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Débats - Page 419

  • Quand un jeune garçon diagnostiqué en état de mort cérébrale se réveille 24 heures avant d'être débranché

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    EN ÉTAT DE MORT CÉRÉBRALE, UN JEUNE GARÇON SE RÉVEILLE 24 HEURES AVANT D’ÊTRE DÉBRANCHÉ

     de genethique.org

    Trenton McKinley, un jeune Américain de 13 ans habitant à Mobile en Alabama a eu un accident spectaculaire il y a deux mois. La petite remorque dans laquelle il jouait avec ses amis, tirée par un buggy, s’est renversée suite à un coup de frein trop brusque. « J'ai heurté le béton et la remorque a atterri sur le dessus de ma tête. Après cela, je ne me souviens de rien » raconte le garçon lui-même.

    Avec sept fractures du crâne, il a subi plusieurs opérations de la tête -une partie de son crâne lui a été retirée plusieurs jours et congelée avant d’être remise lors d’une opération risuée- mais son cerveau  a commencé à gonfler. Quatre fois son cœur s’est arrêté, à chaque arrêt cardiaque les médecins ont réussi à relancer son cœur grâce à l’adrénaline, mais la quatrième fois il est resté quinze minutes en arrêt cardiaque avant de se relancer. Les médecins ont indiqué aux parents qu’avec un tel manque d’oxygène, le cerveau et les reins ne fonctionneraient plus jamais : « ils ont dit qu’il ne serait plus jamais normal. Il m’ont dit que le manque d’oxygène serait si mauvais pour son cerveau qu’il resterait un légume s’il se réveillait ». Quant à ses reins ils ont expliqué qu’il serait dépendant pour toujours d’une « machine de remplacement rénale complète ».

    Le samedi, les médecins ont annoncé aux parents qu’à l’arrêt cardiaque suivant ils le laisseraient mourir, et que dès le lundi matin ils stopperaient l’adrénaline soutenant son cœur. Ils ont donc incité les parents à autoriser le don d’organe, d’autant plus que cinq enfants malades compatibles étaient alors sur liste d’attente. « C’était injuste de le maintenir en vie, parce que cela ne faisait qu’abîmer un peu plus ses organes » essayait de se rassurer la maman après avoir signé l’autorisation de prélèvement sur son fils.

    Mais contre toute attente, dès le lendemain dimanche, le garçon a commencé à bouger une main puis une jambe et ses yeux sont passés de « noirs et secs » à « verts avec de petites taches blanches comme des paillettes ». Les médecins ont donc annulé la procédure de débranchement programmée pour le lundi et ont découvert avec stupéfaction qu’en se réveillant le garçon avec gardé toutes ses facultés intellectuelles et même son humour ! Quelques jours après, le garçon faisait même du basket en salle de rééducation, et il est désormais en convalescence chez lui. « Passer de l’absence totale d’ondes cérébrales à, maintenant, la marche, la parole et la lecture, et même les maths, c’est un miracle ! » s’émerveille sa maman.

    Si l’histoire de ce garçon arrive rarement, ce n’est pas non plus la première fois, comme en témoigne par exemple Angèle Lieby[1]  dans son livre Une larme m'a sauvée : dans le coma mais pleinement consciente, cette femme a pleuré en entendant sa famille autoriser qu’elle soit débranchée par les médecins, manifestant ainsi son état de conscience. Carine Brochier, de l’Institut Européen de Bioéthique rappelle qu’« une erreur de jugement est toujours possible malgré le développement du savoir médical et des technologies » et que « l'histoire de ce garçon en Alabama devrait inciter à la prudence qui reste essentielle », car « si une personne se retrouve dans le coma ce n'est pas pour autant qu'elle ne récupèrera jamais ».

    Pour aller plus loin : Les donneurs d’organes sont-ils vraiment morts ?

    [1] Angèle Lieby: "Je suis si heureuse qu'ils ne m'aient pas débranchée"

    Sources: 20 minutes, Naomi Mackako (07/05/2018) / Fox10, Devan Coffaro (07/05/2018) / Atlantico (09/05/2018)

  • Et si l'avortement dépénalisé constituait une menace pour le droit à l'objection de conscience ?

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    DÉPÉNALISATION DE L’IVG EN BELGIQUE : UNE MENACE POUR LE DROIT À L’OBJECTION DE CONSCIENCE

     de genethique.org 

    Plusieurs organismes belges militent actuellement pour faire sortir l’IVG du code pénal de la Belgique[1]. Leur but est de « répondre juridiquement à la banalisation sociale de l’avortement ».

    Les conséquences pour les professionnels de santé seraient « dramatiques » : grâce à cette inscription au code pénal, le droit belge considère encore l’avortement comme un « acte particulier », permettant de fait aux professionnels de santé d’user d’une clause de conscience. « La dépénalisation de l’IVG menacerait directement cette clause de conscience en mettant l’acte abortif sur le même plan que n’importe quel autre acte médical »

    [1] Sortir l’avortement du code pénal belge ? Une question pas si neutre

    Sources: Objectiondelaconscience.org, Philippe Cappello (08/05/2018)

  • Comment la question de Dieu est-elle traitée au cinéma ?

