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Au rythme de l'année liturgique - Page 85

  • Des retraites en ligne pour le carême 2024

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    A chacun de discerner...

    De Guillaume Daudé sur le site du journal La Croix :

    Carême 2024 : 10 retraites en ligne pour se préparer à Pâques

    Alors que le Carême commence mercredi 14 février 2024, nous avons recensé les nombreuses propositions de Carême en ligne. Formation, méditation, prière… ces parcours permettent de bénéficier d’un accompagnement spirituel quotidien et de se préparer de différentes manières à Pâques.

    Prie en chemin :« Appelés à la liberté. » Pendant ce Carême, les jésuites proposent de « parcourir notre vie quotidienne pour y voir plus clair dans nos habitudes, et sentir les chaînes dont il serait bon de se libérer ». Forts de la tradition ignatienne des Exercices spirituels, ils invitent à méditer quotidiennement la parole de Dieu à l’aide d’un texte ou d’une prière. Prieenchemin.org

    Carême dans la ville : « Votre peine se changera en joie » (Jean 16, 20). Les dominicains de Lille proposent chaque jour de méditer la parole de Dieu et de prier les vêpres avec les moniales de Beaufort. Tous les samedis, dans une vidéo, un dominicain approfondit le thème de « La joie, un fruit, une promesse »Caremedanslaville.org

    Prions en Église : « Priez en tout temps… ou presque. » Pendant quarante jours, la revue de Bayard, l’éditeur de La Croix, veut faire découvrir des prières pour tous les moments de la journée. « Les activités ordinaires et banales du quotidien, ainsi sanctifiées, vous aideront à prendre conscience de la présence de Dieu à tout instant, même dans les aspects les plus simples de votre vie. » www.prionseneglise.fr/

    Carmes déchaux de Paris : « Par la Croix vers la Lumière. » Les frères carmes déchaux de la Province de Paris proposent de vivre le Carême sur les pas du père Jacques de Jésus, un carme éducateur et résistant arrêté par la Gestapo en mars 1944 et dont le procès en béatification est aujourd’hui en cours. Retraites.carmes-paris.org

    Chrétiens unis pour la Terre : « Entendre le cri de la Terre et le cri des pauvres. » Le Carême pour la Terre, un « Carême écologique » proposé chaque année depuis 2013, souhaite cette année porter une attention particulière à ceux qui sont touchés par la crise écologique. Lectio divina dans la Création, cercle de parole et d’écoute bienveillante, création d’affiches sur la justice climatique et sociale… Autant d’initiatives pour accompagner les chrétiens sur la transition écologique et leur faire vivre des moments de fraternité. Chretiensunispourlaterre.org

    Un Carême autour de la paix avec Prier aujourd’huiPorté par la communauté de l’Emmanuel, ce parcours propose un podcast chaque jour du Carême « pour accueillir la paix de Dieu en nous et autour de nous ». Chaque semaine est consacrée à un aspect de la paix : « la paix avec soi, dans les familles, la société, le monde, entre frères et avec Dieu »Prieraujourdhui.com

    MOOC « Suivre le Christ ». Ce parcours spirituel soutenu par Magnificat, Mame, Aleteia et Famille chrétienne consiste à recevoir un mail quotidien avec une vidéo, un texte d’un grand auteur chrétien ou du Catéchisme de l’Église catholique et une prière. Trois pistes de méditations sont enfin avancées pour « se mettre en route à la suite du Christ »formation-catholique.fr

    Prixm : une newsletter décalée. Le média en ligne porté par le Collège des Bernardins et l’École biblique de Jérusalem proposent chaque jour un « contenu drôle et intelligemment décalé » pour faire redécouvrir la Bible à la lumière de la culture contemporaine. Prixm.org

    Esprit de patronage : un Carême sur les pas de saint Philippe Neri. L’incubateur Esprit de patronage a élaboré un livret de Carême à l’attention des équipes éducatives des patronages et de tous ceux qui souhaitent découvrir cette pédagogie. L’objectif : faire « découvrir comment saint Philippe Neri a su trouver la joie dans la simplicité, l’humilité et le service des autres ». .bonconseil.org

    Mouvement Laudato si’ : « S’arrêter et écouter. » Ce mouvement propose une retraite de Carême européenne pour « s’arrêter et écouter la douleur de la Création », en se concentrant chaque semaine sur « un thème important du défi écologique auquel nous sommes confrontés »Laudatosilent.org

    Enfin, la plateforme Hozana recense de nombreux autres parcours thématiques pour le Carême : sainteté, mission, L’Imitation de Jésus-Christ, etc.

