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Politique - Page 440

  • Le pape, l'Eglise et les migrations : gare aux faux procès !

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    Du Père Christian Vénard sur le site aleteia.org :

    Non, le Pape n’est pas responsable de la crise migratoire

    Le père Christian Venard réagit au débat qui agite la cathosphère depuis le début de l'année 2017.

    On ne peut que remercier Laurent Dandrieu et son dernier livre, Église et immigration : le grand malaise (Presses de La Renaissance), de nous déranger. Bien construit, avec une argumentation fouillée et fournie, il oblige à réagir, réfléchir, argumenter, et, c’est sans doute le plus marquant, à revenir aux fondamentaux de notre positionnement en tant que catholiques. Ce livre est à lire, bien sûr. Il est à étudier même. Il nécessite néanmoins pour cela de bonnes clefs de lectures. Je n’en partage ni la méthodologie, ni les conclusions ; que cependant son auteur, avant que je ne le critique, soit remercié publiquement de ce pavé jeté dans la mare.

    Deux faux procès

    Ce livre repose sur un double faux procès. Le premier semble rendre responsable de la crise migratoire l’Église et le Pape. Or, il conviendrait de rappeler que ni le Pape ni l’Église n’ont ouvert le processus migratoire économique au milieu du XXe siècle, quand les puissances d’argent ont décidé que faire venir la main d’œuvre étrangère était nécessaire et intéressant. Ce ne sont ni le Pape ni l’Église qui ont mis en place le regroupement familial. De même, qu’on veuille bien accorder au Pape et à l’Église de n’être en rien responsables de la déstabilisation totale du Moyen-Orient ces dix dernières années et de la crise migratoire à laquelle l’Europe doit faire face, de ce fait. Non seulement les papes et l’Église n’en sont pas responsables, mais plus encore, par leur action et par leurs appels, ils n’ont cessé de réclamer plus de justice et d’équité dans le traitement de ces questions internationales. Faute d’identifier les vrais responsables de cette immense tragédie, qui compte des morts par dizaine de milliers et des déplacés par centaines, le livre de Laurent Dandrieu semble en accuser l’Église et les papes.

    Par ailleurs, concernant le « suicide » de l’Europe, je constate le même faux procès qui repose sur une absence de mise en perspective. Je veux bien admettre que, par naïveté parfois, mais surtout par une idéologie que le cardinal Ratzinger et Benoît XVI ensuite a épinglée, l’Église — ou plus exactement les hommes d’Église — ait pu participer à la marge à une forme de suicide moral de l’Europe… mais là aussi, ils n’en sont pas les principaux responsables. Les responsables du suicide européen… ce sont les Européens eux-mêmes ! La lente agonie démographique des vieux peuples d’Europe ne doit rien, bien au contraire à l’Église.

    Qu’on ne s’y trompe pas, le suicide de l’Europe découle directement de l’apostasie généralisée des peuples européens, ayant abandonné la foi et la pratique religieuse de leurs ancêtres. Il suffit de relire le texte grandiose et prophétique de saint Jean Paul II, après le Synode sur l’Europe, Ecclesia in Europa, qui n’a pas pris une ride. On relira aussi avec intérêt La crise de la conscience européenne de Paul Hazard (Paris, 1935) pour redécouvrir les sources intellectuelles et laïques du mal-être européen. Aujourd’hui, une apostasie généralisée, une conception étriquée d’une laïcité prétendument salvatrice, une volonté de certains gouvernants de combattre la foi chrétienne, voilà les vrais responsables. Ne pas rappeler cela de manière forte dans ce livre, conduit insensiblement le lecteur à en rendre responsable le Saint-Père et l’Église — et donc à ne pas voir les vraies sources du problème.

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  • Le pape et les migrants : le Père Stalla-Bourdillon dénonce deux graves confusions

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    Du Père Laurent Stalla-Bourdillon, Directeur du Service pastoral d'Etudes politiques et Aumônier des Parlementaires (France), sur son blog :

    François et les migrants : ce que les critiques révèlent

    Les réactions, souvent désobligeantes, au message du Pape François pour la journée 2018 du migrant et du réfugié, publiée en août 2017, sont révélatrices de deux graves confusions.

