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Actualité - Page 1082

  • Académie pontificale pour la Vie : une nomination qui fait débat

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    Du site de l'hebdomadaire Famille Chrétienne :

    Nomination controversée à l'Académie pontificale pour la vie

    Le Saint-Siège a nommé le 13 juin vingt nouveaux membres de l’Académie pontificale pour la vie, et renouvelé trente autres. Parmi eux, Nigel Biggar, professeur de morale et de théologie pastorale à l’Université d’Oxford, est critiqué pour ses positions sur l’avortement : « Je serais enclin à tracer la limite pour l’avortement à 18 semaines après la conception, à peu près le premier moment où il y a des preuves de l’activité cérébrale et donc de la conscience », a-t-il par exemple déclaré en 2011 dans un entretien avec le philosophe Peter Singer. 

     
  • Le droit à la vie, pilier du développement humain intégral

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    De Constance Roques sur zenit.org :

    Le droit à la vie, fondement du développement, par Mgr Auza

    Intervention à l’Organisation des Etats américains

    Les « piliers du développement humain intégral » ont tous leur fondement « dans le droit à la vie », fait observer Mgr Bernardito Auza, observateur permanent du Saint-Siège auprès de l’Organisation des États américains (OEA).

    Il est intervenu au cours de la 47ème session de l’Assemblée générale de l’OEA lors d’un débat sur les droits de l’homme, la démocratie et l’État de droit, après être intervenu sur la situation au Venezuela, le 20 juin.

    Dans sa déclaration, Mgr Auza a fait observer qu’au cœur des droits de l’homme, il est reconnu que toutes les personnes possèdent une dignité et une valeur inhérentes, qui découlent de leur droit fondamental à la vie.

    Les piliers du développement humain intégral, a-t-il déclaré, ont tous leur fondement commun dans le droit à la vie.

    La préoccupation pour les personnes les plus nécessiteuses, a-t-il dit, est le « critère » pour mesurer le succès ou l’échec de l’Agenda 2030 pour le développement durable.

    Mgr Auza a également mis l’accent sur le rôle de ceux qui se trouvent dans le processus judiciaire, l’indépendance et l’intégrité de la magistrature, les droits de ceux qui sont soumis à des poursuites judiciaires et le droit à la liberté d’opinion et d’expression.

  • Le drapeau européen : une "bigoterie" ?

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    De Chloé Leprince sur le site de France Culture :

    Le drapeau européen a-t-il été créé par une grenouille de bénitier comme le dit Mélenchon ?

    Pour ses premiers pas au Palais Bourbon, Jean-Luc Mélenchon a repris la vieille rengaine de la bigoterie subliminale de l'Union européenne. En jeu : les étoiles et le bleu azur du drapeau européen. Une polémique de plus de 40 ans qui révèle deux histoires derrière la création de la bannière étoilée.

  • A quelles conditions pratiquer le dialogue interconvictionnel ?

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    De l'abbé Stéphane Seminckx sur didoc.be :

    Les conditions du dialogue interconvictionnel

    Que pouvons-nous attendre d’un dialogue interconvictionnel ? Voilà le titre d’un colloque organisé le 13 mai dernier, à l’ULB, par « La Pensée et les Hommes ». Il a réuni des représentants des grandes religions et de la laïcité. Dans son intervention, l’abbé Stéphane Seminckx a voulu présenter trois brèves réflexions sur les conditions de ce dialogue. 

    Vérité et dialogue

    Le dialogue n’est pas un simple échange d’idées, au risque de se réduire à un bavardage. Le dialogue vise à se comprendre, sur base d’une ambition commune de recherche de la vérité.

    Il est risqué — voire déplacé — d’évoquer ici la notion de vérité comme condition essentielle du dialogue. Aujourd’hui, se réclamer de la vérité — au singulier — est plutôt perçu comme un affront au dialogue, comme de la prétention et de l’arrogance, comme un manque d’ouverture à l’autre et à sa vérité.

