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Enseignement - Education - Page 4

  • Pologne : de Gazeta Wyborcza au gouvernement Tusk, la religion désormais attaquée

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    De Wlodzimierz Redzioch sur la NBQ :

    De Gazeta Wyborcza au gouvernement Tusk, la religion désormais attaquée

    D’abord le régime communiste, maintenant les propositions restrictives du gouvernement Tusk. Au milieu, une campagne de discrédit de la part des médias libéraux, menée par Gazeta Wyborcza : plus de cinq mille articles en trente ans contre la classe religieuse. La Bussola interviewe Don Mateusz Wójcik , auteur d'un livre sur le sujet.

    6_12_2024

    Dans les pays communistes, l’enseignement de la religion à l’école a toujours été combattu. Même en Pologne : c’était le cas à l’époque stalinienne, c’était le cas dans les années 1960, lorsque la catéchèse a été abolie par la loi. La situation se répète aujourd'hui, alors que l'équipe du Premier ministre Donald Tusk est au pouvoir et que le ministère de l'Éducation est dirigé par Barbara Nowacka, qui, comme les communistes du passé, veut garantir le caractère « non confessionnel » des écoles publiques, ce qui signifie essentiellement l’élimination de la religion de l’école. Après les changements démocratiques de 1989, les cours de religion ont été rétablis dans les écoles polonaises, mais depuis lors, de nombreuses forces, et pas seulement politiques, ont continué à lutter contre les cours de religion dans les écoles publiques. Parmi eux se trouvent également les médias de gauche libérale, menés par le journal Gazeta Wyborcza (La Gazette électorale). Don Mateusz Wójcik écrit sur les activités de cet important organe médiatique, représentatif de la sécularisation de la société polonaise, dans le livre récemment publié : « Enseigner la religion catholique romaine dans les écoles polonaises à la lumière des articles de presse de Gazeta Wyborcza de 1990 à 2019 ». Don Wójcik est directeur de la Maison Polonaise à Rome. La Nuova Bussola l'a interviewé.

    Don Mateusz Wójcik, pourquoi, dans le cadre de votre travail scientifique, avez-vous commencé à analyser des milliers d'articles de la Gazeta Wyborcza concernant les cours de religion à l'école ?

    En septembre 2017, alors que je préparais déjà ma thèse de doctorat, j'ai écouté une conférence de l'archevêque de Cracovie, Marek Jędraszewski, intitulée : « La catéchèse, l'enseignement de la religion dans l'espace social ». Et c’est sous son influence que j’ai abordé le sujet des cours de religion dans les écoles sous un angle complètement différent et que j’ai décidé que ce serait le sujet de ma thèse de doctorat.

    Et vous avez abordé la question du point de vue de Gazeta Wyborcza. Comment les cours de religion dans les écoles polonaises ont-ils été décrits, depuis trente ans, par ce journal anticlérical ?

    Une chose fondamentale doit être soulignée : tout ce qui est publié dans Gazeta Wyborcza ne décrit pas objectivement la réalité de l'enseignement religieux dans les écoles polonaises. Une douzaine de sujets polémiques étaient constamment au centre de l'attention. Je ne citerai que les plus importants : la critique des catéchistes présentés comme incompétents, effrayés et isolés ; la faible efficacité de la catéchèse scolaire ; le cours de religion comme preuve de cléricalisation, d'endoctrinement et d'intolérance dans les écoles polonaises ; les revendications des écoles laïques ; les scandales liés aux professeurs de religion ; le financement de l'éducation religieuse comme un gaspillage d'argent public ; des abandons massifs présumés d'élèves pendant les cours de religion ; la promotion de l'étude de la religion (religious Studies) à la place de la catéchèse ; discussions sur l'introduction illégale de la religion dans les écoles et le manque de contrôle sur la catéchèse.

    Sur les 5 816 articles que j'ai analysés, seuls 8 % étaient positifs, tous les autres servaient à créer une image négative de l'enseignement religieux dans les écoles polonaises. L’idée est d’imposer à la société une opinion déformée sur les catéchistes et la religion à l’école. Grâce à une telle activité médiatique, une partie importante de la société polonaise a adopté cette perspective déformée offerte par les médias et n’a aucune idée de la réalité objective du phénomène. Et de ce point de vue, il n'y a pas de place pour décrire la réalité de millions d'enfants et de jeunes qui étudient la religion à l'école, qui participent à divers concours, qui travaillent dans les cercles bénévoles et au sein de Caritas. Gazeta Wyborcza passe également sous silence les milliers de catéchistes : des laïcs, des religieuses, des prêtres qui enseignent la religion avec passion et dévouement. Il n’y a que des histoires de catéchistes qui ont commis des erreurs (et les erreurs ne sont pas celles de ceux qui ne font rien) et qui sont utilisées de manière instrumentale par les médias.

    À l’époque communiste, les gens savaient que les médias du régime mentaient et critiquaient donc les informations publiées. Comment se fait-il qu’aujourd’hui on cesse de critiquer les médias libéraux, théoriquement libres mais qui, malheureusement, en réalité, manipulent les faits, déforment la réalité, recourent à des demi-vérités, voire à des mensonges purs et simples ?

    Je pense que l'acceptation du récit de Gazeta Wyborcza sur l'enseignement religieux dans les écoles polonaises est due au fait que de nombreux lecteurs ne prennent pas la peine de comparer ce qu'ils lisent avec la réalité, car sinon ils devraient faire l'effort de chercher la vérité. qui diffère de la réalité créée par le journal.

