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Actualité - Page 687

  • Face à l’épidémie : un lien social de qualité amortit les effets du stress

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    peur.jpgEn quoi le stress chronique peut-il influer sur notre système immunitaire ? Et comment cultiver les émotions positives qui vont nous rendre plus résilients et résistants ? Les réponses de Nathalie Rapoport-Hubschman, médecin, psychologue et psychothérapeute. Lu sur le site du périodique « La Vie » :

    « On parle depuis longtemps du stress chronique délétère pour l'immunité et nous avons, depuis près de 30 ans, des études sérieuses sur le sujet. Si le stress biologique aigu nous mobilise à bon escient, quand il met notre organisme en surchauffe et devient chronique, il nous rend plus fragile.

    Une bonne hygiène de vie, un atout pour mieux résister

    Dès 1991, le laboratoire américain de référence “Stress, immunité et santé” du psychologue Sheldon Cohen, a démontré par de nombreuses études, les liens entre le stress et la vulnérabilité à certains virus responsables d'infections respiratoires des voies aériennes supérieures. Ou encore la corrélation entre les émotions positives et la résistance aux rhumes et simples grippes saisonnières. Il serait pourtant irresponsable d'extrapoler ces connaissances acquises sur nos futures capacités de résistance à un virus agressif ! Grâce aux antibiotiques, à la vaccination, la cartographie des maladies a changé et nous avions un peu oublié les maladies infectieuses ! Nous voici obligés de remettre au centre cette question de l'immunité...

    En tant que médecin et psychothérapeute, je m'intéresse aux liens entre l'esprit et le corps qui permettent de préserver une bonne santé et je parlerais plutôt des éléments de prévention qui augmentent notre résilience physique et psychique : la limitation des effets du stress mais aussi le sommeil, l’exercice physique régulier, la gestion des émotions... tous ces outils peu coûteux à notre portée qu'on peut utiliser pour renforcer notre résilience et notre résistance face à d'éventuels agents infectieux. Nous avons une marge de manœuvre importante avant de tomber malade et avons les moyens d'agir sur de nombreux facteurs qui détermine notre santé. Cela doit nous encourager à être proactifs. Il n'est pas sûr que cela nous accorde une protection vis-à-vis de virus agressifs mais du moins cela nous donne l'assurance que prendre en compte nos besoins physiques et psychologiques peut améliorer notre santé globale.

    L’immunisation du groupe est une magnifique leçon d’altruisme” 

    Cette crise sanitaire nous a recentré sur les priorités et les besoins de base, de l'alimentation aux relations sociales, des conditions de vie décentes aux besoins de liens apaisés. Après cette crise, nous allons nous recentrer sur les questions d'environnement et il ne faudrait pas oublier notre propre écologie intérieure, la place des émotions positives, du lien avec les autres. Entretenir un lien social de qualité, qui nourrit mutuellement, amortit les effets du stress et a un effet bénéfique sur la santé tant mentale que physique, et ce n'est pas un luxe quand le monde va mal. Prendre conscience des choses simples qui nous font du bien, donner plus de place quotidiennement au positif – notre cerveau, on le sait, a naturellement un biais de négativité et est friand de ce qui va pas ! – y contribue aussi.

    Même si ces émotions sont légitimes et parfois inévitables, chacun peut éviter de se laisser déborder par la colère ou la frustration. Cela ne passe pas forcément par la verbalisation mais, par exemple, par de brefs exercices de respiration ou un simple mot posé sur ce qu'on ressent. Je l'expérimente avec les professionnels de santé que j'accompagne, les personnes qui ont besoin de soutien durant ces temps de crise. Ces pratiques simples, et qui ont fait leurs preuves, contribuent à prendre soin de notre santé mentale et physique et apportent déjà une forme de prévention. »

    Ref. Face à l’épidémie : un lien social de qualité amortit les effets du stress

    Nathalie Rapoport-Hubschman a été chercheuse associée aux États-Unis sur le stress et la santé, elle a dirigé le département de psychologie médicale au Centre Hospitalier Universitaire Rabin en Israël et est directrice scientifique des Rencontres Perspectives

    À lire :

    Des articles du laboratoire de Sheldon Cohen : Stress et susceptibilité aux infections respiratoires, Émotions positives et vulnérabilité aux infections respiratoires.
    Les travaux du laboratoire de Nathalie Rapoport-Hubschman: Publications - The Common Cold Project - Carnegie Mellon University
    Son site : https://nathalierapoporthubschman.com/

    JPSC

  • Covid 19 en RDC : une pandémie inévitable ?

