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Théologie - Page 3

  • Mgr Roche nouveau préfet de la Congrégation pour le culte divin : une mauvaise nouvelle

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    De Michael Haynes sur LifeSiteNews :

    Le pape François nomme un évêque britannique connu pour avoir critiqué la liturgie traditionnelle à la tête de la Congrégation pour le culte divin.

    Commentant sur Twitter plus tôt dans la journée, le diacre Nick Donnelly a décrit cette nomination comme posant un "danger réel et actuel" pour Summorum Pontificum.

    Jeu 27 mai 2021

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    L'archevêque Arthur Roche, le nouveau préfet de la Congrégation pour le culte divin. Lumen Civitatis / YouTube

    Le pape François a nommé l'archevêque Arthur Roche comme nouveau préfet de la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements (CDW), remplaçant ainsi le cardinal Robert Sarah et ouvrant potentiellement une nouvelle ère d'opposition active à la forme extraordinaire de la messe. 

    S'exprimant sur Twitter plus tôt dans la journée, le diacre Nick Donnelly a décrit cette nomination comme représentant un "danger réel et actuel" pour Summorum Pontificum. Le communiqué de presse du Saint-Siège, publié le 27 mai, annonçait la nouvelle de la nomination de Mgr Roche, ainsi que celle du nouveau secrétaire et du sous-secrétaire de la Congrégation. Mgr Roche, anciennement évêque de Leeds, au Royaume-Uni, a été secrétaire de la Congrégation de 2012 à cette année, après avoir été nommé à ce poste par le pape émérite Benoît XVI. M. Roche a été évêque de Leeds de 2004 à 2012, et évêque auxiliaire de l'archidiocèse de Westminster de 2001 à 2002, sous la direction du cardinal Cormac Murphy O'Connor. 

    Commentant la nouvelle, Luke Coppen, rédacteur de CNA Europe, a écrit que la nomination de Roche démontre le niveau d'influence dont jouissait le cardinal O'Connor, qui faisait partie du groupe de clercs surnommé la "mafia de Saint-Gall", un groupe qui souhaitait changer radicalement l'Eglise et la rendre "beaucoup plus moderne". Roche est rejoint par Mgr Vittoria Francesco Viola, O.F.M., de Tortona, en tant que nouveau secrétaire de la Congrégation, et par Monseigneur Aurelio Garćia Marćias, l'actuel chef de bureau de la Congrégation depuis 2016, en tant que nouveau sous-secrétaire, l'élevant à l'épiscopat par la même occasion. 

    Roche à la tête d'une nouvelle Congrégation pour le Culte divin

    La nomination de Mgr Roche intervient alors que l'on craint que le pape François ne soit sur le point de restreindre la célébration de la forme extraordinaire du rite romain (également appelée messe traditionnelle en latin ou messe tridentine). Des rapports sont apparus ces derniers jours indiquant que François a parlé à la Conférence des évêques italiens, leur disant qu'il avait terminé la troisième version d'un document qui restreindra l'offre de la forme extraordinaire. 

    La journaliste vaticane Diane Montagna a annoncé aujourd'hui que Messa in Latino, la source originale de l'information, lui avait confirmé que l'information était digne de confiance et qu'elle lui avait été communiquée par trois évêques et deux membres haut placés de la Curie romaine, qui étaient tous présents à l'événement.

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  • Un site web consacré à la pensée et à l'oeuvre de Benoît XVI

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    De Franca Giansoldati sur le site du Messaggero :

    Pape Ratzinger, un site web sur la pensée et l'œuvre de Benoît XVI : l'Allemagne se prépare à reprendre l'héritage

    mardi 25 mai 2021

    Cité du Vatican - Joseph Ratzinger a donné son accord pour le lancement d'un maxi portail internet sur la vie et l'œuvre de Benoît XVI. L'initiative a été lancée en Allemagne le jour de la Pentecôte et a été annoncée à Wuerzburg par la Fondation Tagespost pour le journalisme catholique.

    L'objectif est de créer un site d'information international (www.benedictusXVI.org) pour transmettre l'œuvre du théologien Joseph Ratzinger/Benoît XVI et la rendre accessible non seulement aux universitaires mais aussi à tous les catholiques. La fondation collaborera avec l'Institut du pape Benoît XVI à Ratisbonne.

