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Médias - Page 102

  • Notre tâche : oeuvrer à la décolonisation idéologique

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    De Jean-Michel Beaussant sur le site de l'Homme Nouveau :

    Pour une décolonisation idéologique !

    À plusieurs reprises le Pape François a parlé de « colonisation idéologique » soutenue par des pays ou des lobbies très influents à l’encontre de la famille et de la loi naturelle. Le terme s’applique parfaitement au laïcisme et à sa dictature du relativisme. Explication et résolution de rentrée.

    Avec la sagesse surnaturelle propre à l’Église, les derniers papes ont induit des concepts particulièrement éloquents, fondés sur la réalité de notre monde contemporain : « culture de mort », « structures de péché », « dictature du relativisme », « totalitarisme sournois » de la démocratie moderne… Retenons ce dernier, en nous souvenant de ce que disait Benoît XVI à son propos : « Le sécularisme qui porte le sceau de l’Occident, différent et sans doute plus sournois que celui du marxisme, présente des signes qui ne peuvent que nous préoccuper. » (24 janvier 2008 aux évêques de Slovénie).

    Le nazisme plus sournois que le communisme

    Incompris de ses proches (les catholiques autrichiens) en son temps, le bienheureux Franz Jägerstätter avait dit similairement du national-socialisme qu’il était « plutôt plus sournois » voire « franchement plus dangereux » que le communisme en ce qu’il est moins ouvertement athée et matérialiste et peut, avec ses aspects subrepticement spirituels et ésotériques, pénétrer l’âme humaine sans se montrer sous son véritable visage d’ennemi mortel de Dieu et de l’humanité. « Selon moi, écrivait-il, ceux qui ne touchent pas aux églises mais complotent avec malice et astuce, ont plus de succès dans la destruction des âmes que ceux qui démolissent les bâtiments sacrés et emprisonnent les prêtres. »

    Laïcisme et islamisme

    Avec le recul, le propos n’est pas si osé qu’il n’y paraît et renvoie à celui du pape émérite. En risquant d’être aussi incompris des catholiques contemporains, on pourrait du reste poser également cette question de nos jours, relative­ment au sécularisme et au « communisme du XXIe siècle » (l’islamisme) : si le nazisme et le sécularisme sont plus sournois que le communisme, le laïcisme occidental n’est-il pas aussi plus insidieux que l’islamisme comme totalitarisme ? Sa « dictature du relativisme » n’est-elle pas plus perfide non seulement que les dictatures du XXesiècle (communisme et nazisme) mais également que celle – théocratique – de l’heure (l’islamisme) avec ses violences ostensibles ? Car il nous faut craindre davantage ceux qui tuent les âmes que ceux qui ne peuvent tuer que les corps, avertit l’Écriture. Martyr en grec veut dire témoin. Et il est aujourd’hui une forme de martyre non sanglant qu’il importe de saluer et soutenir en Occident face à un terrorisme intellectuel plus sournois que le terrorisme physique de l’Orient. Selon un courage et une grâce sans doute différents, l’un n’excluant d’ailleurs pas l’autre et pouvant même y conduire, comme en témoignent la vie et la mort de Jägerstätter.

    Refus de la compromission

    C’est le refus évangélique de la compromission évoqué le 12 août, dans une homélie au Puy du Fou – « Prions pour qu’une puissante et joyeuse Vendée intérieure se lève dans l’Église et le monde » – par le cardinal Sarah comme dans son fameux livre Dieu ou rien, où il appelle finalement à la même attitude morale que Soljénitsyne : « Le mensonge ne passera pas par moi. » Le laïcisme, lui non plus, ne détruit pas forcément les églises. Il ne nous interdit pas de croire au Christ mais il nous y oblige d’y croire comme à une opinion subjective aussi respectable et fantaisiste que toutes les autres croyances dans son temple relativiste : contre le dogme, tous les dogmes ou celui selon lequel il n’y en a pas, d’après la stratégie maçonnique ! Il nous est demandé de rejeter cette dictature du relativisme comme les premiers chrétiens refusaient, au milieu du polythéisme de leur époque, d’aller brûler trois grains d’encens au Panthéon, c’est-à-dire de sacrifier aux idoles en reniant le vrai Dieu. Dieu ou rien ! Comme les dissidents du communisme ou de l’islamisme, les dissidents chrétiens de la religion idolâtrique de l’Empire romain risquaient alors la mort, tandis que nous ne risquons pour l’heure qu’une certaine relégation sociologique.

