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Patrimoine religieux - Page 134

  • Fontgombault : la stabilité pour trouver Dieu

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    Entre le monde et le cloître, où va donc aujourd’hui la barque de Saint-Pierre sur les flots agités de la planète ? Pour le n° de janvier du mensuel « La Nef », Christophe Geffroy fait le point avec le Père Abbé de la célèbre abbaye française Notre-Dame de Fontgombault :

    Fontgombault-Abbatiale©Pawel-Kula-2006-620x330.jpg

    « Fille de Solesmes, l’abbaye Notre-Dame de Fontgombault remonte au XIe siècle et, depuis sa renaissance en 1948, a déjà essaimé cinq fois. Entretien avec Dom Jean Pateau, son Père Abbé.

    Fontgombault-Dom-Jean-Pateau.jpg

    La Nef – Quelle est l’utilité d’un moine contemplatif dans une société aussi utilitariste et « connectée » que la nôtre, si éloignée de la prière et de la vie spirituelle ?

    TRP Dom Jean Pateau – Saint Benoît fait prononcer à ses moines trois vœux : stabilité, conversion de ses mœurs et obéissance. Je crois que le message du moine au monde passe aujourd’hui plus particulièrement par le vœu de stabilité. Conversion des mœurs et obéissance ne semblent plus guère audibles. Le monastère, par ses bâtiments, évoque déjà cette stabilité. La communauté, l’enseignement qui y est dispensé, s’inscrivent aussi dans cette perspective de durée, de tradition. Se retirant d’un monde liquide, sans repères, les retraitants viennent chercher auprès des moines une stabilité propice au contact avec Dieu. Même non croyants, des touristes de passage ressentent ce contraste. Dieu seul est source de la stabilité monastique. Le moine donne l’exemple d’un être « connecté » avec le Ciel : « Est moine celui qui dirige son regard vers Dieu seul, qui s’élance en désir vers Dieu seul, qui est attaché à Dieu seul, qui prend le parti de servir Dieu seul, et qui, en possession de la paix avec Dieu, devient encore cause de paix pour les autres. » (saint Théodore Studite).

    Le contraste entre le « monde » et le cloître paraît plus grand qu’il ne l’a jamais été : dans ce contexte, d’où viennent vos vocations, sont-ils des jeunes hommes déjà quelque peu préparés par leur vie antérieure à cette ascèse ou sont-ils le simple reflet des jeunes d’aujourd’hui, vivant l’instant présent avec la peur de tout engagement ?

    Il faut reconnaître que nous recevons des vocations de tous les horizons. Selon les provenances, le chemin sera plus ou moins difficile, plus ou moins long. La peur de l’engagement est assez banale. Le drame est quand cette peur dure. Saint Benoît donne comme critère de discernement : « si le novice cherche vraiment Dieu. » Les mots ont leur poids : chercher, vraiment, Dieu.

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  • Fontgombault : la stabilité pour trouver Dieu

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    Entre le monde et le cloître, où va donc aujourd’hui la barque de Saint-Pierre sur les flots agités de la planète ? Pour le n° de janvier du mensuel « La Nef », Christophe Geffroy fait le point avec le Père Abbé de la célèbre abbaye française Notre-Dame de Fontgombault :

    Fontgombault-Abbatiale©Pawel-Kula-2006-620x330.jpg

    « Fille de Solesmes, l’abbaye Notre-Dame de Fontgombault remonte au XIe siècle et, depuis sa renaissance en 1948, a déjà essaimé cinq fois. Entretien avec Dom Jean Pateau, son Père Abbé.

    Fontgombault-Dom-Jean-Pateau.jpg

    La Nef – Quelle est l’utilité d’un moine contemplatif dans une société aussi utilitariste et « connectée » que la nôtre, si éloignée de la prière et de la vie spirituelle ?

