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Spiritualité - Page 411

  • Saint Pierre Canisius, un artisan du renouveau catholique (21 décembre)

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    pcanisisus.3.2.jpgCatéchèse de Benoît XVI lors de l'audience générale du mercredi 9 février 2011 :

    Chers frères et sœurs,

    Je voudrais vous parler aujourd’hui de saint Pierre Kanis, Canisius, forme latinisée de son nom de famille, une figure très importante du XVIe siècle catholique. Il était né le 8 mai 1521 à Nimègue, en Hollande. Son père était bourgmestre de la ville. Alors qu’il était étudiant à l’université de Cologne, il fréquenta les moines chartreux de Sainte Barbara, un centre dynamique de vie catholique, ainsi que d’autres hommes pieux qui cultivaient la spiritualité dite devotio moderna. Il entra dans la Compagnie de Jésus le 8 mai 1543 à Mayence (Rhénanie-Palatinat), après avoir suivi un cours d’exercices spirituels sous la direction du bienheureux Pierre Favre, Petrus Faber, l’un des premiers compagnons de saint Ignace de Loyola. Ordonné prêtre en juin 1546 à Cologne, dès l’année suivante, comme théologien de l’évêque d’Augsburg, le cardinal Otto Truchsess von Waldburg, il participa au Concile de Trente, où il collabora avec deux confrères, Diego Laínez et Alfonso Salmerón.

    En 1548, saint Ignace lui fit terminer sa formation spirituelle à Rome et l’envoya ensuite au Collège de Messine pour accomplir d’humbles travaux domestiques. Ayant obtenu à Bologne un doctorat en théologie le 4 octobre 1549, il fut destiné par saint Ignace à l’apostolat en Allemagne. Le 2 septembre de cette même année, 1549, il rendit visite au Pape Paul III à Castel Gandolfo, puis se rendit dans la basilique Saint-Pierre pour prier. Là, il implora l’aide des grands saints apôtres Pierre et Paul, afin qu’ils accordent une efficacité permanente à la Bénédiction apostolique pour son grand destin, pour sa nouvelle mission. Dans son journal, il note certaines phrases de cette prière. Il dit: «J’ai alors ressenti qu’un grand réconfort et que la présence de la grâce m’étaient accordés au moyen de ces intercesseurs [Pierre et Paul]. Ils confirmaient ma mission en Allemagne et semblaient me transmettre, comme apôtre de l’Allemagne, le soutien de leur bienveillance. Tu sais, Seigneur, de combien de façons et combien de fois en ce même jour tu m’as confié l’Allemagne pour laquelle, par la suite, je continuerais à être sollicité, pour laquelle je désirerais vivre et mourir».

    Nous devons tenir compte du fait que nous nous trouvons à l’époque de la Réforme luthérienne, au moment où la foi catholique dans les pays de langue germanique, face à l’attraction de la Réforme, semblait s’éteindre. Le devoir de Pierre Canisius, chargé de revitaliser, de renouveler la foi catholique dans les pays germaniques, était presque impossible. Il n’était possible que par la force de la prière. Il n’était possible qu’à partir du centre, c’est-à-dire d’une profonde amitié personnelle avec Jésus Christ; une amitié avec le Christ dans son Corps, l’Eglise, qui doit être nourrie dans l’Eucharistie, Sa présence réelle.

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  • Messe d’au revoir de Mgr Léonard à la Paroisse des Minimes (forme extraordinaire du rite romain) | Dimanche 20 décembre 2015

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    Un ami, et nous l'en remercions, nous rend compte de la célébration d'au revoir (suivant la forme extraordinaire du rite romain) de Mgr Léonard à la Paroisse des Minimes, ce dimanche 20 décembre :

    Peu avant son départ pour la France, Monseigneur Léonard nous a fait l’honneur de sa visite à la paroisse des Minimes pour la forme extraordinaire du rite romain.

