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Doctrine - Page 136

  • Le document préparatoire du synode amazonien contient des erreurs théologiques et même des hérésies

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    Synode sur l'Amazonie : des erreurs et des hérésies dénoncées par le cardinal Burke et Mgr Schneider (source)

    Synode sur l'Amazonie : des erreurs et des hérésies <br>dénoncées par le cardinal Burke et Mgr Schneider

    Du 6 au 27 octobre, se déroulera le synode des évêques sur l'Amazonie. La publication de l'Instrumentum Laboris, le document préparatoire de ce synode, a suscité des craintes et des réactions chez plusieurs théologiens, clercs et fidèles laïcs. Ce texte avait déjà fait l'objet de vivre critiques par la cardinal Müller et le cardinal Brandmüller. Le cardinal Burke (déjà auteur d'une lettre à destination des cardinaux et pointant du doigt les erreurs de l'Instrumentum Laboris) et Mgr Schneider ont choisi de présenter à l'ensemble des fidèles catholiques, six sujets gravement problématiques ressortant du texte préparatoire. Ils invitent à "une croisade de prière et de jeûne afin d'implorer Dieu pour que l'erreur et l'hérésie ne pervertissent pas la prochaine assemblée extraordinaire du synode des évêques sur l'Amazonie". Voici une traduction de leur lettre ouverte.

    Divers prélats et commentateurs fidèles laïcs, ainsi que des institutions laïques, ont mis en garde sur le fait que les auteurs de l'Instrumentum Laboris, publié par le secrétariat du Synode de Evêques pour servir de base pour la discussion durant la prochaine assemblée extraordinaire sur l'Amazonie, ont inséré de graves erreurs théologiques et des hérésies dans le document.

    Nous invitons le clergé catholique et les fidèles à participer à une croisade de prière et de jeûne afin d'implorer Notre Seigneur et Sauveur, par l'intercession de la Sainte Vierge sa Mère, pour les intentions suivantes :

    • Que les erreurs théologiques et les hérésies insérées dans l'Instrumentum Laboris ne soient pas approuvées durant l'assemblée synodale.
    • Qu'en particulier le Pape François, dans l'exercice de son ministère pétrinien, puisse confirmer ses frères dans la foi par un rejet sans ambiguïté des erreurs de l'Instrumentum Laboris, et qu'il ne consente pas à l'abolition du célibat sacerdotal dans l'Eglise latine en introduisant la pratique de l'ordination d'hommes mariés, les dits « viri probati », pour le sacerdoce sacré.

    Nous proposons une croisade de quarante jours de prière et de jeûne à commencer le 17 septembre et à terminer le 26 octobre 2019, le jour précédant la conclusion de l'assemblée extraordinaire du Synode des Evêques sur l'Amazonie. Quiconque serait informé de la croisade après la date officielle de son commencement pourrait bien sûr s’y joindre à n’importe quel moment.

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  • Synode : avis de tempête

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    De l'abbé Claude Barthe sur le site de l'Homme Nouveau :

    Tension maximale à l’approche du Synode sur l’Amazonie

    Tension maximale à l’approche du Synode <br>sur l’Amazonie

    Le Pape a profité des conférences de presse qu’il a tenues dans l’avion qui l’amenait, le 4 septembre, puis le ramenait, le 10, de l’Océan indien pour désigner très durement les opposants à la ligne doctrinale de son pontificat, et notamment à celle que l’assemblée synodale paraît devoir adopter. Il l’a fait en recevant l’hommage par Nicolas Senèze, journaliste à La Croix, de son dernier livre : Comment l’Amérique veut changer de pape (Bayard, août 2019). 

    Dans cet ouvrage, complotiste à l’extrême, Nicolas Senèze relie l’opposition d’une part non négligeable, voire majoritaire, de l’épiscopat et de l’Église américaine aux orientations de l’actuel pontificat, avec des puissances financières catholiques, spécialement les Chevaliers de Colomb, « à mi-chemin entre le Rotary et une franc-maçonnerie », déversant leur manne sur la Conférence des évêques, plusieurs diocèses, la Marche pour la Vie, le réseau de télévision Eternal World Television Network, l’hebdomadaire National Catholic Register, Timothy Busch, fondateur du Napa Institute, etc. 

    Nicolas Senèze décrit l’épreuve de force entre le Pape et la Conférence des évêques américains, notamment lors de sa réunion de novembre 2018, où fut retiré par Rome aux évêques le pouvoir de voter les textes qu’ils avaient préparés pour tenter de remédier à la crise provoquée par les affaires d’abus sexuels. Le 2 janvier 2019, il leur envoya une lettre que Nicolas Senèze résume ainsi : « Les divisions qui affligent l’Église d’Amérique sont d’essence diabolique »