    TRP Dom Jean Pateau – Saint Benoît fait prononcer à ses moines trois vœux : stabilité, conversion de ses mœurs et obéissance. Je crois que le message du moine au monde passe aujourd’hui plus particulièrement par le vœu de stabilité. Conversion des mœurs et obéissance ne semblent plus guère audibles. Le monastère, par ses bâtiments, évoque déjà cette stabilité. La communauté, l’enseignement qui y est dispensé, s’inscrivent aussi dans cette perspective de durée, de tradition. Se retirant d’un monde liquide, sans repères, les retraitants viennent chercher auprès des moines une stabilité propice au contact avec Dieu. Même non croyants, des touristes de passage ressentent ce contraste. Dieu seul est source de la stabilité monastique. Le moine donne l’exemple d’un être « connecté » avec le Ciel : « Est moine celui qui dirige son regard vers Dieu seul, qui s’élance en désir vers Dieu seul, qui est attaché à Dieu seul, qui prend le parti de servir Dieu seul, et qui, en possession de la paix avec Dieu, devient encore cause de paix pour les autres. » (saint Théodore Studite).

    Le contraste entre le « monde » et le cloître paraît plus grand qu’il ne l’a jamais été : dans ce contexte, d’où viennent vos vocations, sont-ils des jeunes hommes déjà quelque peu préparés par leur vie antérieure à cette ascèse ou sont-ils le simple reflet des jeunes d’aujourd’hui, vivant l’instant présent avec la peur de tout engagement ?

    Il faut reconnaître que nous recevons des vocations de tous les horizons. Selon les provenances, le chemin sera plus ou moins difficile, plus ou moins long. La peur de l’engagement est assez banale. Le drame est quand cette peur dure. Saint Benoît donne comme critère de discernement : « si le novice cherche vraiment Dieu. » Les mots ont leur poids : chercher, vraiment, Dieu.

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  • Bruxelles (Chapelle royale rue du Musée), 5 janvier : concert de Noël par l'Ensemble Benevento

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    L'Ensemble Benevento vous invite à leur concert de Noël

    le 5 janvier à 16H00

    Nous voyageons avec vous à travers le temps de Noël, en utilisant des compositions vocales et instrumentales.

    Chapelle Royale - Rue du Musée 2, BRUXELLES

    L'Ensemble BENEVENTO est un groupe musical bénévole composé de jeunes instrumentistes et chanteurs belges et néerlandais, d'amateurs ainsi que de musiciens professionnels. Depuis quelques années, ils ont réussi à mettre en place un ensemble enthousiaste au sein de leur groupe familial et amical qui a comme but de partager et faire connaitre des beaux chants de Noël oubliés, ainsi que de faire participer des enfants. L'ensemble se concentre sur la musique baroque et ancienne, avec des instruments correspondants tels que flûte à bec, clavecin, traverso et viole de gambe. L'ensemble se compose actuellement d'une moyenne de 12 personnes et donne des concerts aux Pays-Bas et en Belgique, le line-up dépend du contexte.
  • Des crèches de Noël vandalisées en Flandre

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    De Veerle Deblauwe sur le site de la VRT (vrtNEWS) :

    Crèches à Ypres et Marke endommagées par des vandales

    Plusieurs crèches en Flandre occidentale ont été victimes de vandalisme ces derniers jours. Les personnages ont été endommagés pour la troisième fois dans la crèche d'Ypres. Et à Marke, l'enfant était même suspendu au-dessus d'un tunnel.

    Mar 31 déc 2019

    Le week-end dernier, la crèche de la cathédrale d'Ypres a été endommagée pour la troisième fois. Des vandales ont enduit les personnages de ketchup et ont complètement démantelé l'enfant Jésus. Plus tôt, les autres personnages ont été démantelés et le chapeau de Joseph a déjà disparu deux fois. Sœur Lieve Desodt est fatiguée de répèter: "Je voudrais en rester là. Les gens peuvent constater que certains n'ont aucun respect." Sœur Lieve va maintenant rendre aux personnages leur ancien lustre. "Les gens m'ont dit qu'ils pensaient que c'était trop choquant pour les enfants." Elle dépose maintenant une plainte auprès de la police. Il n'y a aucune trace des auteurs pour le moment. 

    Enfant Jésus pendu

    L'enfant Jésus a également disparu de la crèche dans un quartier de Marke. Il a soudainement disparu le lendemain de Noël. Ce matin, le petit personnage a été retrouvé, suspendu par la tête dans le passage donnant accès au quartier, dans l'Aardweg. On ne sait pas précisément qui a fait cela. 

