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Société - Page 517

  • Avortements sélectifs, sélection embryonnaire, infanticide intentionnel : arrêter le carnage des petites filles

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    De Marina Droujnina sur zenit.org :

    L’Osservatore Romano dénonce les massacres de petites filles

    Avortements sélectifs, sélection embryonnaire, infanticide intentionnel

    Audience 15 mars 2017, le pape bénit un enfant © L'Osservatore Romano

    Audience 15 Mars 2017, Le Pape Bénit Un Enfant © L'Osservatore Romano

    Les avortements sélectifs, la sélection embryonnaire en fonction du sexe, l’infanticide intentionnel qui consiste à éliminer des fillettes après leur naissance : L’Osservatore Romano dénonce ces « pratiques abominables qui traversent les pays, les religions et les continents ».

    Le quotidien du Vatican publie à ce sujet des statistiques et des témoignages, dans son édition italienne du 23 novembre 2017.

    Un massacre de petites filles est à l’œuvre principalement en Chine et en Inde (l’Association médicale indienne estime à cinq millions le nombre de fœtus filles avortés chaque année), mais aussi dans d’autres pays. Les chiffres, fournis par Population Research Institute, précisent qu’entre 2000 et 2014, plus de 15.000 avortements sélectifs en fonction du sexe ont eu lieu en Albanie, 7500 au Kosovo, 3100 en Macédoine, 2700 en Bosnie, 2140 en Serbie et 746 au Monténégro. La sélection embryonnaire en fonction du sexe est fréquente dans les cliniques modernes pour la fertilité aux États-Unis. 41% des Américaines qui recourent à cette pratique optent pour une sélection en fonction du sexe, là où celle-ci ne prévoit pas de coût en plus, indiquent les chercheurs de l’université de l’Illinois.

    Sœur Devadoss Joseph Margaret, médecin et religieuse des Filles de Marie Auxiliatrice, s’alarme d’« une croissance des avortements sélectifs et des infanticides à l’encontre du genre féminin surtout dans les zones urbaines » en Inde.

    « Le plus alarmant, a-t-elle déclaré dans le supplément mensuel de L’Osservatore Romano “Femmes Église monde” le 2 novembre dernier, c’est que l’avortement sélectif prévaut aussi dans les couches sociales les plus élevées. Une autre forme d’homicide au féminin est l’infanticide intentionnel, qui consiste à éliminer une fillette après sa naissance, dans ses 12 premiers mois : si la petite survit au foeticide, elle est abandonnée ou jetée au milieu de détritus ou dans les décharges publiques. Certaines sont brûlées vives, d’autres empoisonnées, d’autres tuées en appliquant du poison sur le sein de la mère. Mais encore, nous avons connaissance de petites filles vendues, torturées et rouées de coups. Toute cette méchanceté est due à l’extrême désir d’avoir un enfant de sexe masculin, répandu dans certaines couches de notre société. »

    Pour arrêter « ce carnage de fœtus et petites filles », estime Sœur Devadoss Joseph Margaret, « nous devons … commencer à les considérer comme un patrimoine ». « Nous devons avant tout bloquer les tests de sélection sexuelle, poursuit la religieuse. Deuxièmement, nous devons créer un environnement où chaque enfant à naître est accueilli sans préjugé de genre. Troisièmement, nous devons rappeler qu’aucune société ne peut prospérer quand la moitié de sa population est constamment traitée de manière inférieure par rapport à l’autre moitié. Quatrièmement, n’importe quelle loi écrite ne servira à rien si nous, comme société, nous n’arrêtons pas de nier aux filles la dignité, la liberté et les opportunités qui leur reviennent. »

    L’Osservatore Romano cite aussi le quotidien en ligne italien « Piccolo di Trieste » qui raconte, le 19 novembre 2017,  la campagne Nezeljena (non voulue), conduite par l’ONG monténégrine Centre pour les droits des femmes. « Des nécrologes criants, bordés d’un cadre rose, publiés parmi les annonces mortuaires sur les journaux, accrochés aux poteaux de la lumière et aux arbres, écrit Stefano Giantin. Aucune photo de la personne chère disparue, uniquement le profil d’une petite fille. « La campagne, poursuit-il, touche un problème encore irrésolu, souvent gardé sous silence, mais commun à tant de pays voisins, celui des avortements sélectifs, de l’élimination du fœtus au début de la grossesse si c’est une fille parce qu’on aurait préféré un garçon. »

    Le quotidien du Vatican évoque également le témoignage de la journaliste américaine Liza Mundy, dans son livre sur la procréation assistée Everything Conceivable. How Assisted Reproduction is Changing Men, Women, and the World (2007).

