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Persécutions antichrétiennes - Page 79

  • Une douche glacée du Vatican sur les négociations avec Pékin

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    Lu sur le site « diakonos.be » :

    « François est le premier pape à avoir survolé la Chine. Quant à ce qu’il y mette les pieds un jour, ça reste à voir.  Au mois d’août dernier, la Librairie Editrice du Vatican a publié un dossier qui constitue une véritable douche glacée pour tous ceux qui continuent à croire qu’un accord entre le Saint-Siège et Pékin serait imminent.

    Ce dossier, rassemblé par Gianni Cardinale, un expert en géopolitique vaticane et prestigieux rédacteur dans les colonnes d’« Avvenire » et de « Limes », ne commente pas mais documente plutôt ce que, jusqu’auparavant, on ne savait qu’en partie.

    Pour le première fois, il donne le nom des évêques de chacun des diocèses chinois, officiels et clandestins, légitimes et illicites.

    Mais surtout, il aligne les biographies compilées par la Secrétairerie d’Etat des 75 évêques morts en Chine de 2004 à nos jours, tous décimés par des années voire des décennies de captivité, de travaux forcés, de camps de rééducation, de détention à domicile et flanqués en permanence de policiers.

    Si tel est le traitement que le régime communiste réserve aux évêques chinois sur le terrain, il est clair que tout cela doit cesser avant que le Vatican n’accepte de signer avec les autorités de Pékin un accord sur la nomination des futurs évêques.

    Le calvaire des évêques chinois ne remonte pas seulement à l’époque lointaine de Mao Tsé-Toung et à la Révolution Culturelle, quand l’objectif déclaré du régime était d’anéantir l’Eglise catholique et de créer un simulacre coupé de Rome qui lui soit entièrement soumis.

    Il s’est poursuivi même après la sortie de prison des évêques ou futurs évêques, contraints pour survivre à travailler dans une mine de sel ou dans une carrière de pierre, à faire paître les porcs, à cuire des briques ou pour les plus chanceux à ressemeler des chaussures ou à faire du commerce ambulant.

    En 2005 encore, on apprenait la mort de Jean Gao Kexian, évêque du diocèse de Yantai, dont on avait perdu la trace depuis qu’il avait été séquestré par la police en 1999.

    Le même sort fut réservé en 2007 à un autre évêque, Jean Han Dingxiang, du diocèse de Yongnian, emprisonné pendant vingt ans avant d’être relâché et qu’on a ensuite fait disparaître en 2006 avant d’informer ses proches de sa mort alors qu’il avait déjà été incinéré et enterré dans un lieu inconnu.

    En 2010, c’était au tour d’un autre évêque, Jean Yang Shudao du diocèse de Fuzhou, de mourir après avoir passé vingt-six ans en prison et toutes les années qui suivirent « contraint de rester quasi en permanence en détention à domicile et sous contrôle strict ».

    Sans parler des tribulations des derniers évêques de Shanghai, le jésuite Joseph Fan Zhingliang, mort en 2014 après « avoir exercé le ministère dans la clandestinité » et son successeur Thaddée Ma Daqin, aux arrêts depuis 2012 pour s’être dissocié de l’Association Patriotique des Catholiques Chinois – en parfaite obéissance à Rome qui juge qu’appartenir à cette association est « incompatible » avec la foi catholique – et depuis lors plus jamais libéré malgré qu’il se soit rétracté de sa dissociation il y a un an.

    Cette année aura connu la séquestration et la détention dans un lieu inconnu de l’évêque Pierre Shao Zhumin du diocèse de Wenzhou, dont en premier lieu l’ambassade d’Allemagne en Chine et ensuite le Saint-Siège lui-même ont demandé publiquement la remise en liberté le 26 juin dernier, une demande ignorée par les autorités.

    Face à tout cela, l’optimisme dont le Pape François fait preuve chaque fois qu’il est question de la Chine ne peut s’expliquer que comme étant un exercice de Realpolitik poussée à l’extrême.

    Parce que s’il est vrai que des pourparlers sont en cours entre les deux parties, avec des rencontres une fois par trimestre à Rome et une autre à Pékin, mis à part l’impressionnante absence de liberté que démontre le dossier du Vatican publié il y a quelques jours, deux obstacles demeurent avant un accord sur les procédures de nomination des futurs évêques.

    Le premier c’est que le Conférence épiscopale chinoise, qui est censée présenter les candidats, n’est composée à l’heure actuelle que d’évêques officiellement reconnus par Pékin et ne comporte aucun de la trentaine d’évêque « clandestins » qui ne sont reconnus que par Rome et qu’il n’y a pas moyen de convaincre les autorités chinoises de les intégrer eux aussi.

    Le second obstacle, ce sont ces sept évêques « officiels » que le régime prétend faire reconnaître également par le Saint-Siège alors que trois d’entre eux ont été publiquement excommuniés et que deux d’entre eux ont maîtresse et enfants.

