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Santé - Page 62

  • Vous avez dit : "contrition parfaite" ?

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    De Mgr Matthieu Rougé sur Radio Notre-Dame :

    L'éclairage spirituel de Mgr Matthieu Rougé

    3 avril 2020

    Qu’est-ce que la « contrition parfaite » ?  

    Ce temps de confinement nous donne l’occasion de découvrir ou de redécouvrir la « communion spirituelle », c’est-à-dire la possibilité de vivre une expérience proprement eucharistique à distance de la célébration elle-même et de la communion sacramentelle, mais bel et bien dans le désir de pouvoir participer à la Messe.

    De manière analogue, la « contrition parfaite » est un chemin pour accueillir la grâce du pardon alors qu’il n’est matériellement pas possible de se confesser. L’Eglise enseigne que celui qui désire se « laisser réconcilier avec Dieu » sacramentellement mais qui en est empêché physiquement peut malgré tout retrouver en vérité la paix, avec Dieu, avec lui-même, avec les autres.

    Comment ? En procédant comme pour la confession pleinement sacramentelle, c’est-à-dire en commençant par se placer devant le mystère de l’amour sans limite de Dieu ; dans cette lumière, il est possible de faire un « examen de conscience », c’est-à-dire de reconnaître ce qui dans nos vies est manquement à l’amour de Dieu et du prochain ; une fois nos manquements formulés, nous pouvons en demander pardon dans un esprit de « contrition », c’est-à-dire de regret profond par amour de Dieu du mal commis ; le signe de la vérité de cette « contrition », ce qui peut la « parfaire », c’est l’accomplissement d’un véritable acte de charité à l’égard de telle ou telle personne qui en a besoin.

    Cette démarche ne relativise pas le sacrement puisque le désir du sacrement en fait partie. Elle peut même enrichir la qualité de nos futures confessions préparées par ce travail intérieur.

    Le rafraichissement de notre tunique baptismale par la confession pascale est pour chacun une étape importante de l’année liturgique et spirituelle. En l’absence de confession possible pour le plus grand nombre cette année, ayons recours à la joie et à la profondeur de la « contrition parfaite ». En attendant de retrouver le bonheur de la confession !

  • Coronavirus : une crise qui en cache une autre ?

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    De sur Smart Reading Press :

    LES INCERTITUDES DU CORONAVIRUS

    Seule certitude, le prix à payer sera exorbitant, même si l’impact démographique de l’épidémie reste très limité. Après tout, il meurt chaque année dans le monde environ 3,46 millions de personnes d’infections respiratoires, plus de 1,37 millions de cancers du poumon, sans parler des 7,25 millions de maladies coronariennes, des 6,15 millions d’AVC et des 1,78 millions de victimes du Sida, et tous les autres, jeunes ou vieux.

    INCERTITUDES À PROPOS DE L’IMPACT SANITAIRE

    Comparée à ces chiffres, la pandémie de Coronavirus est une affaire bénigne, presque insignifiante. Au 1er avril, il n’y avait depuis le début de l’épidémie que 820 000 cas d’infection diagnostiqués dans 185 pays et 40 000 morts comptabilisés. À peu près autant que de morts causés par des attaques de chiens. Pour le moment, ce décompte «officiel», s’il est réel, représente à peine un trait de crayon du point de vue démographique.

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  • Rien ne sera plus comme avant...

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    Lu sur Le Monde diplomatique (avril) qui s’interroge, lui aussi, sur les changements qui interviendront au sortir de la crise actuelle (via l"Homme Nouveau):

