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Doctrine Sociale - Page 30

  • Mgr Oscar Romero, une cause de béatification mouvementée

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    Romero.jpgLe 18 août, le pape François a affirmé qu’il n’y avait plus d’obstacle « idéologique » au processus de cause de béatification de Mgr Oscar Romero. L’archevêque de San Salvador (Salvador) a été assassiné en pleine messe en 1980. Pour mieux comprendre où en est le dossier, l’hebdomadaire « Famille Chrétienne » a interrogé le Père Alberto Royo Mejía, canoniste et spécialiste de la cause des saints, implanté dans le diocèse de Getafe (Espagne) :

    "Le pape François a rappelé le 18 août que la cause de béatification de Mgr Oscar Romero avait été jusqu’à présent « bloquée par prudence à la Congrégation pour la doctrine de la foi ». Quelles étaient les difficultés de ce dossier ?

    La première était de déterminer qui avait assassiné Mgr Romero. En effet, depuis 1980 jusqu’à très récemment, aucune enquête sérieuse n’avait été faite sur le sujet. On n’a appris le nom de l’assassin que trente et un ans après les faits !

    Ainsi, quand a été présentée la cause de béatification de Mgr Romero au Saint-Siège en 1994, il n’y avait toujours pas eu d’enquête sérieuse sur le sujet. C’était pourtant un point fondamental. Parce qu’il ne suffit pas à un martyr d’avoir été assassiné. Il faut aussi savoir pourquoi. On pouvait dire plus ou moins qui l’avait assassiné, mais sans certitude.

    Aujourd’hui on le sait : l’assassin était un militaire, membre de l’équipe de sécurité du président de la République de l’époque. On sait aussi qu’il a agi pour le compte d’un militaire plus gradé que lui, et combien il a été payé.

    En d’autres termes, il fallait déterminer  si Mgr Romero était réellement mort martyr ?

    En effet. Car pour une béatification par la voie du martyre, il faut trois éléments.

    Premièrement, la certitude historique des circonstances de la mort du candidat au martyre.

    Deuxièmement, savoir pourquoi il a été tué : est-ce au motif de sa foi, ou au motif de vertus qui découlent de la foi (comme par exemple, ici, la défense de la vérité et de la justice) ? Dans ce cas concret, on pourrait très bien supposer que Rome finisse par considérer les prises de position de Mgr Romero en faveur de la vérité et de la justice comme n’ayant rien à voir avec la foi. Ce n’est pas à exclure, et nous ne pouvons pas anticiper les décisions du Saint-Siège.

    Troisièmement, dans quelle attitude est mort le candidat au martyre : la violence ou l’offrande de soi ?

    Quels étaient les obstacles « idéologiques » dont parlait le pape François ?

    Il s’agit de la deuxième difficulté, qui relevait du contenu de ses sermons. En effet, comme pour chaque cause de béatification, les sermons ont été passés au crible de la Congrégation pour la doctrine de la foi durant de nombreuses années, et c’est là que la cause s’est un peu enlisée.

    La Congrégation devait en effet juger ces sermons en répondant à une question précise : contiennent-ils un élément contraire à la foi ? Ce point a obtenu une réponse depuis que la Congrégation pour la doctrine de la foi s’est prononcée : « Non, il n’y a rien de contraire à la foi ».

    Un jugement qui n’est toutefois pas suffisant pour établir si oui ou non ces sermons ont été prononcés par un martyr. En effet, s’ils ne contiennent rien de contraire à la foi, ils pourraient toutefois contenir des éléments à même de ternir cette qualité de martyr. Par exemple s’ils sont considérés comme trop politisés. Sur ce point, c’est désormais à la Congrégation pour la cause des saints de trancher.

    Le blocage de la cause vous semblait donc justifié ?

    L’Église a raison de prendre son temps. Mgr Romero défendait la justice, une vertu cardinale, cela ne fait pas de doute. Et il le faisait en tant que ministre de Dieu.

