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Débats - Page 666

  • Papabile : Robert Sarah est le favori de Mgr Dagens... et des bookmakers londoniens

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    Lu dans le Journal du Dimanche :

    « INTERVIEW - Mgr Claude Dagens, évêque d’Angoulême et membre de l’Académie française (*), connaît très bien le cardinal Guinéen Robert Sarah. Mais se refuse à tout pronostic tant "les tribus du Vatican" sont impénétrables. Extraits.

    110111_card_sarah.jpgRobert Sarah est-il, à vos yeux, un candidat solide au fauteuil de saint Pierre?
    En tout cas, mon cœur se porte vers lui! Il représente un candidat réaliste, tant ses qualités sont évidentes. Non seulement il est africain, mais il a une expérience pastorale du monde et de la présence chrétienne dans des régions où il y a des défis à relever, comme la Chine et le Vietnam, et il connaît bien l’Europe. Au-delà de cette dimension internationale, son regard est celui d’un homme issu d’une famille pauvre. Enfin, et je peux en témoigner?: il n’est pas carriériste. Dans les circonstances actuelles au Vatican, c’est une qualité considérable! Car parmi les cardinaux, vous n’en trouverez pas beaucoup.

    Qu’apporterait l’élection d’un pape africain et noir?
    Une soutane blanche sur un visage noir, ce serait magnifique! Mais pour nous, catholiques, la nationalité du pape est secondaire. Nous sommes liés à toutes les nations du monde. L’important, c’est l’homme. Je prie donc pour Robert Sarah, même s’il doit trembler en ce moment face à l’ampleur de la charge éventuelle.

    «Quand l’Église fonctionne comme des tribus qui s’ignorent ou se détestent, rien ne marche.»

    Quels sont les défis que devra affronter le prochain pape?
    Vivre l’Évangile du Christ. Mettre en œuvre la vérité et l’amour de Dieu, d’une manière résolue, solidaire, courageuse. Il faut encourager les évêques à ne pas avoir peur. À oser manifester la foi et la vitalité chrétiennes au milieu des difficultés. Benoît XVI a été admirable pour recentrer l’Église sur la foi, la charité et la prière. Mais il a été très mal entouré… et très seul.

    Jeudi, dans votre homélie, vous faisiez allusion à ces luttes intestines, comparant le prochain conclave à la passion du Christ, faite "d’événements violents"…
    L’atmosphère à Rome, je le sais de source sûre, est très troublée ces jours-ci. Très violente. Le renoncement de Benoît XVI a laissé les cardinaux pantois. Ils ne savent pas comment affronter cette situation. Ils sont dépassés. Il règne une logique de cour à Rome. Le Vatican, c’est quinze villages avec différentes tribus. Quand l’Église fonctionne comme des tribus qui s’ignorent ou se détestent, rien ne marche. C’est cela qui a engendré la corruption.

    Réf. :"Le cardinal Robert Sarah est un homme admirable

    (*) Mgr Claude Dagens a publié Souci du monde et appels de Dieu, aux éditions Fallois.

     

  • Belgique : quand l'euthanasie est pratiquée sur des mineurs

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    Source : Institut Européen de Bioéthique

    Des enfants mineurs régulièrement euthanasiés en Belgique ?

    Il est évident que l'euthanasie est pratiquée chez des mineurs et nous le savons tous», a indiqué mercredi en Commission du Sénat Dominique Biarent, chef de service Soins intensifs et urgences à l'Hôpital universitaire des Enfants Reine Fabiola alors qu'ont débuté les discussions sur l'extension de la loi actuelle.

    Oui, «il s'agit d'euthanasie active», a confirmé le docteur Biarent, interrogé par plusieurs sénateurs. Cette information a été confirmée par le docteur Joris Verlooy, spécialiste en hématologie et oncologie à l'hôpital universitaire de Gand. Il est« très difficile » de le dire publiquement, il faut être « très prudent », vu l'illégalité de tels actes, a-t-il précisé alors que la présidente de la Commission, Elke Sleurs (N-VA), également médecin, lui rappelait le caractère public de la réunion.

