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Médias - Page 99

  • La Catalogne et l'indépendance : une énorme arnaque

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    De Sergio Cébrian sur le site "VoxEurop" :

    LA CATALOGNE ET L’INDÉPENDANCE :

    Une énorme arnaque

    Ce qu’on observe ces dernières années en Catalogne peut être qualifié d’ "énorme arnaque", dont les racines puisent dans un intense processus d’appropriation de l’espace politique catalan au point d’asphyxier toute option étrangère à son approche. C’est une arnaque de dire, comme le font les indépendantistes, que les droits des Catalans ont été violés, qu’on leur a refusé de voter librement dans les consultations légales, ou que leur langue et culture ont été "étouffées" par Madrid. On observe que le "catalanisme" traditionnel, protégé généreusement par la constitution espagnole de 1978, qui a accordé une très large autonomie à la Catalogne, s’est mué en nationalisme et en des revendications d’indépendance régies par l’avidité, l’opportunisme et la concurrence en matière de politique intérieure. Or, il est impossible de contenir le nationalisme car il repose sur une dichotomie entre le bien et le mal, sur l’exclusivité et sur l’obligation de prendre partie.

    Ajoutez à cela un contrôle de fait de la langue, de l’éducation, de la culture et des organes de presse et vous avez tous les ingrédients d’un nationalisme "laid" , voire d’un totalitarisme — celui qui a jadis anéanti l’Europe. On les a reconstruits dans un style nationaliste post-moderne, compatible avec les réseaux sociaux, un nationalisme de selfies avec drapeaux, de l’imaginaire audiovisuel avec une stratégie marketing impeccable, qui s’est développée essentiellement après l’arrêtdu Tribunal constitutionnel sur le Statut de la Catalogne de 2010 — qui avait amendé le Statut — et après un processus de négociation désastreux, et encore davantage avec les mises en scène massives de la Diada, la fête nationale catalane.

    Une chimère ethnique absurde dans une Espagne démocratique et ouverte. C’est ce qui a permis de séduire de nombreux Catalans — mais moins de 50% d’entre eux comme le montrent les résultats des dernières élections régionales. C’est un processus qui a culminé en pleine crise économique, pendant laquelle les laissés-pour- compte (dont une grande partie n’avait aucun penchant nationaliste auparavant) ont renforcé les rangs du mouvement séparatiste. Ce phénomène peut s’expliquer par l’émergence d’un mouvement global contre les inégalités générées par le néolibéralisme, et dans cadre s'explique qu'une partie des classes populaires locales se sont bizarrement allié actuellement aux plus nationalistes parmi les nationalistes catalans, clairement imbus de suprémacisme vis-à-vis des Espagnols "pauvres" . La recherche d’un bouc émissaire, la “méchante Espagne" incarnée par le slogan "L’Espagne nous dérobe" , vient compléter le tableau.

    La dernier acte de cette supercherie s’est déroulé dimanche 1er octobre, avec l’appel suicidaire pour un référendum sur l’autodétermination lancé par un dirigeant politique qui avait admis par le passé avoir des inclinations au suicide politique. J’ai nommé Carles Puigdemont, président de la Generalitat. Il l’a fait malgré la proclamation par la Cour constitutionnel de l’illégalité de la consultation. Pour déterminer à qui revient la charge de la preuve, il suffit de rappeler qu’un coup d’Etat interne a eu lieu en Catalogne les 6 et 7 septembre, contre les institutions catalanes et celles de l’Etat espagnol, en ignorant la moitié non nationaliste de la représentation parlementaire.

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  • François : plus de 40 millions d'abonnés sur Twitter

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    D'Aude Bariéty sur le site du Figaro :

    Le pape François franchit le cap des 40 millions d'abonnés sur Twitter

    Le pape François franchit le cap des 40 millions d'abonnés sur Twitter

    Fort de ses neuf comptes twittant en autant de langues, le souverain pontife est l'un des leaders mondiaux les plus suivis sur Twitter. Il est seulement dépassé par... Donald Trump.