  • Notre-Dame de Paris : la charpente sera reconstruite à l’identique

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    La décision n'est pas encore officielle, mais tous les feux sont passés au vert pour que le chêne l'emporte sur le béton et la ferraille. De Frédéric Lewino sur le site web du Point le 31 décembre 2019 :

    Charpente 19888685lpw-19889082-article-jpg_6797735_660x281.jpg

    "Dans les coulisses de Notre-Dame, on y croit, désormais, dur comme fer : la nouvelle charpente sera en bois. L'un de mes informateurs m'a confié que, désormais, même le général Georgelin, à la tête de l'Établissement public chargé de la conservation et de la restauration de la cathédrale Notre-Dame, y est favorable. Les spécialistes l'ont convaincu que la reconstruction à l'identique s'avère la solution la plus rapide à mettre en œuvre, la moins chère et, surtout, la plus fiable. C'est en tout cas la seule option qui permette de tenir le délai de cinq ans fixé par le président de la République ! Reste à ce dernier à donner son feu vert ultime, malgré le lobbying intensif des entreprises du BTP et de certains architectes avides de gloire.

    Lire aussi La bataille secrète de Notre-Dame

    Quand on y pense, la charpente de Notre-Dame (et de plusieurs autres cathédrales) a tenu huit siècles sans manifester le moindre signe de faiblesse ! J'ai eu l'occasion de la visiter, voilà trois ans, lors d'un tournage, elle se présentait comme neuve. Elle aurait pu tenir encore mille ans comme me l'avait déclaré, juste après l'incendie, Bernard Thibaut, spécialiste de la biomécanique de l'arbre, au CNRS. Quel autre matériau peut se targuer d'une telle longévité en conservant ses qualités ? C'est bien simple, aucun ! Fruit de 300 millions d'années d'évolution, le bois est tout simplement le matériau le plus sophistiqué et le plus moderne du monde. À la fois souple et résistant, isolant et indestructible. Tenu à l'abri de l'humidité, le chêne résiste aux insectes presque éternellement. « Quant à son inflammabilité, il faut savoir que des poutres en bois résistent plusieurs heures avant de s'effondrer. Ce qui a permis aux pompiers de Notre-Dame de sauver nombre d'objets précieux. Si la charpente avait été en béton ou en acier, ils n'auraient pas pu le faire par crainte d'un écroulement subir », précise Bernard Thibaut. Pour en revenir à l'incendie lui-même, ce n'est pas la combustibilité du bois qui est à remettre en cause, mais le système de détection du feu qui a entièrement failli.

    Lire aussi Incendie de Notre-Dame – Comment les pompiers ont sauvé la cathédrale

    Un millier de chênes nécessaires

    L'immense avantage d'une reconstruction à l'identique, c'est qu'il n'y a aucune étude à entreprendre. Les architectes disposent de relevés millimétriques de la charpente effectués en 2015. Mieux, l'entreprise Art graphique & Patrimoine leur a déjà remis un double numérique parfait de la charpente qu'elle a réalisé en 2014 de sa propre initiative. Si le montage ne posera pas de grands problèmes, où trouver les milliers de chênes centenaires nécessaires ? Mauvaise question ! En effet, la charpente de Notre-Dame n'a demandé pour sa construction au XIIIe siècle qu'un millier de chênes, dont 97 % avaient moins de 60 ans d'âge, correspondant à un diamètre de 25-30 centimètres. Les autres, c'est-à-dire une trentaine, étaient un peu plus vieux pour avoir une cinquantaine de centimètres de diamètre. Cela peut paraître aberrant, mais il ne faut pas oublier que les maîtres charpentiers de l'époque ne pouvaient pas se permettre de poser sur les murs d'édifices gothiques percés de grandes ouvertures des charpentes trop lourdes. « Ils ont su relever ce défi avec brio en concevant une structure complexe, mais équilibrée, stable pour elle-même et les murs, avec de nombreux dispositifs de raidissement au sein des fermes, des renforcements des entraits, un doublement des triangulations… » explique Frédéric Épaud, spécialiste des charpentes médiévales au CNRS.