    Le site en langue allemande contient pour l'instant les principaux textes du pape émérite mais sera progressivement enrichi. Bien entendu, ces sections comprennent également les principaux discours prononcés lors de ses visites en Allemagne en 2005, 2006 et 2011. Les textes sont accompagnés d'une sorte de "Bignami" sur l'Abc de la vision ecclésiologique de Ratzinger et d'un album photo avec des photographies des moments les plus importants du pontificat. À l'avenir, le site sera également disponible dans d'autres langues (notamment en chinois et en arabe).

  • Ce qui s'est passé le jour de la Pentecôte

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    Du site de la Communauté de l'Emmanuel :

    Que s’est-il passé le jour de la Pentecôte ?

    CET ARTICLE FAIT PARTIE DU DOSSIER THÉMATIQUE : Recevons l’Esprit Saint →

    Jésus a promis aux disciples l’Esprit Saint. Quel changement est-il venu apporter dans le cœur des disciples ? Et comment le comprendre au travers du discours de l’apôtre Pierre à la foule ?

    La promesse de Jésus

    Avant sa passion, sachant qu’il allait les quitter, Jésus a promis à ses disciples de ne pas les laisser orphelins : « Je prierai le Père et il vous donnera un autre Paraclet , pour qu’il soit avec vous à jamais… Quand il viendra, lui, l’Esprit de vérité, il vous introduira dans la vérité tout entière » (Jean 14, 16 et Jean 16, 13). Après sa résurrection, Jésus a renouvelé sa promesse : « Et voici que moi, je vais envoyer sur vous ce que mon Père a promis. Vous donc, demeurez dans la ville jusqu’à ce que vous soyez revêtus de la force d’en haut. » (Luc 24, 49) Ou encore : « Jean, lui, a baptisé avec de l’eau, mais vous, c’est dans l’Esprit Saint que vous serez baptisés sous peu de jours. […] Vous allez recevoir une force, celle de l’Esprit Saint qui descendra sur vous. Vous serez alors mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée et la Samarie, et jusqu’aux extrémités de la terre » (Actes 1, 5 et 8).

    Les disciples ont obéi à Jésus. Ils sont demeurés à Jérusalem, et après l’Ascension du Seigneur, ils sont restés en prière au Cénacle : « Rentrés en ville, ils montèrent à la chambre haute où ils se tenaient habituellement. C’étaient Pierre, Jean, Jacques, André, Philippe et Thomas, Barthélemy et Matthieu, Jacques fils d’Alphée et Simon le Zélote, et Jude fils de Jacques. Tous, d’un même cœur, étaient assidus à la prière avec quelques femmes, dont Marie mère de Jésus, et avec ses frères » (Actes 1, 13-14). Saint Luc, l’auteur des Actes des Apôtres, souligne plusieurs points importants : les apôtres priaient assidûment ; ils étaient unis dans cette prière avec Marie, mère de Jésus ; c’est au cœur de cette prière et de cette communion qu’un événement extraordinaire fait irruption dans leur vie.

    La Pentecôte

    « Le jour de la Pentecôte étant arrivé, ils se trouvaient tous ensemble dans un même lieu, quand, tout à coup, vint du ciel un bruit tel que celui d’un violent coup de vent, qui remplit toute la maison où ils se tenaient. Ils virent apparaître des langues qu’on eût dites de feu ; elles se partageaient, et il s’en posa une sur chacun d’eux. Tous furent alors remplis de l’Esprit Saint et commencèrent à parler en d’autres langues, selon que l’Esprit leur donnait de s’exprimer. » (Actes 2, 1-4)

    L’Esprit Saint fait irruption avec force. Il s’agit d’un « violent coup de vent » qui fait tellement de bruit qu’une grande foule – « une multitude », dit le texte (Actes 2, 6) – se rassemble devant la maison par curiosité. Le récit signale tout d’abord que le bruit remplit toute la maison, avant que le feu ne se sépare en langues qui reposeront sur chacun des occupants du Cénacle. Ceci signifie qu’avant d’être un don personnel, l’onction de l’Esprit Saint est donnée en plénitude à l’Église tout entière. C’est elle qui, en premier lieu, en est toute remplie. Toute effusion de l’Esprit procède du don fait par Dieu à son Église.