    *

    Cet article a été publié dans le n°37 de « L’Espresso » de 2017, sorti en librairie le 10 septembre, dans la rubrique d’opinion intitulée « Settimo Cielo » confiée à Sandro Magister. »

    Ref. Une douche glacée du Vatican sur les négociations avec Pékin

    La « realpolitik » du pape François évoque celle de Paul VI au bon vieux temps de l’URSS dans les années 1970.

    JPSC

  • Un jeune Pakistanais chrétien refuse d’apostasier : ses camarades l’assassinent

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    Lu sur le site aleteia.org :

    Pakistan : un adolescent chrétien refuse d’apostasier, ses camarades l’assassinent

    Sharon Masih, 15 ans, a succombé sous les coups portés par les élèves de sa classe. Depuis longtemps, il se sentait menacé en raison de sa foi chrétienne.

    Les faits remontent au 30 août dernier. Sharon Mesih assiste aux cours au lycée public de Burewala, une localité située à une cinquantaine à l’ouest de la frontière indo-pakistanaise. Une journée comme une autre, même si l’adolescent, de confession chrétienne, n’est plus aussi serein qu’avant. Depuis quelque temps en effet, ses camarades musulmans multiplient les allusions vexatoires, les moqueries voire les menaces. À telle enseigne qu’il songe à quitter l’établissement afin d’échapper à ce climat pesant.

    Mais Sharon Mesih ne mettra pas son projet à exécution. Ce jour-là, il se retrouve acculé dans un recoin du lycée par un groupe d’élèves virulents. Des insultes sont proférées, les premiers coups commencent à tomber. Le malheureux tente de résister. Les coups redoublent : c’est le lynchage. Les lycéens finissent par quitter le terrain, laissant au sol leur victime qui gît inconsciente, sanglante et tuméfiée. Les secours finissent par arriver, mais trop tard. Le décès sera constaté à l’hôpital de Burewala où il a été transporté.

    Citoyens de seconde zone

    Une enquête a été ouverte. Selon les premières informations — relayées par Fides, l’agence de presse des Œuvres Pontificales Missionnaires — les agresseurs lui avaient intimé l’ordre d’apostasier et d’embrasser l’islam, ce que le jeune homme avait refusé. C’est un avocat chrétien, Maître Mushtaq Gill, qui suit ce dossier : il espère obtenir justice pour la famille auprès des tribunaux, ce qui n’est jamais chose aisée pour la minorité chrétienne au Pakistan.

    Anjum James Paul, un enseignant chrétien, président de la Pakistan Minorities Teachers’ Association (PMTA), interrogé par Fides, rappelle que les chrétiens sont toujours considérés comme des citoyens de seconde zone : « Beaucoup reste à faire pour que le Pakistan devienne un État modéré où règne le respect des droits fondamentaux, de la dignité humaine, de la diversité, de la coexistence pacifique avec les minorités religieuses. L’État devrait agir afin de rendre les écoles publiques des lieux où est construite la coexistence pacifique aux niveaux social et religieux. Au Pakistan, les minorités religieuses, telles que les chrétiens, sont encore victimes de l’extrémisme et de la violation des droits fondamentaux ».

    Lire aussi : Père Parvez : « Au Pakistan, l’islam est hors de contrôle »

  • Quand des catholiques chinois défendent leur église face à une pelleteuse

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    Du site de Famille Chrétienne :

    Vidéo - En Chine, des catholiques défendent leur église face à une pelleteuse

    Le 29 août, des milliers de fidèles catholiques se sont réunis pour défendre leur église face à une pelleteuse venue la détruire, à Wangcun (près de Changzhi). Devant une telle mobilisation, les autorités ont dû suspendre leur projet, indiquent les agences Asianews et Aica. L’église a été bâtie il y a un siècle mais les autorités entendent la remplacer par une place « pour enrichir la vie du peuple ». Pour empêcher les manifestants de communiquer entre eux, Wechat (le Whatsapp chinois) a été bloqué, tout comme le site du diocèse. Mais les fidèles se relaient sur les lieux. 

  • Syrie : quand le regard d'un jeune photographe bouscule les idées reçues

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    Du site du diocèse de Perpignan :

    CHRÉTIENS DE SYRIE : UNE VIE EN ENFER

    François Thomas, jeune photoreporter perpignanais de 23 ans vient de passer neuf mois en Syrie. Son sujet de reportage : la condition des chrétiens sur le front, persécutés par les islamistes de Daesh, convaincu que la question ne doit pas restée étouffée. Il exposera ses photos à partir du 31 août, au 17 et à l’atelier Salade, rue de la Révolution Française à Perpignan.