  • Les saints Cyrille et Méthode (14/2)

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    Sur Missel.free

    Puisqu'ils étaient frères et que les circonstances les avaient amenés à entreprendre la même tâche - l'évangélisation des pays slaves - les biographies de saint Cyrille et de saint Méthode ne peuvent être dissociés.

    Les Francs s'étant rendus maîtres des territoires Croates et Slavons, après que Charlemagne eut soumis les Avars (vers 790), atteignirent ceux des Bulgares. C'est à l'évêque de Salzbourg que Charlemagne confia la juridiction sur les pays slaves auxquels il imposa le latin.

    Le prince Rastislav qui régnait sur la Moravie, accrut sa puissance de telle façon que ses voisins Francs et Bulgares, Louis le Germanique et le prince Boris, s'allièrent contre lui et les Bulgares reçurent des missionnaires francs. Menacé par l'empire d'Occident, Rastislav s'allia avec l'empereur byzantin, Michel III, et lui demanda des missionnaires sachant la langue slave car le peuple de Moravie ne connaissait pas le grec : Notre pays est baptisé et nous n'avons pas de maître pour nous prêcher, nous instruire et nous expliquer les livres saints. Nous ne comprenons ni la langue grecque, ni la langue latine : les uns nous instruisent d'une façon et les autres d'une autre ; aussi ne comprenons-nous pas le sens des livres sacrés et leur énergie. Envoyez-nous dons des maîtres qui soient capables de nous expliquer la lettre des livres sacrés et leur esprit. Nous autres Slaves, nous sommes un peuple simple et nous n'avons personne pour nous enseigner la vérité. Désigne-nous donc, généreux monarque, un homme capable de nous parler.

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  • Liège, Mercredi des Cendres le 14 février 2024 : ouverture du Carême 2024 à l’église du Saint-Sacrement (Bd d’Avroy, 132)

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  • Je le veux, sois purifié (6e dimanche du temps ordinaire)

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    Lors de l'angelus du dimanche 12 février 2012, le pape Benoît XVI a commenté l'évangile de ce jour : 

    Chers frères et sœurs,

    Dimanche dernier, nous avons vu qu’au cours de sa vie publique, Jésus a guéri de nombreux malades, révélant que Dieu veut pour l’homme la vie, la vie en plénitude. L’Evangile de ce dimanche (Mc 1, 40-45) nous montre Jésus en contact avec la forme de maladie considérée à cette époque comme la plus grave, au point de rendre la personne « impure », et de l’exclure des relations sociales : nous parlons de la lèpre. Une législation spéciale (cf. Lv 13-14) réservait aux prêtres le devoir de déclarer la personne lépreuse, c’est-à-dire impure; et de même, il revenait au prêtre d’en constater la guérison et d’admettre à nouveau le malade guéri à la vie normale.

    Alors que Jésus allait prêcher dans les villages de Galilée, un lépreux vint à sa rencontre et lui dit : « Si tu le veux, tu peux me purifier ! ». Jésus ne fuit pas au contact de cet homme, au contraire, poussé par une participation intime à sa situation, il tend la main et le touche — ignorant l’interdiction légale — et il lui dit : « Je le veux, sois purifié ! ». Dans ce geste et dans ces paroles du Christ, il y a toute l’histoire du salut, il y a l’incarnation de la volonté de Dieu de nous guérir, de nous purifier du mal qui nous défigure et qui entache nos relations. Dans ce contact entre la main de Jésus et le lépreux, est abattue toute barrière entre Dieu et l’impureté humaine, entre le Sacré et son contraire, certainement pas pour nier le mal et sa force négative, mais pour démontrer que l’amour de Dieu est plus fort que tout mal, même le plus contagieux et le plus horrible. Jésus a pris sur lui nos infirmités, il s’est fait « lépreux » afin que nous soyons purifiés.

