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Enseignement - Education - Page 2

  • "Vivre en réalité", thème de l’Université de la Vie 2023, avec Anne Lenotte sur RCF

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    De RCF :

    Vivre en réalité, thème de l’Université de la Vie 2023, Anne Lenotte

    Réalité virtuelle ? Métavers ? Quels liens avec le réel au niveau des grands enjeux bioéthiques: début et fin de vie, relations humaines, santé, temps, corps,... Parlons-en avec Anne Lenotte, co-responsable de l’Université de la Vie en Belgique, aumônière d’hôpital à Verviers et experte en communication visuelle.

    Anne Lenotte
    Anne Lenotte

    Une formation en bioéthique

    L’Université de la vie est un cycle de formation en bioéthique organisé par l’association Alliance VITA, grâce à son réseau de volontaires déployé dans plus de 12 pays. Plus de 50.000 personnes ont déjà participé depuis plus de 15 ans. Début 2023, ce cycle de formation de 4 soirées en 4 semaines est proposé à Bruxelles, Louvain-la-Neuve, Mons, Tournai, Hannut et Liège. Des témoins et experts aborderont, cette année, l’importante question de la dignité humaine. Début et fin de vie, relations humaines, temps, santé, corps, réalité virtuelle, quels liens avec le réel ?

    Chaque soirée aura un thème : soirée 1 : un monde à consoler, soirée 2 : une réalité à écouter, soirée 3 : une société à construire, soirée 4 : un futur à tisser. Parmi les intervenants, retrouvez Bertrand Vergely, Christian de Cacqueray, Emmanuel Leclercq, René Ecochard, Philippe Dewost, Pauline Quillon, Axelle Huber, Tugdual Derville, Blanche Streb ou encore Caroline Roux. Retrouvez le programme détaillé sur le site www.universitedelavie.fr et les formulaires d’inscriptions ci-dessous.

    Université de la Vie

    Le thème de cette année est une promesse

    Anne Lenotte co-organise les soirées de Liège avec André, Sylvain et Marie. Son expérience de membre d’aumônerie d’hôpital à Verviers la motive à aborder ces grandes questions de sens. “Le thème de cette année est une promesse, dit-elle, car il y aura toujours une place pour l’humain et pour l’âme.” Sa vocation à accompagner les autres remonte à sa jeunesse. Elle visitait sa grande tante Emma qui naviguait entre sa maison de repos et les hôpitaux. C’est la première fois qu’elle a rencontré une visiteuse de malade. “Elle m’a appris à prendre le temps, à ralentir, à vivre tout simplement à un autre rythme.”

    Elle est inspirée par la plume de Christian Bobin, qui a notamment écrit: “Noël est comme une brèche ouverte dans le temps. Quelque chose se passe qui semble avoir effacé pendant quelques heures toutes les déceptions de la vie. C’est comme si on attendait quelque chose, quoi je ne sais pas exactement, mais ce que l'on attend là, c'est ce que l'on attend toute la vie, car le meilleur du temps de Noël est presque invisible, faible, et suppose une passion infinie de l'attente.”

    De la même façon, elle trouve beaucoup d’inspiration dans le livre “L'autre Dieu” de la pasteure Marion Muller-Colard. Dans ce texte bouleversant, elle mêle à une méditation sur le livre de Job le récit personnel d'une traversée. Elle donne des pistes pour résister à la souffrance qui absorbe l'existence tout entière dans la plainte. Elle-même a été membre d’une aumônerie d’hôpital. Elle rend le courage de vivre aux côtés de la menace qui plane sur toute vie humaine, marquée par la précarité. 

    Visiteuse de malade

    Notre fierté meurt un quart d’heure après notre corps

    Lorsqu’on lui demande une parole inspirante, Anne Lenotte cite volontiers saint François de Sales : “notre fierté meurt un quart d’heure après notre corps.” La visiteuse de malades entend beaucoup de questions et de colères aussi. La rencontre demande de la souplesse. “On n’est pas là pour faire du chiffre. On prend le temps. les patients ont le droit d’être informés de la possibilité de nous rencontrer. Récemment, elle a souri lorsqu’un visiteur l’a taquinée et qualifiée “d’Anne du Bon Dieu” car, dans le fond, cela souligne la patience et la qualité d’écoute de la visiteuse de malades.

    L’Université de la vie  a été lancée en 2004 en France. Depuis, et fort de son succès, l'Alliance VITA a décidé d’étendre ce cycle de formation à toute la France, la Belgique et d’autres pays à travers un système de visioconférence mêlant animation nationale et locale. L'Université de la Vie est ainsi devenue un événement international à partir de 2015, auquel participent l'Allemagne, la Belgique, le Canada, les États-Unis d'Amérique, la Grande-Bretagne et la Suisse. Aujourd'hui, cette université de la vie est organisée annuellement par plus de 140 villes en France et à l'étranger.