    Avoir le courage de réagir

    Mais si nous ne risquons pas plus, n’est-ce pas précisément parce nous avons déjà mis un certain pied dans ce lieu idéologique de la démocratie religieuse et du culte de l’homme ? S’il s’agissait pour les premiers chrétiens de refuser de pénétrer dans le Panthéon clairement contraignant de Rome, il s’agit davantage pour nous aujourd’hui d’avoir le courage de sortir de celui plus subtil et dissolvant de notre temps. Autrement dit : accomplir une « décolonisation idéologique » ! Afin d’être plus fidèle à l’Évangile sans hésiter, pour participer au Royaume de Dieu et passer ainsi par la Croix rédemptrice et son mystère d’iniquité : « Parce que vous n’êtes pas du monde et que moi je vous ai choisi du milieu du monde, voilà pourquoi le monde vous hait » (Jn 15, 19).

    Le bienheureux Franz Jägerstätter est né le 20 mai 1907 à St. Radegund, près de Salzbourg, et mort le 9 août 1943 à Berlin. Il était un objecteur de conscience autrichien. Victime du régime nazi, il est vénéré comme bienheureux et martyr par l’Église catholique. Cf. Cesare G. Zucconi, Christ ou Hitler ? Vie du bienheureux Franz Jägers­tätter, DDB, 272 p., 32,50 €.

  • La Belgique où règne une extension permanente du domaine de la mort...

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    D'Erwan Le Morhedec ("Koz") sur son blog :

    L’extension permanente du domaine de la mort

    Et la mécanique ordinaire se met en œuvre, comme s’il s’agissait de suivre le plan convenu à l’avance. Une checklist. Cocher la case livre, la case ADMD, le départ à l’étranger, les matinales et la pression de l’émotion. Et cet argument, toujours, du moins-disant éthique. Puisque le pays voisin l’autorise, pourquoi ne le faisons-nous pas ? Comme si la mort, la vie, la dignité d’un être se décidaient au jeu du forum shopping. Une écrivaine, Anne Bert, a choisi de rejoindre la Belgique pour s’y faire donner la mort, au stade où elle considère que sa dignité n’est plus assurée. Elle n’est pas en phase terminale mais refuse de vivre davantage. Ce serait son choix, un choix personnel qu’il conviendrait de respecter. C’est ainsi qu’on nous le présente, c’est pourtant un peu plus que cela. C’est aux noms de tous les autres qu’il faut interroger cette démarche.

    Car oui, c’est un peu plus que son choix, puisqu’elle a décidé de le médiatiser. C’est un peu plus que son choix puisqu’elle a décidé d’appeler de ses vœux un changement de législation. Peu importe que la France en ait si souvent débattu, peu importe la nature de nos débats éthiques et parlementaires. Avec le secours médiatique et les bons soins de la Belgique, il s’agit d’aller plus loin, encore plus, toujours plus loin, vers le seul but véritable de cette action militante depuis plus de vingt ans : obtenir le droit, à tout moment de sa vie, en phase finale ou non, malade ou pas, de se faire donner la mort.

    Je lis qu’Anne Bert dénonce la loi française. Dans Le Parisien, elle est en colère contre « une loi hypocrite », la France « proscrivant seulement l’acharnement thérapeutique ». Faut-il donc travestir cette loi pour en obtenir la révision ? Après déjà les élargissements dus à la loi Leonetti, ouvrant la possibilité d’une sédation jusqu’à la mort, la révision de cette loi par la loi du 2 Février 2016 « créant de nouveaux droits en faveur des malades et des personnes en fin de vie » est allée bien au-delà. Désormais, l’article L1110-5-5 du Code de la Santé Publique prévoit ceci, qui vient encore s’ajouter aux possibilités antérieures :

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  • Défense de la Vie : la prise de position courageuse d'un parlementaire britannique suscite l'émoi

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    Du site de la RTBF :

    Journal du web: un parlementaire britannique, opposé à l'avortement, crée la polémique

    "Je suis opposé à l'avortement, même en cas de viol ou d'inceste" : ces propos sont ceux de Jacob Rees Mogg, un parlementaire britannique issu du Parti conservateur. Interrogé sur l'avortement et le mariage entre personnes du même sexe lors d'une apparition sur le plateau de la chaîne ITV, le député a exprimé ses convictions personnelles. Jacob Rees Mogg a déclaré notamment que la vie était sacrée et commençait dès la conception de l'enfant. Concernant le mariage homosexuel, le parlementaire a aussi exprimé son point de vue : "Je soutiens l'enseignement de l'église catholique".

