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Actualité - Page 906

  • En 2018, deux fois plus de missionnaires ont été tués dans le monde qu'en 2017

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    Une dépêche de l'Agence Fides :

    VATICAN - Les Missionnaires tués au cours de l’année 2018

    Cité du Vatican (Agence Fides) – Au cours de l’année 2018, ont été tués de par le monde 49 missionnaires soit près du double par rapport aux 23 de l’année précédente et il s’agit en grande partie de prêtres (35). Après huit années consécutives pendant lesquelles le nombre le plus élevé de missionnaires tués avait été enregistré en Amérique, en 2018, c’est au tour du continent africain d’occuper le premier rang de ce classement tragique.

    Selon les informations recueillies par l’Agence Fides, au cours de l’année 2018, ont été tués de par le monde 40 missionnaires, à savoir 35 prêtres, 1 séminariste et 4 laïcs. En Afrique, ont été tués 19 prêtres, 1 séminariste et 1 laïque (21) ; en Amérique, ont été tués 12 prêtres et 3 laïcs (15) ; en Asie, ont été tués 3 prêtres (3) et en Europe a été tué 1 prêtre (1).

    Nous faisons usage du terme « missionnaire » pour tous les baptisés, conscients du fait que « en vertu du Baptême reçu, chaque membre du Peuple de Dieu est devenu disciple missionnaire (cf. Mt 28, 19). Chaque baptisé, quelle que soit sa fonction dans l’Eglise et le niveau d’instruction de sa foi, est un sujet actif de l’évangélisation » (EG 120). Du reste, la liste annuelle établie par Fides depuis longtemps déjà ne concerne pas seulement les missionnaires ad gentes au sens strict mais tous les opérateurs pastoraux morts de façon violente, pas expressément « in odium fidei ». Pour ce motif, nous préférons ne pas utiliser le terme « martyr », sauf dans son sens étymologique de « témoin », pour ne pas devancer le jugement que l’Église pourra éventuellement donner à certains d’entre eux.

    Cette année encore, de nombreux missionnaires ont perdu la vie dans le cadre de tentative de vols ou de cambriolages perpétrés parfois de manière féroce, dans des contextes marqués par la dégradation morale, la pauvreté économique et culturelle, l'intolérance, la violence comme règle de comportement, le manque de respect pour la vie et de tout droit fondamental. Sous toutes les latitudes, les prêtres, religieuses et laïcs partageaient avec les personnes la même vie quotidienne, apportant la valeur spécifique de leur témoignage évangélique comme signe d’espérance, en cherchant à soulager les souffrances des plus faibles et en élevant la voix pour défendre leurs droits foulés aux pieds, en dénonçant le mal et l’injustice. Face à des situations de danger pour eux-mêmes, aux appels des autorités civiles ou de leurs Supérieurs religieux, les missionnaires sont restés à leur poste, conscients des risques qu’ils encouraient, pour être fidèles aux engagements pris. (S.L.) (Agence Fides 29/12/2018)

  • PMA/GPA : l’archevêque de Paris met ses interlocuteurs échec et mat en trois minutes.

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    JPSC

  • Noël selon Benoît XVI : mystère et silence au milieu de la nuit de Bethléem

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    Ce dimanche 30 décembre 2018, est celui dans l’octave de la nativité. Le chant d’entrée de la messe, tiré du livre de la sagesse, célèbre l’intervention de la Parole divine, au milieu de la nuit, pour délivrer Israël de la main des Egyptiens et l’Eglise reprend ce passage pour célébrer l’avènement du Verbe, Parole incarnée, qui vient régner, sauver et juger :

    Benoît XVI sipa_00629540_000001.jpg « Dum medium silentium tenerent omnia, et nox in suo cursu medium iter haberet, omnipotens sermo tuus, Domine, de caelis a regalibus sedibus venit . Alors qu’un profond silence enveloppait toutes choses et que la nuit en était au milieu de son cours, ta Parole toute-puissante, Seigneur, est venue du ciel, ta demeure royale » chante l’antienne dont l’esprit a manifestement inspiré Benoît XVI dans cet extrait de son homélie pour célébrer la nuit de Noël 2008 :