    La contestation essentielle porte sur la trop grande bienveillance du Pape à l’égard des migrants. Ses propos concernant les conditions de leur accueil semblent à certains totalement délirants. Contrairement aux auteurs des critiques, le Pape serait d’un angélisme naïf, à la limite dangereux, concernant l’identité réelle des migrants : ils sont étrangers (à la culture européenne) et de surcroit ils sont musulmans. Le Pape ignore la menace que l’Islam fait peser sur l’Europe : voilà son tort. Demain, le Pape sera le complice tout trouvé, des attentats que l’on nous prédit. Il n’est pas comme toutes les vraies bonnes consciences qui le critiquent, un défenseur de la supériorité culturelle de l’Europe chrétienne. Ces migrants menacent l’intégrité ethnique et religieuse de l’Europe. C’est pourquoi ces auteurs ne comprennent pas que le Pape ne soit pas le défenseur de l’Europe, telle qu’elle s’est développée dans l’histoire, produisant une culture basée sur la foi au Christ, repoussant vaillamment l’hérésie que représente l’Islam pour le Christianisme.

    Ces personnes revendiquant leur identité « catholique » n’hésitent plus à annoncer que Rome tombera sous la domination de l’Islam, et que le Pape en sera responsable. En attaquant ainsi le Pape, ces personnes adressent un triste signal de division à ceux qu’ils veulent combattre. Ce n’est pas parce que Rome est en Europe et est le siège de l’Eglise catholique, que l’Eglise a pour mission d’édifier une Europe chrétienne. Ce serait là une logique de domination territoriale qui consonne avec celle que l’on présume des musulmans, soucieux d’étendre leur empire sur l’Europe et sur le monde. Nous assistons ici à une première confusion : la réduction du christianisme à une identité culturelle, à un détournement de la foi au Christ dans un rapport de force culturel et religieux. Si cela a pu exister dans l’histoire, il semble que l’Eglise soit davantage soucieuse de faire entrer l’humanité dans l’ère de la liberté de conscience et dans la responsabilité personnelle qui en découle. Rome est le lieu du martyr des apôtres Pierre et Paul, témoins de la Parole de Vie qui s’énonce dans le don de soi jusqu’au bout et par amour.

    Sans doute faut-il redire que le christianisme n’a pas à mimer des prétentions de conquêtes géographiques comme critères de son action, de sa crédibilité. Ce n’est pas parce que l’Evangile rapporte la parole du Christ « Allez, faites de toutes les nations des disciples, les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit » Matthieu 28,19, que cela indique une hégémonie territoriale à atteindre. Ce ne sont pas des nations qui sont à conquérir, mais des disciples : dans toutes les nations, faites naître des disciples ! Or, un disciple du Christ est une personne qui a compris que son humanité n’était pas encore complète et que son achèvement suppose un don de soi, une relation à l’autre et le combat permanent contre l’illusion de la possession, de la jouissance et de la puissance. Autrement dit, le Pape François est d’abord le témoin de la Parole vivante de Dieu qui donne à l’être humain d’atteindre à sa plénitude. Il a pour souci l’accomplissement de l’humanité en toute personne et non pas la protection culturelle d’une Europe dont il sait qu’elle accélère sa stérilisation en se refermant sur elle-même.

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  • Syrie : quand le regard d'un jeune photographe bouscule les idées reçues

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    Du site du diocèse de Perpignan :

    CHRÉTIENS DE SYRIE : UNE VIE EN ENFER

    François Thomas, jeune photoreporter perpignanais de 23 ans vient de passer neuf mois en Syrie. Son sujet de reportage : la condition des chrétiens sur le front, persécutés par les islamistes de Daesh, convaincu que la question ne doit pas restée étouffée. Il exposera ses photos à partir du 31 août, au 17 et à l’atelier Salade, rue de la Révolution Française à Perpignan.

