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liturgie - Page 2

  • L’office des ténèbres du Samedi saint : voyage au bout de la nuit

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    Publié le 06 Avr 2023 Sur le site web du bimensuel « L’Homme Nouveau » :

    « Si les trois cérémonies majeures du Triduum sacré – Messe vespérale du Jeudi Saint, Office de la Croix le Vendredi Saint et Vigile Pascale – sont familières à nombre de fidèles, les offices des Ténèbres sont plus méconnus. Est-ce dû à l’horaire auquel ils sont chantés, peu familial, ou à l’absence d’action liturgique qui les rend peu perméables au néophyte ?  Coup de projecteur sur un office éminemment singulier.

    Communauté Saint-Martin, Office des Ténèbres du Samedi-Saint

    Héritage très ancien des temps où les Matines étaient chantées au cœur de la nuit, ce qui se pratique encore en certains monastères, les Ténèbres rassemblent les deux offices de Matines et Laudes pour chacun des trois jours saints. Cet office nous plonge dans la contemplation de l’abaissement inouï du Fils de Dieu, « qui se fit pour nous obéissant jusqu’à la mort » (Ph 2, 8).

    Alors que d’ordinaire l’office des Laudes s’achève au lever du soleil, symbole triomphant de la gloire de Dieu chantée par l’Église, le principe même des Ténèbres consiste à terminer l’office dans une obscurité profonde. Les rideaux d’un vaste drame en trois actes s’ouvrent sous les yeux de notre âme : les funérailles du Fils de Dieu.

    « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’avez-vous abandonné ? » : laisser la liturgie nous plonger dans l’obscurité

    Afin de baigner les cœurs dans la compassion aux souffrances du Sauveur, la liturgie se dépouille entièrement de ce qui pouvait rappeler la joie du Ciel ou même la Gloire de Dieu. Les traditionnelles formules telles que « Domine, labia mea aperies / Seigneur ouvrez mes lèvres », « Deus in adjutorium meum intende / Dieu venez à mon aide », « Tu autem Domine, miserere nobis / Vous aussi Seigneur ayez pitié de nous », et même le Gloria Patri ont disparu. Les hymnes de même.

    Ne restent que les psaumes encadrés de sobres antiennes, les leçons des nocturnes et les répons qui donnent à eux seuls l’atmosphère spirituelle de ces Offices. Ils ne conservent plus que ce qui leur est essentiel dans la forme, et ils ont perdu toutes ces aspirations vives que les siècles y avaient ajoutées.

    Au maître autel, les six cierges sont de cire jaune, comme les quinze cierges du chandelier mystérieux qui trône dans le chœur. C’est l’extinction progressive de ce chandelier qui marque la seule action liturgique de ces offices. Ces flammes soufflées au rythme des psaumes qui s’achèvent nous représentent ce mystère de la Gloire de Dieu qui peu à peu abandonne Notre-Seigneur…

    Un seul, celui qui est placé à l’extrémité supérieure du chandelier à quinze branches, reste allumé. Pendant le Cantique du Benedictus, en conclusion de l’office de Laudes, les six cierges qui brûlaient sur l’autel sont pareillement éteints. Alors le cierge restant, solitaire, est posé quelques instants sur l’autel, luttant seul contre les ombres qui remplissent l’église : le Christ, abandonné de tous, est cloué à la Croix, mourant pour les hommes, alors que les ténèbres s’amoncellent dans le ciel. Puis le cierge est caché, figure de la sépulture du Christ.

    Alors les clercs présents au chœur, ainsi que les fidèles à genoux dans les travées de la nef, sont invités « taper sur leur banc ». Ce bruit, volontairement confus, se fait entendre tandis que le dernier flambeau a plongé dans l’obscurité. Ce tumulte joint aux ténèbres, explique dom Guéranger, exprime les convulsions de la nature, au moment de la mort du Rédempteur. Mais tout à coup le cierge reparaît ; le bruit cesse. Pourquoi donc ? Car le Rédempteur a triomphé de la mort.

    Les trois jours, ce sont exactement les mêmes cérémonies qui se répètent ; le seul changement est à l’autel : mercredi soir, les nappes sont encore présentes : Jésus n’est pas encore aux mains de ses bourreaux, nous assistons à son agonie au Mont des Oliviers (comme le chante le premier répons) ; jeudi soir, l’autel a été dépouillé : Jésus est entré pleinement dans sa passion, et nous assistons aux profondeurs de ses souffrances ; vendredi soir, la croix est dévoilée, montrant à tous le corps sans vie du Rédempteur : les Ténèbres sont alors le chant de deuil de l’Église qui pleure son Epoux.

    Jérémie, prophète de la déréliction

    La structure des Ténèbres est parfaitement symétrique sur les trois jours. Aux premiers nocturnes, les lamentations du prophète Jérémie, témoin impuissant du malheur et de la ruine de Jérusalem infidèle, font retentir chaque soir leurs accents déchirants sur une mélodie que l’on ne retrouve en aucune autre circonstance, culminant avec la déchirante Oraison de Jérémie du Samedi Saint ; à chaque fois, revient ce lancinant appel à la conversion, seule moyen de sauver la Cité Sainte, qui s’adresse à chacun de nos cœurs : « Jérusalem, Jérusalem, convertis-toi au Seigneur ton Dieu. »

    Les répons, reconstitution de la Passion

    Les répons séparant les leçons sont les seules pièces grégoriennes véritablement développées de ces offices. Ils fondent, par les textes qui les composent, la progression des trois jours en reconstituant les trois étapes du drame de la Passion : trahison, crucifixion, sépulture. Les âmes n’ont qu’à se laisser porter par les différents sentiments que provoquent en elles ces mélodies tour à tour plaintives, graves, tristes ou violentes.

