussi rares. Heureusement, les dispensaires et les hôpitaux des religieuses fonctionnent encore. La responsable de l’hôpital St-Louis de Damas demande de l’aide pour « acheter le matériel de premiers soins des blessés »

    Au Liban, en Jordanie et en Turquie, les chrétiens ne se sentent pas bienvenus dans les  camps et préfèrent se réfugier dans les paroisses, les écoles,  les monastères, les jardins… Les problèmes sont les mêmes qu’en Syrie : logement, nourriture, soins, déscolarisation des enfants…

    Nos frères vivent l’apocalypse ! Notre devoir de chrétiens est de les aider. « Nous n’avons pas de mots pour vous remercier de votre solidarité et de vos prières », nous écrit Sr Marguerite Slim, directrice  de l’hôpital St-Louis d’Alep.

    Ajoutons à nos prières une aide concrète. 

    Chaque intention, chaque euro seront un miracle pour eux.

    N’abandonnons pas les chrétiens de Syrie à leur sort. Donnons-leur un signe d’espérance ! 

    Merci infiniment.                                                       

    Mgr Pascal Gollnisch - Directeur général

    Vous voulez aider les chrétiens syriens ? 

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  • Combattre l'esclavage moderne

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    Le Vatican déclare la guerre à l'esclavage moderne

    Radio Vatican

    A l’occasion de la célébration, le vendredi 23 août, de la journée internationale de commémoration des victimes de l’esclavage, instituée en 1994 par l’UNESCO, le Vatican a annoncé la convocation d’une conférence sur ce thème, à la demande du pape François. Cette conférence se tiendra les 2 et 3 novembre au Vatican sous les auspices des Académies pontificales des Sciences et des Sciences sociales, avec la collaboration de la Fédération Mondiale des Associations Médicales Catholiques.

    Le pape François a toujours été sensible au thème de l’esclavage moderne : trafics d’êtres humains, exploitation sexuelle, travail domestique forcé…. qui figurent, selon lui, parmi les principaux scandales du monde contemporain. A sa demande, un groupe de travail sera mis en place pour analyser l’étendue de ce fléau et mettre au point un plan d’action international de lutte contre cette pratique. Selon Mgr Marcelo Sànchez Sorondo, chancelier de l’Académie des sciences, la traite des personnes pourrait dépasser dans un proche avenir le trafic de drogue et le commerce illégal des armes, devenant l’activité criminelle la plus lucrative au monde.