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    Lu sur le site « Afrikarabia » sous la signature de Christophe Rigaud :

    Congo 67747b83cbf494375b673b06a4ba5c42-1589200055-690x450.jpg«Contrairement à de nombreuses analyses pessimistes, le continent paraît mieux résister à la pandémie que les autres continents. L’Afrique regroupe 17% de la population de la planète, mais ne compte que 1,2 % des cas d’infection au virus. En comparaison, l’Europe, avec 10% de la population mondiale, totalise 44% des cas de contamination. Une situation qui semble se vérifier également en République démocratique du Congo (RDC), immense pays continent de plus de 80 millions d’habitants.

    Le scénario du pire

    Jeudi 7 mai, la RDC n’avait recensé que 897 cas pour 36 décès, avec pour épicentre du Covid-19, la capitale Kinshasa. Mais ces chiffres sont trompeurs, notamment à cause du faible nombre de tests réalisés par le seul laboratoire d’analyse biologique congolais. L’Institut National de Recherche Biomédicale (INRB) affirmait pouvoir réaliser seulement 250 tests par jour fin avril. Une donnée qui expliquerait les chiffres relativement bas de contamination.

    L’étude « le Covid-19 sur le continent africain » publiée dans la revue médicale The Lancet par le Groupe d’étude sur le Congo (GEC), des épidémiologistes de l’Université Yale et de l’Université de Kinshasa (Unikin), a effectué une projection de la pandémie en RDC. Et pour ces chercheurs, la situation sanitaire reste inquiétante. Selon l’étude, « En l’absence de toute mesure, l’épidémie pourrait infecter des millions de personnes et potentiellement en tuer des centaines de milliers d’autres, majoritairement des personnes âgées ». Des conclusions qui se placent « dans le cas où le pire des scénarios se réalisait » précisent tout de même les chercheurs.

    « L’épidémie n’épargnera pas la RDC »

    Des mesures drastiques et rapides ont tout de même été prises par les autorités congolaises : « confinement partiel de la capitale, suspension des voyages, fermeture des écoles et interdiction des rassemblements publics ». Mais ces restrictions sont difficilement tenables dans un pays à faible revenu et dont « plus de 80% des citations travaillent dans le secteur informel et la majorité de la population rurale vit de l’agriculture de subsistance ». Difficile de nourrir sa famille en restant confiné chez soi, et sans travailler. Sur les réseaux sociaux, des Congolais se demandaient s’ils n’allaient pas « mourir de faim plutôt que du Covid-19 ».

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  • Au Vietnam : une Eglise riche en vocations

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    Du site des Missions Etrangères de Paris :

    Selon Mgr Aphong Nguyen Huu Long, évêque de Vinh, le Vietnam, riche en vocations, peut s’adapter face aux épreuves

    07/05/2020

    Dimanche dernier, le 3 mai, à l’occasion de la Journée mondiale de prière pour les vocations, Mgr Aphong (Alphonse) Nguyen Huu Long, évêque de Vinh, dans le nord du Vietnam, a pu échanger avec des jeunes catholiques vietnamiens en appelant à répondre à l’appel de Dieu avec « toute notre liberté, notre foi et notre générosité ». L’évêque de Vinh, responsable de la Commission pour l’évangélisation de la Conférence des évêques du Vietnam pour la période 2019-2022, a assuré que l’Église au Vietnam, riche en vocations, pouvait adapter l’évangélisation pour dépasser les épreuves et se tourner vers l’avenir, à l’image des Martyrs du Vietnam et des missionnaires vietnamiens.

    À l’occasion de la Journée mondiale de prière pour les vocations, le dimanche 3 mai, Mgr Anphong (Alphonse) Nguyen Huu Long, évêque de Vinh, a pu échanger avec des jeunes vietnamiens, en leur confiant que « tout le monde reçoit une mission du Seigneur ». « Nous pouvons choisir la vie religieuse ou le mariage ; on répond à la volonté de Dieu avec toute notre liberté, notre foi et notre engagement sincère », a-t-il ajouté. Mgr Huu, ordonné évêque par le pape François le 22 décembre 2018, a été assigné au diocèse de Vinh le 1er février 2019. Il est responsable de la Commission pour l’évangélisation de la Conférence épiscopale vietnamienne pour la période 2019-2022. « Toutes les vocations sont nobles, à condition de discerner ce à quoi Dieu vous appelle », a poursuivi l’évêque. En s’adressant à de jeunes prêtres et religieux, il a souligné « la beauté de la vocation au sacerdoce et à la vie religieuse, c’est qu’ils ne vivent pas pour eux-mêmes, mais avec Dieu pour les autres [Rm 14, 7-9] ». « Et en même temps, par toute leur vie, ils honorent Dieu et recherchent le Salut des autres », a-t-il ajouté. Selon plusieurs études menées par l’Église catholique, les vocations religieuses et sacerdotales restent nombreuses au Vietnam. Cette abondance n’est certes pas spontanée, mais résulte d’un certain nombre de facteurs, comme une atmosphère familiale, amicale et sociale favorable.