    Nous parlons bien entendu ici de convictions, c'est-à-dire de vérités fondamentales (Dieu existe ou n’existe pas ; Jésus-Christ est Dieu ou ne l’est pas ; après la mort, soit il y a quelque chose, soit il n’y a rien). Dans ces domaines, la vérité est une, non modulable, et elle nous précède : nous ne la produisons pas. On peut dire de façon tout à fait légitime « Pour moi, Dieu n’existe pas » ou « Pour moi, il existe », mais le fait est que soit il existe, soit il n’existe pas : c’est la réalité qui nous intéresse, pas la perception que nous en avons. En bonne philosophie, la vérité est l’adaequatio rei et intellectus.

    Si quelqu’un est prêtre de l’Eglise catholique — avec tout ce que cela suppose comme engagement —, ce n’est pas en vertu d’une perception subjective ou d’un vague sentiment, mais en vertu d’une ferme adhésion à une réalité que l’intelligence, éclairée par la foi, perçoit comme certainement vraie.

    Cet homme de Dieu est-il pour autant un être arrogant, fondamentaliste, intolérant, foyer potentiel de conflit et de violence ? Si quelqu’un peut le penser, c’est probablement dû à différents malentendus, très répandus aujourd’hui.

    Le premier : pourquoi la revendication de la vérité est perçue aujourd’hui comme arrogante ? La réponse est bien connue : le climat post-moderne, écœuré par les grandes idéologies des derniers siècles, qui ont provoqué des désastres, est devenu allergique à cette revendication. La seule vérité admise dans beaucoup de cercles aujourd’hui est celle des sciences dites exactes. Les convictions sont réduites au rang des opinions, elles relèvent du goût et des couleurs.

    On est donc écœuré par les idéologies. Mais la religion relève-t-elle de l’idéologie ? Les idéologies sont des constructions humaines, alors que les grandes religions revendiquent pour elles-mêmes d’être une révélation venue d’en haut. S’il en est vraiment ainsi, accueillir la vérité d’en-haut n’est pas de l’arrogance, mais de l’humilité, et la partager devient un devoir de solidarité.

    C’est ici qu’intervient une réflexion fondamentale de Benoît XVI, cité ici non pas tant comme autorité religieuse que comme l’un des plus grands penseurs de notre époque. La religion peut prêter le flanc à l’idéologie. Nous le savons : on déclenche des guerres et on pose des bombes au nom de Dieu. Pour éviter ce danger, dit le pape, la religion doit être passée au crible de la raison. Ce qui est authentiquement divin est conforme à la raison, car Dieu se révèle comme le Logos, la parole, la raison créatrice. C’est le sens de son discours à Ratisbonne (12-9-06).

    Un corollaire de ce premier malentendu : la raison ne doit pas exclure la possibilité de la vérité qui vient d’en haut. Ce serait irrationnel, car il est raisonnable de penser qu’il y a des vérités qui sont au-delà de la raison, tout en restant conformes à la raison. Et non seulement ce serait irrationnel, mais cette exclusion du fait religieux serait un nouveau foyer de violence. On connaît tant de régimes qui, au nom de leur athéisme, ont déclenché — et fomentent aujourd’hui — de terribles persécutions religieuses.

    Benoît XVI ajoute encore une troisième considération propre à la foi catholique : la foi, dit-il, n’est pas un simple package de vérités à croire, elle est une grâce, une force divine, une lumière surnaturelle, un pouvoir de guérison pour notre raison humaine, souvent si faible et limitée. La foi permet à la raison de redevenir pleinement elle-même, ce qui est un message porteur d’une énorme espérance.

    La foi sauve. Elle sauve aussi la raison. C’est le message exactement opposé à ce que pense une certaine laïcité, mais aussi une certaine frange d’hommes de science qui vont jusqu’à penser que la foi empoisonne la raison et qu’elle doit donc être bannie de l’espace public ou du travail académique.

    Enfin, il faut lever un dernier malentendu : proclamer et vivre une conviction religieuse, quelle qu’elle soit, tant qu’elle ne porte pas atteinte au bien commun, constitue une liberté fondamentale, le premier droit de l’homme, car l’aspiration la plus profonde de l’homme est précisément de pouvoir adhérer librement à la vérité, et en premier lieu à la vérité la plus haute. Et donc, comme Voltaire, il nous faut être disposés à donner notre vie pour que chacun puisse vivre sa conviction, même si nous ne la partageons pas, avec comme seule réserve qu’elle ne porte pas atteinte au bien d’autrui.

