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Débats - Page 372

  • Le nouveau site de l'Institut Européen de Bioéthique

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  • Nouvelles du front de l'avortement...

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    USA: pas d'eucharistie pour deux élus catholiques soutenant l'avortement
    Deux parlementaires ayant soutenu une loi facilitant l'avortement dans l'Illinois sont privés d'eucharistie jusqu'à ce qu'ils «se soient véritablement ...
     
    Deux élus catholiques pro-avortement privés... d'eucharistie
    Deux élus catholiques pro-avortement privés... d'eucharistie ... en votant pour toute législation qui promeut l'avortement, ne doivent pas se présenter ...

    États-Unis – Avortement : quand Netflix s'en mêle...
    Le combat qu'elle vient d'engager contre cet État qui a récemment adopté une loi interdisant les avortements dès que les battements du cœur du ...
     

  • Et si l'on évoquait le négationnisme de gauche ?

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    Du site de la Nef (Christophe Geffroy) :

    Le négationnisme de gauche

    Thierry Wolton, essayiste et historien, a consacré une grande part de son travail de recherche à étudier le communisme et en dénoncer la perversité.

    La Nef – Comment définissez-vous le « négationnisme de gauche » et quelles sont ses particularités par rapport à celui de « droite » ?

    Thierry Wolton – Le négationnisme est un déni des faits avérés, reconnus, de l’histoire. Le terme est apparu dans les années 1970 quand de prétendus chercheurs ont commencé à nier l’ampleur de la Shoah et à contester les méthodes utilisées par les nazis pour l’extermination en masse des Juifs. Le même type de négation existe de nos jours par rapport à l’histoire du communisme, qu’il s’agisse du nombre des victimes ou des moyens employés pour liquider ceux qui gênaient les pouvoirs en place. Parler de négationnisme de gauche permet de distinguer ces deux types de négation bien qu’ils soient similaires : l’objet de la négation est différent, mais les méthodes utilisées par les deux « camps » sont les mêmes. Mauvaise foi, trucages des faits et des chiffres, relativisme qui consiste à exonérer les crimes en question en accusant d’autres d’avoir fait pire, voilà quelques-uns des moyens utilisés par tous les négationnistes, de droite comme de gauche.

    Pourquoi une telle dissymétrie entre le négationnisme de droite et celui de gauche ?

    Cela tient en premier lieu à l’aveuglement dont a bénéficié le communisme tout au long du XXe siècle. Le négationnisme de gauche en est l’héritage. Le rapport à l’histoire n’est pas le même non plus. Le nazisme a été vaincu et jugé par la communauté internationale après la guerre, le communisme s’est effondré de lui-même et n’a fait l’objet d’aucun jugement, fut-il moral. Il y a aussi un facteur idéologique. Le nazisme était une doctrine d’exclusion – le peuple élu d’un côté, tous les autres peuples de l’autre –, quand le communisme se veut rassembleur au nom de l’égalité, et qu’il propose d’emmener l’humanité entière vers un paradis sans État, sans classe sociale, sans exploitation. Cela parle à tout le monde. Difficile de condamner cette espérance, pis d’admettre qu’il s’agit d’une utopie meurtrière comme l’a montré sa mise en pratique. On pardonne alors à ceux qui veulent sauver l’idéologie en trichant sur le bilan. Pourtant, l’idéologie c’est le bilan, les deux ne peuvent être séparés, à moins d’être négationniste justement. Peut-on distinguer le national-socialisme d’Auschwitz ? Non, alors pourquoi vouloir exonérer le communisme du Goulag, des déportations de masse, des famines exterminatrices ?

    Pourquoi est-il important de rétablir la balance et dénoncer le négationnisme de gauche ?

    La diabolisation méritée et nécessaire du nazisme a malheureusement été instrumentalisée par les communistes après 1945 pour masquer leurs propres forfaits. Autant qu’une question de morale, la reconnaissance des crimes communistes, à l’instar des crimes nazis justement, est une nécessité politique. Il est capital de comprendre pourquoi et comment une idéologie d’espérance a conduit à pareille catastrophe humaine, pour en éviter la répétition. De plus, le voile qui recouvre toujours ces crimes nous empêche de comprendre notre époque. L’histoire étant un perpétuel continuum, nous vivons en ce début du XXIe siècle à l’heure du post-communisme même si nous avons radicalement changé d’époque. Comment voulez-vous comprendre la vague populiste en Europe de l’Est, la politique menée par la Russie de Poutine, ou plus grave, l’expansionnisme naissant de la Chine de Xi Jinping si on escamote cette histoire ? Le communisme et le nazisme ont été deux maux absolus, il est d’autant plus vital de l’admettre qu’il existe toujours des pays communistes.