    5 000 prêtres, 5 000 séminaristes et 33 000 religieux et religieuses

    Le développement des vocations fait partie des domaines les plus préoccupants pour l’Église ; mais avec un plus grand nombre de vocations s’accompagne aussi le besoin de se concentrer d’autant plus sur la qualité de la formation. À l’exemple des Martyrs du Vietnam, beaucoup de catholiques ont rencontré des difficultés et sont morts pour leur foi. Les vocations se sont multipliées, et la trace des missionnaires vietnamiens est discernable partout. Le Programme catholique vietnamien d’intégration culturelle (Giao Trinh Hoi Nhap Van Hoa Cong Giao Viet Nam) montre qu’en 2019, l’Église catholique au Vietnam comptait environ 7 millions de fidèles, soit près de 7 % de la population, pour 5 000 prêtres et plus de 5 000 séminaristes. Selon les chiffres de la Commission religieuse de la Conférence des évêques du Vietnam, début 2019, l’Église locale comptait 307 congrégations et associations religieuses pour 33 087 membres, dont 28 099 religieuses et 4 988 religieux, et 1 670 religieux ordonnés prêtres. De nombreux religieux et religieuses vietnamiens sont également partis à l’étranger. Beaucoup de prêtres vietnamiens remarquent que « l’Église catholique vietnamienne envoie des vocations dans les autres pays », en particulier aux États-Unis où l’on compte 950 prêtres vietnamiens.

    Certains de ces prêtres appartiennent à des congrégations comme Dong Cong, qui compte une centaine de membres. D’autres sont rédemptoristes, Missionnaires du Verbe Divin, jésuites ou dominicains… Certains évêques vietnamiens sont eux aussi partis à l’étranger, comme Mgr Vincent Nguyen Van Long en Australie, Mgr Vincent Nguyen Man Hieu au Canada, Mgr Toma Nguyen Thai Thanh aux États-Unis, et Mgr Pierre Nguyen Van Tot, ancien nonce apostolique au Sri Lanka. « Au début, beaucoup de prêtres et religieux vietnamiens partis en mission à l’étranger ont rencontré de nombreuses difficultés, pour des résultats qui n’étaient pas à la hauteur de leurs espérances », explique Mgr Huu. « L’une des plus grandes barrières rencontrées était notamment celle de la langue. Mais tous sont parvenus à dépasser cette première épreuve. » Pour Mgr Huu, « pour renouveler l’évangélisation au Vietnam, le pape François a recommandé, dans son exhortation apostolique Evangelii Gaudium [La joie de l’Évangile], de regarder vers l’avenir ». « Nous devons réfléchir à ce que nous pouvons faire, aux domaines que nous pouvons développer, et à des façons d’adapter l’évangélisation à la période que nous traversons au Vietnam », a-t-il souligné.

    (Avec Asianews, Hanoï)

  • La messe n’a même pas le privilège qu’ont le McDo ou le footing !

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    Entretien avec le Père Simon d’Artigue sur France Catholique :

    «  On ne peut pas vivre sans les sacrements »

    Propos recueillis par Constantin de Vergennes

    8 mai 2020

    Signataire de la tribune du Figaro réclamant au chef de l’État la liberté de célébrer la messe en présence de fidèles à partir du 11 mai, l’abbé Simon d’Artigue, curé de la cathédrale Saint-Étienne de Toulouse, dénonce un mépris du spirituel et s’inquiète du «  monde d’après ».

    Malgré votre tribune, il n’y aura pas de messes publiques avant juin. Quelle est votre réaction ?

    Abbé Simon d’Artigue : La première réaction à chaud fut de la colère et de la déception. Puis de l’incompréhension et un sentiment d’injustice fait au statut de l’Église catholique et des cultes en général – notre appel était d’abord pour la reprise des messes mais était plus largement pour la reprise des cultes. Et donc, une injustice à l’égard de la place de la vie spirituelle, de la transcendance dans la vie de notre pays.