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  • Abbé Grosjean : "Les jeunes catholiques ne sont pas prisonniers de nos vieux clivages"

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    53017_abbe-pierre-herve-grosjean_440x260.jpgLe Père Pierre-Hervé Grosjean est à la tête d'Acteurs d'avenir, une association qui organise des sessions de formation sur l'engagement pour les jeunes étudiants. Il dit ici, avec franchise, sa compréhension de ces jeunes croyants qui s'engagent politiquement au nom de leur foi. Henrik Lindell l’a interrrogé pour le magazine « La Vie » (extraits) :

    Pour la cinquième année consécutive, vous réunissez à Fontainebleau 200 jeunes pour une session consacrée à l'engagement dans la société. Quel est leur profil ?

    Ils ont entre 20 et 25 ans. La plupart sont étudiants. Ils ont souvent déjà un engagement. Beaucoup sont des chefs scouts. Ils ont souvent fait de l’humanitaire et ils ont généralement participé à la mobilisation pour la famille. Ils sont conscients qu’ils ont beaucoup reçu par leurs études et qu'on leur demandera beaucoup. Ils veulent donc beaucoup donner. Ils feront leur métier d’une façon engagée et ils n'imaginent pas des réussites individualistes (…)

    Quels sont les enseignements dispensés à Acteurs d'avenir ?

    Le cœur d’Acteurs d’avenir, c’est le partage d’expériences entre décideurs d’aujourd’hui et décideurs de demain. Mais il y a aussi des interventions de théologiens, de philosophes et du cardinal Philippe Barbarin. Ils apportent un regard complémentaire sur un thème abordé par des décideurs. Les jeunes découvriront ainsi que les théologiens peuvent dire des choses intéressantes sur la crise financière, le bien commun, etc. On veut leur offrir une colonne vertébrale intellectuelle et spirituelle solide .

    Pourquoi, au fond, avez-vous créé Acteurs d’avenir, alors qu'il y avait déjà d'autres initiatives catholiques sur l'engagement politique ?

    En tant que prêtre, j’ai constaté que les jeunes pensaient souvent qu’il était difficile de concilier leur volonté de découvrir le monde dans leurs grandes écoles, leur envie d’entreprendre et de prendre des responsabilités et ce qu’ils pensaient comprendre de l’évangile ou ce qu’on leur disait à l’église. Comme s’il fallait choisir entre les deux. Donc soit ils devenaient schizophrènes, soit des chrétiens du dimanche. 
    Il fallait donc leur montrer que leur foi chrétienne n’est pas un boulet qui pourrait les brider, mais une chance qui leur donne un fondement.
    Deuxièmement, je voulais que l’Eglise sache repérer, accompagner et encourager ces jeunes généreux qui avaient beaucoup reçu. Si on veut demain des dirigeants qui aient un vrai souci de la dignité de la personne humaine et un vrai sens éthique, c’est dès maintenant qu’il faut les préparer.

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  • Meeting de Rimini : 800.000 personnes attendues

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    Italie: Ouverture à Rimini de la 35e édition du Meeting pour l’Amitié entre les Peuples

    800’000 personnes sont attendues de 70 pays du monde entier   

    Rimini, 24 août 2014 (Apic) 800’000 personnes en provenance de 70 pays du monde entier sont attendues du 24 au 30 août dans la station balnéaire de Rimini, sur le littoral adriatique, pour la 35e édition du «Meeting pour l’Amitié entre les Peuples». Ce grand raout, à l’initiative du mouvement ecclésial «Communion et Libération», transforme depuis 1980 le paradis italien du farniente en un eldorado mondial de la culture et des rencontres spirituelles, rappelle Radio Vatican.

    La grande manifestation, qui se tient au centre «Rimini Fiera», prévoit cette année plus de 100 rencontres et tables rondes, 12 expositions, 23 spectacles, 17 rendez-vous sportifs et 3’500 m2 d’un espace réservé aux enfants. Elle a pour leitmotiv «Vers les périphéries du monde et de l'existence. Le destin n’a pas laissé l’homme seul».

