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Actualité - Page 630

  • Europe : vous avez dit "Etat de Droit" ?

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    De la revue de presse ("Au quotidien") de l'Homme Nouveau :

    Dans une tribune libre publié dans le Figaro du 29 décembre dernier, Anne-Marie Le Pourhiet, professeur de droit public, analyse les sous-entendus idéologiques que révèlent l’opposition de l’Union européenne envers certains membres comme la Pologne et la Hongrie.

    Les accusations de violation de « l’État de droit » portées contre certains États de l’Union européenne, membres de ce que l’on appelle le groupe de Visegrad (Hongrie, Pologne, République tchèque et Slovaquie), soulèvent la très grave question de la manipulation des concepts juridiques opérée dans le but de refuser aux nations européennes leur droit à l’autodétermination démocratique.

    La notion d’État de droit (Rechtsstaat), forgée par les juristes allemands du XIXe siècle, recouvrait deux significations différentes selon les auteurs. Certains voyaient dans l’idée de soumission de l’État au droit un moyen d’assurer un gouvernement libéral et modéré, les autres seulement une technique d’organisation hiérarchisée de l’administration destinée à éviter l’arbitraire et à garantir la sécurité juridique en obligeant fonctionnaires et juges à décider en fonction de lois générales préétablies, connues de tous et égales pour tous. La première conception visait le contenu de la décision publique, la seconde était neutre sur le fond. Les deux, fort imprécises, se rejoignaient cependant sur deux points : la nécessité d’une hiérarchie des normes appliquées - mais non créées - par une justice indépendante. (…)

    Il suffit de lire les mises en accusation de la Hongrie et de la Pologne par le Parlement ou les juges européens pour constater les détournements de procédure ainsi réalisés. Les principaux reproches s’adressent aux Constitutions mêmes des États concernés auxquels est donc refusée la première des libertés, celle de s’autodéterminer par l’exercice souverain du pouvoir constituant. Ainsi est-il par exemple reproché à la Constitution hongroise de retenir une « conception obsolète de la famille ». Cette ingérence se fait au mépris de l’article 4 du traité sur l’Union européenne : « L’Union respecte l’égalité des États membres devant les traités ainsi que leur identité nationale, inhérente à leurs structures fondamentales politiques et constitutionnelles, y compris en ce qui concerne l’autonomie locale et régionale. » Les institutions européennes se permettent aussi d’ignorer le protocole no 30 au traité de Lisbonne sur l’application de la Charte des droits fondamentaux à la Pologne et au Royaume-Uni, qui stipule : « La Charte n’étend pas la faculté de la Cour de justice de l’Union européenne, ou de toute juridiction de la Pologne ou du Royaume-Uni, d’estimer que les lois, règlements ou dispositions, pratiques ou actions administratives de ces États sont incompatibles avec les droits, les libertés et les principes fondamentaux qu’elle réaffirme. »

    S’agissant de l’indépendance des juges, le deux poids, deux mesures est encore flagrant. Il est reproché à la Pologne d’avoir avancé l’âge de départ à la retraite de ses juges à 65 ans. La belle affaire ! Fort étrangement, nul ne songe à dénoncer le mode de désignation, sans nul doute exemplaire, du Conseil d’État ou du Conseil constitutionnel français. Et lorsque, aux États-Unis, les démocrates envisagent d’augmenter le nombre de juges à la Cour suprême ou de leur fixer une limite d’âge, dans le but avoué de faire basculer la majorité en leur faveur, l’on n’entend aucune grande conscience progressiste s’élever contre la violation du rule of law. (…)

    Il reste alors à se poser les questions majeures auxquelles il va falloir honnêtement répondre. Oui ou non, les peuples des États membres de l’UE ont-ils encore le droit de s’autodéterminer par des élections et des référendums libres ? Oui ou non, le choix d’un bulletin de vote « conservateur » est-il encore possible en Europe ou seuls sont-ils acceptés les bulletins estampillés « progressiste » ? Oui ou non, sommes-nous tous tenus d’adhérer à une « société ouverte », toute autre option étant« fermée » par de lourdes sanctions ?