    Elle souligne que si les techniques de reproduction « résolvent beaucoup de problèmes, en même temps, elles en créent des nouveaux et radicaux, car malgré ce que l’on croit, la procréation assistée est la forme de reproduction la moins contrôlable ».

    Entre autres, Liza Mundy raconte que la sélection embryonnaire en fonction du sexe devient une réalité de plus en plus fréquente et que la réduction sélective est le secret le mieux conservé de la fécondation in vitro aux États-Unis.

    Ce livre a désormais dix ans, « mais qu’est-ce qui a changé depuis ? » s’interroge L’Osservatore Romano : « Si en Inde on ne veut pas de fille parce qu’’élever une fille c’est comme arroser le potager du voisin’ et aux États-Unis on l’écarte parce que, on le sait, les filles sont beaucoup plus difficiles à gérer pendant l’adolescence, parlons-nous vraiment de deux mondes si différents ? »

    Avec une traduction d’Océane Le Gall

  • Faut-il gommer traditions et coutumes au nom de l'ouverture et de la tolérance ?

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    De Christian Carpentier, éditorialiste en chef, sur le site de SudInfo.be :

    Edito: une tolérance à double sens

    La polémique sur la croix de la mitre de saint Nicolas pourrait rester anecdotique, s’il s’agissait d’un cas isolé. Ce n’est hélas pas le cas. Elle arrive après tant d’autres de même souche, qui ont successivement porté sur les crèches, les sapins et autres bûches de Noël, quand ce n’était pas sur la dénomination des congés scolaires.

    Que la Belgique, comme bien d’autres, soit issue d’une vieille domination catholique, personne ne peut le nier. Qu’elle soit également une terre historique de migration non plus. Pas plus d’ailleurs que ce dernier constat suppose des efforts – pas toujours suffisants de part et d’autre – en matière d’intégration de ces nouvelles populations.

    Ce qui est en train de changer, ce sont les frontières que certains tentent de leur faire franchir, à ces efforts nécessaires. Cela pose lourdement question, donnant la désagréable impression que notre société, au nom de cet indispensable vivre ensemble, serait obligée de renier ses traditions et ses coutumes. Donc, souvent, son histoire. Disons-le tout net : ce n’est pas acceptable.

    Les créateurs de ces polémiques disent vouloir favoriser l’intégration de ceux que le passé catholique de nos contrées indisposerait. Mais ils le font de façon tellement ridiculement excessive que c’est l’inverse qu’ils suscitent. C’est d’autant plus inouï de bêtise qu’à ce que l’on sache, leur dernière cible a, de tout temps, été le patron des enfants. De tous les enfants. Quelle que soit leur origine ou leur confession. Une belle preuve de tolérance et d’ouverture d’esprit, à laquelle certains feraient bien de réfléchir sérieusement.

  • Belgique : l'euthanasie comme soin palliatif ?

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    Du Bulletin de l'Institut Européen de Bioéthique :

    Belgique : l’euthanasie comme soin palliatif ?

    Les chercheurs du Zorg rond het Levenseinde (VUB-UGent) viennent de publier les résultats d’une étude* réalisée en Flandre en 2013 sur 6.871 décès, montrant que 70% personnes ayant été euthanasiées ont bénéficié de soins palliatifs avant que le médecin ne provoque leur mort. Ceci démontre, énoncent les auteurs, que l’euthanasie n’est pas incompatible avec les soins palliatifs.

    Toutefois, les chiffres indiquent également que 30% des personnes ayant été euthanasiées n’ont pas bénéficié de cet accompagnement palliatif. 

    Ce pourcentage interpelle puisque la loi dépénalisant l’euthanasie stipule que l’euthanasie n’est légale que si ont été « évoqu[ées] avec [le patient] les possibilités thérapeutiques encore envisageables ainsi que les possibilités qu'offrent les soins palliatifs et leurs conséquences ». L’étude annonce que la circonstance de bénéficier ou non de soins palliatifs au moment de la demande n’a aucune incidence sur les chances de se voir accorder l’euthanasie.