    Jacob Rees Mogg a précisé que la loi sur l'avortement ne changerait pas. Mais les propos ont choqué la population britannique. Sur Twitter, les positions conservatrices du parlementaire suscitent la polémique. Beaucoup d'internautes estiment que ces idées sont d'un autre temps et que les droits de la femme ne sont pas respectés. Des propos qui font débat d'autant plus que ce député eurosceptique est un politicien en vogue. Il pourrait prétendre à un poste ministériel lors du prochain remaniement.

    De son côté, le parti conservateur prend ses distances avec le discours de Jacob Rees Mogg. Un porte-parole de Theresa May a précisé que le parti n'était pas d'accord avec ces propos. Mais il souligne que l'avortement est une question de conscience et que les députés décident de manière individuelle dans ces matières.

  • Un dialogue inédit ou quand le pape se dévoile

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    D'Anne Kurian sur zenit.org :

    France : livre d’entretien du chercheur Dominique Wolton avec le pape

    Politique Et Société – Pape François Et Dominique Wolton, Editions De L'Observatoire

    Politique et société – Pape François et Dominique Wolton, Editions de L'Observatoire

    « Pape François : rencontres avec Dominique Wolton : politique et société ». C’est le titre du livre-entretien que publie le chercheur français, fondateur de l’Institut des sciences de la communication du CNRS, qui a conversé avec le pape au cours d’une douzaine d’audiences privées au Vatican.

    L’ouvrage du sociologue de 70 ans, dont la publication est prévue le 6 septembre 2017 en France (Editions de L’Observatoire), a été présenté le 30 août au journal télévisé de France2. Il est le fruit d’une année de rencontres entre l’intellectuel et le pape argentin.

    Le pape y évoque notamment son enfance, les figures de sa mère et de ses deux grands-mères : « Je remercie Dieu d’avoir connu ces vraies femmes dans ma vie. »

    Il confie qu’il a suivi une psychanalyse à l’âge de 42 ans : « Cela m’a beaucoup aidé à un moment de ma vie où j’ai eu besoin de consulter (…) pour éclaircir les choses. »

    Quant à son pontificat, il répète qu’il n’est pas « un professeur » mais « un pasteur ». « Je n’ai jamais pensé finir dans cette cage mais je reste libre intérieurement », assure-t-il.

    Au fil des pages, le pape aborde diverses thématiques qui lui tiennent à cœur, comme celle des migrants, dénonçant l’attitude du Vieux continent : « L’Europe en ce moment a peur, elle ferme, ferme, ferme. »

    Autres sujets de ce livre de plus de 400 pages : la paix et la guerre, la politique et les religions, la mondialisation et la diversité culturelle, les fondamentalismes et la laïcité, l’écologie, les inégalités dans le monde, l’œcuménisme et le dialogue interreligieux, l’individu, la famille, l’altérité, le temps, la confiance et la joie.

    Après ses rencontres avec le pape latino-américain, Dominique Wolton témoigne de son sourire, de sa douceur, de ses yeux « extrêmement vifs », de son intelligence.

    Dominique Wolton est directeur de recherche au CNRS. Il est le fondateur et le directeur de la revue internationale Hermès (CNRS Éditions) depuis 1988. Il est l’auteur d’une trentaine d’ouvrages dont le livre d’entretien Le Choix de Dieu, avec Mgr Jean-Marie Lustiger, ancien archevêque de Paris.

    De larges extraits de ce livre sont reproduits ICI

  • "Le pari bénédictin" ou comment vivre sa foi dans un monde de plus en plus hostile à l'Évangile

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    Du Salon Beige :

    Comment être chrétien dans un monde qui ne l'est plus

    Rod Dreher, père de famille, chrétien fervent et journaliste renommé (The American Conservative), né méthodiste, s'était converti au catholicisme en 1992, avant de rejoindre l'Orthodoxie en 2006. Les éditions Artège viennent de publier son dernier essai sur "Le pari bénédictin", indiquant comment les chrétiens de toutes obédiences vont devoir résister aux fléaux de la modernité, comment vivre leur foi dans un monde sécularisé devenu de plus en plus hostile à l'Évangile.

