L'agence Fides dénonce la manoeuvre sournoise qui se cache derrière cette loi et la menace qu'elle représente pour la communauté chrétienne:
International - Page 388
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Inde: les Chrétiens s'opposent à la proposition d'une loi "anti-conversion" dans l'été du Manipur
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Visite du pape au Liban
Source: Zenit.org
Le 15 septembre prochain, le pape Benoît XVI rencontrera toute la jeunesse du Liban : les jeunes chrétiens indépendamment de leur confession - il y a 6 rites catholiques au Liban, 5 Eglises orthodoxes, et de nombreuses branches du Protestantisme -, mais aussi les jeunes qui ne sont pas chrétiens et qui voudront participer à la rencontre.
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Nigéria : nouvelles menaces de Boko Haram
Boko Haram annonce d'autres attentats - 300 kamikazes seraient prêts à les commettre
Abuja (Agence Fides) - La communauté chrétienne au Nigeria est en état d'alerte après que le groupe terroriste Boko Haram, récemment auteur de nombreux attentats contre des églises chrétiennes, ait menacé d'en perpétrer de nouveaux afin de faire du mois de juin « le mois le plus sanglant pour les chrétiens ».
Le groupe a affirmé avoir entraîné environ 300 kamikazes qui seraient prêts à attaquer les églises chrétiennes dans les Etats du Plateau et de Kaduna, au sud du Nigeria. Le groupe affirme avoir recruté les fils et les filles de musulmans tués au cours des derniers conflits sectaires, leur fournissant des armes et des bombes fabriquées en Mauritanie et en Somalie. Boko Haram a annoncé en outre des attaques contre des édifices gouvernementaux dans les Etats de Kano, Kaduna, Yobe et Gombe, ainsi qu'une grande attaque « démonstrative » au sein du territoire de la capitale fédérale, Abuja, afin de montrer au monde que « les forces de sécurité nigérianes ne parviendront pas à nous arrêter ».
Au cours de ces dernières semaines, les autorités ont disposé un couvre-feu afin de rétablir l'ordre, notamment dans les Etats de Yobe et de Kaduna et ce avec un succès variable. Les églises chrétiennes demandent un renforcement de leur protection également dans les cinq Etats du nord et du centre du pays, où des attaques ont été perpétrées par le passé. Dans une note envoyée à l'Agence Fides, l'ONG Christian Solidarity Worldwide (CSW) invite les autorités à « répondre à ces menaces en renforçant la protection des civils innocents afin de désamorcer tout risque de représailles ». Selon l'ONG, « Boko Haram a de nouveau montré ses liens avec Al Qaeda au Maghreb islamique (AQIM) et avec les milices Al Shabaab en Somalie ». « Il s'agit donc d'un phénomène qui dépasse les frontières du Nigeria. Dès lors, la coopération internationale est essentielle afin d'en détruire les soutiens, financiers et autres, ainsi que le réseau de formation ». (PA) (Agence Fides 23/06/2012) -
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Table ronde au Conseil de l'EuropeLien permanent Catégories : Actualité, Bioéthique, Défense de la Vie, Eglise, Ethique, International, Politique, Santé, Société, Solidarité -
Rio +20 : notre responsabilité commune
Une Déclaration du Président de la COMECE à l’occasion de la Conférence des Nations Unies sur le développement durable (CNUDD) Rio +20
Notre responsabilité commune pour le monde de demain
Vingt ans après le premier « Sommet de la Terre » qui s’est tenu à Rio de Janeiro en 1992, les Chefs d’Etat et de Gouvernement se rencontrent à nouveau en juin 2012 à l’occasion de la Conférence des Nations Unies sur le développement durable (CNUDD). D’innombrables personnes attendent que des mesures concrètes soient adoptées lors de cette conférence, afin d’avancer vers un modèle de développement plus équitable et durable. Dans un monde où des millions de personnes n’ont pas un accès à une nourriture suffisante, à l’eau potable, l’énergie, les services de santé et d’éducation et qui est de plus menacé par le changement climatique engendré par le réchauffement global, ces mesures concrètes sont plus urgentes et nécessaires que jamais.
