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Patrimoine religieux - Page 120

  • Un haut lieu de dévotion liégeois transformé en complexe immobilier

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    De todayinliege.be :

    La basilique de Chèvremont rachetée pour un gros projet immobilier

    L’ASBL propriétaire de l’ancien couvent des carmes de Chèvremont a enfin trouvé un acquéreur pour assurer un avenir à cet ensemble immobilier. Trois partenaires sont à la manœuvre: le Groupe Eckelmans, promoteur immobilier spécialisé dans des projets d’envergure tant à Bruxelles qu’en Wallonie, le groupe Socatra, entreprise générale de construction familiale et Inside Development, promoteur immobilier spécialisé dans la reconversion de bâtiments de caractère à Bruxelles et en Wallonie. 71 logements d’une, de deux, de trois et quelques-uns de quatre chambres sont prévus en 2024. Tous avec terrasse et donc une belle vue sur les bois et la vallée.

    L’église fut achevée en 1899. La basilique était très grande car elle était le lieu principal des pèlerinages à Marie dans le diocèse de Liège jusqu’aux apparitions à Banneux. Elle reçut le titre de basilique mineure en 1928. Lors de la seconde guerre mondiale, le couvent et la basilique furent endommagés par des bombes et réparés par la suite. En 2016, la communauté n’avait plus que trois membres. Elle faisait partie de la délégation congolaise de l’ordre des carmes déchaux. Leurs responsables, tant au Congo qu’à Rome, en sont venus à la décision qu’il n’était plus tenable de rester dans cette immense maison et de gérer cette vaste église.

    Il est à noter que la petite chapelle du 17ème siècle, classée et propriété de la fabrique d’église de Vaux-sous-Chèvremont n’est pas concernée par la vente du site de Chèvremont.

    Une convention entre le responsable des carmes et l’évêque de Liège prévoyait qu’en cas de vente, la moitié de la somme serait versée à l’ordre des carmes déchaussés au Congo et l’autre moitié aux œuvres de l’évêché de Liège, vu que le domaine appartenait à l’évêché avant d’être confié aux carmes avec permission de faire des collectes pour financer la construction du monastère et pour terminer la construction de la basilique. Le produit de la vente est d’environ un million d’euro. 90.000 euro doivent servir pour couvrir les frais engagés depuis trois ans pour maintenir le site en état. 50 % du restant de la vente sera pour les projets de l’ordre des carmes déchaussés au Congo et 50 % pour l’évêché. Celui-ci soutiendra le projet du Sanctuaire de Cornillon, la Fondation Saint-Lambert et les projets pastoraux de l’asbl de l’évêché.

    Quant au nouveau projet immobilier, il doit:
    • Maintenir le « phare » dans son environnement ;
    • Préserver des bâtiments emblématiques et historiques dans leur volumétrie en leur redonnant des nouvelles affectations ;
    • Créer des logements majoritairement avec la création d’espaces partagés pour favoriser le vivre ensemble ;
    • Réutiliser au maximum les matériaux démontés
    • Favoriser le travail avec des intervenants des environs ;
    • Respecter le caractère des lieux et la préservation du cadre verdoyant.


    Le projet dessiné par Altiplan

  • Qui est Mgr Olivier de Germay, le nouvel archevêque de Lyon ?

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    Avec la nomination de Mgr Michel Aupetit comme archevêque de Paris (2017) et celle de Mgr Olivier de Germay à Lyon (2020), les deux sièges les plus importants de l’Eglise de France sont dotés de deux pilotes particulièrement solides : il faut s’en réjouir, par les temps qui courent à Rome et autres lieux. La France est, en effet, la Fille aînée de l’Eglise, en particulier pour de nombreux francophones de par le monde. Mais qui est ce nouvel archevêque de Lyon dont l’accession à la Primature des Gaules est un signe d’espérance pour l’avenir ? Dans le magazine « Famille chrétienne », Samuel Pruvot lui consacre cet article (JPSC) :

    mgr-olivier-de-germay-eveque-d-ajaccio.jpg« Clin d’œil du ciel, c’est en la fête de saint Jean-Paul II que Mgr Olivier de Germay est nommé archevêque de Lyon. Il faut dire qu’il a passé une bonne partie de sa formation à Rome, au séminaire français et aussi à l’Institut pontifical Jean-Paul II. Cette nomination très attendue – et longtemps différée – n’est pas du tout anecdotique. « J’ai hurlé de joie en l’apprenant, avoue un confrère. Il est représentatif d’une Église qui va de l’avant, attachée à la nouvelle évangélisation. » Un autre évêque salue : « la nomination d’un évêque qui a du cran et des positions affirmées sur les questions bioéthiques ou le Mariage pour tous est très symbolique. Nommer un évêque de 60 ans à Lyon, c’est poser un acte fort. » Il précise ensuite : « Je trouve intéressant que ce ne soit pas un Parisien. Il peut apporter sa liberté de point de vue. »