    Mais le principal personnage de son livre est en fait Mgr Carlo Maria Viganó, appuyé, selon lui, par les réseaux financiers américains. Il le nomme rien moins que « l’Adversaire » (Satan), le présente comme un escroc vis-à-vis de sa famille et comme homme extrêmement riche, « emblématique de cette caste à laquelle François se heurte ». En août 2018, Mgr Viganó lança ce que Nicolas Senèze appelle son « putsch » : une dénonciation des abus du cardinal américain McCarrick, du soutien que lui a apporté François, assortie et d’une demande de démission de ce dernier. « Dans cette affaire, écrit Nicolas Senèze avec le plus grand sérieux, Mgr Viganó aura en quelque sorte joué le rôle tenu en 1981 en Espagne par le lieutenant-colonel Antonio Tejero, lors de sa tentative manquée de putsch contre la Chambre des députés : un officier vindicatif travaillant pour de plus hautes instances qui voulaient créer un vide institutionnel dans lequel s’engouffrer »

    Dans le vol aller du 4 septembre vers l’Océan indien, le pape François s’était écrié, à propos de livre : « C’est un honneur que les Américains m’attaquent ». Dans le vol retour, sur le même sujet, il a n’a pas hésité à reprendre à son compte l’un des thèmes de l’auteur : « Vers un schisme américain ? », affirmant – de manière, par ailleurs, fort peu œcuménique – que lorsque « la doctrine ruisselle d’idéologie, il y a la possibilité d’un schisme ». Et de répondre aux accusations de progressisme social qui lui seraient faites : « Les choses sociales que je dis sont les mêmes que celles qu’avaient dites Jean-Paul II. Je le copie ! ». En quoi il joue sur du velours, car sa dénonciation du capitalisme ravageur est la part de sa pensée la plus en continuité avec la doctrine de l’Église. 

    Mais il a élargi son attaque à la « rigidité » doctrinale. Les critiques contre lui, a-t-il expliqué, ne viennent pas seulement des Américains mais « d’un peu partout et aussi dans la Curie ». Cette critique non constructive, émane de « petits groupes fermés qui ne veulent pas entendre la réponse » et poursuivent une idée fixe : « changer de pape, changer de style, faire un schisme ». Faire un schisme. Thème qu’il a ensuite assez longuement développé, répétant plusieurs fois qu’il n’avait « pas peur du schisme ».

    Il est probable que cette dramatisation des oppositions a été mûrement pesée. C’est notamment une réponse aux critiques véhémentes par les cardinaux Müller, Brandmüller et Burke du document préparatoire, l’Instrumentum laboris, de l’assemblée du Synode sur l’Amazonie qui va se tenir en octobre, accusant ce document de pencher vers l’hérésie et même l’apostasie. Ces critiques sont en effet très lourdes : elles portent sur la partie du document traitant d’une évolution institutionnelle brouillant les frontières entre ministères sacramentels et laïcat, et surtout sur sa partie concernant la conjugaison du substrat religieux amérindien avec le message de l’Évangile. Les « intuitions » de Nostra Ætate, un des documents conciliaires les plus importants, traitant du dialogue avec les religions non-chrétiennes, reviennent ainsi au centre du débat ecclésial dans un contexte que le Pape entend donc dramatiser à l’extrême.

    Lire aussi : http://www.benoit-et-moi.fr/2020/2019/09/12/le-pape-botte-en-touche/

  • "On peut tout à fait critiquer le pape et son action : il n’y a pas de pensée unique dans l’Église”

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    pape sadresse-journalistes-avion-retour-Madagascar_0_729_486.jpgLors de la conférence de presse organisée dans l’avion qui le ramenait à Rome après son voyage en Afrique de l’Est, le pape François, parlant de schisme, a réagi avec vigueur à l’égard de certains qui contestent des actes de son gouvernement.

    En réplique, le site web du « Salon beige » reproduit, sous la signature de Philippe Carhon,  ces extraits de l’interview accordée à Anne-Bénédicte Hoffner, pour le journal « La Croix », par le père Sylvain Brison, ecclésiologue, maître assistant à la faculté de théologie de l’Institut catholique de Paris à propos de ce qu’est un schisme pour la théologie catholique :

    • « Est-on schismatique lorsque l’on critique le pape ? Ou lorsque l’on écrit au pape ses dubia (doutes), comme l’ont fait quatre cardinaux après le synode sur la famille ?
    • « Père Sylvain Brison : Dans sa conférence de presse donnée dans l’avion qui le ramenait de Madagascar, le pape rappelle bien que le schisme est une atteinte à l’unité du peuple de Dieu, pas seulement à sa hiérarchie. On peut tout à fait critiquer le pape et son action : il n’y a pas de pensée unique dans l’Église. Celui qui dit que le pape est « communiste » n’est pas à proprement parler schismatique. De même que ces cardinaux qui ont exprimé au pape leurs dubia, tant qu’ils restent avec lui dans un dialogue ouvert (…)
    • « Qu’est-ce qu’un schisme pour la théologie catholique ?
    • « Père Sylvain Brison : Le schisme est une rupture de communion avec l’Église. Cette définition est à la fois la plus simple et la plus traditionnelle. Les pères de l’Église, qui ont été très tôt confrontés à ce problème, étaient particulièrement sensibles aux ruptures de communion sur le contenu de la foi. À leur époque, tout schisme est une hérésie et toute hérésie est un schisme. Ceci tient au fait que l’unité de l’Église repose sur l’unité de la foi et non l’unité de la pratique. Les catholiques croient tous la même chose mais ils ne pratiquent pas tous de la même façon partout (…)
    • « À quel moment les critiques deviennent-elles dangereuses pour la communion de l’Église ?
    • « Père Sylvain Brison : Le problème surgit lorsqu’elles en viennent à porter atteinte à l’unité du peuple de Dieu et donc de la foi. Autrement dit, mettre en cause de manière continue et répétée l’autorité du pape, l’accuser d’hérésie peut déboucher sur un schisme. Au fond, et comme le dit le pape, le problème n’est pas tant la critique mais l’attitude qui est derrière : s’agit-il de construire l’unité ou de diviser ? Aujourd’hui, il y a incontestablement entre le pape et certains courants catholiques – américains, allemands ou autres – des différences doctrinales, disciplinaires et idéologiques. Ces différences d’appréciations sont normales, et on ne considère pas qu’il y a un schisme dès lors qu’un groupe entre en résistance contre le pape… sinon, il y en aurait eu beaucoup dans l’histoire de l’Église ! (…) Le devoir du pape mais aussi de tout chrétien est de préserver l’unité de la foi, coûte que coûte parce que nous croyons qu’il n’y a pas de Salut en dehors de la communion de l’Église. Un schisme est donc toujours un échec, des deux côtés. »