    Pourquoi les parents de millions d’enfants ne devraient-ils pas se laisser manipuler par des médias hostiles à l’Église et devraient-ils défendre les cours de religion à l’école ?

    L'offre de cours de religion dans les écoles publiques résulte de la Constitution de la République de Pologne (article 53, paragraphe 4), qui garantit le droit à la liberté de religion, permettant aux élèves de pratiquer leur foi dans le cadre de l'enseignement scolaire. La catéchèse dans les écoles est actuellement menée par 24 églises et associations religieuses enregistrées en République de Pologne. Et il ne faut pas oublier que l’enseignement de la religion à l’école est une norme européenne !

    La religion fait partie intégrante de la culture et de l'histoire. L’enseignement de la religion à l’école peut aider les élèves à mieux comprendre leur héritage culturel. Il n’est pas possible de nier l’histoire et de dire que les racines de l’Europe et de la Pologne ne sont pas chrétiennes. En outre, les cours de religion soutiennent le développement moral et éthique des jeunes, en promouvant des valeurs telles que l'amour des autres, la justice, l'honnêteté et la solidarité. Aucune autre matière ne soutient probablement autant la fonction éducative de l’école que les cours de religion.

    Après des décennies d'attaques contre les cours de religion à l'école et de critiques contre les catéchistes, le nouveau gouvernement, le plus anticlérical depuis 1989, propose de limiter les cours de religion et de réunir les enfants de différentes classes, ce qui pourrait conduire à terme à la suppression des cours de religion dans les écoles polonaises. Et c'est une violation des droits constitutionnels des parents. Comment évaluez-vous ces actions du ministère de l’Éducation ?

    Ces projets du ministère de l’Éducation sont très préjudiciables aux enfants et aux jeunes. Je le répète : l'enseignement de la religion à l'école fait partie des normes européennes, et la tolérance et le respect de la dignité et des droits des croyants devraient également s'appliquer au gouvernement actuel. D’autant plus que ceux-là mêmes qui gouvernent aujourd’hui et violent les droits garantis par la Constitution n’ont cessé d’exiger le respect de celle-ci lorsqu’ils étaient dans l’opposition.

  • TEIMS/TIMSS 2023̶ - Résultats inquiétants pour les élèves de 4e année/CM1 en Belgique francophone et en France

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    Du site "Pour une école libre au Québec" (cliquer sur les tableaux pour les agrandir) :

    TEIMS/TIMSS 2023̶ - Résultats inquiétants pour les élèves de 4e année/CM1 en Belgique francophone et France, Québec dans la moyenne basse

    L’étude Tendances de l’enquête internationale sur les mathématiques et les sciences (TEIMS) est une évaluation internationale qui mesure les connaissances et les compétences des élèves de 4e année en mathématiques et en sciences; le projet est parrainé par l’Association internationale pour l’évaluation du rendement scolaire (AIE). La TEIMS a lieu tous les quatre ans depuis 1995. Plus de 60 pays ont participé à la TEIMS 2023. L'Ontario et le Québec y ont aussi participé à titre séparé. L'enquête est connue en France sous son abréviation anglaise : TIMSS.

    Les résultats de l'enquête 2023 sur le niveau des élèves de 4e année (CM1 en France) en mathématiques et en sciences ont été publiés.

    Le niveau des élèves français est toujours très inquiétant. Les élèves québécois s'en sortent mieux, mais sont dans la moyenne basse de l'OCDE.

    En France comme au Québec et en Ontario, l’écart entre garçons et filles s’accroit depuis les précédentes enquêtes, en sciences comme en maths :


    Comme précédemment, la France présente des écarts particulièrement criants entre élèves de milieux favorisés et défavorisés. Même les élèves français les plus favorisés ont un niveau bien inférieur aux élèves similaires des autres pays de l’OCDE :

    Les allophones (ceux qui ne parlent ni le français ni l'anglais comme langue maternelle en Ontario et au Québec) ont de meilleurs résultats que les locuteurs francophones et anglophones de langue maternelle. Ce n'est pas le cas en Belgique ou en Allemagne. Dans le tableau ci-dessous, on remarque que le Québec est la juridiction avec le moins d'élèves dont la langue toujours parlée à la maison est celle du test (49%) et ce sont ceux avec le pire résultat pour le Québec. 

    Les étudiants parlent la langue du test à la maison

     (mathématiques 4e année/CM1)

      Toujours Presque toujours Parfois Jamais
    Pays % d'étu-diants Résultat Moyen % d'étu-diants Résultat Moyen % d'étu-diants Résultat Moyen % d'étu-diants Résultat Moyen
    Allemagne 56
    (1,0)
    535
    (2,3)
    19
    (0,6)
    529
    (4,5)
    22
    (0,8)
    505
    (3,8)
    4
    (0,3)
    492
    (7,7)
    Belgique (Flandres) 56
    (1,3)
    534
    (2,2)
    15
    (0,6)
    524
    (3,5)
    25
    (1,1)
    497
    (4,3)
    4
    (0,4)
    508
    (9,5)
    Belgique (Francophone) 55
    (1,2)
    497
    (2,5)
    19
    (0,7)
    495
    (3,8)
    23
    (1,0)
    470
    (3,7)
    3
    (0,3)
    467
    (7,6)
    France 64
    (1,3)
    488
    (3,2)
    15
    (0,7)
    498
    (3,6)
    19
    (0,9)
    464
    (4,7)
    2
    ~
    ~ ~
    Moyenne
    internationale
    62
    (0,2)
    505
    (0,5)
    16
    (0,1)
    512
    (0,7)
    18
    (0,1)
    496
    (0,8)
    4
    (0,1)
    461
    (1,8)
    Ontario 52
    (1,5)
    496
    (3,8)
    17
    (1,0)
    524
    (5,4)
    27
    (1,2)
    504
    (5,2)
    4
    (0,7)
    511
    (21,2)
    Québec 49
    (1,9)
    507
    (3,4)
    20
    (0,9)
    528
    (3,7)
    25
    (1,6)
    517
    (4,0)
    6
    (0,6)
    530
    (6,4)
     