    Retrouvez le programme détaillé sur le site www.universitedelavie.fr et les formulaires d’inscriptions ci-dessous:

    Bruxelles
    Lundis 16, 23, 30 janvier et 6 février 2023, 20H
    Hotel Chambord, Rue de Namur 82, 1000 Bruxelles, Belgique
    https://www.billetweb.fr/universite-de-la-vie-2023-bruxelles-belgique

    Louvain-la-Neuve
    Lundis 9, 16, 23, 30 janvier 2023 à 19H30
    UCLouvain Place Montesquieu, 2 College Thomas More, Auditoire More 53
    https://www.billetweb.fr/universite-de-la-vie-2023-a-letranger-louvain-la-neuve-belgique

    Mons (Obourg)
    Lundis 9, 16, 23 et 30 janvier à 20H
    Centre pastoral St-François Rue de France, 41 7034 Obourg Belgique
    https://www.billetweb.fr/universite-de-la-vie-2023-mons-belgique

    Tournai
    Lundis 9, 16, 23 et 30 janvier à 20H
    Cense de Rigaux, Chaussée de la Libération, 7910 Frasnes-lez-Anvaing, Belgique
    https://www.billetweb.fr/universite-de-la-vie-2023-tournai-belgique

    Hannut 
    Dimanches 15, 22, 29 janvier et 5 février à 18H
    Drève du Monastère 7, 4280 Hannut, Belgique
    https://www.billetweb.fr/universite-de-la-vie-2023-hannut-belgique

    Liège
    Jeudis 12-19-26 janvier et 2 février 2023 à 19H
    Espace Loyola, Rue Saint-Gilles 102, 4000 Liège, Belgique
    https://www.billetweb.fr/universite-de-la-vie-2023-a-letranger-liege-belgique

    Namur
    Lundis 9, 16, 23 et 30 janvier à 20H
    Home St Joseph Rue Ernotte 10, Namur, Belgique
    https://www.billetweb.fr/universite-de-la-vie-2023-a-letranger-namur-belgique

    Un futur à tisser

  • Signez la lettre contre l'inacceptable Guide EVRAS (éducation à la vie relationnelle, affective et sexuelle)

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    Signer la lettre contre l'inacceptable Guide EVRAS (éducation à la vie relationnelle, affective et sexuelle)

    Signer ici https://forms.gle/TdHra44hUg7J8eNc

    Guide EVRAS :

    On y trouve p. 63, dès 9 ans : « Prendre conscience qu’on peut choisir librement ses partenaires

    P. 161, dès 5 ans : « Consolider sa propre identité de genre » et «Identifier et exprimer son identité de genre »

    P. 162, dès 9 ans : « Se sentir libre de questionner les normes et stéréotypes de genre pour trouver son point de confort » « Il s’agit de l’ensemble des éléments pouvant être mis en place par une personne transgenre afin de favoriser le sentiment de bien-être par rapport à sa propre identité de genre : adopter une démarche différente (ou pas), changer sa façon de s’habiller (ou pas), prendre des hormones (ou pas), recourir à des opérations chirurgicales (ou pas)... »

    P. 191, dès 9 ans : « Reconnaître que les partages de sextos et/ou de nudes peuvent être excitants et être source de plaisir, dans un cadre de confiance et de consentement avec l’autre. Se sentir libre d’envoyer des sextos et/ou des nudes dans le consentement »

    Voir l'info ci-dessous et le texte de la lettre ouverte sur le site de la Libre : https://www.lalibre.be/debats/opinions/2022/12/13/non-a-lhypersexualisation-de-nos-enfants-653B6VFIFRFFVAPCK4OOWGOLOQ/

    Le nouveau guide EVRAS contient certains conseils éducatifs tout à fait inadéquats et qui comprometteraient la santé mentale des enfants et adolescents qui y seraient confrontés au travers des professionnels EVRAS formés à cette éducation. 

    Nous vous invitons à lire une "lettre ouverte" et à la co-signer avant le mercredi 14 décembre 18h afin de la faire parvenir à la presse le plus rapidement possible. 