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  • D'où vient en nous le désir de Dieu ?

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    De KTO :

    Surnaturel, nature et grâce

    À l'occasion d'une nouvelle impression, sous l'impulsion de 'l'Association Internationale Cardinal Henri de Lubac', du livre intitulé « Surnaturel. Etudes historiques » (Cerf), le magazine 'La Foi prise au mot' s'intéresse cette semaine à la question du surnaturel, de la nature et de la grâce.

    Le terme « surnaturel » ne renvoie pas ici à des manifestations mystérieuses et étranges mais à un concept assez technique de la théologie qui répond à une question fondamentale : d'où vient en nous le désir de Dieu ? En d'autres termes : ce désir est-il inscrit en nous ? Est-ce Dieu qui nous donne le désir de Le chercher ?

    Ces questions théologiques et les réponses qu'on y apporte ont une répercussion directe et concrète sur la société et notre manière d'agir. Toute société et tout homme sous-entendent en effet une définition de l'homme et un rapport au religieux, conscient ou inconscient.

    Régis Burnet est ce soir entouré de Simon Icard, historien de la théologie, et du père Thierry-Dominique Humbrecht, dominicain, spécialiste de saint Thomas d'Aquin.

  • Benoît XVI : futur docteur de l'Eglise ?

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    De Kath.net/news (Lothar Rilinger) :

    Le cardinal Müller : "Je considère Benoît XVI comme un docteur de l'Église du futur"

    16 avril 2021

    Müller à l'occasion du 94e anniversaire de Joseph Ratzinger : "A 20 ans, son livre 'Introduction au christianisme' m'a ouvert la porte à la compréhension de la Révélation en tant que vérité historiquement présente de Dieu" Interview de Lothar Rilinger sur kath.net

    Vatican (kath.net) Le pape émérite Benoît XVI/Joseph Ratzinger fêtera son 94e anniversaire le 16 avril 2021. A l'occasion de cette journée mémorable, l'ancien Préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, le Cardinal Gerhard Ludwig Müller, évoque sa relation désormais amicale avec le Pape émérite dans une interview exclusive à KATH.NET.

    Nous avons suivi avec le cardinal Müller le chemin qu'il a parcouru avec Benoît XVI/Ratzinger, d'abord comme étudiant à distance, puis comme professeur de dogmatique et d'histoire du dogme, comme évêque de Ratisbonne et enfin comme préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi, donc comme le plus proche collaborateur du pape, pour contribuer aujourd'hui, en tant qu'éditeur du recueil des écrits du jubilaire, à rendre cette œuvre considérable accessible au monde savant, mais pas seulement à celui-ci.

    Cette conversation est un hommage qui vise à exprimer la gratitude des deux interlocuteurs Müller et Rilinger pour avoir rencontré Benoît XVI à travers les écrits à distance, d'une part, et à travers les conversations personnelles avec le Cardinal, d'autre part, et avoir ainsi été influencés dans leur réflexion. Mais la conversation vise également à exprimer des félicitations à l'occasion de son anniversaire, ainsi que le souhait que le Seigneur continue à tenir sa main protectrice sur le pape émérite Benoît XVI.

    Professeur titulaire et professeur honoraire à Munich

    Lothar Rilinger : Quand avez-vous connu le professeur Ratzinger ?

    Cardinal Gerhard Müller : Je veux dire qu'en tant qu'étudiant, j'ai entendu les conférences du professeur Ratzinger sur le baptême à l'Académie catholique de Bavière à Munich. En raison de la surpopulation, tout a dû être transféré dans la rue. Le professeur Ratzinger était alors en 1969/70 la grande étoile dans le ciel théologique allemand.

    Rilinger : Avez-vous, avec lui, discuté publiquement ou publié un article avant d'être chargé de reprendre la rédaction des "Joseph Ratzinger Gesammelte Schriften" (JRGS), publiés par le Herder-Verlag de Fribourg/Brg.

