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liturgie - Page 3

  • La Fraternité Saint-Pierre atteint un record historique avec l'ordination de nouveaux prêtres en 2026

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    D'InfoVaticana :

    La Fraternité Saint-Pierre atteint un record historique avec l'ordination de nouveaux prêtres en 2026.

    La Fraternité Saint-Pierre atteint un record historique avec l'ordination de nouveaux prêtres en 2026.
    Photo : FSSP Wigrtzbad

    La cérémonie finale s'est déroulée dans l'église paroissiale de Lindenberg, en Bavière, où Monseigneur Marc Aillet, évêque de Bayonne, Lescar et Oloron, a conféré le sacerdoce à treize séminaristes originaires de divers pays européens.

    La Fraternité a annoncé la nouvelle par ses canaux officiels, soulignant le nombre record d'ordinations réalisées cette année et exprimant sa gratitude envers Dieu pour ces nouvelles vocations.

    Treize nouveaux prêtres de dix nationalités différentes

    Les ordinations célébrées à Lindenberg témoignent du caractère international de la Fraternité de Saint-Pierre.

    Parmi les nouveaux prêtres, on compte trois Français, deux Portugais, deux Tchèques, un Autrichien, un Croate, un Hongrois, un Italien, un Polonais et un Suédois.

    Ces ordinations s'ajoutent aux douze ordinations sacerdotales qui ont eu lieu le 28 mai à la cathédrale d'Omaha, dans le Nebraska, où la confrérie possède le séminaire Notre-Dame de Guadalupe.

    Avec ces ordinations, la FSSP atteint 25 ordinations sacerdotales en une seule année, le nombre le plus élevé depuis sa fondation en 1988.

    Une année historique pour la fraternité

    Les cérémonies organisées à Omaha et à Lindenberg constituent une étape importante pour la Fraternité de Saint-Pierre, qui n'avait jamais enregistré auparavant un nombre aussi élevé d'ordinations sacerdotales en une seule année.

    En annonçant la nouvelle, la fraternité a confié tous ses prêtres aux prières des fidèles et a rendu grâce pour les nouvelles vocations reçues.

    « Rendons grâce à Dieu », concluait le message publié après les ordinations.

  • Dominus fortitúdo plebis suæ (Introït du 12ème dimanche du temps ordinaire)

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    Introitus Introït
    Ps. 27, 8-9  
    DÓMINUS fortitúdo plebis suæ, et protéctor salutárium Christi sui est: salvum fac pópulum tuum, Dómine, et bénedic hereditáti tuæ, et rege eos usque in sǽculum. Ps. ibid. 1 Ad te, Dómine, clamábo, Deus meus, ne síleas a me: ne quando táceas a me, et assimilábor descendéntibus in lacum ℣. Glória Patri. Le Seigneur est la force de Son peuple, et le protecteur qui ménage les délivrances à Son oint. Bénis Ton héritage; conduis-le à jamais. Ps. Je crierai vers Toi, Seigneur mon Dieu, ne garde pas le silence à mon égard, de peur que, si Tu ne me réponds pas, je ne sois semblable à ceux qui descendent dans la fosse. ℣. Gloire au Père.
  • Dom Guéranger (1805 - 1875) - Le refondateur (KTO)

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    De KTO TV :

  • Exaudi Domine vocem meam (Exauce ma voix Seigneur) (Introït du 11ème dimanche)

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    Introitus Introit
    Ps. 26, 7 et 9  
    EXÁUDI, Dómine, vocem meam, qua clamávi ad te: adiútor meus esto, ne derelínquas me, neque despícias me, Deus salutáris meus. Ps. ibid., 1 Dóminus illuminátio mea, et salus mea, quem timébo ? ℣. Glória Patri. Exauce, Seigneur, ma voix, qui a crié vers Toi ; sois mon secours, ne m'abandonne pas, et ne me méprise pas, Dieu de mon salut. Ps. ibidem, 1. Le Seigneur est ma lumière et mon salut, qui craindrai-je ? ℣. Gloire au Père.
  • Les pièces grégoriennes de la fête du Sacré-Coeur de Jésus

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    Du site d'Una Voce :

    Fête du Sacré-Cœur de Jésus – Fontgombault (2000) et Saint-Benoît-du-Lac, Québec (1948)

  • Fête-Dieu : le grand retour des processions

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    Bien que non exhaustif, cet article de Clément Laloyaux sur cathobel met en évidence le retour à une célébration fervente de la Fête-Dieu à travers le pays (on aurait pu y ajouter des processions qui se sont déroulées ailleurs, notamment à Tancrémont ou à Verviers) :

    Fête-Dieu : de Liège à Bruxelles, les processions ont rassemblé des milliers de fidèles (photos)

    Fête-Dieu : de Liège à Bruxelles, les processions ont rassemblé des milliers de fidèles (photos)
    Animée par des cors de chasse, la procession s'étire dans les rues de Liège. © Dominique Servais/via Diocèse de Liège

    8 juin 2026

    À Madrid, plus d'un million de fidèles ont accompagné le pape Léon XIV lors de la procession de la Fête-Dieu. En Belgique aussi, la solennité du Corps et du Sang du Christ a donné lieu à de nombreux rassemblements. De la Cité ardente, où cette fête est née au XIIIe siècle, jusqu'aux rues d'Ixelles et les villages ardennais, retour sur quelques processions marquantes chez nous.

