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Doctrine Sociale - Page 33

  • Mgr Pontier, nouveau président de la Conférence des Evêques de France: encore un effet “Paco” ?

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    39279_georges-pontier-marseille_440x260.jpgExit Mgr Vingt-Trois, archevêque de Paris. Place à l’archevêque de Marseille, Mgr Georges Pontier (photo), un “homme de dialogue, imprégné par le christianisme social”. L’ombre portée de Paco (diminutif affectueux pour désigner le pape François) planerait-elle sur la C.E.F. ?

    Lu  sur le blog de l’hebdomadaire “La Vie”, sous la plume det Marie-Lucile Kubacki et Jean Mercier (extraits):

    Les évêques de France, réunis pour leur traditionnelle assemblée plénière, viennent d'élire leur nouveau président, l'archevêque de Marseille Georges Pontier, un homme de dialogue, imprégné par le christianisme social. Il succède à André Vingt-Trois, l'archevêque de Paris.

     (…) En élisant Georges Pontier, évêque de Marseille, pour devenir leur Président, les évêques de France ont choisi une personnalité chaleureuse et sociale, dans la pure veine du christianisme social, ouverte au dialogue avec les autres religions, notamment l'Islam. « C'est un homme évangélique et lumineux, qui vit l'évangile de manière personnelle, confie François Vayne, journaliste à Lourdes pendant près de 30 ans, bon connaisseur du diocèse de Marseille. Un témoin du Christ cohérent, qui aime travailler en équipe. Un prêtre transparent et irréprochable, loin de toute forme de carriérisme ou de cynisme. Son élection est une bonne nouvelle pour le dialogue interreligieux. » Longtemps investi dans la présidence du Cefal (Comité épiscopal France-Amérique latine), Georges Pontier est aussi très sensible aux questions de mondialisation, à celles des étrangers.

    Tout l’article ici: Georges Pontier : la fibre sociale du nouveau président des évêques de France

    Notons, en passant, que dans son Trombinoscope des évêques, la revue Golias donnait la note maximale (5 mitres) à Mgr Pontier et expliquait "qu'il devrait devenir un jour président, bien que trop marqué à gauche au goût de plusieurs de ses confrères"…

  • Université de Liège, mercredi 24 avril 2013 : « les Dix Commandements et les Droits de l’Homme »

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    Prochaine rencontre du cycle de lunch-débats organisé à l’Université de Liège sur le thème "les droits de l'homme en péril" par le Groupe de réflexion sur l’éthique sociale et le Cercle inter-facultaire de l’Union des étudiants catholiques de Liège.   

         Mercredi 24 avril 2013 à 18h00 

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    à l'Université de Liège

    IMG_5391.JPGconférence 23 novembre 034.JPG 

    Place du XX août, 7, 1er étage (Salle des Professeurs)  

    Les Dix Commandements et les Droits de l’Homme

     

    Un entretien entre 

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    Mgr André-Joseph LEONARD

     archevêque de Malines-Bruxelles

    et M. Albert GUIGUI

    grand rabbin de Belgique 

    Les racines spirituelles communes aux juifs et aux chrétiens ne les invitent-elles pas à un témoignage commun pour relever les défis de notre temps ? Plus fondamentalement que toutes les déclarations des droits de l’homme, le Décalogue n’est-il pas le message éthique commun d'une valeur permanente pour Israël, pour l'Eglise, pour les non-croyants et pour toute l'humanité ? En quoi les « Dix Commandements » fondent-ils une juste vision de l’écologie de la nature dans toutes ses dimensions, en particulier celle de la famille humaine ? Le drame  bouleversant de la Shoah n’est-il pas, pour ainsi dire, l’archétype de tous les drames contemporains où l’humanité s’est engagée, depuis le XXe siècle plus que jamais, sur  la voie de la haine mortifère enracinée dans l'idolâtrie de l'homme, de la race ou de l'État, une haine qui commence lorsque l'homme  se place au centre de l'univers ?

     

     Le débat sera modéré par M. Paul VAUTE , chef d'édition de la Libre Belgique-Gazette de Liège 

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    La rencontre aura lieu à la Salle des Professeurs dans le bâtiment du Rectorat de l’Université de Liège, Place du 20 Août, 7, 1er étage (accès par l’entrée principale, parcours fléché). Horaire : apéritif à 18h00 ; exposé suivi d’un lunch-débat : de 18h15 à 20h30.