    L’épître de Saint Paul (I Cor. 4, 1-5) pour ce quatrième dimanche de l’Avent résume à lui seul les vingt-cinq années de sa vie d’évêque, d’abord à Namur, puis à Bruxelles:

    “Pour moi, il m’importe fort peu d’être jugé par vous, ou par un tribunal humain; bien plus, je ne me juge pas moi-même. Car, encore que ma conscience ne me reproche rien, je ne suis pas justifié pour cela; celui qui me juge, c’est le Seigneur. Ne jugez donc point avant le temps marqué pour la venue du Seigneur: c’est lui qui éclairera ce qui est caché dans les ténèbres, et découvrira les plus secrètes pensées de coeurs; et alors, chacun recevra de Dieu la louange qui lui est due.”

    Monseigneur relève précisément ce passage au début de son homélie, consacrée pour le reste au credo de Nicée-Constantinople (voir ci-dessous).

    A l’issue de la Messe, l’abbé Hygonnet, vicaire des Minimes, prononce une courte allocution pour le remercier chaleureusement, pour cette communauté qu’il a permise et qu’il a aidée.

    Les paroissiens se retrouvent au fond de l’église pour la photo de circonstance, et le joyeux groupe se rend à la maison Saint Paul de la rue des Minimes pour le verre de l’amitié.

    Un paroissien souligne la fécondité des deux apostolats accordés par Monseigneur à la Fraternité Saint Pierre, à Namur et à Bruxelles. Pour cette dernière, une emphase particulière est mise sur la diversité des paroissiens: tant par rapport à leur âge que leur origine culturelle et linguistique.

    Monseigneur prend alors la parole pour remercier les paroissiens. Il rappelle que, durant son ministère, il a toujours soutenu les initiatives ayant pour repère la fidélité à l’Eglise catholique, et c’est dans ce sens qu’il est venu si régulièrement nous rendre visite. Il va vivre maintenant un ministère plus retiré, dans un petit village français à proximité de Notre-Dame-du-Laus. En quelques mots, il explique l’origine historique du lieu, fondé par une mystique qui a bénéficié des apparitions de la Vierge (et même d’autres apparitions, comme celle du Christ crucifié ou de saints), Benoîte Rencurel (1647-1718), qui avait l’habitude d’accueillir notamment des prêtres et, spontanément, de leur proposer de se confesser et d’améliorer tel point de leur vie spirituelle. Monseigneur souligne qu’il est venu à l’invitation de Mgr Di Falco prêcher pour la première fois à Notre-Dame-du-Laus il y a une quinzaine d’années. Lui aussi s’est retrouvé rapidement au confessionnal, d’où sa conclusion, logique: Benoîte Rencurel y est toujours aussi active!

    Avant de s’en aller, il explique qu’il va encore rendre visiter quelques prisons, où il constate qu’en dépit de certaines existences dégradées, la grâce de Dieu y est bien présente, comme en témoigne le cas de cette mère ayant assassiné ses enfants et qui, au milieu de sa souffrance en prison, rencontre le Christ et se convertit. Elle y est maintenant active pour l’animation des chants.

    Le Credo, expliqué par Monseigneur Léonard

    “Ne perdons jamais de vue que le temps de l’Avent est prioritairement un temps où nous nourrissons notre espérance de la nouvelle venue, “adventus”, en latin, du nouvel avènement, en forme contractée du nouvel Avent de Jésus dans la gloire. Et ici, nous faisons mémoire au terme du temps de l’Avent de la naissance de Jésus, il y a une vingtaine de siècles, c’est parce que cette première venue est pour nous la garantie de sa nouvelle venue dans la gloire. Tout ce temps liturgique est tourné vers l’avant, en latin, la parousie en grec, le nouvel avènement dans la gloire de Jésus à la fin de l’histoire et à la fin de ce monde. Et nous osons espérer fermement que cette nouvelle venue aura lieu, puisque la première a eu lieu. Les espérances d’Israël ont été exaucées par le premier avènement de Jésus dans l’humilité et dans l’humiliation, et l’espérance du nouveau peuple de l’alliance, à savoir l’Eglise, sera elle aussi espérée par la nouvelle venue de Jésus, cette fois, dans la gloire. Lors du premier avènement, il a été jugé et condamné par les hommes. Quand il viendra de nouveau dans la gloire, c’est lui qui jugera les vivants et les morts avec justice et avec miséricorde.

