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Débats - Page 665

  • La liturgie traditionnelle n’est pas une alternative à la liturgie réformée

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    negri_paglia.jpgC’est ce que le nouvel archevêque de Ferrare, Mgr Negri, vient de rappeler aux fidèles « traditionalistes » dans une homélie lors du pèlerinage de pentecôte au sanctuaire de Notre-Dame du Poggetto. Extrait du document publié dans « La Lettre Liturgique“ n° 390 du 4 Juin 2013:

    «  (…) La grâce de l’Église, vous la vivez à la source de la Foi qu’est l’Eucharistie, la célébration liturgique. Par la prudente et grande miséricorde de Benoît XVI, vous la puisez auprès d’un des deux grands trésors de la liturgie de l’Église, la liturgie traditionnelle. Celle-ci n’est pas une alternative à la liturgie réformée par le concile Vatican II mais exprime tout son caractère aux côtés de la liturgie réformée, en toute dignité, en toute liberté et en pleine responsabilité.

    Benoît XVI l’a énoncé avec une clarté admirable dans le Motu Proprio. Il a voulu accroître la possibilité de vivre des richesses de la liturgie de l’Église et a demandé pour cela à toute l’Église, à commencer par les évêques, de se montrer respectueux de son intention d’augmenter les trésors de l’Église, en favorisant l’accès à ce bien antique à ceux qui en ressentent légitimement le désir et souhaitent le vivre pleinement pour la vérité de la Foi et de la mission d’aujourd’hui. Incontestablement, le Pape a ainsi dépassé la fausse et inacceptable opposition entre l’ancien et le nouveau, rompant avec cette herméneutique de la discontinuité entre ce qui existait avant le Concile et ce que le Concile a annoncé, et ce que la mise en œuvre du Concile a douloureusement produit pour notre époque. Il y a une unique Église du Seigneur, à laquelle l’Esprit a donné de traverser des moments différents : le concile Vatican II a été un moment d’extraordinaire importance, même s’il a représenté un grand défi pour le développement de l’Église.

    Vous utilisez donc cette liturgie, et je suis heureux que vous le fassiez dans ce diocèse dont je suis depuis peu l’archevêque. Vous ne le faites pas contre quelqu’un ou pour affirmer des opinions mais pour vivre le mystère de l’Église selon la profondeur et la vérité que vous retenez avoir le devoir et le droit de pratiquer. Et l’Église permet aussi cela. Benoît XVI, et je ne suis pas habitué à parler en l’air, a manifesté une vraie miséricorde pastorale en mettant cette possibilité au service de la Foi de chaque chrétien et de petits groupes qui n’ont même pas besoin d’être quantifiés numériquement : les groupes stables sont composés de tous les fidèles qui ont le droit et le devoir de bénéficier de cette liturgie. Vous l’avez à portée de main et l’Église vous permet de la pratiquer en toute liberté. (…)

    Comme ceux de la liturgie réformée, pratiquez l’ancienne liturgie pour vous. Pour la vérité de votre Foi. Pour la vérité de votre Charité. Pour donner une impulsion à votre mission. Ce sont deux trésors pour un même peuple. Et ce peuple unique et mature se nourrit de la Foi précisément s’il sait vivre la liberté que l’Église lui accorde. Or cette liberté liturgique, non seulement l’Église la concède mais elle la garantit aussi.

    N’ayez pas des opinions à défendre ou à opposer aux autres. L’archevêque de Ferrare et Comacchio n’est ni le gardien ni le propagateur d’aucune opinion que ce soit. Il n’a qu’une opinion : la vérité du Seigneur, l’Évangile, la Tradition de l’Église, le Magistère du Saint-Père et, en union avec celui-ci, son propre magistère.

    Voici le cadre dans lequel Benoît XVI a promulgué le Motu Proprio. Je fais partie des évêques, à dire la vérité pas si nombreux que cela, qui en ont retiré un approfondissement de leur propre identité au regard de l’expérience de Dieu. C’est une grandeur non seulement pour ceux qui le pratiquent mais aussi pour toute l’Église.

    De ce fait, et je conclus, vous devez toujours rechercher la majeure participation à la vie de la communauté ecclésiale. Cette pratique ne vous soustrait pas à la vie de la communauté et encore moins à la difficile mais belle réalisation de la communion ecclésiale  (…).