    ( ) Les erreurs types figurent entre parenthèses. En raison des arrondis, certains résultats peuvent sembler incohérents.

    Un tilde (~) indique que les données sont insuffisantes pour présenter un résultat.

    Voir aussi

    La France dernière du classement européen en maths selon une nouvelle enquête

  • Un témoignage édifiant sur la "tolérance" progressiste aux Etats-Unis

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       Dans le contexte actuel, il n'est pas sans intérêt de prendre connaissance de ce récit recueilli auprès d'un des trois fils d'Alexandre Soljenitsyne, Ignat, qui mène une brillante carrière de pianiste et chef d'orchestre. Les faits remontent à 1980, au lendemain de l'élection de Ronald Reagan. En exil forcé depuis 1974, l'auteur de L'archipel du Goulag et sa famille vivaient alors dans l'Etat américain du Vermont. L'article que je traduis ci-dessous fut publié le 13 juin 2004 par le New York Times, qui est tout sauf un journal conservateur. (Paul Vaute)

       "En 1980, Ignat était un garçon de 8 ans transplanté dans le Vermont par son père, le célèbre chroniqueur du Goulag sibérien. Ainsi qu'Ignat le raconte, le matin qui a suivi l'élection présidentielle, il a eu l'occasion de goûter à la rééducation politique à l'américaine dans l'école privée progressiste où lui et ses frères étaient inscrits.

       "En réponse à la victoire de Reagan, le drapeau de l'école avait été mis en berne et l'assemblée du matin fut consacrée à ce qui serait appelé aujourd'hui un conseil de deuil. Le directeur se lamentait de ce que "l'Amérique allait devenir à présent que la nuit noire du fascisme descendait avec l'arrivée de l'acteur de série B", se souvient M. Soljenitsyne, qui est maintenant le directeur musical de l'Orchestre de chambre de Philadelphie. "Un moment donné, il s'interrompit pour demander s'il y avait quelqu'un parmi les présents qui ne partageait pas sa vision sombre de la victoire de Reagan".

       "Les seuls élèves à lever leurs mains furent Ignat et ses deux frères, Yermolai et Stéphane. Après un silence de plomb, se rappelle-t-il, ils furent envoyés dehors, sans leurs manteaux, pour méditer sur l'erreur de leur attitude sous le drapeau en berne. Le Vermont en novembre n'est certes pas la Sibérie, mais le sol était gelé et ils passèrent une heure à trembler et se donner du mouvement pour se réchauffer. Constamment, dit Ignat, leur exil politique fut une version allégée des réunions où l'on doit s'asseoir dans l'auditorium et écouter la ligne du Parti".

  • Nigeria : un séminaire célèbre ses 100 ans : il compte près de 800 séminaristes

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    De zenit.org :

    Monseigneur Fortunatus Nwachukwu a ordonné 40 diacres le 21 novembre 2024 © Bigard Memorial Seminary

    Monseigneur Fortunatus Nwachukwu A Ordonné 40 Diacres Le 21 Novembre 2024 © Bigard Memorial Seminary

    Un séminaire africain célèbre ses 100 ans : il compte près de 800 séminaristes

    Le grand séminaire Bigard du Nigeria célèbre son centenaire avec de joyeuses festivités et l’ordination de 40 diacres

    3 décembre 2024

    Lors d’un événement historique qui reflète à la fois l’histoire et l’espoir, le grand séminaire Bigard au Nigeria a commémoré son centenaire le 21 novembre avec une messe joyeuse et l’ordination de 40 diacres. Ce prestigieux séminaire, pierre angulaire de l’Église catholique au Nigeria, a formé des générations de prêtres et façonné le paysage spirituel tant au niveau national que mondial.

    Monseigneur Fortunatus Nwachukwu, Secrétaire du Dicastère pour l’évangélisation et fier d’être ancien élève du séminaire, a honoré de sa présence les célébrations. Présidant la cérémonie en plein air à laquelle assistaient des centaines de personnes, Mgr Nwachukwu a souligné dans son homélie la nature transformatrice de l’ordination diaconale. « Comme Étienne et ses compagnons, vous n’êtes pas élevés par la lignée ou l’héritage, comme les lévites, mais par le choix divin de Dieu », a-t-il commenté, exhortant les nouveaux diacres à accueillir leur vocation comme un appel universel à servir.