    Un peu moins de cinq ans après l'arrivée sur Twitter des comptes Pontifex, sur demande du pape Benoît XVI, le cap des 40 millions de followers est atteint du côté du Vatican. Dans un communiqué, le Secrétariat pour la communication du Saint-Siège a souligné que «ces douze derniers mois, les followers ont progressé de plus de neuf millions, démontrant la constante attention des gens pour les tweets du Saint-Père».

    Les équipes du pape François tweetent en neuf langues - anglais, espagnol, italien, arabe, portugais, allemand, français, polonais et même... latin! Le compte le plus suivi est Pontifex_es: plus de 14 millions d'hispanophones lisent par ce biais les pensées du Pape d'origine latino-américaine. Le compte français est quant à lui suivi par 945.000 internautes. 

    5 millions de followers sur Instagram

    Dans son dernier tweet, publié à 13h30, le souverain pontife appelle les chrétiens à «témoigner dans l'église et au monde de la bonté de Dieu et de sa miséricorde», à l'image de Saint Jean XIII, fêté chaque année le 11 octobre, date anniversaire de l'ouverture du concile Vatican II dont le pape italien fut l'initiateur.

    Le Secrétariat rappelle par ailleurs que le pape François détient également un compte Instagram, créé le 19 mars 2016 et déjà suivi par près de cinq millions d'internautes. Sur la dernière des 460 publications, on peut voir le Saint-Père faire le signe de croix sur le front d'une enfant malade, avec comme légende: «Comme missionnaires de l'espérence, réjouissons-nous dans la puissance salvatrice de Dieu, ne perdons pas cœur et aidons les autres à regarder l'avenir avec confiance».

    Donald Trump first

    Le compte Twiplomacie, spécialisé dans l'étude des réseaux sociaux par les gouvernements, notait toutefois la semaine dernière qu'au 1er octobre 2017, le Pape avait été dépassé par Donald Trump au classement des leaders mondiaux les plus suivis sur Twitter. Deux chefs de gouvernement, deux manières (très) différentes de tweeter...

     
  • Que faisons-nous pour que les enfants puissent conserver un regard limpide, rempli de confiance et d’espérance?

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    De zenit.org (Anita Bourdin) :

    Pour que les enfants conservent un regard limpide, rempli de confiance et d’espérance (texte complet)

    «La dignité de l’enfant dans le monde numérique»

    « Travaillons ensemble pour avoir toujours le droit, le courage et la joie de regarder dans les yeux les enfants du monde »: le pape a conclu par cet image du regard des enfants, son discours, musclé, en défense des enfants et des défis de protection et d’éducation que lance l’utilisation du web: 800 millions d’enfants y ont accès. Il y reconnaît que l’Eglise  n’a pas naguère répondu de façon adéquate et est aujourd’hui engagée de façon déterminée aux côtés des forces vives de la société.

    Le pape s’adressait aux participants du Congrès mondial de l’Université pontificale grégorienne sur « La dignité de l’enfant dans le monde numérique » (“Child Dignity in the Digital World”, 3-6 octobre 2017).  Le cardinal secrétaire d’Etat Pietro Parolin est intervenu au congrès le 3 octobre. Le pape a d’abord été salué par le recteur de la Grégorienne et par une jeune engagée pour la défense des enfants. Les congressistes ont remis au pape une « Déclaration de Rome » qui constitue comme une charte et une feuille de route.

    « A de multiples occasions et dans de nombreux pays différents, a confié le pape, mes yeux rencontrent ceux des enfants, pauvres et riches, sains et malades, joyeux et souffrants. Être regardé par les yeux des enfants est une expérience que nous connaissons tous et qui nous touche au fond du cœur et qui nous oblige aussi à un examen de conscience ».