    Le Jeudi Saint met en scène la trahison : nous assistons d’abord à l’agonie du Christ, nous invitant à regretter nos fautes qui font de lui l’Homme de douleur prophétisé par Isaïe. Puis advient la trahison de Judas : nous sommes alors confrontés à nos propres trahisons.

    Les trois derniers répons représentent les douloureux reproches de Jésus : d’abord à tous ceux qui fomentent des complots contre Lui, figures des âmes tièdes qui ne se détournent pas assez du péché ; ensuite aux apôtres (et à nous à travers eux) qui n’ont pas pu veiller une heure avec Lui, malgré l’infinie abondance des grâces reçues ; enfin aux anciens du Peuple, tous ces hommes à l’âme flétrie, qui se sont détournés, de cet esprit d’enfance sans lequel nul n’entrera au Royaume des cieux…

    Le Vendredi Saint nous fait assister à la Crucifixion : commençant par nous dévoiler les sentiments d’abandon et de trahison qui remplissent l’âme de Jésus, ils nous montrent le voile du Temple qui se déchire en même temps que Jésus promet le Paradis au bon larron.

    Au deuxième nocturne, c’est le cœur de la détresse du Christ qui est illustré, avec les ténèbres qui couvrent la terre lorsqu’Il s’écrie vers son Père : « Pourquoi m’avez-Vous abandonné ? », rejoignant ainsi toutes les âmes qui font l’expérience de la nuit spirituelle, cet état où l’on se sent abandonné de Dieu. Le dernier nocturne n’est qu’une longue suite de plaintes exprimant toute la douleur de l’Homme-Dieu : douleur physique bien sûr, mais surtout douleur de nous voir si infidèles à l’amour qu’Il nous porte…

    Le Samedi Saint est en quelque sorte une veillée funèbre autour du Tombeau du Christ. Les répons du premier nocturne se contentent de rappeler les évènements de la veille, suscitant dans les âmes le deuil et l’angoisse bien sûr, mais également une grande tendresse envers Jésus : c’est toute la fécondité surnaturelle de la componction, par laquelle le pécheur revient au Père, sauvé par les mérites que lui a acquis la mort du Fils. Les répons des deux derniers nocturnes invitent l’âme à contempler les effets de la Passion. On entre plus profondément dans le mystère de la Rédemption, source de grande paix.

    Obéissant jusqu’à la mort…

    À la fin de l’Office, du chœur plongé dans l’obscurité la plus complète monte une dernière mélodie qui chaque jour se prolonge un peu : « Le Christ s’est fait pour nous obéissant jusqu’à la mort / la mort de la Croix / et c’est pourquoi Dieu l’a exalté en lui donnant un Nom au-dessus de tout nom. » Très grave Jeudi et Vendredi, le verset du Samedi, dernier chant de ces Offices, revêt une grande légèreté, comme une clarté céleste : à l’image d’une Église voulant sécher les larmes de ses enfants en leur donnant enfin l’explications de toutes ces souffrances endurées par son Époux.

    En définitive, c’est en se laissant porter par les impressions conjuguées de l’obscurité grandissante et de la profondeur des chants que nous pourrons réellement entrer dans l’esprit de ces Ténèbres. Ils nous porteront par une longue méditation de la Passion aux portes du Sépulcre, où nous pourrons attendre avec toute l’Eglise la lumière de la Résurrection. »

    Chanoine Baudouin Chaptal +

  • Le grand silence du Samedi Saint

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    Profanations : le Saint-Sacrement retiré des tabernacles -  Riposte-catholique

    De Vatican News (archive) :

    Samedi Saint: le mystère du silence de Dieu

    Pas de messe en ce samedi, pas d’ornements ni de fleurs sur les autels; le tabernacle, vidé de la présence réelle, est ouvert. L’Église est entrée dans le «grand silence» qui précède l’exultation de Pâques. Ce «terrible mystère» d’un Dieu qui se tait interpelle plus que jamais les croyants.

    Entretien réalisé par Manuella Affejee - Cité du Vatican

    «Un grand silence règne aujourd’hui sur la terre, un grand silence et une grande solitude; un grand silence parce que le Roi dort. La terre a tremblé puis s’est calmée parce que Dieu s’est endormi dans la chair, et il a réveillé ceux qui dormaient depuis des siècles». Cette homélie du IVe siècle attribuée à Saint Épiphane de Salamine explore admirablement le mystère du Samedi Saint, ce moment où le Christ repose sans vie dans son tombeau, où l’espérance semble avoir déserté la terre, «où la foi semble être définitivement démasquée comme une illusion» (Benoît XVI).

    Durant cette période relativement brève, ce «temps au-delà du temps», le Christ «descend aux Enfers»; c’est-à-dire qu’Il plonge dans la solitude la plus extrême et la plus absolue de l’homme, la mort, pour la partager, l’illuminer et l’en délivrer. «Voici précisément ce qui est arrivé le jour du Samedi Saint, dans le royaume de la mort, la voix de Dieu a retenti», assurait Benoît XVI dans une longue et éclairante méditation partagée lors de l’ostension solennelle du Saint-Suaire de Turin (2010). «L’humanité est devenue particulièrement sensible au mystère du Samedi Saint. Dieu caché fait partie de la spiritualité de l’homme contemporain (…) comme un vide dans le cœur qui s’élargit toujours plus», reconnaissait-il encore, dans une référence tacite au silence de Dieu ressenti avec douleur, et parfois révolte, à certains moments de l’Histoire ou de nos vies personnelles.