    La célèbre expérience de saint François d’Assise, qu’il résume au début de son Testament, constitue un commentaire existentiel splendide de cet Evangile : « Le Seigneur m’a dit, à moi, frère François, de commencer à faire ainsi pénitence: quand j’étais dans le péché, voir des lépreux me semblait chose trop amère ; et le Seigneur lui-même me conduisit parmi eux et je leur faisais preuve de miséricorde. Et, m’éloignant d’eux, ce qui m’avait semblé amer se transforma en douceur dans mon âme et dans mon corps. Et ensuite, j’attendis un peu, puis je sortis du monde » (Sources franciscaines, 110). Chez ces lépreux, que François rencontra alors qu’il était encore « dans le péché » — comme il le dit — Jésus était présent ; et lorsque François s’approcha de l’un d’entre eux et, surmontant sa répugnance, l’embrassa, Jésus le guérit de sa lèpre, c’est-à-dire de son orgueil, et il le convertit à l’amour de Dieu. Voilà la victoire du Christ, qui est notre guérison profonde, et notre résurrection à une vie nouvelle !

    Chers amis, adressons-nous en prière à la Vierge Marie, que nous avons célébrée hier en faisant mémoire de ses apparitions à Lourdes. La Vierge confia à sainte Bernadette un message toujours actuel : l’invitation à la prière et à la pénitence. Par sa Mère, c’est toujours Jésus qui vient à notre rencontre, pour nous libérer de toute maladie du corps et de l’âme. Laissons-nous toucher et purifier par lui, et faisons preuve de miséricorde envers nos frères !

  • Sois purifié mais ne dis rien à personne...

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    Evangile du jour : Marc 1, 40-45 

    Un lépreux vint trouver Jésus ; il tombe à ses genoux et le supplie : « Si tu le veux, tu peux me purifier. » Pris de pitié devant cet homme, Jésus étendit la main, le toucha et lui dit : « Je le veux, sois purifié. » À l’instant même, sa lèpre le quitta et il fut purifié. 

    Aussitôt Jésus le renvoya avec cet avertissement sévère : « Attention, ne dis rien à personne, mais va te montrer au prêtre. Et donne pour ta purification ce que Moïse prescrit dans la Loi : ta guérison sera pour les gens un témoignage. »

    Une fois parti, cet homme se mit à proclamer et à répandre la nouvelle, de sorte qu’il n’était plus possible à Jésus d’entrer ouvertement dans une ville. Il était obligé d’éviter les lieux habités, mais de partout on venait à lui.

    Homélie du Père Joseph-Marie Verlinde (homelies.fr ; archive 2009)

    Cette péricope se divise en trois parties, clairement délimitées : la première nous décrit brièvement la guérison du lépreux ; la seconde nous fait entendre les recommandations que Jésus lui adresse avant de le renvoyer chez lui ; la troisième nous raconte le comportement de cet homme et les conséquences pour le ministère de Notre-Seigneur.

    Saint Marc ne nous précise pas d’où vient ce lépreux, ni comment il est parvenu à s’approcher de Jésus malgré toutes les règles en vigueur pour tenir à distance les malheureux atteints de cette terrible maladie. Cette imprécision délibérée met d’autant plus en valeur la rencontre entre les deux acteurs de la scène, sur laquelle se concentre toute notre attention.

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  • Quand Jésus guérit (5e dimanche du temps ordinaire)

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    De Benoît XVI, lors de l'Angelus du 5e dimanche du temps ordinaire (B), le dimanche 8 février 2009

    Chers frères et sœurs,

    Aujourd'hui, l'Evangile (cf. Mc 1, 29-39) - en étroite continuité avec dimanche dernier - nous présente Jésus qui, après avoir prêché le jour du sabbat dans la synagogue de Capharnaüm, guérit de nombreux malades, à commencer par la belle-mère de Simon. Entré dans sa maison, il la trouve au lit avec de la fièvre, et immédiatement, il la prend par la main, la guérit et la fait se lever. Après le coucher du soleil, il guérit une multitude de personnes affligées de maux en tout genre. L'expérience de la guérison des malades a occupé une bonne partie de la mission publique du Christ et nous invite une fois encore à réfléchir sur le sens et la valeur de la maladie dans toutes les situations dans lesquelles peut se trouver l'être humain. (...)