    23 ans, le look d’un étudiant en droit ou en lettres, peu importe… l’allure et la fausse désinvolture d’un gamin qui se soucierait peu du lendemain. Des traits juvéniles et des mimiques qui l’enverraient plus en tournée nocturne sur la colline des loisirs, qu’à servir une cause louable et humanitaire a des milliers de kilomètres. Mais les apparences et les clichés ont la vie rude. Tant mieux pour lui. François Thomas trompe peut être son monde, en surface, mais pas son âme ni ses valeurs. Depuis qu’il a tracé sa voie dans ce sillon, certain que des choses horribles qui se passent loin des yeux et loin des cœurs doivent être montrées et dénoncées pour ce qu’elles sont. Parce que c’est dans ses gènes et dans sa culture. Baigné, imprégné de curiosité et de sens critique depuis tout petit auprès de parents journalistes dans les Pyrénées-Orientales. Aguerri et livré au système chez les scouts de La Réal. Nourri au photoreportage et aux conflits internationaux, en arpentant les expositions du festival Visa pour l’image. De quoi forger un caractère, des convictions et une vocation pour la suite. Celle de devenir photojournaliste, entre le goût de l’actualité et de l’image. Le goût de raconter des histoires. Les vraies histoires que l’on ne décrit pas assez. Celles des peuples qui souffrent et que l’on opprime dans la plus grande indifférence ou que l’on utilise au gré des besoins diplomatiques.

    Le proche Orient dans le viseur

    Après être passé par l’université de cinéma de Montpellier et la section photojournalisme de l’université de Perpignan, François s’est lancé sur le terrain, celui d’un proche orient embrasé depuis plus de 6 ans. C’est avec l’organisation non gouvernementale (ONG) SOS Chrétien d’Orient qu’il décide de s’engager, en officiant comme chargé de communication de la structure pour ses opérations en Égypte d’abord, au Liban ensuite et en Syrie enfin. Un moyen d’entrer dans une zone contrôlée et très restreinte en matière de médias mais surtout de toucher du doigt et de l’œil une réalité que beaucoup ignorent ou veulent ignorer et de la révéler au grand jour : la condition chaotique des Chrétiens en zone de guerre et spécifiquement dans un conflit mené au nom de l’islamisme radical. « Je suis parti 10 mois en tout dont près de 9 en Syrie. Je voulais traiter le sujet des chrétiens et de la façon dont ils sont persécutés car ici en France ou dans les médias occidentaux personne n’en parle ou alors on en parle mal. Avec des faits déformés ou récupérés. Nous avons un devoir d’en parler de montrer ce qu’il se passe. Autrement ce métier n’a aucun sens et l’engagement chrétien n’en a pas plus ! »

    Aller sur un terrain hostile, donc, pour vérifier par lui-même, mieux comprendre et mieux restituer la dure vie, la sale histoire des populations pourchassées pour leur seule confession. Un risque certain mais mesuré et assumé par le jeune homme. « Évidemment qu’on a peur là-bas. J’ai beaucoup essuyé de tirs de roquettes très proches et des bombardements mais c’est ça la guerre et c’est aussi ça qu’il faut montrer. »

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  • L'immigré est-il mon prochain? Charité personnelle et charité politique

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    Cet article a paru dans le n° 95 du magazine Vérité et Espérance – Pâque Nouvelle et sur le site web de l’église du Saint-Sacrement à Liège. Petite piqûre de rappel pour ne pas perdre le Nord…

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    " Choses lues et entendues, hier et aujourd’hui, à propos des étrangers :

    « La fréquentation des étrangers corrompt fortement les moeurs des citoyens, parce qu’il doit nécessairement arriver que des étrangers élevés sous des lois et des coutumes différentes agissent en bien des cas autrement que l’exigent les moeurs des citoyens, de telle sorte que, tandis que les citoyens sont poussés à agir de façon semblable, la vie sociale est perturbée » (Aristote, Politique).[1]

    « Il y a trop d’étrangers ! »

    « On ne se sent plus chez soi : au lieu de s’adapter à notre mode de vie, les étrangers se comportent comme s’ils étaient chez eux ! »

    « Je ne me sens plus en sécurité dans les rues. »

    « Ils vivent à nos crochets, qu’ils retournent dans leur pays ! »

    « Si encore ils étaient chrétiens, ils pourraient s’assimiler, comme les Polonais et les Italiens, par exemple, mais avec les musulmans c’est impossible ! »

    Face à une opinion publique de plus en plus réticente, voire hostile (quand elle ose l’avouer), à la présence permanente d’étrangers (qu’ils soient en situation légale ou illégale), comment doit réagir un chrétien ?

    Quel comportement adopter face aux vagues d’immigration successives qui rendent « l’autre » visible et palpable ?

    Quand le « lointain » devient le « prochain », cesse-t-il d’être un frère ou le devient-il davantage ? Est-il une menace ? une chance ? Qu’en disent les Saintes Ecritures ?  Quelle est la position de l’Église ?

    Aimer l’étranger...

    Dans l’Écriture - qui est Parole de Dieu - la question du rapport des croyants envers les étrangers est d’une limpidité exemplaire : « Vous traiterez l'étranger en séjour parmi vous comme un indigène du milieu de vous ; vous l'aimerez comme vous-mêmes, car vous avez été étrangers dans le pays d'Égypte. Je suis l'Éternel, votre Dieu. » (Lv. 19, 34).