  • Le sang précieux du Verbe a recréé le monde

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    Du Livre d'heures du Sinaï (9e siècle) sur Evangile au Quotidien
    (Canon en l’honneur de la croix et de la Résurrection, SC 486 (Sinaiticus graecus 864; trad. Sr Maxime Ajjoub, éd. du Cerf, 2004, p. 387-389)

    Le sang précieux du Verbe a recréé le monde

    Cette mort dont le genre humain fut frappé pour avoir mangé du fruit de l’arbre, aujourd’hui, par la croix, a été réduite à l’impuissance : en effet, la malédiction que toute notre race avait héritée de notre aïeule a été effacée grâce au Rejeton de la très pure Mère de Dieu, de celle que toutes les Puissances des cieux magnifient.

    C’est par ton essence humaine que tu souffrais, à la façon d’un homme, ta Passion, non en ta nature divine, Seigneur, car, impossible par ta divinité, c’est dans la chair assumée que tu as supporté toutes tes souffrances : aussi en l’une et l’autre essence, Seigneur, nous te magnifions.

    Dans un dessein de miséricorde le Maître, pour moi, s’anéantit et endure les souffrances de la chair, comblant mon néant ; par sa divinité il fait, de sa Passion, jaillir pour moi l’impassibilité et il couronne d’honneur mon déshonneur, lui que toutes les Puissances des cieux magnifient.

    Par ta divine condescendance, Seigneur, l’Hadès a été réduit en captivité et les morts ont bondi hors des tombes ; car c’est toi qui est maintenant la Vie véritable, celle qui met fin au règne de la Mort et à la puissance de l’Hadès, toi que toutes les Puissances des cieux magnifient.

    Même si tu as été déposé dans le tombeau comme un corps inanimé, en vertu de ta divinité, Maître, jusque parmi les morts tu t’es montré libre et, avec toi, de la corruption de l’Hadès tu as fait ressusciter le premier homme et toute sa race, grâce à ton adorable résurrection : c’est pourquoi avec les anges, toi l’Unique, le Sauveur, nous te magnifions. (…)

    Toi qui as enfanté, Toute Sainte, le Verbe éternel devenu homme d’une façon extraordinaire en ton sein, celui qui par son sang précieux a recréé le monde et qui l’illumine lorsque la croix est exaltée, maintenant toutes les puissances des cieux te magnifient.

  • Vendredi Saint : les impropères

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    1 – O mon peuple que t’ai-je fait ?
    En quoi t’ai-je contristé ?
    Réponds-moi !

    2 – T’ai-je fait sortir du pays d’Egypte,
    T’ai-je fait entrer en Terre Promise,
    Pour qu’à ton Sauveur,
    Tu fasses une Croix ?

    3 – T’ai-je guidé quarante ans dans le désert
    Et nourri de la manne,
    Pour qu’à ton Sauveur,
    Tu fasses une Croix ?

    4 – Moi, je t’ai planté, ma plus belle vigne,
    Et tu n’as eu pour Moi que ton amertume
    Et du vinaigre pour ma soif !

    5 – Moi, j’ai pour toi frappé l’Egypte,
    J’ai englouti dans la mer Pharaon et son armée !
    Toi tu M’as livré aux grands-prêtres et les soldats M’ont flagellé !

    6 – J’ai ouvert devant toi les eaux de la mer ;
    Toi, de ta lance, tu M’as ouvert le cœur !
    Je t’ai arraché à l’abîme des eaux
    Et tu M’as plongé dans l’abîme de la mort !

    7 – Moi, aux eaux vives du Rocher, je t’ai fait boire le salut ;
    Toi, tu Me fis boire le fiel, et tu M’abreuvas de vinaigre!

    8 – Devant toi, j’ai fait resplendir ma Gloire,
    Dans le buisson ardent et la colonne de nuée ;
    Et tu M’as tourné en dérision et vêtu d’un manteau de pourpre !

    9 – Pour toi, j’ai frappé l’Egypte et sa puissance,
    J’ai fait de toi mon peuple, un peuple de rois ;
    Et tu M’as couronné la tête d’une couronne d’épines !

    10 – Moi, Je t’ai exalté par ma toute  puissance ;
    Toi, tu M’as pendu au gibet de la Croix !
    Je t’ai choisi parmi toutes les nations ;
    Toi, tu M’as rejeté hors des murs de Jérusalem !

  • Chants grégoriens pour le Vendredi Saint

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    Graduale Graduel
    Phil. 2, 8-9 Phil. 2, 8-9
    ℟. Christus factus est pro nobis obédiens usque ad mortem, mortem autem crucis. ℣. Propter quod et Deus exaltávit illum: et dedit illi nomen, quod est super omne nomen.

    ℟. Le Christ S'est fait pour nous obéissant jusqu'à la mort, et la mort de la croix. . C'est pourquoi Dieu L'a élevé, et Lui a donné le nom qui est au dessus de tout nom.