    Liberté et autonomie

    Ceci nous amène à ma deuxième réflexion, sur le statut de la liberté. On vient de parler de liberté religieuse et de vérité sur l’homme.

    Les grands débats bioéthiques sont par essence très liés au dialogue entre convictions. Or ce dialogue est pratiquement impossible aujourd’hui, par exemple sur les questions de l’euthanasie et de l’avortement.

    Benoît XVI, parlant au Bundestag, le 22-9-11, en évoquant l’écologie, a précisé : Je voudrais cependant aborder avec force un point qui aujourd’hui comme hier est — me semble-t-il — largement négligé : il existe aussi une écologie de l’homme. L’homme aussi possède une nature qu’il doit respecter et qu’il ne peut manipuler à volonté. L’homme n’est pas seulement une liberté qui se crée de soi. L’homme ne se crée pas lui-même. Il est esprit et volonté, mais il est aussi nature, et sa volonté est juste quand il respecte la nature, l’écoute et quand il s’accepte lui-même pour ce qu’il est, et qu’il accepte qu’il ne s’est pas créé de soi. C’est justement ainsi et seulement ainsi que se réalise la véritable liberté humaine.

    Si la liberté est comprise comme une sorte d’autonomie absolue, d’émancipation de la nature humaine pour réinventer l’homme, comme dans l’idéologie du gender, si cette émancipation permet d’ériger notre désir en norme du bien et du mal, il n’y a plus de nature commune entre les hommes, il n’y a plus de vérité ni de liberté, plus de bien commun. Il n’y a plus que des individualités qui s’affrontent, il n’y a plus de force de loi, mais la loi du plus fort.

    Le droit à la vie n’est pas le fruit du dialogue ou d’un consensus démocratique. Il en est le préalable, la condition sine qua non. Si on ne dit pas « Un homme, une vie », on ne peut pas dire « Un homme, une voix ».

    Amitié

    La dernière considération est peut-être banale, mais sans doute pas inutile.

    Une conviction n’est pas un simple donné intellectuel dont on peut débattre. Une conviction configure une personne : on ne peut comprendre un croyant en faisant abstraction de la foi qui l’habite. Le contraire est vrai aussi : on ne peut comprendre une conviction qu’à travers son fruit, c'est-à-dire la personne que cette conviction a forgée. De fait, le chrétien n’est pas en première instance l’homme qui a été conquis par la puissance intellectuelle d’un catéchisme, mais par la personne de Jésus-Christ.

    Nos convictions s’échangent et nous enrichissent mutuellement par le dialogue académique — comme dans ce colloque — mais aussi par des expériences communes, par le temps partagé ensemble, par le travail conjoint au service d’idéaux communs, par l’appréciation sincère de l’autre, par la bienveillance, en un mot par l’amitié. Les grandes amitiés peuvent déplacer des montagnes.

    C’est une chose que, personnellement, j’ai apprise du fondateur de l’Opus Dei, saint Josémaria. Dès la fin des années 1940, il a demandé au Saint-Siège de pouvoir admettre comme coopérateurs de l’institution des non-catholiques, des juifs, des musulmans, des bouddhistes, des athées, etc. Il a dû insister par trois fois pour obtenir cette permission, car c’était inédit dans l’Eglise. Saint Josémaria était persuadé qu’au-delà des convictions, on pouvait toujours travailler et vivre ensemble entre hommes et femmes de bonne volonté.

    Stéphane Seminckx est prêtre, docteur en médecine et en théologie.