    Lire aussi Notre-Dame – La nuit où Paris prit feu

    Donc, pas de forêts entières à abattre ! Pour obtenir le millier de chênes nécessaire, les forestiers défrichaient en pleine forêt une surface de seulement trois hectares. Ils y plantaient de petits chênes en très haute densité. « La forte concurrence entre les chênes les a contraints à pousser très rapidement vers la lumière en hauteur, non en épaisseur. On est donc, là encore, bien loin des légendaires défrichements de forêts entières pour la construction des cathédrales gothiques », écrit Frédéric Épaud. Pour la reconstruction de Notre-Dame, on n'appliquera plus cette méthode. Pas la peine. Dans les six millions d'hectares de la chênaie française, il n'y aura aucune difficulté pour les forestiers à trouver le millier d'arbres nécessaires. Ils seront alors abattus en prenant toutes les précautions écologiques nécessaires, puis analysés au moyen de toutes les technologies modernes pour s'assurer de leur parfait état interne, et enfin déposés sur le parvis de Notre-Dame pour y être immédiatement équarris. Oui, vous avez bien lu : « Immédiatement équarris » ! Grâce à Frédéric Épaud, nous savons maintenant qu'au Moyen Âge les bois n'étaient pas séchés avant d'être façonnés. « Les documents à notre disposition et les études des autres grandes charpentes du XIIIe siècle permettent de répondre à certaines questions. Les bois utilisés dans les charpentes médiévales ne furent jamais séchés pendant des années avant d'être utilisés, mais taillés verts et mis en place peu après leur abattage », confirme-t-il. Il n'y a donc aucune raison de ne pas suivre cette règle sur le chantier de reconstruction.

    Lire aussi Mais à quoi sert le projet de loi Notre-Dame ?

    Un travail assez rapide

    Mais il y a également une deuxième règle médiévale qu'il faudra absolument respecter : ne pas utiliser de scie pour tailler les fûts, mais uniquement la doloire, une petite hache. Le sciage produit des poutres bien rectilignes, mais au détriment du fil du bois. Du coup, la résistance du bois est bien moindre. « Les bois de charpente équarris à la doloire sont plus solides et de meilleure tenue que ceux sciés, ils se déforment bien moins au séchage, les bois courbes sont employés, les pertes sont minimes, l'ouvrage est plus beau en respectant les formes naturelles du tronc », confirme Frédéric Épaud. Considérant que seules quelques entreprises ont conservé ce savoir traditionnel, il faudra donc y former plusieurs charpentiers.

    Lire aussi Notre-Dame : un formidable livre de l'histoire de France

    Une fois les bois taillés, la charpente sera une première fois montée sur le sol pour finaliser les ajustements, puis démontée, elle sera hissée par morceaux au sommet de la cathédrale et réassemblée. Tout cela peut être relativement rapide, selon Frédéric Épaud, d'après ce qu'il a appris en étudiant la cathédrale de Bourges. « La construction de sa charpente du XIIIe aurait réclamé seulement 19 mois de travail pour une équipe de 15-20 charpentiers, de l'équarrissage des 925 chênes au levage des fermes. » Bref, si les chênes sont abattus l'hiver prochain, la charpente sera prête à être installée dès l'été 2022. Mais avant cela, il faudra consolider la cathédrale, ausculter et restaurer les murs. Mais là encore, cela ne devrait poser aucun problème. Plusieurs de nos cathédrales ont déjà flambé au Moyen Âge ou à la Renaissance sans que leur reconstruction ait posé le moindre problème. Quant aux vitraux, à part un bon nettoyage, ils n'ont besoin de rien d'autre. Bref, on peut se remettre à espérer une inauguration, comme promis, le 24 avril 2024. Touchons du bois. Du chêne, bien évidemment."

    Lire aussi Notre-Dame : « Pas besoin des grands groupes pour refaire la charpente ! »

    Ref.La charpente de Notre-Dame sera reconstruite à l'identique

    A noter cependant le bémol de Mgr Patrick Chauvet qui s’inquiète de la fragilité du monument : Une chance sur deux que Notre-Dame de Paris ne soit pas sauvée selon son recteur.