    Ref. On peut tout à fait critiquer le pape et son action : il n’y a pas de pensée unique dans l’Église

     Mais que chacun s’examine loyalement: de part et d'autre.

    JPSC

  • "C'est un honneur pour moi que les Américains m'attaquent" (Pape François)

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    De Life Site News :

    Raymond Arroyo défend les catholiques américains contre la remarque accusatrice du pape: ils aiment l’Église Catholique

    Raymond Arroyo est un auteur à succès du New York Times et producteur américain. Il est le directeur des nouvelles et le présentateur principal d'EWTN News

    WASHINGTON, DC, 9 septembre 2019 (LifeSiteNews) -

    Raymond Arroyo, du EWTN, a défendu les catholiques américains traditionnels et leur fidélité à l'enseignement de l'Église dans une analyse époustouflante de la récente remarque improvisée du pape François: «C'est un honneur pour moi que les Américains m'attaquent . "

    Le pape a fait sa remarque accusatrice à bord de l'avion papal en route pour le Mozambique après avoir reçu un exemplaire du nouveau livre "Comment l'Amérique voulait changer le pape", du journaliste français Nicolas Senèze.

    Dans The World Over d’EWTN, Arroyo a critiqué la prémisse de l’ouvrage selon laquelle "une cabale américaine est déterminée à venir à bout du pape François" - prémisse avec laquelle le pape est apparemment d'accord.

    «C’est fatiguant et, franchement, un récit dénué de tout fait que nous entendons surtout des secteurs européens et des progressistes américains depuis des années», a déclaré Arroyo. "Il est fondé sur l'idée que les catholiques américains fidèles aux idées traditionnelles, des chroniqueurs aux évêques, en passant par les cardinaux et les entrepreneurs - même les types de médias, comme ce réseau - sont résolus à saper le pontificat du pape François."

    Arroyo a rappelé à ses téléspectateurs comment, il y a deux ans, le conseiller papal, le père Antonio Spadaro, "cherchait à promouvoir le fantasme selon lequel le catholicisme américain aurait été infecté par une alliance avec des protestants fondamentalistes menant à ce qu'il a appelé un" œcuménisme de haine "».

    "Austen Ivereigh, biographe du pape, joue actuellement le même air dans un livre à paraître intitulé Wounded Shepherd, qui promeut la même sottise selon lequel l'agenda de la réforme du pape est attaqué par des traditionalistes bénéficiant de larges financements", a déclaré l'hôte du REO.

    Ces représentations "sont une interprétation erronée de la situation sur les plans factuel et culturel", a déclaré Arroyo, qui finissent par "détruire, fustiger ou diaboliser les autres".

    "Ils commettent l'erreur de désigner des catholiques orthodoxes en Amérique comme des membres de la droite, des acteurs d'un complot politique visant à annuler l'ordre du jour de François."

    "La vérité est beaucoup plus simple", a noté Arroyo. "Les catholiques américains croient réellement ce que l'Église a toujours enseigné. Ils sont assez forts et disposent de suffisamment de plates-formes pour diffuser cette conviction."

    Ces catholiques américains "sont pro-vie, dévotionnels" et "ils aiment l'église et le pape", a-t-il ajouté.

    Arroyo a qualifié de «risibles» et absurdes les théories du complot avancées jusque dans les échelons supérieurs de l’Église.

    "Si cette cabale américaine est si puissante et si bien financée, pourquoi n'a-t-elle absolument rien à produire pour ses efforts?", a demandé Arroyo. «Je pense pouvoir dire que les vents progressistes soufflent assez puissamment sur Rome ces jours-ci avec rendez-vous, dissimulations et synodes, à toute vitesse."

    Et au cours des dernières décennies, ces «vents progressistes» de changement ont eu de graves conséquences inattendues. Arroyo observe:

    La fréquentation de la messe hebdomadaire est passée de 55% en 1970 à 21% aujourd'hui;
    Il y a maintenant 30 millions d'ex-catholiques aux États-Unis;
    Le nombre de personnes s'identifiant comme catholiques en 2015 était de 81,6 millions. En 2017, il était tombé à 74,3 millions.