    Communiquer avec un langage compréhensible les valeurs du christianisme

    Le message envoyé au Meeting par le pape François et écrit en son nom par le cardinal Pietro Parolin, secrétaire d’Etat du Saint-Siège, relève qu’«un monde en transformation rapide demande aux chrétiens d’être disposés à chercher des formes ou des moyens de communiquer avec un langage compréhensible la permanente nouveauté du christianisme».

    Dans cette lettre, rendue publique le 23 août par le Saint-Siège, le souverain pontife invite chacun à «ne jamais perdre le contact avec la réalité » et à «tenir toujours le regard fixé sur l’essentiel».

    Le «Meeting pour l’Amitié entre les Peuples», auquel participent non seulement les milliers de membres du mouvement, mais une foule de personnes intéressées, est une véritable institution en Italie. Chaque année, des personnalités du monde politique, économique ou encore culturel de premier plan y participent. En 1982, le pape Jean Paul II lui-même s’y était rendu.

    Lire la suite sur le site d'APIC

     

  • Région des Grands Lacs Africains : la loi de la jungle pour les multinationales ?

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     Le cynisme de certaines entreprises transnationales a été particulièrement souligné par les médias et les ONG des droits humains. C’est notamment le cas actuellement dans la région des Grands Lacs, au cœur du continent africain. Lu sur le site de « La Vie » (extraits), sous la signature du Belge Bernard Ugeux , Père blanc d’Afrique en poste à Bukavu :

    « En Afrique, une entreprise française est actuellement dénoncée, il s’agit de la multinationale française de l’industrie du pétrole Parenco. Elle a été poursuivie entre autres pour utilisation abusive du personnel journalier par ses sous-traitants (…) en République Démocratique du Congo. L’entreprise a répondu qu’elle « n’engage[ait] pas directement cette catégorie de personnel ». Ces entreprises estiment qu’elles ne sont pas responsables de ce que font leurs sous-traitants. Pourtant, en 2011, le Conseil des droits humains des Nations Unies a adopté à l’unanimité des Principes directeurs relatifs aux entreprises et aux droits de l’homme. Ceux-ci exigent de ces sociétés qu’elles mettent en œuvre des procédures de « diligence raisonnable » (ce qui veut dire un devoir de vigilance). Elles doivent donc mettre en place des mesures pour anticiper et empêcher les dommages liés à l’activité de l’entreprise. Il peut s’agir de dommages humains, environnementaux (écologie, faune et flore), sociaux, etc.(…).

     Pourquoi ces textes internationaux ne sont-ils toujours pas transposés dans la loi française ? Il appert que des entreprises patronales font tout pour retarder cette inscription en droit français, affirmant que les entreprises ont leur propre code éthique. Mais celui-ci n’est pas contraignant ! Certes, certaines entreprises ont pris conscience de l’importance des droits universels et se sont engagées dans des démarches volontaristes. Mais ce n’est pas suffisant comme on le constate aujourd’hui dans l’Est de l’Afrique.

    Il existe une inquiétude grandissante dans la région des grands lacs qui se situent le long du rift Albertine qui borde l’Ouganda, la RDC, la Tanzanie, le Rwanda et le Burundi. En effet, une étude approfondie du Pole Institute de Goma (RDC) montre que ces lacs sont menacés par l’exploration pétrolière et gazière par des multinationales des hydrocarbures. Or, ces lacs sont des réservoirs irremplaçables pour la biodiversité. Il s’agit du lac Edouard, du lac Albert, du lac Kivu et du lac Tanganyika et de leurs bassins.