    Il a ensuite posé des questions de fond: « Que faisons-nous pour que ces enfants puissent nous regarder en souriant et pour qu’ils conservent un regard limpide, rempli de confiance et d’espérance? Que faisons-nous pour que cette lumière ne leur soit pas volée, pour que ces yeux ne soient pas troublés et corrompus par ce qu’ils trouvent sur le réseau, qui sera une part intégrante et très importante de leur cadre de vie? »

    Le pape François a salué un à un les participants, venus de pays aussi différents que, par exemple, l’Allemagne – le pape a dit quelques mots en allemand -, les Emirats arabes unis, le Costa Rica ou le Mexique, les Philippines et la Chine. Certaines personnes représentaient la société civile, des associations, des communautés religieuses, des gouvernements, des forces de police. Et après une photo de groupe, le pape s’est retiré sous les applaudissements.

    Voici la traduction officielle en français du discours prononcé par le pape en italien.

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  • L'Eglise doit-elle avoir peur de son histoire ?

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    De Christophe Dickès sur Storia Voce (web radio dédiée à l'histoire) :

    L’Eglise doit-elle avoir peur de son Histoire?

    Dans les débats publics autour du catholicisme ou de l’histoire de l’Eglise, reviennent toujours telle une litanie des affirmations à charge sur les croisades, les guerres de religion, l’antisémitisme ou encore l’inquisition. L’Eglise, institution du passé, obscurantiste et passéiste, est accusée d’avoir soutenu la violence, d’avoir fait dresser des bûchers, de s’être opposé à l’intelligence, d’avoir rejeté la raison et les progrès de la science… Storiavoce vous propose de relire l’histoire du catholicisme non pas avec les lunettes idéologiques du XIXe siècle mais avec un regard dépassionné sur les grandes polémiques. L’Eglise doit-elle avoir peur de son Histoire? Une émission avec le médiéviste Olivier Hanne interrogé par Christophe Dickès.

    L’invité: spécialiste d’histoire médiévale, Olivier est aussi un géopoliticien qui travaille sur la géopolitique de l’Islam. Auteur de nombreux ouvrages, il a publié aux editions L’homme nouveau Le génie historique du catholicisme. Il écrit régulièrement pour les revues ConflitsMoyen-OrientDiplomatieDSIDéfense nationale, GéostratégiquesRes militaris, Le Rotarien, Le Figaro Histoire, Sciences humaines, Management et Metronews.

    Attention, la vidéo ci-dessous est une reprise de l’enregistrement audio. l’image est donc fixe.

  • La médiatisation du geste d'Anne Bert suscite des réactions indignées

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    MALADIE DE CHARCOT : « NOUS NE NOUS RECONNAISSONS PAS DANS LA DEMANDE D’ANNE BERT »

     

    L’Arsla[1], l’association pour la recherche sur la SLA[2], regrette la médiatisation du geste d'Anne Bert associé à la maladie et déplorent un « raccourci Charcot-euthanasie ».

    « Nous avons reçu beaucoup d'appels de malades et de leurs proches pour dire leur indignation. Peu se reconnaissent dans ce choix très personnel, même si chacun connaît la réalité de la souffrance de cette maladie », explique Christine Tabuenca, directrice générale de l’Arsla. « Cela leur renvoie une image négative et ultime de la maladie alors que la grande majorité d'entre eux ne pense ni à l'euthanasie ni au suicide, qu'ils sont au contraire dans l'espoir et la vie, dans le combat, qu'ils profitent du présent et font tout pour compenser la perte d'autonomie ».

    L’association déclare « respecter cette dame », mais considère que sa médiatisation va provoquer un raccourcit « Charcot-euthanasie » et témoigne aussi d’un « non-respect » « du travail des médecins et des chercheurs qui accomplissent un formidable accompagnement médical et humain pour diminuer les souffrances ».

    Le professeur William Camu, neurologue au CHU de Montpellier, déplore également une médiatisation « excessive » : « C’est dommage de parler de la SLA uniquement en donnant la parole à cette dame, dont les interventions choquent beaucoup de mes patients. Je peux comprendre la révolte dans laquelle elle se trouve. D’autres patients sont dans le même état d’esprit. Et depuis qu’elle témoigne dans les médias, j’en connais au moins deux qui se sont mis aussi à réclamer l’euthanasie. Mais il faut bien comprendre qu’ils ne sont qu’une petite minorité de l’ensemble des patients ».