    Le Deutéronome, dernier livre de la Torah, reprend le même commandement d’amour : « Vous aimerez l'étranger, car vous avez été étrangers dans le pays d'Égypte ». (Dt 10, 19) Et plus loin dans le même livre, Dieu jette une malédiction sur ceux qui résistent à sa volonté : « Maudit soit celui qui porte atteinte au droit de l'étranger, de l'orphelin et de la veuve ! Et tout le peuple dira : Amen ! » (Dt 27, 19). La volonté divine est claire : le croyant ne doit pas seulement accueillir l’étranger, il doit l’aimer !

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  • Tout chrétien est spirituellement un Vendéen!

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    Du site de l'hebdomadaire "Famille Chrétienne" :

    Cardinal Sarah : « Nous sommes tous spirituellement des fils de la Vendée martyre ! »

    Invité pour les 700 ans du diocèse de Luçon, du 12 au 15 août, le cardinal Robert Sarah a fait l’éloge de la Vendée et de ses habitants, meurtris sous la Révolution, dans son homélie de la messe anticipée du dimanche 13 août. Texte en intégralité.

    « Mes frères,

    Nous offrons ce soir le sacrifice de la messe pour le repos de l’âme de tous les bénévoles du Puy-du-Fou décédés depuis le début de cette belle œuvre, il ya quarante ans.

    Par votre travail, vous tous qui êtes ici rassemblés, vous réveillez chaque soir la mémoire de ce lieu. Le château du Puy-du-Fou, ruine douloureuse, abandonnée des hommes, s’élève come un cri vers le Ciel. Entrailles ouvertes, il rappelle au monde que, face à la haine de la foi, un peuple s’est levé : le peuple de Vendée !

    Mes chers amis, en donnant vie à cette ruine, tous les soirs, vous rendez la vie aux morts ! Vous rendez la vie à tous les vendéens, morts pour leur foi, pour leurs églises et pour leurs prêtres. Votre œuvre s’élève sur cette terre comme un chant portant le souvenir des martyrs de la Vendée ! Vous faites vivre ces trois cent mille hommes, femmes et enfants, victimes de la Terreur ! Vous donnez une voix à tous ceux que l’on a voulu faire taire, parce qu’ils refusaient de se laisser arracher la liberté de croire et de célébrer la messe ! Je vous le dis solennellement : votre œuvre est juste et nécessaire. Par votre art, par vos chants, par vos prouesses techniques, vous offrez enfin une digne sépulture à tous ces martyrs que la haine révolutionnaire avait voulu laisser sans tombeau, abandonnés aux chiens et aux corbeaux !

    Face au déferlement planifié et méthodique de la Terreur, les Vendéens savaient bien qu'ils seraient écrasés. Ils ont pourtant offert leur sacrifice au Seigneur en chantant.

    Votre œuvre est donc bien plus qu’une œuvre simplement humaine. Elle est comme une œuvre d’Eglise. Votre œuvre est nécessaire ! Car nos temps semblent assoupis ! Face à la dictature du relativisme, face au terrorisme de la pensée qui, à nouveau, veut arracher Dieu du cœur des enfants, nous avons besoin de retrouver la fraîcheur d’esprit, la simplicité joyeuse et ardente de ces saints et de ces martyrs.

    Quand la Révolution voulut priver les Vendéens de leurs prêtres, tout un peuple s’est levé. Face aux canons, ces pauvres n’avaient que leurs bâtons ! Face aux fusils, ils n’avaient que leurs faux ! Face à la haine des colonnes terroristes, ils n’avaient que leur chapelet, leur prière et le Sacré-Cœur cousu sur leur poitrine !

    Mes frères, les Vendéens ont simplement mis en pratique ce que nous enseignent les lectures de ce jour. Dieu n’est pas dans le tonnerre et les éclairs, il n’est pas dans la puissance et le bruit des armes. Il se cache dans la brise légère ! Face au déferlement planifié et méthodique de la Terreur, les Vendéens savaient bien qu’ils seraient écrasés. Ils ont pourtant offert leur sacrifice au Seigneur en chantant. Ils ont été cette brise légère, brise en apparence balayée par la puissante tempête des colonnes infernales. Mais Dieu était là. Sa puissance s’est révélée dans leur faiblesse ! L’histoire – la véritable histoire – sait qu’au fond, les paysans vendéens ont triomphé. Par leur sacrifice, ils ont empêché que le mensonge de l’idéologie ne règne en maître. Grâce aux Vendéens, les prêtres ne sont pas devenus les esclaves serviles d’un Etat totalitaire, ils ont pu demeurer les libres serviteurs du Christ et de l’Eglise. Les Vendéens ont entendu l’appel que le Christ nous lance dans l’Evangile de ce jour : « Confiance ! C’est moi, n’ayez pas peur ! ». Alors que grondait la tempête, alors que la barque prenait l’eau de toute part, ils n’ont pas eu peur, tant ils étaient certains que, par delà la mort, le Cœur de Jésus serait leur unique patrie !