    Avec des accents qui rappellent les analyses de Jean Ousset et de Marcel Clément, l'auteur décortique les racines de la crise de nos sociétés occidentales : nominalisme, Renaissance, Réforme, Révolutions (française, industrielle et sexuelle). Et il note que ce n'est pas l'élection d'une personne providentielle qui nous sauvera de cette décadence culturelle. D'emblée, il place les chrétiens face à une réalité que beaucoup refusent de voir :

    "Jésus-Christ a promis que les portes de l'Enfer ne sauraient atteindre son Eglise, mais Il n'a pas promis qu'elles ne la vaincraient pas en Occident".

    Notre civilisation se suicide sous nos yeux et la logique voudrait qu'elle devienne ce qu'est devenu l'Afrique du Nord lors de la conquête musulmane : des centaines d'évêchés anéantis, des chrétiens réduits en dhimmitude, des Etats disloqués.

    Face à cette catastrophe qui semble inéluctable, Rod Dreher rappelle l'exemple de Saint Benoît, le père de l'Occident, qui, par sa Règle et la fondation de monastères tournés vers la contemplation, a permis à l'Eglise de survivre aux barbares et à l'âge sombre qui a suivi la chute de Rome. Par cette analyse, Rod Dreher se fait l'écho du fameux discours de Benoît XVI aux Bernardins en 2008. Face au déluge de la modernité, Rod Dreher appelle à quitter les mirages de la politique et à lancer ce "pari bénédictin". Ces chrétiens ont

    "accepté de reconnaître cette vérité que la politique ne nous sauvera pas. Plutôt que d'essayer de rafistoler l'ordre établi, ils ont reconnu que le royaume auquel ils appartiennent n'est pas de ce monde, et ont décidé de ne pas compromettre cette citoyenneté".

    "Il n'est pas question d'abolir sept cents ans d'histoire : c'est impossible. Il n'est pas non plus question de sauver l'Occident. Ce que nous devons chercher à faire, c'est construire un mode d'existence chrétien qui surplombe l'océan agité de la modernité comme un îlot où se conservent la sainteté et la stabilité. Nous ne voulons pas créer un paradis terrestre, mais trouver le moyen de rester forts dans notre foi en un temps de mise à l'épreuve."

    Prenant notamment exemple sur les dissidents soviétiques, comme Vaclav Havel, il appelle à mener "une politique antipolitique" :

    "Dans les années qui viennent, il nous faudra probablement choisir entre être un bon Américain, un bon Français, etc., et être un bon chrétien".

    S'inspirant de la Règle de saint Benoît, Rod Dreher appelle à remettre dans notre vie quotidienne, de l'ordre, la prière, le travail, l'ascèse, la stabilité, la communauté, l'hospitalité et l'équilibre. Il cite Vaclav Havel, expliquant  que :

    "La meilleure résistance au totalitarisme vient tout simplement de notre âme, de notre condition, de notre terre, de l'humanité d'aujourd'hui".

    Et ainsi, 

    "Les communautés issues du pari bénédictin peuvent même devenir, à l'occasion, des témoins à charge contre la culture du sécularisme, en s'opposant par contraste à des politiques sociales et économiques de plus en plus froides et indifférentes. Les Etats ne pourront bientôt plus répondre à tous les besoins des peuples, surtout si les prédictions sur l'augmentation des inégalités se réalisent. La compassion chrétienne, qui repose sur la croyance dans la dignité de l'homme, deviendra une option particulièrement attirante, tout comme l'avait été l'Eglise des premiers temps à l'heure du déclin du paganisme et de l'effondrement de l'empire romain.

    Voici comment se lancer dans la politique antipolitique. Coupez-vous de la culture dominante. Eteignez votre télévision. Débarrassez-vous de vos smartphones. Lisez des livres. Jouez. Faites de la musique. Dînez avec vos voisins. Il ne suffit pas d'éviter ce qui est mauvais : il faut adopter ce qui est bon. Créez un groupe dans votre paroisse. Ouvrez des écoles chrétiennes ou aidez-en une existante. Jardinez, plantez un potager et participez aux marchés locaux. Enseignez la musique aux enfants et aidez-les à monter un groupe. Engagez-vous chez les pompiers volontaires.