  • Etats-Unis : l'IVG au coeur de batailles législatives dans plusieurs états

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    Une synthèse de presse de gènéthique.org :

    Aux USA, l’IVG au cœur de batailles législatives, en Ohio, au Massachussetts, en Arkansas…

    Publié le : 4 janvier 2021

    Aux Etats-Unis dans l’Etat de l’Ohio, le gouverneur Mike DeWine a signé le 30 décembre 2020 une loi obligeant à enterrer ou incinérer les fœtus avortés par voie instrumentale. Ces fœtus devront obligatoirement être placés « dans un cercueil, un caveau ou une urne ». Les frais seront à la charge de la femme enceinte. Le non-respect de cette obligation constituera « un délit de premier degré ».

    Au Massachusetts, la veille de Noël, le gouverneur Charlie Baker a opposé son veto à un projet de loi facilitant l’accès à l’avortement. Mais, outrepassant ce droit de véto, le Sénat a quand même fait adopter la loi le 29 décembre. Cette loi, appelée ROE Act, élargit les conditions d’accès à l’avortement. L’âge minimum pour un avortement sans consentement parental est abaissé de 18 à 16 ans. Les avortements deviennent possibles après 24 semaines, et jusqu’au terme, en cas de malformation mortelle du fœtus, ou si un médecin le juge utile « pour préserver la santé physique ou mentale de la patiente ».

    En Arkansas, quatre lois restreignant l’accès à l’avortement ont de nouveau été bloquées par ordonnance d’un juge fédéral, quelques heures après leur entrée en vigueur. La première loi interdit la technique de « dilatation et évacuation », couramment utilisée au deuxième trimestre de grossesse. La seconde règlemente le rebut des tissus fœtaux issus des IVG. La troisième interdit les avortements basés uniquement sur le sexe du fœtus. Et la dernière impose aux médecins des mesures supplémentaires de préservation des tissus fœtaux lorsque la patiente a moins de 14 ans, et les oblige à informer la police du lieu de résidence de la jeune fille. Ces quatre lois ont été votées en 2017 (cf. IVG : L’Etat de l’Arkansas en passe d’accorder un droit de veto aux pères), elles avaient été immédiatement bloquées par la juge Kristine Baker. En août dernier, la 8ème Cour d’Appel a levé ce blocage et imposé un réexamen à la lumière des décisions récentes de la Cour Suprême. La nouvelle ordonnance de blocage temporaire est valable jusqu’au 5 janvier, à moins qu’elle ne soit reconduite.

    Sources : FOX News, Elizabeth Elizalde (03/01/2021) ; NPR, Vanessa Romo (29/12/2020) ; ABC (23/12/2020)

  • A-men et a-women !

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    Du site "Pour une école libre au Québec" :

    Pasteur (M.Div.) démocrate dans prière inaugurale du Congrès : ignorance crasse et correctivisme politique

    L’élu démocrate Emanuel Cleaver a provoqué la fureur en clôturant une prière du Congrès avec les mots « amen et a woman » (un homme et une femme).

    Le pasteur du Missouri a été invité à prononcer la prière pour ouvrir le 117e Congrès américain dimanche.

    Cleaver a également mentionné le dieu hindou Brahma alors qu’il faisait sa prière au Congrès.

    Le pasteur Cleaver a déclaré :

    We ask it in the name of the monotheistic God, Brahma, and “god” known by many names by many different faiths. Amen and a woman.
    Soit :
    Nous le demandons au nom du Dieu monothéiste, Brahma, et « dieu » connu sous de nombreux noms par de nombreuses religions différentes. Amen (ou un homme) et une femme. 

