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Ethique - Page 532

  • Caroline Pigozzi, interviewe le Cardinal Barbarin pour « Paris-Match »

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    La « spécialiste » religieuse des magazines à grand tirage fait un petit tour de l’actualité française avec l’archevêque de Lyon (extraits) :

    Paris Match. Eminence, revenons sur la polémique au sujet du mariage homosexuel qui a déchaîné les passions…

    Cardinal Barbarin. J’ai expliqué la rupture de société que représenterait le mariage de deux personnes du même sexe. En mesurons-nous bien les conséquences ? Je ne sais pas si j’ai choisi de bons exemples, l’autre jour, car certains mots ont blessé et ont créé un tel “buzz” que ce que je voulais dire n’a pas été entendu. Pourtant, on peut poser la question de savoir comment on répondra aux demandes qui viendront ou qui apparaissent déjà : “Pourquoi toujours deux ? Nous, nous voulons nous marier à trois, à quatre.” Comment vont répondre ceux qui ont promis “le mariage pour tous” ! Lorsque des repères majeurs de la société disparaissent, on ne sait plus comment se situer. Mais revenons à la question telle qu’elle se pose aujourd’hui, c’est là le fond du problème. On nous dit que cette loi est indispensable au nom de l’égalité. Mais a-t-on bien compris qu’elle va créer de nouvelles inégalités ? Qu’est-ce qu’on répondra à un enfant qui dira : “Pourquoi, moi, j’ai deux papas et pas de maman ?” Et quand sur le livret de famille, on verra écrit “Parent 1, Parent 2”, beaucoup diront : “Attendez, moi, je ne suis pas le parent 1, je suis la maman !” Ce n’est pas l’enseignement de la morale chrétienne ; il en va de l’équilibre de nos vies et de nos familles. Ce projet suscite d’ailleurs de grandes oppositions chez les juifs (je pense notamment à la déclaration de M. Joël Mergui, président du Consistoire) et chez les musulmans (à celle de M. Tarek Oubrou, imam de Bordeaux) et aussi chez certaines personnes homosexuelles qui m’ont envoyé des messages très touchants, ces jours derniers. Nous, responsables chrétiens, juifs et musulmans de Lyon, avions signé en 2007 une déclaration rappelant cette vérité simple et fondamentale pour toutes les cultures et les civilisations : le mariage, c’est l’union d’un homme et d’une femme. Si on modifie ce pivot, ce sera la source de profonds déséquilibres. Le “mariage pour tous” aura de lourdes conséquences : il ne s’agit pas là seulement d’un vote pour satisfaire le désir de quelques-uns, mais d’une redéfinition majeure de notre vie en société… Un Parlement qui change ce fondement doit mesurer ce qu’il fait et savoir que c’est tout un peuple qui aura à en assumer les conséquences.

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  • La dignité de l'homme est un préalable à toute loi

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    De l’agence Zenit :

    ROME, mercredi 26 septembre 2012 (ZENIT.org) – La dignité de l’homme est un préalable à toute loi, déclare Mgr Mamberti.

    Mgr Dominique Mamberti, secrétaire du Saint-Siège pour les rapports avec les Etats, est intervenu lors d’une réunion sur l’Etat de droit au niveau national et international, dans le cadre de la 67e session ordinaire de l’Assemblée générale de l’ONU le 24 septembre 2012, au siège des Nations Unies à New York.

    Pour le Saint-Siège, « la dignité et la valeur inaliénables de chaque personne humaine » sont un « préalable » à toute loi ou consensus social.

    Aujourd’hui, constate Mgr Mamberti, la « complexité croissante de la vie quotidienne » provoque une « prolifération de normes et procédures », qui multiplient les applications et interprétations de la loi, jusqu’à « entrer en contradiction et mettre la certitude de la loi elle-même en danger ».

    Ce « manque de critère objectif comme base et guide pour l’activité législative » laisse place à des « visions anthropologiques partielles » qui « affaiblissent la conception intégrale et unifiée de la personne », estime l’archevêque. En conséquence, « le désordre juridique et la réduction anthropologique compromettent le but ultime de toute loi : promouvoir et garantir la dignité de la personne humaine ».