    Il ne s'agit pas d'arrêter de voter ou de s'engager en politique, mais de comprendre que ça ne suffit plus. Depuis vingt ans, le mouvement pro-vie a compris qu'il serait impossible à court terme de supprimer le droit à l'avortement. Il a donc choisi une stratégie plus large. Tout en poursuivant son activisme auprès des décideurs, il a créé localement des centres d'accueil et d'écoute pour les femmes enceintes désorientées. Ces centres sont rapidement devenus des éléments essentiels à l'avancée de la cause, et ils ont sauvé d'innombrables vies. C'est un modèle qu'il nous faut suivre."

    En complément : Valeurs fondamentales du monachisme par Dom Augustin Savaton

  • Quand le pape suscite une levée de boucliers

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  • Migrants : le pape suscite le débat

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    Migrants: la bombe du Pape François adressée à Macron et Merkel
    Articles de fond Challenges.fr 23 août 2017
    Le pape François veut légaliser la migration illégale
    LINFO.re 23 août 2017
    Vatican. Accueil des migrants : le message du pape divise la presse italienne
    Courrier International 22 août 2017
    La sécurité des migrants doit-elle l'emporter sur la sécurité nationale ?
    La Croix 23 août 2017
    «Rempart des réfugiés», «naïveté»... Les propos du pape sur les migrants interpellent les politiques
    RT en français 23 août 2017
    Message du Pape pour la Journée mondiale du migrant et du réfugié
    LPJ 23 août 2017
    Migrants : le message « explosif » du pape François
    Famillechretienne.fr il y a 22 h
    Réécouter La revue de presse internationale
    France Culture 23 août 2017
    Pape François: le christianisme contre la chrétienté
    Causeur.fr 23 août 2017
    L. Dandrieu : «La sécurité personnelle ne peut exister si les nations basculent dans l'anarchie»
    Le Figaro 22 août 2017
    Migrants: comment François mène son combat depuis le début de son pontificat
    Le Figaro 22 août 2017
    Pourquoi le message du pape sur les migrants suscite le débat
    La Vie 22 août 2017
    Italie : le pape François plaide pour le droit du sol
    Médias-Presse-Info 23 août 2017
    Le pape François veut favoriser l'intégration des migrants
    Aleteia FR 22 août 2017
    "Sa Sainteté devrait se mêler de sa mission" : quand une élue FN charge le pape François
    Atlantico.fr 22 août 2017
    Le pape François en faveur du regroupement familial sans conditions
    RT en français 21 août 2017
    Le pape François rejette l'assimilation entre migrants et terroristes
    La Croix 21 août 2017
    “L'Église est disponible pour s'engager en première ligne”, affirme le pape François dans son message pour la ...
    La Croix 21 août 2017
    Les positions du pape François en faveur de l'invasion migratoire : un crime contre l'Europe [Tribune libre]
    Breizh Info 22 août 2017
    Le Pape propose des initiatives concrètes pour les migrants et réfugiés
    Radio Vatican 21 août 2017
    Le pape François : “La sécurité des migrants passe toujours avant la sécurité nationale”
    Valeurs Actuelles 21 août 2017
    Migrants : le pape propose des mesures concrètes
    Famillechretienne.fr 21 août 2017
    Le pape qui ne fait pas de politique donne des directives en matière de politique migratoire – medias-presse.info
    Médias-Presse-Info 23 août 2017
    Le pape demande des "visas temporaires" pour les migrants des zones de conflits
    Corse-Matin 22 août 2017

  • La mort d'un grand communicateur

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    De Christian Laporte sur le site de la Libre :

    Armand Pirard avait transcrit le concile Vatican II à la RTB(F)

    L'abbé Armand Pirard s'est éteint lundi à 2h15 du matin chez les Petites Sœurs des Pauvres dans leur maison de la rue Haute à Bruxelles. Agé de 88 ans, c'est une figure importante de l'actualité religieuse de la RTB et de la RTBF qui rejoint ainsi nombre de pionniers des grandes et belles années de croissance de la télévision belge.