    Bien que la maladie fasse partie de l'expérience humaine, nous ne réussissons pas à nous y habituer, non seulement parce qu'elle devient parfois vraiment lourde et grave, mais essentiellement parce que nous sommes faits pour la vie, pour la vie totale. A juste titre, notre "instinct intérieur" nous fait penser à Dieu comme plénitude de vie, et même comme vie éternelle et parfaite. Lorsque nous sommes éprouvés par le mal et que nos prières semblent vaines, le doute surgit alors en nous et nous nous demandons, angoissés:  quelle est la volonté de Dieu? C'est justement à cette interrogation que nous trouvons une réponse dans l'Evangile d'aujourd'hui. Nous lisons par exemple dans le passage d'aujourd'hui que Jésus "guérit toutes sortes de malades, il chassa beaucoup d'esprits mauvais" (Mc 1, 34); dans un autre passage de saint Matthieu, il est dit que "Jésus, parcourant toute la Galilée, enseignait dans leurs synagogues, proclamait la Bonne Nouvelle du Royaume, guérissait toute maladie et toute infirmité dans le peuple" (Mt 4, 23). Jésus ne laisse pas de doutes:  Dieu - dont lui-même a révélé le visage - est le Dieu de la vie, qui nous libère de tout mal. Les signes de sa puissance d'amour sont les guérisons qu'il accomplit:  il démontre ainsi que le Royaume de Dieu est proche, en restituant aux hommes et aux femmes leur pleine intégrité d'esprit et de corps. Je dis que ces guérisons sont des signes:  elles ne sont pas une fin en elles-mêmes, elles conduisent vers le message du Christ, elles nous guident vers Dieu et elles nous font comprendre que la maladie véritable et la plus profonde de l'homme est l'absence de Dieu, de la source de vérité et d'amour. Seule la réconciliation avec Dieu peut nous donner la vraie guérison, la vraie vie, parce qu'une vie sans amour et sans vérité ne serait pas une vie. Le Royaume de Dieu est précisément cette présence de vérité et d'amour et ainsi, elle est guérison dans la profondeur de notre être. On comprend donc pourquoi sa prédication et les guérisons qu'il accomplit sont toujours liées:  elles forment un unique message d'espérance et de salut.

    Grâce à l'action de l'Esprit Saint, l'œuvre de Jésus se prolonge dans la mission de l'Eglise. A travers les sacrements, c'est le Christ qui communique sa vie à une multitude de frères et de sœurs, tandis qu'il guérit et réconforte d'innombrables malades à travers les nombreuses activités d'assistance médicale que les communautés chrétiennes promeuvent avec charité fraternelle en montrant le visage de Dieu, son amour. C'est vrai:  combien de chrétiens - prêtres, religieux et laïcs - ont prêté et continuent de prêter dans tous les lieux du monde, leurs mains, leurs yeux et leurs cœurs au Christ, vrai médecin des corps et des âmes! Prions pour tous les malades, spécialement les plus graves, qui ne peuvent en aucune façon pourvoir à eux-mêmes, mais sont totalement dépendants des soins d'autrui:  puisse chacun d'eux faire l'expérience, dans la sollicitude de ceux qui sont à leurs côtés, de la puissance de l'amour de Dieu et de la richesse de sa grâce qui sauve. Marie, santé des malades, prie pour nous!

  • À Liège, le vendredi 2 février 2024 : célébration festive de la Chandeleur en l’église du Saint-Sacrement (Bd d’Avroy, 132).

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    La Chandeleur tire son nom de la fête des chandelles, la « festa candelarum » en latin. Il s’agit d’une fête chrétienne, qui met fin au cycle de la Nativité, après Noël et l’Epiphanie.  La date du 2 février correspond aux 40 jours après la naissance du Christ, donc après Noël. C’est dans ce délai que devaient être présentés les nouveau-nés au temple, à Jérusalem pour la Christ. Il s’agit également de la date à laquelle doit être retirée la crèche, selon la tradition provençale.

    Mais avant d’être une fête chrétienne, des versions païennes ont été identifiées. Dans la Rome antique d’abord avec les Lupercales, une fête de purification qui avait lieu mi-février.