    Cleaver est un pasteur méthodiste ordonné, titulaire d’une maîtrise en théologie (M. Div) de la Saint Paul School of Theology, un séminaire méthodiste uni à Leawood au Kansas. Il est surprenant qu’il ne sache pas que « amen » n’a aucun rapport avec « men » (homme) ni que Brahma n’est pas un dieu « monothéiste » (les religions ou leurs adeptes sont monothéistes…), mais le premier membre de la Trimūrti, la trinité des déités hindoues majeures, avec Vichnou et Çiva. Amen est un mot hébreu (אמן) qui signifie « vraiment, assurément », il a été transmis par le grec (ἀμήν) et le latin tel quel. Il est souvent traduit par « ainsi soit-il ». Le mot est aussi utilisé en arabe (آمين, âmîne). Ce degré d’ignorance est consternant de la part d’un diplômé en théologie.

    La prière « diversitaire » a été prononcée peu après qu’un comité tenu par les démocrates a proposé des changements dans les règles de la Chambre pour « honorer toutes les identités de genre » et éliminer les mots genrés tels que « père », « mère », « fils » et « fille ».

    Nancy Pelosi, la présidente démocrate de la Chambre (élue avec une minorité des voix), a annoncé la proposition, affirmant que cette décision ferait de la chambre basse la « plus inclusive de l’histoire » pour les personnes transgenres et non binaires.

    Les nouvelles règles de la maison supprimeraient les références spécifiques au genre telles que « homme », « femme », « mari », « belle-mère », « cousin », « oncle », « tante », « nièce », « neuve », « bru », « gendre » et « épouse » dans le texte de 45 pages qui régit la Chambre.

    Il semble que Nancy Pelosi a oublié de bannir deux de ces termes genrés de sa courte biographie sur Twitter.

  • 2021 : une année dévolue au cardinal Wyszynski, "l'un des plus grands Polonais du XXe siècle"

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    Du National Catholic Register :

    Le Parlement polonais déclare 2021 l'année du Cardinal Wyszynski

    Dans sa résolution, le Sénat a décrit le cardinal Wyszyński comme "l'un des plus grands Polonais du XXe siècle".

    Cardinal Stefan Wyszyński with Cardinal Karol Wojtyła, the future St. John Paul II.Le cardinal Stefan Wyszyński avec le cardinal Karol Wojtyła, le futur Saint Jean-Paul II. (photo : Photo avec l'aimable autorisation d'Adam Bujak / Biały Kruk)

    CNA - 4 janvier 2021

    VARSOVIE, Pologne - Le Parlement polonais a déclaré 2021 l'année du cardinal Stefan Wyszyński, en l'honneur de l'homme d'Eglise qui a contribué à préserver et à renforcer le christianisme sous le régime communiste. 

    Les résolutions des deux chambres du parlement - le Sejm (chambre basse) et le Sénat (chambre haute) - ont salué les réalisations du cardinal qui a dirigé l'Eglise polonaise au plus fort de l'oppression communiste et qui devrait être béatifié prochainement.

    Les résolutions ont été adoptées à une majorité écrasante. 

    La résolution du Sejm dit : "Dans son activité sacerdotale, le Primat du Millénaire a prêté attention à la dignité inhérente de l'homme, source de tous ses droits." 

    Le cardinal Wyszyński est connu comme le "Primat du Millénaire" parce qu'en tant que Primat de Pologne, il a supervisé un programme de préparation de neuf ans qui a culminé avec la célébration nationale du millénaire du baptême de la Pologne en 1966.

    La résolution du Sejm a également fait l'éloge du cardinal pour sa défense vigoureuse de l'indépendance de l'Église sous le communisme. Elle faisait allusion à sa lettre de 1953 au dirigeant communiste polonais Bolesław Bierut, dans laquelle il refusait de subordonner l'Église aux autorités, déclarant "Non possumus ! (Nous ne pouvons pas). Le cardinal Wyszyński a été emprisonné plus tard dans l'année.

    "En tant qu'homme de foi profonde et d'amour pour l'Église et la Patrie, il a cherché à obtenir un accord avec les autorités. Cependant, lorsque les actions des autorités de la République populaire de Pologne ont menacé les droits de l'Église et des fidèles, elles ont entendu le ferme "Non possumus ! Le primat de Pologne fut emprisonné. Il est devenu le symbole d'une attitude inébranlable d'opposition au mal", a déclaré la résolution, datée du 27 novembre et adoptée par 387 voix contre 48, avec 16 abstentions.