    Un héritage de service et d’impact

    Le grand séminaire Bigard, fondé il y a un siècle et nommé ainsi en l’honneur de Jeanne Bigard, cofondatrice de l’Œuvre pontificale Saint-Pierre-Apôtre, est devenu un phare de l’enseignement théologique et philosophique. Il accueille aujourd’hui 780 séminaristes et a laissé une empreinte indélébile dans l’Église. Parmi ses anciens élèves, on compte quatre cardinaux, 14 archevêques et 37 évêques, ainsi que d’innombrables prêtres qui exercent leur ministère dans le monde entier.

    Points forts du centenaire

    Les célébrations du centenaire se sont étendues au-delà de la spiritualité, englobant un mélange vibrant d’événements culturels et sportifs, de compétitions et la première d’un film documentaire retraçant la riche histoire du séminaire. Un moment important des festivités a été la bénédiction d’un nouveau pavillon résidentiel, symbolisant l’expansion continue du séminaire et son engagement dans la formation du futur clergé.

    Le bâtiment principal, inauguré le 4 mars 1951, reste un témoignage de la vision et du dévouement de ceux qui ont soutenu le séminaire au fil des décennies. Alors que Bigard se tourne vers l’avenir, ses dirigeants et sa communauté restent concentrés sur la formation d’une nouvelle génération de prêtres en mesure de relever les défis de l’évangélisation moderne.

    Un témoignage de foi

    Le parcours du grand séminaire Bigard depuis 100 ans n’est pas seulement une chronique des étapes clés, mais un témoignage du pouvoir durable de la foi et de l’éducation. Alors que les diacres nouvellement ordonnés entament leur ministère, ils perpétuent un héritage ancré dans le service, la résilience et la poursuite de l’excellence spirituelle.

  • "Enfants et jeunes, quels repères pour grandir aujourd'hui ?"; 2e colloque organisé par des auteurs de la Lettre Ouverte (EVRAS)

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    Chers Signataires de la Lettre Ouverte

    Vous qui êtes Professionnels de l'enfance et de la Santé mentale, Etudiants, Enseignants, Directions d'école, Parents, Grands-Parents,...

    Nous avons le plaisir de vous faire suivre l'invitation au 2ème colloque que certains auteurs de la Lettre Ouverte organisent:

    "Enfants et jeunes, quels repères pour grandir aujourd'hui ?"

    Que se joue-t-il dans notre société quant à la santé mentale des enfants et des adolescents ? Ce colloque aura pour but d’analyser ensemble pourquoi tant dans les causes que dans les solutions, la situation stagne voire s’alourdit, et envisager en quoi de nouveaux angles de vues sont à être explorés et exploités.

    Cet événement se tiendra le vendredi 13 décembre 2024, de 8h30 à 16h00 à l'Aula Magna et rassemblera des intervenants de divers horizons.

    Plus d'infos en cliquant ICI.

    Votre participation en tant que Signataire engagé est particulièrement précieuse pour enrichir nos échanges et contribuer à une dynamique collective. Nous serions honorés de vous accueillir parmi nous.

    Merci de bien vouloir confirmer votre présence le plus rapidement possible en vous inscrivant ICI.

    Dans l’attente de vous retrouver le 13 décembre 2024 pour une journée riche en partages et en perspectives, nous vous prions d’agréer, Madame, Monsieur, l’expression de nos salutations distinguées.

    Les auteurs de la Lettre Ouverte

    Venez nombreux !

    ­

    Inscription

  • Cardinal Eijk : « Nous devons transmettre l'éthique sexuelle catholique à la jeune génération »

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    De kath.net/news :

    Cardinal Eijk : « Nous devons transmettre l'éthique sexuelle catholique à la jeune génération ».

    15 novembre 2024

    Lors d'un congrès en Pologne, un cardinal néerlandais a déclaré, en se basant sur l'expérience néerlandaise, que la tentative d'adapter l'enseignement de l'Église en matière d'éthique sexuelle aux attitudes sociales actuelles ne fonctionne pas.

    Cracovie - Utrecht (kath.net) « Notre tâche actuelle consiste à proclamer pleinement la foi catholique, y compris ses enseignements sur la morale conjugale et l'éthique sexuelle, et à la transmettre aux jeunes générations ». C'est ce qu'a déclaré le cardinal néerlandais Willem J. Eijk à Cracovie. Il a constaté que l'Eglise catholique romaine est aujourd'hui pratiquement la seule institution au monde à tenir en haute estime le concept classique du mariage ainsi que les valeurs et normes classiques dans le domaine de la sexualité. Selon l'archevêque d'Utrecht, l'effacement des concepts d'homme et de femme dans la culture contemporaine rendra la proclamation de la foi chrétienne beaucoup plus difficile dans les années à venir. Le primat des Pays-Bas est l'invité du 3e Congrès international sur le mariage et la famille, qui se tiendra du 13 au 15 novembre à Cracovie. C'est ce qu'a rapporté l'« Agence de presse catholique polonaise » (KAI).

    Le cardinal a expliqué que le cœur de l'enseignement de l'Église dans ce domaine est qu'il existe un lien étroit entre le mariage, les rapports sexuels et la procréation et a plaidé pour que les relations sexuelles n'aient lieu qu'après le mariage, car le mariage et les rapports sexuels servent à la procréation. Toutefois, cela est totalement incompréhensible pour de nombreuses personnes dans la société moderne, car depuis l'introduction des contraceptifs hormonaux, la séparation du mariage, des rapports sexuels et de la reproduction est devenue un phénomène de masse. De plus, la sécularisation est un facteur qui a influencé la séparation de ces réalités dans la vie humaine. L'importance de Dieu dans la vie quotidienne des hommes, dans leurs relations sociales et dans l'organisation de la société diminuant, le mariage est de moins en moins considéré comme une institution créée par Dieu. Par conséquent, les valeurs et les normes relatives à l'expérience de la sexualité et de la procréation disparaissent également. De plus, selon la théorie du genre, chacun est libre de choisir sa propre identité de genre en fonction de son orientation sexuelle ou de ses préférences personnelles, indépendamment de son sexe biologique.