    Cette interdiction s’est faite en une phrase, après des sujets triviaux… (voir p. 14-15)

    Pour ce qui est de la forme de l’annonce, on constate que les cultes ont été noyés au milieu d’activités périphériques. Pour le gouvernement, toutes ces activités pourraient être mises sur un même pied d’égalité : faire son footing, aller au McDo, aller à la messe… Or, la messe n’a même pas le privilège qu’ont le McDo ou le footing ! Ça m’a choqué. Cela dit deux choses. D’abord, cela montre ce que représentent les religions pour le gouvernement : quelque chose de périphérique. Qui vient après la logique marchande.

    Ensuite, cela illustre la place du religieux dans notre société : elle est négligée. La vie humaine est réduite à sa part marchande, servile, de transport en commun, de divertissement… C’est préoccupant.

    Pour nous catholiques, c’est dur à entendre, mais c’est réel : pour le gouvernement et pour une majorité de nos concitoyens, c’est ainsi que les choses sont perçues. C’est un défi à relever pour nous, une mission qui incombe d’abord aux catholiques et à nous, prêtres.

    Le fait religieux est vu sous le prisme de la réunion, du rassemblement, comme une pièce de théâtre. C’est révélateur ?

    C’est révélateur d’une confusion – ou, au pire, d’une négation – de la dimension religieuse. Si la messe n’est plus vue que comme une réunion, alors cela veut dire qu’il y a une part spécifique de l’activité humaine, l’activité intérieure, qui est confondue avec l’ensemble des activités humaines sous le vocable de la «  réunion  ». Un gouvernement – et surtout dans la pensée d’un «  monde d’après  » –, doit se demander quels seront les fondements de ce qui va advenir après cette crise.

    Or les priorités que l’on donne aujourd’hui peuvent être lues comme les fondements de ce monde d’après. Si ces fondements sont donc ceux du commerce, de l’entreprise et du divertissement, c’est très inquiétant. On ne peut pas fonder une société là-dessus. Ou, en tout cas, ce monde-là, je n’en veux pas.

    Regardez le combat des évêques qui a parfois été moqué, sur le mode : « Ils sont à côté de leurs pompes, pourquoi parlent-ils des messes, tout le monde s’en fiche... » En fait, ce n’est pas seulement un combat pour la messe. C’est un combat pour une vision de la société : ce «  monde d’après  ». Et nous, nous voulons être des artisans de la construction de cette société, comme citoyens et comme catholiques. On entend beaucoup que «  l’homme redécouvre sa fragilité  ». Donc, sur quoi fonder ce monde pour retrouver de la solidité ? Pas seulement sur la consommation, sur le travail servile, ou le divertissement. Nous avons à proposer autre chose. Et c’est inquiétant que le gouvernement ne l’entende pas.

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  • La dignité humaine. Heurs et malheurs d’un concept maltraité

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    Du site de la Revue Catholica :

    Parution : La dignité humaine. Heurs et malheurs d’un concept maltraité

    9 Mai 2020

    Parution de cet ouvrage collectif réalisé sous la direction de Bernard Dumont, Miguel Ayuso, Danilo Castellano. Au registre des idées reçues, l’affirmation selon laquelle la dignité humaine est une découverte des Lumières tient une place de choix. Mais on n’a pas attendu Kant pour considérer que l’être humain tient une place éminente dans la Création, et le christianisme voit dans la personne du Verbe incarné l’Exemplaire même de toute dignité. Par contraste, la philosophie moderne a voulu placer la racine de la dignité dans l’autonomie, c’est-à-dire dans l’affranchissement de toute loi extérieure à la volonté humaine, et non plus dans l’honneur d’accomplir librement ce qui est bien.

    La postmodernité voit s’exacerber sous nos yeux les contradictions provoquées par ce « concept maltraité », utilisé à toutes les sauces mais inapte à poser des bornes infranchissables à toute espèce de transgression. Par des chemins de traverse, ce retournement de perspective a progressivement pénétré l’Église catholique, en particulier sous l’influence de Jacques Maritain, et a pesé sur le concile Vatican II, grâce notamment aux efforts du jésuite américain John Courtney Murray, suscitant plus de difficultés que d’heureux effets. Faut-il alors dire avec Steven Pinker que « la dignité est une stupidité » ? Mieux vaudrait plutôt reprendre la question sur des bases plus assurées.

    > Commander l’ouvrage

    Lire la recension de Cyrille Dounot (n. 147)

  • Consécration particulière des Philippines à Notre-Dame pour les protéger de la pandémie

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    Une dépêche de l'Agence Fides :

    ASIE/PHILIPPINES - Consécration particulière du pays à Notre-Dame pour se sauver de la pandémie

    9 mai 2020

    Manille (Agence Fides) – Notre-Dame est le refuge sûr permettant de protéger les Philippines et de guérir le pays de la catastrophique pandémie de Covid-19. C'est dans cette perspective que tous les Diocèses de l'archipel accompliront une Consécration spéciale aux soins de la Très Sainte Vierge Marie dans une nation qui lutte contre le virus et se trouve encore en isolement et ce jusqu'au 15 mai.