    23 ans, le look d’un étudiant en droit ou en lettres, peu importe… l’allure et la fausse désinvolture d’un gamin qui se soucierait peu du lendemain. Des traits juvéniles et des mimiques qui l’enverraient plus en tournée nocturne sur la colline des loisirs, qu’à servir une cause louable et humanitaire a des milliers de kilomètres. Mais les apparences et les clichés ont la vie rude. Tant mieux pour lui. François Thomas trompe peut être son monde, en surface, mais pas son âme ni ses valeurs. Depuis qu’il a tracé sa voie dans ce sillon, certain que des choses horribles qui se passent loin des yeux et loin des cœurs doivent être montrées et dénoncées pour ce qu’elles sont. Parce que c’est dans ses gènes et dans sa culture. Baigné, imprégné de curiosité et de sens critique depuis tout petit auprès de parents journalistes dans les Pyrénées-Orientales. Aguerri et livré au système chez les scouts de La Réal. Nourri au photoreportage et aux conflits internationaux, en arpentant les expositions du festival Visa pour l’image. De quoi forger un caractère, des convictions et une vocation pour la suite. Celle de devenir photojournaliste, entre le goût de l’actualité et de l’image. Le goût de raconter des histoires. Les vraies histoires que l’on ne décrit pas assez. Celles des peuples qui souffrent et que l’on opprime dans la plus grande indifférence ou que l’on utilise au gré des besoins diplomatiques.

    Le proche Orient dans le viseur

    Après être passé par l’université de cinéma de Montpellier et la section photojournalisme de l’université de Perpignan, François s’est lancé sur le terrain, celui d’un proche orient embrasé depuis plus de 6 ans. C’est avec l’organisation non gouvernementale (ONG) SOS Chrétien d’Orient qu’il décide de s’engager, en officiant comme chargé de communication de la structure pour ses opérations en Égypte d’abord, au Liban ensuite et en Syrie enfin. Un moyen d’entrer dans une zone contrôlée et très restreinte en matière de médias mais surtout de toucher du doigt et de l’œil une réalité que beaucoup ignorent ou veulent ignorer et de la révéler au grand jour : la condition chaotique des Chrétiens en zone de guerre et spécifiquement dans un conflit mené au nom de l’islamisme radical. « Je suis parti 10 mois en tout dont près de 9 en Syrie. Je voulais traiter le sujet des chrétiens et de la façon dont ils sont persécutés car ici en France ou dans les médias occidentaux personne n’en parle ou alors on en parle mal. Avec des faits déformés ou récupérés. Nous avons un devoir d’en parler de montrer ce qu’il se passe. Autrement ce métier n’a aucun sens et l’engagement chrétien n’en a pas plus ! »

    Aller sur un terrain hostile, donc, pour vérifier par lui-même, mieux comprendre et mieux restituer la dure vie, la sale histoire des populations pourchassées pour leur seule confession. Un risque certain mais mesuré et assumé par le jeune homme. « Évidemment qu’on a peur là-bas. J’ai beaucoup essuyé de tirs de roquettes très proches et des bombardements mais c’est ça la guerre et c’est aussi ça qu’il faut montrer. »

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  • Le christianisme n’est pas une des racines de l’Europe, il en est l’unique

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    De Didier Rance sur le site de l'Homme Nouveau :

    Christopher Dawson ou la défense des racines chrétiennes de l'Europe

    Christopher Dawson ou la défense des racines chrétiennes de l'Europe

    Alors que l’Europe tourne aujourd'hui le dos à ses racines chrétiennes, les analyses de l'historien Christopher Dawson (1889-1970) peuvent encore nourrir et enrichir la pensée et l’action de tous ceux qui résistent à cette fuite en avant.

    Contrairement à l’idée reçue, les clichés ne sont souvent nullement des pensées banales, mais au contraire des pensées originales et fortes, marquées du sceau de l’évidence ou du génie – parfois des deux (c’est pourquoi elles sont reprises, parfois ad nauseam, et deviennent alors des clichés). Parmi les penseurs qui ont ainsi marqué leur époque à un point tel que les idées et les thèmes de pensées qu’ils ont lancés de façon très originale sont devenus des clichés et des cadres de référence pour toute discussion sur le sujet pour leur génération et souvent les suivantes, fussent-elles divergentes ou contraires, il y a certainement Christopher Dawson (1889-1970).