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  • La théorie du genre contre le genre humain

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    La théorie du genre contre le genre humain – Jean-Claude Larchet

    14 novembre 2024

    La théorie du genre n’existerait pas. Et pourtant elle imprègne notre société, des écoles aux médias.

    Dans un essai clair et très accessible, le philosophe Jean-Claude Larchet livre une analyse détaillée des critiques qui lui sont adressées. Car les critiques sont nombreuses, de natures « biologique, physiologique, psychologique, sociologique, ethnologique, anthropologique » et bien sûr philosophique. Finalement, comme le montre l’auteur, il s’agit d’une « construction intellectuelle déconnectée du réel ».

    Mais son actuelle banalisation n’est pas sans conséquences. Loin d’être anodine, la théorie du genre constitue « une entreprise destructrice de la société et du genre humain lui-même ».

    Un essai très utile pour comprendre les fondements de cette théorie et comment elle représente un péril pour la société.

    Editeur : Salvator

    Date de parution : 16/10/2024

    Nombre de pages : 144

  • Méditation sur la mort avec Mgr Michel Aupetit

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    Mgr Aupetit b71b7e9735d6a2ec-213b6.jpgLu sur le site web du mensuel « La Nef »

    « Nous fêtons le 2 novembre la commémoration des fidèles défunts et novembre est traditionnellement un temps réservé aux morts, aux visites aux cimetières, aux prières pour les âmes du purgatoire. Notre société matérialiste et hédoniste cherche cependant à évacuer toute référence à la mort. La pandémie de Covid-19 l’a néanmoins remise brutalement sur le devant de la scène, nous rappelant qu’elle faisait inévitablement partie de notre horizon. Dans ce contexte et en ce mois-ci, la méditation sur la mort de Mgr Michel Aupetit, archevêque de Paris, tombe particulièrement à pic (1). Évoquant la pandémie, il écrit : « La réponse que nous avons eue a été de nous protéger de la mort par tous les moyens. En réalité, nous nous sommes protégés de la vie. La vie est un risque, mais un risque magnifique. Le fameux principe de précaution désormais inscrit dans la Constitution revient, au fond, à refuser de vivre vraiment pour ne pas risquer de mourir. […] L’obsession permanente de la mort, même enfouie, empêche de vivre pleinement. »

    Le rituel de la mort

    La civilisation se caractérise notamment par le souci réservé aux morts. Mgr Aupetit montre que le rituel qui a entouré la mort, en Occident, a beaucoup évolué, mais qu’il demeurait axé sur le passage de la vie d’ici-bas à la vie éternelle. Au milieu du XXe siècle s’opère un changement radical avec le déplacement du lieu de la mort, du logement familial à l’hôpital : « L’agonie devient un acte technique entre les mains d’une équipe soignante qui guérit et lutte contre la mort. […] Nous sommes donc passés d’une agonie maîtrisée par le mourant lui-même à une agonie accompagnée par la famille à partir du XVIIIe siècle pour arriver à une maîtrise de la fin de vie par l’équipe hospitalière. Tous les problèmes de la fin de vie et de son accompagnement qui ont cours aujourd’hui viennent de ce déplacement. » À partir de là, le deuil est devenu indécent et la mort, désormais insupportable, devait disparaître, d’où la multiplication des incinérations qui ne laissent aucune trace, aucune possibilité de se recueillir auprès des défunts. La mort est ainsi l’un des nouveaux tabous de nos sociétés développées. D’où, aussi, le mensonge fréquent des médecins sur l’état réel d’un malade qui ne doit pas savoir qu’il est en fin de vie, volant ainsi au mourant et à sa famille « des moments précieux de pardon et de paix ».

    Et Mgr Aupetit de s’interroger : « C’est bien parce que dans notre société la mort ne fait plus partie de la vie que nous avons été totalement désarçonnés quand elle s’est manifestée de manière aussi brutale qu’inattendue. La mort doit-elle engendrer la terreur ou donner le goût de la vie ? » En Afrique, la mort d’un ancien n’est pas un moment triste, c’est dans l’ordre des choses, cela fait partie de la vie.

    Lire la suite

  • Le cardinal hongrois Erdö : l'éducation religieuse est de plus en plus caractérisée par le relativisme

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    De kath.net/news :

    Le Cardinal hongrois Erdö : l'éducation religieuse est de plus en plus caractérisée par le relativisme

    21 octobre 2024

    Le Cardinal à la conférence Église-État dans le cadre de la présidence du Conseil de l'UE : il existe en Occident une « offre culturelle » dans laquelle toutes les croyances religieuses sont présentées de manière équivalente

    Budapest (kath.net/KAP) Le cardinal hongrois Peter Erdö s'est plaint d'un changement profond dans l'orientation de l'enseignement religieux confessionnel dans les pays d'Europe occidentale. Au lieu d'enseigner la foi, la matière enseignée dans les écoles publiques concerne aujourd'hui « des leçons sur la religion », a déclaré vendredi le chef de l'Église hongroise dans sa ville épiscopale de Budapest. L’éducation religieuse devient alors une « offre culturelle » qui concerne l’égalité et la dignité de tous, assumant la « relativité de toutes les croyances religieuses ».

