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Islam - Page 40

  • La chrétienté irakienne affaiblie et oubliée mais toujours vivante

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    De David Villeneuve sur le site du Quotidien :

    Les chrétiens de l’oubli

    CHRONIQUE /(...) David Villeneuve, doctorant à l’Université Laval, qui s’est rendu régulièrement au Moyen-Orient dans le cadre de ses recherches, en particulier en Irak et au Liban (...) aborde les persécutions dont ont été victimes les chrétiens irakiens dans leur histoire.

    Des chrétiens dont on ne parle pas

    Chaque fois que je parle des chrétiens d’Irak, je réalise à quel point ils sont méconnus. Pourtant, ils auraient très bien pu faire la manchette au cours des dernières années. Car les chrétiens d’Irak ont enduré bien des misères. En 2010, un commando terroriste a fait irruption en pleine messe dans la cathédrale syriaque catholique de Bagdad, faisant des dizaines de victimes. En 2014, l’organisation de l’État islamique a forcé au départ tous les chrétiens de la ville de Mossoul, dans laquelle ils vivaient depuis près de 2000 ans. Et j’en passe.

    Au fil de mes recherches, j’ai découvert qu’en 1915, les chrétiens de l’Empire ottoman (qui comprenait alors l’Irak) ont fait l’objet d’un génocide (quelques années après celui des Arméniens, aujourd’hui reconnu par la communauté internationale). Selon les estimations, entre 500 000 et 750 000 personnes auraient été tuées, et des centaines de milliers d’autres ont dû fuir la terre de leurs ancêtres.

    Sur le coup, j’étais stupéfait de ne jamais rien avoir entendu sur le sujet. C’est que les chrétiens d’Irak, comme le reste des chrétiens du Moyen-Orient, n’attirent pas l’attention. Est-ce en raison du fait qu’ils soient chrétiens ? Si tel n’était pas le cas, l’Occident aurait-il davantage de compassion pour eux ?

    David Villeneuve, doctorant à l’Université Laval, s’est rendu régulièrement au Moyen-Orient dans le cadre de ses recherches et a voyagé plusieurs fois en Irak.

    Ce que demandent les chrétiens d’Irak

    Il faut le dire, à travers le monde, la religion la plus persécutée est le christianisme. En effet, les chrétiens sont pris pour cible à peu près partout où ils sont minoritaires. Chez les chrétiens du Moyen-Orient, l’appartenance au christianisme fait partie intégrante de l’identité des gens. Pour eux, être chrétien, c’est une fierté. D’ailleurs, c’est parce qu’ils ont refusé de renier leur foi que les 200 000 chrétiens de Mossoul et de la plaine de Ninive ont été contraints à l’exil lors de l’avènement de l’organisation de l’État islamique en Irak.

    Étonnamment, la seule véritable chose que demandent les chrétiens d’Irak est qu’on ne les oublie pas. Pour eux, il s’agit de la meilleure garantie qu’on puisse leur offrir afin de demeurer dans leur pays. Or, les chrétiens irakiens ont en la personne du Pape François un allié précieux. Lors de l’allocution qu’il a prononcée le jour de Pâques 2015, le Saint-Père a longuement entretenu la foule au sujet des chrétiens d’Irak.

    Il avait alors mentionné que pour trouver de vrais croyants, de vrais disciples du Christ, c’est en Irak qu’il fallait aller. De plus, en 2018, le chef de l’Église catholique a mis aux enchères la voiture qui lui a été offerte par le prestigieux constructeur automobile italien Lamborghini.

    L’argent récolté a été investi dans la reconstruction des villages chrétiens de la plaine de Ninive.

    Visite papale

    Tout récemment, le Pape François a annoncé son intention de se rendre en Irak en 2020. Je me trouvais sur place lorsque la nouvelle est sortie. Pour les chrétiens d’Irak, c’est la concrétisation d’un rêve dont ils n’osaient espérer qu’en silence.

    De surcroît, ce sera la première fois qu’un Pape se rendra dans le pays. Et l’éventuelle visite papale est tout aussi bien accueillie par la majorité musulmane. Selon ce qui m’a été confié, tous les Irakiens y perçoivent une initiative visant à donner un coup de main à la réconciliation nationale.

