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Actualité - Page 1078
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Ascendens Christus in altum, alleluia
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Plus de dix mille manifestants pour la Vie dans les rues de Rome
"Des drapeaux colorés et des ballons avec des slogans glorifiant la vie. Des milliers de personnes se sont rassemblées aujourd'hui (20 mai) sur la Piazza della Repubblica à Rome pour prendre part à la Marche pour la Vie organisée par toutess les associations Pro Life. Une marche pacifique pour attirer l'opinion publique sur les questions qui ont toujours divisé le pays: l'euthanasie et l'avortement. « Ne touchez pas à la Vie » et même « Euthanasie, parlementaires, vous servez le diable. » Tel est le message qui vient de Rome et est destiné aux institutions." (source)
Pour la Nuova Bussola Quotidiana, cet évènement a été snobé par la presse et très modérément soutenu par l'Eglise : http://www.lanuovabq.it/it/articoli-marcia-per-la-vitaun-oscuramento-che-comincia-dalla-chiesa-19926.htm
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Cinq nouveaux cardinaux seront "créés" le 28 juin prochain
De Lorenzo Bertocchi sur le site de la Nuova Bussola Quotidiana :
Cinq cardinaux au profil bien "bergoglien"
« Je tiens à annoncer que le mercredi 28 juin se tiendra un consistoire pour la création de cinq nouveaux cardinaux. » Hier, à l'issue du "Regina Coeli", le pape François a annoncé par surprise son quatrième consistoire pour créer de nouveaux cardinaux. En son genre, c'est un record; le pape venu « du bout du monde » tient le rythme d'un consistoire par an. Son prédécesseur, Benoît XVI, en huit ans de pontificat, a tenu 5 consistoires, avec la création de 90 cardinaux, alors que François, en un peu plus de trois ans, a déjà tenu quatre consistoires, avec la création de 56 cardinaux, dont 49 électeurs.
Après le 28 juin, les électeurs seront 121, dont 20 cardinaux nommés par Jean-Paul II, 52 par le pape Benoît XVI et donc 49 par François, qui, s'il devait continuer à ce rythme, pourrait avoir nommé l'an prochain la majorité des "porporati" qui siègeraient lors d'un hypothétique conclave.
La principale raison de cette transformation réelle du Collège des cardinaux semble être celle du concept de « périphérie » cher au pape. Les nouveaux nommés, à l'exception de l'Espagne, sont du Laos, du Salvador et du Mali, ou encore comme l'évêque suédois Anders Arborelius qui représente une « périphérie » dans la catholicité. « Ils viennent de différentes parties du monde », a déclaré Francis, « manifestant la catholicité de l'Église répandue sur toute la terre », et nous savons à quel point le pape Bergoglio considère que « la réalité est mieux perçue de la périphérie qu'elle ne l'est du centre », selon l'une de ses idées directrices les plus répétées au fil des ans.
Tout d'abord, sur la liste annoncée hier par le pape, Monseigneur Jean Zerbo, archevêque de Bamako au Mali. Né en 1943, la prochaine éminence africaine a étudié à l'Institut biblique de Rome et, dit le communiqué publié par le Bureau de presse du Saint-Siège, « a été impliqué dans la lutte contre l'exclusion et en particulier dans la promotion de la réconciliation et de la solidarité entre Maliens ».
En plus du suédois Arborelius, un autre européen est l'archevêque de Barcelone (Espagne), Monseigneur Juan José Omella, de « sensibilité sociale ». En 2005, alors que les évêques espagnols descendaient dans la rue pour manifester contre le gouvernement de José Luis Rodriguez Zapatero, Ornella, évêque de Calahorra et La Calzada, s'en était absenté pour prendre part à une marche contre la pauvreté. Sa nomination à Barcelone a été décidée en 2015, une décision qui a laissé un peu surpris les milieux de la Curie espagnole et de la politique, mais qui semble être venue directement de pape Bergoglio.
L'évêque suédois, le carme Arborelius, a accueilli le pape lors de son voyage à Lund pour la commémoration commune entre catholiques et luthériens du 500e anniversaire de la Réforme de Luther. Il est le premier cardinal suédois depuis la Réforme luthérienne; converti à 20 ans, il a étudié en Belgique et au Teresianum à Rome. Pendant le voyage de François en Suède, il a milité pour que le pape célèbre la messe avec la communauté catholique, ce qui, dans les premières versions du calendrier du voyage, ne semblait pas avoir été prévu.