    10935.jpgUn exemple : le lac Tanganyika (photo) est le plus long du monde (677 km), le deuxième le plus profond au monde après le lac Baikal, le plus poissonneux. « Il a une profondeur moyenne d’environ 570 m, et atteint dans la partie la plus profonde 1471 m. Il recèle 17 % des réserves d’eau douce du monde. (…) Il représente l’écosystème d’eau douce le plus riche au monde, ayant environ 2156 espèces, dont 27% sont endémiques, c’est-à-dire jamais observées nulle part ailleurs. (…) Son intérêt pour la biodiversité mondiale est quasi unique. L’autre importance du lac est liée à ses ressources et à l’intérêt qu’il représente pour les communautés locales comme source d’approvisionnement en poissons, avec environ 160.000 tonnes de prise annuelle de poissons pour tous les quatre pays, une source d’eau potable et un moyen de transport » .

    Or, un peu partout dans ces lacs, on a découvert des traces importantes d’hydrocarbure et la prospection se passe dans des conditions souvent opaques, tant en ce qui concerne l’attribution des blocs d’exploitation que des conditions de la prospection.

    Les ONG de protection de la nature (dont WWF) et des droits de l’homme (dont Human Right Watch) dénoncent le fait que des sociétés pétrolières détournent les lois nationales pour intervenir de façon occulte dans des régions protégées.

    C’est le cas du Parc des Virunga (photo), au Nord de Goma (RDC) qui est un des plusSnapshot_13.jpg beaux parcs nationaux du Congo proche du lac Kivu. Or, ces derniers temps, son directeur, Emmanuel de Mérode, a été victime d’un attentat qui a failli lui coûter la vie. En effet, il s’est opposé à des groupes qui prospectent clandestinement dans le parc. Le plus sérieusement soupçonné est la société britannique Soco international qui chercherait à développer malgré la loi des projets d’exploration pétrolière dans des zones protégées. Depuis l’attaque, mi-avril, contre le directeur du parc, les menaces contre plusieurs associations, et notamment le Fonds mondial pour la nature, se sont multipliées. « Depuis (…) nous enregistrons des menaces contre nos travailleurs [un Congolais et un Américain, ndlr]. Deux ont été la cible d’appels téléphoniques, des SMS leur ont été envoyés, qui menacent leurs vies directement », rapporte Raymond Lumbuenamo, directeur du fonds mondial pour la nature basé à Kinshasa. Par ailleurs, « certains membres de la société civile nous disent avoir été menacés de la même manière », explique-t-il. Le message a été très clair : « Nous ne l’avons pas eu, mais vous, on ne vous ratera pas. » « Nous allons continuer » (source : Radio Okapi dépendant de l’ONU). Pour le moment, il n’y a pas de preuve, mais faut-il se contenter de constater des « coïncidences troublantes ».

    Ce qui semble clair pour les habitants des rives des grands lacs, c’est que certaines sociétés seraient prêtes à recourir à des groupes privés de « sécurité » pour protéger leurs pratiques clandestines. S’il y a bavure, ce sera évidemment de la faute des filiales. L’irresponsabilité finit par tuer, c’est ce qui préoccupe le plus les populations riveraines qui risquent de se voir progressivement privées de leurs espaces de culture, de chasse et de pêche, sans oublier la grave pollution des écosystèmes (…).

     Ref. Nous ne sommes pas responsables, ce sont nos filiales !

    JPSC

  • Travailler le dimanche, est-ce une vraie liberté ?

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    François : pas de travail le dimanche !

    (Radio Vatican) Un pacte pour le travail : c’est le souhait exprimé par le Pape François lors de son premier rendez-vous à Campobasso, chef-lieu de la région du Molise, dans le centre-sud de l’Italie. Lors d’une rencontre avec le monde du travail au sein de l’université régionale, il s’est adressé aux travailleurs et aux entrepreneurs de cette région pour leur exprimer sa proximité par rapport « au drame du chômage ». « Tant de postes de travail pourraient être récupérés grâce à une stratégie mise en place avec les autorités nationales qui sache cueillir les opportunités offertes par les normes nationales et européennes. » Et d’encourager son public à aller de l’avant. 