    Passio Domini nostri J.C. sec. Johannes (Evangelium Passionis et Mortis Domini)

    Impropères

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  • Stabat Mater (Pergolesi)

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    Pergolesi - Stabat Mater

    Nathalie Stutzmann

    STABAT Mater dolorósa iuxta
    Crucem lacrimósa,
    Dum pendébat Fílius.
    Elle était debout, la Mère, malgré sa douleur,
    En larmes, près de la croix ,
    Où son Fils était suspendu.
    Cuius ánimam geméntem
    Contristátam et doléntem,
    Pertransívit gládius.
    Son âme gémissante,
    Contristée et dolente,
    Un glaive la transperça.
    O quam tristis et afflícta
    Fuit illa benedícta
    Mater Unigéniti !
    Qu'elle était triste, anéantie,
    La femme entre toutes bénie,
    La Mère du Fils de Dieu !
    Quae maerébat, et dolébat,
    Pia Mater, dum vidébat
    Nati poenas íncliti.
    Dans le chagrin qui la poignait,
    Cette tendre Mère pleurait
    Son Fils mourant sous ses yeux.
    Quis est homo, qui non fleret,
    Matrem Christi si vidéret
    In tanto supplício ?
    Quel homme sans verser de pleurs
    Verrait la Mère du Seigneur
    Endurer si grand supplice ?
    Quis non posset contristári,
    Christi Matrem contemplári
    Doléntem cum Fílio ?
    Qui pourrait dans l'indifférence
    Contempler en cette souffrance
    La Mère auprès de son Fils ?
    Pro peccátis suae gentis
    Vidit Iesum in torméntis,
    Et flagéllis súbditum.
    Pour toutes les fautes humaines,
    Elle vit Jésus dans la peine
    Et sous les fouets meurtri.
    Vidit suum dulcem natum
    Moriéndo desolátum,
    Dum emísit spíritum.
    Elle vit l'Enfant bien-aimé
    Mourant seul, abandonné,
    Et soudain rendre l'esprit.
    Eia Mater, fons amóris,
    Me sentíre vim dolóris
    Fac, ut tecum lúgeam.
    Ô Mère, source de tendresse,
    Faites-moi sentir grande tristesse
    Pour que je pleure avec toi.
    Fac, ut árdeat cor meum
    In amándo Christum Deum,
    Ut sibi compláceam.
    Faites que mon âme soit de feu
    Dans l'amour du Seigneur mon Dieu :
    Que je Lui plaise avec vous.
    Sancta Mater, istud agas,
    Crucifíxi fige plagas
    Cordi meo válide.
    Mère sainte, daignez imprimer
    Les plaies de Jésus crucifié
    En mon cœur très fortement.
    Tui nati vulneráti,
    Tam dignáti pro me pati,
    Poenas mecum dívide.
    Pour moi, votre Fils voulut mourir,
    Aussi donnez-moi de souffrir
    Une part de Ses tourments.
    Fac me tecum pie flere,
    Crucifíxo condolére,
    Donec ego víxero.
    Donnez-moi de pleurer en toute vérité,
    Comme vous près du Crucifié,
    Tant que je vivrai !
    Iuxta Crucem tecum stare,
    Et me tibi sociáre
    In planctu desídero.
    Je désire auprès de la croix
    Me tenir, debout avec vous,
    Dans votre plainte et votre souffrance.
    Virgo vírginum praeclára,
    Mihi iam non sis amára:
    Fac me tecum plángere.
    Vierge des vierges, toute pure,
    Ne soyez pas envers moi trop dure,
    Fais que je pleure avec vous.
    Fac, ut portem Christi mortem,
    Passiónis fac consórtem,
    Et plagas recólere.
    Du Christ faites-moi porter la mort,
    Revivre le douloureux sort
    Et les plaies, au fond de moi.
    Fac me plagis vulnerári,
    Fac me Cruce inebriári,
    Et cruóre Fílii.
    Faites que Ses propres plaies me blessent,
    Que la croix me donne l'ivresse
    Du Sang versé par votre Fils.
    Flammis ne urar succénsus,
    Per te, Virgo, sim defénsus
    In die iudícii.
    Je crains les flammes éternelles;
    Ô Vierge, assurez ma tutelle
    À l'heure de la justice.
    Christe, cum sit hinc exíre,
    Da per Matrem me veníre
    Ad palmam victóriae.
    Ô Christ, à l'heure de partir,
    Puisse Ta Mère me conduire
    À la palme des vainqueurs.
    Quando corpus moriétur,
    Fac, ut ánimae donétur
    Paradísi glória.
    À l'heure où mon corps va mourir,
    À mon âme, fais obtenir
    La gloire du paradis.
    Amen. Amen.

    Giovanni Battista Pergolesi: Stabat Mater / Nathalie Stutzmann, conductor · Philippe Jaroussky, countertenor / Emöke Barath, soprano / Orfeo 55 /

    Recorded at the Château de Fontainebleau, France, April 2014.

    Video by Ozango / ARTE France.

    Website of Nathalie Stutzmann: http://www.nathaliestutzmann.com

    Facebook page of Nathalie Stutzmann: https://www.facebook.com/Nathalie.Stu...

  • Nos autem gloriari oportet in cruce Domini nostri Jesu Christi (Palestrina)

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    Introit de la messe du soir du Jeudi Saint

    Nos autem gloriari oportet in cruce Domini nostri Jesu Christi: in quo est salus, vita et resurrectio nostra: per quem salvati et liberati sumus.

    Deus misereatur nostri, et benedicat nobis:

    illuminet vultum suum super nos, et misereatur nostri.

    Pour nous il faut nous glorifier dans la Croix de Notre Seigneur Jésus-Christ, en qui est notre salut, notre vie et notre résurrection, et par qui nous avons été sauvés et délivrés.

    Que Dieu aie pitié de nous et nous bénisse:

    que rayonne son visage sur nous, et qu'Il aie pitié de nous.