    Le vrai progrès de l’homme

    Christopher Dawson est né en Angleterre dans une famille de militaires et d’ecclésiastiques anglicans de grande culture. Après de solides études classiques à Oxford, le jeune diplômé décida de vivre, non sans difficultés, sur les ressources de son héritage familial plutôt que d’entreprendre la brillante carrière universitaire à laquelle il semblait promis. Nulle paresse ou mépris dans cette décision, mais le désir de pouvoir s’adonner entièrement à la recherche à laquelle il avait décidé de consacrer sa vie : l’histoire générale de l’humanité. Après une quinzaine d’années de travail solitaire, Dawson commença à publier, et chacun de ses livres fut désormais un évènement dans le monde anglo-saxon et au-delà. Le premier, L’Âge des Dieux (1928), est une synthèse des connaissances sur les civilisations de l’Antiquité. Il fut suivi de Progrès et Religion (1929) et de La construction de l’Europe (1932). Dawson développa dans ces ouvrages quelques idées-force qu’il conserva toute sa vie, les approfondissant au fil des ans et des publications :

    • La religion est le fondement et l’élément dynamique de toute culture, et de toute civilisation. Elle comprend toujours un pôle rituel liturgique et un pôle prophétique, en tension créative, y compris dans les civilisations primitives. •

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  • Et si l'Église se penchait en profondeur sur la question des flux migratoires ?

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    Hugues Lefèvre, sur le site de Famille Chrétienne, a recueilli les propos de Marc Fromager, Directeur de l'Aide à l'Eglise en Détresse (France) :

    Marc Fromager : " Concernant les migrants, l'Église doit faire un vrai travail de pédagogie "

    Le directeur de l'Aide à l'Église en Détresse (AED) revient sur le message du pape François pour la journée mondiale du migrant et du réfugié. Il estime que le texte ne va pas assez loin dans l'analyse des causes des flux migratoires. Une plus profonde compréhension du phénomène permettrait selon lui de dénoncer notamment les pratiques de l'Occident en Afrique et au Moyen-Orient.

    Comment avez-vous réagi à la lecture du message du pape François sur les migrants ?

    Pour tout vous dire, j'ai d'abord parcouru les réactions occasionnées par le texte avant de le lire… Et le fait de voir certains passages pris et commentés de manière isolée joue à une espèce de dramatisation qui, si on en reste à ce niveau, rend le texte un peu anxiogène. Il faut donc le lire en entier. D'autre part, replaçons le message du pape François dans son contexte. Il ne s'agit pas d'un discours programmatique d'une personne nouvellement élue qui donnerait un cap stratégique et politique précis pour les années à venir. Il s'agit d'un message pour la journée mondiale du migrant qui a lieu chaque année.

    Que retenez-vous de ce message ?

    D'abord, certains points positifs m'ont interpellé. Le fait que le pape rappelle et insiste sur la centralité de la personne humaine. Les migrants ne sont ni des pions, ni une espèce de masse informe, une main d'œuvre ou bien une menace. Ils sont avant tout des personnes. Aussi, le pape évoque à la fin de son message l'opportunité d'évangélisation engendrée par ces flux migratoires. Reste à savoir si, en France par exemple, l'Église a encore les moyens humains, l'énergie et la volonté de s'occuper de ces personnes. Sans parler d'évangélisation proactive, il s'agirait déjà d'être en capacité de répondre aux migrants musulmans qui frappent à la porte des églises.