    « Jusqu’à ce moment – disent les Pères – les anges avaient connu Dieu à travers l’immensité de l’univers, à travers la cohérence et la beauté du cosmos qui proviennent de Lui et en sont le reflet. Ils avaient accueilli, pour ainsi dire, le chant de louange muet de la création et l’avaient transposé en une musique céleste. Mais alors, était survenue une chose nouvelle, véritablement bouleversante pour eux. Celui dont parlait l’univers, le Dieu qui soutient toute chose et porte tout dans sa main – Lui-même était entré dans l’histoire des hommes, il était devenu quelqu’un qui agit et qui souffre dans l’histoire. De ce joyeux bouleversement suscité par cet événement inconcevable, de cette seconde et nouvelle manière par laquelle Dieu s’était manifestée – disent les Pères – était né un chant nouveau, dont l’Évangile de Noël a conservé pour nous une strophe : « Gloire à Dieu au plus haut des cieux et paix sur la terre aux hommes ».

    La gloire de Dieu est au plus haut des cieux, mais cette hauteur de Dieu réside maintenant dans l’étable, ce qui était vil est devenu sublime. Sa gloire est sur la terre, elle est la gloire de l’humilité et de l’amour. Et encore : la gloire de Dieu est la paix. Là où il est, là est la paix. Il est là où les hommes ne veulent pas faire par eux-mêmes de la terre le paradis, en recourant pour cela à la violence. Il est avec les personnes dont le cœur veille, avec les humbles et avec ceux qui sont « en phase » avec sa grandeur, avec la grandeur de l’humilité et de l’amour. À ceux-là, il donne sa paix, afin que, par eux, la paix entre dans ce monde. (Benoît XVI, homélie du 24 décembre 2008)

    Ref. extrait publié sur le site web « Benoît et moi » :  la force du silence de Benoit XVI

    Nous voilà plus loin que les discours sur l’écologie diététique recommandables, certes, en ces jours de fête du solstice d’hiver mais qui ont tout de même leur limite pour célébrer l’esprit de Noël.

    JPSC

     

  • Nigéria : deux prêtres ont été enlevés durant la nuit de Noël

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    De Vatican News (Adélaïde Patrignani) :

    Deux prêtres enlevés au Nigéria dans la nuit de Noël

    Le 24 décembre au soir, des hommes armés ont enlevé deux prêtres catholiques dans l’État d’Anambra, au Sud-Est du Nigéria. On est depuis sans nouvelles des victimes et de leurs ravisseurs.

    Selon l’Agence d’Informations du Nigéria (NAN), l’enlèvement s’est déroulé lundi dans la localité de Nneyi Umeri, située dans le Sud-Est du Nigéria. Les deux prêtres revenaient en voiture d’Onitsha, ville portuaire de l’État d’Anambra, où ils venaient de préparer la venue du cardinal Francis Arinze, préfet émérite de la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements. Des hommes armés non identifiés ont kidnappé les prêtres aux alentours de 19h30, d’après une source anonyme.

    Une voiture abandonnée le long de la route a été retrouvée peu après. Elle appartenait à l’un des deux prêtres, selon un agent de la police de l’État. Celui-ci a par ailleurs assuré que la police était mobilisée pour rechercher les victimes. Les deux prêtres officiaient à l’église catholique Sainte-Thérèse à Umueze Anam.

    Cet enlèvement vient allonger une liste déjà longue. Au Nigéria depuis 2015, les prêtres et les religieux sont toujours davantage la cible de ravisseurs, en particulier dans le sud du pays, majoritairement chrétien.

    Les enlèvements se multiplient 

    Ainsi, en 2016, l’Église nigériane est marqué par le meurtre du père John Adeyi, vicaire général du diocèse d’Otukpo, dans le sud du pays. Il avait été enlevé puis exécuté malgré le paiement de la rançon exigée par ses ravisseurs. En 2017, au moins trois prêtres et trois religieuses ont été enlevés, avant d’être libérés. Le 25 octobre dernier, cinq religieuses missionnaires de Marthe et Marie, dont on est toujours sans nouvelles, ont été kidnappées dans l’État du Delta. Dans cette même région, le 6 novembre, quatre prêtres sont victimes d’un enlèvement, puis relâchés quelques jours plus tard.

    L’année dernière, la nuit de Noël avait été endeuillée par la mort de six personnes, tuées pendant la messe dans le village nigérian de Ungwan Mailafiya, au nord du Nigéria.