    « C’est un des plus grands défis de notre époque : se convertir à un développement qui sache respecter la création ». Le Pape François a ainsi résumé l’importance qu’il y avait à promouvoir la formation des jeunes afin de « répondre aux nouvelles questions complexes que la crise économique actuelle pose, sur le plan local, national et international ». 

    Autre défi du monde du travail : « concilier le temps de travail avec le temps passé avec la famille ». « C’est un point qui permet de discerner, d’évaluer la qualité humaine du système économique dans lequel nous nous trouvons » a-t-il ajouté. 

    Le Pape en profite pour revenir sur le thème du travail dominical, « qui n’intéresse pas seulement les croyants mais qui intéressent tout le monde comme choix éthique ». « Le dimanche sans travail affirme que l’économie n’a pas la priorité sur l’humain, sur la gratuité et sur les relations non commerciales, sur les relations familiales et amicales, et, pour les croyants, sur la relation avec Dieu et avec la communauté ». Et de poser cette question : « travailler le dimanche est-ce une vraie liberté ? ». 

  • Comment remettre l’homme au cœur de l’entreprise ?

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    Lu sur le site de l’hebdomadaire  « Famille chrétienne » :

    « Comment remettre l’homme au coeur de l’entreprise ? Le profit et la rentabilité sont-ils un frein à l’épanouissement de la personne humaine ? L’abbé Pascal-André Dumont, économe général de la Communauté Saint-Martin et intervenant à l’université d’été Ecophilos, y répond avec la sagesse héritée de la Tradition chrétienne et l’enseignement tiré d’une expérience financière unique : la création d’un fonds commun de placement éthique, basé sur la doctrine sociale de l’Église, dont les bénéfices sont destinés à subvenir aux besoins de la Communauté.

    Organisée en partenariat avec l’institut Philanthropos et le magazine Famille Chrétienne, l’université d’été de la Fondation Ecophilos offre une opportunité unique de s’arrêter pour réfléchir à des questions essentielles touchant la vie en entreprise.

    La 7e édition se tiendra du 4 au 6 juillet 2014 en Suisse, à Fribourg, autour du thème : « La personne humaine au cœur de l’entreprise »

    Les inscriptions peuvent se faire sur le site de l’évènement, et coûtent entre 50 et 125 €. »

    Réf. 3 minutes en vérité avec l’abbé Pascal-André Dumont : « Pas de contradiction entre les valeurs chrétiennes et l’intérêt économique de l’entreprise »

    Une initiative dans la ligne des cycles de conférences organisées à l’Université de Liège par le Groupe éthique sociale et l’Union des étudiants catholiques. Voir le sitehttp://www.ethiquesociale.org/

  • Le pape plaide pour une finance responsable

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    Nouveau plaidoyer du Pape pour une finance responsable

    De Radio Vatican : Le Pape a reçu ce lundi les participants au congrès « investir pour les pauvres » qui s’est ouvert ce lundi à Rome. Une rencontre qui est organisée par le Conseil Pontifical Justice et Paix, le Catholic Relief Services et le Mendoza College of Business de l’Université Notre Dame aux Etats-Unis. L’objectif de ces deux jours de rencontre est d’exposer les exemples d’investissements responsables et de voir comment ils s’articulent avec la mission de l’Eglise. En recevant les participants, François a de nouveau plaidé pour que l'homme soit eu centre de l'économie et que la finance soit débarassée de ses excès.

    « Votre congrès offre une contribution importante à la recherche d’une meilleure équité sociale » a dit le Pape en saluant les participants. La solidarité avec les pauvres et les exclus vous a poussé à réfléchir sur une forme émergeante d’investissement responsable, l’Impact Investing a-t-il souligné. L’investisseur responsable est conscient de l’existence de graves situations d’inégalité, de profondes disparités sociales et de douloureuses conditions qui désavantagent des populations entières a expliqué le Pape.