    Née à Liège en 1246 sous l'impulsion de sainte Julienne de Cornillon, la Fête-Dieu est aujourd'hui célébrée partout dans le monde. Désignée de diverses façons - "Fête du Saint-Sacrement", "Corpus Domini" ou encore "Corpus Christi" - elle porte dans l'Eglise le nom officiel de "Solennité du corps et du sang du Christ". Quel que soit le nom retenu, cette fête rappelle la présence réelle de Jésus Christ dans le sacrement de l'Eucharistie, à travers le pain et le vin consacrés.

    Si la plupart des paroisses et communautés la célèbrent le dimanche suivant la Trinité, les Liégeois restent fidèles à la date historique du jeudi. Cette année encore, processions, bénédictions et temps de prière ont rassemblé des milliers de fidèles à travers le pays.

    Liège : un millier de fidèles pour la 780e Fête-Dieu

    Berceau historique de la Fête-Dieu depuis 1246, Liège a vécu une édition particulièrement solennelle. Pour cette 780e célébration, la ville accueillait le cardinal Fernando Filoni, grand maître de l'Ordre équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem.

    La basilique Saint-Martin affichait complet pour la messe présidée par le cardinal italien. Dans son homélie, celui-ci a rappelé que "l'Eucharistie est la source et le sommet de toute vie chrétienne dans le Christ". À ses côtés se trouvaient notamment Mgr Jean-Pierre Delville, évêque de Liège, le nonce apostolique Mgr Franco Coppola ainsi que Mgr Ihor Rantsya, récemment élu évêque de l'Éparchie Saint-Volodymyr-le-Grand de Paris.

    Le nonce apostolique Mgr Franco Coppola porte le Saint-Sacrement sous le dais, lors de la procession de la Fête-Dieu. © Dominique Servais/ via Diocèse de Liège

    Après la célébration, la traditionnelle procession des peuples du monde s'est élancée dans les rues de la ville au son des cors de chasse des sonneurs du Bien-Aller. Malgré une météo incertaine, environ un millier de personnes ont participé à la procession.

    La journée s'est achevée par une veillée NightFever à la cathédrale Saint-Paul, illuminée par un millier de bougies pour la paix.

    ▶️ Revoir en vidéo : la messe de la 780e Fête-Dieu et la procession dans les rues de Liège

    À Ixelles, une procession à la dimension interculturelle

    En Belgique, vu que le jeudi n’est plus un jour férié, la Fête-Dieu est solennisée le dimanche qui suit. C'est donc ce dimanche 7 juin qu'ont eu lieu la majorité des processions, comme celle organisée par l'UP Sainte-Croix à Ixelles.

    Partie de l'église des Carmes, avenue de la Toison d'Or, la procession a rejoint l'église Sainte-Croix, à proximité de la place Flagey.

    "Sous un magnifique soleil, la Fête-Dieu a rassemblé plusieurs centaines de personnes dans les rues d'Ixelles" relate Jean-Louis Hanff, qui y a pris part. "De l'église des Carmes à Flagey, la procession du Saint-Sacrement a illustré une réelle communion et une remarquable dimension interculturelle, portée par des fidèles de tous horizons et de magnifiques chants, notamment africains. Un beau moment de recueillement, de joie et de rencontre au cœur de Bruxelles."

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  • Prochain consistoire : la liturgie n'est pas au programme mais est-ce un mal ?

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    De Nico Spuntoni sur la NBQ :

    Nouveau programme au consistoire, pas de liturgie, mais ce n'est pas plus mal.

    Le Collège sacré se réunira fin juin avec un ordre du jour modifié : la situation internationale,  Magnifica Humanitas  et le Synode. La question liturgique, précédemment reportée, n’y figure plus, et de ce fait, l’intervention du cardinal Roche, empreinte d’hostilité envers le rite ancien, est mise de côté. 

    5/06/2026

    Photo Vatican Media/LaPresse 08 janvier 2026 - Cité du Vatican, Actualités - Pape Léon XIV lors du Consistoire extraordinaire - Troisième session. DIFFUSION GRATUITE - INTERDIT À LA VENTE

    La situation internationale,  Magnifica Humanitas et le Synode : tels sont les sujets que Léon XIV a assignés aux cardinaux en vue du consistoire extraordinaire des 26, 27 et 29 juin. Dans une lettre publiée par Messainlatino, Giovanni Battista Re, doyen du Sacré Collège, a recommandé aux cardinaux de « se préparer convenablement à la réunion ».