    Vous avez un dernier chapitre passionnant sur « la convergence des négationnismes » où vous montrez que l’islamisme prend la suite du communisme : pourriez-vous nous expliquer cela ?

    L’idéologie communiste s’est construite contre le capitalisme et contre son expression politique, la démocratie. L’idéologie islamiste également. Les orphelins du communisme, et particulièrement ceux qui en nient les crimes, ont aujourd’hui tendance à exonérer l’islamisme de ses forfaits. La haine, il n’y a pas d’autre mot, qu’éprouve une partie de ceux qui se réclament toujours du marxisme-léninisme, contre les sociétés ouvertes telle que la nôtre, qu’ils dénoncent comme exploiteuses, rejoint la haine des extrémistes religieux qui condamnent pour leur part la liberté de nos mœurs, entre autres. On se retrouve donc face à un front rouge-vert si l’on veut, comme hier il y a eu un front rouge-brun contre ces mêmes démocraties.

    Propos recueillis par Christophe Geffroy

    Thierry Wolton, Le négationnisme de gauche, Grasset, 2019, 224 pages, 18 €.

    © LA NEF n°315 Juin 2019

  • Voyage au bout des ruines libérales-libertaires

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    De Philippe Maxence sur le site de l'Homme Nouveau :

    Voyage au bout des ruines libérales-libertaires 
    avec Matthieu Baumier

    Voyage au bout des ruines libérales-libertaires <br>avec Matthieu Baumier

    À la jointure de l’essai polémique et de la réflexion philosophique, Matthieu Baumier s’en prend dans ce nouveau livre aux « déconstructeurs », principale­ment dans la version macronienne et mondialiste qui règne sans partage aujourd’hui. Avec le talent qu’on lui connaît – et qui s’épanouit dans plusieurs revues et publications, globalement conser­vatrices –, Baumier tire à jet continu contre cette société moderne dont il montre, derrière Zygmunt Bauman, qu’elle n’est qu’une « société liquide », s’appuyant elle-même sur une « pensée liquide ». Au cœur des ruines qu’il constate et qu’il dénonce : « L’absence absolu­tisée de la Limite. » Les grands prêtres de cette pen­sée magique, Baumier les recouvre non seulement de son mépris mais aussi d’une étiquette. Qui sont exac­tement les tenants du courant « libéral-libertaire » ? Tout simplement les partisans du néo-libéralisme économique et ceux de la libéralisation absolue des mœurs.

    Mais notre auteur ne se contente pas de déconstruire les « déconstructeurs », de montrer l’inanité de leur modèle, la prétention de leurs ego ou leur simplisme abyssale.

    Tout en gardant son ton de hussard au grand galop contre les idées faibles, il lance, ici ou là, quelques formules, afin d’indiquer la voie d’une reconstruction. Plutôt qu’anti-moderne, Baumier se voit en « contre-moderne » et, plagiant de manière revendiquée Joseph de Maistre, explique que c’est au sens, non d’une modernité contraire, mais du contraire de la modernité. Le « nouveau monde » n’a qu’à bien se tenir. À défaut d’être abattu, il est au moins démasqué. 

    Voyage au bout des ruines libérales-libertaires, Matthieu Baumier, éditions Pierre-Guillaume de Roux, 230 p., 17 €.

     

    Ce billet a été publié dans L'Homme Nouveau, je commande le numéro
  • Catherine Dopchie (oncologue) : "L’ambiance euthanasique nous pousse à céder à la peur et « l’à quoi bon »"

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    Du site "Le quotidien du médecin.fr" :

    Le point de vue du Dr Catherine Dopchie L’ambiance euthanasique nous pousse à céder à la peur et « l’à quoi bon »

    03.06.2019

    Cette oncologue, responsable d'une unité de soins palliatifs à Tournai refuse de pratiquer des euthanasies comme la loi de son pays le lui permet. Elle explique pourquoi et estime que la nouvelle législation a modifié la perception de la fin de vie en Belgique.