    Une fois cette tragédie surmontée, tout recommencera-t-il comme avant ? Depuis trente ans, chaque crise a nourri l’espérance déraisonnable d’un retour à la raison, d’une prise de conscience, d’un coup d’arrêt. On a cru au confinement puis à l’inversion d’une dynamique sociopolitique dont chacun aurait enfin mesuré les impasses et les menaces. La débandade boursière de 1987 allait contenir la flambée des privatisations ; les crises financières de 1997 et de 2007-2008, faire tituber la mondialisation heureuse. Ce ne fut pas le cas. (…) Corollaire du « Restez chez vous » et de la « distanciation », l’ensemble de nos sociabilités risquent d’être bouleversées par la numérisation accélérée de nos sociétés. L’urgence sanitaire rendra encore plus pressante, ou totalement caduque, la question de savoir s’il est encore possible de vivre sans Internet. Chacun doit déjà détenir des papiers d’identité sur lui ; bientôt, un téléphone portable sera non seulement utile, mais requis à des fins de contrôle. Et, puisque les pièces de monnaie et les billets constituent une source potentielle de contamination, les cartes bancaires, devenues garantie de santé publique, permettront que chaque achat soit répertorié, enregistré, archivé. « Crédit social » à la chinoise ou « capitalisme de surveillance », le recul historique du droit inaliénable de ne pas laisser trace de son passage quand on ne transgresse aucune loi s’installe dans nos esprits et dans nos vies sans rencontrer d’autre réaction qu’une sidération immature. Avant le coronavirus, il était déjà devenu impossible de prendre un train sans décliner son état-civil ; utiliser en ligne son compte en banque imposait de faire connaître son numéro de téléphone portable ; se promener garantissait qu’on était filmé. Avec la crise sanitaire, un nouveau pas est franchi. À Paris, des drones surveillent les zones interdites d’accès ; en Corée du Sud, des capteurs alertent les autorités quand la température d’un habitant présente un danger pour la collectivité ; en Pologne, les habitants doivent choisir entre l’installation d’une application de vérification de confinement sur leur portable et des visites inopinées de la police à leur domicile. Par temps de catastrophe, de tels dispositifs de surveillance sont plébiscités. Mais ils survivent toujours aux urgences qui les ont enfantés.

    Lire aussi : http://www.genethique.org/fr/quelle-protection-des-donnees-en-temps-de-pandemie-73277.html#.XobzfIgzaM8

  • La pratique de l'avortement contrariée par le coronavirus ?

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    Vu de France...

    De Nicolas Bauer sur aleteia.org :

    Le coronavirus va-t-il limiter les avortements ?

    03 avril 2020
  • Le cardinal Bo (Yangon) ne mâche pas ses mots à l'égard du régime chinois

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    Le régime chinois et sa culpabilité morale face à la contagion mondiale - COVID

    Déclaration du Cardinal Charles Bo - Archevêque de Yangon Myanmar

             Vendredi dernier, le pape François se tenait face à une place Saint-Pierre vide, s'adressant à des millions de personnes dans le monde qui regardaient les écrans ou le suivaient en ligne. La place était vide mais partout le cœur était plein non seulement de peur et de chagrin, mais aussi d'amour. Dans sa belle homélie Urbi et Orbi, il nous a rappelé que la pandémie de coronavirus a uni notre humanité commune. "Nous avons réalisé que nous sommes sur le même bateau, nous tous fragiles et désorientés, mais en même temps importants et nécessaires, nous sommes tous appelés à ramer ensemble", a-t-il déclaré.

             Aucun coin du monde n'est épargné par cette pandémie, aucune vie n'est à l'abri. Selon l'Organisation mondiale de la santé, près d'un million de personnes ont été infectées jusqu'à présent et plus de 40 000 sont décédées. D'ici à la fin, le nombre de morts dans le monde devrait s'élever à des millions.

             Des voix internationales s'élèvent contre l'attitude négligente de la Chine, en particulier de son despotique Parti communiste chinois (PCC) dirigé par son homme fort XI. Le London Telegraph (29 mars 2020) a déclaré que le ministre local de la Santé a accusé la Chine de cacher la véritable ampleur du coronavirus. Sous le choc, il a signalé la réouverture des marchés «humides» qui ont été identifiés comme la cause de la propagation du virus. James Kraska, un professeur de droit estimé, écrivant dans le dernier numéro de War on Rocks, dit que la Chine est légalement responsable de COVID 19 et que des réclamations pourraient être faites en milliers de milliards. (War on the Rocks, 23 mars 2020).

             Un modèle épidémiologique de l'Université de Southampton a révélé que si la Chine avait agi de manière responsable une, deux ou trois semaines plus rapidement, le nombre de personnes infectées par le virus aurait été réduit de 66%, 86% et 95% respectivement. Son échec a déclenché une contagion mondiale tuant des milliers de personnes.

             Dans mon propre pays, le Myanmar, nous sommes extrêmement vulnérables. Bordant la Chine, où le COVID-19 a commencé, nous sommes une nation pauvre, sans les ressources sanitaires et sociales dont disposent les nations plus développées. Des centaines de milliers de personnes au Myanmar sont déplacées par le conflit, vivant dans des camps dans le pays ou à nos frontières sans installations sanitaires, médicaments ou soins adéquats. Dans ces camps surpeuplés, les mesures de «distanciation sociale» mises en œuvre par de nombreux pays sont impossibles à appliquer. Les systèmes de santé dans les pays les plus avancés du monde sont débordés, alors imaginez les dangers dans un pays pauvre et en proie aux conflits comme le Myanmar.