    Un an plus tard, et à quelques semaines des élections générales du 16 février, les tensions ethniques et religieuses restent vives dans le pays.

  • Alors que leurs églises sont saccagées, les croyants massacrés, les reliques pillées, il ne faut pas que les chrétiens d'Orient soient oubliés

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    De Kevin Bossuet sur le site de Valeurs Actuelles :

    Églises saccagées, croyants massacrés, reliques pillées… Plaidoyer pour que les chrétiens d'Orient ne soient pas oubliés

    Alors que les chrétiens du monde entier viennent de fêter Noël, le professeur d'histoire Kevin Bossuet appelle à ne pas oublier les chrétiens d'Orient, victimes d'exactions depuis trop longtemps.

    De Rome à Rio de Janeiro en passant par Varsovie ou encore Jérusalem, les chrétiens du monde entier ont célébré, ce 25 décembre, Noël dans la joie, le partage et l’ouverture aux autres. A Bethléem, en Cisjordanie, des centaines de fidèles, en provenance des quatre coins de la planète, se sont par exemple massés autour de la basilique de la Nativité afin de fêter ce jour si particulier pour eux. Pour beaucoup de pèlerins venus fêter la naissance de Jésus à l’endroit même où, d’après la tradition chrétienne, il est né, ce moment fort et unique restera assurément à jamais gravé au plus profond de leur foi, au plus profond de leur cœur. Bon nombre d’entre eux, venus d’Occident, ont d’ailleurs profité de leur déplacement dans ce lieu si symbolique pour accompagner dans la prière toutes ces communautés chrétiennes d’Orient qui continuent, dans l’indifférence quasi-générale, à être persécutées et qui n’ont donc pas pu célébrer Noël dans de bonnes conditions.

    À Erbine, il ne reste plus que 5 chrétiens, sur les 3000 que comptait la ville avant la guerre

    En effet, par exemple, dans la ville syrienne d’Erbine, reconquise il y a quelques mois par le régime de Bachar el-Assad, c’est avec une certaine désolation et dans une ambiance quasi-apocalyptique que les quelques chrétiens encore présents sur place ont passé Noël. Alors qu’avant la guerre la ville comptait environ 3000 chrétiens, ils ne sont plus aujourd’hui que cinq. Les maisons ont été démolies, l’église a été saccagée, la plupart des icônes ont été détruites et les croix ont été brisées. C’est bien une atmosphère complètement chaotique qui surplombe encore aujourd’hui cette partie du territoire syrien. A Ankawa, en Irak, c’est le désespoir qui a plané au-dessus de la tête de ces dizaines de réfugiés chrétiens qui ont passé la fête de la Nativité loin de leur maison. Complètement délaissés par le gouvernement irakien et terrifiés par un avenir qu’ils jugent incertain, c’est dans l’angoisse et la détresse qu’ils ont essayé de retrouver une certaine vigueur morale, guidés par leur foi qui les rend toujours plus forts, qui les rend toujours plus solidaires. Tous n’ont finalement qu’un seul désir : revenir dans leur ville ou leur village, reconstruire leur maison et leur église, et vivre de nouveau en paix.

    Il est vrai que le futur s’annonce bien incertain pour tous ces chrétiens qui sont, depuis plusieurs années, contraints de fuir leurs terres pour rejoindre un Occident au sein duquel ils ne trouvent souvent pas leur place ou pour se réfugier dans des régions limitrophes où ils vivent, la plupart du temps, dans une extrême précarité. Alors qu’au début du XXe siècle, au Moyen-Orient, un habitant sur quatre était de confession chrétienne, les chrétiens représentent aujourd’hui environ 3 à 4 % de la population totale. Cette hémorragie démographique est d’autant plus inquiétante qu’elle est devenue complètement endémique. En Irak, par exemple, on estime, au cours des trois dernières décennies, à environ 80 % le nombre de chrétiens qui ont dû quitter le pays. Alors qu’ils étaient 1.2 million dans les années 80, ils ne sont plus aujourd’hui que 300 000 environ.