    Extrait du Commentaire de « La Lettre Liturgique » :

    Mgr Negri, très proche du mouvement Communion et Libération, est un grand ami du cardinal Biffi, ancien archevêque de Bologne, du cardinal Scola, archevêque de Milan, du cardinal Caffarra, archevêque de Bologne, qu’il est lié à Mgr Moraglia, patriarche de Venise, au cardinal Piacenza, Préfet de la Congrégation du Clergé, en un mot qu’il fait partie des prélats italiens dits « de restauration », parmi lesquels il est peut-être le plus décidé dans ses propos. Sa liberté de parole est semblable à celle de Mgr Dominique Rey, évêque de Fréjus-Toulon (…).

    Référence : Notre lettre 390 publiée le 4 juin 2013

  • Université de Liège, 19 juin 2013 : « Eclipse de Dieu, éclipse de l’homme »

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    Rencontre de clôture du cycle de lunch-débats organisé à l’Université de Liège sur le thème "les droits de l'homme en péril" par le Groupe de réflexion sur l’éthique sociale et le Cercle inter-facultaire de l’Union des étudiants catholiques de Liège. 

     Mercredi 19 juin 2013 à 18 heures

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    à l'Université de Liège

    Place du XX août, 7, 1er étage (Salle des Professeurs)

    Eclipse de Dieu, éclipse de l’homme

     
    par     

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    Rémi BRAGUE   

    Professeur ordinaire à l'Université de Paris I Panthéon-Sorbonne et à la Ludwig-Maximilian Universität de Munich ,  Membre de l'Institut de France ,  Prix 2012 de la Fondation Ratzinger-Benoît XVI .  

     Rémi Brague vient de publier aux éditions Flammarion un essai (1) sur l’antihumanisme contemporain, ses causes, son histoire, ses origines et il s’interroge sur ce qui justifie un projet humaniste.

    L’homme n’est pas encore mort, mais il est mal en point : destitué de ses privilèges sur l’animal, désormais considéré comme « une menace globale pour la vie », c’est la légitimité même de sa présence sur Terre qui en vient à être mise en question. Dans ce vaste « détricotage de l’humanisme », Rémi Brague, grand connaisseur de la philosophie grecque et des religions, s’intéresse particulièrement à l’étape de l’humanisme « exclusif », fondé au XIXe siècle sur l’exclusion du divin. Car c’est en voulant penser l’homme hors de toute transcendance que la pensée moderne s’est, selon lui, mise dans l’incapacité de justifier son existence.

    (1) Rémi Brague, « Le propre de l’homme. Sur une légitimité menacée ». Flammarion 2013, 272 pages, 19 € . Pour un commentaire détaillé de cet ouvrage, cliquez ici : Lettre ouverte aux humanistes à propos du livre d'un vieil ami

    La rencontre du 19 juin avec Rémi Brague aura lieu à la Salle des Professeurs dans le bâtiment du Rectorat de l’Université de Liège, Place du 20 Août, 7, 1er étage (accès par l’entrée principale, parcours fléché). Horaire : apéritif à 18h00 ; exposé suivi d’un lunch-débat : de 18h15 à 20h30.

    Inscription obligatoire avant le 17 juin 2013. Téléphone 04.344.10.89   ou e-mail info@ethiquesociale.org . P.A.F. : 10 €,  à régler sur place. L'accès à la salle ne peut être garanti  aux personnes qui ne s'inscrivent pas au préalable 

  • "Un jour d'après" ou le salutaire coup de gueule d'un blogueur après la MPT etc.

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    Nous prenons la liberté de reproduire cette note intitulée "Un jour d’après" qui dit, avec beaucoup de justesse, même si c'est de façon directe et parfois très verte (pour ne pas dire davantage), le malaise que l'on peut éprouver au lendemain des évènements auxquels on vient d'assister en France à propos du "mariage gay" :

    PAR ICATHO 06/04/2013 

    Ce n’est rien de dire que ces derniers mois, ces derniers jours, je me suis senti déchiré. Déchiré comme jamais, entre la volonté de défendre la famille, et l’amour du prochain.

    Je sais que je ne suis pas le seul.