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  • Coronavirus : quand des médecins invitent leurs patients les plus fragiles à refuser toute tentative de réanimation

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    De Jeanne Smits sur son blog

    Des médecins gallois contraints de s'excuser après avoir invité leurs patients les plus fragiles à refuser toute tentative de réanimation à cause du coronavirus

    Un cabinet de généralistes du Pays de Galles a écrit le 27 mars une lettre à un « petit nombre » de patients souffrant de maladies graves pour leur demander de signer un formulaire « DNACPR » (refus de tentative de réanimation cardio-pulmonaire) et de s’engager à ne pas appeler les services d’urgence en cas de détérioration de leur état, pour éviter de propager le coronavirus.

    Une image de la lettre ayant circulé sur les réseaux sociaux le 1er avril, de nombreux internautes britanniques se sont demandés s’il s’agissait d’un poisson d’avril de fort mauvais goût. Le Guardian de Londres avait pourtant dès la veille confirmé l’information, précisant que le cabinet médical de Llynfi à Maesteg, près de Port Talbot, avait dû s’excuser, tandis que le bureau local du système de santé britannique, NHS, faisait savoir par un porte-parole qu’il n’était pour rien dans cet envoi, précisant que les médecins concernés lui demandaient de faire savoir qu’ils n’avaient pas eu pour intention de « troubler certains de leurs patients » qui avaient reçu la lettre. Les médecins ajoutaient qu’ils prenaient contact avec ces patients pour présenter leurs excuses et répondre à « toute inquiétude » qu’ils pouvaient avoir.

    Il y a avait de quoi.

    En suggérant à leurs patients de renoncer à se faire soigner en cas de symptômes liés au coronavirus ou d’une aggravation de leur maladie chronique, ils leur demandaient en réalité de contresigner leur arrêt de mort.

    « Cette lettre est très difficile à écrire », assuraient ses premières lignes. La lettre précisait que les personnes souffrant d’un cancer incurable, de la maladie de Charcot ou de fibrose pulmonaire sont exposés à des risques très important si elles contractent le COVID-19, et qu’ils n’auraient certainement pas accès à un ventilateur si par extraordinaire ils étaient accueillis par un hôpital.

    Le mieux pour ces personnes, ajoutait la lettre, serait de rester chez elles et d’être entourées par leurs familles… avec le « soutien » du cabinet médical.

    « C’est pourquoi nous aimerions remplir pour vous un formulaire DNACPR que nous puissions partager… ce qui signifiera qu’en cas de détérioration subite de votre état en raison d’une infection COVID-19 ou de l’aggravation de votre maladie les services d’urgence ne seront pas appelés et que des manœuvres de réanimation de votre cœur ou de votre respiration ne seront pas entreprises. »

    Et d’énumérer les « bénéfices » d’une décision de refuser les tentatives de réanimation : « Votre médecin traitant et, plus important encore, vos amis et votre familles sauront qu’il ne faudra pas appeler le 999 ; les maigres ressources ambulancières pourront cibler les jeunes en bonne santé qui ont de meilleures chances de (vaincre) l’infection ; le risque de transmettre le virus aux amis, à la familles et aux intervenants d’urgence au cours de la réanimation cardio-pulmonaire est très important, votre DNACPR permettra de protéger votre famille et les intervenants d’urgence par rapport à ce risque supplémentaire. »

    La lettre ajoutait que les médecins, étant potentiellement porteurs asymptomatiques du coronavirus, préféraient ne pas entrer en contact direct avec les dits malades, et se contenteraient de les appeler au début de la suivante pour discuter des détails. « Nous ne vous abandonnerons pas mais nous devons être francs et réalistes », concluaient-ils.

    On reste pantois.

    lire aussi : http://www.genethique.org/fr/covid-19-des-patients-incites-par-leur-medecin-signer-un-formulaire-ne-pas-reanimer-73281.html#.XobyM4gzaM8

  • France : une supplique pour consacrer le pays au Sacré-Coeur de Jésus et au Coeur Immaculé de Marie

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    De La Sélection du Jour :

    UNE SUPPLIQUE POUR LA CONSÉCRATION DE LA FRANCE

    2 avril 2020

    Hier, 1er avril (mais ce n'était pas un poisson d'avril !) plusieurs associations de laïcs catholiques ont lancé collectivement une supplique pour la consécration de la France au Sacré-Cœur de Jésus et au Cœur Immaculé de Marie. Cette initiative intervient dans le contexte d’un monde « aujourd’hui ébranlé par une crise inédite, crise sanitaire, sociale, économique et plus fondamentalement, crise de civilisation » et elle se réfère à « un acte spirituel particulièrement fort posé le 25 mars dernier par 24 conférences épiscopales du monde pour invoquer la protection du Seigneur et de la Vierge Marie (…) à la demande d’un groupe de laïcs qui avait recueilli des milliers de signatures » comme l’indique un site du Vatican.