    JPSC

  • Le chant d'action de grâces pour l'année qui se termine : Te Deum

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  • Mobilisation pour sauver le patrimoine musical de Notre-Dame de Paris

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    De Claire Lesegretain sur le site du journal La Croix :

    Des artistes et intellectuels appellent à « sauver le patrimoine musical » de Notre-Dame de Paris

    À la suite de l’annonce du licenciement du chef de chœur grégorien à la Maîtrise de Notre-Dame, près d’une trentaine d’écrivains, de médiévistes, de musiciens et de théologiens, ont publié dans Le Figaro du vendredi 27 décembre une tribune pour éviter cette « catastrophe cultuelle ».

    27/12/2019

    Depuis l’incendie du 15 avril, l’association Musique sacrée à Notre-Dame de Paris (MSNDP), qui gère la Maîtrise de Notre-Dame, connaît de graves difficultés financières. Le 17 décembre, la MSNDP annonçait le licenciement de cinq enseignants, dont Sylvain Dieudonné, chef de chœur grégorien et chef de département de musique sacrée médiévale.

    La MSNDP avait justifié ces licenciements comme des mesures d’assainissement budgétaire indispensables, du fait de « la réduction substantielle » de la saison de concerts et de la perte « d’un quart » de son budget de fonctionnement. Mais l’association avait assuré que ces mesures « n’entraînent nullement l’arrêt de la pratique du chant grégorien et de la musique médiévale, ni de leur enseignement ».

    Toutefois, l’annonce de ce licenciement a provoqué une vive émotion, tant parmi les chanteurs de la Maîtrise que dans les cercles universitaires, musicaux et médiévistes.

    Ainsi, pour « sauver le patrimoine musical de Notre-Dame », un collectif « d’artistes et d’intellectuels » a publié, vendredi 27 décembre dans Le Figaro, une tribune pour demander le maintien de Sylvain Dieudonné.

    Depuis plus de vingt-cinq ans

    Le travail de ce « musicien érudit et musicologue » à la MSNDP, depuis plus de vingt-cinq ans, « représente un actif patrimonial, culturel et liturgique incomparable », indiquent les auteurs de cette tribune. « Il a mis à jour le patrimoine musical propre à la cathédrale, révélant une authentique école de Paris qui, du XIIe au XVIe siècles, a produit un répertoire d’une très haute valeur musicale. »

    Parmi les signataires de cette tribune collective, on compte une dizaine d’intellectuels - dont Jean-Luc Marion et Michel Zink, de l’Académie française, et Anne-Marie Pelletier, théologienne -, quelques religieux - dont Hervé Courau, abbé de Notre-Dame de Triors, et Daniel Saulnier, moine de Solesmes - et une quinzaine de musiciens - Brigitte Lesne, directrice des ensembles Discantus et Alla Francesca ; Nicolas Bucher et Vincent Warnier, organistes ; Raphaël Picazos, professeur de polyphonies médiévales ; Rachid Safi, chanteur ; Dominique Visse, chef de l’ensemble Clément Janequin…

    Tous rappellent qu’outre la messe en grégorien tous les dimanches matin (maintenant à Saint-Germain l’Auxerrois), chacun des concerts proposés par le chef de chœur grégorien de la Maîtrise était « un événement », avec instruments anciens restaurés et mise en scène valorisant la cathédrale. « Ils drainaient un public nombreux et fidèle et magnifiaient l’écrin de Notre-Dame. »

    « Une décision aberrante »

    « A-t-on besoin d’une énième chorale pour produire un Requiem de Mozart ou a-t-on besoin d’une maîtrise de Notre-Dame de Paris ? », interrogent les signataires qui n’hésitent pas à considérer que ce licenciement de Sylvain Dieudonné est « une décision aberrante d’un point de vue patrimonial, culturel et cultuel ».

    Ils soulignent que la Maîtrise Notre-Dame de Paris est « une institution rendue possible par le dévouement des enfants et de leurs parents et une équipe professionnelle aujourd’hui humiliée par des décisions brutales ».

    Les signataires souhaitent donc « alerter tous ceux qui sont attachés à la vie de la cathédrale, dans ses murs comme hors des murs et ceux pour qui le patrimoine musical médiéval et Renaissance constitue l’un des autres trésors de Notre-Dame ».