    Dans sa résolution, le Sénat a décrit le cardinal Wyszyński comme "l'un des plus grands Polonais du XXe siècle". 

    "Il est impossible de décrire avec précision les mérites et le rôle que le Primat Stefan Wyszyński a joué pendant ces années pour la Pologne et l'Eglise. Lui et Jean-Paul II ont été ensemble les grands maîtres de la nation et ont soutenu les Polonais dans les moments les plus difficiles de l'histoire de notre patrie", a déclaré la résolution, datée du 2 décembre et adoptée par 77 voix contre 3, avec deux abstentions.

    Elle a été adoptée par 77 voix contre 3, avec deux abstentions : "Il a veillé avec un soin exceptionnel sur le sort de l'Église polonaise pendant les années les plus sombres du stalinisme. Pour son attitude ferme envers les autorités communistes, pour son opposition à la destruction de la vie sociale et ecclésiale - exprimée par la célèbre phrase "Non possumus" - il a été emprisonné pendant plusieurs années". 

    Cette année marque le 120e anniversaire de la naissance du cardinal Wyszyński et le 40e anniversaire de sa mort.

    Il est né le 3 août 1901 à Zuzela, à 60 miles au nord-est de Varsovie. 

    Avant la Seconde Guerre mondiale, il s'est engagé dans le travail social et éducatif avec des syndicats chrétiens et a organisé l'Union catholique des jeunes travailleurs. 

    Pendant la guerre, il devient membre de l'Armée de l'Intérieur, le mouvement de résistance clandestine de Pologne, et sert d'aumônier d'un hôpital pour insurgés à Laski, près de Varsovie.

    En 1946, le pape Pie XII le nomme évêque de Lublin et, deux ans plus tard, archevêque de Gniezno et de Varsovie. 

    Le cardinal Wyszyński a été primat de Pologne jusqu'à sa mort à Varsovie le 28 mai 1981, quelques mois après la création du syndicat Solidarité, qui allait entraîner l'effondrement du communisme polonais en 1989. 

    Sa cause de béatification s'est ouverte en 1989. Le 3 octobre 2019, le Vatican a annoncé l'approbation d'un miracle attribué à l'intercession du cardinal.

    Ce miracle concernait la guérison d'une femme de 19 ans d'un cancer de la thyroïde en 1989. Après que la jeune femme ait reçu le diagnostic incurable, un groupe de religieuses polonaises a commencé à prier pour sa guérison par l'intercession du cardinal.

    La béatification devait avoir lieu le 7 juin 2020 à Varsovie. Mais fin avril, la cérémonie a été reportée à une date indéterminée en raison de la pandémie de coronavirus.

  • Vatican : "annus horribilis" pour la Secrétairerie d'Etat, et ce n'est pas terminé

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    Un article de Sandro Magister, vaticaniste à L’Espresso, traduit sur Diakonos.be :

    « Annus horribilis » pour la Secrétairerie d’État du Vatican.  Et ce n’est pas fini

    Entre Noël et Nouvel An, le Pape François vient de porter le coup de grâce sur ce qui reste de la jadis légendaire et toute-puissante Secrétairerie d’État, par un « motu proprio » qui la prive de son trésor de guerre, avec tout son contenu, c’est-à-dire une bonne partie de ce 1,4 milliard d’euros que le Cardinal George Pell avait déniché en-dehors des bilans officiels du Vatican pendant les quelques mois où le Pape lui avait donné carte blanche pour faire le nettoyage, au début du pontificat.

    Désormais, ce qui était le principal centre de pouvoir de la Curie vaticane ne disposera plus ni d’argent ni d’immeubles, car ceux-ci passent à l’Administration du Patrimoine du Siège Apostolique, l’APSA, et seront sous le contrôle du Secrétariat pour l’économie.  Du siège administratif de la Secrétairerie d’État, ne subsiste désormais qu’une pancarte et deux ou trois bureaux pour tenir la comptabilité interne de l’argent qu’ils devront à chaque fois demander à qui de droit.  Même le fond discrétionnaire qui était à la disposition du Pape ne sera plus géré par la Secrétairerie d’État mais bien par l’APSA.