    Cathy Dopchie

    L’ambiance euthanasique nous pousse à céder à la peur et « l’à quoi bon »

    « Guérir parfois, soulager souvent, consoler toujours ». Le médecin œuvre pour le bien-être physique, psychologique, social et spirituel du malade avec détermination, persévérance, humilité et patience. Il est bien placé pour être acteur et témoin de l’évolution d’une société. C’est pourquoi je dis, avec d’autres soignants (1), que le modèle belge n’est pas la solution pour la fin de vie.

    L’impasse thérapeutique est un moteur pour la recherche, pour le don de soi. Or, un collègue, pour échapper à sa peur anticipatoire de ne pas pouvoir soulager une souffrance qui pourrait être vécue par sa patiente, s’apprêtait à aller à l’encontre de sa conscience en prescrivant des morphiniques à visée létale. L’ambiance euthanasique, modifiant l’échelle des valeurs, nous pousse à céder à la peur et « l’à quoi bon » qui coupe les ailes. Beaucoup de soignants n’ont pas acquis ou perdent leur expertise auprès des grands souffrants au lieu de l’améliorer et leur seuil de tolérance, tout comme celui des citoyens, ne fait que chuter. L’euthanasie tue l’imagination thérapeutique.

    Être médecin, c’est s’adresser avec ses compétences spécifiques à la personne malade dans la globalité de sa souffrance. C’est œuvrer pour que la vie qui nous habite puisse circuler en nous et entre nous, tissant ce lien d’humanité qui nous relie. Ainsi, ensemble, nous pouvons remobiliser, faire évoluer, guérir ce qui peut l’être dans le corps et la psyché, dépasser les pertes et réorienter les attentes. Madame F. souffre de relire sa vie comme celle d’une femme enfermée dans une cage dorée de pouvoir et d’argent. Entourée de soignants attentifs et de proches qui l’aiment, elle choisit la mort plutôt que de s’investir dans un autre vécu auquel son cœur profond aspire tant. L’euthanasie avorte l’accomplissement humain.

    Que reste-t-il de la relation thérapeutique ?

    Que veut dire aujourd’hui la promesse hippocratique d’être là jusqu’au bout ? Face à l’incontournable finitude, le malade peut accéder à une vie transformée et la faire sienne, pour retrouver son unité qui l’ouvre à une guérison intérieure. Avec nous Madame S. a appris à recevoir en plus de donner, à accueillir ce qui advient et non le dénier, cela a été vivifiant et salutaire pour elle, pour les siens, pour les soignants. Comme un roseau qui plie mais ne rompt point, elle a déployé sa personnalité et fait un pied de nez à la mort qui voulait l’écraser. On veut nous faire croire que c’est de promettre l’euthanasie qui donne le courage de lutter. Pourtant, la société humaine ne peut s’appuyer et rester solide qu’au travers du paradigme médical humaniste qui respecte l’être humain simplement parce qu’il est tel, indépendamment de tout. L’euthanasie n’est pas fruit d’une autonomie responsable et libre mais acte désespéré de deux personnes piégées par l’impuissance.

    Que reste-t-il de la relation thérapeutique ? Madame S., dont nous prenons soin avec bienveillance et respect, s’assure, à notre insu, que l’oncologue vienne l’euthanasier. Monsieur V. débarque avec ses valises pour organiser son euthanasie et se met en colère quand son fils et moi objectons à son projet. La loi n’exige pas que le médecin connaisse la personne qu’il va euthanasier, mais qu’il vérifie si elle fait partie du groupe « euthanasiable sans poursuite ». Le médecin n’est plus que l’instrument d’une volonté désincarnée. L’euthanasie transforme alliance en contrat de droits respectifs.

    L'euthanasie réduit la médecine

    Madame V. est effondrée. En lui annonçant son cancer ORL, on lui a proposé radiothérapie-chimiothérapie ou euthanasie. L’éthique actuelle voudrait imposer l’euthanasie comme une simple option dans la planification anticipée des soins, non plus comme une transgression. En situation de fragilisation extrême certains malades sont objectivés par une idéologie macabre. On les présente comme des spectres à éliminer car ils remettent en cause l’utopie de la vie idéale sans souffrance, contredite par notre vécu dans la chair.