    Liberté de mouvement aussi. « J’aime le changement » glissait un jour Mgr Olivier de Germay à Famille Chrétienne. Je trouve stimulant d’aller dans des régions qu’on ne connaît pas. » Il ne va pas être déçu du voyage en devenant le futur primat des Gaules. Pour cet homme né au bord de la Loire, il va falloir expérimenter un territoire neuf, au confluent du Rhône et de la Saône. Il faut dire que ce parachutiste de formation n’a pas froid aux yeux et qu’il avait déjà su atterrir dans le diocèse d’Ajaccio en 2012. Primat des Gaules, le titre est sans doute à la hauteur des enjeux. Car le siège occupé dans l’antiquité par le grand saint Irénée porte bien son nom. Lyon est plus qu’un grand diocèse, c’est un univers en soi.

    Un ancien parachutiste à la théologie classique

    Derrière l’évêque en apparence discret et réfléchi, se cache un esprit de sacrifice et un sacré courage. De fait, Olivier de Germay a fait des études en classes préparatoires au Prytanée national militaire de La Flèche, avant d’intégrer la prestigieuse École spéciale militaire de Saint-Cyr à Coëtquidan d'où il est sorti officier parachutiste en 1983.

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  • KTO : la solitude, un sujet qui tombe à point nommé pour la foi prise au mot.

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    Dans ce nouveau numéro de La Foi prise au mot, KTO s'intéresse à un mot : la solitude. Tout dans la Bible et dans la tradition chrétienne recommande la prise de distance envers la communauté : que l’on songe au désert de l’Exode qui constitue le peuple hébreu, à Élie au Carmel, à Jean Baptiste et à la longue tradition des ermites, moines, religieux. Pourtant, quelle épreuve quand cet isolement n’est pas choisi, et qu’il vient après un veuvage, des difficultés sociales, voire un travail trop absorbant qui coupe toutes les relations. Qu’est-ce qu’il y a de bon dans la solitude ? Y a-t-il une bonne et une mauvaise solitude ? Et comment transformer une solitude subie en solitude fructueuse ? Ce sont les questions que Régis Burnet poser ici à ses deux invités, Sandrine Caneri, bibliste orthodoxe, et Nathalie Nabert, universitaire, écrivain et poète.

    Le sujet tombe aussi à point nommé en ces temps étranges où surgit une pandémie inconnue qui, à la vitesse de l’éclair, submerge aujourd'hui la terre entière, laissant plus que jamais notre humanité livrée à sa double nature incontournable :  solidaire et solitaire sous un ciel énigmatique. JPSC

  • Le peu de foi des chrétiens allemands

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    D'Hubert Gindert sur KathNet :

    "Une radiographie de la société et de l'Eglise à laquelle nous ne pouvons nous résigner"

    21 octobre 2020

    "En Allemagne, 100 000 enfants à naître sont éliminés chaque année. Ce fait n'inquiète que 16% des Allemands - et seulement 16% des catholiques".

    Fulda (kath.net/Blog Forum Deutscher Katholiken) Lors de la conférence d'automne des évêques allemands 2020 à Fulda, le nonce pontifical, l'archevêque Eterovic, a expliqué en quelques chiffres où se situe la tâche de l'Église catholique en Allemagne. "Selon les statistiques, sur les 54 % de la population allemande qui sont chrétiens, seuls 61 % des catholiques et 58 % des chrétiens protestants croient en la résurrection de Jésus-Christ ; en outre, seuls 57 % des chrétiens protestants et 63 % des catholiques croient que Jésus-Christ est aussi le Fils de Dieu".

    Si certains de ceux qui croient en la mort et la résurrection de Jésus-Christ sont chrétiens, alors il y a encore environ 32 % de chrétiens en Allemagne. L'archevêque Eterovic ajoute : "31% des Allemands croient en un destin, 24% en l'astrologie et 15% en une renaissance".