    Card. Müller : L'édition de ses Collected Works a commencé en 2008 avec le 11ème volume des Collected Writings sur le thème de la "Théologie de la Liturgie". Le pape souhaitait que l'édition complète en 16 volumes commence par la liturgie, qui, par sa nature même, est le culte de Dieu et la communication du salut aux hommes. Avant cela, j'ai également discuté et présenté certains de ses écrits. Mais il faut garder à l'esprit qu'avec un écart d'âge de 20 ans en tant que professeur, je n'ai jamais été son collègue.

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  • Pour changer notre regard sur la messe et y participer de l'intérieur

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    De XA sur le Forum catholique :

    L’abbé Guillaume de Tanoüarn, rédacteur en chef de Monde & Vie, vient de publier chez Via Romana un nouveau livre intitulé Méditations sur la messe.

    Pour Monde & Vie, Dominique Molitor a interrogé l'abbé de Tanoüarn. Je publie ci-dessous cet entretien avec l'aimable autorisation de l'ensemble des protagonistes.

    ***
    Sur l’aventure spirituelle - Monde & Vie du 10 avril 2021 - pp. 38 et 39

    L’abbé Guillaume de Tanoüarn, rédacteur en chef de notre magazine, vient de publier un nouveau livre intitulé Méditations sur la messe. Loin des soubresauts de l’actualité, il nous emmène au cœur de notre destinée, là où le Christ nous rattache à Dieu – si nous le voulons !. ››› Propos recueillis par Dominique Molitor

    Vous publiez aux éditions Via romana un nouveau livre intitulé Méditations sur la messe. Pouvez-vous nous préciser les circonstances et le contexte de ce travail que rien n’annonçait dans vos œuvres antérieures ?

    Je crois que je n’aurais jamais osé me lancer dans la rédaction d’un tel livre sans le confinement. Ce sont les circonstances du premier confinement, souvenez-vous, les églises fermées ; l’absence totale de messe en présence de peuple, et cet ordre péremptoire de nos autorités : « restez chez vous », voilà ce qui m’a décidé à parler de cette messe à laquelle on ne pouvait plus assister. Il se trouve que j’avais donné un cours sur ce sujet l’année précédente au Centre Saint Paul. Confiné à Saumur, dans ses beaux paysages dont la Loire a le secret, je n’avais pas ma bibliothèque : impossible d’aborder un sujet d’érudition ! Restait, dans le grand calme du confinement, à méditer. Qu’est-ce que la méditation ? Un regard particulièrement intense de l’esprit, animé par une volonté de comprendre dans laquelle se cache tout l’amour du monde. Le terme de cette volonté de comprendre, comme le dit bien Descartes, est l’évidence. Saint Ignace, dans ses célèbres Exercices spirituels, explique que l’on va de la méditation à la contemplation. La méditation n’est pas un détour, elle est la base dont il faut partir pour aller vers l’évidence contemplée. Dans nos vies, la foi recouvre ainsi tout ce que l’on fait avec évidence. Il m’a semblé que je devais partager cette évidence du rite latin, qui est, d’abord et avant tout l’évidence du sacré. Cela fait plus de trente ans que je suis prêtre, et la prière qui mobilise toutes les forces de mon esprit, c’est encore la messe. Or il y a tant de fidèles pour lesquels, à l’inverse, la messe est un long ennui, que l’on n’éprouve que par devoir ou par habitude ! J’ai voulu donner aux chrétiens, à travers ce petit livre, le goût d’une véritable méditation sur la messe. Qu’est-ce que la messe ? Il s’agit en réalité d’une initiation au Mystère chrétien lui-même.

    Vous étiez donc tel un ermite, mais nous précisez-vous d’emblée, vous aviez des compagnons de route… ?