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  • Diocèse de Fréjus-Toulon : les Missionnaires de la Miséricorde divine fêtent leurs 10 ans

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    Vu sur le site de « Famille chrétienne » :

    Le Jubilé de la Miséricorde coïncide avec le dixième anniversaire de la communauté fondée par l’abbé Loiseau dans le diocèse de Fréjus-Toulon. Une très belle vidéo a été réalisée à cette occasion par les missionnaires pour (re)découvrir son triple charisme : miséricorde, adoration et messe sous la forme extraordinaire, mission.

    JPSC

  • Le mariage de Stromae célébré par le « curé des loubards »

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    Lu sur le site « aleteia » :

    Mariage-secret-pour-Stromae.jpg« Le père Guy Gilbert a recueilli le consentement du chanteur belge Stromae et de sa compagne, la styliste Coralie Barbier, près d'Anvers en Belgique, au cours d'une célébration discrète et familiale.

    Le célébrissime chanteur belge, Stromae, qui ne fait pas mystère de sa foi catholique, a convolé en juste noce ce samedi 12 décembre avec sa compagne et styliste personnelle, Coralie Barber. Après une tournée mondiale, le couple s’est uni à Anvers au cours d’une cérémonie présidée par le « curé des loubards », le père Guy Gilbert. Il y a quelques années, l’artiste avait confié sans complexe se sentir catholique : « Moi je suis très tradition, fidélité, tout ça… Par mon éducation, je crois que je suis hyper catho », avait-il affirmé au quotidien Libération, c’est donc sans surprise que le chanteur a célébré son mariage lors d’une cérémonie à l’église en bonne et due forme.

    Une ancienne église pour réunir les convives

    Le mariage entre Paul Van Haver, le vrai nom de la star, et Coralie Barbier, a eu lieu en présence d’environ 180 invités, qui ont tous été logés non loin, dans une ancienne église transformée depuis 2009 en hôtel quatre étoiles : le Martin’s Patterhof à Malines, aux portes de Bruxelles […]

    Ref. Le mariage de Stromae célébré par le « curé des loubards »

    JPSC

  • Prêtres mariés : le serpent de mer va-t-il refaire surface ?

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    Après deux synodes des évêques focalisés, avec un succès très relatif, sur le thème des divorcés-remariés, le pape François s’apprête-t-il à convoquer le synode suivant sur la question-fétiche de l’ordination de prêtres mariés? Pour mémoire, le synode réuni par Paul VI en 1971 s'était soldé par une réponse négative à ce sujet. Lu sur le « Forum catholique » :

    « Le dernier article de Sandro Magister est particulièrement intéressant car il fait un lien direct entre la prochaine visite du Souverain pontife au Mexique en février 2016... et le prochain Synode qui portera sur les prêtres mariés . Or, dans ce pays avait eu lieu une expérience encourageant la naissance d'un clergé marié, chose vue défavorablement par Saint Jean-Paul II mais qui, avec François, est de nouveau autorisé dans le but éventuel de l'étendre dans le monde. Voici l'article de Sandro Magister sur le sujet :

    « Pendant les quarante ans d’épiscopat - de 1959 à 2000 - de l’évêque Samuel Ruiz García, le diocèse de San Cristobal de Las Casas était devenu un terrain d’expérience, observé par beaucoup de parties du monde, en vue de la création d’un clergé indigène marié.