    Cela marque un changement d'ordre du jour par rapport au premier consistoire de janvier, lors duquel les cardinaux avaient voté à une large majorité pour aborder les thèmes du « Synode et de la synodalité » et de « L'évangélisation et la nature missionnaire dans l'Église à la lumière de la lecture d' Evangelii Gaudium », reportant à une date ultérieure  la discussion de Praedicate Evangelium et de la liturgie. Il va sans dire que ce dernier sujet demeure un sujet brûlant parmi les experts, car il touche à la position à adopter vis-à-vis de la messe tridentine.

    Les partisans d'une ligne tolérante envers l'ancien rite, cependant, n'ont guère de raisons de s'en inquiéter. Lors du dernier consistoire, la décision de la majorité des cardinaux de ne pas débattre de la liturgie avait en effet épargné à tous la lecture du discours du cardinal Arthur Roche. Dans ce discours, le préfet du Dicastère pour le Culte Divin et la Discipline des Sacrements osait rejeter Benoît XVI et son motu proprio Summorum Pontificum , déclarant qu'il n'est pas possible de « revenir à cette forme rituelle que les Pères conciliaires, cum Petro et sub Petro , ont jugé nécessaire de réformer, approuvant, sous l'inspiration de l'Esprit et selon leur conscience de pasteurs, les principes dont est née la réforme ». Roche citait la très controversée  Traditionis custodes  , que le pape François affirmait avoir écrite « afin que l'Église puisse élever, dans la diversité des langues, une prière unique et identique, capable d'exprimer son unité ».

    Léon XIV réfuta cette affirmation quelques mois plus tard dans une lettre aux évêques français, les exhortant à trouver « des solutions concrètes permettant l’inclusion généreuse de ceux qui adhèrent sincèrement au Vetus Ordo, conformément aux directives établies par le Concile Vatican II concernant la liturgie ». Bien que la ligne de tolérance envers la forme extraordinaire du rite romain soit probablement devenue majoritaire au sein du Sacré Collège, il n’aurait certainement pas été judicieux d’engager un débat sur la base d’un texte aussi hostile que celui de Roche.

    Et si la liturgie était restée l’un des sujets abordés lors des sessions consistoriales,Il est probable que, cette fois encore, l'introduction aurait été confiée au cardinal britannique. Tant mieux. Le doyen Re écrivait à ses confrères cardinaux qu'en vue du consistoire, « la contribution de chaque cardinal est d'autant plus fructueuse qu'elle naît d'un contact direct avec le Peuple de Dieu, ses espoirs, ses interrogations et même ses luttes ». Ce conseil pourrait s'avérer utile au cardinal Roche s'il décidait d'écouter les espoirs, les interrogations et les luttes des plus de 20 000 jeunes fidèles, fervents admirateurs de la messe tridentine, qui ont animé le pèlerinage Paris-Chartres. Ce serait la preuve de cette « nouvelle manière de se regarder, avec une meilleure compréhension des sensibilités mutuelles », souhaitée par Léon XIV dans sa lettre aux évêques français. 

  • A Liège : la célébration de la Fête-Dieu autour du jeudi 4 juin 2026

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    Liège Fête-Dieu autour du jeudi 4 juin 2026 (source)

    La Fête-Dieu, fête du Corps et du Sang du Christ, célèbre la présence de Jésus à nos côtés, dans notre quotidien. Il est réellement présent dans le pain et le vin consacrés. Il nous donne vie.

    Abonnez-vous ici à nos lettres d’information.

    Le jeudi de la Fête-Dieu en une minute :

    Programme complet de la Fête-Dieu à Liège

    Jeudi 4 juin – Journée de la Fête-Dieu

    9h30  Laudes par la communauté des bénédictines à la basilique Saint-Martin.

    10h00-18h00  Journée d’adoration à Saint-Martin;  De 10h à 12h puis de 14h à 17h à l’église du Saint-Sacrement et de 15h00 à 17h00 à la cathédrale.

    19h00  780ème Eucharistie solennelle de la Fête-Dieu, Basilique Saint-Martin, présidée par le cardinal Fernando Filoni, grand maître de l’ordre équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem, en présence de Mgr Jean-Pierre Delville, évêque de Liège, Mgr Franco Coppola, nonce apostolique pour la Belgique et le Gd Duché de Luxembourg et Mgr Ihor Rantsia, évêque de l’Eparchie Saint-Volodymyr-le-Grand de Paris pour les Ukrainiens catholiques de France, Suisse et Benelux. D’autres invités de marque seront  également présents, voyez la page de l’évènement.

    20h15 Procession solennelle des peuples du monde « Je serai avec vous tous les jours jusqu’à la fin des temps, Mt 28 » de Saint-Martin à la cathédrale Saint-Paul, arrêts à Sainte-Croix, Place Saint-Lambert, Opéra, Vinâve d’ile, Cathédrale.