    J’aime ce que dit l’Église, de l’homme, et de la femme. J’ai honte, comme citoyen, de la farce ridicule qu’on a appelée "débat", honte comme républicain de l’humiliation faite par quelques abrutis zélés aux représentant des religions à l’assemblée. Honte, comme héritier de la révolution, qu’on utilise des flics à jouer les milices de la pensée. Voir des jeunes qui lisent des poètes autour de bougies traités comme la plupart des dealers de shit ne le seront jamais. Et pas le couplet sur tu sais pas ce que c’est, je suis né et j’ai grandi dans un de ces quartiers abandonnés même par les socialistes, et qu’on cache derrière des sigles dans lesquels il y a toujours "prioritaire".

    Je passe chaque jour devant le Cese, et je me demande comment ces gens peuvent ne pas crever de honte d’avoir chié sur la tête de 700 000 de leurs concitoyens.

    Mais je sais aussi, il est vrai, que tout le monde n’est pas motivé uniquement par la défense de l’altérité. Que de la haine en barre s’est déchaînée, et oui, j’ai entendu beaucoup le mot "pédé".

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  • Nous n'avons pas à tenir un langage politiquement correct

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    Lu ICI

    Les chrétiens doivent avoir le courage de la « vérité contre l’hypocrisie et le langage socialement éduqué, car l’hypocrisie est le langage de la corruption ». Le chrétien doit se faire porte-parole de la « vérité de l’Evangile avec la même transparence que celle des enfants ». C’est ce qu’a demandé le Pape François mardi matin durant la messe célébrée dans la chapelle de la Maison Sainte Marthe au Vatican, en présence de la présidente de la Radio Télévision Italienne, Anna Maria Tarantola, et de son directeur général Luigi Gubitosi, leurs familles, ainsi que des employés de la Bibliothèque du Vatican.

    « Quand Jésus parle à ses disciples, il dit : « Que votre manière de parler soit Oui, oui ! Non, non ! », tenait à souligner le Pape, pour qui « l’hypocrisie n’est pas un langage de vérité ». « Ceux-ci ( en se référant à ceux qui utilisent un langage politiquement correct) veulent une vérité soumise à leurs propres intérêts ». « Ils sont eux-mêmes victimes, expliquait-il, « de l’idolâtrie narcissique qui les porte à trahir les autres, et les porte à commettre des abus de pouvoir à l’encontre de ceux qui ont confiance en eux ». Et le Pape d’encourager à repousser la vanité, cette faiblesse qui fait que l’on aime les compliments, qui ne sont que « langage persuasif qui porte au contraire à l’erreur, au mensonge ».

    L’homélie de ce mardi, dans la continuité de celle de lundi matin sur la corruption, partait du texte de l’Evangile qui nous raconte les questionnements des pharisiens à Jésus au sujet du tribut à verser à César.

  • Liberté, égalité, parenté : une mise au point de participants belges à la Manif pour Tous

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    La Libre publie aujourd'hui une réponse à la publication, dans le même journal, d'une opinion parue le 28 mai dernier :

    Liberté, Egalité, Parenté

    Société Le mariage pour tous, c’est un changement de civilisation". Le mot pourra paraître excessif, et pourtant il n’est pas de Frigide Barjot mais de Christiane Taubira, la ministre de la justice française qui a donné son nom à la loi légalisant le mariage homosexuel. Et nous ne pouvons qu’approuver. La légalisation du mariage homosexuel pose plusieurs questions fondamentales pour lesquelles un débat de fond s’imposerait. Peut-on par exemple réduire le mariage à "simplement" un contrat entre deux être qui s’aiment et oublier qu’il est l’acte fondateur d’un foyer, d’une famille ? Les couples homosexuels, au-delà de leur amour, du respect qui leur est dû et à leur aspiration légitime à ce respect ont-ils vocation à fonder un foyer et à la parenté ? A l’instar de ce que disent de nombreuses personnes homosexuelles (comme par exemple "Homovox" ou "plus gay sans mariage"), des couples "différents" et se revendiquant comme tels ne devraient t’ils pas jouir de droits différents ? Mais surtout, surtout, remplacer la filiation biologique par une filiation "sociale", priver potentiellement un enfant de l’amour d’un père ou de l’amour d’une mère est-il justifiable, quelle que fût la cause servie ?