    Se pose ainsi clairement la question du « filtre palliatif » : une personne faisant la demande d’euthanasie ne devrait-elle pas automatiquement tenter d’être accompagnée par une équipe palliative qui, par sa compétence et son soutien, soulagerait sa douleur et sa souffrance, avant d’affirmer que sa souffrance est « insoutenable et inapaisable » ? Quid des cas où, au nom de l’autonomie du patient, la personne n’a pas souhaité que sa souffrance soit apaisée ?

    La Fédération européenne des soins palliatifs (EAPC) rappelle par ailleurs régulièrement qu’inclure l’euthanasie dans une dynamique de soins palliatifs est en totale contradiction avec la philosophiemême de ceux-ci, puisque l’OMS (Organisation Mondiale pour la Santé) définit les soins palliatifs comme ceux qui « soutiennent la vie et considèrent la mort comme un processus normal » et « n’entendent ni accélérer ni repousser la mort ».

    La pratique de l’euthanasie ne serait-elle pas en train de miner le déploiement de l’accompagnement palliatif et l’endurance imaginative que l’on attend des soignants engagés dans celui-ci ?

    Involvement of palliative care in euthanasia practice in a context of legalized euthanasia: A population-based mortality follow-back study

     Voir également le Dossier de l’IEB « Le modèle belge des "soins palliatifs intégraux" dénature-t-il la pratique des soins palliatifs ? » du 4 septembre 2015.

    Source : RTL, Bioedge

  • Le suicide assisté augmente fortement en Suisse

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  • L'esclavage en Lybie et l'éclairage de l'Eglise

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    D'Odilon de Cacqueray sur le site de l'Homme Nouveau (24 novembre) :

    Esclavage en Libye, les lumières de l’Église.

    Esclavage en Libye, les lumières de l’Église.

    Un reportage de CNN sur la Libye, diffusé le 14 novembre, a montré que l’esclavage n’était pas une pratique disparue. Certains migrants qui essayent de rejoindre l’Europe sont capturés et vendus, les hommes pour des travaux forcés, les femmes comme objets sexuels.

    Le problème de l’esclavage est lié à la mentalité, au rapport à l’autre, à une certaine vision de l’Homme. Si la particularité de l’Homme est bien d’être cette créature « capax Dei », son rapport à Dieu, qu’il y croie ou pas, le façonne. La religion a donc un impact très important sur les mentalités. Ainsi en Europe, le christianisme, en enseignant que l’homme est créé à l’image de Dieu, a permis la reconnaissance d’une égalité de dignité entre tous les hommes.

    En Libye, la population est constituée à 97 % de musulmans selon la CIA. Or, dans l’Islam, la place de la liberté est très différente. La traduction courante du mot Islam est d’ailleurs « soumission ». L’approche de l’esclavage est donc sans comparaison avec la vision chrétienne. Il y est beaucoup plus toléré, voire accepté.

    En effet, cette position chrétienne sur l’esclavage est conforme au message du Christ « aime ton prochain comme toi-même ». Il aura pourtant fallu 1500 ans pour que l’esclavage soit condamné, c’est dire combien cette évolution a été lente.

    Dès la lettre aux Galathes de Saint Paul, l’Église dégage la stricte égalité entre tous les hommes devant Dieu, « il n’y a plus ni juif ni grec, il n’y a plus ni esclave ni homme libre, il n’y a plus l’homme et la femme, car tous, vous ne faites plus qu’un dans le Christ Jésus. » (Ga 3, 28).

    Lors des conciles nationaux des VI et VII siècles, l’Église met en place les premières avancées majeures sur le sujet : l’interdiction de mise à mort de l’esclave, le droit d’asile par l’Église de l’esclave menacé de mort et la reconnaissance de l’affranchissement comme un acte pieux.

    C’est le 13 janvier 1435 que le pape Eugène IV publie la première encyclique sur le sujet, Sicut Dudum. À l’époque, des indigènes des îles Canaries avaient été dépossédées de leurs biens et réduits à l’esclavage. Le pape a donc déclaré que tous ceux qui avaient asservis des indigènes et ne les libéraient pas seraient frappés d’excommunication.