    «Pourquoi cela se passe-t-il?» interroge-t-il. "Certes, la crise des abus sexuels et la perte de confiance est un facteur énorme, mais il en va de même pour la croyance en l'Eucharistie, le mariage, le clergé célibataire."

    «Nous devons poser ces questions et nous continuerons de le faire», a-t-il promis.

    Arroyo pense que les catholiques américains traditionnels sont diabolisés simplement pour avoir posé des questions importantes à ceux qui voudraient les faire taire. «Il s’agit là d’une tentative insensée de… purger les voix de l’Église qui ose s’interroger sur les changements radicaux en cours et sur la tactique brutale utilisée pour les incarner [.]».

    «Étant donné la corruption sexuelle et financière dans l'Eglise, il nous incombe à tous, laïcs et membres du clergé, de poser des questions et d'exiger des réponses avec amour.

    «Si les gens veulent critiquer les catholiques traditionnels, il faut y aller! Ils l'ont fait à l'égard de Mère Angélique, de Jean-Paul II, de Benoît XVI », s'est exclamé Arroyo. "Mais ne diabolisons pas les gens qui s'engagent dans un dialogue."

    «Ne créons pas de théories du complot stupides dans le but de rejeter leurs préoccupations ou leurs questions. La plupart de ces catholiques traditionnels ont un profond respect pour la charge et la personne du pape. Et comme les saints de jadis, ils essaient, dans la mesure de leurs moyens, de l’empêcher de commettre des erreurs tragiques ou de se laisser tromper par des voix qui défendent leurs propres objectifs », at-il ajouté.

  • Le pape admet l'hypothèse de schismes dans l'Eglise

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    Lu sur le Forum catholique :

    Le pape François contre-attaque, et contre-attaque fort. Lors de la conférence de presse qu’il a tenue dans l’avion qui le ramenait de son voyage dans trois pays africains de l’océan Indien, mardi 10 septembre, le chef de l’Eglise catholique a répondu vertement aux cercles conservateurs qui le critiquent de manière de plus en plus bruyante, au point, pour certains, de mettre en cause sa légitimité pontificale. « Je n’ai pas peur », leur a-t-il opposé.

    Durant le vol aller, le 4 septembre, il avait lancé : « C’est un honneur que les Américains m’attaquent », à propos du livre de Nicolas Senèze, Comment l’Amérique veut changer de pape (Bayard), qui décrit les efforts de cénacles catholiques conservateurs américains pour « changer de pape », notamment en raison de désaccords sur son discours économique et ses critiques contre la mondialisation.

    Interrogé mardi sur cette confrontation, il a évoqué à plusieurs reprises la possibilité d’un « schisme » (la question lui avait été posée à propos de l’Eglise américaine). Il a accusé ses adversaires d’introduire de « l’idéologie » dans la doctrine de l’Eglise. « Et quand la doctrine ruisselle d’idéologie, il y a la possibilité d’un schisme », a-t-il affirmé.

    Il a pris pour exemple ceux qui l’accusent d’être « trop communiste » et a expliqué qu’il suivait simplement les traces et les enseignements de ses prédécesseurs, à la suite du concile Vatican II (concile qui, de 1962 à 1965, a actualisé la place et le discours de l’Eglise dans la société contemporaine). « Par exemple, les choses sociales que je dis, c’est la même chose que ce qu’avait dit Jean-Paul II. La même chose ! Je le copie ! » La référence ne manque pas de malice, Jean-Paul II étant une référence absolue pour les courants conservateurs.

    « Je n’ai pas peur des schismes »

    Le pape François s’est attardé sur l’histoire des schismes, nombreux dans l’histoire du christianisme et du catholicisme. De ce survol, il a tiré une conclusion : « Les schismatiques, systématiquement, se coupent du peuple, de la foi du peuple. » Selon lui, « le chemin du schisme n’est pas chrétien ». Mais, a-t-il répété sans se lasser : « Moi, je n’ai pas peur des schismes. » Cependant, il dit « prier pour qu’il n’y en ait pas », par sollicitude pour la santé spirituelle de ceux qui seraient tentés d’en provoquer un. « Je prie pour qu’il n’y ait pas de schisme, mais je n’ai pas peur », a-t-il résumé.

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  • Amazonie : des diacres mariés célèbreraient la messe. Avec l'aval du pape?

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    De Sandro Magister en traduction sur le site diakonos.be :

    En Amazonie, les diacres mariés disent déjà la messe. Et le Pape le sait

    Depuis quelques jours, circule sur le web une vidéo dans laquelle un prêtre italien très connu, appartenant à l’entourage proche de Jorge Mario Bergoglio, prétend qu’en Amazonie, la célébration de la messe par les diacres mariés est déjà une réalité dans les faits, avec l’autorisation des évêques locaux. Et le Pape François, informé de la chose, aurait déclaré : « Allez de l’avant ! ».

    L’auteur de cette révélation explosive n’est pas n’importe qui. Il s’agit de Giovanni Nicolini, 79 ans, un prêtre très estimé de l’archidiocèse de Bologne et dont l’archevêque est Mgr Matteo Zuppi que le pape François vient de créer cardinal il y a quelques jours.