    Ensuite, j'ai un regret. Je trouve que ce message procède d'une vision un peu pessimiste du monde. Une vision qui consisterait à dire que, quoiqu'on fasse, il y aura toujours autant de migrants. J'aurais attendu que l'Église s'intéresse davantage aux raisons de ces flux migratoires. Car je pense que c'est seulement en identifiant bien les causes que l'on peut s'attaquer aux problèmes. Certes, dans un passage, le pape évoque le fait que l'Église participe à cette recherche des causes mais il ne va pas plus loin. Sur la question complexe des migrants, une analyse plus approfondie du phénomène et un vrai travail de pédagogie de la part de l'Église permettraient à chacun de prendre ses responsabilités.

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  • L’heure est grave car tout est dans le paraître et dans les techniques de report des problèmes

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    De Marc Dugois sur Magistro.fr :

    Les essentiels perdus

    Que ce soit en Belgique, en France ou presque partout en occident, les dirigeants politiques sont perdus. Formés à la démagogie des campagnes électorales et à la discrète recherche de fonds pour les financer, dans un monde dogmatiquement scindé entre droite et gauche et où, être les deux à la fois devient aujourd’hui le nec plus ultra, aucune réflexion de fond ne les encombre, ils "font de la politique".

    Et cela ne marche plus. Les peuples les rejettent et cherchent l’homme providentiel tout en se contentant d’hommes au coups de menton mussolinien façon Trump ou Macron, car les peuples ont été totalement désorientés par des médias qui ont pris le pouvoir au nom de leurs actionnaires. Les voix médiatiques indépendantes comme Zemmour ou Polony en sont écartées et la morale est confiée au Conseil Constitutionnel, au Conseil d’État, au Conseil Supérieur de l’Audiovisuel et au Comité Consultatif National d’Ethique, groupuscules nommés par le pouvoir en place qui leur donne une puissance considérée de plus en plus comme sagesse divine et donc non contrôlable par le peuple. "En même temps" le Président de la République considère qu’il n’est "pas digne d’étaler certains débats sur la place publique" quand le Chef d’État-Major des Armées dit sa vérité aux députés à l’Assemblée Nationale.

    Que Macron et Trump échouent est d’une telle évidence que l’annoncer est sans risque car les essentiels sont perdus. Macron et Trump sont les derniers avatars du système dans les deux pays phares de l’Occident, l’Angleterre, l’Allemagne, le Japon et la Corée du sud n’en étant que les meilleurs techniciens. Si la constitution américaine empêche le totalitarisme, la constitution française le permet et la tentation s’en fera évidemment jour. Espérons que la sagesse et l’humilité l’emporteront !

    Mais quels sont ces essentiels perdus dont nous vivons l’absence par ses innombrables retombées ? Ne faut-il pas mettre provisoirement de côté ces retombées dont tout le monde parle mais qui ne sont que le petit bout de la lorgnette et l’écume des vagues, pour nous concentrer sur ces essentiels perdus dans chacune des 3 bases d’une société, l’économique, l’éducatif et le politique ?

    Mais il faut bien évidemment d’abord prendre conscience de ce qu’est une société. Une société est un groupe d’êtres humains qui, pour pouvoir vivre quotidiennement en groupe, répute comme étant objectifs pour tous ses membres les subjectivités du beau, du bien et du vrai, c’est-à-dire de la richesse, de la clarté et de la justice si l’on fait la symbiose deux à deux de ces trois approches de groupe, objectives pour ce groupe mais subjectives pour tous les autres.

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  • Le cardinal Parolin à Moscou : la diplomatie spirituelle ferait-elle le jeu du Kremlin ?

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    Traduit par Julia Breen, un article paru sur le site "Le Courrier de Russie" :

    Les saintes relations de Moscou avec le Vatican

    « Pour le Kremlin, de bonnes relations visibles avec le Vatican sont une chance d’attirer l’attention du monde sur les tentatives de la Russie de se poser en bastion de la morale et des valeurs traditionnelles. »

    La mi-août a été marquée par la première visite officielle en Russie depuis de longues années d’un secrétaire d’État du Vatican : le cardinal Pietro Parolin. Le second direct du souverain pontife s’est entretenu avec le patriarche Kirill, le ministre russe des affaires étrangères Sergueï Lavrov et, enfin, mardi 23 août à Sotchi, dans la résidence présidentielle, avec Vladimir Poutine. Si seuls des propos généraux ont été échangés lors de ces rencontres publiques, le programme élargi de la visite laisse penser que le cardinal pourrait préparer une venue prochaine en Russie du pape en personne. Sous quelque forme que ce soit, la diplomatie spirituelle fait aujourd’hui, manifestement, le jeu du Kremlin. Bilan de Lenta.ru.