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  • MPT : la réponse de l'abbé Grosjean à Thierry Peltier

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    Sur Mediapart, l'abbé Grosjean répond à la lettre de Thierry Peltier que nous avons répercutée sur belgicatho pour y susciter un débat franc et ouvert sur la question (voir ICI, , et encore ICI, et encoresans oublier cette note, ni celle-ci) :

    En Actes et en Vérité

    Thierry est un catholique belge, qui a publié sur médiapart une « Lettre ouverte à l’Abbé Grosjean et à ceux qui le suivent », me reprochant la façon dont j’ai pu prendre part, avec de nombreux autres prêtres, et à la suite de nos évêques, au débat autour de la loi Taubira. Nous avons prévu de nous voir bientôt, pour un dialogue franc. En attendant, voici ma réponse. 

    Cher Thierry,

    J’ai bien lu votre longue lettre. Je vous remercie de votre franchise et je voudrais vous répondre avec la même franchise. Non pas seulement pour moi dans l’échange personnel que je vous ai proposé, ou pour ceux qui partagent vos questions, mais aussi pour tous ceux qui ont pu se sentir blessés ou incompris par la publication de votre message.

    Tous vos arguments ne révèlent au fond qu’une seule chose : c’est que la caricature permanente qu’on a tenté de faire peser sur le débat du mariage pour tous, depuis le début, a fini par susciter de vraies incompréhensions. Même entre nous, entre frères chrétiens. Je ne vous demande pas d’être d’accord avec moi dans ce débat ; mais je vous demande juste, en frère, de faire l’effort de dépasser les mensonges les plus absurdes et d’essayer de me comprendre…

    Pour mieux éviter de répondre à nos questions, une majorité politique mal à l’aise a tout fait pour nous diaboliser. Je le déplore, mais c’est ainsi. En revanche, qu’un catho cède à cette diabolisation, c’est bien le comble. Et pour tout vous dire, cela me blesse profondément. Comment pouvez-vous me faire tenir des propos que je n’ai jamais eus ? Me prêter des intentions qui sont si loin de ce dont j’ai témoigné ? Jamais je n’ai traité les homosexuels en bouc émissaire ; au contraire, je n’ai cessé de rappeler que chaque personne devait être aimée et respectée. Où avez-vous lu ces mots que je n’ai jamais dits ? Vous évoquez le procès du Christ : à sa suite, nous avons été jugés par un pouvoir sans justice, qui ne voulait pas entendre. Ne vous faites pas procureur à votre tour sans répondre à sa question ! « Si j’ai mal parlé, montre où est le mal... Mais si j’ai bien parlé, pourquoi me frappes-tu ? »

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  • Poursuivons le débat : Pascal de Roubaix répond à Thierry Peltier

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    Nous poursuivons le débat en publiant cette :

    Réponse à M. Peltier dont la lettre ouverte à un prêtre militant contre le mariage « gay » a fait les choux gras d’un site d’extrême gauche très à la mode.(MEDIAPART)

    Monsieur,

    Je n’ai d’autre vocation à répondre à votre lettre que celle de concitoyen belge désespéré par vos propos.

    Sur la personne d’abord :

    D’après vos propres dires vous ne connaissez pas bien du tout l’abbé auquel vous vous attaquez, or, à la surprise du lecteur, vous lui reprochez (avec très peu de charité), des attitudes et des manquements qui supposent que vous connaissez non seulement ses faits et gestes, mais l’ensemble de sa démarche et même ses pensées et intentions.  Ceci signifie clairement qu’ou bien vous avez menti en disant que vous le connaissez mal, ou bien toute votre lettre n’est qu’un pur procès d’intention. Inutile de vous dire que c’est cette seconde alternative qui a la faveur de l’observateur critique.

    Sur le fond ensuite :

    Premier argument, selon vous, un prêtre catholique n’a pas à se prononcer pour les homosexuels non-chrétiens pour la simple raison qu’ils ne sont pas chrétiens !   C’est une plaisanterie ? Vous vous considérez comme ouvert et progressiste mais un prêtre ne peut pas donner de conseils ou même expliquer ses convictions à des non chrétiens ?