    Le traitement juridique des religions évolue également sensiblement en Europe occidentale, a poursuivi Erdö. Jusqu’à présent, la conception façonnée par les Églises chrétiennes a dominé en termes de structure, de lois et de terminologie, et les gens ont pu choisir librement l’enseignement religieux dans les écoles publiques. La condition préalable selon laquelle il n'existe qu'un petit nombre de confessions et qu'elles contrôlent et garantissent la qualité de l'enseignement par l'intermédiaire de leurs propres autorités scolaires est de plus en plus affaiblie par la présence de nouvelles communautés religieuses.

    Dans les sociétés multireligieuses, l’État a de plus en plus de mal à trouver une définition commune de la religion, des communautés religieuses et des églises, a poursuivi Erdö. Aujourd’hui, les « nouveaux types de religion » n’apportent plus les mêmes structures communautaires, une vision du monde cohérente et des implications morales comme le faisaient les Églises catholique, protestante et orthodoxe. Cela rend encore plus difficile la mise en œuvre de lois exigeant que les États traitent toutes les religions de manière égale.

    Le cardinal Erdö a pris la parole lors de la conférence « Responsabilité partagée : coopération entre États et communautés religieuses », qui s'est tenue au Musée ethnographique de Budapest dans le cadre de la présidence hongroise du Conseil de l'UE. Jozsef Steinbach, président du Synode de l'Église réformée de Hongrie, a prononcé un discours de bienvenue et le secrétaire d'État de l'Église, Miklos Soltesz, a également prononcé un discours. Un message de salutation est venu du président de l'Association des communautés juives de Hongrie, Andor Grosz.

    Le secrétaire d'État Soltesz a déclaré que les Eglises pouvaient contribuer à trouver une réponse à la "crise morale de l'Europe". Selon lui, on peut se demander si les dirigeants européens sont conscients des dangers qui menacent actuellement le continent, s'ils sont capables d'y répondre et qui peut les aider. Parmi les dangers qui menacent l’Europe, il a cité « l’hystérie de guerre », l’émergence et le renforcement d’idéologies anti-création et l’échec des politiques migratoires.

    Le président de l’Association de la communauté juive, Grosz, a mis en garde contre la montée de l’antisémitisme dans de nombreux pays à des niveaux jamais vus depuis des décennies. Depuis les attaques terroristes du Hamas contre Israël, des enquêtes ont montré que pour cent des Juifs de l'UE ont évité de porter des symboles juifs. A Budapest, cependant, les membres de la communauté juive peuvent vivre leur identité en sécurité, et le gouvernement hongrois leur garantit la chose la plus importante, « à savoir la sécurité », a déclaré Grosz. La communauté juive s’efforce d’établir « une coopération stratégique avec les organismes d’État sur une base solide ».

    Lire également : Les dirigeants européens critiqués pour avoir ignoré l'héritage chrétien

  • "Si la terre est dégradée, c'est la faute de l'homme blanc, chrétien et hétérosexuel" : l'Université de Liège persiste et signe

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    Lu sur La Meuse (8 octobre, page 8) :

    L’Uliège répond aux accusations de «dérive wokiste» 

    Dans le nouveau cours de l’Uliège sur les changements de notre planète, une phrase fait polémique : « C’est l’homme blanc, chrétien et hétérosexuel qui est à l’origine de ce basculement ». Dénoncés par une députée MR, le professeur Pierre Stassart et la rectrice Anne-Sophie Nyssen réagissent.  

    Ce week-end, la députée libérale verviétoise Stéphanie Cortisse a allumé le feu. Alertée par des étudiants, elle a fustigé une phrase tirée du cours obligatoire enseigné à l’université de Liège depuis la rentrée. Il s’adresse à tous ses nouveaux bacheliers et est consacré à tous les changements que subit notre planète.

    Selon le professeur Pierre Stassart, sociologue de l’environnement, l’origine du basculement des conditions d’habitabilité de la terre n’est pas due à l’homme en général, mais bien à l’« homme blanc, chrétien et hétérosexuel », comme il le désigne précisément dans son cours. « Évitons ainsi de masquer les profondes inégalités quant aux responsabilités intrinsèques face aux perturbations environnementales à l’échelle planétaire. »

    Qualifiant cette phrase de dérive wokiste, « qu’est-ce que la couleur de la peau, la religion et l’orientation sexuelle viennent faire là-dedans ? », la députée a interpellé la ministre Elisabeth Degryse qui a en charge l’enseignement supérieur pour qu’elle réclame des éclaircissements à la rectrice de l’Uliège.

    Liberté académique

    « La liberté académique doit rester un principe fondamental et il faut permettre aux chercheurs d’enseigner sans pression, nous explique Anne-Sophie Nyssen, regrettant une forme « d’intimidation » de la part de la députée. « L’université doit rester un lieu ouvert au débat et permettre d’aiguiser l’esprit critique des étudiants. »

    Et de faire attention aux mots employés : « le wokisme est un mot inventé au départ par les suprémacistes blancs américains pour fustiger le combat d’émancipation des noirs », ajoute-t-elle.