    Cela rend inévitable la tâche réelle d'un processus de réforme tel que la "Voie synodale" : la nouvelle évangélisation, c'est-à-dire l'accomplissement du mandat missionnaire de Jésus.

    Les enquêtes représentatives de l'institut de recherche d'opinion "INSA Consuläre", basé à Erfurt, qui sont menées pour le compte de la presse quotidienne, contribuent à la "radiographie" de l'Église catholique. Les données énumérées ci-dessous s'y réfèrent.

    (...) La déclaration sur laquelle les catholiques interrogés ont été invités à se prononcer était la suivante : "Le dialogue catholique sur la réforme de la voie synodale m'intéresse" : seuls 19 % ont manifesté de l'intérêt. Plus de la moitié (53 %) ne sont pas intéressés. 28 % ne peuvent pas estimer la question, bien que les médias en aient fait état à plusieurs reprises. Ils ne sont probablement pas intéressés non plus. Cela signifie qu'environ 80% sont plutôt désintéressés.

    Ces quelque 80 % reflètent également l'intérêt de l'ensemble des Allemands, car dans cette enquête représentative, les Allemands ont tous été interrogés. Par rapport aux Allemands, près des deux tiers (63%) n'ont pas exprimé d'intérêt, seuls 11% étaient intéressés par le dialogue synodal. 17 % "ne savent pas ce qu'ils en pensent". Ainsi, environ quatre cinquièmes des Allemands et aussi des catholiques ne manifestent pas d'intérêt à l'égard d'une réforme de l'Église catholique. Ils expriment ainsi également que l'Eglise a peu d'importance pour eux personnellement et aussi pour la société dans laquelle ils vivent.

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  • Déchainement anticatholique au Chili

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    D'infoCatolica :

    PINERA IMPUISSANT FACE À LA VIOLENCE DE L'EXTRÊME GAUCHE

    Les radicaux brûlent deux sanctuaires à Santiago du Chili

    Au moins deux églises du centre de Santiago du Chili ont été incendiées dimanche après une manifestation massive qui a rassemblé des dizaines de milliers de personnes pour commémorer le premier anniversaire d'une vague de protestations, la plus grave depuis la fin du régime de Pinochet.

    19/10/20 8:34

    (Efe) Le premier sanctuaire à être incendié fut l'église San Francisco de Borja, régulièrement utilisée par la police des carabiniers pour des cérémonies institutionnelles, et quelques heures plus tard, ce fut l'église de l'Assomption, l'une des plus anciennes de la capitale, vieille de plus d'un siècle et demi.

    Les deux temples sont situés autour de la Plaza Italia, l'épicentre de la soi-disant "explosion sociale" et qui, ce dimanche, a été le théâtre de l'une des concentrations les plus massives jusqu'à présent cette année. "L'incendie et la destruction de la paroisse de La Asunción, ainsi que l'attaque de l'église de San Francisco de Borja, deux bâtiments du patrimoine, sont une source d'indignation et de tristesse", a déclaré ce dimanche la ministre de la Culture, des Arts et du Patrimoine du Chili, Consuelo Valdés, sur son compte Twitter.

    L'église de San Francisco de Borja fut également pillée et certaines de ses images religieuses furent brûlées dans la rue, tandis que l'église de La Asunción vit sa flèche s'écrouler sur le sol consumée par les flammes. Dans les environs de la rotonde, baptisée par les manifestants "Plaza Dignidad", plusieurs magasins ont également été pillés, dont un supermarché d'une chaîne internationale, et des attaques ont également été signalées dans certains commissariats de la périphérie de la capitale, comme celui de Puente Alto.

    Piñera, enfermé dans son palais

    Des barricades ont également commencé à être érigées en certains points autour de la place et dans d'autres quartiers de la capitale, tandis que dans des villes comme Antofagasta (nord), il y a eu également quelques incidents violents et des confrontations avec la police. Le président chilien Sebastián Piñera, qui a passé toute la journée dans sa résidence, s'est rendu dans l'après-midi au Palacio de La Moneda - le siège du gouvernement - pour suivre les incidents, qui ont jeté une ombre sur une journée qui s'était déroulée pendant des heures dans une atmosphère très festive et familière.