    Le P. Nicolini est actuellement assistant ecclésiastique national des Associations Catholiques des Travailleurs Italiens (les ACLI) et a été par le passé directeur de la Caritas de Bologne en plus d’être curé dans le quartier résidentiel qui jouxte la prison. Il est surtout connu comme étant le prêtre des pauvres, des prisonniers et des immigrés.

    Mais bien avant cela, il a été le fils spirituel de Giuseppe Dossetti (1913-1996), un homme politique célèbre dans l’Italie de l’après-guerre qui, devenu ensuite moine et prêtre, a joué un rôle dans le Concile Vatican II aux côtés du cardinal Giacomo Lercaro.

    Dans le sillage de Dossetti, le P. Nicolini a fondé dans les années soixante-dix la Famiglia della Visitazione, une communauté aujourd’hui composée d’une trentaine de moines et de moniales et d’autant de couples mariés qui se partagent entre les campagnes de la région de Bologne et les missions de l’archidiocèse en Tanzanie et à Jérusalem.

    En outre, le P. Nicolini est lié à cet influent think tank catholique progressiste connu sous le nom d’« école de Bologne » fondée par ce même P. Dossetti et qui a aujourd’hui respectivement comme dirigeant et comme gourou l’historien de l’Église Alberto Melloni et Enzo Bianchi, le fondateur du monastère de Bose, tous deux ultra-bergogliens.

    Voici donc le lien vers la vidéo-choc du P. Nicolini :

    > « Sento l’opportunità di ricordare… »

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  • L'Eglise d'Allemagne au bord du schisme ?

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    "Le NCR (National Catholic Register) nous informe que les évêques allemands se pressent d'appliquer leur programme mis en évidence en mars de cette année. Ils ont décidé de créer une assemblée synodale qui pourra contraindre leur Eglise à appliquer les réformes qu'ils ont décidé de mettre en œuvre." (source)

     A savoir :

    - traiter le problème des abus sexuels avec la remise en cause du célibat
    - l'autorité et la séparation des pouvoirs
    - l'enseignement de l'Eglise sur la moralité sexuelle (LGBT)
    - le mode de vie sacerdotal
    - la réduction du pouvoir clérical conjointement au dévellopement du rôle des femmes au service des offices ecclésiastiques

    L'Eglise catholique se délite donc et si les mesures sont adoptées bientôt (durant cet automne) on ne pourra que constater de facto la rebellion de l'Eglise allemande devant l'Eglise instituée par le Christ. Il s'agit ni plus ni moins d'une prise de pouvoir puisque les évêques auront une voie minoritaire dans cette assemblée. C'est bien nier l'Institution divine. A découvrir ici:

    Les évêques allemands poussent de l’avant avec la constitution d'une «assemblée synodale» controversée

    Le nouvel organe devrait avoir un pouvoir «contraignant» pour traiter les «problèmes clés» découlant de la crise des abus sexuels, y compris le célibat religieux et l’enseignement de l’Eglise sur la moralité sexuelle.

    BERLIN - Les évêques allemands avancent avec un programme synodal controversé, créant une nouvelle Assemblée synodale en partenariat avec un groupe influent de laïcs allemands. La décision de procéder intervient malgré un avertissement du pape François aux évêques allemands leur demandant de rester en phase avec toute l’Église.

    En mars de cette année, le cardinal Reinhard Marx, archevêque de Munich et Freising et président de la conférence des évêques allemands, a annoncé que l'Église en Allemagne se lancerait dans un «processus synodal contraignant» pour s'attaquer à ce qu'il a appelé les «problèmes clés» soulevés. de la crise des abus cléricaux: le célibat clérical, l'enseignement de l'Église sur la moralité sexuelle et une réduction du pouvoir clérical.

    Conformément au projet de document en cours d’élaboration par la conférence des évêques allemands, qui a été présenté lors d’une réunion du conseil permanent de la conférence en août, l’Église allemande procèdera à la formation d’une nouvelle «Assemblée synodale» chargée de traiter ces questions. Alors que le préambule des statuts est toujours en cours de rédaction et qu'un vote devra être pris sur l'ensemble du texte final, l'exécutif de la conférence avance dans le processus synodal avec «une certitude absolue», ont dit à CNA des sources proches des dirigeants allemands.

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  • Un document exceptionnel dénonce les graves insuffisances du document préparatoire au synode amazonien et les vrais objectifs de celui-ci

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    Du site "Pro Liturgia" (9 septembre 2019) :

    Les graves insuffisances de l'Instrumentum laboris et les véritables objectifs du synode sur l'Amazonie. Un document exceptionnel A LIRE ICI

    En voici l'avant-propos :