    Les deux médecins ont notamment évoqué des rapports d'enquête scientifique évoquant le phénomène. «Les médecins ont besoin d'un cadre légal», a lancé Dominique Biarent dans un appel aux sénateurs. Les médecins doivent pouvoir agir «sans devoir se demander si leurs collègues devront leur apporter des oranges», a-t-elle précisé.

    Certaines propositions de loi font état d'un âge limite, d'autres pas, se référant à la capacité de discernement de l'enfantLa commission réunie des affaires sociales et de la justice du Sénat a donc commencé ses auditions, en se posant la question, non du principe, mais de l’opportunité de mettre en place une limite d’âge légale. Certains proposent de retenir une définition plus floue : autoriser l’euthanasie sur un mineur dès lors qu’il apparaîtra comme ayant une capacité de jugement suffisante. La détermination d'un âge limite dans la perspective d'une extension aux mineurs de la loi sur l'euthanasie n'est pas évidente, selon les premiers experts entendus en Commissions de la Justice et des Affaires sociales du Sénat.

    Le commissaire flamand aux droits de l'Enfant, Bruno Vanobbergen, a évoqué l'âge de 12 ans alors que d'autres ont invité à se référer à la capacité de discernement de l'enfant. Le délégué francophone aux droits de l'enfant, Bernard De Vos, a évoqué l'âge de 15 ans, pour une prise de décision autonome des parents. S’opposant à cette façon de voir les choses, le professeur Chris Van Geet, spécialiste en biologie moléculaire à la KUL, s'est clairement positionnée contre une extension de la loi. Evoquant un "problème éthique énorme" dont elle s'est demandé s'il pouvait être résolu par la loi, elle a plaidé en faveur d'un meilleur encadrement de la formation médicale. Mme Van Geet a également justifié sa position en évoquant les statistiques officielles néerlandaises, mais également belges, selon lesquelles aucun enregistrement de cas d'euthanasie n'a été réalisé ces dernières années concernant des jeunes jusqu'à 19 ans.

    Alors que ni le CD&V ni le cdH n'ont déposé de proposition de loi, ces déclarations ont poussé le sénateur Rik Torfs (CD&V) à se demander si on ne se dirigeait pas vers une "loi-symbole". Source : La Libre.be

    Voir tous les projets de loi ICI

  • Liège, 19 mars : Les Droits de l'Homme au défi des progrès scientifiques et médicaux

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    Cycle de Débats : LES DROITS DE L'HOMME EN PERIL

    Dialogue entre Religions et Philosophies non confessionnelles

    Mardi 19 mars 2013 (18H00) :

    « Les Droits de l’Homme

    au défi des progrès scientifiques et médicaux »

    table ronde avec le Pr Vincenzo d’ORIO, Doyen de la Faculté de Médecine de l’Université de Liège, et le Dr Bernard ARS, Président de la Société Médicale Belge de Saint LucModérateur : Pr Paolo SIMONI de la Faculté de Médecine de l’Université de Liège.

    Les progrès scientifiques (nouvelles technologies) et médicaux (avancées biomédicales) ont-ils modifié la donne au point de nécessiter un réajustement des droits de l'homme? Quels sont ces progrès et en quoi constituent-ils des changements dont il faudrait tenir compte au niveau de la formulation des droits de l'homme?

    La rencontre se tient à la salle des professeurs dans le bâtiment du Rectorat de l’Université de Liège, 
    Place du XX août, 7, 1er ét.
     (accès par la grande entrée : parcours fléché)

    Horaire : apéritif à 18h00 ; exposé suivi du lunch-débat : de 18h15 à 20h30.

    P.A.F : 10€  (à régler sur place).

    Inscription obligatoire trois jours ouvrables à l’avance

    par e-mail adressé à  info@ethiquesociale.org  ou Tel 04.344.10.89

     RSVP avant le 15 mars 2013 

     

  • Festina lente ?