    Voici le lien sur lequel cliquer pour intégrer votre signature: https://forms.gle/ TdHra44hUg7J8eNc7

    Pour consulter ce guide, vous pouvez cliquer ici:  https://drive.google. com/file/d/ 1vFmKgGq0yPCLJS6VV52wbAorWMMVg 8rp/view?usp=sharing

    En France, une demande similaire lancée par des spécialiste de la santé mentale, dont Maurice Berger, a été rédigée en 2018. 

    http://petitionpublique.fr/ PeticaoVer.aspx?pi=P2017N49527

    Vous pouvez visionner, en cliquant sur les liens ci-dessous :

    - le reportage de Chantal Monet passé sur RTL ce mardi 6 décembre au JT du soir. https://www.rtl.be/info/ belgique/societe/le-prochain- guide-d-education-sexuelle- distribue-aux-jeunes-enfants- serait-dangereux-et-inadequat- selon-une-pedopsychiatre- 1419673.aspx?dt=21:15

    - l'interview live du professeur Jean-Yves Hayez le lendemain sur LN24 : https://www.ln24.be/2022-12- 07/face-face-y-t-il-un-age- pour-parler-sexualite

    A faire suivre.

    Sophie Dechêne, MRCPsych, Pédopsychiatre

    Diane Drory, Psychologue-Psychanalyste

    Serge Dupont, Docteur en Psychologie

    Nicole Einaudi, Pédopsychiatre

    Catherine Jongen, Thérapeute de couple, Sexothérapeute

    Jean-Pierre Lebrun, Psychiatre, Psychanalyste

    Beryl Koener, Pédopsychiatre  et Docteur en Neuropsychopharmacologie

    Muriel Meynckens-Fourez, Pédopsychiatre

  • Comment se célèbre concrètement la messe de Vatican II ? (Liturgie 29 par Denis Crouan)

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    Liturgie 29 : Comment se célèbre concrètement la messe de Vatican II ? (71 mn) 

    https://youtu.be/p5wg3yjym8o  

    Le docteur Denis Crouan aborde maintenant, de manière concrète et simple, comment mettre en pratique la liturgie eucharistique restaurée à la suite de Vatican II dans une paroisse qui dispose de ce qu’il faut (des moyens somme toute assez simples) pour que tout soit fait dans le respect de ce que demande aujourd’hui l’Église. Il est frappant de voir le respect et la solennité qui entoure cette réforme liturgique. On est loin de ce qu’il s’est, hélas, réellement passé. 

    Voici le lien qui mène aux deux fascicules (un sur la liturgie, l’autre sur la crise) édités par « Librim Concept ».  

    https://www.librim.fr/18-collection-liturgie-et-priere 

     

    COURS DE LITURGIE, PAR DENIS CROUAN, DOCTEUR EN THEOLOGIE, 2022 

    Pour accéder à la totalité de la playlist :  

    https://www.youtube.com/playlist?list=PLuko328jWH_06CYFfUP8d6v_vzl9f4UbI 

    Cours donné par Denis Crouan, docteur en théologie, en entretien interactif avec Arnaud Dumouch. 

    Vidéo du site http://docteurangelique.free.fr/fichiers/InstitutDocteurAngelique.htm, les œuvres complètes en français de saint Thomas d'Aquin. 

    Denis Crouan 2022. 

  • Non à l’hypersexualisation de nos enfants au nom d’un soi-disant progressisme !

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    Une lettre ouverte cosignée par 2500 personnes publiée sur le site de cathobel.be :

    OPINION: « Non à l’hypersexualisation de nos enfants au nom d’un soi-disant progressisme ! »

    Très inquiets concernant le contenu du nouveau guide EVRAS, pour l’éducation à la vie relationnelle, affective et sexuelle, des spécialistes de l’enfance et de nombreux parents cosignent une lettre ouverte, rassemblant plus de 2500 signatures.

    Parmi les co-signataires de la lettre, des pédopsychiatres, inquiets de certaines positions défendues dans le nouveau guide EVRAS. Mais aussi sur leur temporalité. Doit-on aborder certaines questions liées à la sexualité dès l’âge de 5 ans? Leur grande inquiétude concerne notamment le principe d’autodétermination. Peut-on dire à un enfant de 8 ans qu’il a le droit de choisir son genre? S’ils ne rejettent pas l’ensemble du guide, les spécialistes émettent donc de sérieuses réserves.

    Lire aussi: Edito – Oui à l’EVRAS. Mais pas à celle-là ! et Doit-on s’inquiéter de la future éducation affective et sexuelle de nos enfants à l’école?

    « Lettre ouverte » adressée aux parents et à Madame la Ministre de l’Education de la Fédération Wallonie-Bruxelles, Caroline Désir

    Protégeons nos enfants qui, dès 5 ans, se verront bientôt « éduqués » dans les balises du nouveau guide Evras.