    Par ailleurs, il évoque les pistes de recherches, en particulier de thérapie génique, face à la sclérose latérale amyotrophique (SLA). Bien qu’il n’existe pas de traitement permettant aujourd’hui de guérir la SLA, « un médicament, le riluzole, permet de diminuer la souffrance des cellules nerveuses et leur vitesse de dégénérescence […] et améliore le pronostic vital de 30 %. Cela veut dire qu’au bout d’un an et demi de traitement, il y a 30 % de décès en moins avec ce médicament. Globalement, cela permet de gagner une année de vie supplémentaire. Cela reste bien sûr insuffisant mais nous fondons de gros espoirs sur d’autres pistes de recherches, notamment fondées sur la thérapie génique ».

    Pour aller plus loin :

    Euthanasie : Agnès Buzyn répond à Anne Bert

    Fin de vie : un autre regard sur la maladie de Charcot

     

    [1] Association fondée en 1984 par un neurologue et un patient comptant 10.000 adhérents et accompagnant 3000 malades des 7000 à 8000 recensés en France.

    [2] Abréviation pour la sclérose latérale amyotrophique (SLA), ou maladie de Charcot (du nom du médecin qui l’a décrite au 19e siècle).

    Sources: La Croix, Pierre Bienvault (19/09/2017) ; Le Figaro, Delphine de Mallevoüe(19/09/2017)

  • Affaire Barbarin : tapez sur les cathos, il en restera toujours quelque chose...

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    De Régis de Castelnau sur Causeur.fr :

    Affaire Barbarin: tapez sur les cathos, il en restera quelque chose!

    La mise à mort médiatico-judiciaire continue

    Le lugubre cardinal Barbarin a fait l’objet en son temps d’un lynchage médiatico-politiqueen grand que certains ont voulu transformer en lynchage médiatico-politique et judiciaire. Tous les médias à la manœuvre, le Premier ministre de l’époque lui-même sommant l’ecclésiastique « de prendre ses responsabilités » ! Et le ministère de l’Intérieur a joué un rôle assez trouble là-dedans. Le problème, c’est que la France est normalement un État de droit, et que toutes les plaintes déposées, parfois trente ans plus tard, se sont heurtées à la probité du parquet de Lyon qui a appliqué les principes impératifs régissant le procès pénal, et font la différence entre un pays civilisé et la république bananière dont semblent rêver certains.

    En prison les abbés !

    Le classement sans suite avait beau être inévitable et parfaitement motivé, il a été immédiatement suivi par la clameur et une levée de boucliers. Quand il s’agit de taper sur les curés on ne va quand même pas s’embarrasser des règles de droit, sinon on ne va pas s’en sortir. En prison les abbés !

    Alors, on va lancer une procédure à l’initiative des plaignants par le biais de la « citation directe en correctionnelle » pour qu’il y ait une audience pénale à grand spectacle. L’utilisation de cette procédure permet de contourner l’évidence de l’impossibilité des poursuites, et de saisir la juridiction pénale, contrainte d’audiencer l’affaire. Mais en application du droit de renvoyer les manipulateurs à leurs chères études. Le but n’est donc à l’évidence absolument pas d’obtenir une vérité judiciaire ou une condamnation qui ne peuvent pas advenir, mais bien d’organiser un cirque médiatique. Pour faire bonne mesure, on a cité tout un tas de mitrés, tout juste s’il n’y a pas le Pape dans la liste.

    Le « silence de l’Eglise » ?

    Écoutons Le Figaro. « L’archevêque de Lyon n’est pas le seul convoqué. Cinq autres personnes liées au diocèse le sont. Et une sixième, de grande importance: Mgr Luis Ladaria Ferrer. Au Vatican, ce jésuite espagnol est le préfet de la Doctrine de la foi, c’est-à-dire le gardien du dogme. François l’a nommé le 1er juillet 2017. » Là c’est du lourd, coco.