  • L'église Don Bosco de Buizingen n'existe plus en tant que paroisse mais conserve un lien avec l'Église catholique

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    De Luke Coppen sur The Pillar :

    Une église belge dont les liturgies sont dirigées par des laïcs perd son statut de paroisse

    27 mars 2024

    L'archidiocèse belge de Malines-Bruxelles a retiré à une communauté son statut de paroisse, en raison d'un désaccord sur ses liturgies dirigées par des laïcs, tout en précisant que la communauté conserverait un lien permanent et non spécifié avec l'Église, que l'archidiocèse a assimilé à un mouvement ecclésial.

    Dans un communiqué publié le 20 mars, les autorités ecclésiastiques ont indiqué que l'église Don Bosco de Buizingen, située à une quinzaine de kilomètres au sud-ouest de la capitale, Bruxelles, "n'existerait plus en tant que paroisse", bien qu'elle conserve un certain lien avec l'Église catholique.

    Bien que cette décision soit censée apporter de la clarté, l'annonce de l'archevêché laisse plusieurs questions clés sans réponse.

    Le vicariat du Brabant flamand et de Malines - une région de l'archidiocèse de Bruxelles confiée à un évêque auxiliaire en tant que vicaire - a déclaré avoir pris cette mesure après un an et demi de pourparlers, qui ont "établi que des différences majeures subsistaient, principalement dans la vision de la célébration et de la présidence des sacrements".

    En raison de "la nature fondamentale des positions divergentes", la paroisse "fonctionnera désormais comme une communauté ou une organisation religieuse indépendante".

    Le site officiel de l'Église catholique en Flandre note que la paroisse Don Bosco de Buizingen est "connue pour ses innovations profondes dans le domaine de la liturgie et des sacrements". 

    "Par exemple, l'eucharistie est dirigée par des femmes laïques, entre autres", a indiqué l'archidiocèse, sans toutefois préciser comment une femme ou tout autre laïc pouvait "diriger" l'eucharistie, qui ne peut être célébrée que par un prêtre ordonné.

    La décision de l'archidiocèse de Malines-Bruxelles de se dissocier de la communauté de Don Bosco intervient six mois avant la visite du pape François en Belgique et six mois après que l'archevêque Luc Terlinden a pris la tête de l'archidiocèse, succédant au cardinal Jozef De Kesel.

    Bien que l'archidiocèse n'ait pas donné de détails, il semblerait que cette décision ait nécessité la suppression de la personne juridique de la paroisse et - parce que l'archidiocèse a souligné que l'église avait une relation permanente avec l'Église - la création éventuelle d'une nouvelle entité juridique, avec une relation nouvellement définie avec l'Église catholique.

    Il n'est pas clair quelle entité canonique est désormais propriétaire de l'église elle-même.

    L'église Don Bosco, qui date de 1951, a été dirigée par le prêtre et activiste Rik Devillé de 1981 jusqu'à sa retraite en 2009. Il est l'auteur du livre "The Last Dictatorship : Un plaidoyer pour une paroisse sans pape", qui critique les structures existantes de l'Église, et un éminent défenseur des victimes d'abus. 

    Lorsque le père Devillé a quitté la paroisse, il a été remplacé par une équipe de 19 laïcs qui se sont relayés pour animer la liturgie dominicale.

    Le site internet de l'église précise que "chaque week-end, une eucharistie est élaborée par une personne du 'groupe de travail liturgique'".

    La paroisse a également proposé une série d'activités les autres jours, notamment la méditation chrétienne et la "danse sacrée". Selon les médias belges, elle a également organisé des ventes de livres et des cours de yoga.

    Le vicariat du Brabant flamand et de Malines n'a pas précisé la nature exacte de ses préoccupations concernant les pratiques liturgiques de l'église. Le 26 mars, la chaîne belge VRT NWS a laissé entendre que des baptêmes avaient été célébrés sans autorisation par des laïcs, tandis que des services dirigés par des laïcs étaient incorrectement décrits comme étant l'Eucharistie.

    Les célébrations dominicales en l'absence d'un prêtre sont de plus en plus courantes en Europe du Nord, dans un contexte de déclin des vocations sacerdotales. 

    En Angleterre et au Pays de Galles, par exemple, ces services sont connus sous le nom de Celebrations of the Word and Communion (célébrations de la parole et de la communion). Après la liturgie de la parole, un laïc distribue la sainte communion consacrée lors d'une précédente eucharistie. 

    Soulignant que ce service n'est pas une messe, l'animateur dit : "Comme notre prêtre ne peut pas être avec nous, nous ne pouvons pas célébrer l'Eucharistie. Réfléchissons à la parole et prions ensemble, puis partageons le corps et le sang du Christ consacrés pour nous lors d'une précédente eucharistie".

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  • 100 jours de Fiducia Supplicans : ceux qui l'applaudissent, ceux qui la critiquent, ceux qui la réorientent

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    De Pablo J. Ginés sur Religion en Libertad :

    100 jours de Fiducia Supplicans : ceux qui l'applaudissent, ceux qui la critiquent, ceux qui la réorientent

    26 mars 2024

    Trois mois se sont écoulés depuis la publication de Fiducia Supplicans le 18 décembre, juste avant Noël. Le 27 mars marque le 100ème jour. Depuis lors, les évêques, les corps épiscopaux et d'autres organismes ecclésiastiques ont eu le temps de s'exprimer (après coup) sur cette instruction autorisant les prêtres et les diacres à donner des bénédictions à des couples de même sexe ou à des couples en situation irrégulière (c'est-à-dire en situation de cohabitation sexuelle hors mariage). Des autorités d'autres églises chrétiennes se sont également exprimées.