    Promouvoir des investissements vertueux

    Cet investisseur s’en remet à des instituts financiers qui utilisent les ressources pour promouvoir le développement économique et social des populations pauvres, notamment les fonds d’investissement qui assurent leurs besoins essentiels liés à l’agriculture, l’accès à l’eau, à la possibilité d’avoir accès à des logements dignes à des prix accessibles, ainsi que des services primaires pour la santé et l’éducation.

    Derrière ces investissements qui produisent un impact positif pour les populations locales, il y a une logique qui reconnaît les liens originaux entre profit et solidarité, et l’existence d’un cercle vertueux entre le gain et le don a poursuivi François, et le devoir des chrétiens est de redécouvrir, vivre et annoncer à tous cette unité précieuse et originale entre le profit et la solidarité.

    Le Pape a ainsi rappelé qu’il était important que l’éthique retrouve sa place dans la finance et que les marchés se mettent aux service des intérêts des peuples et du Bien commun de l’humanité. Nous ne pouvons tolérer plus longtemps que les marchés financiers gouvernent le sort des peuples plutôt que de servir leurs besoins, ou qu’une minorité prospère en ayant cours à la spéculation financière pendant qu’une majorité en subissent lourdement les conséquences s’est une nouvelle fois indigné le Saint-Père.

    Plaidoyer pour une finance au service de l'homme

    Le Pape ne condamne pas la finance en elle-même mais rappelle que la rapidité des transformations technologiques au service de cette finance ne trouve son sens que dans la mesure où elle sert le Bien commun. Et François de condamner avec force les spéculations en particulier sur les prix alimentaires, « un scandale qui à de graves conséquences sur l’accès des pauvres à la nourriture. »

    Il est urgent que les gouvernants du monde entier s’engagent à développer un cadre international afin de promouvoir le marché de l’investissement à fort impact social a ainsi plaidé le Pape, de façon à contrarier l’économie de l’exclusion et du rejet.

    Je voudrais demander avec vous au Seigneur, a-t-il conclu, qu’Il nous aide à ne jamais oublier la fugacité des biens terrestres, et à nous engager pour le bien commun, avec amour pour les plus pauvres et les plus faibles.

  • Liège, 17 juin : "On dirige des hommes, pas des entreprises" avec Jean Stephenne

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    Liège - MARdi 17 juin

    "ON DIRIGE DES HOMMES, PAS DES ENTREPRISES"

    Le baron Jean Stephenne est un entrepreneur emblématique à qui l’on doit l’impressionnante croissance de GSK Biologicals en Wallonie, ancien président de l’Union Wallonne des Entreprises. Actuellement, il est président de la Fondation Louvain pour le financement de la recherche, la formation, mobilité internationale, la culture de l’UCL.

    Remettre au centre des activités productives l’homme en tant que personne en favorisant son épanouissement dans un milieu amical de collaboration est aussi la clé de réussite d’une entreprise. C’est ce que le pape François demande explicitement dans son Exhortation apostolique : La crise financière que nous traversons nous fait oublier qu’elle a à son origine une crise anthropologique profonde : la négation du primat de l’être humain !

    PAR JEAN STEPHENNE
    Président de la fondation Louvain, ancien CEO de GlaxoSmithKline et ancien président de l’Union Wallonne des Entreprises.
      PROGRAMME
    Apéritif à 18h00
    Exposé suivi du lunch-débat de 18h15 à 20h30

    Le débat sera modéré par Jacques Zeegers, ancien secrétaire général de l’Association Belge des Banques (ABB) et chargé de cours honoraire à l’Ichec.

    La rencontre se tient a la salle des professeurs dans le bâtiment du Rectorat de l’Université de Liège, place du XX août, 7, 1er étage (accès par la grande entrée : parcours fléché).