    Et tous ceux qui sont d’une prudence de serpent dès qu’il s’agit de l’islam intégriste s’en donnent cette fois-ci à cœur joie. Et les médias se préparent avec gourmandise. Y compris Le Figaro qui titre : « pédophilie, le silence de l’Eglise en procès. » Évidemment, on connaît bien l’opportunisme habituel de ce journal, mais on ajoutera cette fois-ci qu’il n’a même pas la reconnaissance du ventre. Les 8 % de français chrétiens qui pratiquent encore forment quand même les gros bataillons de ses lecteurs. Ni catholique, ni abonné, cela ne me concerne pas, mais à la place de ces ouailles, je résilierais mon abonnement…

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  • Dominique Wolton interpelé sur son livre avec le pape à l'émission "On n'est pas couché"

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    Très symptomatique du climat culturel et médiatique dans lequel nous évoluons et qui, malgré tous les efforts du pape, reste fondamentalement allergique à tout ce que représente le catholicisme...

  • Quand une jeune fille trisomique interpelle Angela Merkel sur les avortements tardifs

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    De Benoît Pénicaut sur le site de l'hebdomadaire "Famille Chrétienne" :

    Vidéo - Une jeune fille trisomique interpelle Angela Merkel sur les avortements tardifs

    En direct à la télévision allemande, Natalie, elle-même porteuse de trisomie 21, interpelle Angela Merkel sur les trop nombreux avortements tardifs de personnes handicapées. « Mes semblables et moi vous demandons, madame Merkel, quel est votre avis sur les avortements tardifs ? Pourquoi est-t-il permis d'avorter les bébés porteurs de trisomie 21 jusqu'à la naissance ? »

    Visiblement gênée, Angela Merkel a répondu : 

    « On a au moins réussi à rendre obligatoire un entretien pour les avortements tardifs, les parents doivent y réfléchir encore une fois pendant trois jours pour prendre la décision d’avorter. C‘était déjà incroyablement difficile d’obtenir une majorité sur ce sujet, car on nous a dit que cela relève du libre-choix des parents, surtout de la mère. Mais quand on voit quelle personne formidable vous êtes, je ne peux que dire qu’il était juste et important d’y réfléchir. »

  • Notre tâche : oeuvrer à la décolonisation idéologique

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    De Jean-Michel Beaussant sur le site de l'Homme Nouveau :

    Pour une décolonisation idéologique !

    À plusieurs reprises le Pape François a parlé de « colonisation idéologique » soutenue par des pays ou des lobbies très influents à l’encontre de la famille et de la loi naturelle. Le terme s’applique parfaitement au laïcisme et à sa dictature du relativisme. Explication et résolution de rentrée.

    Avec la sagesse surnaturelle propre à l’Église, les derniers papes ont induit des concepts particulièrement éloquents, fondés sur la réalité de notre monde contemporain : « culture de mort », « structures de péché », « dictature du relativisme », « totalitarisme sournois » de la démocratie moderne… Retenons ce dernier, en nous souvenant de ce que disait Benoît XVI à son propos : « Le sécularisme qui porte le sceau de l’Occident, différent et sans doute plus sournois que celui du marxisme, présente des signes qui ne peuvent que nous préoccuper. » (24 janvier 2008 aux évêques de Slovénie).

    Le nazisme plus sournois que le communisme

    Incompris de ses proches (les catholiques autrichiens) en son temps, le bienheureux Franz Jägerstätter avait dit similairement du national-socialisme qu’il était « plutôt plus sournois » voire « franchement plus dangereux » que le communisme en ce qu’il est moins ouvertement athée et matérialiste et peut, avec ses aspects subrepticement spirituels et ésotériques, pénétrer l’âme humaine sans se montrer sous son véritable visage d’ennemi mortel de Dieu et de l’humanité. « Selon moi, écrivait-il, ceux qui ne touchent pas aux églises mais complotent avec malice et astuce, ont plus de succès dans la destruction des âmes que ceux qui démolissent les bâtiments sacrés et emprisonnent les prêtres. »