    Deux bulles papales de Nicolas V, Dum Diversas (1452) et Romanus Pontifex (1455), accordées au roi du Portugal, donnent l’autorisation à celui-ci d’attaquer les Sarrasins, de les réduire en servitude et de confisquer leurs biens. Ces deux bulles, en autorisant brièvement l’asservissement d’hérétiques, sont une parenthèse dans l’histoire de l’Église, entre l’encyclique Sicut Dudum et la lettre apostolique Rubicensem de Pie II en 1462. Dans cette dernière, le pape qualifie l’esclavage de « grand crime ».

    En 1537, le pape Paul III, par la lettre apostolique Veritate Ipsas, reconnaît les Amérindiens comme hommes, qui, en tant que tels, ne peuvent être dépossédés de leurs biens ou réduits en esclavage. Cette lettre est suivie de la bulle Sublimis Deus. Ce dernier texte concerne les Amérindiens « et tous les autres peuples qui peuvent être plus tard découverts ».

    Le 3 décembre 1839, Grégoire XVI dénonce le retour de l’esclavage par la bulle In Supremo Apostolatus :

    « Désireux d’éloigner cette infamie si grande de tous les territoires des chrétiens [...] en vertu de l’autorité apostolique, Nous avertissons tous les fidèles chrétiens […] que personne désormais n’ait l’audace de tourmenter injustement des Indiens, des Nègres et d’autres hommes de cette sorte, de les dépouiller de leurs biens ou de les réduire en esclavage. »

    Quelques années plus tard, Léon XII, dans ses encycliques In Plurimis (1888) et Catholicae Ecclesiae (1890), rappelle l’interdiction de l’esclavage, insistant sur la contradiction entre celui-ci et le respect de la dignité humaine.

    Il aura fallu plusieurs siècles pour que l’Église condamne définitivement l’esclavage tel qu’il était alors compris (asservissement par la contrainte physique). Cette condamnation a été rendue possible par l’organisation hiérarchique de l’Église, par la figure du pape, mais aussi et surtout par la Révélation et tout le travail de recherche de la vérité mené par les théologiens.

    En Libye la solution ne peut pas être simplement une intervention physique qui traiterait les maux mais pas les causes. L’impact sur le terrain stopperait la traite mais sans changement de mentalité, le risque persisterait que ces méthodes surgissent de nouveau. La solution à long terme ne peut passer que par l’évangélisation et la propagation du message du Christ au plus grand nombre. Alors vraiment il n’y aura plus « ni esclave ni homme libre ». 

  • 2 décembre : Veillées pour la Vie à Bruxelles et Namur

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  • Le nombre de catholiques latino-américains a baissé de 13%

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    D'AlterInfos.org :

    AMÉRIQUE LATINE - Plus de 60% de la population continue à se déclarer fidèle à l’Église catholique

    La Civiltà Cattolica Iberoamericana

    La dernière enquête Latinobarómetro donne un aperçu de l’évolution de la religiosité latino-américaine. Texte publié par Religión digital le 7 juillet 2017.

    Bien que le nombre de catholiques ait chuté ces dernières années, l’Amérique latine reste profondément croyante, avec plus de 60% de la population qui se déclarent fidèles de l’Église catholique, même s’ils ne le sont pas tous au même degré.

    Quoique le nombre de catholiques ait baissé dans le continent, passant de 80% à 67% – selon un rapport du Latinobarómetro [1] présenté l’année dernière – il n’en reste pas moins qu’à l’heure actuelle plus de la moitié de la population continue à suivre l’Église de Rome avec à sa tête le Pape François.

    Cela est particulièrement notable au Paraguay, qui compte 88% de fidèles, ou en Équateur, avec 81% de fidèles. Ce sont les deux pays qui comptent le plus grand nombre de croyants catholiques, suivis de près par le Mexique et le Venezuela, avec 79%, même si d’autres études (comme celle du centre de recherches Pew, aux États-Unis) situent aussi à ce rang la Colombie. Le cas du Mexique mérite une mention à part, car le nombre de catholiques non seulement n’y a pas baissé, mais a augmenté légèrement.

    Même si 13% de diminution est un chiffre à prendre en compte, l’opinion majoritaire chez les experts est une préoccupation moindre concernant l’Amérique, qui continue aujourd’hui d’être l’un des fiefs les plus notables de la religion catholique.