    La valeur transcendante de la dignité humaine

    Pour « éviter des déviations dangereuses », l’Etat de droit doit être « fondé sur une vision unifiée et qui englobe tout l’homme, sensible à la complexité et à la richesse des personnes », déclare l’archevêque.

    En effet, poursuit-il, la « valeur transcendante de la dignité humaine » offre un « fondement stable » à l’Etat de droit parce qu’elle correspond à la « vérité de l’homme comme créature de Dieu ». Dans ce sens, « le droit à la vie de tout être humain, dans tous les stades de son développement biologique, de la conception jusqu’à la mort naturelle » doit être considéré comme « une valeur absolue et inaliénable, préalable à l’existence de tout Etat, de tout groupe social ».

    Pour Mgr Mamberti, il faut ajouter à ce fondement « toutes les autres composantes des droits de l'homme », selon le principe de l'indivisibilité, dont parlait Jean-Paul II : « la promotion intégrale de toutes les catégories de droits de l'homme est la vraie garantie du plein respect de chacun des droits ». Par ce même principe, « la promotion intégrale de toute personne, sans exception de temps ou de lieu, est la véritable garantie du plein respect pour tout le monde ».

    Tous les autres droits humains fondamentaux sont reliés à la dignité humaine, tels « le droit à un père et une mère, d'établir et de fonder une famille, de grandir et d'être éduqué dans une famille naturelle, le droit des parents à éduquer leurs enfants, le droit au travail et à la redistribution équitable de la richesse produite, à la culture, à la liberté de pensée et à la liberté de conscience », ajoute l’archevêque.

    Parmi ces droits, le Saint-Siège insiste sur la « liberté de religion » : le « droit de chercher la vérité en matière religieuse sans contrainte et en toute liberté de conscience, ne doit pas être traité par les Etats avec suspicion ou comme quelque chose à simplement autoriser ou tolérer », insiste Mgr Mamberti. Au contraire, il est « une partie essentielle de chaque personne et dans une certaine mesure est identifiable à sa liberté même ».

    Rechercher « ce qui est juste »

    Dans l’expression « état de droit », le concept « droit » doit être compris comme « ce qui est juste, comme un élément qui est propre et inaliénable à la nature de tous les êtres humains et des groupes sociaux comme la famille et l’Etat », précise Mgr l’archevêque par ailleurs.

    Or, « ce qui est juste » et doit faire force de loi « n’est plus évident » aujourd’hui, constate-t-il. En outre, si les déclarations sur les droits de l’homme « offrent d’importants points de référence dans cette direction », cependant « elles ne sont pas suffisantes si elles ne sont pas lues dans l’esprit dans lesquels elles ont été formulées et dans leur contexte historique ».

    En l’occurrence, explique Mgr Mamberti, la Déclaration des droits de l’homme est le résultat d’un « long processus juridique et politique », qui commence avec la « rencontre entre la philosophie grecque et le droit des romains », à laquelle ont été ajoutés des « éléments de la sagesse judéo-chrétienne », ainsi que « d’autres peuples et religions ».

    Ainsi, souligne-t-il, ces droits sont « reconnaissables aussi pour les cultures non-européennes et non-méditerranéennes » et c’est « seulement à la lumière de cet édifice riche et complexe, historique, juridique et philosophique », qu’ils sont une référence.

    De même, la « foi dans la dignité transcendante de la personne humaine », est la « clé fondamentale et indispensable » pour comprendre ces droits et les promouvoir, affirme l’archevêque : en effet, l’état de droit ne se construit que si l’homme se considère en référence à une transcendance, c’est-à-dire « s’il respecte sa nature, l’écoute et s’accepte tel qu’il est, comme quelqu’un qui ne s’est pas créé lui-même ».

    A ce titre, Mgr Mamberti met en garde contre « la pensée positiviste », qui « exclut ce qui est au-delà du fonctionnel », et ne peut donner naissance qu’à un "gouvernement de règles", un système de normes et procédures construit simplement sur des raisons pragmatiques et utilitaristes ».