    21h00-24h00 NightFever & 1.000 bougies pour la paix, Cathédrale Saint-Paul.

    Toute la nuit : nuit d’adoration à la cathédrale.

    Vendredi 5 juin

    9h Eucharistie à la cathédrale Saint-Paul, et introduction à la journée d’adoration.

    10h-17h Journée d’adoration, Cathédrale Saint-Paul, animée par le Mouvement Eucharistique Liégeois (MEL).

    12-14h : Adoration du Saint-Sacrement à l’Eglise du Saint-Sacrement.

    Samedi 6 juin

    9-17h : Journée d’adoration en divers endroits du diocèse et dans les sanctuaires du jubilé.

    9h30-12h00 : Colloque sur le Sang du Christ, quelle est la signification du sang dans la Fête du Corps et du Sang du Christ (Fête-Dieu) ? Sanctuaire de sainte Julienne, avec Mgr Delville, et 4 autres intervenants.

    11h-13h : Service au restaurant « Kamiano » d’un repas complet pour les sans-abri. Les personnes intéressées à venir servir le repas peuvent s’annoncer par mail: liege@santegidio.be – Maison Kamiano, rue Jonruelle 8 à Liège

    15h  Sainte Messe en latin à Tancrémont suivie de la Procession de la Fête-Dieu au sanctuaire du Vieux Bon Dieu de Tancrémont. Route de Tancrémont 718, 4860 Theux  (forme extraordinaire)

    18h : Messe grégorienne solennelle de la Fête-Dieu célébrée (en latin) par Mgr Delville, évêque de Liège au Saint-Sacrement. A 19h30 : bénédiction du Saint-Sacrement et vénération de la relique de Sainte Julienne de Cornillon en l’église du Saint-Sacrement.

    Dimanche 7 juin

    Journée de la Fête du Corps et du Sang du Christ partout en Belgique, trouvez vos horaires de messes sur www.egliseinfo.be, le GPS des clochers.

    A la fin des messes dans les Unités Pastorales : diverses processions et bénédictions sur les parvis des églises, prière spéciale pour confier la ville ou la commune.

    9-17h : Messe de la Fête-Dieu et journée d’adoration au Sanctuaire de Sainte-Julienne du Mont-Cornillon avec les sœurs clarisses et le béguinage.

    10h : Eucharistie de la Fête-Dieu, à la cathédrale de Liège

    Sanctuaire de sainte Julienne de Cornillon

    8h00 : messe du dimanche de la Fête-Dieu
    9h00-17h00 : adoration eucharistique, avec les sœurs clarisses
    12h00 : Banquet de la Fête-Dieu
    14h00-17h00 : Fête des Familles et des enfants

    Sanctuaire Notre-Dame de Banneux
    10h30 Messe internationale 
    14h00 Procession du Saint Sacrement dans le Sanctuaire suivie du Salut et la Bénédiction des malades,
    16h00 Messe en français

  • Les pièces grégoriennes de la Fête-Dieu

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    Du site d'Una Voce :

    Fête du Très Saint Sacrement (Fête-Dieu) : Fontgombault (1981) et En-Calcat (1964)

  • Liturgie : l'importance des rites et des symboles selon Léon XIV

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    LÉON XIV

    AUDIENCE GÉNÉRALE

    Place Saint-Pierre
    Mercredi 3 juin 2026

    Catéchèse. Les Documents du Concile Vatican II III. La Constitution dogmatique Sacrosanctum Concilium 3. Le rite, le signe, le symbole

    Chers frères et sœurs,

    en poursuivant notre catéchèse sur la constitution conciliaire Sacrosanctum Concilium (SC), nous souhaitons nous arrêter un instant pour réfléchir sur certains éléments constitutifs de la liturgie sacrée, tels que le rite, le signe et le symbole.

    Le Concile Vatican II, s’inspirant du précieux travail du Mouvement liturgique, nous a aidés à redécouvrir une vérité très vive dans la conscience de l’Église primitive et dans l’enseignement des Pères. Les rites de la liturgie chrétienne ne sont pas un revêtement extérieur du mystère sacramentel, un ensemble de cérémonies arbitraires, mais ils sont la médiation ecclésiale par laquelle nous parvient le don divin. C’est précisément pour cette raison que le Concile invite à comprendre le Mysterium fidei qui se réalise dans la liturgie à travers les rites et les prières (cf. SC, 48).

    Le rite donne forme à l’action liturgique et, à travers elle, à notre vie, suscitant en nous une sensibilité spirituelle qui nous rend capables de goûter la présence de Dieu par Jésus-Christ. Naturellement, cela se produit si nous ne restons pas des spectateurs étrangers ou muets (cf. ibid.) face à la liturgie, mais si nous y participons de tout notre être – corps, esprit et cœur –, en obéissance au commandement du Seigneur. À travers le rite sacré, nous sommes ainsi formés à l’écoute de la Parole de Dieu, à l’action de grâce et à l’adoration, au partage fraternel et à la communion ecclésiale. Nous découvrons que nous sommes une assemblée aux multiples visages, réunie par la même foi.