    Ce prêtre du diocèse de Liège qui resta très attaché à sa paroisse de Francheville près de Stavelot - où il avait même fait venir la télé publique pour une messe de minuit à Noël! - avait cependant travaillé d'abord sur le grand reportage aux côtés de Raoul Goulard.

    Dans les années 1960, il avait vu arriver bien avant d'autres l'essor de la vidéo et l'utilité de son usage à des fins pédagogiques et culturelles. Cela l'avait amené à créer le CTV sis à l'avenue des Nerviens aux abords du parc du Cinquantenaire à Bruxelles. Cette institution servit d'interface entre la production de reportages de société pas uniquement religieux du reste et leur diffusion sous forme de cassettes dans les écoles ou autres lieux s'adressant à la jeunesse mais aussi aux chrétiens en général. Il fut donc un des grands promoteurs des téléforums en Belgique francophone.

    Dans le sillage de Jean Paul II…

    Et toujours prêt à lancer de nouvelles initiatives qui insisteraient sur la place des médias modernes dans la diffusion de l'Evangile. Cela l'amena à assurer des cours au département de Communication sociale de l'UCL tout en devenant un pilier des messes télévisées où il était l'adjoint de l'abbé Zech. Il en assura moult homélies tout en s'investissant aussi dans la difusion de messes en Eurovision.

    Armand Pirard fut en même temps le journaliste-religieux belge qui connut sans nul doute le mieux la dimension internationale du pape Jean-Paul II. Il assura en effet le reportage de nombre de ses voyages, y investissant sans limite. Et ce très vite après que Karol Wojtyla se soit installé sur le trône de Pierre. Très classique sur le plan doctrinal, l'abbé Pirard était très ouvert à toutes les innovations médiatiques. En ce sens, il avait bien traduit les conclusions du concile Vatican II en termes médiatiques!

    "S'il fallait le caractériser par un mot" explique l'abbé Philippe Mawet qui avait pris le relais en 2006 aux messes radiotélévisées "c'est bien celui de fraternel… Armand l'était avec ses collègues mais aussi avec toutes les équipes de la RTBF qui appréciaient son compagnonnage et sa dimension très professionnelle".

    Bien qu'atteint déjà par la maladie, l'abbé Pirard participa encore à diverses grandes cérémonies et à diverses conférences de presse, ces dernières années au siège de l'Eglise catholique à la rue Guimard. C'était l'occasion d'évoquer l'un ou l'autre souvenir de ses reportages. Une de nos dernières grandes rencontres se situa avant la béatification de Jean-Paul II.

    Son attachement sans limités à son diocèse d'origine l'avait amené à fêter ses 60 ans de sacerdoce en 2011 à Liège mais ces dernières années, sa paroisse était celle de son successeur Philippe Mawet, curé de Saint-Alix qui lui a administré le sacrement des malades le jour de l'Assomption. Ce sera là qu'on célèbrera, probablement, ce samedi son A-Dieu…

    Hommage rendu par la RTBF Radio

  • La Libre, Van Rompuy et les "ultra-cathos" : un frère de Saint-Jean dénonce un article tendancieux et peu respectueux de la déontologie journalistique

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    Le frère Marie-Jacques de la Communauté Saint-Jean adresse cette réponse à l'article paru jeudi dernier (17 août) dans La Libre et intitulé "Des catholiques opposés à Van Rompuy qui ose le débat sur la fin de vie" (la première mouture de cet article, celle publiée sur l'édition papier, incriminait les "ultra-cathos" auxquels belgicatho était assimilé) :

    Madame, Monsieur

    Permettez-moi de réagir à votre article "Des catholiques opposés à Van Rompuy qui ose le débat sur la fin de vie", fort tendancieux et non respectueux du minimum de déontologie journalistique, surtout sur un sujet aussi délicat.

    Concernant Mr Van Rompuy, homme politique si respectable, qui a participé pourtant notamment à un débat à Liege il y a quelques années sur la profondeur de la doctrine sociale de l'Eglise, le titre de l'article semble insinuer "l'affront" de s'opposer à la parole réfléchie de cet homme politique. Or, sa compétence politique ne lui donne pas autorité pour se prononcer sur un domaine moral et d'autant plus vu sa gravité; et l'article ne mentionne pas volontairement qu'il fait partie des laïcs (qui se disent catholiques) membres de l'organisation qui gère les 15 hôpitaux des Frères de la charité et qui a voté cette euthanasie. Il parle en tant que membre du conseil de cette organisation, ayant choisi ce vote, pas à un autre titre. Ce n'est pas honnête de donner un poids à sa parole en se référant à d'autres attributions de cet homme.