    Mais le médecin peut-il se retirer pour ne plus laisser que son agir quand il n’a plus que son humanité à mettre au service de celui qui souffre ? Pris au piège d’une idolâtrie qui le veut sauveur tout-puissant, peut-il se faire instrument d’une volonté et abandonner la finalité thérapeutique du prendre soin de l’Homme tel qu’il est pour tendre vers une promesse d’amélioration de la condition humaine, conçue comme un idéal subjectif, détaché du réel, libéré de toute dépendance, de toute référence commune ? Cette recherche de maîtrise absolue nie la finitude inscrite dans l’homme et nie l’homme en tant qu’être relié, et ne peut que sacrifier l’homme fragilisé en faveur d’une image idéalisée et abstraite.

    L’euthanasie réduit la médecine à résoudre des problèmes, au lieu de s’intéresser à la personne qui souffre. L’euthanasie reste une tentation à laquelle il est juste et bon de résister.

    [1] «Euthanasie : l'envers du décor. Témoignages de soignants», Parution 30/05/2019, Editions MOLS Collection(s) : Autres regards

    Dr Catherine Dopchie, 
    Oncologue, 
    Tournai

    Source : Le Quotidien du médecin n°9754

  • Quand le pape, de retour de Roumanie, s'exprime...

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    D'i.media :

    Œcuménisme, émigration, Europe,… : la conférence de presse du pape de retour de Roumanie (VERBATIM)

    “Marcher ensemble, c’est déjà l’unité des chrétiens”, a affirmé le pape François le 2 juin 2019 au cours de la conférence de presse tenue à bord de l’avion le reconduisant à Rome après son voyage en Roumanie. Le Souverain pontife a répondu aux questions des journalistes pendant près de 35 minutes.


    © I.MEDIA

    Sur les relations avec l’Eglise orthodoxe roumaine :

    Sur les relations en générales, je dirais : les relations de la main tendue quand il y a des conflits. Aujourd’hui un pays en développement, avec un niveau de naissances élevé comme le vôtre [la Roumanie], pour l'avenir ne peut se payer le luxe d’avoir des ennemis à l’intérieur. Il faut faire des processus de rapprochement, toujours, entre diverses ethnies, diverses confessions religieuses, surtout les deux [confessions] chrétiennes. C’est le premier point : toujours la main tendue, l’écoute de l’autre.

    Avec l’orthodoxie, vous avez un grand patriarche, un homme de grand cœur, un grand savant qui connaît la mystique des pères du désert, la mystique spirituelle, il a étudié en Allemagne… mais c’est aussi un homme de prière, il est facile de se rapprocher de Daniel, c’est facile, parce que je le sens comme un frère, et nous avons parlé comme des frères. Je ne dirais pas : mais pourquoi, vous… ? Et lui ne dira pas : pourquoi, vous… ? Nous avançons ensemble en ayant toujours cette idée : l’œcuménisme ce n’est pas arriver à la fin d’un match, d’une discussion. L’œcuménisme se fait en marchant ensemble : en marchant ensemble, en priant ensemble. L’œcuménisme de la prière. Nous avons dans l’histoire l’œcuménisme du sang. Quand ils tuaient les chrétiens, ils ne demandaient pas : tu es orthodoxe ? Tu es catholique ? Tu es luthérien ? Tu es anglican ? Non, tu es chrétien. Le sang se mêlait, c’est l’œcuménisme du témoignage, un autre œcuménisme - de la prière, du sang, du témoignage… puis l’œcuménisme du pauvre comme je l’appelle, travailler ensemble là où nous pouvons le faire, pour aider les malades, les infirmes, les gens qui sont à la marge du minimum du bien-être.

    Aider. Matthieu 25 est un beau programme œcuménique (donné par) Jésus. Marcher ensemble, c’est déjà l’unité des chrétiens. Mais pas attendre que les théologiens se mettent d’accord pour arriver à l’eucharistie. L’eucharistie se fait tous les jours, par la prière, par la mémoire de nos martyrs, par nos œuvres de charité, et aussi en s’aimant. Dans une ville d’Europe, il y a une bonne relation entre l’archevêque catholique et l’archevêque luthérien. L’archevêque catholique devait venir au Vatican un dimanche soir, il a appelé pour dire qu’il arriverait le lundi matin. Quand il est arrivé il m’a dit : “excusez-moi, mais hier l’archevêque luthérien a dû s’en aller à une de leur réunion, il m’a demandé s’il te plaît, viens à ma cathédrale et fais toi-même le culte”. Il y a de la fraternité, arriver à cela, c’est beaucoup. Le catholique a fait la prédication, il n’a pas fait l’Eucharistie mais il a fait la prédication.