    L’étape significative conçue pour atteindre cet objectif fut l'ordination, dans ce diocèse, d’un très grand nombre de diacres indigènes mariés, dont on prévoyait que, un jour, ils pourraient aussi être ordonnés prêtres. Toutefois, sous le pontificat de Jean-Paul II, Rome portait sur l’expérience un regard défavorable. Et après un examen de l’affaire confié aux principaux dicastères de la curie, la congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements interdit, le 20 juillet 2000, l’ordination de diacres supplémentaires dans ce diocèse, la dernière ordination de ce type ayant eu lieu au mois de janvier de la même année, à la fin du long épiscopat de Ruiz García.
     

    Au mois de mars, Felipe Arizmendi Esquivel a succédé à Ruiz García comme nouvel évêque. Et, dans la lettre qui lui interdisait de continuer dans la même voie que son prédécesseur, Rome déplorait le fait que "au cours des 40 dernières années, 8 prêtres seulement avaient été ordonnés dans le diocèse de San Cristobal de Las Casas, contre plus de 400 diacres"

    Aujourd’hui, d’après les chiffres fournis par l'Annuaire pontifical, il y a encore dans ce diocèse plus de 300 diacres, alors qu’il ne reste plus que quelques dizaines de prêtres. Ce qui donne à penser que les choses n’ont pas tellement changé.

     Au contraire la levée par le Saint-Siège de l’interdiction d’ordonner de nouveaux diacres, au mois de mai 2014, François étant pape, et l'annonce d’une prochaine visite du souverain pontife dans ce diocèse ont été interprétées comme un feu vert donné à la reprise de cette expérience, cette fois-ci avec la possibilité d’en arriver véritablement à la création d’un clergé indigène marié, non seulement au Chiapas mais également dans d’autres régions du monde, en particulier en Amérique latine. 

    Or voici que l’évêque Arizmendi Esquivel nous écrit que le fait de présenter la visite prochaine du pape François comme un soutien apporté à cette solution est au contraire quelque chose de très "négatif" pour le diocèse. Et il explique pourquoi : "Nous ne voulons pas un clergé marié. Cette idée avait été envisagée précédemment, mais on n’y pense plus aujourd’hui. Le développement de notre séminaire est une grâce inexplicable. Il y a seize ans, en 2000, il y avait 20 séminaristes. Aujourd’hui ils sont 76, presque tous originaires du Chiapas, dont 42 sont indigènes, sans préjugés idéologiques en ce qui concerne le célibat. Nous avons déjà 8 prêtres indigènes célibataires conformément aux règles. Les diacres mariés ne m’ont jamais indiqué qu’ils aspiraient à un sacerdoce marié. En 2000, il y avait 66 prêtres, provenant en majorité d’autres diocèses et de congrégations religieuses ; aujourd’hui nous en avons 101, avec une croissance notable du clergé local".

    Le "manque de ministres ordonnés" était le premier des "thèmes essentiels" que le cardinal Carlo Maria Martini, en 1999, souhaitait voir discutés par une Église qui aurait été en état de synode permanent. La solution à ce problème étant bien évidemment, de manière sous-entendue, celle qui aurait consisté à ajouter des prêtres mariés aux prêtres célibataires dont le nombre était en déclin.
    Le Chiapas avait été, pendant les quarante dernières années du XXe siècle, le symbole de ce manque de prêtres célibataires, qu’il fallait pallier par une abondante moisson de prêtres mariés et indigènes. Mais aujourd’hui les choses ont changé, d’après le témoignage donné par l’évêque de San Cristobal de Las Casas. C’est peut-être une "grâce inexplicable" mais, dans ce diocèse, un clergé célibataire et indigène est en pleine floraison, tandis que la campagne en faveur d’un clergé marié s’est éteinte. 

    Quelle leçon le pape François va-t-il en tirer ? »
     

    Ref. l'ordination de prêtres mariés : une expérience qui a mal tourné 

    Un bon évêque suffit souvent à changer la donne, comme l’a montré le quinquennat de Mgr Léonard à la tête de l’archevêché de Malines-Bruxelles. La réciproque se vérifie aussi, tant il est vrai que le poisson périt toujours par la tête (proverbe chinois). 