    Le rite nous plonge dans une séquence bien définie de gestes et de prières, qui peut parfois contrarier notre tendance individuelle à la spontanéité. Sa logique, cependant, n’est pas d’enfermer la liberté dans des schémas. Au contraire, par la sobriété solennelle de ses rythmes, le rite interrompt les activités frénétiques nous ramenant à l’essentiel. Nous découvrons ainsi une autre dimension de l’agir, qui n’est pas guidée par des calculs de rendement, et une autre expérience du temps et de l’espace. Dans le rite, nous faisons l’expérience d’une logique de gratuité, nous trouvons une pause qui régénère le cœur, nous reconnaissons que nous sommes précédés de la grâce divine, nous apprenons à vivre dans un rythme habité par l’Esprit Saint.

    La grammaire du rite est tissée des signes et des symboles propres à la liturgie. En elle, comme l’affirme le Concile, « la sanctification de l’homme est signifiée par des signes sensibles et réalisée d’une manière propre à chacun d’eux » (SC, 7). Le Catéchisme de l’Église Catholique approfondit la valeur de ces signes, en rappelant que « leur signification s’enracine dans l’œuvre de la création et dans la culture humaine, se précise dans les événements de l’Ancienne Alliance et se révèle pleinement dans la personne et l’œuvre du Christ » (n° 1145). Emblématique est le signe de l’eau : depuis les origines de la création jusqu’au déluge, depuis la traversée de la mer Rouge jusqu’au Jourdain, jusqu’à l’eau qui jaillit du côté du Christ et devient signe sacramentel de l’immersion dans sa mort et résurrection.

    “Signe” et “symbole” sont des termes souvent utilisés comme synonymes. En réalité, un signe est symbolique lorsqu’il est capable de renvoyer non seulement à une idée, mais à tout un système de significations et de valeurs. Ainsi, par exemple, lorsque nous sommes aspergés avec l’eau bénite, cela ravive en nous la conscience du don reçu lors du baptême et notre adhésion à la vie nouvelle en Christ. Deuxièmement, les symboles ont essentiellement un caractère pratique, étant avant tout des actions : les plus simples et courantes, comme s’agenouiller et se donner la paix, ou les plus exigeantes, comme les actes constitutifs de chaque sacrement. Surtout, les symboles ont une dimension singulière, performative et transformatrice, tant envers les éléments matériels qui les composent qu’envers ceux qui entrent en contact avec eux, générant un sentiment d’appartenance, touchant le cœur et l’esprit, suscitant d’authentiques relations ecclésiales.

    Dans la Lettre apostolique Desiderio desideravi, le pape François, faisant sienne une affirmation de Romano Guardini, identifiait « la première tâche du travail de formation liturgique : l’homme doit retrouver sa capacité symbolique » (n° 44). Nous avons besoin de nous laisser éduquer par les rites de la liturgie, en soignant avec délicatesse et sans arbitraire la beauté de nos célébrations et en nous engageant dans une authentique mystagogie. L’expérience d’une liturgie vivante et pieuse, accompagnée d’une catéchèse mystagogique appropriée, est la meilleure ressource pour réveiller en chacun cette ouverture à la rencontre avec Dieu qui, dans la logique de l’Incarnation, ne peut avoir lieu qu’en impliquant tout l’homme : esprit, âme et corps (cf. 1Th 5, 23).

  • Un diagnostic accablant sur les dérives en cours dans l'Eglise

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    Depuis plusieurs décennies, particulièrement après le concile Vatican II (1962-1965) et son application souvent chaotique dans les années 1970-2000, voilà ce qu'on observe dans de nombreux diocèses occidentaux :

    • Une liturgie improvisée : Des messes où le rite est largement adapté, avec des lectures modifiées, des prières eucharistiques personnelles, des gestes non prévus, ou une musique et une esthétique très "années 70-80". Le Missel romain de 1970 prévoyait déjà une certaine flexibilité, mais beaucoup d'évêques et prêtres l'ont étendue bien au-delà.
    • Une discipline ecclésiastique relâchée : Peu de sanctions pour des hérésies publiques, des prêtres ou théologiens qui contestent ouvertement des points de doctrine (divorce-remariage, morale sexuelle, etc.) sans conséquence claire. Le contraste avec l'Église des siècles précédents (où les sanctions - ou la suspension - étaient plus courantes) est frappant. Beaucoup de catholiques pratiquants expriment une réelle lassitude face à la vie peu édifiante d’un certain nombre de clercs : double vie sexuelle, carriérisme, goût du luxe, manque de piété visible, ou simplement une tiédeur spirituelle qui contraste avec ce qu’on attend d’un homme consacré. Ce n’est pas une perception fantasmée.
    • Un discours doctrinal flou : Sur la vie (avortement, euthanasie, bioéthique), la famille, ou le péché, on voit parfois une insistance plus forte sur l'accompagnement et la miséricorde que sur la norme objective. Le Synode sur la synodalité et Fiducia Supplicans (bénédictions des couples irréguliers) ont amplifié ces débats.
    • La célébration des sacrements : Baptêmes, confessions et mariages parfois traités de façon très légère, avec une catéchèse minimale. Des aumônier(e)s laïcs d'hôpital n'hésitent pas à administrer les sacrements des malades, etc.
    • La disparition (ou plutôt l’atténuation très marquée) du sens du sacré est l’un des aspects les plus visibles et les plus tristes de la crise actuelle de l’Église en Occident. C’est un sentiment largement partagé : on entre dans beaucoup d’églises modernes comme dans une salle polyvalente, et la messe ressemble parfois plus à une réunion conviviale qu’à un acte de culte adressé au Dieu trois fois saint.