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    De l'abbé Jean-Luc Maroy sur didoc.be :

    Dieu au cinéma

    Comment la question de Dieu est-elle traitée au cinéma ? On le pressent, Dieu ne se laisse pas capturer par l’image. Pourtant les histoires bibliques, la vie de Jésus, les faits de société, les enjeux de la vie morale, l’art lui-même, invitent à la production de films religieux qui tentent de rejoindre croyants et non-croyants dans leurs questionnements sur Dieu.

    Quelques points de repères historiques

    Si on regarde l’histoire du cinéma, pendant longtemps, les réalisateurs et producteurs présentent des films ou la dimension religieuse est naturelle, simple, en un temps où elle fait encore partie du quotidien des hommes. Elle imprègne le scénario, le jeu d’acteurs, et montre une société qui, du plus riche au plus pauvre, ne peut ignorer Dieu et les exigences de la vie morale. Les films de John Ford participent de ce courant. Dans Les raisins de la colère (1943), inspiré du roman de John Steinbeck, le réalisateur parvient à exprimer la dimension de la « grande âme du peuple », pauvre mais digne dans les épreuves.

    La Seconde Guerre mondiale va bouleverser la donne. Les années de privation et souffrance encouragent les films musicaux et de divertissement de qualité. Les années 1950 sont aussi celles des films historiques, du genre peplum, qui mettent en scène de grandes fresques bibliques, avec des moyens financiers considérables. Tout le monde a à l’esprit l’affiche du film des Dix commandements de Cecil B. De Mille (1956) avec Moïse (Charlton Heston), brandissant les Tables de la Loi pour les précipiter en bas de la montagne.

    Quelque chose est en train de se briser, c’est sûr, qui n’apparaîtra que plus tard : la Loi ne suffit pas, l’homme attend la grâce, et celle-ci n’arrive pas. Peut-être parce que Dieu, lui, attend la foi, qui naît du silence et de l’écoute, du repentir aussi sans doute… En attendant, mais on y reviendra, c’est « le vide » qui s’installe et Antonioni, au début des années 1960, l’a très bien évoqué avec L’Avventura (1960), La notte (1961), L’Eclisse (1962). La ruche bourdonnante de la société des Trente Glorieuses ne sait plus écouter, s’arrêter, prier… « On ne sait même plus prier » dira Alexandre dans Le Sacrifice de Tarkovski (1986). Fellini filme la « vanité », et les fêtes tourbillonnantes de la bourgeoisie romaine comme dans La dolce Vita (1960). Il faudra attendre les années 1980 pour voir surgir tout à coup nombre de films religieux comme Mission de Roland Joffé (1986), qui interroge la place de la religion dans la culture, l’histoire, la vie en société, et jusqu’au sens de la vocation...

    La figure de Jésus

    Les films qui mettent en scène Jésus ont une fortune variable ; qu’ils soient l’œuvre personnelle de cinéastes ou films controversés qui ne manquent pas de séduire (L’Evangile selon saint Matthieu de Pasolini, 1964 ; Jésus Christ superstar, de Norman Jewison, 1973) ou qu’ils correspondent davantage à une sensibilité religieuse populaire (Jésus de Nazarethde Zeffirelli, en 1977), aucun ne nie le mystère d’un homme en tous cas remarquable qui (au jugement du spectateur) pourrait être le Fils de Dieu. Il faudra attendre encore quelques années pour que la figure de Jésus soit actualisée avec des problématiques psychologiques, mais aussi sociales (Jésus de Serge Moati, 1999, inspiré du livre de Jacques Duquesne ou encore Son of Man de Mark Dornford, 2006). Des réalisateurs explorent alors « l’homme Jésus » au regard des progrès des sciences humaines mais en laissant parfois de côté sa nature divine. Ailleurs, nombre de personnages évoquent la figure du Christ, comme celui de John Coffey dans La ligne verte de Frank Darabont (1999), qui « absorbe » (et guérit) la souffrance des autres. Enfin, il y a aussi les relations de Jésus avec ses disciples avérés ou supposés, ce qu’évoque Risen de Kevin Reynolds (2016) ou Mary d’Abel Ferrara (2005).

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  • Mgr Michel Aupetit : "J'assume d'être descendu dans la rue pendant la Manif pour tous"

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    Mgr Michel Aupetit : "J'assume d'être descendu dans la rue pendant la Manif pour tous" 

    Mgr Michel Aupetit, archevêque de Paris, est l'invité de Léa Salamé lundi 7 mai à 7h50.

    "A 25 je pensais être médecin, fonder une famille, quelque chose de tout a fait habituel", explique Monseigneur Michel Aupetit, médecin de formation, qui poursuit sur la révélation de sa foi : "ça a été un combat spirituel : je me rappelle très bien, je suis tombé à genoux dans la salle à manger, je savais que ma vie ne m'appartenait plus du tout, c'est ça le vrai combat". 

    A propos des débats sur la bioéthique : "En étudiant la médecine, j'ai appris des questions d'internat, j'ai cru tout savoir, puis avec le premier patient , j'ai compris qu'il fallait que je soigne une personne". 