    Dans ce cadre, la création de nouvelles lois peut « facilement devenir une expression de la volonté de quelques-uns », poursuit-il, car ce « gouvernement de règles, privé de valeurs permanentes », est « sujet à la manipulation ».

    Il déplore à ce sujet les actions de « groupes d’intérêt, qui réussissent à influencer des politiques d’Etats, au moyen de procédures formellement légales, pour obtenir des normes qui non seulement ne peuvent pas servir le bien commun mais sont des abus des normes internationales ».

    Il dénonce également la promotion, au nom de la démocratie, d’« une vision matérialiste de la personne humaine », couplée à « une vision mécanique et utilitariste de la loi ». Dans ce cas, fait-il observer, « malgré l’apparent état de droit, la volonté du puissant prévaut sur celle du plus faible », que sont « les enfants, les bébés à naître, les handicapés, les pauvres ».

    En résumé, conclut-il, pour que « l’intérêt unilatéral des plus puissants ne l'emporte pas sur les besoins des plus faibles », il faut que la législation soit marquée par « le respect de la dignité de la personne humaine, à commencer par la centralité du droit à la vie et à la liberté de religion ».

     

  • France : sondage du « Point » sur le projet de mariage homosexuel

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    C’est ici : «Mariage homo», «mariage pour tous»… Qu’en pensez-vous ?  

    ►Intérêt. Réclamer le mariage entre deux personnes du même sexe, c’est abdiquer devant l’idéal bourgeois et balayer d’un trait des années de revendication pour le droit d’exister dans la différence. (1447 votants)

    6.9%

    ►Indigne mascarade… Le mariage, support juridique de la famille, a par nature une spécificité hétérosexuelle. Le mariage pour tous est un non-sens : pour préserver l’égalité des droits entre les citoyens, un «pacs amélioré» était suffisant. (13354 votants)

    63.3%

    ►Enfin ! Homme, femme, quelle importance, pourvu qu’il y ait l’amour ? Tous les citoyens, dans une démocratie, sont égaux en droit : seul le mariage pourra protéger juridiquement l’union de deux personnes du même sexe alors… Qu’attend-on ? (3778 votants)

    17.9%

    ►Et si c’était finalement un dangereux caprice ? Quand cette loi sera votée, les revendications, légitimes, des homosexuels finiront aux oubliettes. Il y avait d’autres urgences : consolider le pacs, lutter contre l’homophobie, renforcer la prévention contre le VIH… (2503 votants)

    11.9%

     (21082 votants)

  • Italie: l’Eglise tance le gouvernement Monti

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    Selon Natalia Trouiller (La Vie):

    La réunion d'automne du Conseil permanent de la conférence des évêques italiens, qui a commencé lundi, s'est ouverte avec un discours très énergique du cardinal Bagnasco, archevêque de Gênes et président de la conférence épiscopale. Et cela à commencé dès les premières lignes de son discours: "Nous vivons des mois particulièrement exigeants, qui dépeignent une réalité de plus en plus complexe pour les Italiens et pour l'Europe. Il ne s'agit pas d'un équilibre à réajuster mais de quelque chose de beaucoup plus substantiel et profond qui a mis d'un coup en évidence les contradictions, les naïvetés, les fuites en avant, les déséquilibres, les références accumulées au fil des décennies et sur lesquelles il est clairement illusoire de continuer de miser".