    Ces phénomènes sont documentés par des observateurs comme le sociologue Christophe Guéguen, des prêtres "orthodoxes", ou divers sites sur le Net. Les enquêtes sur la pratique (IFOP, etc.) montrent aussi une chute massive de la fréquentation et une perte de transmission chez les jeunes.

    Causes profondes

    • Sécularisation culturelle : L'Église en Occident est imprégnée par l'air du temps (individualisme, subjectivisme, psychologisation de la foi). Beaucoup de clercs ont absorbé les idées de Mai 68 ou de la théologie de la libération.
    • Crise des vocations et formation : Dans certains séminaires, la formation doctrinale et liturgique a été affaiblie pendant des décennies.
    • Centralisation romaine paradoxale : Sous Jean-Paul II et Benoît XVI, il y avait une volonté de recentrage, mais avec des résistances internes. Sous François, la priorité donnée à la "synodalité" et aux périphéries a parfois accentué la perception de relativisation de la norme.
    • Effet "grenouille bouillie" : Les changements progressifs rendent difficile de pointer un moment précis où "ça a basculé".

    L'Église a connu des crises graves auparavant (Arianisme au IVe siècle, schisme d'Occident, Réforme protestante, Révolution française, modernisme au début du XXe). Elle s'en est toujours relevée, souvent par des mouvements de réforme venant de la base ou de saints (Cluny, François d'Assise, Thérèse d'Avila, etc.).

    Perspectives actuelles

    Il existe aujourd'hui un clivage clair :

    • Courant traditionnel (TLM - messe traditionnelle, catéchisme solide, doctrine classique) : en croissance relative chez les jeunes pratiquants (surtout en France, aux USA, en Afrique). Les communautés Ecclesia Dei et les instituts comme FSSP ou ICKSP en sont l'expression. Cependant, Traditionis Custodes (2021) a restreint la messe traditionnelle.
    • Courant "pastoral-progressiste" dominant dans beaucoup d'institutions : priorise l'inclusion, le dialogue avec le monde, au risque d'estomper les contours.
    • Afrique et Asie : généralement beaucoup plus orthodoxes doctrinalement et disciplinés.

    Le successeur de Pierre joue un rôle majeur, mais l'Église n'est pas uniquement le pape : elle est aussi faite des évêques, des prêtres, des ordres religieux et surtout des laïcs.

    Ces manquements sont réels et graves pour la transmission de la foi. Ils ne remettent pas en cause les promesses du Christ ("les portes de l'enfer ne prévaudront pas"), mais ils exigent lucidité et fidélité personnelle. L'histoire montre que l'Église se réforme souvent dans l'épreuve.

  • La messe traditionnelle en latin est « l'antithèse absolue du monde d'aujourd'hui », déclare Édouard de Habsbourg

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    D'Edward Pentin sur le NCR :

    La messe traditionnelle en latin est « l'antithèse absolue du monde d'aujourd'hui », déclare Édouard de Habsbourg

    L'ancien ambassadeur de Hongrie auprès du Saint-Siège, qui a écrit une nouvelle brochure, se souvient de sa première rencontre déroutante avec l'ancien rite et explique comment, grâce à ce nouvel ouvrage, il entend aider les autres à l'aborder avec compréhension et paix.

    Édouard de Habsbourg
    Edouard de Habsbourg (photo : Edward Pentin photo)

    La messe traditionnelle en latin est devenue ces dernières années un objet de dévotion et de controverse, attirant un nombre croissant de jeunes fidèles malgré les restrictions imposées par Rome.

    Mais pour certains, la première rencontre avec ce rite ancien est marquée par la confusion avant de devenir une porte d'entrée vers une vie de prière plus profonde et un sens renouvelé du sacré. Combler ce fossé de compréhension est l'un des objectifs d'une nouvelle brochure, « À la découverte de la messe en latin : Guide pratique pour les curieux » , conçue comme un guide simple et pratique pour les néophytes en matière de liturgie.