Très particulier aussi le cas de Monseigneur Gregorio Rosa Chávez Gregorio, parce qu'il est élevé à la pourpre alors qu'il est « seulement » évêque auxiliaire de l'archidiocèse de San Salvador (El Salvador). C'est la première fois dans l'histoire de l'Eglise, de sorte que le diocèse aura un évêque titulaire, Mgr José Luis Escobar y Alas, qui restera et aura un cardinal comme auxiliaire. Né en 1942, il a été pendant de nombreuses années un proche du bienheureux Oscar Arnulfo Romero; aujourd'hui, il est par ailleurs le Président de la Caritas pour l'Amérique latine, les Caraïbes et la Caritas nationale.
Du Laos vient Monseigneur Louis-Marie Ling Mangkhanekhoun, Vicaire apostolique de Paksé. C'est à lui qu'on doit « l'école des catéchistes » et les visites dans les villages de montagne; il a étudié au Laos et au Canada.
Le 29 Juin, en la Solennité des Saints Apôtres Pierre et Paul, les cinq nouveaux cardinaux célébreront avec le pape à Saint-Pierre. « Nous confions les nouveaux cardinaux », a conclu François hier pendant le Regina Coeli, à « la protection des Saints Pierre et Paul, afin que, par l'intercession du Prince des Apôtres, ils soient des serviteurs véritables de la communion ecclésiale et, par celle de l'Apôtre des Gentils, qu'ils soient des annonciateurs joyeux de l'Evangile dans le monde entier et, qu'avec leur témoignage et leurs conseils, ils me soutiennent plus fort dans mon service comme évêque de Rome, pasteur universel de l'Église ».
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Les évêques belges réagissent (enfin !) au texte d'orientation des Frères de la Charité concernant l'euthanasie de patients psychiatriques
Euthanasie et souffrance psychique – Déclaration des évêques de Belgique
Le débat sociétal sur la question de l’euthanasie pour des patients psychiatriques qui ne sont pas en phase terminale est ouvert depuis longtemps. Les Frères de la Charité en Belgique ont récemment publié à ce propos un texte d’orientation, qui a suscité des réactions en sens divers. Mais cela faisait longtemps que ce thème particulièrement sensible faisait l’objet de discussions dans les médias, des revues spécialisées et des rapports.
Nous voudrions réaffirmer ici notre profonde estime pour l’expertise et les soins attentifs de tant de personnes qui assurent la prise en charge de patients atteints de maux psychiatriques graves et de longue durée. Nous nous rendons compte combien l’accompagnement des personnes qui se trouvent dans ces situations désespérées peut être difficile et délicat. Pourtant, nous voulons en tant qu’évêques répéter ce que nous avons déjà dit à propos de l’euthanasie. De même, nous ne pouvons pas être d’accord que celle-ci soit pratiquée sur des patients psychiatriques qui ne sont pas en phase terminale. Nous partageons ce point de vue avec des citoyens par-delà les traditionnelles frontières idéologiques. Notre point de vue ne signifie nullement que nous voudrions délaisser la personne en souffrance. Nous sommes conscients que la souffrance psychique peut être immense et qu’une personne peut ainsi se retrouver totalement désespérée et sans aucune perspective. Mais c’est précisément dans cette situation qu’il faut lui rester proche et ne pas l’abandonner. Cela implique de pouvoir lui proposer des soins palliatifs qui soient appropriés aux personnes souffrant de troubles psychiques qui résistent à toute thérapie.
Il n’y a pas que les chrétiens ou les responsables d’Eglise qui se posent des questions à propos de l’euthanasie. Elles font l’objet d’un débat de société. Il s’agit de questions fondamentales: qu’est-ce qui nous rend humain? qu’est-ce qui constitue une société humaine? qu’est-ce qui sert vraiment le progrès? Il y a de fait une limite et un interdit qui sont d’application depuis si longtemps, depuis les origines du vivre ensemble des hommes. Si nous y touchons, nous portons atteinte aux fondements mêmes de notre civilisation. C’est la raison pour laquelle nous en appelons à une grande retenue et à la poursuite du dialogue sur ces questions.