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  • RDC : Cardinal Ambongo : « un sentiment de joie et d’un peu de crainte pour ma nomination au Conseil des cardinaux »

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    Ambongo-Maluku.jpgL’archevêque métropolitain de Kinshasa, en République démocratique du Congo, le Cardinal Fridolin Ambongo Besungu, nommé tout récemment par le Pape François au Conseil des Cardinaux, réagit à sa nomination au sein de ce Conseil dans une interview donnée au Père Jésuite Jean-Pierre Bodjoko pour « Vatican News ».

    Le Cardinal Ambongo en a profité pour donner aussi son opinion sur la nouvelle encyclique du Pape « Fratelli tutti » et s’exprimer sur les questions abordées lors des dernières réunions de la conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO), sans oublier la problématique des enseignants dans les écoles conventionnées catholiques en RDC. Extrait :

    « Question : « Dernièrement, vous avez été « incompris », si je peux utiliser ce terme, à la suite de votre rappel que les enseignants des écoles conventionnées catholiques, surtout au niveau primaire, doivent être catholiques. Pourtant, cela fait partie de la convention signée entre l’Eglise et l’Etat en RDC ?

    Réponse :

    Toutes ces réactions dérivent clairement du fait de comment on arrive à tout mélanger au Congo. Ça donne l’impression que nous sommes tombés dans une sorte de médiocrité, où on veut tout ramener au plus petit commun dénominateur. Le point de départ de notre prise de position est une convention avec l’Etat depuis 1977, à travers ce que l’on appelle les écoles conventionnées catholiques. Toutes les écoles de l’Etat au Congo sont publiques. Mais, il y en a qui sont conventionnées catholiques, protestantes, kimbanguistes, etc. Il y a aussi des écoles qui sont gérées directement par l’Etat. Nous devons apprendre à prendre au sérieux les parents des élèves. Quand un parent décide d’envoyer son enfant dans une école conventionnée catholique, c’est parce que ce parent a réfléchi, a évalué et est arrivé à la conclusion selon laquelle il veut que son enfant soit éduqué selon les valeurs de telle ou telle convention. S’il envoie son enfant chez nous les catholiques, c’est parce qu’il veut que son enfant soit éduqué conformément aux valeurs catholiques. L’enfant qui étudie dans nos écoles catholiques et qui est formé par un musulman, un protestant ou quelqu’un issu des églises de réveil, aura-t-il, au sortir de l’école, les valeurs catholiques auxquelles les parents ont cru et pour lesquelles ils ont envoyé leurs enfants chez nous ? Si nous nous comportons de cette manière, c’est que nous avons failli devant les parents qui ont cru aux valeurs catholiques. C’est pourquoi, nous avons levé l’option qu’à l’école primaire, où l’enseignant est aussi catéchète, que ce dernier soit aussi de confession catholique, parce qu’un enseignant de l’école primaire enseigne toutes les matières y compris la religion. Je ne sais pas qui accepterait que le cours de religion, dans l’église catholique, soit enseigné par un musulman, par exemple. C’est le bons sens. Et nous sommes vraiment déterminés sur cette question. Nous allons tenir à notre identité catholique. Mais, cela ne veut pas dire que nous ne voulons pas des autres. Nous sommes des catholiques et nous voulons être des catholiques. Que les protestants soient des protestants et que les musulmans soient des musulmans. Nous allons collaborer avec eux. Mais, chacun doit garder son identité. C’est la question de savoir ce que nous voulons. Ou nous sommes des catholiques, ou nous ne le sommes pas. Et, si nous sommes des catholiques, nous devons aussi éduquer conformément aux valeurs auxquelles les catholiques croient. C’est une question de responsabilité vis-à-vis des parents d’élèves. Il serait inacceptable et irresponsable de notre part qu’un parent envoie son enfant chez nous et que cet enfant parte de chez nous avec des valeurs qui ne sont pas catholiques .

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  • L'acharnement de Daech contre les chrétiens de Mésopotamie et leur patrimoine

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    De sur le Figaro Vox :

    «Dans les régions passées sous le contrôle de Daech, toutes les églises ont été vandalisées»

    FIGAROVOX/ENTRETIEN - Le photographe Pascal Maguesyan a dirigé la publication d’un album photo montrant la richesse du patrimoine chrétien en Mésopotamie, et l’ampleur des destructions commises par Daech. Certains de ces monuments sont déjà en reconstruction.