    Sur le projet de loi sur la PMA

    A propos de la PMA étendue à deux femmes : "Nous ne sommes là ni pour faire des lois ni pour faire changer d'avis (...) Il s'agit de définir deux sociétés, l'une basé sur l'individualisme où la clé, c'est l'autonomie, et une société de la fraternité basée sur les relations interpersonnelles. Après, les lois doivent-elles s'accorder au désir des personnes? Ici on ne peut pas savoir les conséquences sur un enfant. Cette situation là, les enfants en sont victimes, là on créé quelque chose, une situation." 

    Mgr Michel Aupetit, Archevêque de Paris, avait participé il y a 5 ans à la Manif pour tous : "J'assume absolument d'y être allé, j'étais juste à côté, je déjeunais dans une famille, j'ai dit aux gens j'y vais (...) Mais ce n'est pas moi qui organise ce genre de manifestations, ce n'est pas notre rôle du tout"

  • Karl Marx ? Je l'ai bien connu ! Il a été le pire ennemi des pauvres

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    De Nicolas Lecaussin (Bogdan Calinescu) sur FigaroVox (LeFigaro.fr) :

    « Karl Marx ? Je l'ai bien connu !»

    FIGAROVOX/HUMEUR - Ce 5 mai 2018, l'auteur du Capital aurait soufflé deux cents bougies. Exaspéré par les admirateurs du théoricien du communisme, Nicolas Lecaussin explique que sa pensée a été démentie par les faits.

    Roumain devenu Français, Bogdan Calinescu a vécu, adolescent, la dictature de Ceausescu. Son père était par ailleurs un intellectuel dissident. Aujourd'hui, Bogdan Calinescu publie en France sous le pseudonyme de Nicolas Lecaussin et dirige un think-tank libéral, l'Institut de recherches économiques et fiscales (IREF). Il a écrit de nombreux ouvrages, dont «Au secours, ils veulent la peau du capitalisme» et «L'obsession antilibérale française».

    Je me souviens très bien des cours de socialisme scientifique qu'en Roumanie (comme dans les autres pays «frères») on devait suivre obligatoirement au lycée -et aussi à l'université. Ce cursus faisait partie de l'enseignement politique qui contribuait à notre endoctrinement. Ce qu'on nous apprenait, c'était la théorie marxiste-léniniste.

    À l'époque, j'étais très loin de réaliser que toutes ces inepties autour du matérialisme historique, de la lutte des classes, de la dictature du prolétariat ou de la fin du capitalisme avaient condamné des peuples entiers à la misère et à l'abêtissement, tout en obtenant en Occident l'adhésion de beaucoup d'intellectuels.

    Les bêtises qu'on nous débitait plusieurs fois par semaine au lycée étaient bien tirées de la pensée marxiste-léniniste, appliquée à la lettre dans la Roumanie communiste.

    Précisons que les bêtises qu'on nous débitait plusieurs fois par semaine étaient bien tirées de la pensée marxiste-léniniste, appliquée à la lettre dans la Roumanie communiste. Car, contrairement à ce qu'ont pu soutenir les nostalgiques du communisme après l'effondrement de celui-ci en 1989, les désastres et les massacres perpétrés par les communistes n'ont pas été des déviations ou des perversions d'une autre pensée , «pure» et «généreuse». Les thèses marxistes et léninistes contiennent bien les germes essentiels du désastre de l'économie planifiée et du totalitarisme communiste.

    D'ailleurs, en sortant de mes cours de socialisme scientifique, je pouvais constater de visu les succès concrets (la «praxis» chère à Marx) de cette idéologie: la misère, les pénuries, la dictature, la répression, etc. La société communiste a montré clairement l'échec du marxisme et le fait que Marx s'est complètement trompé. En imposant la fin de la propriété privée et la dissolution de l'individu dans la masse, il a posé les bases du totalitarisme moderne.

    En imposant la fin de la propriété privée et la dissolution de l'individu dans la masse, Marx a posé les bases du totalitarisme moderne.

    L'auteur du Manifeste ne cachait pas son admiration pour la Terreur et considérait que la société socialiste et l'homme nouveau devaient être imposés par la force. Grâce à son anticapitalisme, la misère s'est généralisée. Celui qui n'était jamais entré dans une usine a voulu la fin des classes et les dictatures communistes lui ont strictement obéi en instaurant le génocide de classe: l'extermination des koulaks, des intellectuels, des religieux et de tous les autres «ennemis du peuple».

    Grâce au marxisme mis en pratique, j'ai vu la fin des classes en Roumanie, certes, mais la création d'une autre: dominante, exclusive, celle des apparatchiks qui étaient «plus égaux que d'autres». Ceux qui avaient accès à des magasins qui m'étaient interdits. Ceux qui bénéficiaient de leur propre cantine au siège du Parti. La dictature du prolétariat s'était transformée en dictature du Parti et de son oligarchie.

    La criminalité du marxisme a fait ses preuves sur tous les continents où cette idéologie a été adoptée car seule une dictature peut la mettre en pratique. Les dizaines de millions de morts du communisme ont été victimes de la solution radicale que Marx avait sans ambiguïté indiquée.