    La chrétienté irakienne est actuellement très affaiblie. Mais elle est toujours vivante. La détermination dont font preuve les chrétiens irakiens est remarquable. Leur résilience est également digne de mention. En Irak, les chrétiens ne cessent de me remercier de m’intéresser à eux. Ils me disent également de parler d’eux et de prier pour eux. J’invite donc tous ceux et celles qui le souhaitent à faire de même.

  • Face au mythe d'Al-Andalus, la vérité s’avère nécessaire

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    D'Annie Laurent sur le site de La Nef :

    L'Alhambra de Grenade © AdobeStock

    Al-Andalus revisité

    Al-Andalus désigne la période de domination musulmane dans la péninsule Ibérique (VIIIe-XVe siècles). Largement mythifiée, cette présence fait aujourd’hui l’objet d’études historiques intéressantes qui remettent les pendules à l’heure. Panorama.

    «L’Espagne sous domination islamique ne se distingue pas radicalement des autres régions de l’Empire islamique. Elle ne constitue nullement une oasis de “tolérance” et de “coexistence” entre les religions. » Tel est le constat établi par l’académicien Rémi Brague dans sa préface au livre de Dario Fernandez-Morera, Chrétiens, juifs et musulmans dans Al-Andalus. Mythes et réalités (1), texte dans lequel il se félicite également de l’édition du volume de Serafin Fanjul, Al-Andalus, l’invention d’un mythe (2). Deux autres auteurs proposent aussi le résultat de leurs recherches sur cette période : Rafaël Sanchez Saus, qui signe Les chrétiens dans Al-Andalus. De la soumission à l’anéantissement (3), et Joseph Pérez, avec Andalousie. Vérités et légendes (4).

    Cette abondance éditoriale, caractérisée par une démarche critique, qui s’appuie sur des sources irréfutables et se distingue par une érudition impressionnante, mérite d’être saluée. Selon des approches diverses, les quatre spécialistes se rejoignent autour d’un même projet : en finir avec l’illusion d’une époque fantasmée qui n’a, en fait, jamais existé telle que la présentent les bien-pensants, surtout français et espagnols, depuis quelques décennies. Ne serait-ce pas le signe d’un réveil opportun alors que l’Europe se trouve confrontée en son sein au défi de l’islam ?

    Bien des idées reçues sont donc corrigées dans ces livres, à commencer par le sens du terme « Al-Andalus » que d’aucuns seraient tentés de confondre avec la province d’Andalousie (5). Al-Andalus est un nom arabe choisi par le pouvoir mahométan en 719 pour désigner l’ensemble des territoires de l’Hispania conquis à partir de 711, à savoir la presque totalité de la péninsule Ibérique, comprenant une partie du Portugal. La libération de cet espace a été progressive jusqu’à la Reconquête scellée par la victoire de Grenade que remportèrent les souverains catholiques, Ferdinand et Isabelle, en 1492.

    Au-delà de la géographie, Al-Andalus est une idée moderne qui, à l’heure de la mondialisation, utilise cet épisode historique pour vanter un soi-disant « paradis » interculturel. Ainsi, discours politiques, manuels scolaires, guides touristiques, articles de journaux « répètent à l’envi que l’influence d’Al-Andalus sur la pensée européenne a été cruciale, incomparable et que la dette culturelle de l’Europe envers l’islam est exorbitante » (6). Cette thèse, contestée, preuves à l’appui, par Fernandez-Morera, qui montre même comment « l’Empire musulman coupa l’Espagne chrétienne – et donc l’Europe chrétienne – de son contact direct avec la science, la médecine, l’art et la littérature de l’Empire chrétien gréco-romain », illustre l’inhibition obsessionnelle qui caractérise la relation de l’Occident avec le monde musulman.

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  • RDC : à la demande des évêques congolais, le président Museveni (Ouganda) accepte d’intervenir pour démanteler les milices musulmanes et autres infiltrées au Kivu et dans l’Ituri.