    JPSC

  • Lettre de Mgr Jean-Pierre Delville, évêque de Liège, pour l’année jubilaire de la miséricorde

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    Cher Frères et Soeurs,

    Sans-titre-12.jpgÀ partir de ce 8 décembre, le pape François nous invite à célébrer un jubilé de la miséricorde. Un jubilé, d’après la Bible, cela se célèbre tous les 50 ans. Mais le pape François a décidé de ne pas attendre l’année 2050 ! Pourquoi ? C’est qu’il veut nous partager une intuition qui lui tient à coeur : la miséricorde !

    Qu’est-ce que la miséricorde ? Quand on s’écrie : « Miséricorde ! », cela signifie qu’on demande pitié dans une situation désespérée. On pourrait en déduire que l’année de la miséricorde se limite à considérer des cas désespérés… Est-ce bien ce que veut le pape ?

    Non, certainement pas ! Qu’est-ce qui caractérise alors la miséricorde par rapport à l’amour en général ? C’est que la miséricorde concerne toujours une personne fragile ; c’est une démarche d’amour pour la personne faible. Le mot « miséri-corde » évoque le coeur sensible à la misère. Dans la Bible la miséricorde a trois destinataires : la personne souffrante ; celle qui cherche l’amitié ; et celle qui est dans la faute. Suivant ces trois cas, on pourrait traduire miséricorde par compassion, amour fidèle, et clémence ou pitié.

    Cette triple approche est complémentaire : la première insiste sur la dimension instantanée et sur le sentiment vécu concrètement et physiquement ; la seconde insiste sur la dimension historique et sur la relation qui se construit dans le temps et la fidélité ; la troisième insiste sur l’amour qui est clément face aux situations irrégulières ou difficiles. Dès lors la « miséricorde » doit être comprise à la fois comme un sentiment instantané, un amour dans la durée, une clémence face aux irrégularités et aux ruptures.

    Pour participer à l’année de la miséricorde, le pape nous propose de passer par une porte sainte. En effet, dans chaque diocèse, certaines églises sont désignées comme sanctuaire du jubilé et dans chacune on trouvera une porte sainte. Dans notre diocèse neuf églises sont désignées comme sanctuaires du jubilé : la cathédrale et S.-Denis à Liège, la cathédrale de Malmedy, les sanctuaires mariaux de Banneux et Moresnet, la grotte du Petit-Lourdes à Bassenge, l’église Notre-Dame de la Miséricorde (ou des récollets) à Verviers, la collégiale de Huy et l’église décanale de Saint-Vith.

    Une porte est faite pour entrer et pour sortir. Commençons par entrer ! Rencontrons Dieu qui nous attend dans ce lieu. Découvrons sa miséricorde envers nous. « Il se sent responsable, c’est-à-dire qu’il veut notre bien et il veut nous voir heureux, remplis de joie et de paix », nous dit le pape François (Misericordiae Vultus, 9). C’est une source de joie en effet de se savoir aimé par quelqu’un. C’est une source de joie pour nous de nous savoir aimés par Dieu lui-même, dans nos souffrances, dans notre besoin d’affection et même dans nos fautes. Présentons-lui notre faiblesse, demandons-lui son pardon, recevons son amour en communiant au corps de son fils Jésus, pour qu’il nous réconcilie avec lui, avec les autres et avec nous-mêmes. Nous vivrons ainsi l’indulgence du jubilé, la libération de nos fautes et de leurs conséquences, nous aurons la conscience purifiée qui nous ouvre la voie de la vie éternelle.