    Mes frères, nous chrétiens, nous avons besoin de cet esprit des Vendéens ! Nous avons besoin de cet exemple ! Comme eux, il nous faut quitter nos semailles et nos moissons, laisser là nos sillons, pour combattre, non pour des intérêts humains, mais pour Dieu !

    Qui donc se lèvera aujourd’hui pour Dieu ? Qui osera affronter les persécuteurs modernes de l’Eglise ? Qui aura le courage de se lever sans autres armes que le chapelet et le Sacré-Cœur, pour affronter les colonnes de la mort de notre temps que sont le relativisme, l’indifférentisme et le mépris de Dieu ? Qui dira à ce monde que la seule liberté qui vaille la peine qu’on meurt pour elle est la liberté de croire ?

    Mes frères, comme nos frères Vendéens d’autrefois, nous sommes aujourd’hui appelés au témoignage, c’est-à-dire au martyre ! Aujourd’hui en Orient, au Pakistan, en Afrique, nos frères chrétiens meurent pour leur foi, écrasés par les colonnes de l’Islamisme persécuteur. Et toi, Peuple de France, toi, Peuple de Vendée, quand donc te lèveras-tu avec les armes pacifiques de la prière et de la charité pour défendre ta foi ? Mes amis, le sang des martyrs coule dans vos veines, soyez-y fidèles ! Nous sommes tous spirituellement des fils de la Vendée martyre ! Même nous, Africains, qui avons reçu de tant de missionnaires vendéens venus mourir chez nous pour annoncer le Christ. Nous nous devons d’être fidèles à leur héritage !

    L’âme de ces martyrs nous entoure en ce lieu. Que nous disent-ils ? Que veulent-ils nous transmettre ? D’abord le courage ! Quand il s’agit de Dieu, aucune compromission n’est possible ! L’honneur de Dieu ne se discute pas ! Et cela doit commencer par notre vie personnelle, de prière et d’adoration. Il est temps, les frères, de nous révolter contre l’athéisme pratique qui asphyxie nos vies ! Prions en famille, laissons à Dieu la première place ! Une famille qui prie est une famille qui vit ! Un chrétien qui ne prie pas, qui ne sait pas laisser de place à Dieu par le silence et l’adoration, finit par mourir !

    De l’exemple des Vendéens, nous devons aussi apprendre l’amour du Sacerdoce. C’est parce que leurs « bons prêtres » étaient menacés qu’ils se sont révoltés. Vous, les plus jeunes, si vous voulez être fidèles à l’exemple de vos aînés, aimez vos prêtres, aimez le sacerdoce ! Vous devez vous poser la question : et moi, suis-je appelé aussi à être prêtre à la suite de tous ces prêtres martyrisés par la Révolution ? Aurai-je moi aussi le courage de donner toute ma vie pour le Christ et mes frères ?

    Les martyrs de Vendée nous apprennent encore le sens du Pardon et de la miséricorde. Face à la persécution, face à la haine, ils o nt gardé au cœur le souci de la paix et du pardon. Souvenez-vous comment le chef Bonchamp fit relâcher cinq mille prisonniers quelques minutes avant de mourir. Sachons affronter la haine sans ressentiment et sans aigreur. Nous sommes l’armée du Cœur de Jésus, comme Lui nous voulons être plein de douceur !

    Enfin, des martyrs vendéens, il nous faut apprendre le sens de la générosité et du don gratuit. Vos ancêtres ne se sont pas battus pour leurs intérêts, ils n’avaient rien à gagner. Ils nous donnent aujourd’hui une leçon d’humanité. Nous vivons dans un monde marqué par la dictature de l’argent, de l’intérêt, de la richesse. La joie du don gratuit est partout méprisée et bafouée.

    Or, seul l’amour généreux, le don désintéressé de sa vie peut vaincre la haine de Dieu et des hommes, qui est la matrice de toute révolution. Les Vendéens nous ont appris à résister à toutes ces révolutions. Ils nous ont montré que face aux colonnes infernales, comme face aux camps d’extermination nazis, face aux goulags communistes, comme face à la barbarie islamiste, il n’est qu’une seule réponse : le don de soi, de toute sa vie. Seul l’amour est vainqueur des puissances de mort !