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    Lu ce 24 juillet sur le site web de « La Libre Afrique » :  

    Mgr Utembi R56A4723.JPG« L’épiscopat congolais a obtenu mardi du président ougandais Yoweri Museveni sa collaboration au démantèlement des groupes armées actifs depuis plus de deux décennies dans l’est de la République démocratique du Congo particulièrement les milices de Forces démocratiques alliées (ADF), selon un communiqué. Le président de l’épiscopat congolais, Mgr Marcel Utembi (photo), et sa délégation qui participaient à une assemblée plénière des évêques d’Afrique et Madagascar tenue à Kampala, ont été invités à une audience auprès du président Museveni, à sa demande.

    « Le président de la Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco) a saisi cette occasion pour transmettre au président de l’Ouganda la préoccupation de l’épiscopat congolais sur la présence des rebelles étrangers », dont des milices du groupe armé ougandais musulman Forces démocratiques alliées, selon le communiqué.

    En réaction, « le président Museveni a affirmé sa détermination à collaborer avec les autorités de la RDC pour le démantèlement de ces groupes armés qui sont aussi un danger pour son pays », peut-on lire dans ce communiqué, soulignant « l’importance de l’implication de la population concernée dans cette lutte ».

    « Mgr Marcel Utembi a réitéré la disponibilité de l’épiscopat congolais à accompagner, comme autorités morale, avec les Eglises soeurs, les États concernés dans la lutte contre l’insécurité dans la région des Grands Lacs africains, pour l’édification de la paix », poursuit le communiqué.

    Opposés au président Museveni, ces miliciens musulmans ougandais présents dans l’est de la RDC depuis 1995 ne s’attaquent pas à l’Ouganda, mais commettent des exactions sur des populations congolaises.

    Ils sont accusés par le gouvernement congolais et la mission de l’ONU, la Monusco, d’être responsables de massacres des civils dans la région de Beni ayant fait plus de mille morts depuis octobre 2014.

    Selon un rapport du Groupe d’étude sur le Congo (GEC) de l’Université de New York, les ADF portent effectivement une part très importante de responsabilité dans ces tueries, mais au côté d’autres éléments armés, parmi lesquels des soldats de l’armée régulière.

    Densément peuplé et riche en ressources, l’est de la RDC subit guerres, violences des groupes armés, enlèvements, exactions, viols, actes de banditisme… depuis la fin du génocide des Tutsis au Rwanda voisin en 1994 et le renversement du maréchal Mobutu en 1997. »

    Ref. RDC: l’épiscopat sollicite Museveni pour le démantèlement des groupes armés dans l’est

    Voir aussi : Malédiction sur l’Est du Congo

    JPSC

  • Un petit esclave chrétien de 11 ans massacré au Pakistan

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    D'Anita Bourdin sur zenit.org (15 juillet) :

    A la Une de L’Osservatore Romano, le petit Badal Masih, chrétien, battu à mort

    « L’enfant était pratiquement réduit en esclavage »

    « Un petit esclave chrétien massacré au Pakistan », titre L’Osservatore Romano en italien du 16 juillet 2019, à la Une (« Piccolo schiavo cristiano massacrato in Pakistan »).

    « Horreur au Pakistan, un enfant chrétien de 11 ans a été battu à mort par son employeur musulman pour une dette d’environ un euro », explique le quotidien du Vatican.

    Il précise: « L’assassinat a eu lieu à Faisalabad, dans l’État du Pendjab, parmi les zones de plus forte densité chrétienne du pays. L’enfant s’appelait Badal Masih et travaillait comme ramasseur de déchets dans la décharge appartenant à Ifran Kalu. « Travaillait » est un euphémisme, parce qu’en réalité l’enfant était pratiquement réduit en esclavage. »

    L’Osservatore Romano cite  Asianews: « Badal était payé quelques centimes par jour: environ 100 roupies, ce qui équivaut à 0,56 euro. L’enfant avait demandé à l’employeur un prêt de 180 roupies – soit un peu plus d’un euro – pour certaines dépenses nécessaires à la famille; l’homme lui a donné l’argent, mais il a ensuite voulu les récupérer immédiatement. »

    « À ce moment-là, Badal est rentré chez lui, a emprunté 150 roupies à sa mère et est retourné à la décharge pour rembourser la dette; puis il a dit à Kalu qu’il ne travaillerait plus pour lui. L ‘ »affront » de l’enfant a exaspéré l’homme, qui l’a frappé à la tête jusqu’à la mort. Le meurtrier est en fuite », raconte L’Osservatore Romano. Sans commentaire.