    Par rapport à ce qu’elle était au temps des grandes heures de son histoire, la Secrétairerie d’État touche aujourd’hui le fond de la courbe.  Et ce n’est pas fini, parce qu’au cours des prochains mois, sa réputation et son pouvoir pourraient bien dégringoler encore plus bas.

    *

    C’est Paul VI, dans les années 1960, qui avait conféré un très grand pouvoir à la Secrétairerie d’État, dont il était issu, et qu’il continuait à gouverner dans les faits.

    Et c’est Jean-Paul II, en 1979, qui a nommé un cardinal de premier plan Secrétaire d’État, Agostino Casaroli, l’artisan de l’Ostpolitik au-delà du rideau de fer mais aussi l’homme qui en 1948, avait réussi à sauver le Saint-Siège et l’Institut pour les Œuvres de Religion, l’IOR, du crack de la Banque Ambrosienne, avec un transfert « volontaire » de 250 millions de dollars aux banques créditrices.

    En 1991, le cardinal Angelo Sodano succéda à Casaroli jusqu’à l’arrivée en 2006 du cardinal Tarcisio Bertone.  Sous ce dernier, le pouvoir de la Secrétairerie d’État avait amorcé une courbe descendante si manifeste qu’en 2013, Jorge Mario Bergoglio a été élu avec la demande d’une réorganisation drastique de cette dernière dans le cadre d’une réforme globale de la Curie.

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  • Suivre ici en vidéo, dès aujourd’hui, dimanche 3 janvier 2021, la célébration de messe traditionnelle de la Fête de l’Épiphanie du Seigneur, chantée en l’église du Saint-Sacrement à Liège :

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    Célébrant : Abbé M.-A Dor, Recteur

    Chants grégoriens : propre de la messe « Ecce advenit »; Kyriale de la messe IX  « Cum jubilo » (XIIIe s.); Credo III (XVIe s.);

    Orgue : Patrick Wilwerth

    Pour suivre la messe, cliquez ici :

    Épiphanie veut dire apparition, et, à l’origine, cette fête avait, chez les Orientaux, la même signification que celle de Noël à Rome. C’était la fête du Verbe éternel se révélant, revêtu de chair, à l’humanité. On vénérait en particulier trois circonstances différentes de cette révélation historique, l’adoration des Mages à Bethléhem, la conversion de l’eau en vin aux noces de Cana et le baptême de Jésus dans le Jourdain.

    Bradi Barth 10bc30991ca90ebc3e6e22d382a135f2.jpgA Rome, dans un milieu très positif et tout à fait étranger à l’exaltation mystique des Orientaux, la fête historique de la Nativité de Jésus acquit toutefois une telle popularité, qu’aujourd’hui encore elle est l’idée dominante de toute la liturgie de cette période. Il y eut, il est vrai, quelque incertitude quant à la date, et un dédoublement s’ensuivit. La solennité du 6 janvier (*) fut avancée, sur les bords du Tibre, de deux semaines, en faveur exclusivement de Noël, mais l’antique théophanie demeura à sa place, quoique appauvrie dans sa conception, puisque la crèche de Bethléhem, comme par attraction, donna un plus grand éclat à l’adoration des Mages, aux dépens de la signification originaire du baptême dans le Jourdain.

    (*) Pour l’Église catholique, « l’Épiphanie est célébrée le 6 janvier», ainsi que le soulignent les Normes universelles de l’année liturgique et du calendrier(§37) annexées au Missel romain. Ce principe connaît toutefois des exceptions, en particulier dans les pays où le 6 janvier n’est pas un jour chômé, permettant ainsi aux fidèles de se rendre à la messe. Dans ces pays, l’Épiphanie est alors fixée «au dimanche inclus dans la période du 2 au 8 janvier».