Les évêques de Belgique
Le discours de ces signataires d'une carte blanche publiée le 8 décembre 2015 paraissait plus clair : http://www.lalibre.be/debats/opinions/la-mort-comme-therapie-la-difficulte-de-l-euthanasie-pour-seul-motif-de-souffrance-psychique-5666ec92357004acd0fe76a6
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Non à l'euthanasie au sein des institutions des "Frères de la charité"; signons la pétition
Non à l'euthanasie au sein des institutions des "Frères de la charité"
En Belgique, la congrégation des Frères de la Charité se trouve au cœur d’un combat médical et spirituel absolument incroyable. Ce combat pourrait bien arriver en France ou dans n’importe autre pays de culture chrétienne puisque la Belgique n’est jamais qu’aux avant-postes d’une lutte acharnée entre la vérité et le mensonge.Le 24 avril 2017, les institutions psychiatriques des Frères de la Charité ont décidé d’autoriser l'euthanasie au sein de ses établissements. Cette décision est à l’opposé de la politique qui prévalait jusqu’à présent ; à l’opposé aussi de ce qu’enseigne l’Eglise catholique.
C’est que les institutions psychiatriques des Frères de la Charité ont décidé de suivre la loi belge plutôt que l’Evangile. Or la loi belge permet l'euthanasie…
Cette volte-face a immédiatement été dénoncée à Rome, par le supérieur général de l’ordre, René Stockman. Mais, tandis qu'il déclarait son opposition véhémente à cette décision inique, le provincial belge des Frères de la Charité, responsable des institutions psychiatriques des Frères, a choisi de ne pas tenir compte de l'intervention de Stockman. En Belgique, l’obéissance, c’est comme la vérité, ce n’est guère dans l’air du temps.
Au total, treize personnes siègent au conseil d'administration de l'association qui gère les établissements psychiatriques, dont trois frères de l'Ordre. Or l'art. 2. §1 des lois provinciales déclare ceci :
"Le but de l'organisation est de fournir des conseils aux personnes en ce qui concerne leur développement humain, indépendamment de leur origine, de leur genre, de leur conviction ou de leur situation financière. Nous travaillons dans un esprit évangélique qui était celui de Pierre Joseph Triest, le fondateur de la congrégation des Frères de la Charité ".
En outre, l'article 4. §4 des membres du conseil d'administration dit:
"Les membres du Conseil contribuent à l’œuvre de l’ordre selon l’inspiration chrétienne de la mission générale des Frères de la Charité".
Et qu'est-ce que dit cette déclaration de mission ?
«En tant que membres et employés des Frères de la Charité, nous voulons approcher les personnes à travers une attitude de fidélité et d’amour. Nous trouvons notre inspiration dans les valeurs de l'Évangile et agissons à l'imitation de Jésus, notre Sauveur. Dans cette société, nous voulons créer des balises d'espoir et être les témoins de l'amour de Dieu. De cette façon, nous voulons améliorer la qualité de vie et contribuer à une société plus humaine où les pauvres et les plus fragiles puissent trouver leur place".
Il est vraiment inadmissible de voir le Provincial des Frères de la Charité contredire maintenant ses propres valeurs, en décidant d'injecter des substances létales à certains de ses patients «faibles» plutôt que de leur procurer de la tendresse.
Que le Conseil des Frères de la Charité ait pu prendre la décision de transformer leurs institutions en centres d’euthanasie au nom de l’Evangile est absolument invraisemblable.
Le supérieur de l'Ordre à Rome et le Vatican ont indiqué leur intention de lutter contre cette décision.
Cette pétition est adressée au conseil d'administration de la Province des frères de la charité afin qu’il suive l’Evangile et respecte la décision du Supérieur général de l’Ordre.
A l'attention du conseil d'administration de la Province des frères de la charité
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20.000 Croates dans la rue pour défendre la vie
Du site du Monde.fr :
Croatie : 20 000 manifestants contre l’avortement
Pour la deuxième année consécutive, des groupes conservateurs ont organisé une marche contre l’avortement à Zagreb, et dans la deuxième ville du pays, à Split.
Environ 20 000 personnes ont participé samedi 20 mai en Croatie à une marche anti-avortement organisée par des groupes conservateurs pour la deuxième année consécutive dans ce pays majoritairement catholique.
Cette « Marche pour la Vie » a attiré environ 15 000 personnes à Zagreb selon la police et 5 000 autres, selon les médias locaux, à Split, deuxième ville du pays sur la côte adriatique. L’an dernier pour sa première édition cette marche s’était déroulée dans la capitale seulement.