    Le plus curieux de l’affaire est peut-être que la grande majorité de ceux qui abandonnent la religion catholique ne le font pas pour devenir athées ou agnostiques (quelque chose qui paraît survenir uniquement dans deux pays, l’Uruguay et le Chili), mais se convertissent à d’autres religions, dans la plupart des cas à l’Église évangélique.

    De fait, les protestants ont augmenté dans la même mesure que le nombre de catholiques diminuait, ces protestants étant en outre plus pratiquants et plus confiants en leur institution. Au Brésil, par exemple, ils sont désormais la religion majoritaire. Curieusement, la religion qui ne cesse de stagner parmi les Latino-Américains est celle qui croît le plus rapidement dans le monde : l’Islam. Tandis que pour l’année 2050 on estime que le nombre de musulmans aura augmenté de 73% dans le monde, devenant la religion avec le plus grand nombre de fidèles, en Amérique latine elle aura seulement conquis 13% de la population.

    Au milieu de ces chiffres se détache la figure du Pape François, Jorge Mario Bergoglio, car de nombreux experts considèrent que le travail du Saint Père argentin a beaucoup freiné la perte de fidèles dans le monde entier (thème qui le préoccupe, comme lui-même le reconnaissait devant nous). Ses projets de flexibiliser la posture de l’Église sur des questions comme le mariage, l’homosexualité, le sacerdoce des femmes, le divorce ou la contraception, sont en syntonie avec cet objectif public, contraire dans une large mesure à la rigidité dogmatique établie traditionnellement depuis le Vatican.

    - Dial – Diffusion de l’information sur l’Amérique latine – D 3432. 

    - Traduction d’Annie Damidot pour Dial. 

    - Source (espagnol) : Religión digital, 7 juillet 2017.

    En cas de reproduction, mentionner au moins l’auteur, la traductrice, la source française (Dial) et l’adresse internet de l’article.

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    [1Le Latinobarómetro est une ONG qui réalise des sondages d’opinion dans 18 pays d’Amérique latine. Elle a son siège au Chili – NdT.

  • Les attaques contre les églises orthodoxes : une pratique habituelle des autorités albanaises

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    278401.p.jpgDe Jivko Panev sur le site "Orthodoxie.com" :

    Les autorités albanaises imposent l’entrée payante pour certaines églises orthodoxes

    Les autorités albanaises imposent l’entrée payante pour certaines églises orthodoxes. Dans le cadre de la campagne d’éradication de la minorité grecque en Albanie,  quelques monastères et églises « monuments archéologiques » ont décrété que leur accès serait désormais payant. Après la destruction de la chapelle Saint-Athanase à Drymades (au début de 2016), les autorités albanaises prennent des mesures restrictives à l’égard de l’Église orthodoxe en Albanie. Sur le site de l’Institut du patrimoine culturel du ministère albanais de la culture, il est mentionné que dans la province d’Avlon sont introduits des « billets spéciaux permettant la visite des monuments et des territoires archéologiques ». L’entrée est désormais payante pour le monastère Saint-Nicolas à Mesopotamo, le monastère des Quarante Martyrs, l’église de l’Icône de la Mère de Dieu des Blachernes à Berat, ainsi que d’autres lieux saints orthodoxes. Il est significatif que le ticket d’entrée n’a été établi que pour les églises orthodoxes, tandis que des mesures similaires n’ont pas été prises pour les mosquées et les églises catholiques-romaines. À l’initiative des autorités, des icônes et des vases sacrés avaient été enlevés de certaines églises pour être exposés dans les musées d’État.