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  • Le message de Jésus n'est jamais obsolète

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    Du discours de Noël de la Reine Elizabeth d'Angleterre :

    L’histoire de Noël conserve son attrait car elle ne fournit pas d’explications théoriques aux énigmes de la vie, a déclaré la chef de l’Église d’Angleterre. Au lieu de cela, il est question de la naissance d’un enfant et de l’espoir que cette naissance, il y a 2 000 ans, a apporté au monde. Seules quelques personnes ont reconnu Jésus à sa naissance. Maintenant, des milliards le suivent. » « Je crois que son message de paix sur la terre et de bonne volonté envers tous n'est jamais obsolète, a-t-elle conclu. Il peut être écouté par tout le monde; il est plus que jamais nécessaire. »

  • Quand la Cour européenne des droits de l'homme pose ses conditions à l'application de la charia en Europe

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    De Grégor Puppinck sur le site Figaro Vox (lefigaro.fr) :

    Charia : ce que révèle la décision de la CEDH

    La Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) accepte l’application de la charia en Europe. Et ce depuis le 19 décembre depuis l’arrêt « Molla Sali contre Grèce ».

    FIGAROVOX/ANALYSE - Grégor Puppinck décrypte pour FigaroVox un arrêt de la CEDH rendu le 19 décembre dernier. Celui-ci pourrait selon lui ouvrir la porte à une application de la charia en marge du droit commun.


    Grégor Puppinck est docteur en droit et directeur du Centre européen pour le droit et la justice (ECLJ). Il est membre du panel d'experts de l'OSCE sur la liberté de conscience et de religion. Il a récemment publié Les droits de l'homme dénaturé (éd. du Cerf, novembre 2018).


    La charia a-t-elle sa place en Europe? Si oui, à quelles conditions? Ce sont les questions que se posent actuellement les instances du Conseil de l'Europe.

    Jusqu'au 18 décembre, la Cour européenne des droits de l'homme estimait que la charia est, dans son principe même, incompatible avec les valeurs de la démocratie et des droits de l'homme. Tel n'est plus le cas aujourd'hui: la Cour accepte maintenant son application en Europe à certaines conditions, malheureusement imprécises.

    En 2003, la CEDH avait validé la dissolution d'un parti politique islamiste - pourtant vainqueur aux élections - au motif qu'il souhaitait instaurer la charia en Turquie. Les juges de Strasbourg avaient alors conclu, sans ambages, à «l'incompatibilité de la charia avec les principes fondamentaux de la démocratie» et avec les normes de la Convention européenne des droits de l'homme (arrêt Refah Partisi et autres c. Turquie du 13 février 2003).

    Or, dans un arrêt Molla Sali contre Grèce du 19 décembre 2018, la Cour a omis de réitérer cette condamnation de principe de la charia, et en a accepté l'application en marge du droit commun grec.

    Cela s'explique d'abord par le fait que l'application de la charia en Grèce n'est pas nouvelle. Héritage de l'Empire Ottoman, elle a continué à s'appliquer aux populations musulmanes passées sous juridiction grecque après la reconquête de la Thrace occidentale. Les Traités de Sèvres (1920) et de Lausanne (1923) réglant après la guerre le sort des «minorités» en Turquie et en Grèce prévoyaient que celles-ci puissent continuer à vivre selon leurs propres usages. Par suite, les juridictions grecques ont estimé que la charia devait s'appliquer obligatoirement à tous les membres de la communauté musulmane de Thrace, en matière de mariage, divorce et de succession.

    La Cour européenne a condamné cette application forcée de la charia… mais pas la charia en elle-même.

    C'est ce que conteste une femme devant la Cour européenne des droits de l'homme. Celle-ci, en effet, s'est vue privée de l'essentiel de l'héritage de son défunt époux du fait de l'application de la charia à sa succession, alors même que celui-ci avait choisi de lui léguer ses biens en application du droit commun. La justice grecque avait annulé ce testament, jugeant que le couple musulman avait l'obligation de régler la succession selon la charia, la faisant largement échoir aux sœurs du défunt. Il s'agissait donc, pour la Cour européenne, de juger si «la loi musulmane sacrée» peut être appliquée de force à des ressortissants grecs au motif, en particulier, de la «protection des minorités» et du respect des engagements internationaux de la Grèce.