    Et ce n'est pas tout. Il suffit de lire les textes. Marx veut se débarrasser de «ces peuplades moribondes, les Bohémiens, les Corinthiens, les Dalmates, etc…» . Engels demande l'extermination des Hongrois. La supériorité raciale des Blancs est une vérité «scientifique» pour Marx. Ludwig von Mises rapproche par ailleurs les dix mesures d'urgence préconisées par Marx dans le Manifeste du programme d'Hitler: «Huit sur dix de ces points ont été exécutés par les nazis avec une radicalité qui eût enchanté Marx», écrit l'économiste autrichien en 1944.

    Pourtant , Dieu merci, depuis la publication du Manifeste et du Capital, l'histoire a évolué de manière différente par rapport aux prophéties de Karl Marx. Le capitalisme ne s'est pas effondré et l'économie de marché est la seule qui fonctionne, la seule qui a émancipé et enrichi le «prolétariat».

    S'il avait été honnête, Marx lui-même aurait pu le constater de son vivant : les faits démentaient ses prophéties.

    S'il avait été honnête, Marx lui-même aurait pu le constater de son vivant. Entre 1818, date de sa naissance, et 1883, celle de sa mort, les salaires des ouvriers ont doublé et le PIB par habitant en Angleterre a été multiplié par trois! Aujourd'hui, la richesse moyenne d'un habitant de la Rhénanie (Marx est né à Trèves) est vingt fois supérieure à ce qu'elle était en 1818! Malgré les deux guerres mondiales, et grâce au capitalisme.

    Karl Marx s'est complètement trompé. Tout ce que son idéologie a laissé, là où elle a été appliquée, ce sont des champs de ruines et des cadavres.

  • A propos de l’accès des conjoints luthériens allemands à la communion sacramentelle

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    Au point où en sont aujourd’hui la foi et la pratique eucharistiques dans l’Eglise, cette affaire passionne-t-elle vraiment les « fidèles » ?  Denis Crouan, sur son site « Pro Liturgia » montre que le geste du pape de  se dessaisir d’une  telle question n’est pas un geste neutre :

    Francois-delegation-deveques-allemands-Vatican-Rome_0_728_486.jpg« La visite au Vatican d’une délégation d’évêques allemands désirant exposer la question de l’admission à la communion eucharistique du membre non catholique d’un couple mixte a suscité bien des commentaires, dont celui de Lucas Wiegelmann du journal « Die Welt ». Il écrit : « La communication publique que fit, le soir même de la rencontre, la Conférence épiscopale allemande - communication bien rapide et chiche - a donné l’impression que la grande confrontation attendue à Rome n’a tout simplement pas eu lieu. (…) Une minorité d’évêques réunis autour du cardinal Woelki, archevêque de Cologne, avaient apporté leur argumentation, à savoir qu’une question aussi importante que celle de la compréhension du sacrement de l’Eucharistie, pierre d’achoppement entre catholiques et protestants depuis 500 ans, ne peut pas être réglée comme ça, en passant, par quelques évêques allemands. »
    Plus loin le journaliste de « Die Welt » précise que selon lui « le pape François accentue encore la perte d’autorité amorcée au Vatican, que toute cette affaire n’est qu’un coup d’épée dans l’eau, les différents concernant la communion eucharistique n’ayant toujours pas été réglés. »
    Mais le Pape aurait tout de même pris ce jour-là une décision aux lourdes conséquences : en effet, pas de décision, c’est aussi une décision ! Le déplacement du pouvoir de décision du siège romain vers les filiales a commencé : le pape Bergoglio démonte le magistère morceau par morceau. Une façon de faire comprendre qu’il n’a, au fond de lui-même, jamais partagé la foi catholique telle que maintenue et présentée par l’Eglise.

    D’après Kathnet (trad. MH/APL) ».

    Ref. Pro liturgia

    On ne partagera pas nécessairement la radicalité des conclusions exposées par « Pro Liturgia » mais il est un fait qu’au sujet de l’eucharistie, saint Thomas d’Aquin a notamment écrit dans la célèbre séquence de la Fête-Dieu, qui lui est attribuée :

    Ecce panis angelorum, voici le pain des anges

    Factus cibus viatorum, fait nourriture pour les voyageurs,

    Vere panis filiorum, vraiment pain pour les fils

    Non mittendus canibus, qui ne doit pas être donné aux chiens

    Manifestement le pape François insiste plus sur les deux premières lignes de la strophe, (le  caractère « viatique » de l’eucharistie miséricordieuse) que sur les deux suivantes: comme il l’a lui-même déclaré, ce sacrement « n’est pas un prix destiné aux parfaits mais un généreux remède et un aliment pour les faibles». Personne ne peut être a priori exclu: ainsi, pour des conjoints hétérodoxes comme pour les  divorcés remariés, l’accès pourra toujours se faire  «pour certains cas» au terme d'un chemin de «discernement». Par le biais notamment «d'un examen de conscience» avec un prêtre selon une «logique d'intégration» et non plus «d'exclusion». Voilà sans doute la raison pour laquelle le pape refuse de trancher d’une manière générale à partir d'une situation objective. On retrouve là en filigrane la mentalité de l’exhortation « amoris laetitia ».