  • Quelle est la situation des chrétiens dans l'Egypte de 2019 ?

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    De Breizh-Info :

    La situation des chrétiens d’Egypte en 2019 [Vidéo]

    Entretien du 4 juillet 2019 avec le Père Henri Boulad de la société des Jésuites, ayant officié toute sa vie dans son pays l’Egypte en tant que directeur de séminaire et d’école, président de Caritas Egypte et Provincial des Jésuites au Proche-Orient. Auteur de nombreux essais et préfacier de L’Eglise face à l’islam entre naiveté et lucidité (éditions de Paris, 2018).

    Le Père Boulad s’exprime sur la gouvernance du maréchal Sissi en butte à l’inflexibilité doctrinale des oulémas et professeurs de l’université islamique d’al-Azhar. Sont abordés les discriminations contre les chrétiens et leur situation de minoritaires sur le temps long.

    Crédit photo : DR

  • Le Dalaï Lama a une nouvelle fois mis en garde l’Europe qui pourrait devenir « musulmane ou africaine »

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    Du site de Valeurs Actuelles :

    Migrants : le Dalaï Lama redoute que l’Europe devienne “musulmane ou africaine”

    Vendredi 28 juin 2019

    Le chef spirituel bouddhiste tibétain a ajouté, en interview sur la BBC, qu’un “nombre limité” de réfugiés devait être autorisé à rester.

    Non, le Dalaï Lama n’a pas pris sa carte au Rassemblement national. Mais il pourrait s’y trouver fort à l’aise à entendre ses dernières déclarations fracassantes sur l’immigration. Le chef spirituel bouddhiste, qui vit comme réfugié en Inde depuis qu’il a fui le Tibet en 1959, a une nouvelle fois mis en garde l’Europe, qui pourrait devenir « musulmane ou africaine » si les migrants arrivés sur le continent ne sont pas renvoyés dans leurs pays d’origine. Lui pense, au contraire, qu’un « nombre limité » d’entre eux doivent être autorisés à rester.

    Au cours de cette interview à la BBC, le Dalaï Lama a précisé que les migrants nécessiteux devraient pouvoir être formés avant de s’en retourner chez eux. « Les pays européens devraient accueillir ces réfugiés et leur procurer éducation et formation, le but étant qu’ils retournent dans leurs pays avec certaines compétences », a ainsi déclaré le leader religieux de 83 ans. Interrogé sur ceux qui voudraient rester en Europe, il a ajouté : « Un nombre limité, ça va. Sinon, toute l’Europe deviendra un jour musulmane ou africaine, c’est impossible. »

    « Chaque pays a sa propre culture »

    Relancé par le journaliste de la chaîne britannique sur son statut de réfugié, le Dalaï Lama l’a répété : « L’Europe est pour les Européens. » Avant de poursuivre : « Eux-mêmes sont mieux sur leurs propres terres. » Ce n’est pas la première fois que le chef spirituel bouddhiste, très respecté et populaire dans le monde occidental, prononce des propos aussi iconoclastes, rappelle le Dailymail. L’année dernière, à Malmö en Suède comme à Rotterdam aux Pays-Bas, il avait déjà affirmé au cours de conférences : « L’Europe appartient aux Européens. »

    « Chaque pays a sa propre culture, sa propre langue, son propre mode de vie, et il est mieux pour chacun de vivre dans son propre pays. C’est mon opinion », a souligné le Dalaï Lama sur la BBC, alors que 4,4% de la population de l’Union européenne (512 millions d’habitants) ne sont pas citoyens du continent et que 2,4 millions de migrants sont entrés dans l’UE en 2017. Décidément peu politiquement correct, ce féministe revendiqué avait même déclaré, en 2015, à propos de sa succession : « Si c’est une femme, elle devra être plus attirante. »

  • Indonésie : le péril d'une radicalisation islamique menace le plus grand pays musulman du monde

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    Du site "Pour une école libre au Québec" :

    Indonésie: le péril islamique au « pays de l'islam modéré »

    De plus en plus de soldats désapprouvent la philosophie pluraliste des pères fondateurs de l’Indonésie. Pour le ministre de la Défense nationale, « Ce ne sera pas un problème aujourd’hui, mais dans les 20 à 30 prochaines années ». Dans le même temps, 23,4 % des étudiants universitaires soutiennent le djihad pour établir un État islamique.