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  • Pourquoi il faut aider les chrétiens à rester en Orient

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    D'Eléonore de Noüel sur le site Figaro Vox :

    «En aidant les chrétiens à rester en Orient on consolide un front contre l'intégrisme»

    «En aidant les chrétiens à rester en Orient on consolide un front contre l'intégrisme»

    FIGAROVOX/GRAND ENTRETIEN - Alors que les chrétiens d'Orient ont passé Noël sous la menace islamiste, le FIGAROVOX a interrogé des auteurs du livre collectif Chrétiens d'Orient mon amour. Pour Marie Thibaut de Maisières et Simon Najm, la chrétienté orientale doit survivre. Il en va de la préservation d'une culture millénaire qui participe à la diversité et à la beauté du monde tout entier.


    ● Éditrice, officière de réserve, Marie Thibaut de Maisières est aussi chroniqueuse sur Bel RTL et dans La Libre Belgique. Mère de quatre petits Arméniens, Marie est membre depuis 2015 du Comité de soutien aux chrétiens d'Orient et a, à ce titre, accompagné tous les voyages de presse en Syrie, en Irak, en Égypte et en Terre sainte.

    ● Médecin belgo-libanais, Simon Najm est le défenseur de la cause chrétienne libanaise depuis plus de quarante ans et aujourd'hui de celle des chrétiens d'Orient en danger. Soucieux de leur sort, il lance, fin 2013, avec des prêtres et des amis, le Comité de soutien aux chrétiens d'Orient (CSCO), une ASBL qui leur apporte soutien, défend leurs droits et consolide leur présence en Orient.

    ● «Chrétien d'Orient mon amour» est une déclaration d'amour à la culture des chrétiens d'Orient. Il réuni des experts et des passionnés, des Occidentaux et des Orientaux. L'achat de ce livre aide le Comité de Soutien aux Chrétiens d'Orient (CSCO) à préserver ou à reconstruire un Orient où les chrétiens peuvent vivre, mais aussi parce qu'en cherchant à mieux connaitre la chrétienté orientale, on l'empêchez de disparaître.


    Les Chrétiens d'orient s'apprêtent à passer un nouveau Noël périlleux. La menace qui pèse sur eux est-elle toujours aussi forte?

    Marie Thibaut de Maisieres: La situation est très différente en fonction des pays: une famille copte d'Égypte ne vivra pas le même Noël qu'un jeune couple chaldéen d'Irak ou une religieuse arménienne d'Alep. Et l'on ne peut pas non plus comparer, par exemple, les perspectives des chrétiens palestiniens et celle des maronites du Liban.

    Cela dit, un point est commun à cette mosaïque de communautés: le danger de l'émigration. Si au début du XXe siècle un habitant du Moyen-Orient sur quatre était chrétien, ils ne représentent plus que 3%.

    En Irak et en Syrie, l'émigration s'est accélérée massivement ces huit dernières années à cause de la guerre. On évalue à 70%, la part des chrétiens de ces deux pays qui ont du quitter leur région d'origine. La moitié de ceux-ci est partie loin, en Europe et en Amérique et ne reviendra probablement jamais. Et l'autre moitié s'est réfugiée dans d'autres régions ou dans les pays limitrophes. Maintenant que l'état islamique a été vaincu presque partout, le défi - et il est énorme, car les pays sont été terriblement détruits - est de retrouver une stabilité politique et un développement économique qui permettent aux chrétiens (et aux minorités en général) d'avoir envie de rester ou même de se réinstaller.

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  • Que les réfugiés syriens puissent rentrer chez eux et que la trêve soit instaurée au Yémen

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    Du site Atlantico.fr :

    Le pape espère le retour chez eux des Syriens, une trève durable pour les Yéménites

    Le pape François a consacré mardi son message de Noël à "la fraternité" entre les peuples, en espérant notamment que la paix permette aux réfugiés syriens de rentrer chez eux et aux Yéménites d'échapper à la famine.

    Dans son traditionnel tour d'horizon des zones de conflit de la planète, le souverain pontife a appelé mardi la communauté internationale à "oeuvrer résolument" pour que les réfugiés syriens "puissent retourner vivre en paix dans leurs pays".

    "Que la communauté internationale oeuvre résolument pour une solution politique qui mette de côté les divisions et les intérêts partisans, de sorte que le peuple syrien, surtout ceux qui ont dû quitter leur terre pour chercher refuge ailleurs, puissent retourner vivre en paix dans leur pays", a-t-il déclaré depuis le balcon de la basilique Saint-Pierre, avant la bénédiction "Urbi et orbi" ("à la ville et au monde").