    L'impression générale est que la plupart des évêques et des églises locales ont essayé (et réussi), au cours de ces trois mois, de faire profil bas et de ne pas avoir à s'exprimer. Beaucoup se sont contentés de paraphraser ou de résumer Fiducia Supplicans, sans s'engager pour ou contre elle, ni donner de détails sur sa mise en œuvre concrète. Certains, surtout la première semaine, ont tenté de rendre la presse responsable de la "confusion", mais au fil des semaines, il est apparu clairement que la confusion n'était pas due à une mauvaise présentation dans les médias.

    Le cardinal Victor Manuel Fernandez, dans sa note explicative et dans ses déclarations à la presse, a affirmé qu'un diocèse ne pouvait pas refuser catégoriquement ces bénédictions, mais qu'il pouvait les adapter au contexte pastoral, et il a cru comprendre que c'est ce qu'ils ont fait en Afrique. "La prudence et l'attention à la culture locale pourraient admettre des modalités d'application différentes, mais pas un refus total de cette démarche que l'on demande aux prêtres", a déclaré Mgr Fernandez, alors que la quasi-totalité des conférences épiscopales d'Afrique s'étaient déjà prononcées contre FS.

    Il est difficile de faire un " tableau de bord " des " évêques pour et des évêques contre ", car beaucoup font des nuances, déclarent ne pas comprendre les termes, sortent du débat ou laissent des questions ouvertes (" qu'est-ce que bénir le couple sans bénir la relation ", en viennent à dire beaucoup).

    Nous allons tenter une certaine classification orientée avec trois grandes classifications d'évêques : ceux qui applaudissent FS, ceux qui sont clairement opposés à FS (déclarant même qu'elle ne sera pas appliquée sur leur territoire) et ceux qui tentent de la " réorienter " à leur manière.

    Les précédents : ceux qui ont déjà fait des bénédictions

    Les grands promoteurs de la "bénédiction gay" sont les évêques allemands et les évêques flamands. Le pape François semble avoir chargé FS de leur faire plaisir, mais bien qu'ils l'aient louée, ils estiment qu'elle n'est pas à la hauteur.

    En septembre 2022, 80 % des évêques allemands impliqués dans la Voie synodale allemande ont approuvé un document appelant à modifier le catéchisme et à "réévaluer l'homosexualité" (en gros, à enseigner que les actes homosexuels ne sont pas un péché, voire qu'ils sont très bons). Les évêques flamands ont publié un document contenant des normes liturgiques pour la bénédiction des unions homosexuelles, avec tout l'attirail utilisé lors des mariages. En mars 2023, des bénédictions publiques de couples homosexuels ont eu lieu dans des églises (ou devant des églises, dans la rue) dans les diocèses d'Osnabrück, Essen, Spire et Berlin.

    Il semble que le pape espérait plaire à ces groupes avec ses bénédictions "non liturgiques", "spontanées" et "brèves". Ces groupes considèrent plutôt FS comme un premier pas vers ce qu'ils demandent, et au lieu de cela, une division est apparue comme jamais auparavant dans l'Église, chaque évêque ou groupe d'évêques inventant sa propre façon de comprendre sa relation avec un document papal.

    Enthousiastes ou défenseurs de Fiducia Supplicans

    En Belgique, l'évêque d'Anvers, Johan Bonny, a salué FS comme "un pas en avant" vers la reconnaissance future du mariage sacramentel entre personnes de même sexe dans l'Église catholique.

    Geert De Kerpel, porte-parole de la Conférence épiscopale belge, a déclaré que de telles bénédictions d'unions homosexuelles étaient déjà pratiquées dans le pays, mais qu'avec la nouvelle règle, elles devront l'être dans le monde entier.

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  • Egliseinfo.be recense plus de 4000 célébrations de Pâques en Belgique francophone

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    Communiqué de presse d'Egliseinfo.be :

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    Pour son 10ème anniversaire, la première start-up catho recense plus de 4.000 célébrations de Pâques en Belgique francophone

    Liège, le 26 mars 2024.

    Egliseinfo.be, le GPS des clochers en Belgique francophone, annonce que sa plateforme internet collaborative et gratuite propose plus de 4.000 offices et messes de la semaine Sainte et de Pâques 2024.

    Cela concerne 350 unités pastorales, les aumôneries d'hôpitaux et toutes les abbayes de Belgique francophone regroupant plus de 2.500 clochers. Ces célébrations de Pâques rassemblent des centaines de milliers de belges.

    Conférence de presse du 26 mars dans la salle du chapitre de la cathédrale saint-Paul de Liège

    500.000 recherches par an

    Lancée à Pâques 2014 par des laïcs dans le but de faciliter la recherche des horaires de messes en Belgique francophone, la 1ère start-up catholique egliseinfo.be est devenue la plateforme de référence pour la localisation des clochers et des horaires de messes. La plateforme reçoit 500.000 recherches par an qui génèrent 2 millions de pages vues. C’est un des 3 sites catholiques belges francophones les plus fréquentés. Également fort présente sur les réseaux sociaux, egliseinfo.be a une couverture d’environ 1 million de contacts par an sur Facebook et Instagram.

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    « Nous observons pour le moment une croissance de +12% du nombre de recherches d’horaires de messes et d’offices de la semaine Sainte par rapport à 2023. Nous dépassons les niveaux d’avant COVID. C’est aussi lié aux habitudes de recherche d’informations sur les moteurs internet. Cette évolution est réjouissante et illustre la vigueur de l’Eglise catholique en Belgique francophone », dit Jacques Galloy, initiateur de la plateforme egliseinfo.be. Lors de son voyage au Canada, le pape François avait insisté sur la nécessité pour tout chrétien de « développer une créativité pastorale pour aller vers les gens là où ils vivent, sans attendre qu'ils viennent. ».