    Les attaques contre les églises orthodoxes sont devenu pratique habituelle pour l’Albanie contemporaine. Dans une série de cas, l’enlèvement des objets précieux et la destruction des églises sont effectués par l’État lui-même. Il y a un certain temps, des fresques uniques du célèbre iconographe Onuphre (XVIème siècle), en Albanie centrale, ont été détruites. De nombreux objets sacrés des monastères et églises orthodoxes ont été exportés à l’étranger et vendus au marché noir des antiquaires. Il y a quelque mois, des inconnus ont volé 18 icônes byzantines de l’église Sainte-Marina à Lambovo. Dans la ville de Premeti, des fonctionnaires, sous le motif de « rachat d’anciennes dettes », ont volé dans l’église orthodoxe de l’Entrée au Temple de la Très Sainte Mère de Dieu des icônes, des vases sacrés et même un une cloche. Dans l’église de la Nativité de la Très sainte Mère de Dieu à Lambovo ont eu lieu des prises de vue d’un film, dont le sujet était « l’indigne conduite du clergé orthodoxe ». Les photographies, sur lesquelles de jeunes femmes faisaient de la publicité pour des robes de mariage dans les églises orthodoxes de Berat et d’Elbasan ont rencontré un large écho. Les mannequins on posé dans des attitudes provoquantes devant l’Autel et les icônes. Il y a quelques mois, la ministre albanaise de la culture Mirela Kumbaro, dans une interview au journal Gazeta Shqiptare a déclaré que l’État transférerait toute une série de monuments en des mains privées, étant donné que celui-ci n’est pas en mesure d’assurer leur préservation et leur restauration. Répondant à la question du journaliste qui demandait si les monastères et les églises orthodoxes seraient restitués par l’État, la ministre a répondu : « J’appelle les communautés religieuses à participer à la restauration des monuments. Par ailleurs, je considère que les églises sont des lieux remarquables pour l’organisation de manifestations culturelles et sociales : des concerts, des expositions, des forums ». L’archevêque Anastase, primat de l’Église orthodoxe d’Albanie a exprimé l’opinion selon laquelle « L’Église orthodoxe en Albanie continue à être persécutée par les autorités : les lieux saints, confisqués du temps du régime athée, dont un grand nombre de monastères, ne lui sont toujours pas restitués ». Comme le dit l’archevêque, « ce n’est pas l’affaire des autorités politiques à définir ce qui est sacré et ne l’est pas ».

  • Russie : un million de signatures pour la défense de la vie

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    De Jivko Panev sur le site "Orthodoxie.com" :

    Un million de signatures pour la défense de la vie en Russie

    Un million de signatures pour la défense de la vie humaine dès le moment de la conception, pour l’interdiction des avortements artificiels et pour l’attribution de fonds du budget fédéral pour aider les femmes enceintes et les familles avec enfants seront transmises le 21 novembre 2017 à l’administration du président russe Vladimir Poutine par des représentants du mouvement Pro-vie, selon les informations de l’agence Interfax-religion. Il est prévu que les participants se mettent en rang près de l’Administration du Kremlin avec des boîtes pleines de signatures, collectées par des bénévoles dans toutes les 85 régions du pays. Ces boîtes sont au nombre de cent, décorées par des dessins d’enfants. Des actions auront lieu plus tard mardi près des ambassades des pays où est protégée la vie de l’enfant avant la naissance, en soutien des positions législatives de ces États. Une « flash mob » au moyen des réseaux sociaux aura lieu également le même jour. Des partisans au droit de a vie dès le moment de la conception téléchargeront des photos avec le hashtag #миллион_ и _я (1 million et moi) et #зажизнь (pour la vie). « La vie des enfants avant la naissance est protégée dans 139 pays à des degrés divers. Quant à la Russie mourante, elle appartient à la catégorie des pays les plus libéraux dans ce domaine, où la vie d’un enfant avant sa naissance n’est pas protégée du tout », a déclaré le coordinateur du mouvement Serge Tchesnokov. Le métropolite Hilarion (Alfeyev) de Volokolamsk a parlé de ce sujet récemment à l’émission télévisée « L’Église et le monde », déclarant que du point de vue de l’Église et de beaucoup de professionnels de la médecine et hommes de sciences, les fœtus sont des êtres humains. « Du point de vue de l’Église », a-t-il précisé, le fœtus n’est pas une partie du corps maternel, mais un autre être humain ». Au mois d’août, le mouvement « Pro-vie » de Russie avait annoncé la collecte de plus d’un million de signatures pour soutenir l’initiative d’attribuer un montant du budget de l’État aux familles nombreuses. La liste de signatures contient également une proposition de protection de la vie de chaque enfant dès le montant de sa conception.

  • Quand la croix disparaît de la mitre de saint Nicolas

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    Vu sur le site de RTL :

    Ce sont les deux filles d'Olivier qui l'ont remarqué: Solidaris a retiré la croix sur le chapeau de Saint-Nicolas 

    Ce sont les deux filles d'Olivier qui l'ont remarqué: Solidaris a retiré la croix sur le chapeau de Saint-Nicolas

    Le père de famille se dit un peu choqué, il y voit un acte symbolique qui met à mal les traditions. De son côté, la mutualité socialiste dit ne vouloir exclure aucun enfant.