    Discovering the Latin Mass - Sophia Institute Press

    | Presses de l'Institut Sophia

    Son auteur est l'archiduc Édouard de Habsbourg-Lorraine, descendant de la dynastie des Habsbourg et ancien ambassadeur de Hongrie auprès du Saint-Siège (2015-2025). Dans l'entretien accordé au Register le 27 mai, il explique plus en détail les raisons qui l'ont poussé à écrire ce livre, l'influence positive et significative du Vetus Ordo sur sa vie et sa foi, ainsi que sur celles de sa famille, et les raisons de sa popularité croissante auprès des jeunes. Il partage également son point de vue sur les raisons pour lesquelles la liturgie traditionnelle suscite autant de ferveur que d'opposition.

    Monsieur l'Ambassadeur Habsbourg, quels sont vos espoirs quant à l'ouvrage « À la découverte de la messe latine » , et qu'est-ce qui vous a incité à l'écrire ?

    J'ai écrit ce petit livre car, lorsque j'ai assisté à ma première messe traditionnelle en latin, je n'avais pas de brochure explicative pratique sous la main et j'étais complètement désemparée, voire même agacée. Personne ne m'avait préparée aux différences dans presque tous les aspects de la liturgie, et je n'ai donc pas pu l'apprécier pleinement au début. J'espère donc qu'avec ce petit livret en main, les fidèles aborderont leur première messe en latin mieux préparés et sans se braquer d'emblée.

    À qui s'adresse-t-il principalement, et peut-on apporter le livret à la messe pour mieux la suivre et y participer ?

    Ce livre ne s'adresse pas, en premier lieu, aux personnes qui assistent déjà à la messe traditionnelle en latin. Il est plutôt destiné à celles et ceux qui souhaitent l'essayer, soit parce qu'ils en ont entendu parler, soit par simple curiosité pour cette forme du rite romain. Il s'adresse également à celles et ceux que la messe en latin irrite et qui aimeraient voir certains de leurs préjugés dissipés.

    Oui, vous pouvez emporter ce livre à vos deux ou trois premières messes en latin. Il contient une section centrale où j'explique les différentes parties de la liturgie, avec quelques illustrations montrant, par exemple, que lorsque l'enfant de chœur se tient à droite et le prêtre au centre, on peut savoir à quelle partie de la messe nous sommes. Donc, oui, il est tout à fait idéal pour cela.

    Quel impact la messe tridentine a-t-elle eu sur votre propre vie, et quelle importance a-t-elle eu pour vous en tant que parent, notamment pour aider à former vos enfants dans la foi catholique ?

    Merci beaucoup pour cette question. L'impact le plus fort que la messe en latin ait eu sur moi, c'est sur mes enfants. Nous avons tous été élevés dans la foi catholique, allant régulièrement à la messe, récitant nos prières, faisant des pèlerinages, etc. Mais lorsque nous avons découvert la messe en latin il y a environ cinq ou six ans, toute la famille — même ceux qui ne nous rendaient visite que sporadiquement à Rome — a entamé un cheminement spirituel nouveau, approfondissant notre foi, notre relation avec le Christ et notre compréhension de la liturgie.

    Avant tout, j'ai constaté que la vie liturgique imprégnait notre quotidien. Par exemple, je remarque désormais une plus grande ferveur dans la prière quotidienne, la récitation du Rosaire, la pratique des neuvaines et de toutes ces pratiques, ce qui transforme notre vie. J'ai trouvé quelque chose qui a véritablement donné à toute notre famille un nouveau départ dans la foi.

    Pendant des siècles, la famille des Habsbourg a joué un rôle essentiel dans la préservation de l'ancienne liturgie , qui a eu un impact majeur sur la culture et la politique de ses territoires. Percevez-vous votre rôle comme similaire — aider les fidèles à connaître et à aimer la messe tridentine et ainsi contribuer à la préservation de la civilisation catholique européenne, d'autant plus qu'elle est aujourd'hui fortement menacée par la laïcité, l'islam et d'autres forces ?

    Il est, à mon avis, bien trop tôt pour prédire le rôle que jouera la redécouverte de la messe traditionnelle en latin en Europe. Le nombre de fidèles reste encore très faible, et l'immense majorité des catholiques assistent toujours à ce que l'on appelle le Novus Ordo – la messe d'aujourd'hui. Mais je me vois peut-être comme un ambassadeur de la messe traditionnelle en latin auprès de ceux qui n'en ont jamais entendu parler, qui aimeraient la découvrir, ou qui souhaiteraient dépasser leurs préjugés à l'égard de cette forme de rite.

    J'ai commencé à écrire ce livret presque aussitôt après avoir terminé mon mandat de diplomate auprès du Saint-Siège. En tant que diplomate, on doit rester assez discret sur ses préférences, surtout en matière liturgique. Désormais, je suis beaucoup plus libre de parler de ce qui me tient à cœur.