    Laïcisme et islamisme

    Avec le recul, le propos n’est pas si osé qu’il n’y paraît et renvoie à celui du pape émérite. En risquant d’être aussi incompris des catholiques contemporains, on pourrait du reste poser également cette question de nos jours, relative­ment au sécularisme et au « communisme du XXIe siècle » (l’islamisme) : si le nazisme et le sécularisme sont plus sournois que le communisme, le laïcisme occidental n’est-il pas aussi plus insidieux que l’islamisme comme totalitarisme ? Sa « dictature du relativisme » n’est-elle pas plus perfide non seulement que les dictatures du XXesiècle (communisme et nazisme) mais également que celle – théocratique – de l’heure (l’islamisme) avec ses violences ostensibles ? Car il nous faut craindre davantage ceux qui tuent les âmes que ceux qui ne peuvent tuer que les corps, avertit l’Écriture. Martyr en grec veut dire témoin. Et il est aujourd’hui une forme de martyre non sanglant qu’il importe de saluer et soutenir en Occident face à un terrorisme intellectuel plus sournois que le terrorisme physique de l’Orient. Selon un courage et une grâce sans doute différents, l’un n’excluant d’ailleurs pas l’autre et pouvant même y conduire, comme en témoignent la vie et la mort de Jägerstätter.

    Refus de la compromission

    C’est le refus évangélique de la compromission évoqué le 12 août, dans une homélie au Puy du Fou – « Prions pour qu’une puissante et joyeuse Vendée intérieure se lève dans l’Église et le monde » – par le cardinal Sarah comme dans son fameux livre Dieu ou rien, où il appelle finalement à la même attitude morale que Soljénitsyne : « Le mensonge ne passera pas par moi. » Le laïcisme, lui non plus, ne détruit pas forcément les églises. Il ne nous interdit pas de croire au Christ mais il nous y oblige d’y croire comme à une opinion subjective aussi respectable et fantaisiste que toutes les autres croyances dans son temple relativiste : contre le dogme, tous les dogmes ou celui selon lequel il n’y en a pas, d’après la stratégie maçonnique ! Il nous est demandé de rejeter cette dictature du relativisme comme les premiers chrétiens refusaient, au milieu du polythéisme de leur époque, d’aller brûler trois grains d’encens au Panthéon, c’est-à-dire de sacrifier aux idoles en reniant le vrai Dieu. Dieu ou rien ! Comme les dissidents du communisme ou de l’islamisme, les dissidents chrétiens de la religion idolâtrique de l’Empire romain risquaient alors la mort, tandis que nous ne risquons pour l’heure qu’une certaine relégation sociologique.

    Avoir le courage de réagir

    Mais si nous ne risquons pas plus, n’est-ce pas précisément parce nous avons déjà mis un certain pied dans ce lieu idéologique de la démocratie religieuse et du culte de l’homme ? S’il s’agissait pour les premiers chrétiens de refuser de pénétrer dans le Panthéon clairement contraignant de Rome, il s’agit davantage pour nous aujourd’hui d’avoir le courage de sortir de celui plus subtil et dissolvant de notre temps. Autrement dit : accomplir une « décolonisation idéologique » ! Afin d’être plus fidèle à l’Évangile sans hésiter, pour participer au Royaume de Dieu et passer ainsi par la Croix rédemptrice et son mystère d’iniquité : « Parce que vous n’êtes pas du monde et que moi je vous ai choisi du milieu du monde, voilà pourquoi le monde vous hait » (Jn 15, 19).

    Le bienheureux Franz Jägerstätter est né le 20 mai 1907 à St. Radegund, près de Salzbourg, et mort le 9 août 1943 à Berlin. Il était un objecteur de conscience autrichien. Victime du régime nazi, il est vénéré comme bienheureux et martyr par l’Église catholique. Cf. Cesare G. Zucconi, Christ ou Hitler ? Vie du bienheureux Franz Jägers­tätter, DDB, 272 p., 32,50 €.