    Après ce constat sans appel, c'est à une critique sans concession que se livre Mgr Bagnasco. "Compte tenu de la gravité de l'heure, l'Eglise - entraînée par le souci de la nation - appelle à la responsabilité de la société dans ses différentes articulations - les institutions, les mondes de la politique et de la finance, du travail et de ses représentations - pour que le bien commun l'emporte sur toute autre forme d'intérêts. [...] Il est temps pour une solidarité profonde, une concentration absolue - sans distractions - sur les problèmes prioritaires de l'économie et du marché du travail, le rétablissement des partis, des procédures participatives et électives, un combat implacable contre la corruption: tous les problèmes qui ont sur la personne et qu'ils sont le développement nécessaire. [...] Je suis vraiment navré de voir que dans les régions se dessine un réseau de corruption et de scandales, ce qui conduit à penser que la décentralisation tant attendue  coïncide dans de nombreux cas avec un fardeau inacceptable. Que l'immoralité et la malhonnêteté soient dans les centre-villes comme dans les banlieues n'est pas une consolation, mais un motif d'indignation supplémentaire, que la classe politique continue de sous-estimer. Et c'est un motif de honte et de colère pour les honnêtes gens". Le discours continue ainsi, avant de terminer sur le sujet par un implacable "cela humilie la démocratie elle-même".

    Le ton des évêques a bien changé. On se souvient en effet que l'accession du catholique Monti à la présidence du conseil italien avait provoqué un concert de louanges, aussi bien dans L'Avvenire (le journal des évêques) qu'au très pontifical Osservatore Romano. Et les affaires de corruption qui s'accumulent n'arrangent rien, pas plus que les réformes sociétales qui se profilent - la question des "unions de fait" est en train de relancer la question de l'ouverture du mariage aux personnes de même sexe en Italie.

    Ici: Fin de la lune de miel entre le gouvernement italien et l'Eglise

  • Des argumentaires à télécharger

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    PAROLES DE CATHOLIQUES PROPOSE DES ARGUMENTAIRES A TELECHARGER

    Au fur et à mesure de leur publication, on y trouvera des argumentaires proposés par l'équipe de "Paroles de Catholiques", à télécharger en format pdf, afin de pouvoir les imprimer chez soi. (voir les consignes d'impression)

  • Belgique : l'avortement en augmentation

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    RTL-TVI pose cette question "Pourquoi le nombre d'avortement augmente ?

    ... et y répond de la façon suivante :

    "Selon le rapport annuel de la Commission nationale d'évaluation chargée d'évaluer l'application des dispositions relatives à l'interruption de grossesse, l'augmentation du nombre d'avortements  (19.578 interruptions volontaires de grossesse en Belgique) touche principalement les femmes âgées de 20 à 35 ans, et donc pas les adolescentes. Pour ces dernières, les chiffres sont d'ailleurs restés stables ces 5 dernières années. 

    Les différentes raisons

    Près de 7 femmes qui ont subi un avortement sur dix ne sont pas mariées et ne l'ont pas encore été. La moitié n'a pas eu d'enfants. Quarante pour cent s'estiment trop jeunes, sont encore étudiantes ou n'ont pas encore envie d'avoir un enfant. Pour 10% des femmes concernées, des problèmes relationnels ont guidé leur décision d'avorter. Dans près de la moitié des cas, les femmes n'avaient utilisé aucun moyen de contraception et une sur trois n'avait pas utilisé le leur de manière correcte. Certaines femmes disent ne pas avoir assez d'argent pour se payer la contraception et  reviennent donc régulièrement se faire avorter."

    D'où l'urgence de s'associer aux 40 Days for Life comme Daniel Hamiche nous y invite sur Americatho :

    40 Days for Life : c’est dans deux jours !

    La nouvelle campagne des 40 Days for Life s’annonce déjà comme la plus importante jamais organisée aux États-Unis : elle se déroulera dans 314 villes (dans 49 États de l’Union, plus le District de Washington), dans 7 provinces du Canada et également en Angleterre, en Australie, en Espagne et, pour la première fois, en Ouganda ! Pendant 40 jours, et 24 h sur 24, des vigiles vont se succéder devant des centaines d’avortoirs pour prier afin de mettre un terme à l’abomination de l’avortement. Comme pour chaque campagne, je vous invite à vous associer, par une prière de l’“arrière”, à nos frères Américains, en priant une dizaine de chapelet (c’est-à-dire 10 Je vous salue Marie par jour et pendant quarante jours) aux intentions des 40 Days for Life. Cette campagne d’automne commence dans deux jours le 26 septembre et s’achèvera le 4 novembre. Je compte sur vous pour vous y associer et je vous invite à vous inscrire ici. Les inscrits, comme pour toutes les précédentes campagnes, recevront une modeste Lettre quotidienne d’informations accompagnée de la citation de la Sainte Écriture à méditer et de l’intention particulière de prière du jour. J’espère de tout cœur que nous serons cet automne encore plus nombreux que lors du dernier Carême à prier avec ferveur aux intentions des 40 Days for Life. J’attends donc votre inscription ici. Merci !
  • Une protection internationale pour le mariage et la famille