  • Prière pour rencontrer l’autre au nom du Christ

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    Prières pour rencontre l'autre.jpgCes prières viennent de paraître aux éditions Bayard Service dans un livret richement illustré qui est disponible sur simple demande. Leur auteur : Philippe de la Mettrie. Il écrit : « Moi-même témoin de la difficulté que nous ressentons tous d’accueillir et de rencontrer au nom du Christ l’autre, le différent, l’ étranger, en ces temps de grands changements sociaux et de brassage des populations, j’ai éprouvé le besoin de demander par ces prières la grâce de savoir rencontrer l’autre avec le coeur.  Elles m’aident  à transformer mon regard sur autrui. J’espère qu’elles seront également une invitation à faire parler le cœur de chair de celles ou ceux qui les liront. » Extrait lu sur le site « diakonos.be »

    Le matin 

    « En ce début de journée, Seigneur,
    si je dois rencontrer l’autre, toute personne que tu mets sur ma route,
    aide-moi au préalable à me dépouiller de mes soucis, de mes angoisses et de mes craintes.
    Je te les confie, à Toi et à Marie, Ta Mère, le temps d’être pleinement présent et à l’écoute de cette personne, de ses propres soucis, de ses  propres angoisses, de ses  propres craintes. »

    1

    « Qu’il me soit donné, par ta protection, d’accueillir toute personne dans un esprit de véritable humilité,
    celle qui ouvre à l’amour de Dieu et de son prochain, sans orgueil ni rabaissement de soi.
    Rappelle-moi sans cesse que je ne suis ni au-dessus ni en-dessous mais à coté, comme un frère, de celui ou celle que je rencontre. »

    2

    « Seigneur, toi qui connais mon péché et ma faiblesse,
    ne me fais pas tomber dans la culpabilité, mais, au contraire, par ta miséricorde, rends moi humble de cœur et éclaire mon esprit pour que je sois ton meilleur avocat pendant ce temps de rencontre et de dialogue. »

    3

    Seigneur, si cette personne souffre,
    donne-moi, par la grâce de l’Esprit Saint, de ne me croire ni un guérisseur de sa souffrance ni totalement impuissant.  Je sais que seule Ta parole libère et guérit, c’est pourquoi je voudrais tant la lui faire connaître. »

    4

    « Seigneur, si je dois accueillir l’étranger, le différent, le croyant d’une autre religion,
    fais que je voie en lui ton image et non pas celle d’un ennemi, fais tomber mes préjugés.
    Suscite en moi le désir de l’aimer et d’être, si les circonstances l’exigent, le bon samaritain. »

    5

    « Seigneur, si je dois me taire,
    que mon silence soit un silence d’accueil, de respect, un silence qui permet à l’autre de s’écouter et d’espérer, non un silence d’indifférence ou de lassitude. »

    6

    "  Seigneur, si je dois parler,
    que mes paroles soient des paroles de vérité qui ouvrent sur la vie et non un  discours de pure convention qui laisse mon interlocuteur dans le vide du doute.
    Fais de moi un messager de Ta parole, celle qui éclaire et donne un sens à toute vie. »

    7

    «  Seigneur, si je dois entendre l’angoisse,
    que je me souvienne que tu as dit :
    Ne crains pas et Je vous laisse ma paix.
    Que la force de cette paix, à travers moi, soit, pour cette personne, source de confiance et de sérénité. 

    8

    Seigneur, si je dois entendre le doute et le désespoir,
    que ma foi, même fragile, soit perceptible et fasse germer une fleur d’espérance. »

    9

    Seigneur, si je dois entendre la révolte ou la colère,
    apprends-moi à savoir l’accueillir, la laisser s’exprimer, sans la juger.
    Donne-moi aussi de savoir écouter la souffrance qu’elle cache. »

    10

    « Seigneur, si je dois entendre la haine,
    fais parler mon cœur de chair et non pas mon cœur de pierre ;
    qu’il oppose à cette haine des silences qui apaisent et des mots qui invitent à un autre chemin,
    celui du pardon. »

    11

    « Seigneur, si je dois entendre l’insulte ou l’injure,
    ne laisse pas bafouer ton Nom ni ma dignité de chrétien.
    Si je ne peux empêcher qu’un sentiment de colère gronde en moi,
    écarte de moi tout désir mauvais de riposte et préserve-moi de toute parole blessante
    car l’amour supporte tout, l’amour endure tout. »

    12

    « Seigneur, si je dois entendre le cri de la solitude,
    que  mes paroles réchauffent ce cœur en mal d’amour.
    Mais pour briser cet isolement, Seigneur, j’ai besoin de ton aide :
    Eclaire, par le mystère de Ta présence invisible, la nuit dans laquelle cette personne est plongée. Donne-lui des signes de ton amour.
    Puisse-t-elle, ainsi, accéder à la conviction qu’elle n’est jamais seule. »