    En tant que professionnels de la santé mentale des enfants et des adolescents, nous avons pris connaissance du «Guide pour l’EVRAS, Balises et apprentissages (1) – A destination des acteurs et actrices de l’éducation à la Vie Relationnelle, Affective et Sexuelle en milieu scolaire. Une approche basée sur les besoins des jeunes » (2).

    Interpellés par certaines positions défendues par ce guide, nous avons proposé une rencontre, fin novembre 2022, avec Madame la Ministre de l’Education. Il n’y a pas été donné suite. Voici pourquoi nous recourons à cette « Lettre ouverte » afin de pouvoir espérer nous faire entendre, nous, les professionnels inquiets pour les enfants et adolescents qui risquent d’être soumis à cette éducation.

    Nous dédions notre lettre à tous les parents, eux qui sont les premiers éducateurs de leurs enfants, en particulier en matière d’affectivité et de sexualité.

    Un référentiel obligatoire

    Depuis le 12 juillet 2012, l’Education à la Vie Relationnelle, Affective et Sexuelle (Evras) fait partie des missions de l’enseignement obligatoire et doit donc être intégrée au programme tout au long de la scolarité. Afin de coordonner sa mise en œuvre, la Communauté française, la Région wallonne et la Commission communautaire française de la Région de Bruxelles-Capitale ont conclu un protocole d’accord en juin 2013.

    Un nouveau protocole d’accord est attendu pour fin 2022 avec comme objectif de labelliser les seuls et uniques acteurs ‘Evras’ qui devront utiliser ce nouveau guide comme référentiel obligatoire. Jusqu’à ce jour, la liberté est certes encore laissée aux pouvoirs organisateurs et aux directions d’écoles d’organiser l’Evras de la manière qu’ils pensent être la plus adéquate. Mais une « Commission Education » au Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles se tiendra le 13 décembre prochain pour discuter notamment de cette liberté.

    «Se sentir libre d’envoyer des sextos et/ou des nudes dans le consentement» (3) (dès 9 ans) Ce recueil de 303 pages est divisé en plusieurs thématiques, (relations interpersonnelles, identité de genre, expressions de genre et orientations sexuelles, les violences, …), déclinées à chaque fois en tranches d’âge. Il se veut « inclusif » et « non-hétéronormatif». Les auteurs refusent, en d’autres mots, le : « Principe de considérer le fait d’être hétérosexuel comme étant la norme, allant de soi, comme la référence par défaut et de marginaliser tout ce qui en sort (4)». Il comprend des pistes pédagogiques pour aborder ces questions avec les élèves.

    Dans la thématique : « Identité de genre, expressions de genre et orientations sexuelles», dès 5 ans :
    « Prendre conscience que son identité de genre peut être identique ou différente, se rapprocher, s’éloigner, correspondre, ne pas correspondre, différer, osciller, … de celle assignée à la naissance (5)».

    Toujours dès 5 ans : « Consolider sa propre identité de genre » et « Identifier et exprimer son identité de genre (6) ».

    Dès 9 ans, il est proposé de : « Se sentir libre de questionner les normes et stéréotypes de genre pour trouver son point de confort ». « Il s’agit de l’ensemble des éléments pouvant être mis en place par une personne transgenre afin de favoriser le sentiment de bien-être par rapport à sa propre identité de genre : adopter une démarche différente (ou pas), changer sa façon de s’habiller (ou pas), prendre des hormones (ou pas), recourir à des opérations chirurgicales (ou pas)… ». Dès 9 ans : « Se questionner sur son identité de genre (7)».

    N’encombrons pas le psychisme de l’enfant avec un référentiel sexuel adulte

    Nous ne rejetons certainement pas l’ensemble du guide. Il accompagne les élèves dans des questions importantes et promeut la lutte contre les discriminations et les violences sexuelles, notamment via les réseaux sociaux, des combats que nous soutenons dans notre pratique. Cependant, de nombreux choix et positions nous inquiètent dans la mesure où ils risqueraient d’amener des préoccupations troublantes voire traumatiques chez les enfants.

    L’autodétermination de l’enfant s’avère être une des clés de voûte soutenant la rédaction de ce guide. Littéralement, cela signifierait que, ipso facto, l’enfant saurait, mieux que personne, ce qui est bon pour lui. Son propre ressenti serait son seul guide. N’oublions pas qu’un enfant a, surtout, le droit d’être éduqué. Il a bel et bien le droit à de la transmission, tout comme il a le droit au respect des étapes de son développement.

    Force est de constater qu’entre autres choses, ce module éducatif supprime la période dite de latence : à savoir cette période bien connue du développement de l’enfant, essentiellement axée sur la construction de sa socialisation et d’une compréhension plus large du monde. Travail psychique rendu possible lorsque l’enfant n’est précisément pas stimulé sexuellement, sachant qu’entre 6 et 11 ans, en moyenne, ses questionnements sur la sexualité sont alors partiellement refoulés.