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    Aux démocrates chrétiens le Pape rappelle le fondement éthique de la politique et de l'économie

    Respect de la vie à toutes ses étapes (Osservatore Romano)

    S'il manque l’engagement dans la recherche d’un solide fondement éthique dans l’action sociale et d’une ferme protection dans le domaine international de la famille, il sera difficile de sortir de la crise mondiale actuelle. C’est ce qu’a rappelé Benoît XVI en faisant référence à l’Evangile, au Catéchisme de l’Eglise, à Centesimus annus, aux enseignements de son magistère, s'adressant aux membres de l’Internationale démocrate-chrétienne, reçus au matin de ce 22 septembre en audience dans la salle des Suisses au palais apostolique de Castel Gandolfo. Le Pape a souligné la responsabilité des politiques afin qu’ils continuent « à défendre comme central et impératif » le bien commun et « la protection inaliénable de la dignité de la personne » plutôt que se limiter « à répondre aux urgences d’une logique de marché ». Ce dernier type de comportement fait qu’il y a eu jusqu’à présent « malheureusement de nombreuses et bruyantes » offres de « réponses sommaires, superficielles et de peu de consistance aux besoins les plus fondamentaux et profonds de la personne ». Evoquant la lettre à Timothée,  Benoît XVI met en garde contre le fait  que pourrait venir le jour où « l’on ne supportera plus la saine doctrine, mais, afin d’entendre quelque chose, les hommes s’entoureront de maîtres selon leurs propres caprices, refusant de prêter attention  à la vérité pour se perdre derrière des fables ». Rappel donc à y prêter une plus grande attention au moment ou l’on est appelé à faire « des choix fondamentaux inhérents au sens de la vie à la recherche du bonheur ». En premier lieu il a donc demandé un engagement renouvelé pour le respect de la vie « à toutes ses étapes, de la conception à sa fin naturelle »; un engagement qui se mêle à celui du respect du mariage comme union indissoluble entre un homme et une femme et comme fondement à son tour de la communauté familiale ». C’est précisément la famille qui a besoin d’une plus grande protection parce qu’elle est la base « d’une coexistence sociale ». Un progrès authentique de la société humaine « ne peut se passer  – a conclu le Pape – des politiques de protection et de promotion du mariage et de la communauté qui en découle ». Des politiques, a t-il précisé qu'il incombe non seulement aux Etats mais à la communauté internationale elle-même de mettre en place, dans le but d’inverser la tendance vers un isolement croissant de l’individu, source de souffrance et de dessèchement aussi bien pour l’individu lui-même que pour la communauté ». Et c’est de cela dont doivent s’occuper ceux qui ont des responsabilités sociales. (Osservatore Romano, 23 septembre 2012)

  • Mariage homosexuel en France : Mgr Aillet veut un débat public

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     Communiqué de l’évêque de Bayonne :

     

     

     

     

     « Les récentes déclarations du Cardinal Barbarin, qui ont défrayé la chronique, ont permis d’ouvrir un débat dont nous étions privés à propos du projet de loi sur le « mariage » entre personnes de même sexe et l’adoption par les couples homosexuels.

    Nous récusons, bien entendu, toute forme d’injuste discrimination vis-à-vis des personnes homosexuelles qui ont le droit d’être reconnues dans leur dignité personnelle, mais nous n’acceptons pas non plus qu’un lobby qui ne représente qu’une partie des homosexuels, eux-mêmes très minoritaires, puisse imposer sans discussion son point de vue auprès des medias et de l’actuelle majorité parlementaire. Nous demandons, au contraire, qu’un vrai « débat citoyen », somme toute comparable aux « Etats généraux de la Bioéthique » de 2009, soit organisé dans les meilleurs délais.