    13

    « Seigneur, si je suis démuni, sans force, sans réponse
    à la soif de mieux vivre de cette personne qui, me dit-elle, croit en Toi,
    peut-être est-ce le moment de te prier.
    Apprends-moi à discerner dans ses paroles et ses silences son désir,
    même non exprimé, de s’abandonner dans la prière.
    Rassemble-nous tous les deux, dans une même invocation, car tu as dit :
    Si deux d’entre vous se mettent d’accord pour demander quelque chose,
    ils l’obtiendront
     de mon Père qui est aux cieux. »

    14

    « Seigneur, si je dois entendre la joie,
    que je m’y associe pleinement et que mon cœur s’en réjouisse.
    Je t’en rendrai grâce dans le secret.
    Si je rencontre la tristesse,
    qu’un sourire l’atténue et que ma joie de chrétien transparaisse,
    afin de rendre plus heureux, ou moins tristes, ceux que je rencontre. »

    15

    «  Seigneur, après ces rencontres,
    que je trouve le temps et le désir, jour après jour,
    de te confier dans mes prières toutes celles et tous ceux que tu as mis sur ma route.
    Anime mon coeur d’un sentiment d’amour pour eux,
    car, aurais-je rencontré des milliers de personnes,
    « s’il me manque l’amour, je ne suis rien. »

    Mai 2017

    Ref. http://www.diakonos.be/priere-pour-rencontrer-lautre-au-nom-du-christ/

    Philippe de Mettrie.pngPhilippe de La Mettrie est père de famille.  Après une carrière d’officier dans les armées françaises, il se consacre à l’aide des personnes au chômage et crée avec des amis chrétiens, en 2004, l’association Visemploi dont la vocation est l’aide et l’accompagnement individuel des chercheurs d’emploi en difficulté.

    Amoureux des églises et des chapelles de France, il crée fin 2015 l’association  Les Priants des Campagnes qui se donne pour objectif de conserver et de sauvegarder par tous moyens les lieux de cultes menacés de nos territoires et de les faire vivre ou revivre comme lieux de prière.

    Les prières ci-dessus viennent de paraître aux éditions Bayard Service dans un livret richement illustré qui est disponible sur simple demande."

    JPSC

  • Beren et Luthien, un inédit de Tolkien publié un siècle après avoir été écrit

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    De Sylvain Dorient sur aleteia.org :

    Un inédit de Tolkien publié un siècle après son écriture

    C’est une tombe discrète, mais toujours fleurie, du cimetière de Wolvercote, dans la banlieue d’Oxford. Sur la pierre sont gravés les « Beren » et « Luthien », accolés au nom des époux qui furent marié 55 ans : Edith Mary Tolkien Luthien 1889 – 1971 ; John Ronald Reuel Tolkien Beren 1892 – 1973. Les deux personnages, Luthien et Reuel ont été imaginé par Tolkien en 1917, alors qu’il revenait des tranchées de la Somme, une expérience qui l’a durablement traumatisé, et qui ressort dans ses œuvres.

    L’amour d’un homme et d’une elfe

    L’histoire d’amour de John Ronald Reuel et d’Edith Mary n’a pas besoin d’être romancée. Lorsqu’ils se rencontrent en 1905, tous deux sont orphelins, lui catholique, elle anglicane, et ils se lient d’amitié. Ils veulent se marier dès 1909, alors que lui n’a que 17 ans et elle 20, mais le tuteur de Tolkien, le père Francis Morgan, craint pour l’avenir du garçon et s’y oppose. Ils sont séparés, mais quand il atteint 21 ans, la majorité, rien ne peut s’opposer à ce qu’il revoit Edith, qu’il n’a pas oubliée. Ils se marient en mars 1916, et dès le mois de juin, Tolkien est envoyé au front, parmi les fusiliers du Lancashire. Il revient lors d’une permission, profondément marqué par la violence des combats de la Somme. Son épouse l’emmène dans la nature, et il s’ensuit une scène qui inspira Tolkien, et qu’il raconte dans une lettre : « Le cerfeuil croissait en fleurs au point de transformer ce sous-bois en mer blanche ». Dans ce cadre idyllique, Edith Tolkien se met subitement à danser pour son mari. C’est ainsi que Beren rencontre Luthien dans le conte : dansant au son de la harpe, sous les arbres d’une forêt elfique. Edith, comme Luthien, a « la peau blanche, les cheveux noirs de jais, les yeux brillants… ».