  • La Belgique où règne une extension permanente du domaine de la mort...

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    D'Erwan Le Morhedec ("Koz") sur son blog :

    L’extension permanente du domaine de la mort

    Et la mécanique ordinaire se met en œuvre, comme s’il s’agissait de suivre le plan convenu à l’avance. Une checklist. Cocher la case livre, la case ADMD, le départ à l’étranger, les matinales et la pression de l’émotion. Et cet argument, toujours, du moins-disant éthique. Puisque le pays voisin l’autorise, pourquoi ne le faisons-nous pas ? Comme si la mort, la vie, la dignité d’un être se décidaient au jeu du forum shopping. Une écrivaine, Anne Bert, a choisi de rejoindre la Belgique pour s’y faire donner la mort, au stade où elle considère que sa dignité n’est plus assurée. Elle n’est pas en phase terminale mais refuse de vivre davantage. Ce serait son choix, un choix personnel qu’il conviendrait de respecter. C’est ainsi qu’on nous le présente, c’est pourtant un peu plus que cela. C’est aux noms de tous les autres qu’il faut interroger cette démarche.

    Car oui, c’est un peu plus que son choix, puisqu’elle a décidé de le médiatiser. C’est un peu plus que son choix puisqu’elle a décidé d’appeler de ses vœux un changement de législation. Peu importe que la France en ait si souvent débattu, peu importe la nature de nos débats éthiques et parlementaires. Avec le secours médiatique et les bons soins de la Belgique, il s’agit d’aller plus loin, encore plus, toujours plus loin, vers le seul but véritable de cette action militante depuis plus de vingt ans : obtenir le droit, à tout moment de sa vie, en phase finale ou non, malade ou pas, de se faire donner la mort.

    Je lis qu’Anne Bert dénonce la loi française. Dans Le Parisien, elle est en colère contre « une loi hypocrite », la France « proscrivant seulement l’acharnement thérapeutique ». Faut-il donc travestir cette loi pour en obtenir la révision ? Après déjà les élargissements dus à la loi Leonetti, ouvrant la possibilité d’une sédation jusqu’à la mort, la révision de cette loi par la loi du 2 Février 2016 « créant de nouveaux droits en faveur des malades et des personnes en fin de vie » est allée bien au-delà. Désormais, l’article L1110-5-5 du Code de la Santé Publique prévoit ceci, qui vient encore s’ajouter aux possibilités antérieures :

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  • Défense de la Vie : la prise de position courageuse d'un parlementaire britannique suscite l'émoi

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    Du site de la RTBF :

    Journal du web: un parlementaire britannique, opposé à l'avortement, crée la polémique

    "Je suis opposé à l'avortement, même en cas de viol ou d'inceste" : ces propos sont ceux de Jacob Rees Mogg, un parlementaire britannique issu du Parti conservateur. Interrogé sur l'avortement et le mariage entre personnes du même sexe lors d'une apparition sur le plateau de la chaîne ITV, le député a exprimé ses convictions personnelles. Jacob Rees Mogg a déclaré notamment que la vie était sacrée et commençait dès la conception de l'enfant. Concernant le mariage homosexuel, le parlementaire a aussi exprimé son point de vue : "Je soutiens l'enseignement de l'église catholique".

    Jacob Rees Mogg a précisé que la loi sur l'avortement ne changerait pas. Mais les propos ont choqué la population britannique. Sur Twitter, les positions conservatrices du parlementaire suscitent la polémique. Beaucoup d'internautes estiment que ces idées sont d'un autre temps et que les droits de la femme ne sont pas respectés. Des propos qui font débat d'autant plus que ce député eurosceptique est un politicien en vogue. Il pourrait prétendre à un poste ministériel lors du prochain remaniement.

    De son côté, le parti conservateur prend ses distances avec le discours de Jacob Rees Mogg. Un porte-parole de Theresa May a précisé que le parti n'était pas d'accord avec ces propos. Mais il souligne que l'avortement est une question de conscience et que les députés décident de manière individuelle dans ces matières.