    Inscription obligatoire avant le 19 avril 2013, par téléphone : 04.344.10.89   ou e-mail info@ethiquesociale.org . P.A.F. : 10 €,  à régler sur place. L'accès à la salle (cent places disponibles) ne peut être garanti  aux personnes qui ne s'inscrivent pas au préalable 

    Plus d’informations ici :  http://www.ethiquesociale.org/

     

     

    Les droits de l’homme : enjeu et impasses

    3175451760.jpgLe 21 septembre 2000, une controverse (au sens de la disputatio médiévale) fut organisée, au théâtre Quirino à Rome le 21 septembre 2000, entre le cardinal Ratzinger, futur Benoît XVI, et un professeur à l’Université romaine de la Sapienza, le philosophe libertaire Paolo Flores d’Arcais, pour explorer des voies de convergence possibles sur quelques principes absolus relatifs à toute société humaine digne de ce nom. Au moment décisif du dialogue, le modérateur – Gad Lerner, un juif, journaliste à la  Repubblica – s’est demandé si des principes aussi fondamentaux que ceux du Décalogue ne pourraient pas être retenus comme base éthique commune, même par des athées (qui y souscriraient seulement « velut si [comme si] Deus daretur »). Mais cette proposition fut aussitôt rejetée par le philosophe laïc. 

    Ce dernier nia que certaines règles morales ou de droit naturel  puissent constituer des postulats, ou des acquis irréversibles, pour l’humanité : le contrat social est toujours relatif, contingent, renégociable. Ainsi, certains revendiquent-ils maintenant à l’ONU l’insertion de nouveaux « droits » (à l’avortement, à l’euthanasie, au choix du « genre » etc.) dans une Déclaration universelle des droits de l’homme vieille de 50 ans à peine (1948) !

    Tout s’écoule, disait déjà le vieil Héraclite. Pareille impasse montre à quel point une définition véritablement universelle (selon la formule « ubique, semper et ab omnibus » de Vincent de Lérins, Ve s.) des droits et donc des devoirs humains sans Dieu semble aléatoire.

    JPS

     

     

  • L'encyclique "Pacem in Terris" a 50 ans

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    C’est ce que nous rappelle Aymeric Christensen sur le site de “La Vie”:

    250px-John-xxiii-2.jpg“Publiée le 11 avril 1963, l'encyclique de Jean XXIII Pacem in Terris reste aujourd'hui encore un texte fondamental de réflexion sur les conditions de la paix entre les hommes. La Vie vous propose de redécouvrir l'accueil que le journal avait réservé à cette lettre à l'époque.

    Paix sur la terre : Sur la paix entre toutes les nations, fondée sur la vérité, la justice, la charité, la liberté. Voilà le titre complet de l'encyclique publiée le 11 avril 1963 - cette année-là, le Jeudi saint - par le pape Jean XXIII, la dernière des huit qui auront marqué son pontificat. Signée deux mois seulement avant sa mort, cette encyclique a été qualifiée plus tard par Jean-Paul II de "testament public universel" de celui qu'on surnommait le "bon pape Jean".

    Moins de deux décennies après la Seconde Guerre mondiale, en plein contexte de guerre froide (la crise des missiles de Cuba a eu lieu quelques mois auparavant, en octobre 1962), ce texte majeur posait les principes nécessaires à l'instauration d'une paix durable entre les peuples. Appel au service du bien commun, dénonciation de la course à l'armement, insistance sur l'importance des droits de l'homme, nécessite de voir le progrès social accompagner le progrès économique, refus de tout racisme et affirmation des droits des réfugiés, "coopération" interreligieuse : tous ces thèmes trouvent leur place dans l'encyclique. "La paix ne saurait régner entre les hommes si elle ne règne d’abord en chacun de nous, c’est-à-dire si chacun n’observe en lui-même l’ordre voulu par Dieu", écrit ainsi Jean XXIII.

    Pacem in Terris a aussi marqué les esprits en étant la toute première lettre encyclique non pas seulement adressée aux fidèles catholiques mais "à tous les hommes de bonne volonté".

    Cette participation active à un "dialogue créatif entre l’Eglise et le monde, entre les croyants et les non-croyants que le Concile Vatican II a promu" a été saluée l'année dernière par le pape Benoît XVI. Selon lui, cette encyclique "a encore beaucoup à nous apprendre dans la mesure où nous faisons face à de nouveaux défis en ce qui concerne la paix et la justice dans l’après Guerre Froide, parmi lesquels la prolifération permanente des armes".