    Lire la suite sur aleteia.org

  • Cinq nouveaux prêtres ordonnés dans les diocèses de Namur et de Malines-Bruxelles; rien, nada, niks, niente, nitchevo dans les autres diocèses

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    De Christian Laporte, cet "éclairage" paru sur le site de La Libre :

    Seulement cinq nouveaux prêtres pour l’Eglise belge cette année

    Deux à Namur, deux à Bruxelles, un à Malines : les vocations se font très rares.

    Au sanctuaire de Notre-Dame du Laus, près de Gap, où il est désormais (re) devenu un humble vicaire, l’archevêque honoraire de Malines-Bruxelles, Mgr André-Joseph Léonard, récite certainement un chapelet quotidien pour susciter de nouvelles vocations dans l’Eglise de Belgique.

    Et il doit certainement rappeler aux pèlerins que de son temps, il pouvait encore "armer" son archidiocèse et son ex-diocèse de Namur d’un nombre restreint mais plus important de nouveaux prêtres.

    Ainsi en 2014, il pouvait encore se targuer de 3 ordinations à Bruxelles et de 7 à Namur. Il est vrai que sur ces sept, il n’y avait que deux diocésains pour trois issus du Chemin néocatéchuménal et deux frères de Tibériade, installés il est vrai à Lavaux-Sainte-Anne. Parallèlement, il y avait encore quelques rares vocations dans les diocèses flamands.

    En cette fin juin, c’est de nouveau le temps des ordinations sacerdotales. Avec un constat relayé par certains vaticanistes peu favorables au pape François et à l’actuelle hiérarchie ecclésiale belge : la moisson est nettement moins abondante car à peine cinq nouveaux prêtres sont consacrés dans le diocèse de Namur et dans l’archidiocèse de Malines-Bruxelles. Et rien, nada, niks, niente, nitchevo dans les autres diocèses. Dans la capitale wallonne, cela s’est passé le week-end dernier avec les ordinations de deux proches du Chemin néocatéchuménal formés au séminaire Redemptoris Mater lancé par André Léonard. Stany Fernandes et Gianpaolo Cesareo, respectivement d’origine indienne et italienne, ont grandi dans l’Eglise avec le Chemin néocatéchuménal.

     

    © IPM graphics

    Un ex-Saint Apôtre qui a choisi…

    A Malines-Bruxelles, il n’y aura qu’une ordination néerlandophone : celle de Servaas Bosch, le 2 juillet, à Malines. Cet ancien de la Fraternité des Saints-Apôtres qui gravitait autour de l’église Ste-Catherine a clairement opté pour une insertion diocésaine lorsque la Fraternité a été dissoute.

    Une semaine auparavant, à Bruxelles, ce dimanche 25 juin, le cardinal De Kesel ordonnera deux nouveaux prêtres. A commencer par Antonin le Maire (35 ans). Ce licencié en psychologie et sciences de l’éducation de l’UCL a travaillé dans le privé et comme stagiaire de la Commission européenne tout en faisant des études européennes supplémentaires à St-Louis. Finalement, il a rejoint le séminaire interdiocésain Notre-Dame de Namur non sans faire un crochet de type Erasmus par le séminaire catholique et le collège orthodoxe à St-Pétersbourg.

    Pas encore excardiné au Rwanda

    L’autre nouveau prêtre a pour nom Bruno Druenne (31 ans). Issu d’une famille nombreuse de Nivelles, il a entrepris des études d’ingénieur à l’UCL tout en se posant la question du sacerdoce. Diplômé comme ingénieur, il est entré au séminaire avec un grand intérêt pour l’insertion pastorale : successivement à Nivelles, à Braine-l’Alleud, à Ixelles et enfin à Wavre. Jusqu’il y a quelques jours, il devait y avoir une troisième ordination, celle de Cyprien Ntirugirimbabazi, un Rwandais né en 1981 à Cyangugu. Comme son nom a disparu des invitations, d’aucuns se sont posé pas mal de questions. L’explication ne souffre nulle interprétation : déjà diacre dans son pays, il se fait que les documents nécessaires à son excardination ne sont pas encore parvenus à l’archevêché de Malines. Conséquence : son ordination est reportée à une date ultérieure. On en conclura que la direction actuelle de l’Eglise ne veut pas faire du chiffre pour le plaisir d’en faire…

     
  • Finances du Vatican : une démission embarrassante ?