    Aujourd’hui encore, plus que jamais peut-être, les idéologues de la révolution veulent anéantir le lieu naturel du don de soi, de la générosité joyeuse et de l’amour. Je veux parler de la famille ! L’idéologie du genre, le mépris de la fécondité et de la fidélité sont les nombreux slogans de cette révolution. Les familles sont devenues comme autant de Vendée à exterminer. On planifie méthodiquement leur disparition, comme autrefois celle de la Vendée. Ces nouveaux révolutionnaires s’inquiètent devant la générosité des familles nombreuses. Ils raillent les familles chrétiennes, car elles s’incarnent tout ce qu’ils haïssent. Ils sont prêts à lancer sur l’Afrique de nouvelles colonnes infernales pour faire pression sur les familles et imposer stérilisation, avortement et contraception. L’Afrique, comme la Vendée, résistera ! Partout, les familles chrétiennes doivent être les joyeux fers-de-lance d’une révolte contre cette nouvelle dictature de l’égoïsme !

    C’est désormais dans le cœur de chaque famille, de chaque chrétien, de tout homme de bonne volonté, que doit se lever une Vendée intérieure ! Tout chrétien est spirituellement un Vendéen ! Ne laissons pas étouffer en nous le don généreux et gratuit. Sachons comme les martyrs de Vendée puiser ce don à sa source : dans le Cœur de Jésus.

    Prions pour qu’une puissante et joyeuse Vendée intérieure se lève dans l’Eglise et dans le monde !

  • Il y a 75 ans, Edith Stein mourait à Auschwitz

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    De Cristiana Dobner, sur l'Osservatore Romano, via zenit.org :

    75ème anniversaire de la mort d’Edith Stein, dans L’Osservatore Romano

    À la fin, il ne restera que le grand amour

    par Cristiana Dobner

    Le 9 août 1942, il y a exactement 75 ans, Edith Stein mourait dans le camp d’extermination d’Auschwitz, en Pologne.

    Dans l’édition italienne de L’Osservatore Romano du 8 août 2017, Cristiana Dobner évoque en « trois noms et trois dates » cette femme courageuse, qui refusa qu’on l’aide à se libérer et qui affirmait : « Le monde est fait de contradictions… Mais la finale ne sera pas faite de ces contradictions. Il ne restera que le grand amour. Comment pourrait-il en être autrement ? »

    CR

    Voici notre traduction de l’article du quotidien du Vatican.

    Les dernières étapes de l’existence d’Edith Stein se résument à trois noms et trois dates.

    Amersfoot, le 2 août 1942 : le chauffeur du char d’assaut sur lequel Edit et Rosa (sa sœur) avaient été contraintes de monter, déportées du monastère lors des représailles faisant suite à la lettre des évêques hollandais contre le nazisme, se trompe de route et elles arrivent ainsi au camp à une heure avancée de la nuit.

    Westerbork : où elles furent transportées dans la nuit du 3 au 4 août et qui fut décrit ainsi par Etty Hillesum : « Dans l’ensemble, il y a une grande cohue, à Westerbork, presque comme autour de la dernière épave d’un bateau auquel s’agrippent trop de naufragés sur le point de se noyer. Parfois on pense que ce serait plus simple d’être enfin déportés que de devoir toujours assister aux peurs et au désespoir de ces milliers et milliers, hommes, femmes, enfants, invalides, fous, nouveau-nés, malades, personnes âgées qui, dans une procession quasiment ininterrompue, défilent le long de nos mains secourables ».

    Auschwitz : numéro 44074. Avec le communiqué laconique et bureaucratique : « Le 9 août 1942, en Pologne, est décédée Stein, Edith Thérèse Hedwige, née le 12 octobre 1891 à Breslau, résidant à Echt ».

    Le jardinier du monastère d’Echt, un journaliste ami et un jeune ancien déporté l’ont côtoyée dans ces derniers moments. Ils purent ainsi se présenter comme témoins oculaires aux procès qui ouvrirent la voie vers la béatification et examinèrent la vie et le témoignage face à la mort de la phénoménologue devenue carmélite.

    Edith Stein peut ainsi être saisie en prise directe : « Elle parlait avec une humble assurance, au point d’émouvoir ceux qui l’entendaient. Une conversation avec elle (…) était comme un voyage dans un autre monde. Dans ces moments-là, Westerbork n’existait plus… Elle me dit : ‘Je n’aurais jamais cru que les hommes puissent être ainsi et… que mes frères devraient tant souffrir !’. Quand cela ne fit plus de doute qu’elle devait être transportée ailleurs, je lui demandai si je pouvais l’aider et (chercher à la libérer) ; … de nouveau elle me sourit en me suppliant de ne pas le faire. Pourquoi faire une exception pour elle et pour son groupe ? Cela n’aurait pas été juste de tirer avantage du fait qu’elle était baptisée ! Si elle n’avait pas pu participer au sort des autres, sa vie aurait été ruinée : « Non, non, pas cela ! ».

    Le journaliste Van Kempen se trouva devant « une femme spirituellement grande et forte ». Pendant l’entretien, il fuma une cigarette et lui demanda « si elle en voulait aussi une ». Elle me répondit qu’elle avait fumé à une époque et qu’autrefois, étudiante, elle avait aussi dansé ».

