De Caroline Becker sur Aleteia.org :
Historique, un manuscrit biblique vieux de 2.000 ans retrouvé dans le désert de Judée

Tamarah - CC BY-SA 2.5
16/03/21
Lors de fouilles archéologiques menées par Israël dans le désert de Judée, des fragments des livres de Zacharie et de Nahum du Livre des Prophètes, vieux de 2.000 ans, ont été retrouvés. Une découverte historique.
C’est dans le désert arpenté par saint Jean Baptiste, qui vint y annoncer l’arrivée du Messie, et Jésus qui s’y réfugia pendant quarante jours, qu’ils ont sombré dans l’oubli pendant près de vingt siècles. Dans le désert de Judée (Cisjordanie), où des archéologues de l’Autorité des Antiquités d’Israël (AAI) procèdent à des fouilles archéologiques pour lutter contre le pillage patrimonial, des fragments d’un manuscrit biblique ont été retrouvés dans une caverne à flanc de falaise, située dans la réserve naturelle de Nahal Hever. Pour y accéder, les archéologues ont dû descendre en rappel grâce à des cordes. Des efforts qui ont porté leurs fruits !
Cette découverte, véritablement historique, rappelle celle qui a eu lieu un demi-siècle auparavant, lorsque les archéologues ont retrouvé, sur le même territoire, 900 fragments bibliques connus aujourd’hui sous le nom des Manuscrits de la Mer morte. Copiés entre le IIIe siècle av J.-C. et le Ier siècle ap. J.-C., ils avaient été retrouvés dans plusieurs grottes de Qumrân. Parmi eux, de nombreux extraits de l’Ancien Testament, les plus anciens au monde ! Mais depuis leur découverte les cavités rocheuses du désert de Judée sont devenues la cible des pilleurs d’antiquités, d’où l’empressement des archéologues de poursuivre les recherches afin d’éviter de perdre des sources précieuses pour l’Histoire.
Car ces nouveaux manuscrits vont, indéniablement, enrichir les connaissances sur l’histoire de la Bible. « Ces multiples textes ou fragments invitent à réinterroger ce que nous appelons aujourd’hui la Bible au singulier. Une nouvelle fois, il apparaît que la Bible a été élaborée progressivement sur plusieurs siècles par des influences littéraires », rappelait notre chroniqueur Philippe-Emmanuel Krautter dans un article consacré aux Manuscrits de la Mer morte. Les nouveaux manuscrits retrouvés se révèlent ainsi d’une importance capitale pour comprendre l’élaboration des textes bibliques au fil des siècles.

A l’instar des églises byzantines qui, le IVe dimanche de Carême, célèbrent une fête en l’honneur du saint Bois de la Croix, la liturgie romaine dédie ce dimanche, appelé jadis in vigesima, à la célébration des gloires de l’étendard triomphal de la rédemption. Une partie considérable du Bois de la sainte Croix est gardée depuis le temps de sainte Hélène dans la basilique in aedibus sessoriis : d’où le choix de la station romaine de ce jour à la basilique romaine Sainte-Croix de Jérusalem.
Aux Ve et VIe siècles, ce dimanche était pour les catéchumènes un jour de « scrutin », c’est-à-dire de réunion préparatoire au baptême, au cours de laquelle se pratiquaient des exorcismes. Si les textes que nous lisons aujourd’hui ne sont plus ceux de l’ancienne messe de scrutin, ils ne manquent pas d’un certain rapport avec les exorcismes de notre baptême où s’est ouverte notre lutte contre Satan.
« Je suis entre les mains de Dieu », déclare le cardinal Sarah, au moment où le pape François – qui l’avait nommé en 2014 – a accepté sa démission présentée en juin dernier, annonce le Saint-Siège, ce samedi 20 février 2021. Le nom de son successeur n’est pas encore connu.


Bien que nous soyons toujours dans le temps de la Septuagésime, les chants de ce dimanche de la Quinquagésime sont très différents de ceux de dimanche dernier, qui étaient en grande partie des appels suppliants du fond de notre misère mais, avant d’aborder les austérités du Carême, et pour nous donner courage, l’Église veut nous faire entrevoir la victoire finale et les bienfaits de la rédemption. Ce dimanche correspond d’ailleurs aux réjouissances du carnaval à la veille du mercredi des Cendres.