    Ils demandent à l’archevêque de Paris et au chapitre cathédral de leur « assurer que le diocèse sait quoi faire de la cathédrale malgré l’incendie et l’incertitude créée ».

  • Vatican : le projet "Web Thematic Pathways of Medieval Manuscripts" est maintenant en ligne

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    2019_12_27_10_20_38_Greenshot.pngDu site de la Bibliothèque Apostolique du Vatican :

    "Nous sommes très heureux d'annoncer que le projet Web Thematic Pathways of Medieval Manuscripts (des collections du Vatican utilisant International Image Interoperability Framework), est maintenant en ligne.

    Ceci est le résultat d'un projet de trois ans financé par la Fondation Andrew W. Mellon et réalisé en collaboration avec les bibliothèques de l'Université de Stanford.

    Le projet vise à démontrer, parmi les avantages de l'Interopérabilité internationale des images Framework (IIIF) pour l'étude des manuscrits, en quoi le niveau d'annotation est une innovation fondamentale pour l'analyse de contenu: transcriptions, commentaires, analyse comparative de textes et d'images.

    Les voies thématiques sont: Paléographie latine, Paléographie grecque, Classiques latins, Palimpsestes du Vatican, La bibliothèque d'un «Prince humaniste»

    Plus de 26 000 annotations créées."

  • 50 ans après : la "nouvelle messe" a mal vieilli

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    Du site "Riposte catholique" :

    50 ans après, la “nouvelle messe” a mal vieilli

    21 DÉCEMBRE 2019

    Jean-Marc Albert, de Valeurs Actuelles, s’interroge sur la réforme liturgique de 1969. 50 ans après son entrée en vigueur, force est de constater que le nouveau rite (forme ordinaire) continue à être très contrasté : multiplicité des prières du canon, problèmes de traduction liturgique, orientation de l’autel, absence de silence, diminution du sens du sacré, disparition de la langue liturgique… Alors le “monde romain” célèbrait le Saint Sacrifice de la Messe avec une forme liturgique quasi unique (à l’exception des rites propres d’avant 1969 : rite lyonnais, rite dominicain, …)… depuis 1969 la liturgie est célébrée de manière très diverse ce qui laisse croire qu’il n’y a pas eu une nouvelle forme liturgique mais des nouvelles formes liturgiques.

  • A quoi pourrait ressembler Noël d'ici peu...

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    Du site du Point (via le site "Pour une école libre au Québec"):

    Joyeuses fêtes ! Dans 30 ans, un Noël cauchemardesque...

    Google consacre un doodle aux fêtes. À force de gommer les différences et d'aplanir les cultures, voilà à quoi pourrait ressembler Noël dans trente ans...

    Par Marc Fourny

    Modifié le  - Publié le 

    La famille attablée autour d'un foie gras prometteur, le sapin qui clignote, un feu ronflant dans la cheminée, les santons de Provence au garde-à-vous dans du papier rocher en attendant la naissance du petit Jésus... L'image d'Épinal d'un Noël bientôt révolu ? En exagérant un peu, et avec une pointe d'ironie, on pourrait supposer qu'on n'en est plus très loin, surtout si l'État, qui se mêle de tout sauf de l'essentiel, continue à nous casser les pieds.

    L’horreur des Noëls nordiques d’antan : patriarcaux, traditionnels, familiaux et religieux.

    À quoi pourrait bien ressembler Noël dans trente ans en France ? Disparue la crèche, cette manifestation gothique, dangereuse et tendancieuse, au nom de la laïcité et du « vivre ensemble ». Même les églises n'oseront plus la dresser sur les parvis pour éviter toute polémique. Seuls les plus fervents catholiques, comme jadis sous la Révolution, oseront perpétuer encore la tradition au fond de leur salon. Le sapin ? Il est en plastique, interdiction de couper de vrais arbres, et tout juste toléré : pas d'étoile au sommet, qui pourrait rappeler celle de Bethléem, plus d'anges, ces créatures fantasques issues de textes sacrés, encore moins de guirlandes clignotantes, car les écologistes ont si bien œuvré qu'il est désormais interdit, pour cause d'économies de bout de chandelle – c'est le cas de le dire –, d'utiliser ces serpentins électriques. Sans compter le sacro-saint principe de précaution qui a été brandi pour éviter tout risque d'incendie.