    Ainsi que l'a appris Fides, l'acte de consécration au Coeur Immaculé de Marie aura lieu dans les Cathédrales de tous les Diocèses le 13 mai, fête de Notre-Dame de Fatima. Le cœur de l'initiative sera constitué par le Sanctuaire national de Notre-Dame de Fatima sis dans la ville de Valenzuela, près de Manille.

    « Je pense qu'il s'agit d'une initiative merveilleuse – a déclaré S.Exc. Mgr Romulo Valles, Archevêque de Davao et Président de la Conférence épiscopale, dans la lettre qu'il a adressé aux Diocèses, rappelant qu'en 2013 également, au cours de l'Année de la Foi, la Conférence épiscopale des Philippines (CBCP) a consacré le pays au Coeur Immaculé de Marie.

    A Manille, S.Exc. Mgr Broderick Pabillo, Administrateur apostolique de l'Archidiocèse, conduira la prière de consécration le 13 mai en la Cathédrale en présence des Maires des cinq villes principales de l'Archidiocèse : Manille, Mandaluyong, Pasay, Makati et San Juan. A compter du 10 mai, l'Archidiocèse débutera un triduum de pénitence et de prière quotidienne du chapelet qui culminera au travers de l'acte de consécration.

    « Tout le peuple de Dieu guidé par ses responsables civils et religieux se placera sous la protection de la Très Sainte Vierge Marie – indique Mgr Pabillo. Nous désirons implorer la protection et la puissante intercession de notre Bienheureuse Mère en ce moment difficile, en particulier alors que nous nous préparons à un nouveau style de vie après la quarantaine » a-t-il ajouté. « Nous avons besoin de la force d'en haut et nous avons en Notre-Dame une aide puissante pour obtenir cette aide céleste » a-t-il affirmé, rappelant que l'Eglise aux Philippines a écouté l'invitation du Pape François qui a encouragé les fidèles à prier le chapelet pendant tout le mois de mai.

    A Manille se tiendra également un cycle de catéchèses sur la signification et les implications de cette consécration. Reprenant les paroles du Pape, Mgr Pabillo a déclaré que « dans la contemplation du visage du Christ, nous serons plus unis pour affronter la pandémie ». (SD-PA) (Agence Fides 09/05/2020)

  • Rome : le Cardinal Sarah bientôt « remercié » par le pape régnant ?

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    Selon le site web « Pro Liturgia » », Rome bruisse actuellement de rumeurs inquiétantes :

    « Le cardinal Robert Sarah aura 75 ans le 15 juin prochain. Avec toujours plus d’insistance, on dit qu’expireront bientôt ses fonctions de préfet de la Congrégation pour le Culte divin. La décision lui aurait déjà été annoncée par le pape François, il y a déjà plusieurs mois.

    capture-d2019e0301cran-2020-05-09-a0300-14.42.01.pngQui le remplacerait ? Sur ce sujet, aussi, les rumeurs courent. On parle de Mgr Vittorio Francesco Viola (photo), 55 ans, franciscain, évêque de Tortona (Ligurie) depuis 2014 et grand amateur de liturgies improvisées sur fond de chants mièvres qu’il exécute lui-même en remplacement des prières du Missel. Celui-ci a fait des études de liturgie à l’Institut pontifical Saint-Anselme, à Rome, dont il deviendra lui-même l’un des professeurs.

    Mgr Viola a été nommé évêque grâce, dit-on, à l’amitié que lui portait Mgr Luca Brandolini, évêque auxiliaire de Rome réputé pour avoir été l’un des prélats les plus opposé au motu proprio “Summorum Pontificum” de Benoît XVI.

    C’est au point que Mgr Vittorio Viola, dont on annonce donc qu’il sera le successeur du cardinal Robert Sarah, avait reçu en cadeau de Mgr Brandolini l’anneau épiscopal d’Annibale Bugnini (dont Mgr Brandolini avait hérité on ne sait comment) avec cette recommandation qui en dit long : « Vittorio, souviens-toi toujours de qui tu portes l’anneau ! » Pour mémoire, Mgr Bugnini, père plus qu’ambigu de la réforme liturgique de 1969, fut finalement écarté par Paul VI en personne et envoyé en 1976, comme pro-nonce apostolique, en Iran. On a connu mieux comme promotion.