    Poutine Petro Parolin

    Vladimir Poutine et Pietro Parolin à Sotchi, le 23 août. Crédits : kremlin.ru

    Le chef de l’Église et le chef de l’État

    La première visite du chef de l’État du Vatican en Russie remonte au mois de juin 1988. La délégation papale présente à l’occasion des célébrations du millénaire du baptême de la Rus’ était alors présidée par le cardinal Agostino Casaroli. Le secrétaire d’État du Vatican avait été reçu par Mikhaïl Gorbatchev au Kremlin, pour aborder notamment les questions de garantie de la liberté religieuse en Union soviétique. Le quotidien italien La Stampa écrivait à l’époque : « Le dialogue est entamé. La glace a été brisée entre le Kremlin et le Saint-Siège ».

    En août 2017, à la veille de la venue du cardinal Pietro Parolin à Moscou, la même Stampa estimait que celui-ci pourrait tenter de faire office de médiateur, afin de rapprocher deux mondes qui ne doivent pas se considérer comme ennemis. Sur fond de relations russo-américaines qui se détériorent de jour en jour, la diplomatie spirituelle est donc entrée dans l’arène.

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  • Quand le pape suscite une levée de boucliers

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  • Quand le nombre de traitements de procréation médicale explose en Belgique...

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    Du Bulletin d'information de l'Institut Européen de Bioéthique :

    Explosion du nombre de traitements de procréation médicale en Belgique : Nouvelle Fiche Didactique

    23/08/2017 - Procréation médicalement assistée PMA / GPA

    Au cours des dernières années, on constate une augmentation considérable du nombre de traitements de l'infertilité en Belgique. Le nombre de cycles de traitement par FIV / ICSI a plus que doublé entre 2004 et 2014, passant de 14.652 à 33.370 durant cette période. On a de plus enregistré une augmentation inexpliquée de presque 20% du nombre des traitements chez les moins de 36 ans
    La Belgique est-elle plus sujette à l’infertilité ou plus prompte à lancer des traitements lourds et coûteux ? Assiste-t-on à une surconsommation dans le domaine de la médecine reproductive ? 
    Dans, l’European Journal of Obstetrics & Gynecology and Reproductive Biology notamment, en mai 2017, des scientifiques s’alarment du recours beaucoup trop fréquent à la FIV / ICSI. 
    Le Collège de médecins « Médecine de la reproduction » — l'organe responsable de l'organisation de l'évaluation externe de la médecine reproductive — s’inquiétait déjà en 2011 du recours banalisé à la PMA. En serait-on donc arrivé à abuser de ces techniques ? S’il y a bien l’Agence Fédérale des Médicaments et des Produits de Santé qui est chargée de contrôler la pratique de la PMA, en réalité, ce contrôle semble plutôt faible.

    Suite : Fiche didactique détaillant les techniques, le cadre légal mais aussi les questions éthiques.