    On observe un regain d'intérêt marqué pour la messe tridentine, notamment chez les jeunes. Comment expliquez-vous cette popularité croissante, d'autant plus qu'elle survient malgré les efforts récents du Vatican pour la restreindre ?

    Vous avez tout à fait raison : les jeunes sont très attirés par la messe traditionnelle en latin. C’est un phénomène que l’on observe partout en Europe et dans le monde, notamment aux États-Unis, en Angleterre, en France, mais aussi en Autriche, en Allemagne et en Hongrie – partout. Vous vous demandez pourquoi. Bien sûr, je ne le sais pas avec certitude, mais j’imagine que c’est l’antithèse même du monde actuel.

    C'est un lieu empreint de recueillement et de silence, un silence absolu. C'est ce silence qui m'a le plus attiré, ainsi que ma famille. On y ressent une profonde ferveur. Je crois que si les jeunes d'aujourd'hui veulent être catholiques, c'est pour vivre une foi authentique et profonde. La messe traditionnelle en latin offre à la fois l'impression et la réalité d'un enracinement très profond. L'étrangeté de la langue latine, la solennité des gestes, tout cela témoigne du sérieux et du caractère sacré de l'événement. Je pense que c'est ce que recherchent les jeunes qui souhaitent bâtir leur vie sur des fondements solides.

    Pourquoi pensez-vous que la messe tridentine suscite des passions aussi vives, tant chez ceux qui souhaitent la préserver que chez ceux qui s'y opposent ?

    Pour commencer par l'opposition, je crois que la résistance acharnée à la messe traditionnelle en latin est due en grande partie à deux facteurs, dont le premier est probablement un préjugé qui remonte aux années 1950 et 1960. Plusieurs générations de prêtres – dont certains sont aujourd'hui évêques – ont grandi avec l'idée que cette messe appartient au passé, qu'il faut l'abandonner pour s'ouvrir à la liturgie contemporaine. On leur a appris qu'il ne fallait pas s'y attarder ni trop s'y complaire, qu'elle est quelque peu mécanique, manichéenne, un vestige d'un autre temps. Tout cela a pu amener certains à grandir avec la ferme conviction qu'il s'agit d'une pratique à dépasser, poussiéreuse et obsolète. Aussi, lorsque d'autres tentent aujourd'hui de la redécouvrir, ils réagissent avec véhémence. Je pense que c'est une explication possible.

    L'autre facteur, bien sûr — et je le trouve fort regrettable — est la manière dont certains catholiques nouvellement convertis, s'exprimant souvent devant leur webcam, se présentent comme défendant la tradition et la messe en latin. Parfois, ils se sentent obligés de parler de façon très agressive et bruyante pour montrer qu'ils sont « vraiment » catholiques. Cela contribue à donner l'image des traditionalistes comme un groupe de personnes rigides, moralisatrices et peu accueillantes.

    Je suis presque certain que nombre des mesures prises ces dernières années contre la messe en latin découlent de cette impression. Internet peut être un excellent moyen de parler de sa foi, mais le faire avec respect, charité et une compréhension des autres formes de vie catholique est sans doute bien plus utile.

    Malgré le regain d'intérêt, le nombre de fidèles reste relativement faible par rapport à l'ensemble de la population catholique. Considérez-vous ceux qui assistent à la messe tridentine comme le « reste », cette minorité créative dont parlait le cardinal Ratzinger, qui préservera l'ordre catholique et la tradition apostolique alors que tout semble décliner et s'effondrer ?

    Il est vrai que la messe en latin est suivie par un nombre relativement restreint de catholiques dans le monde. Je dis « relativement » car si l'on compare le nombre de ceux qui fréquentent la messe en latin avec celui des fidèles qui assistent régulièrement à la messe – et parfois même en semaine – dans de nombreux pays d'Europe occidentale, le nombre de fidèles de la messe en latin paraît soudain bien plus important qu'on ne le pense. Cependant, comparé au nombre total de personnes baptisées dans l'Église catholique, ce nombre reste très faible.

    Est-ce que je crois que cela constituera le rempart, le petit reste ? Je ne le pense pas. Je crois que les propos de Benoît XVI s'appliquent aussi bien à ceux qui assistent à la messe traditionnelle en latin qu'à ceux qui fréquentent les paroisses où la messe contemporaine est célébrée avec ferveur et respect, et où la vie catholique est vivante et florissante. Ensemble, ils forment le petit reste – et ces deux groupes connaissent une croissance exponentielle.

    Si l'on considère le nombre de personnes baptisées, confirmées ou revenues à l'Église catholique ces quatre ou cinq dernières années, on constate qu'il se passe quelque chose au sein de l'Église, quelque chose se passe dans tout le monde occidental, du moins à mon avis. Je suis plein d'espoir pour l'Église, de peur que nous ne devenions ce très petit reste dont parlait Benoît XVI.