    Ce refoulement a une fonction capitale malheureusement de plus en plus souvent réduite à cause de l’hypersexualisation (8), tous azimuts, de notre société. Il est donc plus que jamais indispensable de respecter les étapes du développement psychique d’un enfant.

    Notre société, notamment via les réseaux sociaux, impose un questionnement sur le quoi et le comment de la sexualité des enfants et des adolescents. Il serait donc utile que ce guide, au lieu d’imposer une compréhension «technique » des différents aspects de la sexualité, soutienne et protège les enfants contre une confrontation à des thématiques pour lesquelles ils ne sont pas prêts.

    Car les jeunes sont aujourd’hui victimes d’une espèce d’acharnement tant la société impose ses questions, ses affirmations et insiste lourdement sur le devoir d’absolument tout expérimenter. Ces diktats sont des intrusions psychiques, source de souffrances inutiles.

    Nous entendons dans les écoles secondaires, mais aussi dans nos cabinets, l’insistance avec laquelle les jeunes exercent ouvertement des pressions entre eux pour aller toujours plus loin dans l’exploration de la sexualité considérée comme un divertissement au même titre qu’un jeu ou un sport.

    En conclusion, souvenons-nous que l’enfant n’est pas un adulte en miniature. Il convient donc de toujours bien faire la distinction entre l’enfant qui est sexué, l’émergence de la sexualité juvénile, et enfin la sexualité adulte. Cette distinction peine à se faire sentir tout au long du guide. Que les enfants apprennent la sexualité selon un rythme adéquat, voilà qui est souhaitable, mais ils n’ont pas à y être exposés de force.

    Une vision idéologique : Parents, réveillez-vous !

    Qu’en est-il in fine de l’autorisation que vous accordez, vous parents, à ce que ces thématiques si délicates soient abordées avec vos enfants de façon aussi technique où si peu de place est faite aux sentiments, aux émotions ou tout simplement à l’amour ? Le guide ne propose pas quelques balises, comme il le prétend ; il défend une vision idéologique de l’éducation sexuelle et affective, où chaque enfant jongle avec son genre et sa sexualité, selon son bon désir, pour peu qu’il y ait consentement mutuel entre partenaires (à partir de 9 ans…). Aucune place n’est laissée aux autres sensibilités sur ces sujets, aux valeurs familiales et culturelles et à leur transmission.

    Ce que nous réclamons d’urgence

    Rien moins qu’un moratoire sur l’imposition de ce tout nouveau guide Evras, le tout dans un esprit constructif et afin de le retravailler, cette fois-ci tous ensemble, et de manière réellement démocratique, en veillant notamment à inclure les parents ou autres gardiens, et pas seulement les enfants et les associations censées les représenter.

    Premiers signataires :
    Sophie Dechêne, MRCPsych, Pédopsychiatre
    Diane Drory, Psychologue-Psychanalyste
    Serge Dupont, Docteur en Psychologie
    Nicole Einaudi, Pédopsychiatre
    Catherine Jongen, Thérapeute de couple, Sexothérapeute
    Beryl Koener, Pédopsychiatre, Docteur en Neuropsychopharmacologie
    Jean-Pierre Lebrun, Psychiatre, Psychanalyste
    Muriel Meynckens-Fourez, Pédopsychiatre

    Consulter la liste complète des signataires

    Les co-signataires invitent à rejoindre leur appel en signant la lettre via le lien suivant :

    https://forms.gle/TdHra44hUg7J8eNc7

    *******

    Références
    1.https://drive.google.com/u/0/uc?id=1vFmKgGq0yPCLJS6VV52wbAorWMMVg8rp&export=download

    1. L’éditeur responsable est l’ASBL O’Yes, ‘Safe, Sex and Fun’, producteur de la chaîne « Moules frites » et la Fédération Laïque de Centres de Planning familial. La « Déclaration des droits sexuels » de l’IPPF (Fédération Internationale des Plannings Familiaux) (2008) et la publication des « Standards européens d’éducation à la sexualité » (2010) sous l’égide de l’OMS élaborés par divers lobbies, sont à l’origine du déploiement par nos décideurs politiques wallons d’une nouvelle forme d’ «éducation à la sexualité » destinée aux mineurs à partir de la maternelle.
    2. P.191
    3. P.25
    4. P.160
    5. P.161
    6. P.163
    7. « On sait bien qu’on pourrait bloquer l’accès à beaucoup de sites pornographiques en exigeant un paiement par carte… mais personne ne se décide à le faire » M. Berger, Les Dangers de l’éducation à la sexualité pour les enfants et les adolescents p.17. Au lieu de cette mesure, les Standards européens ont comme but « de leur apprendre à composer avec le sexe dans les médias »…
  • "Vivre en réalité" : l’Université de la Vie se tiendra dans plusieurs villes belges en janvier-février prochains