Pour les organisateurs, l’objectif est « d’attirer l’attention sur le respect dû à chaque vie humaine, de la conception jusqu’à la mort naturelle ». « Choisissez la vie » ou « La vie est toujours un cadeau » pouvait-on lire sur les banderoles des manifestants. Les participants à la marche chantaient des airs religieux et des chansons populaires croates, agitant des drapeaux aux couleurs nationales et tenant des ballons blancs et bleus. (...)
Une pression grandissante des groupes anti-avortement
La question de l’avortement divise profondément la Croatie, membre de l’Union européenne, où les militants pro-avortement dénoncent la pression grandissante de groupes soutenus par l’Eglise catholique croate et le refus de nombreux médecins des hôpitaux publics de pratiquer des avortements.
La législation existante depuis 1978, lorsque la Croatie faisait partie de la Yougoslavie, autorise l’avortement jusqu’à 10 semaines de grossesse. En mars, la Cour constitutionnelle de Croatie a rejeté une demande, soutenue par l’Eglise catholique (90 % des 4,2 millions de Croates sont catholiques), de révision de cette loi.
La Cour a toutefois ordonné au Parlement de préparer dans les deux ans une nouvelle législation sur l’avortement, estimant la loi en vigueur dépassée. Les associations des droits de l’homme craignent une remise en cause de la loi.
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Quand l'actuel supérieur général de la Compagnie de Jésus encensait Fidel Castro...
Du site "Riposte catholique" :
Quand le “pape noir” encensait Fidel Castro
Élu le 14 octobre 2016 à la tête de la Compagnie de Jésus, le R.P. Arturo Sosa est un Vénézuélien de 68 ans, et donc le premier « supérieur général » non européen depuis la fondation des Jésuites.
Un article d’hier du journal britannique Catholic Herald, reprenant celui paru la veille dans Info Vaticana, nous révèle un bien troublant aspect de la personnalité du R.P. Sosa : son enthousiasme pour le dictateur Fidel Castro…
En 1989, alors que Castro était sur le point d’arriver en visite officielle au Venezuela à l’invitation du Président Hugo Chávez, 911 « intellectuels et artistes » signèrent un Manifeste souhaitant, avec enthousiasme, la bienvenue au Lider maximo. Saluant sa victoire sur le régime de Batista comme une « victoire exemplaire sur la tyrannie, la corruption et la servitude » et un modèle pour une Amérique latine « juste et indépendante », les signataires souhaitaient « exprimer publiquement » leur « respect » à Fidel Castro « principal dirigeant de la Révolution cubaine » pour tout ce qu’il avait « accompli pour la dignité de [son] peuple et donc pour toute l’Amérique latine ». Le Manifeste affirmait que « seule une cécité idéologique pouvait nier la place que le processus que [Fidel Castro] représente, occupe dans l’histoire de la libération de nos peuples ».
Le 810ème signataire de ce manifeste n’était autre que « Arturo Sosa, s. j., Centro Gumilla », le Centro Gumilla, centre de recherche et d’action sociale jésuite à Caracas, ayant été sous sa direction jusqu’à ce qu’il devienne supérieur général des Jésuites dans son pays en 1996…
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Rien ne peut justifier la destruction d'embryons humains
LE PAPE FRANÇOIS INTERPELLE LA COMMUNAUTÉ SCIENTIFIQUE SUR LE RECHERCHE SUR L'EMBRYON HUMAIN
Synthèse de presse bioéthique de genethique.org
Lors d'une rencontre visant à sensibiliser à la maladie de Huntington qui s’est tenue ce jeudi à Rome, le Pape a encouragé les scientifiques à mener à bien leurs recherches sans contribuer à nourrir la « culture du déchet » qui peut parfois se glisser dans le monde scientifique. Il a précisé qu’ « aucune fin, même noble comme l'attente d'un bénéfice pour la science, pour d'autres humains ou pour la société, ne peut justifier la destruction d'embryons humains ».
En Belgique, plus de 12.000 embryons ont été utilisés pour la recherche de 2008 à 2012. Mais on ne connaît pas le nombres d’embryons surnuméraires qui s’amoncellent chaque année dans les congélateurs des 18 centres de PMA en Belgique ou dans les frigos des universités...
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Quand le pape pourfend les "idéologues de la doctrine"
De zenit.org :
Sainte-Marthe : la doctrine unit, l’idéologie divise, met en garde le pape
Le devoir de l’Eglise de « clarifier la doctrine »
L’Eglise a le « devoir » de « clarifier la doctrine », mais dans une attitude « toujours ouverte, toujours libre », a affirmé le pape François lors de la messe matinale du 19 mai 2017. Car la doctrine unit, mais l’idéologie divise, a-t-il mis en garde.