    Si la nomination de Mgr Vittorio Francesco Viola comme préfet de la Congrégation pour le Culte divin devait être confirmée par le pape François, ce serait un coup d’arrêt à tous les efforts déployés par le pape Benoît XVI puis par le cardinal Robert Sarah pour redonner à l’Église le véritable esprit de la liturgie et permettre à terme la correction de toutes les erreurs introduites dans les célébrations sous couvert de Vatican II. Un retour en arrière dans les années noires de l’après-concile, en quelque sorte... ».

    Ref. Rome : le Cardinal Sarah bientôt « remercié » par le pape régnant ?

    La rumeur court ? Laissons-la courir mais il serait, en tout cas, étonnant que le pape, après l'avoir bridé durant des années, prolonge le mandat d’un cardinal aussi éloigné de sa « sensibilité » comme on dit dans les milieux ecclésiastiques.

    JPSC

    Lire également : Mgr Vittorio Viola remplacera-t-il bientot le cardinal Sarah

    et

    Mons. Vittorio Viola tortona al culto

  • Du confinement au déconfinement spirituel : tenir bon en quarantaine. Quelques conseils de l’Opus Dei

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    La propagation du COVID-19 a poussé de nombreux pays à prendre des mesures radicales pour endiguer la contagion et éviter la saturation des services sanitaires. En Belgique, le plan cherche à limiter le plus possible les déplacements et les réunions de personnes.  Même si un processus de déconfinement est prudemment amorcé, depuis quelques jours, les conseils que donne l’Opus Dei sur son site « didoc.be » restent utiles pour une bonne gestion spirituelle de ce temps d’épreuve qui n’est pas achevé. Extraits :

    « Hospitalisé, isolé chez soi, en quarantaine ou en prévention, en télétravail, en scolarité à distance, ou retenu à la maison pour prendre soin des enfants ou des petits-enfants, cette inactivité forcée, dans un contexte d’incertitude économique, fait courir le risque de sombrer dans le pessimisme ou la peur, ou encore de céder à une forme d’activisme numérique à la recherche de la dernière nouvelle.

    Or il s’agit de tirer parti de ces circonstances exceptionnelles en pratiquant le civisme de façon responsable, en tirant profit de son temps et en s’unissant à ceux qui sont moins bien lotis par la prière.

    L’Opus Dei veut aider chacun à trouver Dieu dans ses circonstances habituelles de travail et de vie familiale. Dans les circonstances présentes, qui ne sont ni habituelles ni ordinaires, saint Josémaria nous apprend aussi à tirer de toutes les situations, même les pires, quelque chose de positif, car Dieu nous y attend et nous y assiste. Dieu a sans doute une bonne raison de permettre tout cela ; tâchons d’y faire face avec sens surnaturel, dans la bonne humeur et l’espérance.

    L’expérience de saint Josémaria

    En avril 1937, saint Josémaria vécut un isolement semblable, dans des circonstances encore plus dramatiques. À Madrid, la guerre civile l’obligea à se réfugier dans la Légation du Honduras. Avec quatre jeunes gens de l’Opus Dei et Santiago, son frère cadet, il y demeura plus de quatre mois, partageant avec une centaine de personnes une seule salle de bains et couchant sur des tapis de sol étalés dans quelques mètres carrés.

    Eduardo Alastrué, l’un des quatre, raconte ce qu’ils ont vécu :

    « Certains passaient leur temps à ruminer, en silence, leur découragement et leur malheur. D’autres se défoulaient en récriminant contre leurs malheurs présents et passés, d’autres se plaignaient sans arrêt de leur sort, de leur carrière brisée, de leurs biens perdus, de leur avenir incertain et menacé. La peur, suscitée par leurs souffrances et les persécutions subies, les poussait à considérer le monde extérieur à notre asile comme un lieu inhospitalier. Très souvent, cette peur se doublait d’une horreur de l’adversaire, d’une haine impuissante sur-le-champ, mais qu’ils comptaient bien assouvir, un jour, dans la revanche. »

    Au contraire, le climat que saint Josémaria créa autour de lui ne fut que positif et plein d’espérance. Afin de bien occuper leurs journées, il fixa avec eux un horaire avec des temps pour la vie intérieure, pour l’étude, notamment l’apprentissage des langues vivantes, et pour la détente.