  • Migrants : le pape suscite le débat

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    Migrants: la bombe du Pape François adressée à Macron et Merkel
    Articles de fond Challenges.fr 23 août 2017
    Le pape François veut légaliser la migration illégale
    LINFO.re 23 août 2017
    Vatican. Accueil des migrants : le message du pape divise la presse italienne
    Courrier International 22 août 2017
    La sécurité des migrants doit-elle l'emporter sur la sécurité nationale ?
    La Croix 23 août 2017
    «Rempart des réfugiés», «naïveté»... Les propos du pape sur les migrants interpellent les politiques
    RT en français 23 août 2017
    Message du Pape pour la Journée mondiale du migrant et du réfugié
    LPJ 23 août 2017
    Migrants : le message « explosif » du pape François
    Famillechretienne.fr il y a 22 h
    Réécouter La revue de presse internationale
    France Culture 23 août 2017
    Pape François: le christianisme contre la chrétienté
    Causeur.fr 23 août 2017
    L. Dandrieu : «La sécurité personnelle ne peut exister si les nations basculent dans l'anarchie»
    Le Figaro 22 août 2017
    Migrants: comment François mène son combat depuis le début de son pontificat
    Le Figaro 22 août 2017
    Pourquoi le message du pape sur les migrants suscite le débat
    La Vie 22 août 2017
    Italie : le pape François plaide pour le droit du sol
    Médias-Presse-Info 23 août 2017
    Le pape François veut favoriser l'intégration des migrants
    Aleteia FR 22 août 2017
    "Sa Sainteté devrait se mêler de sa mission" : quand une élue FN charge le pape François
    Atlantico.fr 22 août 2017
    Le pape François en faveur du regroupement familial sans conditions
    RT en français 21 août 2017
    Le pape François rejette l'assimilation entre migrants et terroristes
    La Croix 21 août 2017
    “L'Église est disponible pour s'engager en première ligne”, affirme le pape François dans son message pour la ...
    La Croix 21 août 2017
    Les positions du pape François en faveur de l'invasion migratoire : un crime contre l'Europe [Tribune libre]
    Breizh Info 22 août 2017
    Le Pape propose des initiatives concrètes pour les migrants et réfugiés
    Radio Vatican 21 août 2017
    Le pape François : “La sécurité des migrants passe toujours avant la sécurité nationale”
    Valeurs Actuelles 21 août 2017
    Migrants : le pape propose des mesures concrètes
    Famillechretienne.fr 21 août 2017
    Le pape qui ne fait pas de politique donne des directives en matière de politique migratoire – medias-presse.info
    Médias-Presse-Info 23 août 2017
    Le pape demande des "visas temporaires" pour les migrants des zones de conflits
    Corse-Matin 22 août 2017

  • Migrants : le pape dénie-t-il aux Etats le droit de se protéger ?

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    Clémence Houdaille, sur le site du journal La Croix, a interrogé le Père Laurent Stalla-Bourdillon, Directeur du Service pastoral d’études politiques :

    La sécurité des migrants doit-elle l’emporter sur la sécurité nationale ?

    « Le principe de la centralité de la personne humaine (…) nous oblige à toujours faire passer la sécurité personnelle avant la sécurité nationale » écrit le pape François dans son message pour la prochaine journée mondiale du migrant et du réfugié (lire « La Croix » d’hier). Un principe qui ne remet toutefois pas en cause le devoir des États de protéger leurs ressortissants.

    Si l’on perd de vue la centralité de la personne humaine, on perd notre humanité

    En écrivant que la sécurité des personnes passe avant la sécurité nationale, le pape ne dénie pas aux États le droit de se protéger. Mais insister sur la centralité de la personne humaine permet de déminer un argument sécuritaire qui servirait de prétexte pour refuser l’accueil des migrants. Si l’on perd de vue la centralité de la personne humaine, on perd notre humanité.

    Il existe différents niveaux de défis à relever, sur le plan migratoire, mais aussi sécuritaire. C’est une question d’arbitrage, et il ne faudrait pas lire le propos du pape comme une invitation à faire voler en éclats la question de la responsabilité nationale. Le Catéchisme de l’Église catholique précise bien les choses : après avoir dit que « les nations mieux pourvues sont tenues d’accueillir autant que faire se peut l’étranger en quête de la sécurité et des ressources vitales qu’il ne peut trouver dans son pays d’origine » et que « les pouvoirs publics veilleront au respect du droit naturel qui place l’hôte sous la protection de ceux qui le reçoivent », le paragraphe 2241 ajoute que « les autorités politiques peuvent en vue du bien commun dont elles ont la charge subordonner l’exercice du droit d’immigration à diverses conditions juridiques, notamment au respect des devoirs des migrants à l’égard du pays d’adoption ».