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  • Pakistan : des chrétiens contraints de fuir leurs maisons

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    De Vatican News :

    2 janvier 2021

    Des chrétiens contraints de fuir leurs maisons au Pakistan

    Des centaines de familles chrétiennes pakistanaises ont fui un quartier de Lahore après que des musulmans aient menacé de mettre le feu à leurs maisons, rapporte l’Ucanews.

    Les chrétiens de Charar n’ont pas fêté Noël chez eux. Ils ont été contraints de chercher refuge chez des amis et des parents, loin de toute menace, peut-on lire sur le site de l’Union of Catholic Asian News.

    Le 22 décembre dernier, un pasteur de leur localité a publié un message évoquant sa foi sur Facebook. «Des musulmans se sont dit offensés par cette publication» a déclaré Saleem Khokhar, un chrétien déplacé de Charar à l'organisation International Christian Concern (ICC), une association basée à Washington.

    Le pasteur Raja Waris s’est excusé et aucune accusation de blasphème n’a été portée contre lui, mais il est néanmoins entré dans la clandestinité avec sa famille, après avoir été menacés par des extrémistes locaux, écrit la ICC dans un communiqué datant du 27 décembre.

    Rien ne semble s’être arrangé par la suite, malgré le déploiement des forces de l’ordre pour protéger les chrétiens de la zone. «La situation est devenue dangereuse lorsque quelqu'un a découvert que les musulmans prévoyaient de mettre le feu aux maisons des chrétiens. Cela a forcé les chrétiens à fuir le quartier» affirme Saleem Khokhar à l’ICC. En ce temps de Noël, des centaines de familles auraient ainsi pris la route pour se réfugier chez des proches.

    L’International Christian Concern a appelé les autorités pakistanaises à protéger les foyers chrétiens de Charar. «Personne ne devrait être forcé de fuir sa maison à cause d’une publication sur les réseaux sociaux» a estimé William Stark, le directeur régional de l’organisation.

  • Chine : la mort d'un évêque, leader de l'Eglise clandestine

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    De CNA (Catholic News Agency) :

    Un évêque catholique clandestin meurt en Chine

    31 déc. 2020

    Selon la chaîne catholique AsiaNews, dont le siège est à Rome, l'évêque Andrea Han Jingtao, 99 ans, leader de l'Eglise catholique clandestine en Chine, est décédé le 30 décembre. Han Jingtao était l'évêque clandestin de Siping.

    Au cours de ses premières années d'enfance dans une famille catholique, Han a reçu une formation et une éducation de qualité des missionnaires canadiens du Québec, qui dirigeaient le vicariat apostolique dans sa région de Chine avant la révolution communiste.

    Après l'arrivée au pouvoir de Mao Zedong, le défunt évêque a été envoyé dans un camp de concentration où il a été emprisonné pendant 27 ans (1953-1980) "pour avoir refusé de participer à l'Église 'indépendante et autonome', comme le voulait Mao Zedong", rapporte AsiaNews.

    Une fois libéré, sa maîtrise de la langue anglaise a fait de lui un atout pour le régime communiste, qui l'a enrôlé comme professeur d'anglais à l'université de Changchun, puis à l'université du Nord-Est pour des programmes de maîtrise et de doctorat. Selon AsiaNews, "il a initié de nombreux Chinois à l'étude des langues et cultures classiques, latines et grecques".

    Après sa retraite académique en 1987, il a consacré ses efforts pastoraux à la Légion de Marie locale et à la congrégation religieuse qu'il a fondée, les Sœurs du Mont Calvaire.

    Selon AsiaNews : "Il se souvient lui-même que dans les années 1950, le régime voulait "se débarrasser de l'ingérence du pape et expulser les missionnaires étrangers". À cette époque, j'ai réalisé que l'Église était confrontée à un grand défi et qu'elle avait besoin d'une forte endurance, sinon elle ne pourrait pas tenir debout. C'est pourquoi j'ai décidé de créer une congrégation religieuse".

    Il a été secrètement nommé évêque de Siping en 1982, mais son ordination clandestine n'a pu avoir lieu qu'en 1986.

    Après avoir été placé sous haute surveillance à la maison en 1997, il a continué à garder son troupeau sous la menace constante, organisant des rassemblements secrets et encourageant les laïcs à rester fermes dans la foi et la charité.