    De son côté, le professeur en question se défend également. « Factuellement, ce que j’écris est validé par la communauté scientifique. C’est la révolution industrielle qui marque le départ d’une nouvelle ère géologique baptisée « anthropocène » car c’est l’action humaine qui est le facteur déterminant de ce basculement. »

    Cette révolution industrielle est née en Europe. « Elle a été menée par des hommes blancs, mais aussi chrétiens parce que c’est au nom de la religion que l’Europe a colonisé d’autres parties du monde, en lui imposant son système capitaliste. »

    Enfin pourquoi « hétérosexuel » ? « Parce que c’était le modèle de base de l’époque. Mais vu les réactions d’incompréhension, je lui préférerai aujourd’hui le terme de « patriarcal » qui est moins polémique. Je comprends donc qu’il puisse choquer et ce n’est pas mon but premier. Je le changerai donc dans la prochaine édition de ce cours. Mais cela prouve aussi qu’il y a une nécessité de débat sur le sujet. »

    On verra si ces précisions apporteront les apaisements voulus. 

    En tout cas, pas les nôtres ! Car, comme le  fait remarquer Paul Vaute :

    Cette réponse montre au moins que sur le plan des dérives idéologiques, il y a moyen d'être pire que l'Université de Louvain (dans les deux langues)!

    Mettre en cause l'usage du concept de "wokisme" en disant qu'il relève du suprémacisme blanc est de la pure mauvaise foi. Des sociologues, des politologues, des historiens... y ont recours couramment, non pas pour fustiger la communauté noire, mais pour dénoncer un certain terrorisme intellectuel qui règne dans les campus américains où on a vu des collectifs s'en prendre à des enseignants simplement parce qu'ils enseignaient la littérature classique (dont les auteurs, bien sûr, étaient tous des hommes blancs patriarcaux). En Belgique, un très bon petit livre dénonçant les outrances wokistes a été publié il y a peu par... Bart De Wever (Woke, éd. Kennes, 2023).

    Sur un autre plan, attribuer tous les problèmes environnementaux au système industriel capitaliste est à tout le moins léger. M. Stassart n'a pas eu le bonheur de vivre à l'époque pré-industrielle, quand les rivières dans les villes étaient des égouts à ciel ouvert et qu'on était sans défense devant la propagation des épidémies et autres épizooties. Quant aux déforestations liées de nos jours au mode de vie primitif des Indiens d'Amazonie, il est bien évidemment interdit d'en parler. Il paraît, en outre, que les plus grands producteurs de gaz à effet de serre sont... les vaches des Pays-Bas et les kangourous d'Australie. Quand le professeur Stassart s'appliquera-t-il à les dénoncer ?

    Amusante aussi, l'affirmation selon laquelle "l’université doit rester un lieu ouvert au débat". C'est sans doute par distraction qu'on y a interdit, il y a quelques années, la conférence que devait donner Tugdual Derville, le délégué général de l'Alliance Vita (pro-vie).

  • "Si la terre est dégradée, c'est la faute de l'homme blanc, chrétien et hétérosexuel"

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    Lu sur L'Avenir (Valentin Parmentier) :

    "Si la terre est dégradée, c'est la faute de l'homme blanc, chrétien et hétérosexuel": un cours de l'ULiège fait réagir la députée Stéphanie Cortisse

    Une phrase issue d'un nouveau cours sur la durabilité et la transition dispensé à l'ULiège fait réagir Stéphanie Cortisse, députée MR.

    6-10-2024
     
    L'Université de Liège a lancé, en cette rentrée académique 2024-2025, un nouveau cours portant sur les questions de durabilité et de transition. Un cours imposé à tous les étudiants de bachelier pour les éveiller "aux défis actuels".

    "Les défis actuels exigent une modification en profondeur de nos modes de vie. Pour répondre aux enjeux de la nécessaire transition sociale et environnementale, l'Université de Liège fait évoluer ses enseignements et programmes de formations, en s'appuyant sur une recherche scientifique de pointe qui aborde selon des modalités variées les différentes dimensions de la durabilité", explique l'ULiège sur son site.

    "Qu'est-ce que la couleur de peau, la religion et l'orientation sexuelle viennent faire là-dedans ? !"

    Ce n'était pas de l'avis de la députée MR, Stéphanie Cortisse. "Le wokisme envahit désormais aussi nos universités", a-t-elle déclaré à nos confrères de Sudinfo en promettant d'interpeller la Ministre-présidente de la Fédération Wallonie-Bruxelles, Elisabeth Degryse (Les Engagés). Elle a toutefois souligné la "pertinence" de cette formation qui défend "les enjeux écologiques actuels".

    La phrase qui l'a fait tiquer concerne bien évidemment la désignation de "l'homme occidentale blanc et catholique" comme responsable. "Qu'est-ce que la couleur de peau, la religion et l'orientation sexuelle viennent faire là-dedans ? !", interroge la députée libérale qui a été alertée par plusieurs étudiants. "Il est inadmissible de bourrer le crâne de nos jeunes étudiants avec de tels propos discriminatoires ! De plus, il s'agit d'une simple affirmation qui n'est nullement étayée", fustige-t-elle. "Force est de constater que la pensée wokiste envahit à présent nos universités, avec toutes les dérives qui suivent."

    Stéphanie Cortisse demandera à Elisabeth Degryse de "prendre contact avec la rectrice de l'ULiège pour lui demander des éclaircissements".