    C’est le pape Gélase 1er qui aurait récupéré cette fête pour la faire entrer dans la tradition chrétienne. Des processions aux chandelles ont été organisées et des cierges bénis tous les 2 février. Et les crêpes dans tout ça ? L’histoire raconte que le pape faisait distribuer des crêpes aux pèlerins en ce jour de procession. Elles sont également censées évoquer le soleil par leur forme ronde et dorée. Un moyen de fêter l’allongement des jours et le printemps qui arrive, avec l’arrivée des premières semences.

    ••

    Extraits du chant grégorien de la Chandeleur :

    le « Responsum », (repons: chant liturgique alterné entre un soliste et un chœur dans l’office liturgique) interprété dans cet extrait par les chantres de l’Abbaye du Thoronet pour faire revivre le trésor du chant grégorien dans sa beauté et son expressivité originelles.

    L'ensemble vocal des Chantres du Thoronet, né en 2008 de la passion d’un homme, Damien Poisblaud, et d’une abbaye -l’abbaye du Thoronet, compte aujourd’hui quatre à huit chanteurs professionnels et donne des concerts à travers l'Europe entière.

    Et par ailleurs selon le style plus classique de l’abbaye de Solesmes :

  • Ni dialogue ni négociation avec le Malin

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    PAPE FRANCOIS

    ANGELUS

    Place Saint-Pierre
    Dimanche 28 janvier 2024

    _________________________

    Chers frères et sœurs, bonjour !

    L'Évangile d'aujourd'hui nous montre Jésus libérant une personne possédée par un "esprit mauvais" (cf. Mc 1, 21-28), la tourmentant et la faisant crier (cf. v. 23, 26). C'est ainsi qu'agit le diable, c'est ainsi qu'il agit : il veut s'emparer de nous pour "enchaîner nos âmes". Enchaîner nos âmes : c'est ce que veut le diable. Nous devons faire attention aux "chaînes" qui étouffent notre liberté, car le diable nous enlève toujours notre liberté. Essayons de nommer quelques-unes des chaînes qui peuvent enchaîner nos cœurs.

    Je pense aux addictions, qui nous asservissent et nous rendent constamment insatisfaits, et qui dévorent nos énergies, nos biens et nos relations. Une autre chaîne à laquelle je pense est celle des tendances dominantes qui encouragent la poursuite de perfectionnismes impossibles, le consumérisme et l'hédonisme, qui chosifient les personnes et gâchent les relations. Et encore d'autres chaînes : il y a des tentations et des conditionnements qui sapent l'estime de soi, qui sapent la tranquillité et la capacité de choisir et d'aimer la vie. Une autre chaîne est celle de la peur, qui nous fait regarder l'avenir avec pessimisme, et de l'insatisfaction, qui rejette toujours la faute sur les autres. Enfin, il y a une chaîne très laide, celle de l'idolâtrie du pouvoir, qui génère des conflits et recourt à des armes qui tuent ou à l'injustice économique et à la manipulation de la pensée.

    Nombreuses sont nos chaînes, il y en a vraiment beaucoup dans nos vies.

    Et Jésus est venu nous libérer de toutes ces chaînes. Aujourd'hui, face au diable qui le défie en criant : " Qu'as-tu à faire de nous ? Es-tu venu pour nous détruire ?" (v. 24), Jésus répond : "Silence ! Sors de lui ! (v. 25). Jésus a le pouvoir de chasser le diable. Jésus nous libère du pouvoir du mal mais - faisons attention - il chasse le diable mais il ne négocie jamais avec lui ! Jésus n'a jamais négocié avec le diable et lorsqu'il a été tenté dans le désert, les réponses de Jésus ont toujours été des paroles de la Bible, jamais un dialogue. Frères et sœurs : avec le diable, il ne doit pas y avoir de dialogue ! Attention : avec le diable, il ne peut y avoir de dialogue, parce que si tu commences à lui parler, il gagnera toujours. Soyez prudents.

    Alors, que devons-nous faire lorsque nous nous sentons tentés et opprimés ? Négocier avec le diable ? Non, il ne faut pas négocier avec lui.
    Nous devons invoquer Jésus : invoquons-le là où nous sentons que les chaînes du mal et de la peur sont les plus serrées.