    Certains sujets, je les ai tournés et retournés dans mon esprit et je garde précieusement telle ouverture, tel trait de lumière, telle émotion aussi, comme renfermant un savoir précieux et non une science gratuite. C’est en ce sens que j’évoque au début de ce livre mes compagnons de route. Je n’ai pas la prétention d’avoir écrit une œuvre scientifique sur la messe. Il me manque trop de références. Mais je garde précieusement toutes celles que j’ai citées dans cet ouvrage. Pas besoin d’une bibliothèque pour l’écrire. Quelques livres suffisaient, des livres lus et relus, des auteurs qui sont comme des compagnons, des thèmes récurrents et, entre tous, outre le thème de la messe elle-même, de l’origine et de la signification des prières qui y sont dites, le thème du sacrifice, dans toutes ses dimensions : liturgiques, théologiques, mais aussi anthropologiques, métaphysiques, spirituelles, c’est-à-dire simplement quotidiennes, car le sacrifice fait forcément irruption dans la vie de chacun, qu’on ait cherché ou non à l’y inviter. Mes compagnons de route ont tous été touchés par cette grande question de l’acte sacré et de la présence de Dieu à travers la terrible présence du mal, la présence d’un Dieu qui seul est sauveur du mal. Outre Thomas d’Aquin et l’étonnant article de la Somme théologique sur le sacrifice, il y a Cajétan, en réponse aux protestants, il y a Joseph de Maistre, en réponse à la Révolution française, il y a enfin René Girard, inépuisable source de réflexion sur la violence et le sacré, c’est-à-dire sur le sacrifice. J’en oublie la merveilleuse école française de spiritualité, en particulier un petit livre du Père de Condren sur L’idée de sacerdoce et de sacrifice, co-écrit au cours du siècle dix-septième avec le célèbre janséniste Pasquier Quesnel. Ces gens m’ont nourri et m’ont donné ce que je tente de rendre aux lecteurs d’aujourd’hui. Je voudrais aussi, puisque vous parlez de compagnons de route, rendre hommage à Mgr Guérard des Lauriers et à l’originalité de son approche de la notion de sacrifice, au sein de la messe elle-même.

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  • "Jésus, splendeur de Dieu et salut du monde" : quand Mgr Léonard nous offre une synthèse lumineuse de la Révélation chrétienne

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    jesus-splendeur-de-dieu-et-salut-du-monde

    Jésus, splendeur de Dieu et salut du monde
     
    Mgr André Léonard nous offre une synthèse lumineuse et accessible de la Révélation chrétienne, de la création jusqu'à la Parousie et à ce que l'on peut esquisser des fins dernières, remarquablement bien expliquées ici.

    S'appuyant sur les catégories classiques du beau, du bien et du vrai, il nous montre comment Jésus les transfigure dans sa Gloire, son Drame et sa Vérité. En 222 courts paragraphes, nourris de citations bibliques et de la grande « Trilogie » de Hans Urs von Balthasar, il nous donne à contempler Jésus manifestant Dieu et sa Gloire, bataillant pour nous et nous enrôlant par l'Esprit contre le mal, révélant ainsi le vrai projet et la logique divine : apporter le salut à notre monde parce qu'il l'aime.

    L'Esprit Saint nous conduit au Fils qui nous révèle la grâce et la bonté d'un Père qui n'est qu'amour.

    L'auteur : Né en 1940, Mgr André Léonard est archevêque émérite de Malines-Bruxelles. Il a publié de nombreux ouvrages de théologie ou de philosophie, qu'il a enseignée à l'université de Louvain. Il est une des voix les plus marquantes de l'Église catholique contemporaine.

    https://www.librairietequi.com/A-69803-jesus-splendeur-de-dieu-et-salut-du-monde.aspx

  • La mort d'Hans Küng, prophète de l'Eglise postconciliaire

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    De Stefano Fontana sur la Nuova Bussola Quotidiana :

    MORT DU THÉOLOGIEN
    Hans Küng, le théologien qui a semé les graines de Vatican III

    7-04-2021

    Mort de Hans Küng, théologien suisse. Il faisait souvent la une des journaux, lorsqu'il tirait à boulets rouges contre la doctrine catholique. Hégélien de formation, il voulait une réforme œcuménique et démocratique de l'Église. Pendant ce temps, il a semé en silence. Nous en récoltons les fruits aujourd'hui : beaucoup pensent que nous avons déjà atteint le Concile Vatican III, qu'il espérait.

    Hans Kung

    Hier, le théologien Hans Küng est décédé à l'âge de 93 ans dans sa maison de Tübingen, en Allemagne. Né à Sursee, en Suisse, en 1928, Küng avait choisi de se consacrer à l'étude de la théologie et, à l'âge de 32 ans, était devenu professeur titulaire à la faculté de théologie catholique de l'université de Tübingen.