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    L'UNIVERSITE DE LA VIE 2023

    se tiendra en janvier-février à plusieurs endroits en Belgique sur le thème : 

    « VIVRE EN REALITE »

    Proposées par Alliance VITA, ces 4 soirées de formation bioéthique s'adressent à l'intelligence et au coeur. 

    Découvrez les informations sur l'Université de la vie la plus proche de chez vous, et inscrivez-vous sur www.universitedelavie.fr

    Une 5e soirée commune est organisée par l'Institut Européen de Bioéthique, à Bruxelles le 13 février, pour faire le point sur l'actualité bioéthique belge.

    Le thème sera abordé avec l’approche spécifique d’Alliance VITA, nourrie de l’expérience de ses services d’écoute des personnes confrontées aux épreuves de début ou de fin de vie, et de son travail de sensibilisation du public.  

    En quatre séquences : 

    Un monde à CONSOLER 

    Une réalité à ECOUTER 

    Une société à CONSTRUIRE 

    Un futur à TISSER 

    Nous réfléchirons aux questions essentielles de la vie, le début et la fin de vie, la place du corps, du temps, du soin, du virtuel, de l’écologie intégrale et des liens humains…  

    Ces sujets importants seront abordés dans des exposés, des témoignages et des petites vidéos passionnantes.   

    Interviendront des orateurs inspirants : des permanents d’Alliance VITA comme Tugdual DERVILLE, Blanche STREB, Caroline ROUX ainsi que des personnalités et témoins comme les philosophes Bertrand Vergely et Emmanuel Leclercq, la journaliste Pauline Quillon, René Ecochard, des soignants, Christian de Cacqueray… et de nombreux invités.  

    Transmettez cette invitation largement autour de vous !

    Je m'inscris à BRUXELLES (16-23-30 janvier et 6 février) 

    Je m'inscris à LOUVAIN-LA-NEUVE (9-16-23-30 janvier)

    Je m'inscris à NAMUR ( 9-16-23-30 janvier)

    Je m'inscris à LIEGE (12-19-26 janvier et 2 février)

    Je m'inscris à HANNUT (15-22-29 janvier et 5 février)

    Je m'inscris à MONS (9-16-23-30 janvier)

    Je m'inscris à TOURNAI (9-16-23-30 janvier)

  • Education affective et sexuelle : le nouveau guide de l'EVRAS suscite des réactions

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    De Chantal Monet et Pascal Noriega sur le site de RTL INFO :

    Identité sexuelle, sexto: ce guide destiné aux écoles, dès les maternelles, présenterait "un risque d'intrusion psychique", selon une pédopsychiatre

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    Des pédo-psychiatres interpellés par le nouveau guide EVRAS

    Vidéo publiée le 06/12/2022

    Dans les écoles, un document controversé sera bientôt publié et distribué dans les établissements. Il s'agit de la nouvelle version du guide EVRAS, le "guide d’Education à la Vie Relationnelle, Affective et Sexuelle", qui est utilisé dès les classes maternelles. C'est un guide "à destination des acteurs et actrices" de l'EVRAS, et pas directement des enfants. Il n'empêche, son contenu interpelle plusieurs pédopsychiatres. Ils estiment que certains passages sont "inadéquats", voire "dangereux" pour les jeunes enfants.

    Eduquer les jeunes dès la maternelle à la vie relationnelle, affective et sexuelle est le rôle d'opérateur labellisé EVRAS. Leur nouveau guide a été rédigé par l'ASBL O'YES et la Fédération laïque des centres de planning familial. Quatre publics sont visés: les 5-8 ans, 9-11 ans, 12-14 ans et les 15-18 ans.

    Un guide qu'a parcouru une pédopsychiatre spécialiste de la petite enfance. "Il y a des parties qui sont très bien faites, je tiens à le souligner, mais il y a aussi des parties qui ne répondent pas du tout aux besoins des enfants, qui répondent à des questions que les enfants ne se posent pas", estime Sophie Dechêne. 

    Exemple: l'identité sexuelle. Dès 5 ans, prendre conscience que son identité de genre peut correspondre ou ne pas correspondre à celle assignée à la naissance. Dès 9 ans, âge où se produit la grande partie du développement pour les corps mâles et les corps femelles, la notion de transgenre apparaît. Il s'agit d'informer l'enfant sur la possibilité de prendre des hormones ou de recourir à des opérations chirurgicales.