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  • Rétrograde !

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    Du site de la Libre (dépêche d'agence) :

    Les déclarations d'une élue du Vlaams Belang gênent la N-VA, l'Open VLD réagit fermement

    La présidente de l'Open VLD Gwendolyn Rutten a laissé entendre une nouvelle fois mardi, à l'entame d'un second tour de consultations politiques que la N-VA a ouvert avec le Vlaams Belang, qu'elle refusait de collaborer avec le parti d'extrême-droite, en prenant la défense du mariage homosexuel et de l'adoption homoparentale remis en cause dernièrement par une nouvelle élue du VB.

    "L'amour est l'amour. Etre qui l'on veut être soi-même. Aimer qui l'on veut. Toutes les familles comptent. C'est notre valeur libérale. Nous en sommes fiers. C'est éloigné, d'une façon infranchissable, de ces idées conservatrices et extrémistes", a tweeté Mme Rutten.

    Elle évoquait ainsi l'interview récente d'une nouvelle élue du Vlaams Belang à la Chambre, Dominiek Sneppe. Cette dernière avait affirmé dans le quotidien "Krant van West-Vlaanderen" que le mariage homosexuel et l'adoption d'enfants par des couples homosexuels, légaux en Belgique, allaient "un pont trop loin".

    Cet interview gêne la N-VA aux entournures. Sur la VRT, son vice-président Lorin Parys a qualifié les propos de problématiques et relevant d'une opinion "rétrograde", tout en insistant sur la liberté d'expression.

  • Vous avez dit "ultracatholique" ?

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    De Gabrielle Cluzel sur le site de Famille Chrétienne :

    Ultra-catholique

    CHRONIQUE | Sur le vif | 04/06/2019 | Numéro 2159 | Par Gabrielle Cluzel

    À l’occasion de l’affaire Vincent Lambert, prélude annoncé à « l’amélioration » de la loi Leonetti, entendez son élargissement, est réapparu dans les médias le mot composé « ultra-catholique », au prétexte que les parents de Vincent Lambert sont réputés proches des sphères dites « tradis ». Sans doute parce que le terme « intégriste » ne faisait pas complètement l’affaire... Un préfixe dont le dictionnaire nous dit qu’il est synonyme de super, hyper, extra : ceux qui soutiendraient les parents seraient donc des supercatholiques, des hypercatholiques, des extracatholiques. Comme s’il fallait rentrer dans la surenchère de préfixes. Comme s’il ne suffisait pas d’être « seulement » catholique pour s’y opposer, et même un tout petit peu catholique (minicatholique, hypocatholique, subcatholique ?), voire pas du tout catholique (acatholique, décatholique ?).

    Demander que quiconque ayant faim soit alimenté, et ayant soif soit désaltéré serait donc un pré carré, un dada, une lubie, une idée fixe, un truc en plumes, une marotte bigote ?

    Une affaire de sacristie

    Cet « ultra » péjoratif – parce que doté du sens « excessif » – peut paraître insultant pour les catholiques. Il l’est paradoxalement surtout pour ceux qui ne le sont pas, à qui l’on dénie, en creux, le bon sens et l’humanité de pouvoir s’opposer à l’euthanasie. Ou, a minima, de se poser des questions. Car, sans avoir de conviction ou de religion sur le sujet, tout un chacun peut s’interroger, réfléchir, se demander s’il ne faudrait pas, comme en tout, et notamment en justice, respecter le principe de précaution, au bénéfice du doute et de la vie.

    Mais non, la petite musique pro euthanasie l’interdit : ce « combat pour la vie », on vous le dit et vous le répète, est affaire de sacristie. Une bonne façon de mettre un cordon sanitaire autour du sujet pour dissuader quiconque d’être tenté de s’en approcher. Les Français devront être ultra-libres et ultra-courageux pour résister.