    - De plus, la citation "le temps du Roma locuta, causa finita est" ne correspond pas du tout ni à l'attitude actuelle de Rome, ni aux circonstances. C'est le frère René Stockman, supérieur général des Frères de la charité qui a demandé leur avis, après avoir  avec ses Frères dit ouvertement leur désaccord avec cette décision, qui n'a pas été prise par les Frères de la charité comme tels mais par l'organisation laïque dans laquelle il n'y a que 3 frères minoritaires. Il était évident qu'il fallait une réponse puisque l'enjeu est de savoir s'ils peuvent continuer à assumer la responsabilité morale de ces hôpitaux (et les journaux ont bien attribué aux Frères une décision, qui ne dépendait pourtant pas d'eux), autrement dit si cette organisation peut se dire à l'avenir liée à leur Congrégation, et même si elle peut s'afficher encore comme catholique. C'est bien à Rome de se prononcer sur ces points.

    La citation latine de Mr Van Rompuy comme la tendance de l'article sont exactement dans la ligne de fond idéologique de la pensée et de la culture contemporaine, plus précisément occidentale, qui est devenue prédominante depuis un demi-siècle. Celle-ci est marquée en effet, comme l'ont souligné de nombreux auteurs, par le relativisme absolu et le primat absolu de l'opinion subjective. Tout jugement n'est plus que de l'ordre d'une opinion parmi d'autres. Oser émettre un jugement dépassant le subjectivisme de l'opinion et atteignant un certain niveau de vérité, c'est-à-dire tout simplement de respect et de manifestation du réel dans sa diversité et sa complexité, ne peut que susciter la suspicion, la réprobation et l'accusation d'intolérance. L'ouverture d'esprit consiste à assimiler tous les points de vue sans chercher à se poser la question de leur pertinence, c'est-à-dire de leur rapport au réel, donc de leur vérité. 

    En outre, cette culture est devenue essentiellement non seulement conditionnée mais déterminée par le mode affectif de l'émotion. L'adhésion de l'intelligence ne se fait plus en fonction du réel objectif qui se fait connaître et la détermine mais du mouvement affectif qui la précède. Aussi un argumentaire ne devra pas chercher à éclairer mais à susciter une émotion d'enthousiasme et d'agrément, ou au contraire de répulsion pour être respecté et reçu. Le tweet avec la citation latine joue précisément à ce niveau-là, en présentant l'autorité (qui est un service) de l'Eglise dans certains domaines comme un diktat tyrannique empêchant de penser, ce qui ne peut évidemment susciter que la répulsion. Le débat sur le fond est soigneusement évité. Une des phrases de l'article est quant à elle du même ordre : "proche des frères de la Charité belges qui ont osé mettre sur le tapis le débat de la fin de vie  - ce n'est pas vrai, c'est l'organisation laïque, et il n'y a pas de débat mais une décision - des personnes psychiquement au bout du rouleau" : là on joue sur la réaction émotive pour justifier la décision.

    Frère Marie-Jacques csj

  • Les chrétiens ne forment pas des divisions. Ils font ce qu'ils peuvent là où ils sont

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    Jean-Luc Marion, auteur de la "Brève apologie pour un moment catholique" (Grasset, 124 p., 15 euros) est interviewé par Claire Chartier et Alexis Lacroix sur le site du Vif :

    "Les chrétiens ne forment pas des divisions. Ils font ce qu'ils peuvent là où ils sont"

    Le philosophe français juge la période actuelle de modernité troublée propice à un retour de cette idée chrétienne : apprendre à donner sans être sûr de recevoir. Pour l'ancien collaborateur du cardinal Lustiger, le fanatisme religieux est profondément athée.

    Votre dernier livre s'intitule Brève apologie pour un moment catholique. Qu'est-ce que les chrétiens peuvent encore apporter à notre société ?