    L’argumentaire, que vous trouverez dans le lien ci-dessous sélectionné aujourd’hui par LSDJ, indique que dans des contextes particuliers, comme celui particulièrement dramatique d’aujourd’hui, les chrétiens « ressentent le besoin de se tourner tout spécialement vers Dieu, et de se confier à Jésus, Marie et Joseph » et que « dans l’Histoire, de telles initiatives ne sont jamais restées sans réponse ».

    C’est historiquement vérifiable, à condition que l'acte prononcé s'accompagne d'un engagement réel, et l’on peut se référer notamment à quelques cas bien connus :

    - Le 10 février 1638, par un acte juridique enregistré par le Parlement et ayant force de loi, le roi Louis XIII consacre officiellement la France à Marie et institue la fête de l’Assomption, le 15 août, comme nouvelle fête nationale. C’est un moment clé, dont Louis XIV fixera la mémoire par une statue de Louis XIII offrant sa couronne à la Vierge dans le chœur de la cathédrale Notre-Dame de Paris. Comme le rapporte Mgr René Laurentin dans l’étude qu’il réalise, en 1988, pour le 350ème anniversaire du vœu de Louis XIII, les contemporains sont stupéfaits de la joie du peuple et du déluge de grâces qui comble alors la France, à la suite de ce vœu : « Jamais aucun peuple, dans aucune occasion, n’a montré plus d’allégresse : c’est une grande et sûre preuve d’amour des sujets pour leur roi quand ils accueillent avec de tels transports d’être gouvernés par sa postérité », écrit Grotius, ambassadeur de la Suède protestante en 1638. « Depuis ce vœu, la France a ressenti les effets de cette puissante protection. Toutes nos affaires reprirent avec tant de bonheur qu’il semble que ce soit un songe, ou que nos ennemis aient perdu cette haute estime qu’ils se donnaient de vouloir faire la loi à toutes les nations et surtout d’humilier la nôtre  », s’étonne l’historien Lepré-Balain en 1647.

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  • La pandémie de Covid-19 : un signe des temps et une occasion d'interpréter ce que Dieu dit ?

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    Parole d'évêque ! de Dieu, on ne se moque pas ! Mgr Ramón Castro évêque de Cuernavaca,

    Source

    2 Avril 2020

    Morelos vive el peor momento de su historia en materia de ...

    Des membres de la communauté LGBTTI demandent à l'évêque Ramón Castro Castro d’arrêter son message de haine.  !!!!  

    Ce n'est pas la première fois que l'évêque dit que la pandémie doit être lue comme faisant partie des signes des temps et apprendre à les interpréter.  "Lire les signes des temps, c'est prendre en considération le fait que Dieu est présent avec nous dans l’histoire." La pandémie de Covid-19 est un signe des temps" et pour l'évêque, c'est l'occasion d'interpréter ce que Dieu dit.
     
    Toute l'humanité, sans distinction de race, de couleur de peau, de condition sociale ou de religion, "s'arrête" pour réfléchir à cause de la pandémie mondiale qui touche tout le monde. "Face à cela, que nous le voulions ou non, nous arrêtons... un tout petit virus vient dire à l'humanité qu'elle est fragile : "vous êtes vulnérables... ni votre succès ni votre pouvoir ne vous aideront, réalisez qui vous êtes, ne jouez pas avec  Dieu", en insistant sur les faits qui ont mis en danger la vie humaine en la relativisant ou en écartant les faibles.
     
    L'évêque  a fait appel à ce que l'Église catholique a toujours prêché en termes de défense de la vie et de respect de la dignité humaine. Aujourd'hui, elle en est venue à "déterminer qui vit" et a rappelé le nombre d'avortements commis au cours de l'année écoulée. "Regardez, 50 millions d'avortements et l'être humain proclamant sa pseudo-liberté, c'étaient les enfants de Dieu, nous les avons tués ».
     