    A défaut d’un tel débat public, faudra-t-il descendre dans la rue pour se faire entendre, défendre l’institution du mariage et le droit fondamental de chaque enfant d’être éduqué par un père et une mère ?

    C’est Lionel Jospin qui, en 2004, rappelait que « le mariage est dans son principe et comme institution l’union d’un homme et d’une femme » et qu’un enfant « n’est pas un bien que peut se procurer un couple hétérosexuel ou homosexuel mais une personne née de l’union d’un homme et d’une femme ». Nul n’est en droit de sacrifier le droit des enfants aux désirs et aux intérêts particuliers des adultes.

    + Marc Aillet, le 21 septembre 2012 " 

     

    Ici : exigeons un débat public !

  • La morale laïque n'est pas une morale universelle

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    Sous le titre "Une morale tout à fait immorale", Chantal Delsol critique le projet du ministre français Peillon d'imposer un cours de morale laïque dans les écoles de l'Hexagone. Les cours de morale laïque qui existent chez nous depuis belle lurette illustrent les propos de l'auteure.

    On ne peut qu’approuver Monsieur Peillon quand il regrette l’ambiance chaotique de nos salles de classe, l’indiscipline avérée et les injures sexistes et racistes qui agrémentent nos préaux. Et on peut se féliciter que l’école à cet égard décide de venir au secours des familles trop souvent déficientes. Le ministre nous le promet : l’école de la République n’apportera que la morale universelle, à laquelle tout le monde adhère…

    Bien entendu une morale universelle existe, ce qui d’ailleurs nous rassure quant à l’unité de l’espèce humaine ! Toutes les cultures pensent que la paix est préférable à la guerre, l’amour à la haine, et tous les hommes de la terre conseillent de sauver le noyé plutôt que de lui enfoncer la tête sous l’eau. Pourtant la morale universelle ne saurait pas s’enseigner telle quelle, car elle est beaucoup trop générale et demande à être interprétée, ce qui explique la diversité des cultures.

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  • L'être humain existe dès sa conception

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    (ZENIT.org) – Les évêques du Canada rappellent aux membres du Parlement canadien que « l’être humain existe dès la conception », dans une déclaration du 18 septembre 2012.

    Les parlementaires s’apprêtent en effet à voter une Motion selon laquelle « un enfant devient un être humain seulement lorsqu’il est complètement sorti du sein de sa mère ».

    Les évêques appellent les « catholiques et toutes les personnes de bonne volonté », à « prier pour que nos législateurs reçoivent la sagesse et le courage de faire ce qui est le plus susceptible de préserver et de promouvoir le bien commun ».

    Déclaration des évêques:

    Ce mois-ci, le 21 septembre, les membres du Parlement fédéral vont poursuivre le débat sur la Motion 312 qu’a présentée le député Stephen Woodworth. Quelques jours plus tard, soit le 26 septembre, la Chambre des communes est censée voter sur la Motion. Le texte demande à la Chambre d’instituer un comité spécial pour examiner une déclaration du Code criminel selon laquelle « un enfant devient un être humain seulement lorsqu’il est complètement sorti du sein de sa mère ». L’article 223 (1) du Code dit : « Un enfant devient un être humain au sens de la présente loi lorsqu’il est complètement sorti, vivant, du sein de sa mère. » On trouvera le texte officiel complet de la Motion 312 sur le site Internet du Parlement du Canada, à l’adresse  http://www.parl.gc.ca/HousePublications/Publication.aspx?Language=E&DocId=5437818

    L’Église catholique soutient que l’être humain existe dès la conception. La vie des êtres humains est, par conséquent, sacrée à chaque stade de notre existence – du début à la fin naturelle. « Béni soit le fruit de vos entrailles», dit l'Évangile de Luc en référence à Marie, qui était enceinte de l'enfant, Notre-Seigneur.