    "On nous supprime nos traditions", a observé Olivier via notre bouton orange Alertez-nous. Les deux jumelles de ce père habitant dans le Hainaut étaient occupées à dessiner le Saint-Nicolas dans le cadre d'un concours de dessin organisé par Solidaris, la mutualité socialiste, lorsqu'elles ont remarqué que la croix manquait sur sa mitre. "Elles m'ont interpellé en disant 'Tiens c'est bizarre, il n'y a pas la croix sur le chapeau de Saint-Nicolas'", nous rapporte l'homme. Celui-ci "trouve ça un peu choquant". Se disant catholique non-pratiquant, "sans plus", ce père ne comprend pas ce geste symbolique qui porte atteinte, selon lui, à la tradition. "Avant on parlait de marché de Noël, maintenant c'est Plaisirs d'Hiver (NDLR: les festivités à Bruxelles dans le cadre des fêtes de fin d'année), si on commence à s'en prendre à Saint-Nicolas, ça va loin", estime le Hennuyer. "À ce rythme, il n'y aura bientôt plus de Saint-Nicolas du tout", conclut-il.

    À l'origine, Saint-Nicolas était un évêque

    Saint-Nicolas est fêté dans de nombreux pays européens, et jusqu'en Russie. Il s'agit d'un ancien évêque de Lycie (une région située sur le territoire actuelle de la Turquie) qui a vécu entre les 3e et 4e siècles. Il a été canonisé et est devenu très populaire à partir du XIe siècle devenant le protecteur de nombreuses nations et de nombreux corps de métiers. Il est surtout devenu le grand ami des enfants dans notre pays, leur offrant des jouets chaque 6 décembre. 

    La raison avancée par Solidaris: "N'exclure aucun enfant"

    Nous avons joint Solidaris afin d'obtenir la raison de l'effacement de la croix sur la mitre de Saint-Nicolas. Ce dessin "a pour objectif de n’exclure aucun enfant", a justifié le porte-parole ajoutant qu'aujourd’hui, la fête de Saint-Nicolas "n’est plus la fête religieuse d’autrefois et des enfants, laïques ou d’une autre religion, peuvent légitimement y être associés".

  • Pourquoi le cours de religion est important dans l’enseignement secondaire

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    Belgicatho a reproduit le 20 novembre dernier une carte blanche d’Arthur Ghins parue sur le site de l’Echo, sous l’intitulé « Les cours de citoyenneté, un cache-misère ». Comment en est-on arrivé là ?

    Bref rappel 

     Au commencement était la Constitution de la Belgique stipulant que l’enseignement est libre. Historiquement, les établissements publics d’enseignement ont d’abord eu un rôle de suppléance. Et aujourd’hui encore, plus de la moitié des jeunes du pays sont scolarisés dans le réseau des écoles privées catholiques reconnues et subsidiées par les pouvoirs publics.

    Mais ces derniers, sous la poussée des gauches philosophiques, ont aussi développé progressivement leurs propres réseaux scolaires non confessionnels, pour offrir une éducation se réclamant du concept de  « neutralité ». 

    Le Constituant les oblige toutefois à proposer aux élèves des cours de morale laïque ou de la  religion de leur choix parmi celles qui sont reconnues par l’Etat. Récemment toutefois, il a été jugé par la Cour constitutionnelle que les élèves pouvaient être dispensés de faire le choix auquel ils étaient invités.   

    Que faire alors des abstentionnistes durant ces heures de cours ?

    En Wallonie et à Bruxelles, la Communauté française de Belgique a échafaudé un « compromis à la belge » en instaurant, pour tous les réseaux publics ou privés reconnus, une éducation à la philosophie et à la citoyenneté modalisée comme suit :

    Dans l’enseignement organisé par les pouvoirs publics, cette éducation philosophico-citoyenne fait l’objet, pour tous les élèves, d’un cours obligatoire d’une heure par semaine prélevée sur les deux heures  attribuées à l’enseignement de la religion ou de la morale et d’une deuxième heure obligatoire pour les élèves ne souhaitant pas suivre le cours de religion ou de morale.