    17 octobre 2020
     
    L’association Mesopotamia s’est donné le défi de faire l’inventaire du patrimoine religieux des chrétiens d’Orient et des Yezidis.
    L’association Mesopotamia s’est donné le défi de faire l’inventaire du patrimoine religieux des chrétiens d’Orient et des Yezidis. Editions Première Partie

    Pascal Maguesyan est photographe. Il a dirigé la publication d’un album intitulé Mesopotamia. Une aventure patrimoniale en Irak (éditions Première Partie, 2020).


    FIGAROVOX.- La présence chrétienne en Irak est menacée. Par ce livre, vous avez voulu retracer l’histoire qui lie les chrétiens à la Mésopotamie depuis les premiers temps de l’Eglise: le patrimoine chrétien est une part essentielle de la richesse culturelle de cette région?

    Pascal MAGUESYAN.- Le christianisme s’est implanté en Mésopotamie au premier siècle, c’est-à-dire au siècle de Jésus-Christ! Notamment sous l’impulsion de l’un des douze apôtres, Thomas, qui est parti en mission jusqu’en Inde en traversant toute la Mésopotamie. C’est lui le premier à avoir sensibilisé les communautés de la région à la parole chrétienne, et autour de lui se sont constituées les premiers groupes de chrétiens.

    L’Église qui aujourd’hui revendique la paternité de Saint Thomas est l’Église apostolique assyrienne de l’Orient, qu’on appelle parfois, tout simplement, Église de l’Orient, ou encre Église nestorienne, du nom du patriarche Nestorius qui fut jugé hérétique par Rome. Renvoyé dans son monastère à Antioche, puis exilé en Haute Égypte, sa théologie imprégna l’Église de l’Orient en Mésopotamie. Cette Église fut, jusqu’au temps des croisades, la plus répandue du monde puisqu’elle est allée évangéliser jusqu’en Chine! Les plus curieux pourront lire les travaux de l’historien Sébastien de Courtois, qui est l’un des meilleurs spécialistes de l’histoire de cette communauté chrétienne. Paradoxalement, aujourd’hui, ce n’est plus qu’une petite communauté chrétienne. Elle est autocéphale et possède son propre patriarche.

    On compte 400 000 chrétiens d’Irak environ alors qu’ils étaient probablement 1,5 million encore en 1991.

    Le reste des chrétiens d’Irak (on en compte 400 000 environ, toutes confessions confondues, alors qu’ils étaient probablement 1,5 million encore en 1991) forme un paysage assez complexe. Il y a l’Église chaldéenne, née au XVIe siècle d’un schisme: ce sont des chrétiens de l’Église d’Orient qui ont choisi de rejoindre Rome. Ils sont les plus nombreux. Il y a aussi l’Église syriaque orthodoxe, qui est une église antiochienne répartie également entre la Syrie et la Turquie. Puis l’Église arménienne, qui n’est pas autochtone car ses fidèles ne sont pas natifs d’Irak et ne parlent pas le syriaque mais l’arménien. On les trouve essentiellement à Bagdad, et dans quelques villages du Kurdistan irakien. Enfin, quelques petites églises viennent s’ajouter au tableau: grecque orthodoxe, copte, et quelques évangéliques.

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  • KTO: saint Augustin, parcours d'un berbère romain

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    Eléonore  de Vulpillières a publié, sur ce thème un large commentaire à découvrir sur le site web « Aleteia » : Ref. Sur les traces de saint Augustin, le théologien berbère et romain

    JPSC

  • Voici comment Benoît XVI s’imagine l’au-delà

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    « Yahvé, je n'ai pas le coeur fier, ni le regard hautain. Je n'ai pas pris un chemin de grandeurs ni de prodiges qui me dépassent. Non, je tiens mon âme en paix et silence, comme un petit enfant contre sa mère, comme un petit enfant, telle est mon âme en moi » : c’est à ce psaume 131, évoquant l’esprit d’enfance ouvert sur les cieux, que nous renvoie irrésistiblement le grand théologien Benoît XVI lorsqu’il évoque humblement le mystère de la mort et de l’au-delà.

    De Philippe de Saint-Germain sur le site web « aleteia » :

    WEB3-BENEDICT-XVI-GERMANY-PLANE-043_dpa-pa_200622-99-518809_dpai-SVEN-HOPPE-dpa-Pool-dpa-Picture-Alliance-via-AFP.jpg« Je prierai Dieu d’être indulgent avec ma misère », déclarait en 2016 le pape émérite dans “Dernières conversations”, un livre d’entretiens avec le journaliste allemand Peter Seewald. Il affirmait également se préparer à la mort.