    Il y a un risque de conséquences sur la santé mentale au long terme et même sur la vie sexuelle d'adulte

    "Il y a évidemment un risque d'intrusion psychique chez l'enfant qui est potentiellement traumatique avec un risque de conséquences sur la santé mentale au long terme et même sur la vie sexuelle d'adulte", ajoute Sophie Dechêne. "De toute façon, l'enfant qui ne se sent pas dans le bon corps va de toute façon le manifester à un moment donné, de manière assez spontanée. Il ne faut pas faire d'une rareté, une généralité."

    Le sexto dès 9 ans ? 

    Le guide prévoit aussi de sensibiliser l'enfant, dès 9 ans, à la liberté de choisir son, sa ou ses partenaires. Et toujours à 9 ans, reconnaître que les partages de sextos ou de photos de nudes peuvent être excitants et être source de plaisir. Se sentir ainsi libre d'en envoyer dans le consentement. 

    "C'est tout à fait inadmissible. Cela doit être revu et corrigé. Un enfant de 9 à 11 ans ne doit pas faire de sexto, et s'il en fait un, c'est que quelque chose ne tourne pas rond dans sa vie quotidienne et il faut consulter", souligne Sophie Dechêne.

    Plusieurs associations ont leur logo sur ce guide, notamment la Fédération des associations de parents de l'enseignement officiel. "C'est un très bon guide. C'est clair que tout le monde ne partage pas cette vision, mais il est grand temps que ces formations prennent en compte les problématiques actuelles", explique Véronique De Thier, la responsable politique de Fapeo.

    Du côté de l'enseignement catholique, c'est beaucoup plus mitigé. "Quelques éléments peuvent poser des questions sur la réelle adéquation entre les contenus et les besoins des enfants en fonction des tranches d'âge. Nous restons ouverts au débat", estime Christian Carpentier, le porte-parole du Segec.

    Les associations de parents de l'enseignement catholique évoquent un dossier problématique et disent avoir été mises devant le fait accompli. Au cabinet de la ministre de l'Enseignement, on nous répond que le document n'est pas encore finalisé.

    Qu'est-ce que l'EVRAS ?

  • Eglise en RDC : l’Espérance par-delà les épreuves

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    De Kinshasa, l’immense capitale de 17 millions d’habitants, à Goma en état de siège et Bukavu, dans ces provinces de l’Est déchirées par les attaques de groupes armés, la rédaction de KTO vous emmène à la rencontre de l’Eglise catholique en République Démocratique du Congo. L’Eglise accompagne un peuple abandonné à lui-même, qui souffre de dizaines d’années d’instabilité politique et de guerre civile, éprouvée par la pauvreté dans un pays pourtant riche d’immenses ressources naturelles. Dans la perspective de la visite du pape François, cette émission Hors-les-Murs vous invite à prendre la mesure des épreuves et découvrir aussi l’espérance des chrétiens de ce pays. Présenté par Etienne Loraillère. En partenariat avec l’Aide à l’Eglise en Détresse.

  • RDCongo : Pourquoi le prochain scrutin présidentiel semble déjà “joué”

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    RDC-CENI-élection.jpgDémocratiques, les élections congolaises ne l’ont jamais été, si l’on excepte celles organisées sous la responsabilité de la Belgique pour constituer le premier gouvernement du Congo post-colonial.

    Sur le site web de « La Libre Afrique », Hubert Leclercq énonce déjà les procédures en préparation par l’actuel pouvoir en place pour manipuler les prochains résultats. Bah, « demokrasi, azali nani: mwasi soko mobali ? La démocratie, c’est qui : une femme ou un homme ? » NdB…   

    « L’organisation des scrutins annoncés pour le 20 décembre 2023 par la Commission électorale nationale indépendante multiplie les indices en faveur du pouvoir en place à Kinshasa.

    Si tu organises les élections, c’est pour les gagner”, nous avait expliqué l’ancien président du Gabon Omar Bongo en 2000. La formule, pour caricaturale qu’elle puisse paraître, n’a pas pris une ride. En République démocratique du Congo, les responsables de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) ont annoncé, ce samedi 26 novembre, la tenue des prochaines élections présidentielles et législatives (nationales, provinciales et communales) pour le 20 décembre 2023.