    Plutôt que de prendre le risque d’abuser d’une casuistique complaisante, certains estimeront qu’il vaut mieux -par respect de la sainteté du sacrement- s’abstenir de poser un geste de communion contredit publiquement par un état de vie objectif contraire à la loi divine. Dans l'humilité de cette abstention, il reste possible de s’unir intensément au Seigneur par une communion de désir qui portera du fruit. Sur cette affaire, la conscience -dûment éclairée- a provisoirement le dernier mot mais en définitive seul Dieu sera juge.

    JPSC

  • Alfie Evans : le protocole "Liverpool deathway" ou la mort programmée des patients britanniques

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    ALFIE EVANS : « LIVERPOOL DEATHWAY », LA MORT PROGRAMMÉE DES PATIENTS BRITANNIQUES

     

    James Gallagher, journaliste et auteur britannique, met en lumière de nouveaux éléments sur les derniers jours d’Alfie Evans et sur les protocoles de fin de vie au Royaume-Uni.

    Mariella Enoc, directrice de l’hôpital romain Bambino Gesu, envoyée à Liverpool par le Pape, n’a pas été reçue par l’Hôpital Alder Hey, l’administration britannique y ayant vu l’ingérence d’« une puissance étrangère essayant d’interférer dans [ses] affaires ».

    La procédure de fin de vie d’Alfie Evans s’est déroulée selon le protocole « Death care pathway » du NHS[1]. Créée dans les années 1990 pour les patients cancéreux en phase terminale, cette « voie de soins » a rapidement été appliquée « à tous les patients jugés proches de la mort », avec même des « incitations financières de la part du gouvernement » pour atteindre les objectifs concernant le nombre de patients décédés. Avec ce « Liverpool Care Pathway », le médecin peut tout simplement décider d’arrêter les traitements d’un malade s’il le juge proche de la mort. « Le terme ‘traitement’ comprend l’oxygène, la nourriture et l’eau. Le patient affamé et déshydraté devient même incapable de demander de l’aide ou des soins. » Ainsi le jugement du médecin « devient une prophétie qui s’auto-réalise ». Beaucoup de personnes âgées redoutent leur admission à l’hôpital, par peur de ne pas en sortir vivantes, le protocole est même surnommé « Liverpool Deathway ».

    Le Daily Mail rapporte que, selon le Dr Patrick Pullicino, professeur de neurosciences cliniques à l’Université du Kent, un tiers des patients décédés à l’hôpital meurent via ce protocole, soit environ 130 000 personnes par an. Le médecin s’est un fois battu avec l’administration pour retirer du Liverpool Care Pathway un homme de 71 ans souffrant de pneumonie et d’épilepsie. Il avait été condamné à ce protocole, contre la volonté de sa famille, par un médecin suppléant de week-end. Dès sa guérison, quatre semaines plus tard, l’homme a pu rentrer chez lui.

    Dans le cas particulier des enfants, on assiste à l’installation d’un véritable « déni de l’autorité parentale », qui « révèle à quel point la médecine s’est éloignée de ses racines nobles et du serment d’Hippocrate ». C’est un peu comme si l’hôpital disait : « les enfants nous appartiennent maintenant ; vous, les parents et les tuteurs, avez seulement des droits subsidiaires, le cas échéant ».

    Concernant Alfie, l’hôpital avait donc tout à gagner à empêcher à tout prix le retour à domicile du petit garçon. « Une fois qu’ils ont décidé qu’il devait mourir, Alder Hey a fait appel à la police pour empêcher les parents d’apporter tout ce dont Alfie (et Kate et Thomas) pouvaient avoir besoin ». Les parents ont été fouillés systématiquement pour vérifier qu’ils ne tentaient pas d’apporter en cachette de l’eau à leur fils qui se déshydratait à vue d’œil. La première nuit, « Thomas a partagé sa propre salive avec son petit garçon pour tenter de le garder hydraté ». L’hôpital a alors retiré le divan de la chambre pour forcer les parents à dormir par terre et les inciter à rentrer chez eux…

    Les parents de Charlie Gard, petit garçon décédé en août dernier à 11 mois à Londres, se sont heurtés exactement au même mur. Dans une longue lettre de soutien aux parents d'Alfie Evans, ils expliquent : « Lorsqu'un parent emmène son enfant à l'hôpital, il perd plus de droits qu'il ne le croit. (…) La loi britannique est incohérente et prive les parents des décisions qui devraient être prises par eux ». Chris Gard et Connie Yates, les parents de Charlie, militent activement pour changer la loi britannique et soutenir les parents dans les batailles juridiques contre les hôpitaux, la « Charlie’s law ». « Les gens pensaient que le cas de Charlie était unique, mais le fait que le cas d'Alfie suive si rapidement montre que ce n'est pas le cas ».