    Une fois de plus, par la puissance de son Esprit, le Seigneur veut dire aujourd'hui au malin : "Va-t'en, laisse ce cœur en paix" : "Partez, laissez ce cœur en paix, ne divisez pas le monde, ne divisez pas nos familles et nos communautés ; laissez-les vivre sereinement pour que les fruits de mon Esprit y fleurissent, pas les vôtres - c'est ce que dit Jésus. Que l'amour, la joie, la douceur règnent parmi eux, et qu'au lieu de la violence et des cris de haine, il y ait la liberté et la paix.

    Posons-nous la question : Est-ce que je veux vraiment être libéré de ces chaînes qui entravent mon cœur ? Et aussi, suis-je capable de dire "non" aux tentations du mal avant qu'elles ne s'insinuent dans mon âme ? Enfin, est-ce que j'invoque Jésus, lui permettant d'agir en moi, de me guérir de l'intérieur ?

    Que la Sainte Vierge nous garde du Malin.

  • LÆTÉTUR cor quæréntium Dóminum (Introit du 4e dimanche du TO)

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    Nova Schola Gregoriana Conductor: Alberto Turco

    Image: illuminated page of the first psalm ("Beatus Vir") in the Howard Psalter (c. 1310-1320).

    Introitus Introït
    Ps. 104, 3-4  
    LÆTÉTUR cor quæréntium Dóminum: quǽrite Dóminum, et confirmámini: quǽrite fáciem eius semper. Ps. ibid., 1 Confitémini Dómino, et invocáte nomen eius: annuntiáte inter gentes ópera eius. ℣. Glória Patri. Que le cœur de ceux qui cherchent le Seigneur se réjouisse. Cherchez le Seigneur, et soyez remplis de force, cherchez sans cesse Son visage. Ps. Célébrez le Seigneur et invoquez Son Nom; annoncez Ses œuvres parmi les nations. ℣. Gloire au Père.
  • « Qu’est-ce que cela veut dire ? Voilà un enseignement nouveau, donné avec autorité ! Il commande même aux esprits impurs, et ils lui obéissent. »

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    Du site des Serviteurs de Jésus et de Marie :

    Homélie du 4e dimanche du Temps Ordinaire

    (archive 2 février 2021)

    Ils furent tous frappés de stupeur et se demandaient entre eux : « Qu’est-ce que cela veut dire ? Voilà un enseignement nouveau, donné avec autorité ! Il commande même aux esprits impurs, et ils lui obéissent. »

    Homélie du 4e dimanche du Temps Ordinaire - Année B - Père Maximlien-Marie (2021)

    « Il enseignait comme un homme qui a autorité. »

    Chers frères et sœurs, qu’est ce que d’enseigner en homme qui a autorité ?

    Qu’est-ce qu’une parole qui a autorité ?

    Si vous le voulez bien, faisons un petit détour par l’histoire de l’Église. Vous rappelez-vous de ce que l’on appelait les lapsi et les stantes ? C’est le nom que l’on utilisait au moment des persécutions dans l’empire romain. Les stantes étaient ceux qui avaient tenu bon, et les lapsi, ceux qui avaient chuté, qui étaient tombés. ou non livré la parole. Et le critère selon lequel on pouvait déterminer s’ils avaient tenu bon ou étaient tombés c’était s’ils avaient livré ou non les saintes écritures. Voilà ce que l’on recherchait : la Parole, les bibles. L’empire romain voulait mettre la main sur les saintes écritures.

    Et, très douloureusement, dans notre temps, en Corée du Nord, par exemple, c’est la même chasse effrénée à l’écriture sainte. Dans plusieurs cas, des prisonniers trouvés avec une Bible ou des brochures religieuses ont été exécutés sommairement, tandis que d’autres ont été enfermés dans des cages électrifiées. D’autres ont été exécutés pour avoir introduit en contrebande des pages bibliques depuis la Chine pour que les Nord-Coréens fabriquent des livres de prières.
    Les régimes totalitaires ne s’y trompent pas : ils savent que cette parole a une autorité. Ces pages de la bible contiennent une parole qui a autorité : elle va déterminer ce que je vais être, elle va me transformer et faire de moi un homme nouveau selon l’Évangile, un homme nouveau dont ces régimes ne veulent en aucun cas…

    Je le disais de manière plus positive lorsque j’étais en mission dans ce petit village des Andes, il y avait cette femme évangélique qui vivaient au milieu d’un village particulièrement abandonné, marqué par d’alcoolisme et de misère physique et morale, qui disait : « J’apprends une parole de la Bible par cœur, et c’est la lumière pour ma vie, c’est le sens de ma vie. Je me tiens droite. »

    Voici ce qu’est une parole qui a autorité.