    Tout le monde, même ceux qui ne connaissent pratiquement rien à la théologie, connaît au moins le nom de Hans Küng et le considère comme l'antagoniste par excellence de la doctrine catholique. De ce point de vue, la vie théologique de Küng est l'exact opposé des prescriptions données par la Congrégation pour la Doctrine de la Foi dans son Instruction sur la vocation ecclésiale du théologien Donum veritatis de 1990. Ici, les théologiens ont été invités à la prudence, il leur a été suggéré de ne pas s'adresser aux médias, de ne pas afficher des positions théologiques contraires au Magistère, de ne même plus discuter des questions spécifiées et définies par celui-ci. Küng, au contraire, s'est toujours tenu sur la scène, depuis qu'il a accompagné le cardinal de Vienne König au Vatican pour le Concile et n'a certainement jamais fait preuve de la prudence "ecclésiale" que le Magistère demande aux théologiens.

    Lorsque cela se produit chez un théologien, comme dans le cas de Küng, cela signifie peut-être que, de manière plus ou moins consciente, ce théologien pense que l'avenir de l'Église dépend de lui, ou du moins surtout de lui. Cette attitude personnelle incline alors vers une théologie historiciste et progressiste, qui à son tour anime théoriquement cette attitude personnelle. Son compagnon Karl Rahner déclarait ouvertement qu'il voulait être l'initiateur d'une nouvelle Église et, à en juger par sa vie et sa théologie, Hans Küng pensait de même. La personnalité est ainsi soudée à la théologie professée et vice versa, dans l'idée chère aux réformateurs et aux hérétiques que le salut est dans l'avenir, que l'avenir est le salut et qu'ils ont les clés de l'avenir.

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  • Comprendre Benoît XVI, une exigence de pensée et de foi

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    De Stefano Fontana sur le site de l'"Observatoire International Cardinal Van Thuan sur la Doctrine Sociale de l'Eglise" (traduction de "Benoît et moi") :

    Comprendre Benoît XVI

    Ratzinger a retenu la dissolution de la foi catholique, défendant ce qui devait être défendu, mais n’a pas réussi à fermer le cercle (boucler la boucle). Il a refondé la relation essentielle entre la foi et la raison, et soutenu des thèses formidables sur la centralité de Dieu sur la place publique. Dans certains jugements sur la modernité, comme sur les Lumières, il n’a pas été aussi convaincant. L’évaluation de sa pensée est fondamentale. Présentation du livre Capire Benedetto XVI. Tradizione e modernità ultimo appuntamento (Comprendre Benoît XVI. Tradition et modernité: dernier rendez-vous).

    Comprendre Benoît XVI est une exigence de pensée et de foi. En lui, tradition et modernité se sont donné un dernier rendez-vous. Il a retenu (comme un Katechon) la dissolution de la foi catholique, défendant ce qui devait être défendu et répétant ce qui devait être répété, mais il n’a pas été capable de boucler la boucle et de mettre en sûreté le navire contre la tempête. Certains disent qu’il a été vaincu sur tous les fronts et que le modernisme a fini par l’emporter, certains disent que l’issue était inévitable étant donné que même sa pensée, au fond mais pas en totalité, dépendait des res novae [révolutions] d’une modernité niant la tradition.

    D’autres au contraire pensent – comme moi – que Benoît XVI a indiqué de nombreux points fixes en contraste évident avec la tendance du modernisme à dissoudre l’Église dans le monde et la transcendance dans l’histoire, mais qu’il n’a pas achevé le travail que ces mêmes points fixes qu’il a énoncés exigeaient par cohérence interne. Il a dit beaucoup de choses mais n’a pas tout dit. Son pontificat est resté inachevé non seulement en raison de sa démission, mais aussi du point de vue de la pensée théologique. Il a éclairé de nombreux problèmes mais n’est pas venu indiquer la solution.

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  • "Spiritus Domini" : une étape vers le sacerdoce des femmes ?

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    De l'abbé Christian Gouyaud sur le site de La Nef :

    Vers le sacerdoce des femmes ?