    L'évêque  a également évoqué la corruption, la violence, les vols, l'euthanasie des personnes âgées et des enfants... comme étant les fruits de cette cécité : "Nous nous sommes habitués à tout cela..." et il a même mentionné les changements d'identité sexuelle des écoliers dans d'autres pays, de sorte que "Dieu nous crie : 'Vous allez au fond du gouffre...' et j'ai toujours donné un exemple très clair : quand quelqu'un souffre d'une crise cardiaque, il est frappé fort sur la poitrine pour que le cœur réagisse.
     
    Il  n'a pas manqué une occasion de rappeler les mesures drastiques prises pour empêcher la propagation du coronavirus, y compris dans les églises en suspendant les messes publiques pour le bien de tous. "Vous ne pouvez pas imaginer à quel point j'ai été dénoncé  pour prendre ces décisions... tout comme je vous ai défendu contre les gouvernements corrompus, aujourd'hui je veux vous défendre de cette situation pour votre propre bien... Cela apporte la paix à notre conscience ».
     
    Il a rappelé que pour la journée du 8 mars, à l'occasion de la Journée internationale de la femme, les autorités espagnoles ont déclaré que la liberté des femmes était plus importante que celle de coronavirus...!
  • Face au coronavirus, il y a urgence de diffuser très rapidement la culture palliative

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    CORONAVIRUS : IL EST URGENT DE « DIFFUSER TRÈS RAPIDEMENT LA CULTURE PALLIATIVE »

    31 mars 2020

    L’épidémie de Coronavirus, la dégradation très rapide de la santé des malades et le contexte très particulier de solitude liée au confinement, mais aussi les arbitrages que les médecins sont amenés à opérer entre les personnes qui seront prise en charge en réanimation et celles qui feront l’objet de soins palliatifs, placent des soignants dans une situation inédite.   

    Dans des circonstances extrêmes, il est essentiel d’accompagner les patients « que l’on ne pourra pas réanimer ». Pour Frédéric Guirimand, médecin en soins palliatifs à la maison Jeanne Garnier, « notre devoir est de nous occuper des conditions dans lesquelles ces patients vont mourir ». A l’hôpital, « certains médecins ne savent pas quels produits donner », expliquent Marion Brouke du service des soins palliatifs de l’hôpital Paul-Brousse à Paris. Cette infirmière assure une « permanence pour conseiller tous les soignants » de son établissement qui compte un millier de lits, notamment auprès de ceux qui se relaient auprès « des malades atteints de la forme la plus grave » de la maladie et « qui sont en fin de vie ».

    La situation d’urgence a conduit à la mise en place de « plusieurs services de soins palliatifs » qui ont « vu le jour en quelques heures, à l’hôpital Saint-Antoine, à Paris par exemple, où une dizaine de lits a été créée ».

    Pour le Dr Bernard Devalois, médecin en soins palliatifs à la maison de santé protestante Bagatelle à Bordeaux, « les repères de l’éthique du soin (…) sont bouleversés » puisqu’il faut « trier entre ceux qu’on va tenter de sauver (dits « réanimatoires ») et ceux pour qui tous les moyens théoriques de sauver la vie ne seront pas mis en œuvre (« non réanimatoires ») ». Le médecin déplore : « Les principales victimes de tri seront les plus vulnérables », une situation qui impose de tenir « au moins » « sur une valeur éthique forte pour les professionnel de santé ». Il faut « aider les patients à ne pas mal mourir quand on ne peut faire autre chose ». Le médecin ajoute : « Il est aussi nécessaire de réanimer ceux qui peuvent l’être qu’accompagner ceux qui doivent l’être ». Le médecin qui vient de mettre en place une « astreinte téléphonique (…) pour permettre aux soignants d’une région de joindre, jour et nuit, un professionnel des soins palliatifs », constate que ses collègues sont « déboussolés par cette horreur ». Certains patients terrassés ne pourront même pas « monter dans les services » et les soignants cherchent à savoir « comment soulager les malades ». Ils ont besoin d’explications, de procédures et de soutien.

    Pour aider le personnel médical « confrontés à des fins de vie difficile », la Société Française d’accompagnement et des soins palliatifs » a publié, à la demande du ministère de la santé, « des fiches pratiques pour diffuser les protocoles » qui doivent aider l’accompagnement des personnes en fin de vie »« Il est essentiel d’aider [les soignants], notamment en leur donnant des éléments pour repérer une détresse respiratoire et la soulager », explique le Dr Claire Fourcade, médecin à la Polyclinique du Languedoc de Narbonne et vice-présidente de la SFAP. Pour elle, il est urgent de « diffuser très rapidement la culture palliative ».