    Participation aux frais : 10 € (à régler sur place); 2 € pour les étudiants
    Inscription nécessaire trois jours ouvrables à l’avance (12 juin) :
    soit par téléphone : 04 344 10 89
    soit par email : info@ethiquesociale.org
    soit ci-dessous sur notre nouveau site internet :

     

    New website - Ethique sociale

    Plus que cinq jours pour s’inscrire à cette rencontre organisée par l’Union des Etudiants Catholiques avec l’un meilleurs capitaines d’entreprise belges : le baron Jean Stephenne (photo). Le titre sa conférence : « On dirige des hommes, pas des entreprises »  donne le ton de sa pensée.  Jean Stephenne est né dans une famille d’agriculteurs à Furfooz, près de Dinant.  Cliquez ici pour découvrir son parcours exceptionnel :

     http://connaitrelawallonie.wallonie.be/fr/wallons-marquants/merite/stephenne-jean#.U5Fh0nJ_tA0

  • Pour une politique respectueuse d’une transcendance

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    foto-lc3a9onard (1).jpgDe Monseigneur André-Joseph Léonard, archevêque de Malines-Bruxelles, Primat de Belgique :

    « Comme beaucoup d’autres citoyens, je suis navré des nombreux abus commis actuellement en matière de démocratie parlementaire. Je pense à tous ceux qui atteignent le sens du couple et de la famille et le respect dû à la dignité de la personne humaine à tous les stades de son développement. Mais je pense aussi à l’enlisement affligeant d’une politique européenne, prolixe en règlements de toute sorte (parfois utiles, certes), mais manquant d’âme , de souffle et d’idéal. Comment les citoyens se passionneraient-ils  pour une politique européenne si bureaucratique, si mercantile ? Plus est en nous ! N’oublions jamais que la politique, au sens fort, est l’œuvre suprême de la raison et donc lieu majeur d’espérance(….)

    Comment promouvoir une vie politique de qualité ? Les chrétiens doivent y apporter leur contribution, en fonction de leurs convictions propres, ce qui mérite d’ailleurs le respect de tous. Car ce serait une grave erreur de vouloir exclure ces convictions de la vie publique, comme si, dans une société séculière, seuls les agnostiques et les athées avaient droit à la parole. Chacun, même dans une enceinte parlementaire, a le droit de faire valoir  ses convictions pourvu qu’elles soient argumentées et ouvertes au débat, selon les exigences mêmes de la raison.

    Mais comment cela est-il possible si, quelles que soient leurs options philosophiques (laïques, franc-maçonnes, agnostiques, athées, islamiques ou chrétiennes), tous ne reconnaissent pas ensemble qu’il y a un ordre idéal du juste qui transcende l’ordre politique ? Ces mots peuvent effrayer certains et réveiller la crainte d’une immixtion de la religion en politique. Mais qu’a signifié, en 1948, la Déclaration universelle des droits de l’homme sinon que l’humanité reconnaissait l’existence de droits qui ne dépendent pas du pouvoir politique, mais sont liés à l’humanité même de l’homme ? Bref, un ordre politique correct dépend de l’engagement de tous, quelles que soient leurs convictions, pour l’existence d’une loi naturelle précédant métaphysiquement toute loi positive. Sinon, sans le sens d’une transcendance, le danger nous guette d’une démocratie arrogante, estimant qu’un vote suffit à fonder le droit."

    In Mgr André-Joseph Léonard, Agir en chrétien dans sa vie et dans le monde,éd. Fidélité, Namur 2011, pp. 65 et sq.

    Petit rappel à la veille d’u n triple scrutin, régional, national et européen. JPSC

  • BXL, 15 mai : Journée Europe à l'Institut Sophia

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    Journée Europe !

    A la veille des élections européennes, l’Institut Sophia organise le jeudi 15 mai 2014 de 10 à 16 heures une journée particulière...

    Vous y êtes invités !

    Deux orateurs de choix : 

     - 10h : Exposé par le Père Edouard Herr s.j., Prof. à l'Institut d'Etudes Théologiques (IET) :

    « Vision chrétienne de la construction européenne »

     14h : Exposé par Monsieur Ricardo RIBERA d'ALCALA, Directeur-général des politiques internes de l'Union Européenne :

     "Le Projet européen aujourd'hui : une perspective du Parlement Européen".