    Dans sa dernière déclaration publique, James Gallagher explique que « Thomas Evans donnait l’impression qu’un otage lisait un message écrit par ses ravisseurs. La langue utilisée n’était pas typique de Thomas. Et plusieurs phrases étaient presque identiques à celles trouvées dans la déclaration de l’hôpital ». Dans ce message, le père remerciait l’hôpital pour son professionnalisme et demandait à tous ses soutiens de rentrer chacun chez eux. C’était une tentative de conciliation avec l’hôpital pour avoir plus de chance d’obtenir le retour à la maison de leur petit garçon. Mais l’hôpital n’avait pas dit son dernier mot, car Alfie est décédé trente-six heures plus tard, à l’hôpital. Et selon la presse italienne, il aurait même reçu quatre injections de médicaments deux heures avant son décès, comme si l’hôpital avait tout fait pour que le décès n’ait pas lieu à la maison. Charlie Gard non plus n’avait pas eu le droit de mourir à la maison, malgré les demandes insistantes de ses parents…

    [1] National Health Service, système de santé britannique.

    Sources: Get West London, Alsion Smith-Squire & Qasim Peracha (01/05/2018); Zenit, Anita Bourdin (03/05/2018)

  • Quand le pape François sème la confusion à propos de l’intercommunion entre catholiques et protestants

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    De Jeanne Smits sur le site "Réinformation TV" :

    Le cardinal Eijk dénonce l’absence de réponse du pape François sur l’intercommunion : la grande apostasie ?

    Le cardinal Willem Jacobus Eijk, archevêque d’Utrecht aux Pays-Bas, est allé ce me semble plus loin que n’importe lequel de ses confrères à ce jour, même les plus critiques envers la confusion qui émane du siège apostolique, en commentant l’absence de réponse définitive du pape François après l’interpellation de la Congrégation pour la Doctrine de la foi sur la question de la communion pour les conjoints protestants de catholiques allemands. Dans une tribune publiée en anglais sur le blog d’Edward Pentin par The New Catholic Register, le cardinal néerlandais fait une référence remarquée à l’article 675 du Catéchisme de l’Eglise catholique auquel il dit ne pas pouvoir ne pas penser : c’est l’article qui parle la grande apostasie qui touchera l’Eglise elle-même, cette grande épreuve dont nous semblons proches, à moins que le cardinal ne pense que nous y soyons déjà… Jugez plutôt :

    « Observant que les évêques, et surtout, le Successeur de Pierre, échouent à maintenir et à transmettre fidèlement et dans l’unité le dépôt de la foi contenu dans la Tradition sacrée et l’Ecriture sainte, je ne peux m’empêcher de penser à l’article 675 du Catéchisme de l’Eglise catholique : “Avant l’avènement du Christ, l’Eglise doit passer par une épreuve finale qui ébranlera la foi de nombreux croyants. La persécution qui accompagne son pèlerinage sur la terre dévoilera le ‘mystère d’iniquité’ sous la forme d’une imposture religieuse apportant aux hommes une solution apparente à leurs problèmes au prix de l’apostasie de la vérité.” »

    On peut retourner le propos comme on veut, c’est une accusation claire et nette qui vise non seulement les cardinaux et évêques qui préconisent une pastorale en contradiction avec la foi de l’Eglise, mais jusqu’au pape lui-même, explicitement.

    Le cardinal Eijk fait référence à la grande apostasie avant l’avènement du Christ

    Rappelons la séquence des événements. Fin février, les évêques d’Allemagne approuvaient – à une large majorité – l’accès à la communion des époux protestants dans les couples mixtes. Début avril, sept évêques d’Allemagne se sont dressés contre ce projet en saisissant la Congrégation pour la Doctrine de la foi, affirmant qu’il était illégal et que l’ensemble des évêques du pays n’y souscrivaient pas. Vers la mi-avril, le pape François lui-même a opposé un net refus à cette « assistance pastorale » proposée aux couples mixtes en apposant sa signature à la réponse de la Congrégation pour la Doctrine de la foi – c’est du moins ce qu’affirmait l’agence d’informations catholique autrichienne kath.net. Une fermeté surprenante, eu égard aux signaux contraires que le pape François a multipliés au cours de ces dernières années.

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  • "L'avortement met quand même fin à une vie" concède le bourgmestre de Welkenraedt...

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    Lamentable : tous les responsables politiques de la région de Verviers contactés par l'Avenir sont favorables à la sortie de l'avortement du code pénal, y compris Marc Elsen (cdH) que l'on croyait plus attentif à la préservation de la vie humaine (à voir ici et ici).

    Au milieu de toutes les platitudes et des arguments sempiternellement ressassés, il est intéressant de relever ce propos du bourgmestre de Welkenraedt (Jean-Luc Nix MR) qui affirme benoitement "qu'il ne faut pas minimiser la chose (l'IVG), en pratiquer une est un acte important, qui  doit rester un cas exceptionnel. Il met quand même fin à une vie, en fait…".

    Ah bon ! "quand même"...

  • Vers une reconnaissance des unions « gays » par l’Eglise catholique ?

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    On a pu lire ici que Mgr Jozef De Kesel, cardinal-archevêque de Malines et Bruxelles est pour une reconnaissance symbolique des unions homosexuelles par l’Eglise. Pour la distinguer du sacrement de mariage, cette bénédiction s’appellerait « célébration de remerciement » ou « célébration de prière »: remerciement ou prière pour quoi ou pour qui ? Là, le cardinal n’est pas beaucoup plus clair que le pape François dans son exhortation sur l’accès des divorcés remariés à la communion sacramentelle.