    Cerise sur le gâteau du compromis : les professeurs de religion ou de morale des réseaux publics d’enseignement dépossédés d’une heure de cours seront prioritairement recyclés pour prendre en charge les cours philosophico-citoyens. Deuxième bémol : dans l’enseignement confessionnel reconnu, qui regroupe tout de même la majorité de la population scolaire, la nouvelle matière ne doit pas faire l’objet d’un cours spécifique : elle sera « dispersée » à travers les différents cours, y compris les cours de religion existants.

    Pourquoi le cours de religion est-il important dans les écoles secondaires ?

    Delville Christianisme médiéval creuset de l'Europe191.jpgRépondant à la question d’un jeune posée dans le cadre d’une conférence- débat organisée à l’Ulg  le 17 janvier dernier par l’Union des étudiants catholiques de Liège sur « le christianisme médiéval, creuset de l’Europe », Monseigneur Jean-Pierre Delville , évêque de Liège, déclarait ceci :

     « Oui, c'est sûr qu’une dimension comme la citoyenneté, le fait d’être membre d’une société, d’être un citoyen, d’avoir une éthique citoyenne, c'est quelque chose qui est fondamental au christianisme. Aujourd'hui, on vit cela de manière laïcisée. On a été un peu les victimes, en Belgique, d'une poussée laïcisante, demandant de supprimer une heure du cours de religion pour mettre une heure de citoyenneté à la place, il faut bien faire avec, alors que la citoyenneté est déjà éminemment présente dans les cours de religion eux-mêmes.

    Mais ce qui est important, pour nous comme chrétiens et en tout cas pour moi comme évêque, comme pour mes collègues, c'est qu’il y ait au moins une heure de religion sauvegardée parce que la Constitution le demande. Qu'une des deux heures soit devenue un cours de citoyennetéc’était constitutionnel, on n'a pas le droit de s'y opposer. Par contre si on supprimait l'heure de religion, cela deviendrait anticonstitutionnel. Cela demanderait une mobilisation générale contre une telle mesure.

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  • Euthanasie : les Frères de la Charité face au danger de la "culture de mort"

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    De Radio Vatican :

    Euthanasie en Belgique: les Frères de la Charité face au danger de la "culture de mort" 

    (RV) Entretien – La congrégation des Frères de la Charité est en conflit depuis deux ans avec l’organisation qui gère ses hôpitaux psychiatriques en Belgique et qui y pratique l’euthanasie. Le frère René Stockman, supérieur des Frères de la Charité, revient sur les derniers développements.

    C’est un long dialogue qui s’est instauré entre la direction de la congrégation des Frères de la Charité et l’organisation qui gère ses 15 structures de soin en Belgique. Un long dialogue pour tenter de convaincre le conseil d’administration belge de renoncer à la pratique de l’euthanasie sur les malades mentaux qui sont confiés aux soins de ses hôpitaux. Le frère René Stockman, le supérieur de la Congrégation, est très clair sur ce point : pas d’euthanasie dans les centres qui portent le nom des Frères de la Charité. C’est contraire à la doctrine de l’Église.

    L’affaire est bien évidemment embarrassante pour l’Église d’autant qu’elle est régulièrement évoquée par la presse. Le Saint-Siège s’est logiquement intéressé à ce problème qui ne concerne pour l’heure que les structures belges de la congrégation. Une réunion devrait se tenir dans les prochaines semaines au Vatican entre les différentes parties pour tenter de trouver une issue.

    Les dernières déclarations du Pape sur la fin de vie, contenues dans une lettre lue lors d’une réunion de l’Association mondiale des médecins, l’AMM, au Vatican, la semaine dernière, et à laquelle participait le frère René Stockman, pourraient peut-être permettre une entente jusqu’alors longue à trouver. L’organisation a rédigé un texte qui devait aplanir le différend mais il met sur un pied d’égalité l’autonomie du malade et le respect de la vie, ce qui est inacceptable pour la direction des Frères de la Charité.

    Le frère René Stockman explique cette dérive par le contexte propre à la Belgique où l’euthanasie est légale et où, en conséquence, «la culture de mort» est largement répandue parmi la société, allant jusqu’à influencer les quelques religieux de la congrégation qui font partie du conseil d’administration.

    Interrogé par Xavier Sartre, le frère René Stockman revient sur les derniers développements de cette affaire, vécue comme une véritable blessure par l’ensemble de la congrégation des Frères de la Charité

     

    (CV-XS)