    "Je pense au Yémen, avec l'espoir que la trêve obtenue grâce à la médiation de la communauté internationale puisse finalement soulager les nombreux enfants et les populations épuisés par la guerre et la famine", a également déclaré le pape

    La guerre au Yémen a fait au moins 10.000 morts depuis 2015 et provoqué la pire crise humanitaire du monde, selon les Nations unies. Jusqu'à 20 millions d'habitants sont par ailleurs "en situation d'insécurité alimentaire", d'après l'ONU.

    Un accord sur un cessez-le-feu "immédiat" négocié par l'Onu a été conclu le 13 décembre en Suède entre le pouvoir soutenu militairement par l'Arabie saoudite et les rebelles Houthis appuyés politiquement par l'Iran.

    La ville de Hodeida, principal front de guerre au Yémen, a néanmoins connu par intermittence des affrontements parfois violents depuis l'entrée en vigueur du cessez-le-feu.

    Le pape n'a pas oublié la Terre sainte dans son traditionnel message de Noël, renouvelant un appel au "dialogue". Que la fête de Noël "permette aux Israéliens et aux Palestiniens de reprendre le dialogue et d'entreprendre un chemin de paix qui mette fin à un conflit" de soixante-dix ans, a-t-il dit.

    Il a aussi exprimé sa proximité avec les communautés chrétiennes de la "bien-aimée" Ukraine, à un moment de fortes tensions religieuses avec la Russie.

    "Seule grâce à la paix, respectueuse des droits de chaque nation, le pays peut se remettre des souffrances subies et rétablir des conditions de vie dignes pour ses citoyens. Je suis proche des communautés chrétiennes de cette région, et je prie pour qu'elles puissent tisser des liens de fraternité et d'amitié", a souligné le pape.

    Le président russe Vladimir Poutine avait condamné la semaine dernière la création en Ukraine d'une Eglise orthodoxe indépendante de la tutelle russe, dénonçant une violation "flagrante" des libertés religieuses.

    Ces tensions religieuses sont un nouvel épisode du divorce politique, culturel et social entre Kiev et Moscou depuis l'annexion de la péninsule ukrainienne de Crimée en 2014 et l'éclatement d'un conflit armé entre l'armée ukrainienne et des séparatistes prorusses.

  • La naissance de Jésus nous invite à adopter un nouveau style de vie : la suggestion d'un jeune couple croyant

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    Invitation à adopter un nouveau style de vie

    CONTRIBUTION EXTERNE publiée sur la Libre le 

    N’est-ce pas surprenant qu’un Dieu naisse dans une mangeoire, dans le dépouillement le plus complet ? Noël serait-elle la promesse qu’un monde nouveau est possible où les puissants se font proches des personnes pauvres ? Une opinion de Hugues et Calixte Bocquet, jeunes mariés.

    Depuis quelques semaines, au cœur du sombre hiver, la Belgique s’illumine de mille feux, les marchés de Noël envahissent les grands places, les sapins sont présents dans nos maisons. À Bruxelles, dans le quartier de Pétillon, des voisins se réunissent chaque semaine pendant l’Avent, pour préparer Noël lors d’une prière de quartier. Ils découvrent les histoires de chacun : l’un vit dans la rue, l’autre est une personne isolée, une jeune fille se prépare à un voyage humanitaire. Ensemble, ils essayent de comprendre ce que signifie la fête de Noël au-delà des traditionnels échanges de cadeaux. Ils se rappellent la joie qui est à l’origine de cette fête : la naissance d’une personne, il y a plus de 2000 ans, un certain Jésus de Nazareth. Alors que, comme tous les Belges, ils sont préoccupés par une actualité difficile et instable, Noël devient pour eux une invitation à chasser les peurs pour s’approcher des plus faibles de notre société. Ils vous révèlent leurs découvertes.