    « Qu’elle est monotone, ma vie, aujourd’hui ! disait-il dans une méditation prêchée à ceux qui l’entouraient. Comment arriver à faire fructifier les dons de Dieu dans ce repos forcé ? N’oublie pas que tu peux être comme un volcan sous la neige (…). En effet, à l’extérieur, le gel de la monotonie peut sans doute te glacer, mais à l’intérieur, le feu n’arrêtera pas de te consumer et tu n’auras de cesse que de compenser ce manque d’activité extérieure par une activité intérieure très intense (...) ».

    Un an plus tard, dans une lettre adressée aux membres de l’Opus Dei que la guerre avait dispersés, il écrivait que pour y arriver il fallait prendre soin de sa vie intérieure. C’est l’origine du point 294 de Chemin :

    « On ne voyait pas les plantes toutes couvertes de neige. Et le paysan, propriétaire du champ, dit tout joyeux : ‟Maintenant, elles poussent en dedans.” — J’ai pensé à toi, à ton inactivité forcée… — Dis-moi, pousses-tu, toi aussi, ‟en dedans” ? »

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    Ref. Tenir bon en quarantaine. Quelques conseils

    JPSC

  • Déconfinement : Ce prêtre a tout prévu pour accueillir ses paroissiens dans quelques jours

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    De Bérangère Dommaigné sur le site web « aleteia » :

    « L’Abbé Timothée Pattyn, curé de paroisse dans le Beaujolais (Rhône), est fin prêt pour accueillir à nouveau ses paroissiens. Et pour ceux qui doutent encore de la faisabilité des gestes barrière dans une église, il propose une démonstration en images ! Cinquante silhouettes en carton, chacun assise à deux mètres de distance, et voila une messe prête à être célébrée en toute sécurité, pour enfin retrouver l’Eucharistie. Reste un précieux souhait : que ces silhouettes cartonnées redeviennent humaines !

    « C’est long pour tout le monde », l’abbé Timothée Pattyn, le curé de Villiers-Morgon, petit village du Beaujolais, situé à 25 kms au nord de Villefranche-sur-Saône, déplore de ne plus pouvoir célébrer de messe publique et a décidé de le faire savoir. Mais pour répondre peut-être plus à l’ignorance et la prudence légitime de certains, « qui imaginent les messes comme des rassemblements « type JMJ » », il a décidé de montrer visuellement comment il est tout à fait possible de respecter les gestes barrières dans son église, qui pourrait accueillir jusqu’à 600 personnes en temps normal.

    Pour cela, région du Beaujolais oblige, des paroissiens viticulteurs lui ont déposé des morceaux de cartons, utiles pour stocker les palettes de vin. Le curé les a ensuite dispersé chez des paroissiens avec un patron, et tout le monde s’est mis à faire du découpage afin d’obtenir cinquante silhouettes. Il ne restait plus qu’à les installer sur les bancs, pour faire la démonstration, avec une vidéo, assistée du drone du curé.

    mass-france-covid-beaujolais.png

    Paroisse la Trinité en Beaujolais. La preuve en image: cinquante paroissiens peuvent suivre la messe en respectant parfaitement les gestes barrières.

    « Chacune des silhouettes est espacée de deux mètres, tout est ouvert, pas de poignées ou de porte à toucher » explique le curé qui ajoute « en plus grâce à la démarche liturgique, les fidèles entrent par l’allée centrale et ressortent par les allées latérales, notre liturgie est donc tout à fait adaptée à la circulation espacée ! »

    Un doodle par messe

    Le prêtre envisage par ailleurs de lancer tout simplement un « doodle » permettant aux paroissiens de s’inscrire à un office. Une fois le nombre de 50 obtenu, le « doodle » sera fermé, il restera à l’équipe d’accueil, masquée et équipée de gel hydroalcoolique, d’accueillir les inscrits et de leur montrer leur place. Et comme ils ne seront que 50 par messe, l’abbé Timothée se dit tout à fait prêt à célébrer plusieurs messes à la suite pour permettre à ses 350 paroissiens habituels de retrouver chacun à leur tour, la sainte Eucharistie.

    En somme, toutes ces mesures semblent d’une simplicité évangélique à mettre en place ! Reste juste l’autorisation des autorités, et là le curé (comme les paroissiens), commence à gronder un peu. « On en a marre, on se sent privé de l’essentiel alors qu’il n’y a eu que très peu de cas de coronavirus chez nous, que tout le monde se connait et qu’on pourrait très facilement se retrouver en toute sécurité ». Comme le conclut le prêtre dans sa vidéo, s’il prie pour les gouvernants, il prie aussi pour que ces silhouettes en carton redeviennent enfin réelles, remplacées par des fidèles. »

     

    Ref. Ce prêtre a tout prévu pour accueillir ses paroissiens dans quelques jours

    JPSC

  • Beauraing : traverser l’épreuve de la pandémie guidé par la Vierge au Cœur d’or