    Gabrielle Cluzel

  • Noa Pothoven euthanasiée à 17 ans; la réaction du Président de l'Académie pontificale pour la Vie

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    De Vatican News :

    Affaire Noa Pothoven: Mgr Paglia défend la protection de la vie des plus fragiles

    Le suicide de la jeune Néerlandaise Noa Pothoven a suscité une vive émotion. Le Saint-Siège rappelle l’importance de défendre la vie des plus fragiles.

    L’affaire Noa Pothoven a suscité ces dernières heures de nombreuses réactions. Le suicide aux Pays-Bas de cette jeune fille de 17 ans, atteinte d'une grave dépression après avoir subi des agressions sexuelles, met en lumière une nouvelle fois la grande vulnérabilité de nombreux jeunes en Europe et la nécessité de proposer le meilleur accompagnement thérapeutique possible pour éviter que la mort n’apparaisse comme la seule issue.

    Le service italien de Vatican News a recueilli la réaction de Mgr Vincenzo Paglia, président de l’Académie pontificale pour la Vie.

    Mgr Paglia, l’affaire dramatique de cette jeune fille montre beaucoup de désespoir mais aussi beaucoup d’abandon…

    Je voudrais avant tout confier dans les mains de Dieu, qui n’abandonne personne, cette jeune fille, mais aussi tous ses proches. Nous sommes arrivés à la conclusion dramatique d’une vie tout aussi dramatique: les abus, ensuite l’anorexie et enfin la dépression… tout ceci pose une grande question: il n’est pas possible qu’une société ne sache pas répondre à ces successives demandes d’amour qui sont exprimées aussi à l’intérieur des différentes situations si difficiles qu’elle a vécues.

    C’est une grande défaite pour notre société, et pour la société européenne en particulier, en pensant que surtout les pays du Nord représentent aussi une société développée, bien-portante, riche, mais, comme souvent malheureusement cela arrive aujourd’hui, caractérisée par une solitude omniprésente. Nous sommes peut-être plus riches, mais certainement tous plus seuls et tous plus fragiles. La génération adulte de l’Europe n’est pas en train de donner une espérance forte aux plus jeunes. Le Pape François, avec le Synode sur les jeunes, a voulu susciter en tous un sursaut de responsabilité envers eux, dans la conscience qu’ils ont besoin d’un feu intérieur que nous, plus adultes, devons avoir la responsabilité de transmettre, sans l’éteindre. Je souhaite que cela ne reste pas un cri sans écoute.

    Comment est-il possible que personne n’ait réussi à aider cette jeune fille ? Noa l’avait dénoncé, elle avait dit qu’aux Pays-Bas il n’existe pas de structures spécialisées pour soutenir les adolescents qui souffrent comme elle.

    Je ne connais pas bien la situation hollandaise mais, bien sûr, le thème de l’augmentation des suicides parmi les jeunes et les adolescents doit beaucoup nous alarmer. Le suicide est la deuxième cause de mortalité parmi les jeunes en Europe: ceci devrait nous faire réfléchir. L’Europe est déjà vieille, elle a peu d’enfants et elle ne réussit même pas à maintenir ce peu qu’elle a. En lien avec la stérilité, il y a une absence de futur qui doit être remise en cause: il y a un besoin d’une révolution de fraternité, d’amour, de futur, de changement de perspective en vue d’un bien commun pour tous; autrement, les jeunes, les adolescents les plus fragiles, comme c’est arrivé à cette jeune fille, seront les premières victimes. Nous devons tous faire un sérieux examen de conscience face à ce qui est arrivé.

    C’est une affaire qui nous interroge tous: comment est-il possible de tolérer que l’on laisse mourir une jeune fille ? Toujours plus, aujourd’hui, dans notre société, on voit le manque du sens de la vie qui est aussi une incapacité à trouver un sens à sa propre souffrance, un signe de profonde solitude et de manque d’amour…

    Ceci est la photographie de la grande pauvreté spirituelle, outre que culturelle et humaine, de la société que nous sommes en train de construire. Le fait de se retirer en soi-même mène à cette solitude radicale, qui trouve ensuite dans la dépression une forme clinique qui demande certainement, en plus de tous les aspects du soin médical, des législations et des choix économiques adéquats, un regain d’humanité  qui est indispensable dans un monde où, malheureusement, les idéaux matérialistes et du bien-être empêchent cette conscience de la limite qui fait partie de notre vie.