    Par un motu proprio publié le 11 janvier 2021, Spiritus Domini, le pape François a modifié le Code de Droit canonique pour permettre l’accès des femmes aux ministères de lecteur et d’acolyte, ce qui se faisait déjà dans la pratique. Est-ce une étape vers le sacerdoce des femmes ? La réponse est non. Analyse.

    Des ordres mineurs et du sous-diaconat aux ministères institués

    Le 15 août 1972, par son motu proprio Ministeria quaedam, le pape Paul VI déconnecte certaines fonctions liturgiques de la progression vers le sacrement de l’ordre, en particulier le lectorat et l’acolytat, jusque-là considérés comme des « ordres mineurs », pour les conserver à titre de « ministères » dont la collation ne sera plus une « ordination » mais une « institution ». Il précise que le lectorat et l’acolytat incluent en eux-mêmes le sous-diaconat et que, n’étant plus réservés aux candidats au sacrement de l’ordre, ils peuvent être aussi confiés à des laïcs.

    Pour comprendre la portée du changement opéré par Paul VI, rappelons qu’Eusèbe de Césarée, citant une lettre du pape Corneille datée de l’an 251, atteste d’une hiérarchie bien établie dans l’Église romaine, qui comprend, avec les évêques, les prêtres et les diacres, des sous-diacres, des acolytes, des lecteurs et des portiers (cf. Histoire ecclésiastique, VI, 43, 11). Le concile de Trente tient qu’il « convenait […] qu’il y eût, dans la structure parfaitement ordonnée de l’Église, plusieurs ordres différents de ministères, qui seraient, par leur fonction, au service du sacerdoce, répartis de telle sorte que ceux qui auraient reçu la tonsure cléricale s’élèvent des ordres mineurs aux ordres majeurs ». Le même concile relève aussi que « dès le début de l’Église, on sait qu’ont été en usage, bien qu’à des degrés divers, les noms des ordres suivants et les ministères propres à chacun d’eux : sous-diacres, acolytes, exorcistes, lecteurs et portiers ». Il n’en reste pas moins que ces « ordres » n’étaient pas d’institution divine mais ecclésiastique et qu’il ne s’agissait pas de sacrements mais seulement de sacramentaux.

    De la réserve des ministères institués aux hommes à leur extension aux femmes

    En raison cependant de la « vénérable tradition de l’Église », Paul VI tient que l’institution au lectorat et à l’acolytat est « réservée aux hommes ». Entre-temps, ces fonctions ont de fait été exercées aussi par des personnes de sexe féminin : lectrices et/ou servantes de messe. Concernant ces dernières, la Congrégation pour le Culte Divin et la Discipline des Sacrements, dans une lettre du 15 mars 1994, adressée aux présidents des Conférences épiscopales, tout en rappelant qu’« il sera toujours opportun de suivre la noble tradition du service de l’autel confié à de jeunes garçons », admet qu’un évêque, pour des raisons particulières, puisse autoriser dans son diocèse l’accès des femmes au service de l’autel.

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  • «Je ne refuse pas la communion à un protestant qui la demande»

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    De Smart Reading Press :

    UNE PROVOCATION DU PRÉSIDENT DE LA CONFÉRENCE ÉPISCOPALE ALLEMANDE ?

    Logo de la conférence épiscopale allemande

    «Je ne refuse pas la communion à un protestant qui la demande». Ce n’est pas un simple prêtre de paroisse qui s’exprime ainsi. C’est le président de la Conférence épiscopale allemande en personne. Si la pratique de l’intercommunion est déjà courante outre-Rhin, ces récents propos de Mgr Bätzing ne manquent pas de surprendre alors que le Vatican a déjà exprimé son désaccord sur cette question. Encore que, dans le contexte du synode allemand, tout semble possible !