Durabilité | Lors de la conférence de Rio en 1992, le concept de "durabilité" avait été central. Dans une perspective chrétienne, la reconnaissance de la dignité de l’homme est à la base de tout développement durable. La Conférence de Rio en 1992 avait par ailleurs déjà énoncé comme principe de base que l’homme devait être au cœur des réflexions sur le développement durable. Celui-ci a droit à une vie saine, menée en harmonie avec la nature. Considérer la durabilité comme un principe du développement humain intégral vise à parvenir à un équilibre entres les besoins sociaux, économiques et environnementaux tout en prenant en compte les besoins essentiels de la génération actuelle sans pour autant compromettre la vie des générations futures. La durabilité est ainsi appliquée à une solidarité au delà de l’espace et du temps. Les efforts pour mettre en place un cadre pour « une économie verte dans le contexte du développement durable (GESDPE) » et les politiques correspondantes sur lesquels travaille la Conférence actuelle, doivent être jugés à l’aune de leur capacité à répondre aux besoins essentiels de tous les hommes, et particulièrement des pauvres, des marginalisés ainsi que des générations futures.
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Un expert ès droits de l'homme mandaté par l'Union Européenne ?
Astrid Coeurderoy, sur Liberté Politique rend compte de cette recommandation votée par les eurodéputés : UE : un ambassadeur du genre et des droits de l’homme ?
Mercredi 13 juin, les eurodéputés ont voté une recommandation visant à désigner un représentant de l’Union européenne (UE) en charge des droits de l’homme qui aurait un mandat solide, « fort, indépendant et flexible ».« L’objectif est de donner davantage de visibilité, d’efficacité et de cohérence à la politique de l’Union en la matière », nous rapporte Blogactiv.eu. Son mandat – renouvelable – devrait être de deux ans et demi. Après la création, en 2007, de l’unité des droits de l’homme dans la Direction générale « Relations extérieures » du Conseil de l’UE, il n’est pas surprenant qu’une telle recommandation ait été votée pour mettre en avant le travail du groupe “droits de l’homme” du Conseil, le COHOM.
Lire la suite ici : http://www.libertepolitique.com/
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Les chétiens pris au piège de l'imbroglio syrien
L'Agence Fides relaie, aujourd'hui encore, des informations inquiétantes au sujet des chrétiens de Syrie.
L'église gréco catholique de Saint Elie sise à Qusayr, petite ville dans les environs d'Homs, a été occupée par un groupe de miliciens de l'opposition syrienne qui y a installé sa base. Selon ce qui a été indiqué à Fides par des témoins oculaires, le 13 juin au matin, les hommes, probablement islamiques radicaux, avaient fait irruption dans l'église, en forçant la porte, sonnant les cloches et accomplissant une action démonstrative de mépris qui avait soulevé la préoccupation des responsables chrétiens locaux (voir Fides 13/06/2012). Le groupe, au lieu de quitter l'édifice, avait par la suite bivouaqué à l'intérieur et y séjourne maintenant de manière permanente, y effectuant l'ensemble de ses activités. L'Eglise locale condamne cet épisode, le qualifiant de « comportement inacceptable et irrespectueux envers la sacralité du lieu » ainsi que l'ont déclaré à Fides des représentants de la hiérarchie du Diocèse d'Homs, qui lancent un appel afin que le conflit en cours « ne dégénère pas au point de conduire à la désacralisation de temples et de lieux sacrés de toutes les communautés ».
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Chine : quand l'irréparable se double de l'abominable...
Sous l'intitulé "l'irréparable", nous avons récemment mis en ligne cet extrait d'un roman récent d'Eric-Emmanuel Schmitt :
"Dans la voiture qui m'amenait au Grand Hôtel de Yunhai, mon chauffeur brancha la radio. Pendant le bulletin, un officiel se félicita justement, que grâce à cette loi de l'enfant unique, 400 millions de Chinois n'étaient pas nés. La remarque m'abasourdit : comment pouvait-on se réjouir de 400 millions de fantômes? Autrement dit, 400 millions d'absents... Pourquoi investir sur le néant plutôt que sur l'être? Parmi ces foules de Chinois non venus au monde se trouvaient sans doute des gens intelligents, des gens superbes, des gens désirés, des gens courageux, et puis le nouveau Mozart, le prochain Einstein, le futur Pasteur, ceux dont le génie aurait changé l'humanité entière... Non ici, à part Madame Ming (l'héroïne du roman), cela ne choquait personne : craignant la surpopulation et son corollaire la famine, le gouvernement, les membres du Planning familial exultaient qu'il n'y ait rien... 400 millions de fois rien..."