    Le jeune qui a survécu a noté un aspect particulier : « Elle était très courageuse ; elle donnait ses réponses telle qu’elle était. Quand le SS blasphémait, elle ne réagissait pas, mais elle restait elle-même. Elle n’avait absolument pas peur ».

    Wielek, fonctionnaire hollandais, rapporte un dialogue dans lequel « avec assurance et humilité », Edit Stein disait : « Le monde est fait de contradictions… Mais la finale ne sera pas faite de ces contradictions. Il ne restera que le grand amour. Comment pourrait-il en être autrement ? »

    Traduction de Zenit, Constance Roques

  • Au Soudan : les chrétiens de plus en plus discriminés

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    Du site de l'Observatoire de la Christianophobie :

    Soudan : les écoles chrétiennes devront être ouvertes… le dimanche

    Il fait peu de doute que le régime islamiste de Khartoum entend débarrasser le Soudan de toute présence chrétienne. Le nombre d’églises illégalement détruites est si important que j’en ai perdu le compte depuis longtemps… À présent, voici une nouvelle initiative menée contre les écoles chrétiennes de la capitale. Traditionnellement au Soudan, le congé du dimanche était toléré pour les chrétiens mais demeurait jour ouvré pour les musulmans. Toutefois, le ministre de l’Éducation du pays a envoyé, le 26 juillet, une lettre à toutes les écoles chrétiennes pour leur ordonner de ne plus considérer le dimanche comme un jour de congé et donc de maintenir leurs établissements ouverts ce jour-là. Il s’agit d’une nouvelle discrimination contre les chrétiens. Une de plus…

  • Emmanuel Macron : « Je veux remercier l’Église et les catholiques »

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    De Samuel Pruvot dans l’hebdomadaire « Famille chrétienne » 

    « Présent au premier anniversaire de l’assassinat du père Jacques Hamel à Saint-Étienne du Rouvray, le Président a remercié la communauté catholique pour sa foi et son apport à la France. Des paroles inédites qui l’engagent pour l’avenir.

    On croyait rêver un peu en entendant le Président à la tribune, ce matin, à Saint-Etienne du Rouvray. Non seulement Emmanuel Macron a remercié « l’Église de France, Monseigneur Lebrun, les catholiques de France, les Sœurs de Saint-Vincent de Paul (…) d’avoir trouvé dans leur foi et leur prière la force du pardon. » Mais son intervention faisait écho à celle de Mgr Lebrun qui, quelques minutes auparavant, avait insisté sur la nécessité d’éclairer les ténèbres de notre France postmoderne : « Notre société ne sait plus où elle va après la mort, et se croit libre de faire tout ce que chaque individu souhaite, y compris abréger sa vie ou l’empêcher de naitre. »

    « Celui qui a des oreilles, qu’il entende »

    Ce plaidoyer de Mgr Lebrun pour la vie – et cette condamnation explicite de toutes les formes d’atteinte à la vie humaine – n’est pas tombé dans l’oreille d’un sourd. Le Président écoutait attentivement l’archevêque, assis au premier rang, sur une place noire de monde. Un peu plus tôt, lors d’une liturgie eucharistique d’une simplicité désarmante, à l’image du père Jacques Hamel, Mgr Lebrun avait commencé son homélie par ces mots tirés de l’Evangile selon saint Matthieu : « Celui qui a des oreilles, qu’il entende ».

    « La République n’est pas le règne du relativisme. Au cœur de nos lois et de nos codes forgés par l’Histoire, il est une part qui ne se négocie pas, une part sur laquelle on ne porte pas la main, une part, j’ose le mot, sacrée. Cette part, c’est la vie d’autrui. »

    Emmanuel Macron

    Emmanuel Macron a entendu à sa façon. À l’extérieur de l’église après la messe, il a déclaré, lentement, en pesant chaque mot : « La République n’est pas le règne du relativisme. Au cœur de nos lois et de nos codes forgés par l’Histoire, il est une part qui ne se négocie pas, une part sur laquelle on ne porte pas la main, une part, j’ose le mot, sacrée. Cette part, c’est la vie d’autrui. » Certains y verront une tentative de récupération politique ; certains se souviendront de certaines déclarations de Nicolas Sarkozy. Mais d’autres y reconnaitront une (heureuse) ouverture à la dimension religieuse en ces circonstances graves.