    De plus en plus de voix s’élèvent pour observer que le synode sur l’Amazonie, qui aura lieu en octobre à Rome (Rome ? Amazonie ?), n’aura que peu à voir avec l’Amazonie elle-même et beaucoup avec des positions idéologiques de nature politique et réformatrice dans l’Eglise. Il n’est désormais plus possible de voir les choses autrement. La situation est parfois décrite de façon ironique en déclarant que, décidément, l’Amazone se jette dans le Rhin pour aboutir finalement dans le Tibre. Certains évoquent à ce propos une sorte de néo-colonialisme à l’allemande.
    L’analyse qui suit est due à un ethno-anthropologue latino-américain qui a étudié le document préparatoire - largement décrié - au synode à venir. Il se présente lui-même comme un « Argonaute du pacifique occidental » en référence aux travaux de Bronislaw Malinowski. Il a choisi, pour des raisons personnelles, de rester anonyme. Il s’est longuement penché sur des thèmes comme l’identité culturelle et le développement des sociétés et ce, par des recherches sur le terrain, dans les communautés autochtones, que ce soient des communautés vivant dans la forêt tropicale (au Nord du Brésil) ou des communautés « repliées » autour des villes. L’auteur montre clairement comment il utilise l’un des principes de base de toute recherche anthropologique : « Le devoir principal d’un anthropologue est de présenter des faits, de développer des concepts, et de détruire les fictions et les discours creux pour ensuite faire apparaître les forces actives adaptées. » (Bronislaw Malinowski)

    ... et plus loi, ce paragraphe incisif :

    Le document préparatoire élaboré au Vatican exerce, page après page, un incroyable harcèlement, aux accents surréalistes, en faveur d’une soi-disant « culture intégrale » des habitants séculaires de l’Amazonie et en opposition ouverte à une possibilité de « culture intégrale » des européens catholiques. Chaque passage du document tend à montrer combien il est bon et juste de renier ses croyances, et de s’adapter au délire écologique en vogue inventé par ceux qui voudraient réduire ces croyances à un dramatique non-lieu. Pour les Amazoniens, renoncer à leurs shamans et pour les européens, en contrepartie, renoncer à leur foi catholique.

    Le document en PDF est accessible ICI

  • Les cardinaux Brandmüller et Burke alertent tous les cardinaux sur les dangers de l’“Instrumentum laboris” du Synode amazonien pour le dépôt de la foi

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    De Jeanne Smits sur son blog :

    05 septembre, 2019

    Synode amazonien : Brandmüller et Burke alertent tous les cardinaux sur les dangers de l’“Instrumentum laboris” pour le dépôt de la foi

    Les cardinaux Walter Brandmüller et Raymond Burke ont décidé de prendre les devants face aux prévisibles attaques contre la foi et la doctrine de l’Eglise lors du synode sur l’Amazonie qui se tiendra à partir du 6 octobre prochain en interpellant directement à l’ensemble de leurs confrères du collège cardinalice – en fait pour les rappeler à leur devoir de princes de l’Eglise. Chacun de son côté a pris la plume pour écrire une lettre, en italien,  adressée à chacun des autres cardinaux, pour les alerter quant à la « dissonance », voire le caractère « contraire » au dépôt de la foi de certaines affirmations contenues dans l'Instrumentum laboris du Synode sur l'Amazonie.

    Leurs lettres, dont la Catholic News Agency a eu connaissance, dénoncent avec gravité le « flou » du document, qui « semble » même en certains points, « au regard de l’enseignement authentique de l’Eglise, lui être contraire », a ainsi écrit le cardinal Brandmüller. Faut-il rappeler que celui-ci était également signataire, avec le cardinal Burke et les défunts cardinaux Caffarra et Meisner, des Dubia sur la l’exhortation apostolique Amoris laetitia – leurs questions n’ayant pas reçu de réponses à ce jour ?

    Le cardinal Brandmüller n’a pas hésité à faire référence à la manière dont les récents synodes sur la famille et la jeunesse ont déjà été l’occasion de manœuvres peu catholiques :

    « Comme le montre l’expérience de ces derniers synodes, il faut craindre que l’on tente non seulement de manipuler la session mais aussi d'exercer une forte pression sur elle », a-t-il averti.

    « Les formulations nébuleuses de l’Instrumentum, tout comme la proposition de créer de nouveaux ministères ecclésiastiques pour les femmes, et, surtout, la proposition de conférer l’ordination sacerdotale à des viri probati font surgir le fort soupçon de voir le célibat sacerdotal remis en question », selon le cardinal Brandmüller.

    Et d’invoquer comme preuve la participation au synode du cardinal brésilien Claudio Hummes, qui préside le Réseau ecclésial pan-amazonien (REPAM), institution qui, selon Mgr José Luis Azcona, évêque émérite de Marajó (Brésil), a joué un rôle majeur dans la rédaction du texte. REPAM fait depuis sa création à la suite de la publication de Laudato si’ la promotion de l’indigénisme au sein de l’Eglise, chantant les louanges du style de vie et des vertus des tribus primitives vivant dans leur milieu naturel dans la forêt amazonienne.

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  • La subversion gay à l'oeuvre dans l'Eglise de Belgique ?