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    De Dominique Dunglas sur le site de l'hebdomadaire Le Point :

    Finances du Vatican : une démission qui gêne

    Le départ du laïc nommé pour assainir les finances du Vatican, après plusieurs scandales, fait vaciller les réformes du pape François.

  • Signons la pétition pour exhorter les Nations Unies à protéger les chrétiens au Pakistan

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    Du site "L'Observateur chrétien" :

    Une pétition pour exhorter les Nations Unies à protéger les chrétiens au Pakistan

    La persécution des chrétiens augmente dans le monde entier. La semaine dernière, le Centre européen pour le droit et la justice (ECLJ) a tenu un plaidoyer devant le Conseil des droits de l’homme des Nations Unies au nom des chrétiens persécutés au Pakistan et a lancé une pétition pour défendre la même cause.

    En raison de différents incidents, les minorités religieuses au Pakistan considèrent que leur gouvernement ne veut volontairement pas mettre fin aux attaques violentes et aux autres formes de persécutions dont elles sont régulièrement la cible. Ainsi, la pétition lancée sur BeHeardProject.com vise à exhorter les Nations Unies à rappeler au Pakistan ses obligations à protéger tous ses citoyens ainsi que leurs droits fondamentaux.

    La République islamique du Pakistan, un pays majoritairement musulman, est l’un des pires transgresseurs des droits de l’homme au monde. La violence conjugale, les fausses accusations de blasphème, les conversions forcées à l’islam, la torture policière et d’autres formes de persécution et de discrimination sont des faits communs.

    Avec l’extrémisme croissant, le gouvernement pakistanais ne réussit pas à protéger ses minorités des violences religieuses. En 2013, un groupe de musulmans avait brûlé et vandalisé environ 200 maisons chrétiennes de Joseph Colony après une allégation de blasphème à l’encontre d’un chrétien. Alors que les attaquants musulmans s’en étaient tirés indemnes, l’homme accusé de blasphème avait été quant à lui condamné à la peine de mort.

    Actuellement, près de 40 personnes seraient condamnées à mort ou purgeraient une peine d’emprisonnement à perpétuité dans le cadre des lois sur le blasphème du Pakistan. Asia Bibi, une mère chrétienne de cinq enfants, est en prison depuis près de huit ans. En 2009, elle avait été accusée de blasphème contre le prophète Mohammed. Un tribunal de première instance l’a condamnée à mort en 2010 et un tribunal d’appel intermédiaire a confirmé sa condamnation quatre ans après. Asia Bibi attend actuellement que la Cour suprême entende son recours.

    Les chrétiens persécutés ont besoin d’une voix qui s’élève pour eux.

    SIGNEZ LA PETITION pour que l’ECLJ exhorte l’U.N. à rappeler au Pakistan qu’il est nécessaire de protéger ses minorités religieuses et de protéger leurs droits fondamentaux. Le Pakistan doit traduire les auteurs de violences en justice et fournir un environnement sûr aux chrétiens.

    Lire plus ici: https://chretien.news/une-petition-pour-les-chretiens-au-pakistan/

  • 26 juin : fête de saint Josémaria, fondateur de l’Opus Dei

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    Une nouvelle édition de « Au pas de Dieu », biographie du fondateur de l’Opus Dei, Saint Josémaria Escriva, est parue aux éditions Artège. Déjà traduite en 11 langues, la nouvelle édition de cette biographie est l’objet d’un profond travail de révisons et de mises à jour de la part de François Gondrand, qui a très bien connu Saint Josémaria. Pour rappel, le lundi 26 juin sera la fête de Saint Josémaria

    Source : Forum Catholique

    JPSC

  • Que penser du transhumanisme, une nouvelle publication du Père Xavier Dijon

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  • François et Pie XII si différents et pourtant...