    Les croyants, pas des citoyens de seconde zone

    Sur la stèle offerte par la mairie, on peut lire des extraits de la Déclaration universelle des Droits de l’homme de 1948. Cela a pu étonner pour un hommage à un martyr. « La stèle porte un défi, celui de l’universel où la lumière ne peut rejoindre quelques-uns au détriment des autres », explique Mgr Lebrun. Mais il faut lire le texte gravé sur le monument pour comprendre. Ce qui est en jeu ici n’est rien de moins que la liberté religieuse en France : « Le visage du père Hamel semble regarder vers l’article 18 de la déclaration universelle, poursuit l’archevêque : “Toute personne a droit à la liberté de conscience et de religion ; ce droit implique la liberté de manifester sa religion seul ou en commun”. Ce regard est-il un hasard ? Je crois plus à la providence. »

    Pour Mgr Lebrun, il était essentiel de rappeler que les croyants n’étaient pas des citoyens de seconde zone. « La communauté catholique veut participer à la vie commune, par ses membres et en tant que communauté. Elle croit que sa mission est sur la Terre comme au Ciel. » Le Président a bien entendu cette requête, secrète et légitime, qui monte du cœur de tous les catholiques affectés par l’assassinat du père Hamel. « Le visage de Jacques Hamel est devenu le visage de ce qui en nous refuse cette culture de mort et ce terrorisme arrogant. Dans sa vie humble toute offerte aux autres les Français ont reconnu une part d’eux-mêmes. »

    « Je suis Jacques Hamel » aurait pu ajouter Emmanuel Macron. Tant il est vrai que son sang est celui de la France. Mais bien au-delà, a conclu l’archevêque, « le sang du père Hamel est de la même composition que le sang de Jésus ; il crie avec tous les martyrs. Il appelle à la fraternité, sans exclusion. »

    Ref. Emmanuel Macron : « Je veux remercier l’Église et les catholiques »

    JPSC

     

  • Procession à Ekaterinbourg : 60.000 personnes ont commémoré le martyre du Tsar Nicolas II et de sa famille dans la nuit du 16 au 17 juillet 1917

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    JPSC

  • Inde : la société civile se mobilise pour dénoncer l’intolérance religieuse croissante portée par les nationalistes hindous

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    Du site "Eglises d'Asie" (Missions Etrangères de Paris) :

    Mobilisation de la société civile pour dénoncer l’intolérance religieuse croissante portée par les nationalistes hindous

    « Not in My Name ». C’est sous ce slogan que des milliers de personnes ont manifesté pacifiquement en différentes villes du pays le 28 juin dernier pour dénoncer la montée de l’intolérance religieuse exercée, selon eux, par les hindouistes sous les couleurs du BJP (Parti du peuple indien), la formation du Premier ministre Narendra Modi au pouvoir à New Delhi depuis mai 2014.

    Ces manifestations ont rassemblé des Indiens issus de secteurs très divers de la société : des étudiants, des artistes, des responsables politiques ainsi que des responsables religieux. Président de l’United Christian Forum For Human Rights, une organisation réunissant des chrétiens issus de différentes confessions, Michael Williams a dénoncé chez les leaders de l’hindouisme extrémiste « un petit groupe qui vise à ce que tous les Indiens s’alignent sur un même style de vie et une identité culturelle unique, la leur ». Mais, a-t-il affirmé, « cela ne peut advenir : pas en mon nom et pas au nom de la Constitution du pays ».

    Une « Carte des lynchages en Inde »

    Les manifestations organisées le 28 juin à New Delhi, mais aussi à Mumbai (Bombay), Kolkata (Calcutta), Hyderabad, Bangalore, Thiruvananthapuram, Kochi (Cochin), Patna ou bien encore Lucknow, sont intervenues alors que l’émotion était vive dans le pays après la mort, six jours plus tôt, de Junaid Khan, un adolescent de 15 ans poignardé dans un train parce que musulman. Le 22 juin, Junaid Khan était de retour dans son village natal en compagnie d’un de ses frères et de deux amis, après avoir été à Delhi faire des achats en prévision de l’Eid, la célébration marquant la fin du ramadan. Selon le rapport de police, dans le train qui ramenait les quatre jeunes chez eux, une dispute a éclaté au sujet d’une place assise et les quatre se sont trouvés pris à partie par des voyageurs qui les ont insultés en tant que musulmans, leur reprochant d’être des « bouffeurs de bœuf » ; dans la dispute, Junaid Khan a reçu des coups de couteau, avant de mourir de ses blessures sur un quai de gare où les quatre avaient été contraints de descendre.

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  • Le martyre des chrétiens d’Orient pourrait annoncer le nôtre

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    Vu sur le site "InfoChrétienne.com" :

    « Le martyre des chrétiens d’Orient pourrait annoncer le nôtre »

    Journaliste, écrivain, auteur-compositeur-interprète, Jean-Pax Méfret est un chanteur engagé, notamment sur des questions politiques, telles que l’Algérie française ou le communisme. Son dernier album, Noun, est dédié aux chrétiens d’Orient.

    Pour Jean-Pax Méfret, le sujet du martyre des chrétiens d’Orient est encore trop peu abordé. Interrogé par Eugénie Bastié et Alexandre Devecchio pour Figaro Vox, il raconte de quelle manière, la mélodie s’est imposée à lui alors qu’il était en route pour l’un de ses concerts. Il se souvient avoir rédigé les derniers vers de la chanson Noun quelques minutes seulement avant d’entrer sur scène.

    « Ils meurent victimes de leur Foi

    Ils tombent à l’ombre de la Croix

    Dans un silence qui fait douter du cœur des hommes. »