    Le message du pape, rendu public au lendemain de l’attentat de Barcelone, a été signé le 15 août. L’actualité des derniers jours a sans doute eu un effet grossissant dans la manière de le lire, mais celui-ci est écrit dans un contexte beaucoup plus large. François a conscience que son pontificat se déroule à un moment de l’histoire où la pression démographique et migratoire est réelle, indépendamment de la question de la guerre en Syrie et des déplacements de population qui y sont liés. Ce phénomène, qui relève pour lui des « signes des temps », échappe à une simple gestion ponctuelle et doit être perçu avec plus de profondeur. Benoît XVI lui-même était déjà assez sévère vis-à-vis des organismes internationaux à propos de la façon dont ils gèrent les migrants.

    François insiste sur la nécessité de préparer les communautés locales aux processus d’intégration. Il y a effectivement là un énorme déficit. Il est illusoire de penser que ces questions n’auront d’incidence que chez le voisin. La question sera d’ailleurs débattue lors du prochain pèlerinage des élus chrétiens à Lourdes, qui se déroulera du 12 au 15 octobre autour du thème : « Solidarité contrainte, solidarité voulue ».

    Lire également : 

    Le texte du pape suscite de nombreuses réactions en France, ce message est-il plus engagé que par le passé ? Nous pouvons juger le message comme étant plus engagé dans le sens qu’il est peut-être plus pratique, plus pragmatique cette année. Il veut répondre à une question simple : qu’est...

     

  • Pourquoi les Frères de la Charité ne peuvent accepter l’euthanasie dans leurs institutions

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    Nicolas Senèze, sur le site du journal La Croix, s'entretient avec le Frère René Stockman,supérieur général des Frères de la Charité de Gand

    « Les Frères de la Charité ne peuvent accepter l’euthanasie dans leurs institutions »

    L’association qui gère les hôpitaux psychiatriques des Frères de la Charité en Belgique a accepté de pratiquer des euthanasies. Soutenu par le pape, le supérieur général de la congrégation se dit prêt à se séparer de ses œuvres qui ne mettraient plus le respect de la vie au cœur de leur action.

    La Croix : Les Frères de la Charité ont-ils accepté de pratiquer des euthanasies dans leurs centres psychiatriques ?

    Frère René Stockman : Nos institutions en Belgique ne sont pas gérées directement par la congrégation mais par une association dont le conseil d’administration est aujourd’hui composé de onze laïcs et trois religieux. C’est ce conseil qui a adopté un texte sur la possibilité de pratiquer des euthanasies dans nos centres psychiatriques.

    Que reprochez-vous à ce texte ?

    Fr R. S. : Quatre points sont litigieux. D’abord, de ne plus faire du respect de la vie un absolu, mais une « valeur fondamentale », mise au même niveau que l’autonomie des malades et la relation thérapeutique. Il précise en outre que si un malade est dans une situation sans perspective, il peut demander l’euthanasie : or, dire que nous ne sommes plus en mesure d’aider un patient relève de la mauvaise psychiatrie ! Par ailleurs, il fait de l’euthanasie un acte médical, ce qui n’est pas dans la loi, celle-ci se bornant seulement à exempter le médecin de poursuites. Enfin, il permet que l’euthanasie soit pratiquée au sein de nos institutions, ce que je ne peux pas accepter comme responsable de la congrégation.

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    Vos centres, qui accueillent une grande partie des malades psychiatriques en Flandres, ne peuvent donc accueillir leurs demandes d’euthanasie ?

    Fr R. S. : Si un malade fait une telle demande, prévue par la loi belge, nous sommes prêts à l’écouter. Nous pouvons entamer avec lui et sa famille un parcours dans l’espoir qu’il change d’avis. Nous pouvons accueillir sa demande, mais pas pratiquer l’euthanasie dans nos institutions : c’est en complète opposition avec le principe de respect absolu de la vie qui nous guide. On doit certes respecter l’autonomie du malade, mais celle-ci n’est jamais absolue. D’autant plus dans le domaine psychiatrique !

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