Eric-Emmanuel SCHMITT, Les dix enfants que Madame Ming n'a jamais eus, Paris, Albin Michel, 2012, p. 66.
L'actualité vient apporter à cette réalité une illustration dramatique (Michel Lagase sur le site de la RTBF) :
(...) Le dernier exemple en date : une photo qui circule sur l'internet chinois. Une photo choquante. Elle montre une mère sur un lit. A ses côtés, gît un fœtus ensanglanté. Elle vient de subir un avortement forcé. Le bébé avait 7 mois.
Cette photo provoque un véritable tollé. Et pour deux raisons.
Les internautes chinois dénoncent un avortement forcé et qui plus est à 7 mois. La loi chinoise l'autorise jusqu'à 6 mois.
Selon les autorités, la mère était consentante. Le mari dément. Ils ont été obligés car ils n'arrivaient pas à payer l'amende de 4880 euros. Une amende due pour infraction à la loi sur l'enfant unique.
Un avortement dans une clinique officielle coûte 60 euros. Près de 13 millions d'avortement sont pratiqués chaque année en Chine. Officiellement. (...)
Voir également : http://www.lefigaro.fr/international
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Les chrétiens de Karachi soumis à rude épreuve
Selon l'Agence Fides, des bandes armées de militants radicaux islamiques continuent à terroriser les chrétiens du quartier d'Essa Nagri, la plus grande concentration de chrétiens au sein de la ville de Karachi où vivent environ 50.000 fidèles qui, depuis des mois, subissent des violences inouïes, dénoncées également par des parlementaires chrétiens (voir Fides 26/05/2012). Comme cela a été communiqué à Fides, les intimidations se poursuivent. Le 2 juin, un jeune chrétien, Kala Masih, a été enlevé par un groupe d'hommes armés qui l'a malmené, demandant une rançon à sa famille, pourtant très pauvre. Grâce à l'intervention d'un certain nombre de militants de l'ONG d'inspiration chrétienne and Action for Social Services (MASS), le jeune homme a été relâché trois heures après son enlèvement. Sa famille, par crainte de rétorsions, n'a pas même voulu déposer plainte devant les autorités de police, affirmant par ailleurs n'avoir aucune confiance dans les forces de l'ordre. Quelques jours après, les terroristes ont pris pour cible un certain nombre de membres de l'ONG MASS actifs au sein de projets sociaux à Essa Nagri. Le 8 juin, l'opérateur Aslam Masih, qui vit dans le quartier, a été pris et battu par un certain nombre de radicaux qui ont demandé à sa famille une forte somme, menaçant de faire un massacre s'ils n'avaient pas obtenu ce qu'ils demandaient. La famille, terrorisée, a été transférée dans une localité tenue secrète. (PA) (Agence Fides 13/06/2012)
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Syrie : on comprend de moins en moins
Alors que l'agence Fides annonce des nouvelles préoccupantes, comme celle-ci :
Une bande de miliciens radicaux a fait irruption ce matin dans l'église gréco catholique de Saint Elie à Qusayr, petite ville dans les environs d'Homs et l'ont profané. Les miliciens ont forcé la porte, sonné les cloches en signe de mépris, se sont moqués de symboles sacrés de la foi chrétienne dans le seul but d'accomplir une action démonstrative et de se moquer de la communauté chrétienne. « C'est la première fois que, durant le conflit en cours, se produit un épisode de ce genre dans le cadre duquel sont frappés de manière délibérée des symboles sacrés » remarque avec préoccupation une source locale de Fides.