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    D'Adélaïde Patrignani sur Vatican News :

    Prière à Notre Dame de Beauraing - images saintes

    À Beauraing, traverser l’épreuve de la pandémie guidé par la Vierge au Cœur d’or

    En Belgique, dans le diocèse de Namur, les sanctuaires de Beauraing restent ouverts, avec des propositions adaptées aux mesures liées au confinement. Le message délivré par la Vierge Marie au siècle dernier revêt aujourd’hui une signification particulière, comme l’explique l’abbé Joël Rochette, vicaire général du diocèse de Namur et recteur des sanctuaires de Beauraing.

    Dans le village belge de Beauraing, en région wallonne, la Sainte Vierge apparaît une trentaine de fois à cinq enfants, entre novembre 1932 et janvier 1933. Elle leur délivre un message centré sur la prière, l'amour de son Fils, la conversion des pécheurs, et demande qu’on vienne là en pèlerinage. Son Cœur d’or lui vaut le nom qu’on lui donne désormais. 

    Le sanctuaire, érigé au lendemain de la Seconde guerre mondiale, a reçu la visite de saint Jean-Paul II le 18 mai 1985. Chaque année, de nombreux pèlerins de Belgique, de la France voisine et d’ailleurs se rendent dans ce haut-lieu de prière. Aujourd’hui, pandémie oblige, la mission du sanctuaire a dû être repensée dans ses modalités pratiques, mais ses portes restent ouvertes aux personnes venant de manière individuelle. Beauraing constitue un repère spirituel important dans un pays éprouvé par le coronavirus, qui a déjà fait près de 8500 victimes, pour 11 millions et demi d’habitants. 

    L’abbé Joël Rochette, vicaire général du diocèse de Namur et recteur des sanctuaires de Beauraing, nous explique d’abord quelles propositions sont faites depuis le début de la pandémie.

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  • Le croyant : un consommateur comme un autre ?

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    D'Olivier Roy (*) sur le site du Nouvel Obs :

    Le croyant est-il un consommateur comme un autre ?

    TRIBUNE. Après le temps de l’œcuménisme contre le virus, l’Eglise a fait de la réouverture des lieux de culte un casus belli avec l’Etat. Sauf qu’au lieu d’arguments théologiques, elle emploie une logique d’association de défense. Analyse du grand politiste.

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  • Les vocations sacerdotales explosent en Tanzanie

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    Lu sur « Vatican News » :

    acn-20141014-14623.jpg« L'Église en Tanzanie aura bientôt un nouveau séminaire. Le grand séminaire de Nazareth doit ouvrir ses portes en octobre prochain dans le diocèse de Kahama. Le projet est à l'étude depuis un certain temps par la Conférence épiscopale pour faire face à l'explosion des vocations sacerdotales dans le pays.

    Depuis l'ordination des quatre premiers prêtres autochtones en 1917, les vocations n'ont cessé de croître en Tanzanie. Ces dernières années, leur nombre a grimpé en flèche, amenant les cinq grands séminaires existants à saturation: celui de Notre-Dame des Anges à Kibosho, celui de Saint Augustin à Peramiho, le Grand Séminaire de Saint Antoine de Padoue à Ntungamo, celui de Saint Paul à Kipalapala et le Grand Séminaire de Saint Charles Lwanga à Segerea.

    Ces séminaires enregistrent déjà un nombre de membres supérieur à leur capacité. En particulier, ceux de Kibosho et de Ntungamo ont un excédent de 140 séminaristes, tandis que 250 autres devraient commencer leurs études supérieures au cours de la prochaine année universitaire 2020-2021. Cependant, une centaine d'entre eux risquent de ne pas être admis aux cours.

    D'où la nécessité d'accélérer la construction du nouveau grand séminaire de Kahama. La Conférence épiscopale s'est déjà mobilisée en ce sens, notamment par une collecte de fonds pour financer la mise en œuvre du projet. Les contributions locales ne suffisent cependant pas. C'est pourquoi la Conférence épiscopale, par l'intermédiaire de son président, Mgr Gervas John Mwasikwabhila Nyaisonga, a fait appel à la générosité d'autres donateurs.

    Actuellement, la Tanzanie compte plus de 2 000 prêtres autochtones qui, avec les missionnaires étrangers, aident environ 14 millions de fidèles, soit environ un tiers de la population, composée de plus de 40 % de chrétiens et d’environ 35 % de musulmans. »

    Ref. Les vocations sacerdotales explosent en Tanzanie

    JPSC