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    De Philippe Maxence sur le site de l'Homme Nouveau :

    Pie XII-François : y a-t-il deux papes plus différents ?

    Dans son homélie du 5 juin dernier, le Pape François a rappelé le rôle décisif de Pie XII dans le sauvetage des Juifs durant la Seconde Guerre mondiale. Simultanément, la parution en français du livre d’Andrea Riccardi, L’hiver le plus long (Desclée De Brouwer), rend justice à cette action voilée d'Eugenio Pacelli.

    Imagine-t-on deux papes plus différents l’un de l’autre que Pie XII et le Pape François ? Autant le premier a passé son pontificat à se couler le plus possible dans la fonction autant le second a laissé déborder sa personnalité, donnant parfois à croire qu’il n’était pas tout à fait à l’aise dans son rôle.

    L’hommage d’un pape à l’autre

    Pour autant, le Pape François n’a pas oublié son illustre prédécesseur. Le 5 juin dernier, il a même profité de la courte homélie donnée lors de la messe qu’il célèbre à la Maison ­Sainte-Marthe pour rappeler son rôle pendant la Seconde Guerre mondiale. Son action politi­que ? Ses liens privilégiés avec les Américains et notamment avec le premier d’entre eux, le Président Roosevelt ? Non, le Pape François a salué l’action du pape Pacelli dans le sauvetage de Juifs : « Partager et compatir, cela va ensemble, mais aussi risquer. Et plusieurs fois, on prend des risques. Pensons, ici, à Rome, au milieu de la guerre, ceux qui ont pris des risques, en commençant par Pie XII, pour cacher les Juifs, pour qu’ils ne soient pas tués, qu’ils ne soient pas déportés. Ils ont risqué leur peau. Ce fut une œuvre de miséricorde que de sauver la vie de ces gens ! ».

    Une guerre de la mémoire

    Par ces paroles sans ambiguïté, le Souverain Pontife est revenu sur la guerre de la mémoire entretenue à l’encontre de Pie XII, accusé depuis des décennies de s’être tu sur la persécution subie par les Juifs pendant le second conflit mondial.

    À vrai dire, il y a longtemps qu’une grande partie de la communauté historique s’accorde pour estimer que si le pape Pacelli a préféré se taire, il ne s’agissait pas pour lui d’être insensible au sort profondément inhumain vécu par le peuple juif.

    Héritier sur ce point de la voie diplomatique de son prédécesseur Benoît XV, qui pendant la Première Guerre mondiale multiplia les initiatives diplomatiques pour mettre fin au conflit, Pie XII à son tour préféra l’action souterraine et diplomatique pour venir en aide aux Juifs. Les nombreux témoignages des rescapés d’origine juive après la guerre en constituent une preuve tout comme les travaux des historiens montrant, par exemple, ses liens avec la résistance anti-nazie allemande ou avec le Président des États-Unis. Sans parler de son action à Rome même pour venir directement en aide aux Juifs quand la Ville éternelle tomba sous la coupe des nazis à partir de 1943.

    1963 : l'année charnière

    Mais, à partir de 1963, l’appréciation de l’action de Pie XII a commencé à changer avec la sortie de la pièce Le Vicaire de l’Allemand Rolf Hochhuth qui, largement répercutée par les réseaux et la presse communiste, a donné comme le coup d’envoi à la campagne de calomnies contre Pie XII.

    Paradoxalement, ce vaste mouvement ininterrompu contre Pie XII aura conduit à un travail d’approfondissement historique sur son action. Du côté de l’Église, les travaux historiques du Père Blet ainsi que l’enquête en vue du procès pour la béatification du pape Pacelli menée par les Pères Molinari et Gumpel en témoignent à eux seuls. Sur un autre plan, les vertus héroïques de Pie XII ont été reconnues en 2009 et sa béatification est toujours dans l’attente du miracle nécessaire.

    Pour aller plus loin :

    L'Hiver le plus long, 1943-1944 : Pie XII, les Juifs et les nazis à Rome, Andrea Riccardi, Desclée De Brouwer, 446 pages, 24,90 €