    Et ensuite, sortons par la porte et parcourons le monde. « Soyez miséricordieux comme le Père est miséricordieux » (Lc 6,36), nous dit Jésus et nous rappelle le pape François. Pour celui-ci, la miséricorde est une clé du renouvellement du monde, car elle nous pousse à aimer au-delà des conventions et des habitudes. C’est aimer quelqu’un même s’il est dans une situation irrégulière ou mal vue, dans une situation de douleur ou de faiblesse. Cela demande une audace. Cet amour invite au pardon et à la réconciliation. C’est pourquoi dans l’année du jubilé, d’après la Bible, il faut remettre les dettes et libérer les esclaves. C’est un programme qui est toujours d’actualité. Il y a des gens qui sont prisonniers de leurs dettes ou de leurs faiblesses. Il y a dans le monde des milliers de personnes qui sont esclaves, c’est-à-dire victimes : esclaves de l’injustice, victimes de la guerre, victimes des changements climatiques, victimes de violences sexuelles, victimes de mépris racistes, victimes de la drogue, victimes de la richesse, victimes de la recherche du plaisir immédiat, victimes de l’ignorance, victimes de l’absence de spiritualité. Le Seigneur nous invite à aimer jusqu’à agir pour libérer l’esclave et pour remettre les dettes qu’on nous doit. Ce sont des oeuvres de miséricorde, des engagements concrets que nous sommes invités à prendre pour rendre le monde meilleur et ouvrir la porte à l’action de Dieu dans notre monde. En agissant dans le sens de la miséricorde, nous ouvrons à Dieu la porte sainte du monde, la porte sainte de tous les cœurs

    humains. Épaulons le pape François dans la mission de miséricorde qu’il propose à tous !

    Je vous invite donc à vous associer à l’ouverture du jubilé dans notre diocèse. Celle-ci aura lieu par l’ouverture de la porte sainte : le 13 décembre à la cathédrale de Liège, et le 20 décembre dans les églises jubilaires. Un petit livret du pèlerin est à votre disposition dans ces sanctuaires et à Siloë. Soyez donc des pèlerins du jubilé de la miséricorde. Vous avez un an pour faire la démarche ; différents rendez-vous spirituels vous seront proposés ; n’attendez pas le dernier moment pour y participer !  

    Liège, ce 8 décembre 2015

    Votre évêque

    + Jean-Pierre Delville

     JPSC

  • Notre Dame de Guadalupe (12 décembre) et son image merveilleuse

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    Lu sur ce site :

    Notre-Dame_Guadalupe.jpgNOTRE-DAME DE GUADALUPE 

    ET SON IMAGE MERVEILLEUSE DEVANT L’HISTOIRE ET LA SCIENCE 

    par frère Bruno Bonnet-Eymard membre actif du Centro de Estudios Guadalupanos

    C‘est le voyage du Pape au Mexique, en 1979, qui la fit paraître sur nos écrans pour la première fois. L’Image, brouillée par la distance, était médiocre et nul commentateur ne se soucia de nous en conter l’histoire. Sa beauté, son énigme constituaient un appel. Ainsi naquit le projet d’un pèlerinage jusqu’au pied de cette Image attirante, mystérieuse, mais aussi d’une enquête soigneuse, historique et polytechnique, enquête dont la méthode nous parut très tôt devoir être rigoureusement semblable à celle que, après et avec bien d’autres, nous avons menée sur le Saint Suaire de Turin pour aboutir enfin à une déclaration d’authenticité absolue.

    En effet, on ne peut pas apprendre son histoire sans désirer aussitôt la connaître, la voir, la vénérer. En 1531, dix ans après la conquête du Mexique par Cortés, un Indien chrétien du nom de Juan Diego, voit par trois fois la Vierge Marie lui apparaître pour lui demander de prier l’évêque élu de Mexico, Juan de Zumárraga, de lui construire une chapelle en ce lieu. Ce dernier demande un signe et la Vierge répond en imprimant miraculeusement, après une quatrième apparition, son propre portrait en pied sur la tilma de l’Indien. Depuis quatre cent cinquante ans cette Image d’une infinie délicatesse, empreinte sur un grossier textile de maguey, ne cesse d’attirer d’immenses pèlerinages. Tout Mexicain la tient pour miraculeuse.

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  • Bruxelles (Sainte-Catherine), 11 décembre : Eucharistie à l'intention des personnes ayant perdu un enfant par fausse couche ou avortement

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    Vendredi 11 décembre

    Eucharistie à Malines-Bruxelles

    Eucharistie au nom et autour des personnes qui ont perdu un enfant pendant la grossesse par fausse couche ou avortement.