    Ici: L'encyclique "Pacem in Terris" a 50 ans

    Une manière de dire que, cinquante ans plus tard, les problèmes de la violence et de la guerre demeurent parce qu’ils sont consubstantiels à la nature pécheresse de l’homme.

    Signée par Jean XXIIII  quelques semaines avant sa mort (3 juin 1963)  cette encyclique écrite dans un style optimiste et consensuel, conforme à l’esprit des temps conciliaires, fut accueillie par un concert de louanges: le “bon” pape était au faîte de sa gloire mondaine encore soulignée par l’attribution du Prix  Balzan pour la Paix et l’ouverture impressionnante du concile Vatican II.  Mais déjà le cancer de l’estomac et de la prostate avait fait en lui son oeuvre irrémédiable. Il fut béatifié le 3 septembre 2000 par Jean-Paul II. Comme le temps passe…

  • L’élection du pape François a-t-elle un sens politique ?

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    Une politique selon l’Ecriture sainte, bien sûr. C’est la thèse défendue par Henti et Thomas Hude dans le n° 247 (avril 2013) du mensuel catholique « La Nef » (extraits) :

    Le 13 mars 2013, le cardinal Jorge Mario Bergoglio, 76 ans, archevêque de Buenos Aires, a été élu pape au cinquième tour de scrutin, premier non-Européen et premier jésuite à diriger l’Église catholique. (… ). L’élection du pape argentin représente-t-elle le début de la fin du libéralisme idéologique, troisième grande idéologie sortie de la philosophie des Lumières, comme l’élection du pape polonais a représenté le début de la fin du communisme ? (…)

    (…). Depuis que le Christ est sorti du tombeau, l’Église catholique, dans l’annonce de la foi, s’est trouvée successivement (ou simultanément) contrariée par deux sortes de politiques, l’une autoritaire, et l’autre libérale.
    La première dénonce le christianisme comme la religion des esclaves en révolte, promotrice d’une liberté anarchique, dangereuse pour l’ordre et l’autorité. Ce fut la politique des empereurs romains, ou des empereurs asiatiques, ou encore celle des nazis. La seconde politique est au contraire de dénoncer le catholicisme comme la religion des maîtres, durement hiérarchique, opposée à la liberté dans tous les domaines.

    L’enseignement du Christ s’oppose à ces deux logiques. A l’esclavage externe, qui est une conséquence du péché, et, inversement, « qui commet le péché est esclave du péché » (…). Quand on nie cet enseignement, la liberté vire à l’arbitraire et se trouve peu à peu dissoute par l’abus de la liberté, le droit par l’abus du droit. C’est ce que fait l’idéologie libérale-libertaire et c’est là, de plus en plus, la seule politique vraiment contraire au développement de l’Église en Occident.

    En Asie (comme jadis dans l’Antiquité occidentale), le christianisme est plutôt perçu comme une force de renouveau philosophique et politique, qui s’oppose aux grands autoritarismes traditionnels. On peut prévoir que l’humanisme, d’origine en partie chrétienne, et incorporé dans la technique ou dans les sciences, finira par pénétrer partout. À terme, le catholicisme (œcuménique, diversement acculturé, et devenu plus concrètement universel) n’aura plus qu’un seul grand vis-à-vis, le libéralisme idéologique. C’est ce que croyait John Henry Newman, qui écrivait : « À la fin, il n’y aura plus que des catholiques et des libéraux. »

    Fin de cycle. Pourquoi peut-on aujourd’hui estimer que cette idéologie libérale, qui semble triomphante, se trouve près de sa fin ?

    Expliquons-le en résumant l’histoire. Une fraction des élites européennes ayant rejeté le Christ au XVIIIe siècle, et s’étant emparé du pouvoir dans le monde, a voulu conserver les acquis historiques du christianisme, notamment la raison et la liberté. Cette raison sans foi, cette liberté sans Dieu, c’est la philosophie des Lumières. Dans l’ordre politique, cette philosophie a engendré trois grands systèmes idéologiques : le libéralisme, le communisme, le nazisme. Chacun s’est imposé par la violence. Puis, ils se sont fait la guerre. Les deux premiers ont dévoré le troisième. Puis le second a été dévoré par le premier.