    Sources: La Croix, Loup Besmond de Seneville (30/03/2020) - L’accompagnement de la fin de vie des malades du Covid mobilise les soignants - La Vie (30/30/2020)

  • Pourquoi Dieu autorise-t-il tant de souffrances ?

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    Il est difficile de parler de la souffrance, impossible de la comprendre et parfois très dur de la vivre mais la lumière de la Révélation nous éclaire sur son lien avec le péché, sur la solidarité qui nous unit et sur le dépassement de tout mal qui est possible - et souvent vécu - par la grâce du Christ.

    La Question du Mardi

    En association avec 'Une Minute avec Marie' et les Questions de fond d'Aleteia

    Pourquoi Dieu permet-il tant de souffrances ?

    Mgr Maxime Charles, synthétisée par Aleteia
    Ancien recteur de la Basilique de Montmartre

    Il est difficile de parler de la souffrance, impossible de la comprendre et parfois très dur de la vivre mais la lumière de la Révélation nous éclaire sur son lien avec le péché, sur la solidarité qui nous unit et sur le dépassement de tout mal qui est possible - et souvent vécu - par la grâce du Christ.1. La souffrance est un sujet bien délicat à traiter par écrit car pour tous ceux qui souffrent, que l'épreuve accable, anéantit même, nos pauvres mots humains sont d'un bien faible réconfort. En face d'une très grande souffrance, le silence s'impose et nous nous sentons impuissants. En savoir +

    2. Souvent, la souffrance suscite un cri de révolte, même pour ceux dont la foi est solide : « Comment le Dieu d'amour peut-il permettre cela ? » - « Pourquoi moi ? » - « Je ne le méritais pas, ce n'est pas possible, Dieu ne m'aime pas ». Et pourtant Dieu est là qui nous aime. Nous ne comprenons pas car la souffrance est un défi pour l’intelligence humaine. Aucune explication rationnelle ne saurait nous satisfaire pleinement. C'est d’ailleurs ce que Dieu a répondu à Job. En savoir +

    3. La Révélation cependant nous apporte une lumière nouvelle. Elle nous apprend tout d'abord que la souffrance est entrée dans le monde avec le péché. Dieu a voulu l'homme heureux, et il l’a créé libre, parce qu'Il nous aime et que l'amour ne s'impose pas. La souffrance n’est pas une punition de Dieu, mais en nous détournant de Dieu, nous nous punissons nous-mêmes. Et si nous réfléchissons bien, nous devons reconnaître qu’à l'origine de la souffrance, il y a bien souvent notre faute. En savoir +

    4. La Révélation nous apprend également l’existence de ce principe de solidarité humaine qui fait que, d’Adam au Christ, nous nous communiquons le bien et le mal. C'est ainsi que de pauvres innocents souffrent de fautes qu'ils n'ont pas commises. En savoir +

    5. La Révélation nous apprend enfin que la souffrance n'est pas jamais voulue par Dieu, qu’elle est un sabotage de son plan mais que ce Dieu qui tient tant à la liberté des hommes et à leur solidarité, n’est pas resté impuissant devant la souffrance humaine, il a envoyé son Fils, absolument innocent, souffrir du péché et du mal des hommes et en porter les plus terribles conséquences, pour restaurer le contact entre l’homme et Dieu et vaincre ainsi le péché dans le cœur de l’homme. En savoir +

    6. Suivre l’exemple du Christ, c'est ne pas rester impassible, ni insensible devant la souffrance, mais c'est d’abord tout mettre en œuvre pour la faire cesser et ensuite, avec la grâce du Christ, essayer de la transformer en une occasion d’aimer davantage. Souffrir sans aimer est certainement la chose la plus atroce, mais comprendre qu'à travers elle, en luttant contre elle, on rejoint l'amour du Christ, peut permettre de tout changer. En savoir +

    7. Dieu sait notre faiblesse, Il ne nous a pas caché les difficultés du chemin à parcourir sur cette terre. Il nous a même enjoint de porter notre croix et de le suivre, mais tout tunnel débouche sur la lumière. Dieu peut toujours aider et nous devons compter sur lui : même si nous n'avons plus la force de prier, laissons-nous porter par la prière des autres, jusqu'à ce que nous soyons capables de prier avec eux et pour eux et nous verrons le fruit de notre prière. En savoir +