    Cette journée est ouverte à tous ! 

    PAF : 5 euros - Lunch (pique-nique sorti du sac)

    Rendez-vous : au siège de la COMECE (Commission des Episcopats de la Communauté Européenne), 19, Square de Meeûs | B-1050 Bruxelles

    Inscriptions souhaitées : institutsophia@yahoo.fr

  • Et Dieu, dans tout cela ?

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    De Céline Bouckaert dans le « Le Vif/L’Express »  de ce 30 avril :

    "Le repos dominical date du siècle passé" a déclaré le bourgmestre d’Anvers Bart De Wever à une centaine de manifestants venus exprimer leur mécontentement suite à la suppression du repos dominical :

    Bart De Wever © Belga

    La ville d’Anvers a reçu l’autorisation ministérielle de faire reconnaître le centre historique comme zone touristique. Grâce à cette reconnaissance, les commerces de cette zone pourront ouvrir leurs portes tous les jours de la semaine, y compris le dimanche. Selon les partisans de la mesure, les indépendants verront leurs bénéfices augmenter et les touristes auront l’occasion de faire du shopping le dimanche.

    Une grande partie du personnel des commerces anversois s’oppose à la suppression du repos dominical. Ils n’ont aucune envie de sacrifier un jour de week-end traditionnellement consacré à la famille et aux amis.

    Interrogé par le quotidien De Morgen, le sociologue Ignace Glorieux souligne également l’importance du repos dominical. "C’est une pause obligatoire dans la semaine. Les magasins sont fermés, la circulation diminue fortement et tout semble se ralentir. (…) Paradoxalement, les limitations imposées par le dimanche nous procurent davantage de liberté. Sans repos dominical, nous serions encore plus stressés". 

    Réf. Bart De Wever : "Le repos dominical date du siècle passé". Et l’historien Bart De Wever du précédent ? JPSC

  • Un "festival Jean-Paul II" sur Liberté Politique

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    Messe de canonisation de Jean-Paul II et Jean XXIII

    Messe de canonisation de Jean-Paul II et Jean XXIII

     

    par Denis Lensel le 18 avril 2014 dans Vie de l'Église
    Saint Jean-Paul II, pape libérateur  

    Saint Jean-Paul II, pape libérateur

    Le bienheureux Jean Paul II a été canonisé le 27 avril, dimanche de la Divine Miséricorde. Qui était ce robuste cardinal polonais qui bouscula les canons de l’ostpolitik ? Retour sur l’action du saint dans une Europe orientale toujours en proie aux troubles…

      Suite
    Le pape qui disait « je »  

    Le pape qui disait « je »

    25 avril 2014

    Rédigé par Paul Airiau
    dans Eglise et spiritualité

      Suite

     

    Démocratie et totalitarisme selon Jean Paul II  

    Démocratie et totalitarisme selon Jean Paul II

    25 avril 2014

    Rédigé par Guillaume de Thieulloy
    dans Église

      Suite

     

    L’écologie humaine et le contresens écologiste  

    L’écologie humaine et le contresens écologiste

    25 avril 2014

    Rédigé par Laurent Larcher
    dans Église

      Suite

     

    Le pape de la « matière »  

    Le pape de la « matière »

    25 avril 2014

    Rédigé par Thibaud Collin
    dans Eglise et spiritualité

      Suite

     

    Saint Jean Paul II, prophète du mariage et de la sexualité  

    Saint Jean Paul II, prophète du mariage et de la sexualité

    23 avril 2014

    Rédigé par Alex et Maud Lauriot-Prévost
    dans Eglise et spiritualité

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    "Stanislas." Le dernier poème de Karol Wojtyla

    25 avril 2014

    Rédigé par Karol Wojtyla
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