    Le patriotisme indonésien a été fondé en 1945 sur le « Pancasila » (/panʧaˈsiːla/), les 5 préceptes en sanscrit, ou 5 principes, qui sont : la croyance en un Dieu unique, une humanité juste et civilisée, l’unité de l’Indonésie, une démocratie guidée par la sagesse à travers la délibération et la représentation, la justice sociale pour tout le peuple indonésien. Le Pancasila est inscrit dans la Constitution.

    Dans le discours fondateur de Soekarno, qui n’était pas encore président, le premier point était le cinquième et il était ainsi précisé : « Les chrétiens prient Dieu selon les préceptes de Jésus le Messie, les musulmans selon ceux du prophète de l’islam Mahomet, les bouddhistes selon leurs livres ».

    Le Gedung Pancasila, où Soekarno prononça son discours « Lahirnya Pancasila » le 1er juin 1945

    Les musulmans ont toujours trouvé que cette formulation ne convenait pas et dès le début ils ont voulu, par la « charte de Jakarta », ajouter : « avec obligation de suivre la loi de la charia pour les adhérents ». En 1956 les négociations pour une nouvelle Constitution n’ont pas abouti, et en 1959 le président Sukarno a déclaré que la déclaration de Jakarta était « dans l’âme de la Constitution ».

    Mais, comme on le sait, l’« islam modéré » du « plus grand pays musulman du monde » est de moins en moins modéré et de plus en plus agressif. Une étude du ministère de l’Éducation le montre de façon éloquente : 23,4 % des étudiants universitaires sont d’accord avec l’idée que le djihad serve à établir un État islamique ou un califat, 23,3 % préférant un califat.

    Selon Ryamizard Ryacudu, le ministre de la Défense, « ce n’est pas tellement un problème aujourd’hui, mais dans les 20 à 30 prochaines années… Si nous laissons cela se poursuivre, les dirigeants de demain pourraient être ces étudiants d’aujourd’hui, et s’ils deviennent président, général ou chef de la police, et qu’ils adoptent le califat, ce sera la fin de cette nation… Si le Pancasila échouait, la nation serait entraînée dans la même situation que le Proche Orient. »

    Source
  • Vers la disparition pure et simple des chrétiens palestiniens ?

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    Du site de France Catholique :

    Vers l’extinction des chrétiens palestiniens ?

    jeudi 13 juin 2019

    Vue de la basilique de la Nativité à Bethléem (CC Guillom)

    Selon l’agence Fides, l’organe d’information des Œuvres Pontificales Missionnaires (OPM) la population chrétienne se réduit de manière préoccupante sur les Territoires Palestiniens. Formant des communautés ultra-minoritaires, il est à craindre que ces chrétiens ne disparaissent purement et simplement de la région.

    Les chiffres rapportés par les OPM sont saisissants. À Jénine, haut-lieu de la seconde intifada en 2002, on ne compterait plus que 130 catholiques de rite latin sur 70.000 habitants, soit 0,18% de la population. À Tubas, en Cisjordanie, non loin des rives du Jourdain, 45 fidèles de l’église grecque orthodoxe sont isolés au milieu des 40.000 habitants musulmans que compte la ville (0,11% de la population). Ces statistiques ont été dévoilées par Hanna Issa, membre du conseil du Fatah, dans une contribution rendue publique récemment.

    Selon les autorités palestiniennes, le principal facteur de l’exode des chrétiens serait d’ordre politico-économique. L’instabilité locale, associée à un emploi dégradé et aux difficultés d’approvisionnement, conduirait bon nombre d’entre eux sur le chemin du départ. Mais, estiment plusieurs observateurs, leur démarche serait également dictée par les menaces et discriminations qui s’exercent sur eux même si ce facteur ne saurait être considéré comme prépondérant.