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    Le Père Lombardi explique la mise en place de la Vacance du Siège Apostolique. Extraits de la dépêche de l’agence Zenit :

    imagesCA5Y9I43.jpg(…)  A vingt heures, le  28 février, au moment où la Garde suisse cessait son service à Castelgandolfo, au Vatican, le cardinal Camerlingue – qui tire son nom de sa responsabilité de la « Chambre apostolique » « Camera apostolica » lors de la vacance du Siège apostolique -, Tarcisio Bertone (photo), a reçu la « férule », sorte de sceptre revêtu de velours grenat, signe de son autorité, « sono le otto », « il est huit heures » a-t-il dit en recevant cet insigne.

    Puis le Camerlingue et ses collaborateurs se sont réunis dans le bureau de la Chambre apostolique pour une brève allocution et une prière, debout, autour d’une table ronde.

    Le Camerlingue s’est ensuite rendu, en traversant – la nuit était tombée -  la Cour Saint-Damase et en montant à la « Terza Loggia », aux appartements pontificaux (…).Entrant dans ces appartements, le cardinal Bertone a fait apposer les sceaux à la porte de l’ascenseur privé – par une sorte de large scotch blanc frappé aux deux extrémités du « tampon » Sede Vacante – et, une fois fermée à clef, à la lourde porte de bois de l’accès principal, avec un ruban rouge, noué et scellé à la cire rouge avec le sceau « Sede Vacante ». Le CTV a réalisé à ce sujet un clip de quatre minutes environ.

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  • Prochain conclave : les jeux sont loin d'être faits

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    "Un conclave très ouvert", c'est sous ce titre que l'abbé Guillaume de Tanoüarn nous livre sa vision du prochain conclave et sa lecture des faits au terme du pontificat de Benoît XVI. Comme d'habitude, cela ne manque pas d'intelligence et, surtout, l'auteur ouvre des perspectives marquées du sceau de l'espérance (et se risque même à avancer un nom) :

    On sait que le conclave est la seule assemblée décisionnaire du monde dont les membres soient enfermés jusqu'à ce que décision s'ensuive. Mais cela n'empêche pas le conclave actuel d'être très ouvert. Oh ! Ce n'est pas à cause de ces modernes passe-murailles que sont les portables (ordinateurs ou téléphones). Les électeurs n'ont pas droit à ces instruments. Mais en réalité, le conclave est très ouvert on ne sait pas trop qui peut l'emporter. Autrefois on disait : "Tel qui rentre pape au conclave en ressort cardinal". Et il est vrai que la majorité des 2/3 est difficile à obtenir et qu'il existe de très efficaces minorités de blocage, qui empêchent certains favoris d'aller au bout de leur jeu électoral. Aujourd'hui, pour le présent conclave, on ne peut pas dire qu'un pape en puissance ressortira cardinal car il n'y a pas de pape en puissance. Personne n'imagine que les jeux sont faits. Du reste, la bagarre se poursuit entre les cardinaux italiens et les autres, pour savoir s'il faut commencer tout de suite (idée de la curie) ou si un long préconclave est souhaitable (au cours duquel des étrangers pourraient aussi faire campagne).

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    On peut accéder également à :

    Droit de regard, l’émission qui éclaire l’actualité. Le pape a provoqué la surprise dans le monde entier en renonçant à sa charge : pourquoi un tel choix ? Comment l’interpréter ? Faut-il craindre pour l’Eglise ? Rencontre avec l’Abbé Guillaume de Tanoüarn.
  • L’ Eglise et son nombril

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     Lu dans la « Libre » cet entretien de Jean-Paul Duchâteau avec Raphaël Jacquerye  et Eric de Beukelaer (extraits)

     Recto :

    Entretien avec Raphaël Jacquerye Auteur de "Tempête au Vatican" (paru en 2000 chez DDB et Racine) et du site Internet www.pourunefemmepape.com

    Quels sont les changements prioritaires que le successeur de Benoît XVI devra affronter ?

    Un des premiers points à régler sera l’ordination d’hommes mariés(…).Ensuite, la position de l’Eglise vis-à-vis des divorcés remariés devrait pouvoir être rapidement réglée pour peu que le Pape soit rénovateur (…)

    Il y a tous les problèmes éthiques, aussi ?