    Forte implication de nombreux volontaires

    Gabriel Crutzen, webmaster, ajoute : « Notre mission est d’aider les internautes à trouver le plus rapidement possible les bons horaires des messes, en partenariat avec les paroisses, les abbayes, les diocèses et CathoBel.

    Encore une fois, la forte implication de tous les volontaires a permis de référencer plus de 4.200 messes et offices durant la semaine sainte en Fédération Wallonie-Bruxelles. Nous organisons souvent des webinaires pour accueillir les nouveaux bénévoles. »

    Témoignage du Chanoine Eric de Beukelaer, 1er curé présent du la plateforme

    Curé du premier clocher présent sur egliseinfo.be dès Pâques 2024, le curé-doyen de l’unité pastorale de saintLambert au cœur de Liège devenu vicaire-général de Liège dit : « Les arbres qui tombent font beaucoup de bruit mais la vie jaillit de la forêt qui pousse silencieusement. La start-up egliseinfo.be fait partie de ces jeunes arbres qui poussent sans faire de bruit en rendant un grand service à la communauté catholique et plus largement. »

    Témoignage : « egliseinfo.be a été important dans ma conversion »

    Lucas, 29 ans, raconte qu’Egliseinfo.be a été important dans son chemin de foi. « J’ai perdu le contact avec la foi lors de mon adolescence. A 27 ans, je suis tombé sur des vidéos YouTube du frère dominicain Paul-Adrien et j’en ai regardé beaucoup. Cela m’a touché et motivé à acheter une bible et lire les évangiles. Ce fut déterminant dans ma conversion. Ensuite, j’ai régulièrement utilisé egliseinfo.be pour découvrir des communautés chrétiennes dans mon coin. »

    #fêtonsnosprêtres

    Ce jeudi Saint 28 mars, c’est la fête de l’institution de l’Eucharistie, de la messe. C’est la fête des prêtres. La radio interdiocésaine 1RCF Belgique et Egliseinfo.be s’associent pour une grande opération #fêtonsnosprêtres. Ils ont envoyé plus de 5.000 cartes postales (disponibles ici) vers des paroissiens qui pourront à leur tour les faire suivre avec un petit mot, en plus d’une campagne digitale.

    La plateforme recense les heures de diffusion des messes en direct sur les grands médias : la RTBF TV et Radio (en partenariat avec CathoBel), KTO TV et les radios RCF. Elle reprend dorénavant les horaires de temps de prières tels que les chapelets, adorations, Taizé, groupes de prière.

    Photos et présentation de la conférence de presse

    Retrouvez des photos et la présentation complète de la conférence de presse du 26 mars 2024 dans la salle du chapitre de la cathédrale saint-Paul de Liège sur cette page : https://blog.egliseinfo.be/qui-sommesnous/communique-10eme-anniversaire-degliseinfo-be-a-paques-2024/

    Contacts :
    Gabriel Crutzen, webmaster, +32 470 03 21 74, support@egliseinfo.be
    Jacques Galloy, initiateur, +32 (4) 374 23 74, info@egliseinfo.be
    Gaudeto sprl - Chemin du Frise 46, 4671 Saive

    A propos d’Egliseinfo.be

    Egliseinfo.be est une start-up catholique belge qui géolocalise gratuitement les clochers et les horaires des célébrations. Lancée à Pâques 2014, elle regroupe 2.500, soit 95%, des clochers et paroisses de Belgique francophone. Ce projet collaboratif est porté par des chrétiens laïcs en partenariat avec des diocèses belges francophones et CathoBel.

    www.egliseinfo.be-

    https://www.facebook.com/egliseinfo.be

    https://www.instagram.com/egliseinfo.be

  • Le cardinal Müller qualifie les "bénédictions" homosexuelles du pape François d'attaque contre le mariage (Interview II)

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    De Michael haynes sur LifeSiteNews :

    EXCLUSIF : Le cardinal Müller qualifie les "bénédictions" homosexuelles du pape François d'attaque contre le mariage

    Malheureusement, nous avons beaucoup d'évêques qui ont une mauvaise compréhension et qui n'ont pas de théologie catholique", a déclaré le cardinal Müller.

    26 mars 2024

    VILLE DU VATICAN (LifeSiteNews) - Dans une interview exclusive avec LifeSiteNews, le cardinal Gerhard Müller a critiqué le Synode sur la synodalité pour sa "concession aux idées féministes", et a déclaré que Fiducia Supplicans est "une astuce de propagande" pour gagner le soutien du mouvement LGBT.

    "Derrière Fiducia Supplicans, il n'y a rien à voir avec la pastorale des personnes dites attirées par le même sexe, mais il s'agit seulement d'une astuce de propagande pour montrer que nous ne sommes pas contre ce mouvement mondial des LGBT et que nous devons faire une certaine concession pour ne pas être attaqués par eux en tant que camp opposé", a déclaré le cardinal Müller. 

    Les commentaires du cardinal font partie d'une longue interview avec LifeSiteNews {la première partie se trouve ici} réalisée récemment à Rome, couvrant la voie synodale, le synode sur la synodalité, les bénédictions homosexuelles et l'avortement. (Note de l'éditeur : l'interview est publiée dans trois articles distincts, la transcription complète de chaque partie successive de la discussion étant présentée à la fin de chaque article).