    Néanmoins, les signaux faibles sont nombreux. Le 14 mai dernier, le monastère de Saint Charbel à Bethléem a ainsi été investi et cambriolé par des malfaiteurs, pour la sixième fois depuis 2015. Le 16 mai, c’est au tour d’une église évangélique de la région de Ramallah de subir des effractions. En décembre 2018, les chrétiens de Gaza se sont vus presque systématiquement refuserleurs demandes de visas, traditionnellement accordés à l’approche des fêtes de Noël. Selon Bernard Sabella, professeur émérite à l’université de Bethléem, il ne resterait que 52.000 chrétiens en Palestine, essentiellement implantés à Jérusalem Est, Bethléhem, Beit Jala et Beit Sahour.

  • L'Orient se vide de ses chrétiens

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    Du site de L'Orient-Le Jour :

    Le synode patriarcal maronite sonne l’alarme: l’Orient se vide de ses chrétiens

    Les évêques maronites du monde entier, réunis au siège patriarcal de Bkerké. Photo Michel Akl.

    Les évêques maronites du monde entier, réunis au siège patriarcal de Bkerké. Photo Michel Akl.

    Le synode annuel de l’Église maronite (5 au 8 juin et 10-15 juin) s’est conclu samedi sur un constat grave : le Moyen-Orient, hormis le Liban, qui offre un cas spécial, se vide de ses chrétiens.

    Abordant avec la réserve qui s’impose ce thème de leurs travaux, qui se sont tenus au siège patriarcal de Bkerké, les évêques maronites ont parlé dans leur communiqué final publié samedi des « signaux graves » que les évêchés maronites de Syrie, de Jordanie, de Terre sainte, d’Égypte et de Chypre « émettent », et des « besoins croissants auxquels ils font face, en raison d’une accumulation de crises ». En d’autres termes, c’est l’hémorragie humaine dans ces pays qui préoccupe le synode. Pour reprendre les termes d’un évêque qui a requis l’anonymat, « il n’y a plus personne à Alep, à Damas, en Terre sainte, à Chypre. Bon, il y en a à Lattaquié, mais ça reste une mince compensation ». On sait qu’à Alep, pour prendre un exemple, il reste à peine 10% des 400.000 chrétiens qui y habitaient avant que n’éclate la guerre en Syrie 2013.

    Les évêques ne baissent pas les bras pour autant et affirment dans leur communiqué qu’ils défendront la cause de ces populations forcées à l’exode par la guerre, l’insécurité, le besoin économique ou les pressions idéologiques, auprès des instances arabes et internationales, afin qu’ils « préservent leur identité culturelle, et que leurs pays retrouvent leur place dans la communauté arabe et internationale ».

    Parler en espérance

    Parle-t-on en espérance ? Sans doute. Certes, les évêques sont sincères dans leur plaidoirie, mais ils n’en constatent pas moins que l’exode des populations chrétiennes du Moyen-Orient est, dans une certaine mesure, irréversible, et qu’il génère un phénomène de vases communicants, puisque l’Orient qui se désemplit se déverse dans les pays d’émigration.

    Du reste, le synode en prend acte. Dans son communiqué final, il affirme avoir examiné « la situation des évêchés de la diaspora, ainsi que l’augmentation du nombre de leurs fidèles et de leurs besoins pastoraux, notamment en prêtres ». Selon le communiqué, les évêques se sont penchés sur le diocèse de France, celui de l’Afrique occidentale et centrale, les communautés en Afrique du Sud, en Europe occidentale et en Europe du Nord, ainsi qu’en Amérique centrale, en Colombie, au Pérou et en Équateur. Les diocèses du Liban principal réservoir maronite de prêtres, ont été sollicités d’accorder « la priorité » à la formation de prêtres missionnaires « et d’aider financièrement les communautés en cours de croissance qui en ont besoin ».

    Facteurs d’unification

    Abordant le volet de la réforme liturgique au sein de l’Église maronite, le synode a par ailleurs insisté sur la liturgie comme facteur d’unification des maronites. Une attention particulière est également accordée, pour son rôle unificateur, au programmes en vigueur dans les quatre séminaires de préparation au sacerdoce : Ghazir, Karm Saddé, Washington et Rome, avec insistance particulière sur « l’accompagnement » à tous les stades de la formation sacerdotale, pour écarter les candidats incompatibles avec la mission de l’Église.