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    Une étrange soutenance de thèse par un ecclésiastique tournaisien ce 3 septembre 2019 à l'UCL le laisserait penser, d'autant plus que ce prêtre fait partie de l'équipe des formateurs du séminaire de Namur. Derrière une présentation alambiquée et sous un jargon qui évite de dire clairement les choses, l'objectif semble évident : donner droit de cité à l'homosexualité dans l'Eglise. Contentons-nous de rappeler que cela va clairement à l'encontre de la doctrine catholique telle que formulée dans la Lettre publiée le 3 juin 2003 par la Congrégation pour la doctrine de la foi intitulée Considérations relatives aux propositions visant à reconnaître légalement les unions entre personnes homosexuelles qui s'oppose formellement au mariage entre personnes de même sexe. Ce document indiquait clairement que « la reconnaissance légale des unions homosexuelles ou le fait de les placer au même niveau que le mariage signifierait non seulement approuver un comportement déviant [...], mais aussi occulter des valeurs fondamentales qui appartiennent au patrimoine commun de l'humanité ». Mais, d'après ce doctorant, le vent aurait tourné à Rome et ces normes seraient "ré-énoncées dans une perspective plus inclusive par le magistère pontifical, sous l’impulsion du pape François."

    SOUTENANCE PUBLIQUE DE THÈSE DOCTORALE : Bruno Vandenbulcke

    Monsieur Bruno Vandenbulcke, de Tournai, présentera sa dissertation doctorale pour l’obtention du grade de docteur en théologie et la soutiendra publiquement le mardi 3 septembre à 13h00 dans l’auditoire DESC 85, Grand-Place, 45 à Louvain-la-Neuve.

    Le jury est composé de MM. les professeurs

    1. Gaziaux, président
    2. Jacquemin, promoteur
    3. Join-Lambert,
    4. Bondolfi, correcteur extérieur (Université de Genève)
    5. Biancu, correcteur extérieur (Université de Rome)

    Le couple homosexuel et la formation morale des sujets chrétiens.

    Approfondir la vie baptismale comme école de capacités et de responsabilités.

    Penser le couple homosexuel chrétien, ses engagements à la fidélité et ses fécondités, en résumé, sa moralité, demeure une entreprise inquiète d’elle-même en théologie catholique. C’est qu’un tel projet nécessite de travailler sur tous les fronts engagés, ceux de l’identité chrétienne, de la représentation du couple légitime, de l’altérité à discerner, de l’alliance à construire, de l’autorité à situer. L’indice du baptême devient à ce moment-là précieux pour penser les chemins de vie qui se décident à deux, orientés vers la fidélité et la fécondité. Les partenariats homosexuels peuvent y écouter les résonances dont ils ont besoin pour avancer dans leurs propres configurations, recentrés sur une acceptation forte et originale de la dignité humaine, à l’épreuve d’une sensibilité contemporaine qui promeut la discussion, la communication et le débat quand est visé le bien commun. La référence au baptême comme sacrement initiatique et comme dynamisme existentiel provoque une occasion favorable pour situer tout un chacun devant l’édification du relationnel humain et chrétien. Le baptême comme socle de la réelle identité des enfants de Dieu signifie le lieu où hommes et femmes peuvent se retrouver, se situer, se regarder, s’exprimer. La référence au baptême nous situe encore dans une acception plus relationnelle de la vérité morale. Elle nous indique qu’en régime chrétien, la vérité énoncée prend en compte son destinataire. Les préceptes forts et les certitudes inébranlables peuvent alors opérer un mouvement de rétrogression pour rendre la respiration et donc l’éthique disponibles. Nous avons divisé notre recherche en quatre chapitres articulés. Nous sommes partis dans un premier chapitre d’un dialogue avec les normes magistérielles romaines et leurs traductions anthropologiques et psychanalytiques. Ces normes ont en effet forgé un imaginaire qui a dessiné et dessine encore des contours de discernement des comportements sexuels. Elles ont souvent été utilisées pour défendre un ordre familial (!) et critiquer l’idée même de famille homoparentale perçue comme une idéologie contraire au bien des enfants (!!). Elles ont en retour suscité divers contre-discours ainsi que des accommodements quand leur mise en œuvre ne correspondait que difficilement aux aspirations des sujets contemporains et aux réalités de leurs vies. Depuis quelques années, ces normes sont ré-énoncées dans une perspective plus inclusive par le magistère pontifical, sous l’impulsion du pape François. Nous nous proposons ensuite, dans un deuxième chapitre, de rencontrer la situation concrète des personnes homosexuelles chrétiennes ayant fait le choix d’une vie commune. Il nous semble intéressant de nous tourner vers les milieux associatifs qui accompagnent de telles trajectoires, qui donnent « voix au chapitre » à des itinéraires atypiques de vie chrétienne. En nous mettant à l’écoute de ces associations, nous espérons prendre le pouls d’une question portée non par des personnes isolées mais relayée par des expériences porteuses d’intuitions partageables. Le troisième chapitre part du constat que la référence au baptême joue le rôle de principe inclusif au sein des associations. Elle catalyse en outre les approches des auteurs et des théologiens qui les soutiennent. Nous comprenons que revenir par ce biais vers la condition chrétienne est porteur pour penser l’éthicité du couple homosexuel. Ce chapitre constitue le cœur de notre recherche. Enfin, dans un quatrième chapitre, plus audacieux mais soucieux de rejoindre le concret de bien des vies, nous nous risquons à quelques ouvertures. (les passages soulignés en caractères gras sont du fait de belgicatho)

  • Vient de paraître : le magazine trimestriel « Vérité et Espérance-Pâque Nouvelle », n° 111, été 2019

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    Le magazine trimestriel « Vérité & Espérance – Pâque Nouvelle » édité par l’association « Sursum Corda » (responsable de l'église du Saint-Sacrement à Liège) a publié sa livraison de l’été 2019. Tiré à près de 4.000 exemplaires, ce magazine abondamment illustré parcourt pour vous l’actualité religieuse et vous livre quelques sujets de méditation. Les articles mentionnés en bleu sont disponibles sur le blog de l'église du Saint-Sacrement (cliquez sur les titres ci-dessous pour y accéder). 