    La messe de minuit désertée

    Et la messe de minuit ? Cela fait belle lurette qu'on la déserte : il n'y a plus un curé à trente kilomètres à la ronde, on ne va pas brûler de l'essence pour aller se geler dans des édifices mal entretenus, faute de moyens et de fidèles. On pourra toujours regarder la cérémonie du Vatican retransmise en direct sur la Toile, car voilà bien longtemps qu'aucune chaîne de France n'a plus l'audace de la programmer sur son antenne. Et pour ceux qui sont adeptes des carillons qui bourdonnent, tant pis : les clochers sont sommés de rester silencieux pour ne pas choquer les autres confessions.

    Heureusement, il reste les agapes, ce réveillon qui réveille les papilles et resserre, pour un temps, la famille dispersée. Mais, là encore, tout a changé : le foie gras est désormais interdit, le Sud-Ouest s'est définitivement reconverti dans le chocolat bio, l'État a finalement cédé face au combat mené par les défenseurs de la cause animale. Personne n'ose peler des clémentines et des oranges sur la majeure partie du territoire français depuis qu'on est tenu de manger local sous peine d'amende. Quant à la bûche de Noël, elle n'est plus à la mode : elle avait un côté chrétien dérangeant et rappelait avec trop de perversité l'agonie de nos forêts décimées...

    « Il est né, le divin enfant », bien trop clivant

    Au petit matin, les enfants se précipitent autour d'une cheminée décorative qui ne crépite plus depuis maintenant vingt ans : on n'a plus le droit de faire des feux de bois, trop polluants. Les chorales de circonstance entonnent encore timidement quelques chants, mais surtout pas « Il est né, le divin enfant » ou « Douce Nuit », bien trop clivant, on se reporte à la rigueur sur « Vive le vent » ou « Mon beau sapin ». La manécanterie des Petits Chanteurs à la croix de bois, rebaptisée à la hâte, a revu tout son répertoire et laissé les aubes au vestiaire. Saint Nicolas n'a plus le droit de cité à Strasbourg – un évêque qui distribue des bonbons, ça va pas la tête ? – et le Père Noël se fait rarissime : ce vieillard autoritaire finissait par traumatiser les enfants, les psychologues ont fini par avoir sa peau. Sans compter que ses amples vêtements pouvaient cacher une bombe : bien trop dangereux pour un rassemblement, le costume est désormais proscrit dans les lieux publics.

    Bref, Noël pourrait ressembler demain à une grande fête collective où seuls subsistent les cadeaux que l'on s'offre avec excitation autour d'une date symbolique, avec le vague souvenir qu'il s'agit d'un anniversaire. De qui déjà ? Chut, dire son prénom, c'est politiquement incorrect. Allez, joyeux Noël – pardon, joyeux décembre ! – quand même...

  • La spectaculaire restauration de l'Agneau Mystique des frères Van Eyck

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    De Sim D'Hertefelt sur Kerknet.be :

    Admirez l'agneau mystique avant et après restauration - spectaculaire!

    Le 17-12-19, la restauration du panneau central de l'Agneau mystique a été présentée à la presse. A admirer du 24-1-20 dans la cathédrale Saint-Bavon à Gand.

    Les panneaux intérieurs inférieurs du tableau "l'Adoration de l'Agneau mystique" des frères  Van Eyck ont été restaurés dans leur état d'origine. Une équipe internationale d'experts et de restaurateurs y a travaillé pendant 3 ans. 

    Ils ont habilement enlevé des couches épaisses de vernis jaune-brun et diverses peintures du XVIe siècle. Les panneaux centraux étaient couverts à 50%. Les panneaux extérieurs même pour 70%. 

    (...) les restaurateurs ont pu faire réapparaître méticuleusement la vision de Van Eyck. Un travail de bénédictin avec un scalpel chirurgical sous un microscope stéréo. L'équipe a fait preuve d'une patience d'ange, explique Ludo Collin , recteur de la cathédrale Saint-Bavon. 