A Qusayr, les chrétiens sont maintenant très peu nombreux. Il s'agit en majeure partie de personnes âgées n'ayant pas voulu abandonner leurs maisons. En effet, suite à l'ultimatum lancé par une faction armée (voir Fides 09 et 12/06/2012), ces derniers jours, environ 1.000 fidèles chrétiens qui se trouvaient encore dans la ville ont abandonné leurs maisons, se réfugiant dans les campagnes environnantes ou chez des parents habitant dans d'autres villes syriennes. Un certain nombre de témoins oculaires ont raconté à Fides, « attristés et terrorisés, l'irruption dans l'église de Qusayr ». Le geste en question a été condamné par des prêtres et des autorités catholiques qui parlent de « signal préoccupant qui confirme la tentative d'un certain nombre de bandes armées de déclencher une guerre confessionnelle ». (PA) (Agence Fides 13/06/2012)
Mais, dans la Matinale de la Vie, Natalia Trouiller se demande si les chrétiens ne sont pas manipulés :
"C'est une question que l'on ne cesse de se poser depuis le début de la révolution syrienne. Lors de l'assassinat du journaliste Gilles Jacquier à Homs en janvier dernier, le rôle trouble de Mère Agnès Myriam, religieuse franco-libanaise proche du pouvoir syrien, avait été évoqué. Aujourd'hui, c'est l'opposition syrienne qui réfute les accusations portées par des sources de l'agence Fides: non, les chrétiens de Qousseir n'ont pas été sommés de quitter la ville via des hauts-parleurs installés sur les mosquées. "Au nom des habitants de Qousseir, nous condamnons et démentons les informations publiées par l’agence du Vatican. Nous vivons en harmonie avec nos frères et sœurs chrétiens (…) depuis avant la création du parti confessionnel qu’est le Baas", expliquent les rebelles dans un communiqué publié lundi. Selon eux, les familles, chrétiennes et musulmanes, qui ont quitté la ville l'ont fait en raison des "bombardements sauvages" sur la cité. "Le régime ne fait pas de différence entre chrétiens et musulmans. Les franc-tireurs ciblent les gens sans faire de distinction".
Et, de son côté (source : lorientlejour) :
...un jésuite italien, le père Paolo Dall’Oglio, fondateur de la communauté du monastère de Mar Moussa, au nord de Damas, qui a œuvré pour le dialogue entre chrétiens et musulmans, a annoncé son départ de Syrie à l’antenne de Radio-Vatican. Le père Dall’Oglio, qui a prôné depuis le début du conflit le dialogue et refusé toute intervention étrangère armée, va partir d’ici à quelques jours à la demande de son évêque, a précisé la radio du Saint-Siège. À Radio-Vatican, le religieux a dénoncé hier une nouvelle fois « la désinformation » en Syrie. « Une partie de l’opinion est manipulée » par ceux qui lui font croire à « une simple lutte contre le terrorisme ». Ce « mensonge » est répercuté « même par des médias catholiques » syriens, a-t-il regretté. Ce qui se passe est une « tragédie musulmane » dans laquelle les chrétiens se trouvent impliqués, a-t-il expliqué. Le religieux avait adressé récemment une lettre à l’émissaire international Kofi Annan, souhaitant un « changement de la structure du pouvoir » à Damas et une multiplication par dix du nombre de Casques bleus. ...
Quant à nous, sur ce blog, nous ne sommes évidemment pas en mesure de trancher, mais nous apprécierons tout ce que nos amis et visiteurs pourraient apporter qui permettrait d'y voir plus clair...