    Aux côtés des pauvres

    "Aujourd’hui, un Sauveur nous est né". C’est cette phrase que nous entendons raisonner dans l’ensemble des églises le soir de Noël. Cette annonce de l’incarnation de Dieu résonne avec force à l’heure où nous ne savons comment apaiser les violences, réduire les inégalités, prendre soin d’une planète malade. Mais qui est donc ce sauveur ? Pour les chrétiens, la fête de Noël offre un signe saisissant, une véritable espérance : pendant cette nuit du 24 au 25 décembre, Dieu se fait petit enfant. Il choisit de naître dans l’amour et l’abnégation d’un couple modeste. Marie et Joseph nous montrent alors que Noël n’est pas la fête de ceux qui mettent leur joie dans "la splendeur apparente" et de "ceux qui ne font confiance qu’à leurs propres forces" mais celle de ceux qui sont capables de recevoir cet enfant.

    Sonnant aux portes pour demander l’hospitalité, ce jeune couple attendant famille est laissé dehors par les habitants de Bethléem. Marie donnera donc naissance dans une grotte, laissant son fils dans une mangeoire. N’est-ce pas surprenant qu’un Dieu naisse dans une mangeoire, dans le dépouillement le plus complet ? Noël serait-elle la promesse qu’un monde nouveau est possible où les puissants se font proches des personnes pauvres ? Ce mystère, seuls ceux qui avaient le cœur ouvert et disponible ont pu le contempler : les bergers les premiers ont reçu l’annonce de la naissance de l’Enfant, et non les notables de la ville. Bien au chaud dans leurs auberges, ils ne pouvaient reconnaître les signes de la venue de Jésus : leur porte était fermée à double tour, comme leurs cœurs à la venue du Sauveur. Jésus passera ensuite toute sa vie à visiter les plus faibles, se faisant proche des veuves, des prostituées, des aveugles et des lépreux.

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  • Des chrétiens algériens menacés d'emprisonnement pour une conversion

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    D'Aleteia.org :

    Algérie : des chrétiens bientôt condamnés pour une conversion ?

    Le procureur de Tiaret, dans l'ouest du pays, a requis une peine de trois ans sans possibilité de libération conditionnelle pour Habiba Kouider, 37 ans, convertie au christianisme et jugée pour pratique illégale d'une religion non musulmane.

    En Algérie, quatre Algériens protestants comparaîssent ce 25 décembre pour avoir « incité un musulman à changer de religion » et « exercé un culte dans un lieu non autorisé ». Ils risquent jusqu’à cinq années de prison et une amende importante.

    Après la béatification des martyrs d’Algérie ce 8 décembre à Oran, c’est un autre visage que donne à voir le pays. Quatre Algériens chrétiens protestants, dont trois issus de la même famille, vont comparaître, devant une cour de justice kabyle, pour avoir « incité un musulman à changer de religion » et « exercé un culte dans un lieu non autorisé », rapporte Le Figaro.

    Ils risquent jusqu’à cinq ans de prison

    Alors que le verdict est attendu ce 25 décembre, les faits remontent à juillet dernier. D’après le quotidien, un conflit familial a opposé une femme, musulmane, à son mari, musulman converti au christianisme. L’épouse a porté plainte contre son époux et dénoncé une famille chrétienne qui voulait « les aider à calmer ce différend » et qu’elle accuse d’avoir « fait pression » sur elle pour la convertir. Les accusés, originaires de la ville de Bechloul, une ville située dans le nord-est de l’Algérie, risquent entre trois et cinq ans de prison ainsi qu’une amende pouvant aller jusqu’à un million de dinars (l’équivalent de 7.600 euros, ndlr).

    Lire aussi : Les chrétiens, ferment d’unité et lueur d’espérance en Algérie

    Pour mémoire, ces motifs d’accusation existent en Algérie : ils reposent sur une « ordonnance » adoptée par le pays en février 2006.

  • Aller à Bethléem sans glisser dans les ravins de la mondanité et du consumérisme...

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    Messe de la nuit de Noël 2018 @ Vatican News

    Messe De La Nuit De Noël 2018 @ Vatican News

    De zenit.org (Anita Bourdin)

    Noël: « Cette nuit, nous aussi, nous montons jusqu’à Bethléem » (texte complet)

    Homélie du pape François pour la messe de la nuit de Noël

    « Cette nuit, nous aussi, nous montons jusqu’à Bethléem »: c’est l’invitation du pape François à l’occasion de la messe de la nuit de Noël (messe « Cum Jubilo » en grégorien) qu’il a présidée en la basilique Saint-Pierre, ce lundi 24 décembre 2018, à 21h30.