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    Au sommaire de ce numéro n° 111 (été 2018) : 

     

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    Paul Vaute : plaidoyer pour le vrai

    Quand les rois guérissaient les malades…

    Sermon sur l’Espérance 

    contrat Delta ingenieur stabilité340.jpg 

    Rome et le monde : 

    Notre-Dame de Paris : le service public de la transcendance

    Pèlerinage de Chrétienté Paris-Chartres 2019 : homélie de Mgr Léonard

    Abus sexuels dans l’Eglise : le cléricalisme, voilà l’ennemi ?

     

    Belgique : 

    Non, la fin du célibat ne fera pas revenir les prêtres

    Nominations récentes

    Une semaine eucharistique réussie (16-23 juin) :

    Liège a aussi célébré la Fête-Dieu 2019 en l'église du Saint-Sacrement au Bd d'Avroy

     

    Secrétaires de Rédaction : Jean-Paul Schyns et Ghislain Lahaye

    Editeur responsable: SURSUM CORDA a.s.b.l. ,

    Rue Vinâve d’île, 20 bte 64 à B- 4000 LIEGE. 

    La revue est disponible gratuitement sur simple demande :

    Tél. 04.344.10.89  e-mail : sursumcorda@skynet.be 

    Les dons de soutien à la revue sont reçus  avec gratitude au compte IBAN:

     BE58 0016 3718 3679   BIC: GEBABEBB de Vérité et Espérance 3000, 

    B-4000 Liège

    JPSC

  • Amazonie : les enjeux du synode

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    Une excellente synthèse publiée par le mensuel « La Nef » (septembre 2019) :

    François Population-Amazonie.jpg« Du 6 au 27 octobre se tiendra à Rome le synode sur l’Amazonie. L’« instrument de travail », rendu public le 17 juin, a été l’objet de nombreuses critiques. Analyse des enjeux du synode.

    C’est assurément la surprise qui a accueilli, l’an dernier, l’annonce de la convocation d’un synode pour l’Amazonie, qui aura lieu du 6 au 27 octobre 2019. Pourquoi – s’est-on interrogé – consacrer un synode à une région particulière, alors que la mondialisation tend à rendre transversaux les enjeux auxquels est confrontée l’Église ? Et pourquoi l’Amazonie en particulier, alors que cette région, quoique très étendue (7,8 millions de km²) et couvrant neuf pays différents (1), n’est peuplée que de quelques millions d’habitants ?
    Une partielle réponse à cette question peut être recherchée dans l’Instrumentum laboris (instrument de travail) rédigé par le REPAM (Red Eclesial Pan-Amazónica) (2), puisque ce document, intitulé « Nouveaux chemins pour l’Église et pour une écologie intégrale », permet de mieux cerner les objectifs du synode.
    Deux d’entre eux doivent être plus particulièrement évoqués ici : le premier – l’ordination des hommes mariés –, parce qu’il sera sans doute le plus commenté ; le second – faire de l’Amazonie un modèle pour l’Église –, parce qu’il inspire toutes les pages de l’Instrumentum laboris.

    Objectifs du synode
    L’ouverture de la prêtrise aux hommes mariés n’est pas, du moins pas en apparence, l’objectif principal du synode, mais il est assurément celui qui retiendra le plus l’attention. En tout cas, il est expressément mentionné par l’Instrumentum laboris, celui-ci invitant explicitement les pères synodaux à réfléchir à la possibilité de « procéder à l’ordination sacerdotale de personnes aînées, préférablement autochtones, respectées et acceptées par leur communauté, même si elles ont une famille constituée et stable, dans le but d’offrir les sacrements qui accompagnent et sanctionnent la vie chrétienne ».

    Mais, à lire l’Instrumentum laboris, le synode vise un objectif bien plus considérable : il s’agit ni plus ni moins d’inviter l’ensemble de l’Église catholique à se mettre à l’écoute de l’Amazonie et à s’inspirer des sagesses des peuples de la région. Pourquoi ? Parce que l’Amazonie est un véritable « lieu théologique », un « lieu épiphanique », un lieu de la révélation de Dieu : à l’inverse des Églises occidentales dont le paradigme est trop souvent fondé sur une rupture (entre Dieu et la nature, entre les hommes et la nature), il n’existe pas, dans cette immense région périphérique, de séparation entre le cosmos, la divinité, la terre et ses habitants. Autrement dit, pour reprendre une formulation chère au pape François, « tout y est connecté ». Et cette sagesse ancestrale, cette « cosmovision », qui est elle-même un fruit de l’Esprit Saint, antérieur à la révélation chrétienne, doit devenir « un point de référence pour la mise en application d’un nouveau paradigme d’écologie intégrale ».

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