    Une parole qui engage, qui façonne…

    Le grand drame de notre société contemporaine, c’est la dévaluation de la parole. Au temps du Moyen-Age, on pouvait être prisonnier simplement sur parole. Il suffisait d’en faire le serment. La centrale de Liancourt pourrait-elle fonctionner ainsi ? il est permis d’en douter !

    De manière beaucoup plus large, on peut dire que trop de paroles dites n’engagent pas assez. Pour vous jeunes mariés qui partagez notre assemblée aujourd’hui, on peut citer cette dévaluation que l’on constate parfois dans le « oui » du mariage, qui n’est plus vraiment un absolu. C’est aussi le cas du « oui » de la profession pour nous, religieux. J’ai fait mes vœux, oui, mais j’ai changé…

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  • Il commande même aux esprits impurs, et ils lui obéissent (4e dimanche du temps ordinaire)

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    Homélie du Père Joseph-Marie Verlinde fsJ - homelies.fr (Archive 2009)

    L’homme est l’être de la parole : c’est là sa spécificité au milieu du monde animal auquel il appartient par sa dimension somatique. Mais il n’est pas la source du verbe : l’enfant n’accède à la parole que dans la mesure où un adulte - son père - l’invite à prendre sa place dans le dialogue qu’il instaure avec lui. Autrement dit, la prise de parole est toujours réponse, qui fait suite à l’écoute d’une parole venant d’un autre. Ultimement, au bout de la chaîne - qu’elle soit horizontale ou verticale - c’est la Parole du Tout-Autre qui fonde notre discours humain.

    Hélas depuis que la ruse du Serpent a perverti notre intelligence, la parole du « Père du mensonge » (Jn 8, 44) interfère avec celle de Dieu. Désormais notre cœur est double : nous avons le souci non seulement « des affaires du Seigneur », mais aussi - et souvent en priorité - « des affaires de cette vie » (2nd Lect.). Pour retrouver l’unité et la paix intérieures et extérieures, il n’est pas d’autre chemin que de nous recentrer sur la Parole de Dieu, afin « de lui être attachés sans partage » (Ibid.). C’est pourquoi le Seigneur nous a envoyé ses serviteurs, porteurs de sa Parole ; il a promis à Moïse de faire lever au milieu de ses frères un prophète comme lui, qui transmettrait tout ce que le Très-Haut lui prescrirait (cf. 1ère lect.).

    Nous le croyons : c’est en Jésus, le Verbe incarné, que Dieu accomplit cette promesse. L’Evangile de ce jour décrit l’action toute-puissante et irrésistible de sa Parole : « Voilà un enseignement nouveau, proclamé avec autorité ! Il commande même aux esprits mauvais, et ils lui obéissent ». Non seulement Jésus est la Parole de Dieu qui nous offre la possibilité d’entrer à nouveau en dialogue avec le Père, mais par sa simple présence, il dévoile le Menteur et lui impose le silence.

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  • Dominus secus mare Galilǽæ (Introit grégorien du 3e dimanche du temps ordinaire)

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    Introit Introït
    Cf. Mc 1,16-17  
    Dominus secus mare Galilǽæ vidit duos fratres, Petrum et Andréam, et vocávit eos: Veníte post me: fáciam vos fíeri piscatóres hóminum. Ps Cæli enárrant glóriam Dei: et ópera mánum eius annúntiat firmaméntum. ℣. Gloria Patri. Le Seigneur le long de la mer de Galilée vit deux frères, Pierre et André, et les appela : Venez à ma suite, et je vous ferai devenir pêcheurs d'hommes. Ps Les Cieux racontent la gloire de Dieu : et l'oeuvre de Ses mains annonce le firmament.

    L'entièreté des textes et des mélodies grégoriennes : https://app.societaslaudis.org/tabs/liturgia