    Le pape émérite Benoît XVI est-il vraiment en fin de vie ? Cette question revient régulièrement dans l’actualité, alors qu’il est apparu quelque peu affaibli sur des photos, notamment lors de la visite qu’il a fait en Allemagne au chevet de son frère. Une chose est sûre : il se prépare à mourir, comme il l’a lui-même affirmé dans le livre Dernières conversations, paru en 2016 (Fayard). Cet ouvrage est un condensé d’entretiens réalisés entre 2012 et 2016 avec son ami Peter Seewald, journaliste allemand. Dans le premier chapitre du livre – Jours tranquilles à Mater Ecclesiæ –, Peter Seewald interroge le pape émérite sur sa vie monastique « dans l’enclos de Pierre », et notamment sur ses activités quotidiennes. Il aborde notamment la passion de Benoît XVI pour l’écriture et la prédication. Puis, il l’interroge : « Est-ce que même un pape émérite a peur de la mort ? » Voici la réponse de Benoît XVI : 

    « Dans une certaine mesure, oui. Il y a d’abord la crainte d’être une charge pour autrui en raison d’une longue période d’invalidité. Pour moi cela serait très attristant. C’est une chose que mon père a toujours redoutée, mais cette épreuve lui a été épargnée. Ensuite, bien que je pense en toute confiance que Dieu ne me rejettera pas, plus on s’approche de Lui, plus on ressent avec force tout ce que l’on n’a pas bien fait. D’où le poids de la faute qui vous oppresse, même si la confiance de fond est  toujours présente, évidemment. »

    Quand Peter Seewald lui demande ce qu’il dira au Seigneur lorsqu’il sera face à face avec Lui, le pape émérite répond : « Je lui demanderai d’être indulgent à l’égard de ma misère. »

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  • Haut-Karabakh : une cathédrale touchée par les tirs des forces azerbaidjanaises

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    Du site du journal La Croix :

    Haut-Karabakh : une cathédrale arménienne endommagée par des tirs

    Les faits 

    Une cathédrale arménienne a été victime du conflit qui oppose Arméniens et Azerbaïdjanais dans la région du Haut-Karabakh. L’Arménie accuse l’Azerbaïdjan d’avoir endommagé l’église Ghazanchetsots (Saint-Sauveur) par des tirs.

    08/10/2020

    Une cathédrale arménienne historique dans le Haut-Karabakh a été touchée deux fois par des tirs des forces azerbaïdjanaises, dans cette région séparatiste en proie à de violents combats, a affirmé jeudi 8 octobre le gouvernement arménien.

    → TÉMOIGNAGES : Les civils pris pour cible au Haut-Karabakh, « des centaines de maison détruites »

    « Les forces armées de l’Azerbaïdjan ont bombardé l’église arménienne Ghazanchetsots (Saint-Sauveur) dans la ville de Choucha », a indiqué le Centre d’information du gouvernement arménien, dans un message assorti de photos montrant l’édifice endommagé et son intérieur recouvert de gravats.

    « Des journalistes russes et locaux ont été blessés dans le second bombardement des forces azerbaïdjanaises visant l’église Ghazanchetsots », a également indiqué le Centre d’information du gouvernement, ajoutant qu'un des reporters était en train d'être opéré. Sur place avant le second bombardement, un correspondant de l’AFP avait constaté d'importants dégâts : un large trou dans le toit, les vitraux soufflés et les bancs de prières renversés au milieu des gravats et de la poussière.

    L’Azerbaïdjan dément

    L’Azerbaïdjan, de son côté, a démenti être à l’origine du bombardement « Les informations faisant état de l’endommagement de l’église à Choucha n’ont rien à voir avec les actions militaires de l’armée azerbaïdjanaise », a assuré le ministère de la défense de ce pays, ajoutant que « l’armée azerbaïdjanaise ne vise pas les bâtiments et monuments historiques, culturels et tout particulièrement religieux ».

    Les belligérants arméniens et azerbaïdjanais ne donnaient aucun signe jeudi de vouloir faire taire les armes, avant une première réunion à Genève du médiateur international pour ce conflit.