    Selon des statistiques récentes fournies par AsiaNews, son diocèse compte quelque 30 000 catholiques, dont les deux tiers appartiennent à l'Église clandestine. Il compte 20 prêtres et plus de 100 religieuses.

  • Nos voeux pour 2021

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    (comète, détail de l'Adoration des Mages de Giotto)
     

    L'équipe de BELGICATHO vous adresse ses meilleurs voeux pour 2021.

    Que cette année nouvelle soit riche en grâces.

    Puisse l'étoile de Bethléem continuer à briller au milieu de notre nuit après tous ces sombres moments vécus au cours de l'année écoulée.

    Qu'elle rallume les feux de l'espérance et ravive les liens meurtris par l'éloignement et les séparations.

    Que, dans la confusion ambiante, elle nous garde vigilants et attentifs à interpréter avec justesse les signes des temps.

  • La mort de Robert Hossein

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    De Caroline Becker sur Aleteia.org :

    Mort de Robert Hossein, acteur et metteur en scène habité par Dieu

    31/12/20

    Monument du théâtre, le comédien et metteur en scène Robert Hossein est mort ce jeudi 31 décembre 2020 à l'âge de 93 ans des suites du Covid-19.

    Homme de théâtre et de cinéma français à la grande popularité, l’acteur Robert Hossein est décédé ce jeudi 31 décembre à l’hôpital des suites d’un problème respiratoire, a indiqué son épouse, la comédienne Candice Patou. Fort d’une vingtaine de productions scéniques, comme Jésus, Le Cuirassé Potemkine et Une femme nommée MarieRobert Hossein a toujours été très actif dans le milieu du spectacle, trouvant, à en croire sa vitalité, sa véritable vocation dans la mise en scène.

    L’artiste était aussi très croyant. Il avait été baptisé dans les années 1970, à l’aube de la cinquantaine. Il avait monté en 2007 un spectacle intitulé N’ayez pas peur sur la vie de saint Jean Paul II et en 2011 Une femme nommée Marie à Lourdes. Il a, toute sa vie, porté une dévotion particulière à sainte Thérèse de Lisieux. En avril 2016, il avait été invité à rencontrer le pape François à Rome. Plus récemment, touché par l’incendie de Notre-Dame, il avait fait part, en août 2020, de sa volonté de relancer, quarante-quatre ans après, son spectacle inspiré de l’œuvre « Notre-Dame de Paris » de Victor Hugo.

    Robert Hossein, c’était la générosité faite homme.

    « Robert Hossein, c’était la générosité faite homme », assure à Aleteia Bernard Lecomte, biographe de Jean Paul II et conseiller historique de Robert Hossein pour son spectacle sur le souverain pontife. « Une générosité sans limites, aussi démesurée que ses projets, ses spectacles, ses mises en scène. Il était croyant, oui, profondément. Mais il traitait le Christ (Un homme nommé Jésus), comme Jean-Paul II (N’ayez pas peur), comme le général de Gaulle (L’homme qui a dit non) : en personnages historiques dont il mettait en valeur, de façon unique, l’humanité ».

    Figure populaire Robert Hossein attirait naturellement la sympathie des gens et ils sont nombreux aujourd’hui à pleurer sa disparition. Dans la sphère catholique, les hommages se multiplient. Mgr Matthieu Rougé, évêque de Nanterre, a salué l’homme « généreux » habité par la foi et a tenu à rappeler le souvenir du magnifique psaume lu par Robert Hossein durant les JMJ de Paris en 1997.

    Lire également : De Notre-Dame à Jean-Paul II, l’art de Robert Hossein au service de l’espérance

  • Qui le Parlement européen offense-t-il en célébrant dignement Noël ?

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    De Francis Vassallo* en opinion sur le Times of Malta :

    Qui le Parlement européen offense-t-il en célébrant dignement Noël ?