    On peut comprendre que l’Eglise catholique refuse une banalisation de l’euthanasie, mais est-ce le meilleur moyen en s’en prenant aux personnes ? (…) Faut-il excommunier une femme qui se fait avorter après avoir eu la certitude de mettre au monde un enfant atteint de maladie grave et incurable ? Si l’Eglise fixe des barrières, elle doit accepter une liberté de conscience.

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  • Le pape « émérite » : un magistère d’influence ?

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    Décryptage de Jean-Marie Guénois dans le « Figaro » : la force de son pontificat et de son exemple lui donnera jusqu'à sa mort une « autorité » immense :

    Benoît XVI est donc devenu jeudi soir un «pape émérite». Son effacement, loin du Vatican et des coulisses mystiques et cruelles du Conclave, lieu d'unité mais aussi de rivalités, va-t-il effacer son influence sur les cardinaux d'un simple vol d'hélicoptère? Sur les 115 cardinaux électeurs, 67 ont été choisis puis nommés sous son pontificat. Les autres le furent sous Jean-Paul II. Il y a donc une majorité «Benoît XVI» dans le collège des cardinaux, même si ce poids ne signifie strictement rien: les vraies majorités dans cette instance se forment et se défont sur d'autres critères.

    Ce n'est donc pas en termes «politiques» que se pose la question du pouvoir de l'ex-Pape mais très précisément en termes «d'influence», au sens moral et humain du terme. Oui, celui qui fut Benoît XVI va inévitablement garder une influence.

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  • La renonciation de Benoît XVI : un point de vue oriental

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    C’est dans le grand quotidien libanais de langue française, « L’Orient-Le jour » sous la plume de Caroline Dagher journaliste de carrière née à Beyrouth, juriste de formation, analyste politique, auteur d'ouvrages politiques sur le Liban et le Moyen-Orient et de romans historiques couronnés par différents prix, édités sous forme d'une trilogie racontant la naissance du Liban moderne Membre fondateur du Centre Maronite de Documentation et de Recherche (CMDR) et du du secrétariat général du Synode Maronite  (juin 2004-juin 2007). Extraits :

    (…) La surprenante annonce du souverain pontife, considéré comme le vicaire du Christ sur terre, est certes, dans la forme, un acte de liberté et de vérité, deux principes qui lui sont chers. Mais sur le fond ? Un pape ne démissionne pas, comme le ferait le PDG d’une entreprise ou un responsable politique (encore que rarement a-t-on vu partir de leur plein gré ceux-là mêmes qui devraient le faire). À qui remettrait-il sa démission ? Au Bon Dieu qui lui a confié son troupeau ? Le successeur de Pierre n’est-il pas le « Saint-Père », le pasteur ? Un père abandonne-t-il ses enfants, un pasteur ses brebis, uniquement parce que « la vigueur du corps et de l’esprit s’est amoindrie » en lui ? Or, Benoît XVI, en théologien précis, a pesé ses mots, étudié sa sortie et en a clairement formulé les termes, lui qui a si bien médité le mystère du Logos et prêché « la culture de la parole ». Le verbe « renoncer » est brutal, direct. C’est pourtant le seul verbe auquel peut recourir un pape qui abandonne sa charge pontificale. En langage moderne, cela équivaut à « jeter l’éponge ».

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  • Un Conclave sous haute tension

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    C’est ce que pronostique la journaliste de “La Vie” Marie-Lucile Kubacki (et cela rejoint nos impressions) :

    Alors que le Conclave devrait commencer d’ici une quinzaine de jours, un certain nombre de dossiers, dont la fameuse note évoquée par le journal La Repubblica faisant état d’un « lobby homosexuel », suscitent des tensions qui pourraient peser sur le vote des cardinaux électeurs.