    Beaucoup ! Et en particulier ce qui fait tant défaut au monde postmoderne : la communion et le bien commun.

    Mais encore ?

    Partons de l'essentiel : comme l'a parfaitement dit saint Paul, il y a une contradiction fondatrice entre le logos du Christ et la sagesse du monde. Celle-ci veut toujours plus de puissance pour l'homme, parce qu'elle se fonde sur le principe que, pour être, il faut persister dans l'être, et que, pour cela, il faut vouloir la puissance jusqu'à vouloir la puissance au carré. Le Christ, lui, prône l'inverse : celui qui veut " conserver sa vie " la perdra. Selon le Christ, rien n'est sauvé sinon ce qui est absolument donné. Je soutiens qu'il est permis de penser que la proposition chrétienne est, paradoxalement, la plus forte ; car les vraies décisions d'une vie se jouent dans ces moments où nous donnons quelque chose sans être sûrs de recevoir en retour, et ceux où nous recevons quelque chose que nous n'avons pas demandé, ni conquis, ni acheté.

    L'expérience est difficile, non ?

    Héroïque, même, mais en un autre sens, évidente. En effet, quelle est, sinon, l'alternative ? Persévérer dans son être conduit, comme le disait Péguy, à " une morale de caisse d'épargne " : accumuler et conserver assez de présent pour avoir toujours du futur en réserve ; refuser que le moment vécu soit un commencement ou une fin. Mais persévérer dans son être définit-il la meilleure façon d'être, puisque nous mourrons tous, et perdrons donc toute possession ? L'autre voie consiste à apprendre à donner. Car seul ce qui se trouve donné échappe à sa perte. D'ailleurs, ne nous y trompons pas : le prétendu transhumanisme pousse la persévérance dans son être jusqu'à reprendre le but des totalitarismes du xxe siècle, sauver l'humanité en niant l'unité du genre humain. Qu'est-ce qui résistera à ce morcellement fatal, sinon la vision de l'homme que nous apporte la Bible ?

    Mais ce qui paraît insupportable à beaucoup de nos contemporains, n'est-ce pas justement la foi, qui suppose de s'en remettre à une instance supérieure, alors que l'individu moderne ne jure que par l'autonomie ?

    D'abord, ne revendique frénétiquement l'autonomie que celui qui sait ne pas l'avoir ! Ensuite, la modernité ne se caractérise pas comme le temps de l'autonomie, mais au contraire par l'expérience de l'hétéronomie (NDLR : le fait qu'un être vive selon des règles qui lui sont imposées) : dans la société désormais globalisée, nous sommes plus que jamais déterminés physiologiquement, socialement, économiquement, politiquement et mentalement.

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  • Quand la Libre épingle Belgicatho à tort

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    Ainsi, la Libre de ce jour (p. 9, rubrique "La journée") se croit autorisée à prendre à parti notre blog qui, selon la Rédaction de ce quotidien, s'en serait pris à Herman Van Rompuy. Nous avons publié hier les "utiles précisions" concernant l'affaire des Frères de la Charité autorisant la pratique de l'euthanasie dans leurs murs. A propos d'Herman Van Rompuy, il était seulement signalé ceci :

    "16) Herman van Rompuy, membre donc de ce conseil d’administration a réagi de la façon suivante à une interpellation sur Twitter du canoniste flamand Kurt Martens : « Le temps de "Roma locuta, causa finita" ("Rome a parlé, la cause est entendue") est désormais loin derrière nous. »

    17) Herman van Rompuy n’a pas commenté son tweet. Le Frère Stockman a déclaré le 14 août n’avoir aucune idée de l’intention de van Rompuy mais constater au travers de ce tweet un déclin du respect pour l’autorité du Vatican."

    Cela justifie-t-il que la Rédaction de La Libre, nous assimilant à toute la mouvance des sites qualifiés par elle d'"ultras-cathos", nous accuse de stigmatiser l'homme politique flamand ?

    Mise à jour (11H30) : Il est amusant de constater que, depuis la parution de ce "post", le site de la Libre a modifié l'article en question (sur l'édition en ligne) et qu'il n'est plus question d'"ultra-cathos" mais bien de "catholiques" !

  • La transmission de la foi catholique au temps de la postmodernité

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    Un plaidoyer que ne désavouerait sans doute pas Monseigneur Léonard :

    JPSC