    Demeuré seul, le libéralisme a perdu toute mesure. Il a rompu avec la Raison et le Devoir. Économiquement, à force de sacrifier le développement industriel et le bien commun économique de tous, au profit des intérêts financiers d’une minorité, il a conduit à une récession terrible dans presque tous les pays développés, partiellement masquée par la prospérité insolente d’une oligarchie notamment financière.(…) . Il est donc très probable que nous soyons à la fin du grand cycle idéologique qui a commencé au XVIIIe siècle. Le libéralisme se radicalise, preuve qu’il a perdu l’initiative.

    Le libéralisme vire à l’autoritarisme. Excessif, il prétend imposer tout et n’importe quoi en matière de politique familiale et éducative.
    Autoritariste en matière de politique économique, il se montre capable d’imposer à de nombreux peuples d’Europe et dans beaucoup d’autres pays des traitements inhumains d’austérité et de régression économique et démocratique, dans le seul but de préserver l’intérêt des créanciers et de cette oligarchie libérale. C’est la même logique de raidissement qui est à l’œuvre en matière d’influence dans le monde. Sous le paravent de beaux principes habilement pervertis (liberté des marchés, démocratie, droits de l’homme), il devient de plus en plus une volonté de domination impériale, brutale et militariste, révélant une conception de l’économie de plus en plus orientée vers le profit d’un certain nombre de groupes d’intérêts, bien souvent au détriment des intérêts du peuple (…) Tout comme la Pologne était un des pays qui avait le plus souffert de la domination communiste, de même l’Argentine est l’un des pays qui a le plus souffert de la domination du libéralisme. Son économie et sa structure sociale ont été plusieurs fois ravagées par divers intérêts oligarchiques et impérialistes, sous couvert d’une politique soi-disant libérale ou anticommuniste. Là où il y avait encore, au début du XXe siècle, un pays déjà développé, nous avons assisté à l’installation progressive de la misère, de l’inégalité et de la violence sociale, qui sont autant d’atteintes aux droits de l’homme.
    L’origine du pape et sa vie consacrée aux pauvres, sont donc aussi significatives pour l’Église et l’homme d’aujourd’hui, que l’élection du pape polonais aux temps du mur de Berlin.

    Tout l’article ici : Pape François : le sens politique d'une élection

    Bref, un nouveau Jean-Paul II, voire un nouveau Moïse, pour entrer dans la terre promise ? L’histoire et des évangiles nous enseignent cependant qu’il n’y a pas d’autre vraie terre promise que les « cieux nouveaux et la terre nouvelle », qui ne sont pas de ce monde, mais de l’ordre  de l’eschatologie. Entre-temps, contentons nous de porter le poids des jours, en faisant tant bien que mal la volonté du Père, au milieu des tribulations de l’espace et du temps qui nous sont impartis.  

    JPS  

  • La lettre de l'Observatoire sociopolitique du diocèse de Fréjus-Toulon

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    Afin de toujours mieux répondre aux défis de nos sociétés, La Lettre de l'Observatoire sociopolitique du diocèse de Fréjus-Toulon s'enrichit de nouvelles contributions !

    Editorial : Pâques, premier Think tank de l’histoire !

    Par P. Louis-Marie Guitton, responsable de l'Observatoire sociopolitique du diocèse de Fréjus-Toulon

    Actualité : L’impasse : du mariage laïc au mariage gay

    Entretien avec Jacques de Guillebon

    Actualité : Du « gender » au « mariage gay »

    Entretien avec Elizabeth Montfort

    Famille : L’adoption par deux personnes du même sexe bénie par les juges européens

    Brève par Mélina Douchy-Oudot, Professeur à l’Université du Sud Toulon-Var

    Famille : Eduquer autrement

    Entretien avec Pierre-Henri d’Argenson

    Vie : 24 mars : Printemps des consciences chez la Fille aînée de l’Église

    Par Pierre-Olivier Arduin, responsable de la commission Bioéthique de l'Observatoire sociopolitique du diocèse de Fréjus-Toulon

    Vie : La mort, cette énigme

    Entretien avec Gérard Terrier

    Styles de vie : Episode suivant

    Par Philippe Conte, responsable de la commission Cadre de vie et Environnement de l'Observatoire sociopolitique du diocèse de Fréjus-Toulon

    Styles de vie : Le scandale de la pauvreté 

    Entretien avec Bertrand de Kermel

    Chronique : Frigide, je t’aime !