    Un timing hyper serré que le patron de la Ceni, Denis Kadima Kazadi, installé à ce poste à la suite d’un processus très critiqué, se fait fort de tenir pour respecter la Constitution congolaise. Pour la plupart des observateurs internationaux, le calendrier est “matériellement intenable”, comme le martèle un expert qui a “accompagné de nombreux scrutins en Afrique”. Un rapport réalisé pour le PNUD à la fin de l’été dernier ne disait déjà rien d’autre.

    Il faut bien comprendre qu’en République démocratique du Congo, il n’y a pas d’état civil et pratiquement aucun suivi entre deux scrutins. À chaque fois, il faut donc enregistrer tous les électeurs, ce qui devrait représenter 50 millions de personnes cette fois. Il faut donc inscrire ces personnes une à une, remplir des fichiers manuellement, même si les équipes utilisent des tablettes informatiques”, poursuit un ancien membre de la Ceni. Pour Denis Kadima, l’enregistrement de ces 50 millions d’électeurs se fera en trois mois. “Impossible”, affirme sans ambage un expert congolais qui insiste sur la nécessité d’aller à la rencontre des électeurs dans des « conditions homériques »« Sans route, sans infrastructure, c’est impensable” et de rappeler qu’il y a cinq ans, “il avait fallu au moins 20 mois pour enregistrer ces électeurs en pouvant compter sur l’intendance de la Monusco pour transporter les kits d’enregistrement et le personnel de la Ceni, ce qui ne sera plus le cas cette année”.

    RDC : Tshisekedi passe en force. Cap sur la CENI ?

    Samedi dernier, en présentant son calendrier, Denis Kadima a d’ailleurs insisté sur la nécessité de recourir à une flotte d’avions pour aller à la rencontre des électeurs et sur le coût – imprévu – qu’aura cette mobilisation aérienne pour les caisses de l’État.

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  • Bruxelles, 13 décembre : Philo à Bruxelles avec Stéphane Mercier (Progrès spirituel et discipline de vie en Orient et en Occident : perspectives croisées)

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  • Liège : le samedi 3 décembre prochain à 8h00 : célébration de la « Messe aux Chandelles » en l’église du Saint-Sacrement (Bd d’Avroy, 132)

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    Affiche 3 décembre 2022 Rorate-page-001.jpg

    Au temps liturgique de l’Avent annonciateur de Noël, dans les pays alémaniques, mais aussi en France, la tradition propose des messes « Rorate », célébrées avant l’aube à la seule lueur des bougies. Leur nom vient du premier mot de l’hymne grégorienne « Rorate caeli desuper » chantée à la messe et qui signifie : « Cieux, distillez d’En Haut votre rosée » (Es. 45,8).

    C’est un peu romantique et très beau, comme dans les tableaux en clair obscur de Georges de la Tour soulignant des détails inhabituels : une petite flamme prête à s’éteindre perce l’obscurité de la nuit. Cette obscurité a quelque chose de notre vie et la lumière symbolise la lumière qu’on attend : l’Enfant-Jésus est comparable à cette petite lumière que peu ont reconnue un peu plus tard dans la nuit de Bethléem.

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    L’église du Saint-Sacrement a voulu s’associer à la restitution de cette belle symbolique religieuse: à (re) découvrir à Liège. Un petit déjeuner amical suivra la liturgie.

    Tous renseignements: Email : sursumcorda@skynet.be ou Gsm : 0470947005

  • Liturgie : Le Concile Vatican II et la constitution « Sacrosanctum Concilium » (1962) (Denis Crouan)

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    Liturgie 27 : Le Concile Vatican II et la constitution « Sacrosanctum Concilium » (1962) (58 mn) 

    https://youtu.be/DfPfIYLO4yk 

    « Sacrosanctum Concilium... » C’est par ces deux mots latins que s’ouvre la Constitution qui entend donner les grandes lignes devant être suivies pour aboutir à une restauration de la liturgie romaine dans son ensemble. Le but de la restauration liturgique est clairement indiqué. 

    Le Docteur Denis Crouan analyse ce document précieux et précis, chapitre par chapitre, et montre la différence entre le texte du Concile et ce qu’on en a fait.  

    COURS DE LITURGIE, PAR DENIS CROUAN, DOCTEUR EN THEOLOGIE, 2022 

    Pour accéder à la totalité de la playlist :  

    https://www.youtube.com/playlist?list=PLuko328jWH_06CYFfUP8d6v_vzl9f4UbI 

    Cours donné par Denis Crouan, docteur en théologie, en entretien interactif avec Arnaud Dumouch. 

    Vidéo du site http://docteurangelique.free.fr/fichiers/InstitutDocteurAngelique.htm, les œuvres complètes en français de saint Thomas d'Aquin. 

    Denis Crouan 2022. 

  • Stéphane Mercier sur Vimeo

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