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  • Homoparentalité et dynamitage de l'ordre biologique

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    “Homoparentalité” : la piste des cellules souches

    Article rédigé par Pierre-Olivier Arduin, le 31 mai 2013 pour Liberté Politique

    Les personnes homosexuelles n’ont aucun pouvoir de procréation entre elles, leur « relation » étant par définition stérile. Comment les lobbies homosexuels veulent-ils satisfaire le « droit à l’enfant » qu’ils revendiquent pour leurs membres ? Comment souhaitent-ils faire abstraction de la complémentarité des sexes et mettre en oeuvre ce « droit à l’enfant » en le déconnectant de la sexualité ?

    LA REPONSE à ces questions tient essentiellement dans le recours aux techniques de procréation artificielle qui ont multiplié à l’infini les possibilités d’engendrer. Le droit à la fabrication artificielle d’enfants est la condition indispensable pour rendre effectif ce droit à l’enfant.

    Le terme d’une construction

    Avec l’assistance médicale à la procréation, l’enfant n’est plus fondamentalement un don à accueillir mais le terme d’un projet de construction volontariste.  Pourquoi se priver de ces moyens pour satisfaire à présent le projet parental des « couples » de même sexe ? Les biologistes et les médecins ont simplement besoin de briques appelées gamètes (ou cellules sexuelles) pour fabriquer l’enfant programmé.

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  • Quand Mgr Danneels s'exprime bizarrement à propos du "mariage gay"

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    L'Echo.be rapporte certains propos de l'ancien primat de Belgique au sujet du mariage gay qui permettent au journaliste de titrer, un peu à la légère, : "Le cardinal Danneels pas opposé au mariage gay".

    Il dit respecter la loi et ne pas s’opposer au mariage gay. "Nous devons bien nous comprendre: l’Eglise ne s’est jamais opposée au fait qu’il existe une sorte de ‘mariage’  (???) entre les homosexuels – mais on parle donc d’une sorte de mariage. Il ne s’agit pas du vrai mariage entre un homme et une femme, donc il faut trouver un autre mot pour le dictionnaire. Mais que ce soit légal, qu’on le rende légitime par une loi, l’Eglise n’a rien à dire là-dessus (ah bon ?!). (…) Si un Etat ouvre le mariage civil aux homosexuels, alors c’est le problème de cet Etat. "

    Ce langage peu clair, évoquant "une sorte de mariage" qui ne serait pas "un vrai mariage" et pour lequel il faudrait trouver  "un autre mot", ne reflète pas vraiment le message de l'Eglise et retentit comme un écho de ces discours flasques propres à certains épiscopes de la fin du siècle dernier, bien éloignés des recommandations du Christ : "Que votre oui soit oui, que votre non soit non; ce qu'on y ajoute vient du malin." (Mt, 5, 37)

  • MPT : continuons le débat; Dimitri répond à Thierry Peltier

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    Lettre ouverte à Mr Thierry Peltier

    Cher Monsieur,

    Confrère français et lecteur de Mediapart à mes heures perdues, je vous adresse ma réaction suite à votre billet (« lettre ouverte à l’abbé Grosjean et à ceux qui le suivent »).

    Tout d'abord, précisons que je connais l'abbé Grosjean pour avoir plusieurs fois entendu ses prêches. Précisions aussi que je suis loin d'adhérer à ses positions sur tous les sujets. Il me semble néanmoins utile de réagir à certaines assimilations des positions personnelles de Mr l'abbé Grosjean avec celles de l'Eglise.

    Le sujet du mariage pour tous, qui agace et qui continue à agacer tant de personnes (moi compris) se doit d'être traité avec toute la distance et la raison qui s'imposent. En d'autres termes, je pense que le sentimentalisme ("adolescents qui se suicident", les "enfants malheureux"...etc) n'a pas sa place dans le débat. Nous parlons ici d'une réforme sociétale qui aura - qu'on le veuille ou non - de gros impacts sur l'avenir de la société, et notamment celui de la famille. Les conséquences à long terme ne peuvent donc être ignorées et on ne peut se limiter à évoquer les résultats (aussi improbables que douteux) d'expérimentations inachevées: "en Belgique, il y a 10 ans que les homosexuels peuvent se marier". Avez vous pensé, Monsieur, à l'avenir de vos enfants dans 60, 70, 100 ans? Outre le fait qu'un certain nombre de rapports - rédigés cette fois-ci par des comités d'éthique compétents et non par un certain autoproclamé expert sur la sexualité des curés "Mr le Professeur van Meerbeck" (c'est à se demander quelles relations il entretient avec ces derniers ?) - pourront vous renseigner sur les conséquences très préoccupantes de l'adoption par les couples de même sexe, l'immense lame de fond suscitée par la "manif pour tous" en France montre que le sujet dépasse largement le simple cadre "mariage homo" et des homosexuels.