    Qu’il soit permis de lui préférer la clarté d’expression de son prédécesseur à la tête de la primature de l’épiscopat belge. Sur ce sujet, Mgr Léonard, interrogé lors d’une conférence donnée à l’Université de Liège le 28 janvier 2015, avait fait la réponse suivante :

    "-Quelle est la position de l’Eglise vis-à-vis des homosexuels qui souhaitent voir leur union bénie par l’Eglise ?

    - L’amitié est plus large que l’amour sous sa forme sexuelle et il y a un langage de la sexualité, non pas parce qu’on y parlerait nécessairement beaucoup mais parce que, par elle-même, elle dit l’union des époux et l’ouverture à la vie. J’ai peu parlé tout à l’heure de cette dimension de la sexualité : l’ouverture à la vie, la fécondité, l’importance des enfants. Je signale que le synode [extraordinaire des évêques réunis à Rome du 5 au 19 octobre 2014, ndB], dans son dernier paragraphe, a invité à une relecture positive, bienveillante et fructueuse de l’encyclique « Humanae vitae ». J’ai trouvé cela assez original et c’était proposé par des gens desquels je ne me serais pas attendu à ce qu’ils fassent une publicité pour cette encyclique. Je ferme la parenthèse.

    Pour en revenir au langage, je trouve que si l’on emploie celui de la sexualité, il faut en respecter la grammaire. Quand je parle français, j’essaie de respecter la grammaire française, pas toujours mais alors je reconnais que je fais une faute. Quand je parle néerlandais, j’essaie de respecter la grammaire du néerlandais. Je n’y arrive pas toujours et je reconnais que je fais une faute parce que je ne respecte pas la grammaire de ce langage. Or, la grammaire de la sexualité, dans l’espèce humaine comme dans toute la nature, c’est la différenciation et la polarité du masculin et du féminin. Si l’on veut avoir des petits veaux, il faut tout de même avoir une vache et un taureau…ou un vétérinaire, enfin vous me comprenez ! La sexualité c’est, comme le nom l’indique : secare (couper), section, secteur, sexe, sécante : elle repose sur la polarité du masculin et du féminin.

    Je vous dis en résumé ce que je dis en une heure ou deux quand je rencontre des personnes dans ce cas. Quand j’ai été professeur à Louvain, j’ai tout de même consacré un certain nombre de soirées à accompagner des étudiants dans cette situation et je les ai aidés à comprendre que, comme chrétiens en tout cas, ils étaient invités et je les invitais au nom du Seigneur à respecter, avec sa grâce, le langage de la sexualité. Et, s’ils aimaient une personne du même sexe, où il n’y a pas cette complémentarité que requiert la sexualité par sa définition même, je leur recommandais : eh bien, essaie de vivre dans la chasteté et si tu as un garçon, car c’était souvent des jeunes, que tu aimes beaucoup, vis avec lui une amitié, mais comme beaucoup de gens vivent une amitié. Moi, j’ai de l’amitié pour beaucoup de gens, hommes et femmes, je l’exprime affectivement mais pas sexuellement parce que ce n’est pas dans la manière dont je suis appelé à vivre la sexualité. Je la vis autrement, sur un autre registre. Donc, j’invitais ces personnes, avec patience, respect et délicatesse, à respecter le langage de la sexualité et à ne pas exprimer sexuellement leur amitié pour un autre homme, ou une autre femme dans le cas des filles, en découvrant que le langage affectif est plus large que le langage sexuel.

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  • Le pape François ne décidera pas dans le différend allemand sur l’accès des époux protestants à la communion

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    D'Anne-Bénédicte Hoffner sur le site du journal La Croix :

    Accès des conjoints luthériens à la communion : aux évêques allemands de trouver un accord

    Jeudi 3 mai à Rome, six évêques allemands (dont deux cardinaux) ont rencontré plusieurs hauts responsables de la Curie pour décider de la suite à donner à leur proposition d’autoriser, sous condition, un conjoint luthérien d’accéder à la communion.

    « Le pape François apprécie l’engagement œcuménique des évêques allemands et leur demande de trouver un accord aussi unanime que possible », indique le communiqué du Saint-Siège.

    « Lors de la conversation en allemand, Mgr Luis Ladaria (ndlr : préfet de la congrégation pour la doctrine de la foi), a indiqué que le pape François apprécie l’engagement œcuménique des évêques allemands et leur demande de trouver un accord aussi unanime que possible dans l’esprit de la communion ecclésiale. »

    En quelques mots soigneusement pesés, la salle de presse du Saint-Siège résume une réunion qui a duré plus de trois heures… Jeudi 3 mai à Rome, une délégation de six évêques allemands a rencontré de hauts responsables de la Curie romaine – responsables de la congrégation pour la doctrine de la foi, du conseil pour la promotion de l’unité des chrétiens et du conseil pour les textes législatifs. L’objet de cette réunion ? « Aborder la question d’un éventuel accès à l’eucharistie pour les époux non catholiques au sein des mariages mixtes ».