Célébrant dans la chapelle de la Maison Sainte-Marthe, au Vatican, le pape a médité sur le « Concile de Jérusalem », dont parlent les Actes des Apôtres et qui décida, en l’an 49, que les non-juifs convertis au christianisme n’étaient pas soumis à la circoncision.
La première lecture, a fait observer le pape dans son homélie rapportée par Radio Vaticanen italien, fait état de « jalousies, luttes de pouvoir » dans la première communauté chrétienne : il y a « ceux qui créent des problèmes, divisent, divisent l’Eglise, qui disent que ce que prêchent les apôtres n’est pas ce que Jésus a dit, que ce n’est pas la vérité ». « Il y a toujours eu ces problèmes…, a-t-il constaté, nous sommes humains, nous sommes pécheurs ».
Le pape François a souligné la « liberté de l’Esprit » qui a « mis d’accord » les apôtres, durant ce « premier concile » de l’Eglise, qui eut pour but de « clarifier la doctrine ». « C’est un devoir de l’Eglise de clarifier la doctrine », a-t-il insisté, afin de « bien comprendre ce que Jésus a dit dans les Evangile, quel est l’Esprit des Evangiles ».
Et le pape d’inviter à ne pas s’effrayer devant les « opinions des idéologues de la doctrine ». L’Eglise, à travers « le magistère du Pape, des évêques, des conciles », doit avancer sur une route « toujours ouverte, toujours libre », car « la doctrine unit » tandis que « l’idéologie divise ».
« Il y a toujours eu ces gens, a-t-il poursuivi, qui sans aucun mandat vont troubler la communauté chrétienne avec des discours qui bouleversent les âmes : « Eh, non. Celui qui a dit cela est hérétique, on ne peut pas dire ça… la doctrine de l’Eglise c’est ça. » Ce sont des fanatiques des choses qui ne sont pas claires… Et c’est le problème : quand la doctrine de l’Eglise, celle qui vient de l’Evangile, celle que l’Esprit-Saint inspire … devient idéologie ».
« C’est la grande erreur de ces personnes », a estimé le pape François : « Ils n’étaient pas croyants, ils étaient idéologisés », d’une idéologie « qui fermait le cœur à l’action de l’Esprit-Saint ». Les apôtres au contraire « avaient le cœur ouvert à ce que l’Esprit disait ». Et ils sont parvenus non pas à « un accord politique », mais à écouter « l’inspiration de l’Esprit-Saint qui les conduit à dire : rien de ces choses, rien de ces exigences ».
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Chine : le cardinal Zen se plaint de l'aveuglement des responsables du Vatican
Du site "Riposte catholique" :
Cardinal Zen : le Vatican ne nous écoute pas
L’accord qu’on disait imminent entre le Saint-Siège et la Chine communiste sur le choix des évêques, est bloqué. « Et c’est très bien » a commenté le cardinal Joseph Zen, archevêque émérite de Hong Kong. « Je devine que l’accord sur le choix des évêques est prêt, mais qu’il n’a pas été signé. Je pense que le gouvernement veut que le Saint-Siège accorde tout. Pas seulement sur le choix des évêques mais sur d’autres choses afin de contrôler l’Église. Mais ces autres choses sont impossibles. Donc le gouvernement a refusé de signer. Et donc pour moi c’est très bien ainsi ». Le cardinal critique les responsables du Vatican qui veulent un accord « à n’importe quel prix » et qui ne veulent pas écouter les prélats chinois : « Comment peuvent-il croire connaître la situation mieux que moi ? Mieux que l’archevêque Savio Hon Tai-Fai qui est le n° 2 de la Congrégation pour l’évangélisation ? Nous sommes Chinois ! Nous sommes en Chine depuis tant d’années, nous enseignons dans les séminaires, nous y passons six mois par an et nous voyons ce qui s’y passe de nos propres yeux. Ils ne nous croient pas. Ils ne nous écoutent pas. C’est horrible ».
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Belgique : appel urgent pour financer les soins palliatifs
Du Bulletin de l'Institut Européen de Bioéthique :
Belgique : appel urgent pour financer les soins palliatifs
Alors que la Ministre des affaires sociales et de la santé publique, Maggie De Block, prépare un nouveau plan de financement hospitalier, les trois fédérations des soins palliatifs (bruxelloise, wallonne et flamande) demandent à ce qu’elle se positionne en faveur des soins palliatifs par la réaffectation des moyens du secteur curatif vers le secteur palliatif.Cela permettrait une véritable mise en application de la loi sur les soins palliatifs de 2016 qui bannit le prescrit légal de trois mois d’espérance de vie pour l’instauration des soins palliatifs et prône une introduction plus précoce et progressive en fonction des besoins du patient.