    Le climat de méfiance s’alourdit de jour en jour au Vatican. Certes, les périodes de pré-conclave sont souvent agitées mais celle-ci l’est tout particulièrement. Depuis que Benoît XVI a annoncé qu’il se retirait, il y a eu l’affaire Mahony, du nom du cardinal américain Roger Mahony, l’ancien évêque de Los Angeles, soupçonné d'avoir couvert les agissements d'un prêtre pédophile. Sa présence au Conclave a suscité un tollé auprès d’associations catholiques qui ont demandé à ce qu’il ne participe pas à l’élection du futur pape.

    Ensuite, il y a eu l’affaire O’Brien. Le cardinal écossais Keith O’Brien fait l’objet de plaintes de trois prêtres et d’un ancien prêtre qui l’accusent « d’actes inappropriés » commis il y a 33 ans. Ces allégations auraient été transmises à Benoît XVI une semaine avant l’annonce de son retrait. Le cardinal O’Brien, qui les a toujours contestées, a néanmoins décidé de démissionner, décision acceptée par le Pape.

    Enfin, le scandale Vatileaks, un des plus grands traumatismes qu’ait connus l’Eglise ces dernières années, est en train de se répéter avec les assertions du journal Repubblica. Le quotidien évoque l’existence d’un « lobby gay » au sein de la Curie romaine, information qui ferait partie du rapport commandé par Benoît XVI aux trois cardinaux chargés d’enquêter sur les fuites au sein de la Curie au moment de l’affaire Vatileaks. Selon la Repubblica le Pape aurait pris la décision de se retirer le jour où le rapport lui a été remis. Si le lien entre la remise du rapport et le retrait du Pape semble fantaisiste au sens où Benoît XVI avait pris sa décision bien avant de le lire, le contenu de ces 300 pages est un sujet tabou en ce moment au Vatican. D’après les informations de La Repubblica, il y serait question d’affaires sexuelles et financières.

    Tabou au point que Benoît XVI a décidé de le maintenir secret afin qu’il ne soit remis qu’à son successeur. Mais les trois cardinaux auteurs, Julian Herranz, Jozef Tomko et Salvatore de Giorgi, trop âgés pour participer à l’élection, seront présents pendant les congrégations générales, juste avant le conclave, un moment déterminant dans l’élection du futur Pape. Or comme les congrégations générales sont le lieu où les cardinaux dressent un bilan des enjeux et des besoins de l’Eglise, il n’est pas extravagant de penser que les trois auteurs du rapport s’expriment sur le résultat de leur enquête. « Cela pourrait peser sur le Conclave », explique une source proche du Vatican.

    Car la situation est la suivante. Actuellement, les cardinaux sont partagés entre deux tendances : élire un pasteur charismatique, sur le modèle de Jean-Paul II, capable de parler aux foules et de rayonner ou un administrateur solide, un homme de poigne, qui nettoie l’Eglise en général et la Curie en particulier, sans forcément être populaire. L’enjeu du Conclave sera de déterminer la priorité du moment. Mais si le contenu du rapport est mis sur la table au moment des congrégations et qu’il est aussi gênant qu’il semble l’être, les cardinaux pourraient bien privilégier la fermeté au charisme". Voir ici:

    Un Conclave sous haute tension


    L’Eglise de Benoît XVI n’est tout de même pas celle d’Alexandre VI Borgia. Au diable les fantasmes…

  • Benoît XVI et après ?

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    Lu sur RTL.be :

    Le futur pape devra "prendre la Curie en mains", a estimé le cardinal belge Godfried Danneels, tandis que le cardinal George Pell, chef de l'Eglise australienne, a été ouvertement critique, déplorant la décision "déstabilisante" de Benoît XVI.

    "Le gouvernement n'était pas (le) point fort. Je préfère quelqu'un qui puisse mener l'Eglise et la rassembler un peu", a-t-il déclaré à la télévision australienne, en regrettant le scandale des fuites "Vatileaks" qui a jeté le discrédit sur la Curie romaine.