    La vie doit être accueillie, défendue, soignée et accompagnée. Il ne nous est jamais demandé de faire le travail sale de la mort: celui qui aime aide à vivre. Et si cet amour est fort, il n’aide jamais à raccourcir la vie, mais au contraire, à l’accompagner pour qu’elle soit un passage le plus humain possible. Mais l’amour est plus fort que la souffrance et que la mort.

  • Déclaration d'Abou Dabi : le pape a-t-il vraiment mesuré ce qu'il signait ?

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    De Sandro Magister en traduction française sur diakonos.be :

    « Ambigu au-delà de toute mesure ». Un théologien de la Congrégation pour la doctrine de la foi recale le pape

    Jamais la Congrégation pour la doctrine de la foi n’aurait laissé passer une telle phrase, si seulement le pape François lui avait demandé de la vérifier.

    Mais il ne l’a pas fait. Résultat, depuis le 4 février, dans le document solennel sur la fraternité humaine signé conjointement à Abou Dabi par François et le Grand Imam de la mosquée Al-Azhar, Ahmed Mohamed el-Tayeb, on trouve l’affirmation suivante :

    « Le pluralisme et les diversités de religion, de couleur, de sexe, de race et de langue sont une sage volonté divine, par laquelle Dieu a créé les êtres humains ».

    Rien à objecter quant à la couleur, au sexe, à la race ou à la langue. Mais que la diversité de religion soit voulue par le Créateur est une thèse nouvelle et téméraire pour la foi catholique.  Parce qu’alors, ce que le premier pape, l’apôtre Pierre, prêchait rempli de l’Esprit-Saint après la Pentecôte n’aurait plus aucune valeur quand il disait que « en nul autre que lui, il n’y a de salut » en parlant de Jésus, vu que son successeur actuel met toutes les religions sur un pied d’égalité.

    Un mois plus tard, au cours de l’audience générale du 3 avril, de retour d’un autre voyage en terre musulmane, au Marco, le pape François a tenté de rectifier le tir.  « Nous ne devons pas avoir peur de la différence » entre les religions, a-t-il dit.  « Dieu a voulu permettre cette réalité » avec la « voluntas permissiva » dont parlaient « les théologiens scholastiques ».  Nous devions plutôt « avoir peur si nous ne travaillions pas dans la fraternité pour cheminer ensemble dans la vie ».

    Mais encore une fois, si le texte de cette audience générale avait auparavant été soumis à la Congrégation pour la Doctrine de la foi, il aurait également été recalé.

    On ne compte plus désormais le nombre de fois où le pape François s’est passé de demander ou de tenir compte de l’avis de la Congrégation dont le rôle est de s’assurer de la conformité au dogme.

    S’il l’avait par exemple fait avec « Amoris laetitia », cette exhortation sur le mariage et le divorce aurait été rédigée de manière moins aventureuse sans susciter ces « dubia » – signés et rendus publics par quatre cardinaux – auxquels François a ensuite refusé de répondre, allant même jusqu’à imposer le silence à la Congrégation qui était à l’époque dirigée par le cardinal Gerhard L. Müller.

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  • Quand l'affaire McCarrick revient sur le devant de la scène

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    A ce sujet, on pourra lire :

    - de Sandro Magister : Qui a couvert les méfaits de McCarrick ? Les silences et les paroles du Pape

    - du Figaro (avec Reuters) : Le pape nie avoir couvert les abus sexuels de l'ex-archevêque McCarrick

    - de Junno Arocho Esteves (Présence Info Canada) : Pour la 1re fois, le pape dément les allégations de Vigano

    - de la rédaction du Desk : Affaire du cardinal pédophile. Le Vatican corrige: le pape ne nie pas, mais ne se souvient plus

    - d'I.media : Le Vatican va communiquer sur le cas McCarrick

    - de Gauthier Vaillant (La Croix) : Sur l’affaire McCarrick, le Vatican communiquera à l’issue de l’enquête

    - ...

     

  • Quoi qu’il en soit, le suaire de Turin n’est pas une supercherie fabriquée au Moyen Âge

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    De nouveaux rebondissements à propos de la datation du Saint Suaire : à lire sur aleteia.org : https://fr.aleteia.org/2019/06/03/des-chercheurs-emettent-de-serieux-doutes-sur-la-datation-du-saint-suaire/