  • Coronavirus en RDC : l’impossible confinement de Kinshasa

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    Kinshasa vient de rater sa mise en confinement. Alors que la capitale congolaise de 12 millions d’habitants devait entamer un confinement total à partir de ce samedi 28 mars, le gouverneur de Kinshasa est revenu sur sa décision en reportant sine die la mise sous cloche de la ville. Un revirement surprise qui a créé la confusion en République démocratique démocratique du Congo (RDC) après l’annonce de l’état d’urgence par le président Félix Tshisekedi mercredi 25 mars. Depuis cette date, les déplacements depuis et vers Kinshasa sont interdits, les lieux publics fermés et les rassemblements limités. De Christophe Rigaud sur le site « Afrikarabia » :

    « Un confinement par rotation

    Avec l’arrivée des premiers cas de Covid-19 à Kinshasa le 10 mars dernier, les autorités congolaises avaient semblé prendre la mesure du danger de la propagation de la maladie dans une capitale surpeuplée et au bord de l’implosion. En annonçant un confinement total « par intermittence » de Kinshasa, le gouverneur Gentiny Ngobila voulait également innover dans le mode de restriction de déplacement de la population. Les autorités de la capitale souhaitaient mettre en place un confinement par rotation : 4 jours de confinement, suivis de 2 jours où les Kinois pouvaient se ravitailler. Le tout sur 3 semaines consécutives.

    Une flambée des prix

    Mais quelques heures avant le lancement du confinement, les autorités provinciales de la capitale ont annoncé son report à une date non précisée. Le porte-parole du gouverneur a justifié l’annulation de cette mesure par une brusque flambée des prix sur les biens de première nécessité « susceptibles de créer l’insécurité ». En effet, dès l’annonce de la mise à l’arrêt de Kinshasa pendant 4 jours, les habitants se sont tous rués dans les commerces et les banques, créant des rassemblements importants et des bousculades bien peu compatibles avec les mesures de distanciation sociale recommandées pour éviter la propagation du virus.

    « Catastrophe humanitaire » 

    Mais bien pire, l’annonce précipitée du confinement de Kinshasa n’a visiblement pas tenu compte de l’extrême précarité dans laquelle vit la grande majorité des Kinois, avec moins de 2 dollars par jour, sans eau, ni électricité, dans des cités insalubres où s’entassent les plus pauvres. « Le seul résultat auquel cela peut aboutir est une catastrophe humanitaire ou des émeutes » s’est inquiété le mouvement citoyen La Lucha. Tout comme le Cardinal Ambongo qui plaide pour « un confinement accompagné. Je connais la situation de mon peuple. Si vous confinez les Kinois pendant deux ou trois jours, il y aura des morts ».

    « Nous allons tous mourir…de faim ! »

    « Cette mesure est irresponsable ! » tonne Jean-Claude Katenge, le président de l’ASADHO, une organisation de défense des droits de l’homme. Avec ce confinement « par intermittence », les Kinois allaient se retrouver dans les rues les mêmes jours pour s’approvisionner dans les magasins. Sur les réseaux sociaux, un Kinois ironise : « les 2 jours de ravitaillement seront consacrés à une contamination massive ! ». Les habitants de Kinshasa s’inquiètent également des conséquences économiques d’une telle mesure, alors que 78% des Congolais vivent en dessous du seuil de pauvreté. « Faire des courses ? Avec quel argent ? Nous n’allons pas mourir du Coronavirus, mais de faim ! », peut-on lire sur Twitter. « 90% de Kinois vivent du secteur informel et c’est chaque matin qu’ils sortent pour nourrir leurs familles le soir. Sans mesures d’accompagnement, il aura des débordements » prévient un autre internaute. Les conditions de vie précaire dans la capitale congolaise ne plaident pas non plus pour un confinement total. Seul un Kinois sur deux a accès à l’électricité et à l’eau potable… lorsque qu’il n’y a pas de coupures.

    Un manque d’anticipation

    Le report du confinement « donne l’impression que le pouvoir tâtonne dans la gestion d’une matière aussi délicate que la santé publique » s’interroge également le Cardinal Ambongo, qui dénonce le manque d’anticipation des autorités. Certains politiques reprochent aux autorités congolaises d’avoir appliqué un simple « copié-collé » des mesures de confinement en vigueur en Europe, sans tenir compte de la triste réalité du terrain. Quatre députés nationaux ont rappelé dans un courrier adressé aux autorités que « le succès et l’efficacité des mesures de confinement reposent sur la prise en compte de la dimension, économique, sociale et humanitaire de la crise. »

    Vers un taux de mortalité de 10% ?