    Le prélat béninois Barthélémy Adoukounou, ancien élève de Benoît XVI et numéro deux de "ministère" de la Culture du Saint-Siège, a affirmé à Radio Vatican que le nouveau pape aurait à s'opposer à plusieurs évolutions selon lui inquiétantes: "la volonté de construire le monde en tout comme si Dieu n'existait pas, de formater l'homme", ainsi que celle de "casser la famille et de détruire la nature". Voir ici : Benoît XVI quitte le trône de Saint Pierre lors d'une journée historique

    Et sur le site web du journal « Le Monde » on peut lire :

    « George Pell, le leader de l'Eglise catholique en Australie, qui participera au conclave pour élire le nouveau souverain pontife, a publiquement égratigné le pape jeudi. Il lui reproche notamment sa renonciation "déstabilisante" et son incapacité à réaliser l'unité des catholiques.

    "Le gouvernement n'était pas le point fort de Benoît XVI. Je préfère quelqu'un qui puisse mener l'Eglise et la rassembler un peu". Le moins que l'on puisse dire, c'est que George Pell, un cardinal australien qui participera au conclave pour désigner le successeur de Benoît XVI, a bien choisi son jour pour critiquer le pape.

    Alors que le souverain pontife actuel ne le sera plus ce soir, les critiques de George Pell, plus haut prélat de l'Eglise catholique d'Australie, ne passent pas inaperçues. "Je pense que le gouvernement du Vatican est assuré par la plupart des gens entourant le pape et ça n'a pas toujours été brillant. Je ne révèle rien, c'est une opinion largement partagée", dit-il, en citant en particulier comme point noir du pontificat le scandale "Vatileaks".

    "Campagne pour pousser à la démission"

    George Pell remet également en cause le choix de Benoît XVI de renoncer à sa charge. Il établit, selon lui, un fâcheux précédent. "Ceux qui, par exemple, seraient en désaccord avec un futur pape, seront tentés de lancer une campagne pour le pousser à la démission", craint-il. En annonçant sa retraite, Benoît XVI "savait bien qu'il s'agit d'une rupture avec la tradition, un peu déstabilisante", souligne-t-il. "Son successeur devra maintenir la tradition, tant dans la foi que dans la morale, laquelle se trouve attaquée. Le futur pape devra aussi montrer une solide expérience pastorale dans un diocèse et être capable d'élever la morale de la Curie romaine, et peut-être y renforcer la discipline", conclut-il.

    Des critiques aussi franches à l'égard d'un pape, de la part d'un haut responsable catholique, sont une rareté, voire du jamais-vu, affirme Neil Ormerod, professeur de théologie à l'université catholique australienne. » Voir ici :  Des critiques à la Pell contre Benoît XVI

    Vite le conclave…

  • Savoir distinguer "conclave virtuel" et "conclave réel"

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    Matthieu Rougé, sur Valeurs Actuelles, consacre un article à cette thématique :

    Les médias rêvent de cardinaux votant selon leurs mots d’ordre, et d’une Église dans l’air du temps, plus soucieuse de conformité que de vérité.

    Décidément, le conclave sera à la mi-mars the place to be. Il n’est pas un journaliste ou un sociologue des religions pour épargner aux cardinaux électeurs ses conseils de vote…

    La première de ces consignes impérieuses touche l’origine du futur souverain pontife, qui ne serait en quelque sorte légitime que s’il provenait d’Afrique ou d’Amérique latine, à condition toutefois de ne pas être trop “conservateur”, ce dont on le soupçonne spontanément. Il faudrait en fait à l’Église un pape non occidental conforme aux préjugés occidentaux ! Voilà qui en dit long sur un certain rapport de l’Occident avec le reste du monde, sommé de se rallier à toutes ses dérives. Il y a en Afrique, en Inde, en Amérique du Sud, dans certains pays d’Asie un sens de la vie, de la joie, de la dignité dans l’épreuve dont nous ferions bien, au contraire, de nous inspirer. Quoi qu’il en soit du vote final des cardinaux, « les joies et les espoirs, les tristesses et les angoisses » des peuples du Sud seront bel et bien présents à leur discernement. L’ultime et remarquable “fournée” cardinalice de Benoît XVI, composée d’un Américain, d’un Indien, d’un Philippin, d’un Colombien, d’un Libanais et d’un Nigérian, suffit à le manifester.

    Lire la suite sur le site de Valeurs Actuelles