    Par la Mouche du Coche

    Tribune : Mariage – Adoption – PMA - GPA - Endoctrinement des enfants : c’est tout ou rien

    Par Grégor Puppinck

    Spiritualité : L’amour et le mal

    Entretien avec Hervé Roullet

    Spiritualité : Saint Michel aujourd’hui

  • L’Europe a besoin d’une dimension sociale

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    « L’Europe a besoin d’une dimension sociale » (COMECE)

    Tel est le message adressé par les représentants d’Eglises à la présidence irlandaise de l’UE

    Communiqué joint Conseil irlandais des Eglises - CEC-COMECE 08/03/2013

    La Gouvernance économique européenne doit être contrebalancée par une dimension sociale, selon les Eglises en Europe. A l’occasion de leur rencontre avec la Présidence irlandaise de l’UE ce matin (vendredi 8 mars), les Eglises ont interrogé la pertinence d’une discussion sur l’austérité économique qui ne tiendrait pas compte des mesures de cohésion sociale. Elles ont affirmé que les efforts visant à éradiquer la pauvreté structurelle et les inégalités devraient également être pris en compte lorsqu’il s’agit de mesurer les progrès économiques.

    Tel était le message principal de la délégation de représentants d’Eglises d'Irlande et d'Europe lors de leur rencontre avec le Taoiseach Enda Kenny (le Premier ministre irlandais) dans les locaux du gouvernement. La rencontre s'inscrivait dans la tradition de rencontres régulières entre les Eglises et le présidences tournantes de l'UE.

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  • Arcelor Mittal (Liège) : et l'Europe ?

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    Paul GOLDSCHMIDT, membre du Conseil d’orientation de l’Institut Thomas More, ancien directeur à la Commission Européenne se penche sur "Le désastre social d’Arcelor Mittal à Liège et le discours de David Cameron | L'Union européenne fragilisée"

    Après les commentaires apaisants d’une partie de la classe politique minimisant la portée des exigences du Premier Ministre britannique pour demeurer dans l’UE, beaucoup de ces mêmes intervenants ont été au premier rang de ceux qui réclament un changement des règles de l’Union Européenne pour permettre aux autorités publiques d’intervenir avec plus de flexibilité pour sauver des emplois et protéger le marché intérieur

    Il est évident, pour tout observateur de bonne foi, que la réforme souhaitée par David Cameron, qui a pour objectif premier l’établissement d’un « grand marché de libre échange » ouvert sur le monde, où les « normes » sociales et environnementales seraient « rapatriées » au niveau national, est totalement incompatible avec la vision de nombreux pays du continent. Ces derniers voient dans l’existence d’un « grand marché unique intérieur », soumis à des règles et des normes « communes », la réponse aux questions posées par le manque de croissance, le maintien des acquis sociaux et la protection de l’environnement.

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  • Philippines : le président prié de prendre au sérieux la doctrine sociale de l'Eglise

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    (EDA) Les évêques demandent au président Aquino de prendre au sérieux la doctrine sociale de l’Eglise

    Mardi 29 janvier, à l’issue d’une assemblée plénière de trois jours, les évêques de l’Eglise catholique des Philippines ont publié une « Déclaration pastorale au sujet de certains problèmes sociaux actuels ». Dans ce texte de cinq pages, ils interpellent le président Aquino et l’ensemble des responsables politiques du pays. S’appuyant sur l’Evangile et la doctrine sociale de l’Eglise, ils appellent à la mise en place de véritables réformes afin de lutter contre des maux connus de longue date mais auxquels les différentes administrations qui se sont succédé à la tête du pays n’apportent pas de réponse satisfaisante. « Nous prenons la parole à la place de ceux qui souffrent », expliquent les évêques.

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  • L'idéologie du genre, une nouvelle forme de colonialisme

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    L'alarme pour la diffusion de l'idéologie du genre dans le rapport sur la doctrine sociale de l'Eglise

    C'est la colonisation de la nature humaine (Osservatore Romano)

    Trieste, le 28 janvier.

    « L'idéologie du genre » représente « un nouveau colonialisme de l'Occident sur le reste du monde ». Telle est la donnée alarmante la plus significative présente dans le quatrième rapport de l'Observatoire international cardinal Van Thuân sur la doctrine sociale de l'Eglise, présenté le samedi 26 janvier dans le chef lieu du Frioul par son président, l'archevêque-évêque de Trieste Giampaolo Crepaldi.