    Surtout lorsqu'on zoome sur les détails, on voit le bénéfice de la restauration. Dans la version originale de Van Eyck, les bâtiments, les robes, la nature et le ciel sont pleins de détails et de profondeur sublimes.

    Le plus frappant est bien sûr la restauration du visage de l'Agneau. (...) A présent, on voit à nouveau l'Agneau comme Van Eyck l'avait conçu. Quelle différence!

    Admirez l'agneau mystique avant et après la restauration

    cliquer sur les images

    Visage de l'agneau avant et après restauration - cliquez pour faire défiler © Sint-Baafskathedraal Gent, Lukasweb.be-Art in Flanders vzw, photo KIK-IRPA

    Visage de l'agneau avant et après restauration © Sint-Baafskathedraal Gent, Lukasweb.be-Art in Flanders vzw, photo KIK-IRPA

    Apôtres avant et après restauration - cliquez pour faire défiler © Sint-Baafskathedraal Gent, Lukasweb.be-Art in Flanders vzw, photo KIK-IRPA

    Apôtres avant et après restauration - © Sint-Baafskathedraal Gent, Lukasweb.be-Art in Flanders vzw, photo KIK-IRPA

    Martyrs avant et après restauration - cliquez pour faire défiler © Sint-Baafskathedraal Gent, Lukasweb.be-Art in Flanders vzw, photo KIK-IRPA

    Martyrs avant et après restauration - © Sint-Baafskathedraal Gent, Lukasweb.be-Art in Flanders vzw, photo KIK-IRPA

    Vierges avant et après restauration - cliquez pour faire défiler © Sint-Baafskathedraal Gent, Lukasweb.be-Art in Flanders vzw, photo KIK-IRPA

    Vierges avant et après restauration - © Sint-Baafskathedraal Gent, Lukasweb.be-Art in Flanders vzw, photo KIK-IRPA

    Tour de la cathédrale d'Utrecht avant et après restauration - cliquez pour faire défiler © Sint-Baafskathedraal Gent, Lukasweb.be-Art in Flanders vzw, photo KIK-IRPA

    Tour de la cathédrale d'Utrecht avant et après restauration - © Sint-Baafskathedraal Gent, Lukasweb.be-Art in Flanders vzw, photo KIK-IRPA

    Que voulaient dire les frères Van Eyck avec leur Agneau de Dieu? Voir la video

    Que disent les frères Van Eyck dans leur peinture L'Adoration de l'agneau mystique?

    Allez voir par vous-même

  • Liège : en Avent vers Noël !

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    affiche_22 decembre_noel.jpg

    « A la venue de Noël chacun se doit bien réjouir » 

     en l’église du Saint-Sacrement à Liège (Bd d’Avroy, 132) 

    le dimanche 22 décembre 2019 à 10h00

    MESSE DE CLÔTURE DE TEMPS DE L’AVENT

    avec les polyphonies de l’Ensemble « Gaudete »:

     

     

    et le plain-chant de la schola :

    à l’orgue, Patrick Wilwerth, professeur au conservatoire de Verviers:

    JPSC

    ___________

    Sursum Corda asbl, Association pour la sauvegarde de l’église du Saint-Sacrement au Boulevard d’Avroy, 132 à Liège. Siège social : Rue Vinâve d’île, 20 bte 64. Tel. 04.344.10.89. E-mail : sursumcorda@skynet.be.

    Web : http://eglisedusaintsacrementliege.hautetfort.com

    Restauration_depliant - Copie.jpgFaire un don pour la restauration de l’église du Saint Sacrement ?  Pour aider à la sauvegarde de ce joyau de l’art néo-classique, vous pouvez faire un don fiscalement déductible en versant le montant de votre choix au compte de projet : IBAN BE10 0000 0000 0404 – BIC BPOTBEB1 de la Fondation Roi Baudouin, rue Brederode, 21, 1000 Bruxelles, avec, en communication, la mention structurée (indispensable) : 128/2980/00091.  

    Pour en savoir plus sur les enjeux de cette importante opération, cliquez ici : Restauration de l'église du Saint-Sacrement à Liège . L'évêque s'implique. Et vous?  

    Tous renseignements : Tel. 04 344 10 89.