    La basilique a été pour la première fois illuminée grâce à 100 000 LED (780 appareils), faisant économiser 90% d’énergie par rapport à l’éclairage précédent. L’inauguration officielle aura lieu le 25 janvier.

    Le pape a proposé une première question pour un examen de conscience de Noël: « À Bethléem, à côté de Jésus, nous voyons des gens qui ont marché, comme Marie, Joseph et les pasteurs. Jésus est le Pain de la route. Il n’aime pas des digestions paresseuses, longues et sédentaires, mais il demande qu’on se lève en hâte de table pour servir, comme des pains rompus pour les autres. Demandons-nous: à Noël, est-ce je partage mon pain avec celui qui n’en a pas? »

    Continuant sa méditation sur Bethléem, le pape a souligné cette réalité rassurante: « Bethléem est le remède à la peur, parce que malgré les ‘‘non’’ de l’homme, là Dieu dit pour toujours ‘‘oui’’: pour toujours il sera Dieu-avec-nous. »

    Le pape a invité à l’attitude nécessaire pour goûter Noël: « Attendre éveillé, aller, risquer, raconter la beauté: ce sont des gestes d’amour. Le bon Pasteur, qui à Noël vient donner la vie aux brebis, à Pâques adressera à Pierre et, à travers lui à nous tous, la question finale: «M’aimes-tu» (Jn 21, 15). C’est de la réponse que dépendra l’avenir du troupeau. Cette nuit, nous sommes appelés à répondre, à lui dire nous aussi: ‘‘Je t’aime’’. La réponse de chacun est essentielle pour le troupeau tout entier. »

    « Je veux arriver à Bethléem, Seigneur, parce que c’est là que tu m’attends. (…) Prends-moi sur tes épaules, bon Pasteur: aimé par toi, je pourrai moi aussi aimer et prendre mes frères par la main. Alors, ce sera Noël quand je pourrai te dire: ‘‘Seigneur, tu sais tout, tu sais que je t’aime’’ (cf. Jn 21, 17) », a conclu le pape François.

    Après la lecture de la Kalenda, qui résume l’histoire du salut jusqu’à la naissance du Christ à Bethléem, le pape a dévoilé la statuette de l’Enfant Jésus.

    La Kalenda est un texte ancien qui annonce la naissance historique du Sauveur dans une récapitulation de l’attente universelle de l’Avènement du Sauveur.

    Dix enfants – 6 filles, 4 garçons – de quatre continents –  d’Italie (1), du Panama (2), du Japon (1), de Chine (2), de RDC (2) et de Roumanie (2) – ont fleuri la statuette. Le livre des évangiles a été porté sur un trône auprès de l’Enfant après la lecture de l’Evangile. Et au terme de la célébration, le pape a porté la statuette jusqu’à la crèche, qu’il a ensuite encensée et que les enfants ont fleurie. Puis le pape a béni un à un les enfants avant de quitter la basilique en se dirigeant vers la sacristie.

    Les intentions de prière de la prière universelle ont été pour le pape François (en chinois), pour les gouvernants (en anglais), pour les vocations sacerdotales (en français), pour les pauvres et les malades (en russe).

    La célébration s’est achevée par le chant de l’antienne mariale du temps de Noël: « Alma Redemptoris Mater ».

    Au terme de la célébration, le pape a publié un tweet invitant à « contempler l’enfant Dieu »: « En contemplant l’enfant Dieu, qui épand la lumière dans l’humilité du berceau, nous pouvons nous aussi devenir témoins d’humilité, de tendresse et de bonté. 

    Avant la célébration, le pape avait publié un tweet rappelant le sens chrétien de l’arbre de Noël: « L’arbre de Noël avec ses lumières nous rappelle que Jésus est la lumière du monde, c’est la lumière de l’âme qui chasse les ténèbres des inimités et fait place au pardon. 

    A midi, demain, mardi 25 décembre, le pape François délivrera son message de Noël à midi: il accordera ensuite la bénédiction Urbi et Orbi qui confère l’indulgence plénière aux conditions habituelles prévue par l’Eglise, même en la recevant – pour soi-même ou pour un défunt – par la médiation de la télévision, de la radio ou d’un support électronique.

    Voici la traduction officielle du Saint-Siège de cette homélie prononcée en italien.

    AB

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