    En effet, au cours d'une seule année, 2011 – période à laquelle se réfère l'étude – « est apparu dans toute sa force subversive le phénomène de la "colonisation de la nature humaine" », c'est-à-dire un ensemble d'immenses pressions internationales afin que les gouvernements changent leur législation traditionnelle sur la procréation, sur la famille et sur la vie. Ce sont surtout les pays d'Amérique latine qui sont visés. En particulier, le cas emblématique de l'Argentine est cité, où, comme l'a souligné Mgr Crepaldi, au cours d'une brève période de douze mois, « ce grand pays de tradition chrétienne a eu une loi sur la procréation artificielle qui a dénaturalisé la procréation, une loi sur la reconnaissance de l' "identité du genre" qui a dénaturalisé la famille et une modification du Code civil pour permettre la "location d'utérus" qui a dénaturalisé la parentalité ».

    L'idéologie du genre, souligne-t-on, « s'est diffusée, sans rencontrer de véritable opposition, dans les pays développés et est désormais également enseignée dans les manuels scolaires des écoles publiques sans que cela suscite de grandes contestations ». La donnée nouvelle est qu'« elle est à présent exportée de façon systématique dans les pays émergents et pauvres ». Il s'agit d'« une idéologie subtile et envahissante, qui fait appel aux "droits individuels", dont l'Occident a fait son dogme, et à une prétendue égalité entre personnes asexuées, c'est-à-dire abstraites, pour conduire à une déconstruction de tout l'ordre social ».

  • Arcelor et le jeu impitoyable de la mondialisation incontrôlée

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    Treize cents emplois vont être supprimés par Arcelor Mittal dans la région de Liège. C'est un nouveau désastre pour une région déjà durement éprouvée par la récession économique. Cela interroge sur le fonctionnement d'une économie mondialisée qui ne semble obéir qu'aux lois du profit et n'avoir aucun souci de ceux qui travaillent ni de leurs familles. C'est l'occasion de rappeler l'enseignement de Benoît XVI dans "Caritas in Veritate" :

    La taille des entreprises, de la même manière que des phénomènes comme les délocalisations, atténuent chez l’entrepreneur le sens des responsabilités vis-à-vis des porteurs d’intérêt (travailleurs, fournisseurs, consommateurs, environnement naturel). (...) de la même manière que Jean-Paul II observait qu’investir revêt une signification morale, il est nécessaire de rappeler que l’investissement ne doit pas se limiter à la recherche du profit, mais également rechercher le service précis de l’entreprise à l’économie réelle (...)

    La mondialisation est à la fois un processus socio-économique et la réalité d’une humanité qui devient de plus en plus interconnectée. La mondialisation n’est dans son essence ni bonne ni mauvaise : elle est ce que les hommes en feront. En effet, les processus de mondialisation offrent la possibilité d’une grande redistribution de la richesse au niveau planétaire, mais s’ils sont mal gérés ils peuvent au contraire faire croître la pauvreté et les inégalités et contaminer le monde entier par une crise.

    Il manque sans doute une instance politique au niveau international capable de moraliser l'activité des agents économiques pour éviter des dérives comme celles auxquelles nous assistons et qui font preuve d'un cynisme sans vergogne, dépourvu de tout souci d'humanité. Le premier ministre d'un petit état paraît bien désarmé face à la toute-puissance d'un groupe industriel qui ne fait pas dans la dentelle... C'est ce qu'évoque le Compendium de Doctrine Sociale :

    "La perte par les acteurs étatiques de leur rôle central doit coïncider avec un plus grand engagement de la communauté internationale dans l'exercice d'un rôle décisif sur le plan économique et financier. En effet, une conséquence importante du processus de mondialisation consiste dans la perte progressive d'efficacité de l'État-nation dans la conduite des dynamiques économiques et financières nationales. Les gouvernements des différents pays voient leur action dans le domaine économique et social toujours plus fortement conditionnée par les attentes des marchés internationaux des capitaux et par les requêtes toujours plus pressantes de crédibilité provenant du monde financier. À cause des nouveaux liens entre les opérateurs globaux, les mesures traditionnelles de défense des États apparaissent condamnées à l'échec et, face aux nouvelles aires de la compétition, la notion même de marché national passe au second plan.