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La Religion en droit comparé à l’aube du 21 siècle :un lunch-débat avec le Professeur Louis-Léon Christians (UCL) à l’Université de Liège
Pour conclure son cycle de rencontres 2011-2012, l’Union des Etudiants catholiques de Liège et le Cercle « Ethique sociale » organisent avec le Forum de conférences « Calpurnia » un lunch-débat sur « La religion en droit comparé, à l’aube du XXIe siècle » et présenteront ensuite le programme du cycle prévu pour la prochaine année académique.Ce mercredi 20 juin prochain,la parole sera donnée à Louis-Léon CHRISTIANS, professeur de droit
des religions à la Faculté de Théologie de l’Université Catholique de Louvain (U.C.L.), avec cinq thèmes de questions traitant de la situation des religions sur notre continent : Quelles sont les grandes typologies traditionnelles du régime des cultes en Europe ? Sont-elles dépassées ? Sur les concepts de la sphère religieuse aujourd’hui : quelles sont les convergences et les divergences entre les Etats européens ? Les solutions des droits étrangers sont-elles importables ? Quels sont les grands enjeux juridiques de l’avenir des religions ? Réponse le mercredi 20 juin prochain à 18 heures à l’Université de Liège, place du XX août, 7, 1er étage (salle des professeurs). Accès par la grande entrée, parcours fléché. Horaire : apéritif à 18h00 ; exposé suivi du lunch-débat : de 18h15 à 20h00. P.A.F :10 € (à régler sur place). Inscription obligatoire trois jours à l’avance par tél. 04.344.10.89 ou e-mail à info@ethiquesociale.org
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Nouveaux attentats antichrétiens au Nigéria (mise à jour)
Les chrétiens nigérians ont été à nouveau victimes d'actes terroristes dont la responsabilité échoit, comme à chaque fois, au groupe islamiste Boko Haram. On sait que l'objectif de ce groupe est d'instaurer la charia dans ce pays. Lire l'information concernant ces attentats : Nigeria-attentats-a-l-explosif-contre-deux-eglises-revendication-de-Boko-Haram
Il faut cependant être attentif aux propos de l'archevêque de Jos rapportés et commentés par l'Agence Fides :
« Nous avons à faire à un groupe de criminels. Nous n'en sommes pas au nettoyage ethnique et religieux » déclare l'Archevêque de Jos qui appelle à la prudence
Abuja (Agence Fides) - « Nous avons à faire à un groupe de criminels qui pense que l'Eglise est un ennemi parce qu'à ses yeux, elle incarne la culture occidentale. Je ne pense cependant pas que ce soit la manière de voir de la majorité des musulmans du Nigeria. Ceux qui attaquent les lieux de culte chrétiens constituent une bande de criminels qui a perdu toute forme d'orientation. On ne sait même plus ce qu'ils veulent obtenir au travers de cette violence » déclare à l'Agence Fides S.Exc. Mgr Ignatius Ayau Kaigama, Archevêque de Jos et Président de la Conférence épiscopale du Nigeria, commentant les attaques perpétrées hier, Dimanche 10 juin, contre des lieux de culte chrétien à Jos - où un kamikaze s'est fait exploser dans l'église de la Christ Chosen Church - et à Biu - où un commando a ouvert le feu contre les fidèles qui participaient à une fonction. Mgr Kaigama précise qu'il se trouve à Calabar d'où il est sur le point de faire retour à Jos et qu'il ne dispose pas d'informations directes sur les derniers événements même s'il se tient en contact constant avec ses collaborateurs diocésains. Selon des nouvelles de presse, les deux attaques ont causé la mort d'au moins quatre personnes.
Les deux attaques ont été revendiquées par la secte islamique Boko Haram. Selon le Président de la Conférence épiscopale du Nigeria, le fait que « ce groupe de criminels se réfèrent à l'islam ne signifie pas que tous les islamiques nigérians soient d'accord avec leurs actions. Je ne partage pas l'avis de ceux qui parlent de nettoyage ethnique ou religieux. Il existe par ailleurs également des groupes chrétiens qui tendent à exagérer la situation avec l'aide des media qui présentent une image déformée de ce qui se passe. Certains chrétiens se plaignent de ne pas parvenir à pratiquer le culte. En ce qui concerne mon Archidiocèse, je peux assurer qu'à Jos, il existe une forte communauté catholique qui ne subit pas d'entraves en ce qui concerne la libre célébration des rencontres de prière et le déroulement de ses devoirs religieux.
Il faut donc être prudent en rapportant les faits parce qu'il existe le risque de semer encore plus de panique et de confusion » avertit Mgr Kaigama. (L.M.) (Agence Fides 11/06/2012)