    Au moment où la Chambre des communes s’apprête à débattre de la Motion 312, les évêques du Canada invitent tous les membres du Parlement canadien à bien prendre en compte le caractère sacré de l’enfant à naître et de chaque vie humaine. Nous encourageons aussi les catholiques du Canada, et toutes les personnes de bonne volonté, à prier pour que nos législateurs reçoivent la sagesse et le courage de faire ce qui est le plus susceptible de préserver et de promouvoir le bien commun, bien commun qui se fonde sur le respect de la dignité humaine de tous et de chacun.

    + Richard Smith

    Archevêque d’Edmonton

    Président de la Conférence des évêques catholiques du Canada

    Le 18 septembre 2012

  • Union sacrée

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    De Jean-Marie Guénois dans le « Figaro » du 19 septembre :

    « Les catholiques sont en première ligne, mais les autres religions, opposées au projet, montent au front.

    Très discrètement, ils se sont rencontrés la semaine dernière à Paris. Ensemble, ils ont évoqué le projet de loi sur le mariage homosexuel et, d'un commun accord, ont décidé d'aller séparément à la bataille. Non que les six responsables de culte en France - juif, catholique, orthodoxe, protestant, musulman, bouddhiste - s'opposent sur ce thème. Les religions sont plutôt contre le mariage homosexuel, à l'exception d'une frange libérale du protestantisme. Et s'inquiètent tout autant de l'ouverture à l'adoption d'enfants par ces couples. Mais chaque membre de la Conférence des responsables de culte en France (CRCF) a jugé plus sage de s'exprimer séparément, même si une prise de position plus solennelle commune n'est pas exclue à l'avenir.

    Des six grandes religions en France, les catholiques sont les plus exposés. Le coup de semonce a été décoché en plein été par une «prière pour la France» rédigée par le cardinal André Vingt-Trois. Depuis, le président de la Conférence des évêques a été reçu à deux reprises - à la demande de la ministre de la Justice, Christiane Taubira. À la sortie du dernier rendez-vous, mardi soir, l'archevêque de Paris a dit notamment avoir attiré l'attention de la garde des Sceaux sur «l'illusion» consistant à «affirmer que l'on puisse ouvrir le mariage sans le transformer. L'ouverture du mariage à des personnes homosexuelles va entraîner une transformation assez large des définitions de l'état civil et du Code civil. Ce sera donc un nouveau type de mariage». Second point: «J'ai insisté sur la question de l'adoption: comment la France respecterait sa ratification de la convention universelle des droits de l'enfant. Elle prévoit pour l'enfant l'accès à ses origines.»

    Le cardinal a dit avoir été «écouté avec beaucoup d'attention» mais sans «aucune idée de l'effet qui suivra». Sur Europe 1, mercredi matin, il a qualifié d'«erreur profonde» ce projet. «J'espère que l'on pourra empêcher la loi» a-t-il lancé. Il appelle les catholiques «à faire exister le débat que le gouvernement ne veut pas organiser».

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  • BXL, 13 octobre, "Les défis du couple aujourd'hui" par le Père Denis Sonet

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    Conférence D.Sonet.jpg

    Denis Sonet, invité par l’équipe de “la Traversée” (www.latraversee.be), viendra parler des défis du couple, le samedi 13 octobre à 20h (veille des élections), au Fanal à Uccle. Cette conférence s’adresse à tous: parents ou jeunes adultes.

    Prêtre et conseiller conjugal, Denis Sonet a toujours été passionné par les questions que se posent les couples, les familles et les jeunes, à propos de la vie affective et sexuelle. En 1962, il fonde le CLER, (Centre de Liaison des Équipes de recherche - Amour et Famille), une association française reconnue d'utilité publique. Il propose des parcours de formation sur le couple, le mariage et sa préparation, les tensions et violences conjugales et familiales, l'écoute et l'éducation des enfants et des adolescents, l'éducation sexuelle, etc, etc,... Incroyablement jeune de coeur et d'esprit, il a suivi depuis longtemps les évolutions sociologiques qui ont traversé notre monde occidental.