    Destiné par ses promoteurs à montrer que " nous vous appartenons ", c'est-à-dire au mouvement LGBT, Müller a attesté que la Fiducia Supplicans " était un coup dur contre le mariage, tel qu'il est fondé dans le Logos de Dieu dans sa raison, dans le façonnement du monde, de la création. "

    "Ils ne peuvent pas dire que tout est clair", a déclaré Mgr Müller, réfutant la défense faite par les partisans de la Fiducia Supplicans. "Toutes les actions ou réflexions pastorales doivent être basées sur une véritable anthropologie et sur le mariage en tant que sacrement. Le sens de la sexualité humaine n'est pas d'avoir un plaisir pour soi-même - le plaisir lié à la sexualité est un don de Dieu - mais de promouvoir l'attirance entre les hommes et les femmes. Il s'agit d'une expression corporelle de l'amour personnel qui est ouvert à d'autres personnes". 

    Il a exhorté les gens "à avoir une compréhension chrétienne de la création de l'être humain, de l'anthropologie chrétienne, de la christologie chrétienne, de l'ecclésiologie, de la compréhension des sacrements de la grâce, [et] de ce qu'est la vie éternelle", plutôt que d'accepter le mouvement de l'idéologie homosexuelle.

    Réponse pratique aux évêques qui poussent à la bénédiction des homosexuels

    Le cardinal allemand a déjà critiqué à plusieurs reprises le document Fiducia Supplicans du Vatican sur les bénédictions homosexuelles, déclarant notamment qu'il "conduisait à l'hérésie".

    S'exprimant sur le sujet en septembre 2023, avant la publication de Fiducia Supplicans, Müller a déclaré que "bénir le comportement immoral de personnes du même sexe ou du sexe opposé est une contradiction directe de la parole et de la volonté de Dieu, un blasphème gravement pécheur".

    À l'époque, il avait ajouté que "dans une situation aussi extrême [...] tout fonctionnaire ecclésiastique aurait perdu son autorité et aucun catholique n'est plus obligé d'obéir religieusement à un évêque hérétique ou schismatique."

    Interrogé par LifeSite sur les implications pratiques de cette déclaration, Mgr Müller a exhorté les catholiques à protester auprès de leurs évêques.

    Ils devraient contredire [les évêques], et s'ils le peuvent, [ils devraient] expliquer ou dire à leurs pasteurs ou à leurs évêques qu'ils ne sont pas les serfs de l'évêque, et que l'évêque n'a d'autorité sur les fidèles que celle qui lui a été donnée par Jésus-Christ.

    Reprenant une phrase précédente, Mgr Müller a noté que "les évêques et le pape ne sont pas les sauveurs du monde, et qu'ils ne font que servir en tant que ministres". 

    "Malheureusement, nous avons beaucoup d'évêques qui ont une compréhension erronée", a-t-il déclaré. "Ils n'ont aucune connaissance de la théologie catholique. Ils ne savent pas que notre foi est fondée sur la relation avec Dieu, et que son critère ultime et le plus élevé se trouve dans les Saintes Écritures et dans la Tradition officielle et apostolique de l'Église, et que le magistère et l'autorité des évêques ne sont pas au-dessus ou au-delà de la Parole de Dieu."

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  • Rectificatif : la communauté Don Bosco de Buizingen n'est pas mise hors de l'Eglise

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    Du Vicariat du Brabant flamand et de Malines :

    Don Bosco Buizingen : vers une communauté de foi indépendante

    25 mars 2024

    Opération d'avenir Don Bosco Buizingen : de la paroisse à la communauté de foi indépendante.

    Après des consultations approfondies au cours de plusieurs réunions depuis un an et demi, le vicariat du Brabant flamand & Malines (qui fait partie de l'archidiocèse de Malines-Bruxelles) a constaté avec l'équipe paroissiale de Don Bosco Buizingen que des différences majeures subsistent, principalement dans la vision de la célébration et de la présidence des sacrements.

    Vu le caractère fondamental des divergences, l'Archidiocèse de Malines-Bruxelles a décidé que Don Bosco Buizingen ne continuerait pas à exister en tant que paroisse dans la zone pastorale de Halle. L'opération Don Bosco Buizingen peut désormais fonctionner comme une communauté de foi ou une organisation indépendante.

    Le Vicariat du Brabant flamand et de Malines et l'équipe de Don Bosco Buizingen vont maintenant poursuivre les discussions sur la mise en œuvre pratique de cette décision. Nous espérons que cela donnera un avenir au fonctionnement de la communauté de foi de Don Bosco Buizingen et de la zone pastorale de Halle, et que de nouvelles opportunités de coopération pourront voir le jour.

    Afin que les prochains entretiens entre le vicariat et Don Bosco Buizingen se déroulent sereinement, nous ne communiquerons plus à ce sujet que lorsque tous les détails de la nouvelle structure auront été réglés ensemble.

    Conseil Vicarial du Vicariat du Brabant Flamand et de Malines
    20/03/2024

    L'opération n'est pas "mise hors de l'église" : correction après l'article de De Standaard du 26 mars 2024

    Un article de De Standaard du 26 mars 2024 titrait que "la paroisse est mise hors de l'église". Cette affirmation est erronée.

    Le fonctionnement de Don Bosco Buizingen ne peut pas continuer à fonctionner comme une paroisse, en partie à cause des différences de vision sur la célébration des sacrements, comme indiqué dans notre communication du 20 mars 2024. 

    En permettant à l'opération d'évoluer de paroisse à communauté de foi indépendante, elle aura de l'espace pour continuer ses activités comme d'autres mouvements ou organisations dans l'église. 

    26/03/2024