    « À la demande du pape François »

    En effet, le 22 février, la Conférence des évêques allemands a annoncé, au terme de son Assemblée plénière, a adopté « après d’intenses débats » un projet de texte sur la possibilité pour les couples luthéro-catholiques de participer ensemble à l’eucharistie. « Plus des trois quarts des membres de la conférence épiscopale allemande ont approuvé le texte », rappelle le communiqué de presse. Mais « un nombre non négligeable d’évêques n’ont pas été en mesure de donner leur consentement, pour diverses raisons ».

    Estimant que ce projet viole « la foi catholique et l’unité de l’Église », sept d’entre eux ont même écrit au préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi, Mgr Luis Ladaria, et au cardinal Kurt Koch, président du Conseil pontifical pour la promotion de l’unité des chrétiens, pour leur demander leur « aide » et « des éclaircissements ».

    « À la demande du pape François, une réunion de quelques évêques avec les hauts responsables du Saint-Siège » a donc été décidée et programmée pour le 3 mai. Deux des signataires faisaient partie de la délégation.

    « Atmosphère cordiale et fraternelle »

    Lors de cette dernière, dont la salle de presse du Saint-Siège précise qu’elle s’est déroulée « dans une atmosphère cordiale et fraternelle », « différents points de vue ont été discutés dans la conversation, tels que le rapport de la question à la foi et la pastorale, sa pertinence pour l’Église mondiale et sa dimension juridique », indique le communiqué de presse. « Mgr Ladaria informera le Saint-Père du contenu de la conversation ».

    « Le pape renvoie les évêques à leur discussion », analyse le rédacteur en chef de KNA sur le site d’information de l’Église allemande, katholisch.de. « Ni "oui", ni "non" : le pape François lui-même ne décidera pas dans le différend allemand sur l’accès des époux protestants à la communion. Il a une vision différente pour son Église ».

    « En appelant à une solution unanime, François responsabilise les deux parties. Et il précise que l’unanimité dans l’Église exige plus d’une majorité des trois quarts », note-t-il encore, voyant comme une « heureuse coïncidence » la publication au même moment par la Commission théologique internationale d’un texte « sur la synodalité » rédigé en italien et pas encore traduit.

    « Aucune conférence de presse, ni interview ni déclaration des participants n’est prévue », a précisé de son côté le porte-parole de la conférence épiscopale allemande.

  • Une reconnaissance symbolique de l'Eglise pour les couples homosexuels ? Mgr De Kesel y serait favorable...

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    Du site 7 sur 7.be

    Une cérémonie catholique alternative pour les unions homosexuelles?

    Le cardinal Jozef De Kesel estime que l'Eglise catholique doit avoir davantage de respect pour les couples gay, lesbiens et bisexuels, en ce compris dans l'expérience de leur sexualité, rapportent samedi plusieurs journaux flamands. L'archevêque de Malines-Bruxelles réfléchit également à une célébration de prière pour sceller une relation homosexuelle.

    Avec cette façon de penser, le cardinal belge va au-delà de la position officielle de Rome, qui est d'avis que les homosexuels ne devraient pas avoir de relations sexuelles. Jozef De Kesel a confié cette vision des choses lors d'un récent entretien avec cette communauté.

    Rencontre et dialogue

    Une petite délégation d'un groupe de travail de personnes homosexuelles de Malines lui avait demandé une entrevue, ce qu'il avait accepté volontiers, précise samedi matin son porte-parole Geert De Kerpel.

    L'union homosexuelle et l'Église

    L'archevêque de Malines-Bruxelles les a alors écoutés, leur a exprimé sa préoccupation pour leur bien-être et leur a dit son respect, poursuit le porte-parole. Il a aussi essayé de répondre à leurs questions. Dans ce cadre, le cardinal a également abordé leur relation, en la différenciant d'un mariage chrétien entre un homme et une femme. Il s'agissait bien d'une rencontre personnelle, souligne encore son porte-parole.

    Reconnaissance symbolique

    Jozef De Kesel souhaiterait à présent répondre à la demande de croyants homosexuels de pouvoir bénéficier d'une reconnaissance symbolique de l'Eglise comme couple. Malgré son progressisme, un mariage religieux parait toutefois aller un pont trop loin pour l'archevêque de Malines-Bruxelles. Il ne voit pas non plus d'un bon oeil une "bénédiction" ecclésiastique car elle ressemblerait trop à celle d'un mariage.

    Une "célébration de remerciement"?

    "S'il y a une certaine retenue dans le point de vue de l'Eglise, c'est pour préserver d'autant plus la grande valeur du mariage et de la famille", ajoute Geert De Kerpel. Si les homosexuels veulent malgré tout un symbole de la part de l'Eglise, le cardinal pense plutôt à une "célébration de remerciement" ou une "célébration de prière". Un échange d'alliances ne serait par contre pas possible, selon lui.

    On devine que ces positions "ouvertes", qui vont au-delà de ce que l'Eglise romaine concède, réjouissent des commentateurs comme Christian Laporte (dans la Libre) qui applaudit à chaque fois qu'hier Mgr Danneels ou qu'aujourd'hui Mgr De Kesel semble aller dans le sens d'un libéralisme de plus en plus manifeste. Le chroniqueur de la Libre se complaît bien évidemment à souligner le contraste de ces ouvertures avec l'enseignement strictement catholique de Mgr Léonard...