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  • MPT; à propos d'une lettre ouverte à l'abbé Grosjean et à ceux qui le suivent; poursuivons le débat

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    Un ami nous propose ses :

    Réflexions sur une lettre ouverte à propos du soi disant bien fondé de la reconnaissance du « mariage » pour tous

    Une "lettre ouverte à l'abbé Grosjean" à propos du "mariage pour tous" expose des arguments favorables à la reconnaissance du mariage homosexuel. Son objectif est de tenter de réfuter le discours des partisans de la Marche pour Tous.

    http://blogs.mediapart.fr/blog/thierry-peltier/280513/lettre-ouverte-labbe-grosjean-et-ceux-qui-le-suivent

    Ce commentaire mérite d’être décortiqué, dans la mesure où il laisse entendre un certain nombre d’approximations dans le fondement de ce qu’on voudrait présenter comme la victoire de la lumière sur l’obscurantisme.

    Chrétien fidèle, engagé et marié

    L’auteur de la lettre ouverte  se présente comme chrétien fidèle et engagé, marié (hétérosexuel donc, selon toute présomption), père et grand-père de famille nombreuse. Cela est possible. Ce qui surprend toutefois, plus on avance dans la lecture de ce texte, c’est qu’il ne se contente pas de défendre le droits des « autres » (homosexuels non-chrétiens) à suivre leur propre route, mais qu’au fil du texte il finit par présenter le couple homosexuel marié qui adopte comme le meilleur modèle familial qui existe ou puisse se concevoir : il pourra donner ce que les autres couples (hétérosexuels) ne peuvent pas donner (« l’amour désiré… »), etc…

    Le texte s’est transformé subrepticement d’une sorte de « tolérance » (juridique ?) initiale en une apologie du modèle parental de la famille homosexuelle, qui en devient suspecte.

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  • Osons le débat : réponse à Thierry Peltier

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    A titre personnel, voici la réponse que j'adresse à Thierry Peltier (Lettre ouverte à l'abbé Grosjean et à ceux qui le suivent) :

    Cher Monsieur,

    Je me retrouve assez bien dans votre profil (père et grand-père, ancien enseignant - y compris de religion -) et nous partageons apparemment ce souci de vivre en cohérence avec la foi qui nous anime.

    Vous interpellez l’abbé Grosjean et « ceux qui le suivent ». Je ne sais trop si je puis m’identifier à cette catégorie mais il est vrai que je suis généralement assez sensible aux arguments développés par ce prêtre dont j’apprécie le style franc et direct.  

    Vous affirmez d’emblée que la question du mariage gay ne concerne pas l’Eglise. Voudriez-vous dire par là que l’Eglise n’est pas qualifiée pour intervenir dans les débats de société et que les catholiques, en tant que citoyens, n’ont pas à faire entendre leur voix lorsqu’il s’agit de définir quelles sont les règles et les lois qui doivent encadrer le vivre ensemble, définir les conditions du bien commun, protéger les individus en commençant par les plus faibles, etc. ?

    Vous vous demandez de quel droit l’on pourrait empêcher deux personnes de même sexe de se marier. Il est assez simple de vous répondre que le mariage a été longtemps entendu comme un contrat unissant un homme et une femme pour constituer une nouvelle cellule familiale offrant aux enfants qui y naîtraient un cadre stable et durable. C’est au sein de ces unions que s’établissaient traditionnellement les liens de filiation et que se constituent progressivement les identités de ceux qui y naissent en référence à un père et à une mère. Je suis d’accord avec vous pour constater que ce « modèle » se trouve aujourd’hui mis à mal par une évolution des comportements qui conduit les individus à s’en éloigner pour y substituer des formules diverses à leur convenance ou par contrainte. Faut-il pour autant que la loi renonce à assurer ce qui contribue à la pérennité de la société et à procurer aux enfants le cadre le mieux adapté à leurs besoins ?

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