  • Rik Torfs : "Quand on invite le Pape, on doit avoir la délicatesse de ne pas lui imposer comme unique vérité les opinions de l'Occident sécularisé"

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    De Rik Torfs sur le site de La Libre :

    "Quand on invite le Pape, on doit avoir la délicatesse de ne pas lui imposer comme unique vérité les opinions de l'Occident sécularisé"

    Le Pape a remis en question la pensée unique présentée par les universités qu'il a visitées. À Leuven, il a plaidé pour une université qui dépasse le rationalisme pur et simple.

    Une chronique "J'assume" de Rik Torfs, professeur de droit canonique, écrivain, recteur honoraire de la KU Leuven

    1er octobre 2024

    Je n'étais pas un grand partisan de la visite du pape François. Tout d'abord, J'étais loin d'être sûr qu'il allait réellement venir, vu son voyage en Asie, long et fatigant, qui précédait sa visite au Luxembourg et à la Belgique. En plus, le contexte du voyage était difficile. La visite risquait de se réduire à une longue discussion sur le sort des victimes d'abus sexuels. Et le climat et la migration, les thèmes choisis par les deux universités catholiques, semblaient formels et peu dangereux.

    Cependant, la réalité a été différente. Le Pape s'est entretenu beaucoup plus longtemps que prévu et apparemment en profondeur avec les victimes d'abus sexuels. Surtout pour la presse flamande c'était le seul thème de la visite qui comptait vraiment. À maintes reprises et avec fermeté le pape François est revenu sur le sujet, y compris au stade Roi Baudouin.

    Invitation universitaire

    Regardons maintenant de plus près la rencontre avec les universités. À Leuven, dans la salle de promotion donnant place à un peu plus de 200 personnes, surtout des dignitaires politiques, religieux et académiques étaient représentés. Les étudiants et les professeurs manquaient presque complètement. Même les deux prêtres enseignant à la faculté de droit canonique, dont je fais partie, n'étaient pas invités. Comparé à Leuven, l'ambiance à Louvain-la-Neuve était beaucoup plus enthousiaste, joyeuse et vivante, il faut le constater.

    Avant d'analyser l'accueil réservé au Pape par les autorités académiques, n'oublions pas que l'anniversaire de l'université de Louvain était la raison principale de la visite du Pape. Ce sont les universités qui, avec l'appui de la maison royale et des évêques, ont lancé l'invitation.

    À Leuven, le Pape a plaidé pour une université qui dépasse le rationalisme pur et simple, surmontant la fatigue mentale qui semble caractériser notre société.

    Ainsi, à Leuven, le recteur était l'hôte et le Pape l'invité. L'hôte vantait les mérites de son université, sa renommée internationale, sa méthode scientifique inébranlable. Dans la salle, projeté au-dessus du recteur et du pape, on pouvait lire la devise officielle de l'université pour cette année festive : "Knowledge knows no end". En anglais, comme il se doit.

    Non seulement l'université est un guide scientifique, elle se présente aussi comme boussole morale. L'hôte, le recteur, a clairement dit à son invité, le Pape, qu'il était grand temps de procéder à l'ordination sacerdotale de la femme et de changer ses points de vue sur les relations homosexuelles.

    Pensée unique

    À Louvain-la-Neuve, la réaction de la rectrice était comparable. Dans son fameux communiqué de presse, elle déplore, au nom de l'université, "les positions conservatrices du pape François quant à la place des femmes dans la société". Ce message donne l'impression qu'au sein de l'université, il y a une pensée unique partagée par tous les membres de la communauté académique.

    C'est justement cette pensée unique qui a été mise en question par le Pape. À Leuven, il a plaidé pour une université qui dépasse le rationalisme pur et simple, surmontant la fatigue mentale qui semble caractériser notre société. De toute façon, dans l'Église, il y a une place pour tout le monde, a-t-il précisé ailleurs.

    La visite du Pape aux universités m'inspire à trois idées, que je laisse bien entendu à votre appréciation.

    D'abord les recteurs, hôtes du Pape, ont manqué d'élégance. Personne n'a l'obligation de l'inviter. Mais quand on invite le Pape pour donner davantage de prestige à ses festivités, on doit avoir la délicatesse de ne pas, dans un esprit de supériorité, lui imposer comme unique vérité les opinions politiques ou morales de l'Occident sécularisé.

    Ensuite, j'avais l'impression que le Pape, malgré ses propos fermes sur certains sujets, laissait beaucoup d'espace à d'autres opinions et à des critiques justifiées. Sur différents sujets, y compris les abus sexuels, le pape a fait témoignage de beaucoup d'humilité. Ce n'est pas le cas des universités qui n'ont nullement mis en question leur propre idéologie et le fonctionnement parfois froid et bureaucratique de l'université actuelle.

    Enfin, dans les rues de Leuven, dans la salle et les rues de Louvain-la-Neuve, il y avait beaucoup de jeunes qui ne cachaient pas leur sympathie pour le pape sans pour autant partager toutes ses idées. Est-ce possible que c'est surtout une ancienne génération, actuellement au pouvoir dans les universités et les médias qui, toujours pas libérée de son passé catholique, demeure sceptique ou cynique vis-à-vis du Pape, tandis qu'une nouvelle génération, sans complexes et frustrations, se montre beaucoup plus ouverte ?