    J'ai lu récemment que la députée européenne espagnole Isabel Benjumea a tenté d'organiser l'installation d'une crèche au Parlement européen pendant les festivités de Noël. Après avoir écrit aux plus hautes autorités, elle a finalement été informée que la décision devait venir du service qui s'occupe de l'entretien du bâtiment du Parlement européen. Elle a reçu plus tard une réponse de ce service disant que le Parlement européen n'a pas pour politique d'installer une crèche, qui célèbre la naissance du Christ, car cela pourrait "offenser les autres".

    Puis-je poliment demander qui sont ces autres personnes qui seraient offensées par l'installation d'une crèche au Parlement européen ?

    L'Europe, jusqu'à présent, est chrétienne et le Parlement européen devrait représenter les valeurs chrétiennes.

    Je suis tout à fait conscient qu'il y a aujourd'hui en Europe des personnes de différentes races et religions mais, pour autant que je sache, la majorité est encore censée être de foi chrétienne, même si beaucoup de ceux qui sont censés être chrétiens ne pratiquent pas du tout leur foi car le matérialisme a malheureusement pris le dessus dans de nombreux secteurs de notre société. Là encore, je pose la question : qui est offensé ?

    Si quelqu'un doit être offensé, qu'il s'exprime et ne profite donc pas des jours fériés en Europe et ne travaille pas le jour de Noël.

    Alors pourquoi installons-nous toutes ces décorations de rue dans le monde entier en décembre ? Est-ce parce que nous célébrons le mois de l'électricité ?

    Le 25 décembre est le jour où notre Seigneur Jésus-Christ est né et le monde chrétien célèbre ce jour non seulement comme une fête mais aussi comme une fête religieuse.

    L'éclairage de nos rues et les décorations que nous installons ont pour but de célébrer la naissance du Christ, mais l'image la plus symbolique de cet événement est la crèche, qui nous enseigne et nous rappelle, à nous chrétiens, la naissance du Christ.

    Jusqu'à présent, l'Europe est chrétienne et le Parlement européen devrait représenter les valeurs chrétiennes
    Le mot lui-même, Noël, signifie le Christ.

    Pourquoi, alors, nous donnons-nous des cadeaux les uns aux autres à Noël ? Cela symbolise les cadeaux que les trois rois mages offraient : l'or, qui représente la royauté sur terre, l'encens, symbole de la divinité, et la myrrhe, une huile d'embaumement, symbole de la mort.

    Il est donc assez ironique que, lors de la célébration de l'anniversaire du Christ, nous offrions des cadeaux à tout le monde, sauf à l'enfant dont c'est l'anniversaire, le Christ lui-même. Nous essayons même d'oublier qu'il existe en refusant de célébrer son anniversaire.

    Je ne m'attends pas à voir de telles décorations et une crèche dans un pays non chrétien, mais à ce que notre propre Parlement européen prétende que la raison pour laquelle on ne veut pas de crèche pour ne pas offenser une minorité est offensante pour la majorité.

    Il est évident que le Parlement européen est absolument sans pitié. J'invite le président du Parlement européen à reconsidérer une décision aussi offensive et à changer de politique. Il devrait également s'excuser d'avoir offensé la majorité d'entre nous, chrétiens, en refusant d'exposer un berceau.

    Puis-je demander combien il y a de députés européens non chrétiens ? Je suis sûr que la réponse serait une minorité certaine.

    Si c'est exact, alors le Parlement européen est prêt à faire plaisir à cette minorité et à offenser la majorité.

    Il s'agit donc d'une nouvelle définition de la "démocratie" !

    Je reconnais tout à fait que mon argument tombera dans l'oreille d'un sourd car les seuls députés européens qui pourraient lire mon article sont les Maltais qui sont chrétiens.

    Je leur demande donc de protester contre cette question car, bien que nous ne soyons qu'une minorité, il semble que les minorités soient plus respectées au Parlement européen que la majorité.

    Je leur suggère également, comme beau geste, que chaque gouvernement des États membres de l'Union européenne fasse don d'une crèche au Parlement européen pour montrer que l'Europe est une affaire de valeurs chrétiennes.

    * Francis Vassallo, ancien gouverneur de la Banque centrale de Malte

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