    Plus le système économique et financier mondial atteint des niveaux élevés de complexité fonctionnelle et d'organisation, plus le devoir de réguler ces processus apparaît prioritaire, pour les finaliser à la poursuite du bien commun de la famille humaine. L'exigence apparaît clairement de voir, à côté des États-nations, la communauté internationale assumer cette fonction délicate, à l'aide d'instruments politiques et juridiques adéquats et efficaces.

    Il est donc indispensable que les institutions économiques et financières internationales sachent trouver des solutions institutionnelles plus appropriées et qu'elles élaborent les stratégies d'action les plus opportunes afin d'orienter un changement qui, s'il était subi passivement et livré à lui-même, provoquerait des résultats dramatiques surtout au détriment des couches les plus faibles et sans défense de la population mondiale."

    Le communiqué de l'évêque de Liège :

    Il fait froid dans le bassin liégeois. Depuis ce matin, il fait encore plus froid, puisque la fermeture de plusieurs sites de la phase à froid est programmée. Les métallos et leurs familles se posent des questions graves sur leur avenir. Et ils ne sont pas les seuls. Nous savons que les emplois ne tombent pas du ciel ; au contraire, ils sont souvent -comme des feuilles- emportées par le vent. Dans quel modèle de société vivons-nous ? Lequel voulons-nous ? Voilà les questions fondamentales. Soyons solidaires dans le moment présent ! Osons préparer l’avenir ! Encourageons toutes les forces vives dans la région et au-delà à imaginer et à oser des projets concrets et réalistes. Je suis convaincu que c’est la première étape pour « forcer l’avenir ».

    + Aloys Jousten - Évêque de Liège

  • Sur les principes non négociables (mise à jour 23/01)

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    Les principes non négociables : un défi éducatif
    Inauguration d'une Ecole de formation politique

    Mgr Enrico Dal Covolo

    Sur Zenit.org, la publication de la synthèse du discours de Mgr Enrico Dal Covolo, recteur de l’Université pontificale du Latran, à l’occasion de l’inauguration de l’Ecole de formation politique promue par le mouvement italien "Politique Ethique Responsabilité" (PER), lundi 14 janvier 2013, au Latran (pour le programme, cliquer sur ce lien: http://www.pul.it/wp-content/uploads/2012/11/SFP2013.pdf).

    Intervention de Mgr Enrico Dal Covolo

    […] La politique pourra se sauver de la situation de déclin dans laquelle elle est en train de verser, à la seule condition qu’elle récupère avec clairvoyance et profondeur de pensée son ancrage éthique. D’où l’occasion qui lui est fournie de se confronter avec l’objet formel du cycle de leçons qui commence aujourd’hui, précisément sur les fameux « principes non négociables ».

    Comme on le sait bien, cette expression a été introduite il y a dix ans (novembre 2002), par une intervention de source autorisée de la Congrégation pour la doctrine de la foi et intitulée « Note doctrinale sur certaines questions concernant l’engagement et le comportement des catholiques dans la vie politique ». Ces questions ont été ensuite illustrées à plusieurs reprises par le magistère du pape Benoît XVI et par d’autres prises de position des épiscopats au niveau national, entre autres en Italie.

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  • Italie : pour un soutien inconditionnel des catholiques à Monti ?

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    Riccardo Cascioli, dans la Nuova Bussola Quotidiana, formule des propos qui remettent en cause une approche un peu naïve de l'action menée par des politiciens réputés catholiques, notamment de Monti (notre traduction):

    A en juger par les derniers développements, on peut raisonnablement penser que la présence politique des catholiques en Italie est terminée. Non pas qu’il n'y ait pas d’hommes politiques réputés «catholiques» impliqués dans la politique ou qu’il ne s’y trouve des représentants de secteurs marqués par le catholicisme: en fait, il y en a peut-être trop ; et même n’y en a-t-il jamais eu autant auparavant. Le problème est qu’on ne comprend pas pourquoi il y en a, et ce que cette présence a d’original. 

    Il suffit de voir la façon dont l'amour pour Monti s’est déchaîné de la part de nombreuses mouvances et de personnalités du monde catholique, cela assorti de multiples pressions exercées par le Président de la Conférence épiscopale, le cardinal Angelo Bagnasco, pour descendre sur le terrain, ce qui me semble sans précédent. De la même façon, il est sans précédent également de constater cette anomalie que constitue un mouvement ecclésial - la Communauté de Sant'Egidio – se livrant à de l'activisme  politique (peut-être d’ailleurs un pasteur devrait-il tirer cette situation au clair).

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