    Par ailleurs, le synode a accordé une attention particulière aux tribunaux religieux maronites et à la pastorale du mariage. Il a souhaité que l’on se dirige vers des juges à plein temps, et à la formation de prêtre qui se spécialiseraient dans le droit canonique, non sans se féliciter des bons résultats des efforts déployés ces dernières années pour développer des centres d’écoute et de réconciliation, d’accompagnement et de préparation au mariage.

    La présence des réfugiés syriens au Liban, leur nombre et leur distribution géographique ont fait l’objet de l’attention du synode. A cet effet, les évêques ont pris connaissance d’une rapport détaillé établi par la Fondation maronite dans le monde.

    Les écoles et le logement

    Les catastrophes sociales qui se sont abattues sur le Liban ces dernières années, n’étaient pas non plus absentes du paysage, notamment celui écoles catholiques ( qui scolarisent 70% des élèves du Liban ), qu’une loi sur la majoration des salaires dans le secteur (46/2017), a saigné et mis en crise, au point d’obliger certaines d’entre elles à fermer.

    Le synode n’a pas oublié d’encourager l’État libanais à reprendre son programme de prêts –logements, suspendu en raison d’un affaiblissement des capacités directrices de la Banque centrale. Pour le synode, boucher aux jeunes couples l’horizon sur ce plan, équivaut à les pousser à l’exode et accentue l’hémorragie humaine du pays.

    Enfin, les évêques ont adjuré la classe politique à instaurer un climat de confiance dans le pays, et à préserver l’esprit du vivre-ensemble et de « l’équilibre » au niveau des grands rouages de l’appareil d’Etat.

    Élections

    Sur le plan des élections, le vicaire et auxiliaire patriarcal Boulos Abdel Sater a été élu archevêque de Beyrouth, à la place de Mgr Boulos Matar. Il est remplacé par le P. Antoine Aoukar, haut responsable de l’Ordre des Antonins.

    Le vicaire et auxiliaire patriarcal Youhanna Rafic Warcha, lui, est nommé représentant du patriarcat auprès du Saint-Siège et président du Collège maronite, en remplacement de Mgr François Eid, parvenu à l’âge de la retraite. Il est remplacé, au sein de la curie patriarcale par le chorévèque Peter Karam responsable de l’évêché maronite Notre-Dame du Liban, à Los Angeles. 

  • "Coming out" : quand un musulman converti au catholicisme témoigne sur scène

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    Du site de France Catholique :

    Musulman converti au catholicisme, Mehdi Djaadi témoigne sur scène

    Ce samedi 15 juin à Paris, pour une date unique, Mehdi Djaadi accomplira sur scène son « coming-out » catholique. Une démarche courageuse, pleine de souffle et d’humour, à ne manquer sous aucun prétexte.

    « Coming-out ». D’emblée, le titre du spectacle de Mehdi Djaadi interpelle. Car la déclaration publique à laquelle il se livre n’est pas celle qu’exige notre époque des personnes homosexuelles. A bien des égards, elle est bien plus intempestive et, disons-le, risquée. Né musulman, ce comédien qui a rencontré le Christ en passant par la case du protestantisme, est désormais un catholique passionné. Et il a à cœur de le proclamer.

    Repéré au cinéma ou à la télévision dans plusieurs succès récents, comme La Prière de Cédric Kahn ou encore la série Hippocrate sur Canal+, sélectionné parmi les révélations des César 2016, Mehdi Djaadi a voulu livrer au public le récit de son « odyssée spirituelle » qui l’a conduit jusqu’à l’Église et à Dieu. Son propos est dénué de toute ambiguïté, « Coming-out » est un one-man-show, « corrosif, subversif (ou plus exactement contre-subversif), rempli d’humour, et plus encore porteur d’espérance ». Espérance pour les musulmans de France en particulier dont seule la conversion, estime-t-il, sera porteuse d’un « avenir radieux ».