En effet, d’après une enquête PICT de 2015, 16% des patients atteints de cancer en Belgique reçoivent une chimiothérapie au cours de leur dernier mois de la vie, alors que ces soins sont à ce stade souvent inutiles et très coûteux. En Belgique, plus qu’ailleurs en Europe, un grand nombre de personnes décèdent à l’hôpital, bien qu’elles préfèreraient généralement vivre leurs derniers instants chez elles.
Alors que les soins palliatifs ont prouvé leur valeur et que les équipes soignantes croulent sous la charge de travail, il est grands temps d’investir dans les soins palliatifs, affirment les Fédérations.
Source : communiqué de presse des Fédérations des Soins Palliatifs
Voir aussi Dossier de l'IEB : Structure et évolution des soins palliatifs en Belgique
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Euthanasie : une forme de barbarie pseudo-humanitaire ?
Une opinion de Mathieu Bock-Côté sur le site du Journal de Montréal :
Le suicide assisté n’est pas un droit fondamental
On le sait, depuis 2014, le Québec s’est ouvert aux soins de fin de vie. Ils permettraient de mourir dans la dignité.
C’est-à-dire que le Québec a reconnu un droit au suicide assisté. Ou pour le dire plus brutalement, il a légalisé l’euthanasie.
Certes, on a cherché à encadrer cette pratique avec des balises rigoureuses. Il ne fallait pas banaliser une mesure devant demeurer exceptionnelle.
Certaines personnes nous mirent pourtant en garde: une fois que l’on consentait au principe du «suicide assisté», on verrait ces balises tomber peu à peu.
Exception ?
L’exception serait de moins en moins exceptionnelle. Les candidats au suicide assisté se multiplieraient. C’est exactement ce qui est en train de se passer.
Le Devoir nous mettait au courant hier d’une inquiétude présente dans la communauté médicale. Cette dernière s’inquiète de la pression qui monte pour qu’on élargisse les conditions d’accès au suicide assisté.
Chacun a ses raisons, mais une tendance lourde se dégage: dans notre société qui entretient un véritable culte de l’autonomie, l’individu veut de plus en plus être maître de sa propre mort.
Depuis toujours, le suicide représente l’ultime défi lancé par l’individu à l’existence: c’est lui qui décidera à quel moment et dans quelles conditions il la quittera. C’est surtout l’ultime recours des désespérés.
Avec les «soins de fin de vie», notre société a tendance à le banaliser inconsciemment.
Ce qui est aussi particulier, c’est que dans notre société encore commandée par la logique de l’État-providence, on veut faire de l’accès au suicide assisté un des symboles de la justice sociale.
«J’ai le droit» : telle est la phrase que l’homme contemporain préfère.
Mais on se demandera: jusqu’où ira le droit à la mort assistée?
Tout porte à croire qu’un jour, on verra dans le suicide assisté une réponse convenable au malaise existentiel ou à la lassitude de vivre.
On devine l’argument: qui est mieux placé que l’homme qui souffre pour savoir si sa vie vaut la peine d’être vécue et poursuivie? Et qui sommes-nous pour juger de la souffrance d’un homme?
Notre relativisme, à ce sujet, nous conduira un jour à voir dans l’euthanasie une manifestation supérieure d’humanisme.
Houellebecq
J’ai déjà parlé dans cette chronique du livre La carte et le territoire, un chef d’œuvre de l’écrivain français Michel Houellebecq.
On y trouve une scène essentielle. Le père du personnage principal, un jour, en a assez de vivre. Tout simplement. Il trouve que son temps est venu.
Alors il se rend dans une clinique en Suisse et demande qu’on le tue. La clinique est hygiénique et on le tue hygiéniquement. C’est terminé. Ainsi va la mort.
Comment ne pas voir dans cela une forme de barbarie pseudo-humanitaire? Le marché s’est aussi emparé de la mort. Il l’offre à la manière d’un service comme un autre.
C’est vers ce monde que nous nous dirigeons. Qui y résiste vraiment? Les pessimistes nous diront que nous y sommes déjà et qu’il faut nous y faire.