    Les bombardements azerbaïdjanais se sont poursuivis toute la nuit sur la capitale du territoire séparatiste, Stepanakert, selon des journalistes de l’AFP, et sur des zones habitées en Azerbaïdjan, selon les autorités locales.

    Lire également : http://www.fides.org/fr/news/68796-EUROPE_AZERBAIDJAN_Reactions_du_Patriarche_armenien_apostolique_a_propos_du_bombardement_de_la_Cathedrale_armenien_de_Shushi_au_Nagorny_Karabakh

  • Eglise de Belgique : un état des lieux peu réjouissant...

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    Extrait du Rapport 2019 de l'Observatoire des Religions et de la Laïcité (ORELA) (Université Libre de Bruxelles) sur LES RELIGIONS ET LA LAÏCITÉ EN BELGIQUE

    (L'extrait reproduit ci-dessous ne comporte pas les nombreuses notes en bas de page qui y figurent et que l'on pourra consulter en ouvrant le PDF.)

    "ÉTAT DES LIEUX DE L’ÉGLISE DE BELGIQUE

    Depuis le milieu du XXe siècle, la diminution de la pratique dominicale et des vocations alimente un discours sur la crise de l’Église catholique. En 2018, le prêtre ouvrier Jacques Meurice en faisait le constat : « Les paroisses sont désertées, des églises sont à vendre, les séminaires ferment, les couvents se vident et se transforment en maisons de repos, les religieux et religieuses de différents ordres ou congrégations fusionnent. Il n’y a plus que les brasseries monastiques qui sont en pleine expansion et parfois jouent un rôle social régional qui n’est pas négligeable. »

    Mais face à des chiffres que personne ne conteste, l’Église catholique reconfigure tant sa gestion que ses activités, pour s’adapter à de nouvelles manières d’être catholique. Ainsi, si le nombre absolu de baptêmes effectués chaque année décroit (44 850 en 2018), le phénomène des baptêmes à l’âge adulte est en augmentation depuis 2010. En 2018, 219 catéchumènes de plus de 13 ans ont reçu le baptême, et 369 adultes ont reçu la confirmation. La participation à la messe dominicale concerne environ 2,6 % de la population âgée entre 5 et 69 ans (238.298 participations à l’Eucharistie au troisième dimanche d’octobre 2018), mais d’autres pratiques religieuses se maintiennent et se créent.

    Des initiatives pastorales naissent pour répondre à de nouvelles demandes, comme un « ThéoBar » qui a ouvert à Bruxelles pour accueillir des rencontres avec des « témoins inspirants » à destination des jeunes, ou la transformation de l’église du Béguinage à Bruxelles en « House of Compassion » pour une période d’essai de trois ans, un projet visant à « proposer une nouvelle manière de faire communauté au cœur de la ville et aux côtés des plus pauvres ».

    Des manifestations comme la « bénédiction des motos », à Jette, rencontrent toujours beaucoup de succès, tout comme la première « Nuit blanche solidaire » organisée à Bruxelles à l’occasion des Journées mondiales de la Jeunesse. Les principaux sanctuaires belges de Scherpenheuvel, Banneux, Beauraing et Oostakker ont réuni 1.547.500 pèlerins en 2018.

    À côté de ces quêtes d’une forme de spiritualité, le patrimoine religieux demeure assurément source d’intérêt. 48 lieux de retraites spirituelles à travers le pays ont comptabilisé 227.279 nuitées en 2018, les cathédrales ont attiré 2.853.040 visites touristiques, et les monastères ont à nouveau ouvert leurs portes aux étudiants pendant le blocus. De l’avis des historien·ne·s du catholicisme, on assiste depuis cinquante ans à une transformation du monde catholique belge et de ses institutions, qui fondent désormais leur identité sur un socle de valeurs communes partagées, et non plus sur des rites et des croyances. Ce passage d’un catholicisme d’église à un catholicisme socio-culturel concerne une grande partie de la population et des institutions formant le « pilier chrétien », qui ont pris leurs distances avec l’Église belge. Au niveau de la pratique religieuse et du rapport à l’institution ecclésiale, l’incidence de la génération a été largement démontrée. Les chiffres les plus récents le confirment : le nombre de jeunes se disant catholiques en Belgique est très faible (22 % selon un rapport de la St Mary’s University Twickenham et de l’Institut catholique de Paris, basé sur les chiffres de l’European Social Survey 2014 et 2016), et seulement 2 % d’entre eux se disent pratiquants.

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