    De l’école coranique à l’Église

    Élevé à Saint-Étienne (Loire) dans une famille d’origine algérienne, Mehdi Djaadi allait à l’école privée catholique en semaine et à l’école coranique le week-end. Habité par les préoccupations religieuses, il s’éloigne pourtant de l’islam et bascule dans la délinquance. Il découvre le christianisme grâce à un pasteur évangélique qui lui remet une Bible, avant d’évoluer progressivement vers le catholicisme et de demander le baptême. Au-delà de sa rencontre avec le Christ qui surpasse tout, Mehdi Djaadi aime aussi à dire qu’en « ouvrant la porte du catholicisme, (il a) ouvert la porte de la France ». Y compris du point de vue gastronomique : « J’ai pris 15 kilos en devenant catholique » déclara-t-il un jour devant un public hilare.

    Attention, il n’y a qu’une seule date – ce samedi 15 juin - pour assister à ce spectacle. L’entrée est libre, mais la générosité est de mise puisque tous les dons sont destinés à la paroisse du Cœur Eucharistique (Paris 20e) et au conseil Saint Louis Martin des Chevaliers de Colomb qui lui est rattaché. L’année dernière, une quinzaine de jeunes avaient ainsi pu partir à la découverte du Puy-du-Fou.

    « Coming Out », samedi 15 juin, 20H00, salle Montbeillard – 22, rue du lieutenant Chauré ou 13, rue Alphonse Penaud – 75020 Paris. Métro : Porte de Bagnolet.

  • L'inquiétude des Indiens chrétiens après les dernières élections législatives

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    De l'Aide à l'Eglise en Détresse (Belgique) :

    Le résultat des élections inspire la crainte aux Indiens chrétiens

    3/06/2019 Leuven – Les élections législatives en Inde ont pris fin il y a quelques jours. Le parti nationaliste au pouvoir, le BJP (Bharatiya Janata Party) du Premier ministre Narendra Modi, vient de remporter la victoire de la plus grande élection démocratique au monde avec près de 900 millions d’électeurs. Selon une source proche de l’Eglise, la victoire du BJP « suscite la frustration et la peur des minorités en Inde ».

    « Les cinq dernières années avec Modi au pouvoir ont suscité de nombreuses inquiétudes et ont été très difficiles pour nous. Nous craignons que les cinq prochaines années ne soient pires », souligne la source qui souhaite rester anonyme pour des raisons de sécurité.

    « Le fait que le parti nationaliste hindou BJP ait remporté une telle victoire nous inquiète. Tout d’abord, parce que le nationalisme hindou se développe et les minorités, tant chrétiennes que musulmanes, sont souvent abandonnées à l’injustice sociale et sont ouvertement discriminées pour des motifs religieux. Mais aussi parce que l’économie est en baisse depuis quelques années et que les pauvres sont maintenant plus pauvres qu’auparavant. Les classes modestes sont négligées et les riches sont les seuls gagnants. »

    Comme il l’a déclaré à l’Aide à l’Église en Détresse, « le nationalisme hindou ne veut pas de changements dans la structure sociale et de nombreux Indiens vivent dans un état de semi-esclavage. Les gens des classes inférieures sont utilisés et exploités. « Parmi les rares institutions qui tentent de changer cela, il y a l’Eglise et « c’est l’une des raisons pour lesquelles nous faisons l’objet de discrimination et d’oppression ».

    Et il ajoute que beaucoup de gens sont sous le choc en Inde : « nous ne pouvons pas croire ce qui est arrivé. Même dans les états et circonscriptions où les sondages donnaient des prévisions moins favorables à Modi, finalement, son parti a remporté beaucoup plus de sièges que prévu ».

    En plus des informations de certains médias qui parlent de manipulation du système électronique de vote, il existe également des accusations portant sur l’achat de voix. Ainsi notre source témoigne : « J’ai vu comment des centaines de pauvres journaliers avaient été rassemblés quelques jours avant les élections et avaient reçu 3 000 roupies du Parti nationaliste populaire. »

    Demandant des prières pour son pays, il conclut: « Il est très dangereux de parler contre le gouvernement. Presque personne n’ose aujourd’hui, c’est devenu un parti autoritaire. Mais je veux que vous sachiez comment nous allons. Le monde doit savoir que la situation est mauvaise et que nous avons peur. Nous avons déjà eu cinq ans de peur et nous nous demandons à quoi ressemblera l’avenir. »