    L’eucharistie,

    présidée par Monseigneur Léonard,

    aura lieu à 18h15

    en l’église Sainte-Catherine,

    place Sainte-Catherine à 1000 Bruxelles.

    Ces eucharisties ne s’adressent pas uniquement aux parents de l’enfant décédé in utero, mais aussi à tous ceux qui, de près ou de loin ont connu l’existence de cet enfant : grands-parents, frères, sœurs, amis, collègues, infirmiers, médecins, ou simplement chrétiens soucieux de la vie …

    Accès via le métro, station Sainte-Catherine ou tram et bus, arrêts de Brouckère ou Bourse

  • Ce que nous disent les chrétiens d'Orient : REVEILLEZ-VOUS !

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    D'Aleteia.org (Arthur Herlin):

    « Réveillez-vous », l’ultime appel de détresse des chrétiens d’Orient

    Dans une vidéo particulièrement percutante, des chrétiens d'Orient continuent d'appeler l'Occident à l'aide.

    « Je leur demanderai de se réveiller. » Ce sont par ces mots qu’un prêtre catholique irakien, Douglas Bazi, répond lorsqu’on lui demande quel message il souhaite adresser aux Occidentaux. Détournant des images de propagandes de l’État islamique pour illustrer le calvaire que vivent les chrétiens d’Orient, cette vidéo réunit des témoignages de prêtres orientaux pour sensibiliser un peu plus leurs frères d’Occident.

    « Pour nous aider, évangélisez à nouveau votre société »

    Dans cette vidéo produite par la chaîne « H.M télévision« , des prêtres venus d’Irak témoignent de l’exemple d’humilité et de foi dont font preuve les « martyrs d’Orient ». « Vous pouvez nous aider en construisant une société chrétienne active et courageuse, vous devez évangéliser à nouveau votre société avec courage et sans peur de dire que nous sommes chrétiens », suggère humblement Mgr Amel Shimoun Nona, évêque chaldéen de Sydney. « C’est la seule manière avec laquelle vous pouvez nous aider », insiste-t-il.

  • Ce 8 décembre, en l'église Sainte-Catherine à Bruxelles, Mgr Léonard a consacré la Belgique au Coeur Immaculé de Marie

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    Loué sois-tu Père Eternel pour ta Fille bien-aimée Marie, Chef d’œuvre de ta Création. 

    Loué sois-tu notre Seigneur Jésus Christ, Parole Eternelle du Père qui, pour notre salut, a voulu devenir homme, et a choisi Marie pleine de grâce comme Mère.

    Loué sois-tu, Esprit Saint, qui a comblé de tes dons Marie ton épouse fidèle. 

    Loué sois-tu, Sainte Trinité, pour nous avoir donné Marie comme Mère de l’Eglise et Mère des hommes. 

    Nous te remercions Jésus, notre Sauveur, pour avoir voulu associer à la dévotion à ton Sacré Cœur, la dévotion au Cœur Immaculé de Marie, refuge Maternel et puissant. 

    A Votre Cœur Immaculé Marie, comme Archevêque de Malines-Bruxelles, je consacre officiellement, aujourd’hui 8 Décembre 2015, Solennité du l’Immaculée Conception, l’église de Sainte Catherine, comme réponse filiale et pleine de foi au message de Notre Dame à Fatima, considérée officiellement comme l’apparition mariale « la plus prophétique et  la plus importante de l’histoire de l’Eglise », et que le Saint Pape Jean Paul II avait considéré, en l’an 2000, « message plus important et urgent aujourd’hui qu’alors, et qui impose à l’Eglise une réponse ».