    Les projecteurs des médias religieux se tournent de nouveau vers l’Allemagne. Le 23 février, une femme était élue secrétaire générale de la Conférence épiscopale en Allemagne (DBK), en la personne de Beate Gilles, une célibataire de 50 ans, diplômée en théologie de l’université de Cologne, qui entrera en fonction le 1er juillet. Elle reconnaît être proche du mouvement réformiste Maria 2.0 (voir dans la SRP (brève) du 12 février 2021), qui milite pour une plus grande participation des femmes au sein de l’institution catholique. Ayant dirigé ces dix dernières années le département Jeunesse, jeunes adultes, famille et génération au sein du diocèse de Limbourg-sur-la-Lahn, elle connaît bien l’actuel président de la DBK qui en est l’évêque, et qui s’est félicité de cette élection, qualifiant Beate Gilles de «solide théologienne», «loyale envers l’Église».

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  • Le cardinal Müller répond à la question : avons-nous deux papes ?

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    Du cardinal Gerhard Ludwig Müller en traduction française sur le site de l'Homme Nouveau :

    Avons-nous deux papes ? La réponse du cardinal Müller

    22 février 2021

    Avons-nous deux papes ? La réponse du cardinal Müller

    Nous livrons à nos lecteurs un article de réflexion théologique du cardinal Gerhard Ludwig Müller. Un texte qui peut demander un certain effort de lecture, mais qui a pour mérite, à travers la question qu’il aborde, de raviver notre attachement théologal à la fonction pétrinienne au moment où l’Église et le monde traversent une période difficile, et, en plusieurs points, inédite de l’histoire.

    Théologien, ancien professeur de théologie dogmatique à l’université Louis-et-Maximilien de Munich, Gerhard Müller a été nommé évêque de Ratisbonne par le pape Jean-Paul II en 2002. Il prit alors comme devise épiscopale « Dominus Jesus ». En 2012, il devient préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi, fonction importante qu’il occupera jusqu’en 2017 avant d’être remplacé par le cardinal Luis Francisco Ladaria Ferrer. Entre-temps, Mgr Müller fut élevé au titre de cardinal par François, en 2014. Ami personnel de Benoît XVI, dont il est chargé de publier les Opera omnia (les œuvres complètes), le cardinal Müller l’est aussi du père de la théologie de la libération, Gustavo Gutiérrez Merino.

    C’est en théologien et non en polémiste, en disciple de Jésus-Christ et de la sainte Église catholique que le cardinal Müller a choisi d’aborder la question de la présence inédite de deux papes au sein de l’Église. Nous le remercions de sa confiance et de l’honneur qu’il nous a fait en nous livrant cette réflexion ancrée dans la fidélité au trésor catholique.

    Tous les propos ont été entendus au sujet du pape émérite et du pape François. Y a-t-il deux papes en exercice ? Qu’en est-il de la fonction pétrinienne ? Réponse du cardinal Gerhard Müller, ancien préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi et responsable de l’édition des œuvres complètes de Joseph?Ratzinger/Benoît XVI.

      La renonciation du pape Benoît?XVI à l’exercice de la fonction pétrinienne, le 23 février 2013, et l’élection de François au pontificat le 13 mars de la même année ont entraîné une situation entièrement nouvelle à la fois inconnue, voire impensable dans l’histoire de la papauté et de l’Église. Il nous manque jusqu’à présent un discours et une réflexion dogmatique adéquats qui font face aux deux idées suivantes : la première, hérétique, dit défendre la présence d’une double tête pour l’Église (c’est le discours dit « des deux papes ») ; la seconde dit que la présence nouvelle d’un évêque « émérite » – pour utiliser le qualificatif en usage aujourd’hui – et pape de Rome, correspond à une juste représentation de la situation actuelle, lequel personnage, cependant, ne détient plus la fonction pétrinienne au sein de l’Église. Si l’on se place sous l’angle de la vérité de la foi, le problème réside en ce que l’évêque de Rome est, en qualité de successeur de Pierre, le principe même de l’unité de l’Église, lequel principe s’accomplit au travers d’une seule personne. Du fait que l’exercice des pleins pouvoirs en qualité de pape dépend du siège qu’il investit à cette fin rend superflue la distinction qu’il y aurait à faire entre la renonciation à cette charge et l’exercice de celle-ci. Puisqu’il ne saurait y avoir de fait qu’un seul pape, procéder à une distinction terminologique entre un pape « en exercice » et un pape « émérite » ou bien, entre le détenteur actif du primat romain et un associé passif à ce détenteur et primat, n’est par conséquent d’aucun secours.

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