    Le temps presse. Avec 58 cas confirmés de Covid-19 et 5 décès, les autorités congolaises doivent agir vite pour circonscrire le virus, qui pour le moment est concentré sur la capitale. Mais le risque est grand, au vu du délabrement du système sanitaire congolais. Le pays ne compte que 250 hôpitaux généraux pour 80 millions d’habitants. La quasi totalité des Congolais n’a pas de protection sociale. À titre de comparaison, on trouve 13,1 lits par 1000 habitants dans les hôpitaux du Japon, 2,5 lits au Canada et seulement 0,8 lit en RDC. Face à une épidémie non maîtrisée et de grande ampleur, les hôpitaux congolais ne pourront pas faire face à l’afflux de malades. Jean-Jacques Muyembe, le patron de la riposte Covid-19 en RDC n’est pas vraiment optimiste. Le 11 mars dernier, dans une conférence de presse à Goma, ce professeur respecté affirmait qu’il y aurait « certainement un taux de mortalité qui avoisinerait les 10%. » Ce qui laisserait craindre 75.000 décès rien qu’à Kinshasa, selon un autre médecin, le Docteur Antoine Samsoni.

    Pour une meilleure pédagogie

    Avec 5 décès sur 58 cas officiellement déclarés, la RDC présente à ce jour le taux de mortalité le plus élevé en Afrique : 8,6%. L’Algérie est deuxième avec 6%. Ce qui en dit long sur la faillite du système de santé congolais. Les autorités doivent rapidement trouver la parade pour contenir l’épidémie. Le prix Nobel de la paix, le docteur Denis Mukwege affirme « se préparer au pire ». Et rappelle dans une vidéo, que « notre meilleur moyen d’enrayer la propagation du virus est la prévention ». Une prévention qui passe par des messages pédagogiques compris et acceptés par toute la population. Un défi énorme pour ce pays-continent qui doit également faire face à la méfiance et au scepticisme de la population, comme cela a été le cas au Nord-Kivu pendant l’épidémie de fièvre Ebola. Mais il faudra faire vite car le temps est compté. L’augmentation des chiffres dramatiques de la contamination en Europe nous le rappellent tous les jours. »

    Ref. L'impossible confinement de Kinshasa

    A propos de l'auteur : Christophe Rigaud est journaliste,  directeur du site Afrikarabia consacré à l'actualité en République démocratique du Congo (RDC) et en Afrique centrale.

    Ajoutons à son commentaire que l’expansion démographique non contrôlée et l’anarchie urbanistique ont prévalu dans les grandes agglomérations congolaises à partir de l’indépendance du pays: ce qui peut faire craindre le pire.

    Par contre, dans les vastes territoires de la brousse, l’habitat moyen se situe en dessous de la moyenne nationale de 30 habitants au km2 et les infrastructures de communication (ponts, routes, chemins de fer…) se sont inexorablement effondrées au cours du dernier demi-siècle : de ce fait, la population pourrait, peut-être, y bénéficier d’un certain confinement géographique. Mais, en même temps que ceux des communications, les réseaux sanitaires très denses de l’époque coloniale ont également disparu : pour tomber de Charybde en Scylla…

    JPSC

  • L'Amérique Latine et les Caraïbes seront consacrées à Notre-Dame de Guadalupe le jour de Pâques

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    Dépêche de l'Agence Fides :

    AMERIQUE - Consécration de l'Amérique latine et des Caraïbes à Notre-Dame de Guadalupe en la Solennité de Pâques

    mercredi, 1 avril 2020
     

    Mexico (Agence Fides) – La Présidence du Conseil épiscopal latino-américain (CELAM), conjointement aux Evêques du Mexique célébrera, le Dimanche de Pâques, 12 avril, à midi, heure du Mexique, l'Acte de consécration de l'Amérique latine et des Caraïbes à Notre-Dame de Guadalupe, « pour lui demander la santé et la fin de la pandémie ». Ainsi que l'écrit l'Archevêque de Trujillo et Président du CELAM, S.Exc. Mgr Miguel Cabrejos Vidarte, en annonçant l'initiative, « le moment présent exige de nous en tant que Pasteurs, de voir et d'écouter les afflictions de nos peuples afin d'insuffler l'espérance en tournant les yeux vers notre Mère du ciel ». Il invite par suite tous les pays du continent à s'unir, au travers des moyens de communication, à la célébration qui aura lieu en la Basilique nationale mexicaine. A midi, ce 12 avril, les cloches de toutes les églises d'Amérique latine et des Caraïbes sonneront, marquant le début de la récitation du Rosaire missionnaire, offert pour la santé des personnes des cinq continents, auquel suivra la Messe de Pâques, qui se conclura par l'Acte de consécration à Notre-Dame de Guadalupe. (SL) (Agence Fides 01/04/2020)