    Consacrant cette église avec tous ses paroissiens et ses dévots, nous voulons aussi, du profond de notre cœur, consacrer paternellement à Vous, Mère de Dieu, et à Votre Cœur Immaculé et souffrant, spécialement en ces temps difficiles, la ville de Bruxelles, tout le diocèse de Malines-Bruxelles, toutes les provinces de Belgique, West-Vlaanderen, Oost-Vlaanderen, Antwerpen, Limburg, Vlaams-Brabant, la capitale, le Brabant-Wallon, le Hainaut, la province de Namur, la Province du Luxembourg, la Province de Liège, et toute notre nation, en les confiant à Votre puissante protection, en Vous suppliant de faire triompher les desseins bénéfiques de Votre Divin Fils, et de faire échouer toutes les tentatives du mal, spirituelles et temporelles.

    Et nous Vous promettons, Mère de Dieu et Notre Mère, une filiale correspondance à Votre appel maternel pour participer à élever une ch aine de prières et d’adoration Eucharistique, dont l’Eglise et le monde ont tant besoin.

    Amen !

  • Quand Mgr Léonard se livre au moment de son départ...

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    andre-joseph_leonard_terbank_heverlee_2012-02-11_1448376203.JPGLe site "Benoît et moi" a traduit une longue interview accordée au début de ce mois par Mgr Léonard à Andrea Gagliarducci (ACI Stampa) :

     

    BRUXELLES, DÉFIS POUR L'AVENIR ET BILAN DU PASSÉ.
    LES PROPOS DE MGR LÉONARD, ARCHEVÊQUE ÉMÉRITE.


    Il va rester encore un peu de temps en Belgique, puis il partira en France, au sanctuaire de Notre-Dame du Laus en Provence, pour y apporter son aide aux confessions, célébrer la messe et, peut-être, écrire l'un ou l'autre nouveau livre. André-Joseph Léonard a été archevêque de Malines-Bruxelles pendant ces cinq dernières années. Ayant atteint la limite d'âge de 75 ans, il a, comme c'est l'usage, présenté sa démission. Le 5 novembre dernier, le pape François a nommé son successeur au siège primatial : Mgr Jozef De Kesel. L'archevêque dresse, pour ACI Stampa, un bilan de son œuvre.

    Quel héritage laissez-vous à votre diocèse ?

    Pour moi, c'était un beau défi, de devenir, à presque 70 ans, archevêque de Malines-Bruxelles, après avoir été évêque de Namur durant 19 ans. J'ai indiqué, dès le début, un certain nombre de priorités de mon nouveau ministère. La première était de faire des visites pastorales, comme le demandait le Concile de Trente et comme cela fut mis en pratique par des évêques comme Charles Borromée et François de Sales. Je me suis fixé l'objectif de visiter tout le diocèse en 5 ans et j'y suis arrivé. Ce fut un temps de rencontre, très précieux, car il m'a permis d'être disponible pour les gens, ce qui les a fort réjouis.

    Quelles ont été vos autres priorités ?

    Une deuxième priorité était la promotion des vocations sacerdotales. Lorsque je suis arrivé, il y avait quatre séminaristes pour tout le diocèse, et seulement deux filières pour devenir prêtre : étudier à Namur, dans le séminaire que j'avais réformé (pour les francophones) ou étudier au séminaire de Louvain (pour ceux dont la langue est le néerlandais). J'ai pris l'initiative de créer un séminaire Redemptoris Mater ; ainsi, j'ai pu accueillir une vingtaine de séminaristes originaires d'Italie, d'Espagne, de Pologne et d'Amérique Latine, qui s'adaptent fort bien à la culture de notre pays car ils ont comme principe d'apprendre les deux langues nationales (le français et le néerlandais) ; leur exemple a stimulé quelques Belges à faire de même. Voici deux ans, j'ai créé une Fraternité de prêtres et de séminaristes, inspirés par l'activité pastorale d'un prêtre français, curé de paroisse à Marseille, le père Michel-Marie Zanotti. Ce sont des séminaristes qui se sentent particulièrement appelés à l'élan missionnaire. Ils ont une identité bien marquée : déjà lorsqu'ils sont admis comme candidats au sacerdoce, ils portent une soutane très simple.

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