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Ethique - Page 528

  • Bulletin de l'Institut Européen de Bioéthique (14/11/2012)

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    Sommaire

  • Nouveau battage pro-IVG autour d'un cas douloureux

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    Jeanne Smits décrypte de façon très approfondie cette nouvelle campagne médiatique :

    Morte pour ne pas avoir obtenu un avortement ? Agit-prop en Irlande

    Les grands médias de tous les pays reprennent en chœur la substance de ce titre : « Une femme meurt après s'être vu refuser l'avortement. » En chœur, d'Inde aux Etats-Unis et des Pays-Bas aux pays hispanophones, c'est la même « info » qui circule : Savita Halappanava, en pleine fausse couche, n'a pas obtenu qu'on « termine » son « fœtus » et elle en est morte.

    Mais elle est morte de septicémie, pas d'avoir été enceinte… Et nul ne peut dire aujourd'hui que l'avortement aurait en effet sauvé sa vie.

    Bien entendu, l'ensemble de la presse qui vit d'abord de la publicité et du soutien de la finance ose le soutenir au moins par l'insinuation, et en profite pour rappeler que l'avortement est interdit en Irlande parce que l'Irlande est catholique, et qu'il est grand temps que cela cesse.

    Et cette affaire semble venir, pour les promoteurs de la culture de mort, doublement à point.

    1. Il y a deux mois à peine, un symposium international de médecins et de professionnels des soins en Irlande affirmait qu'il n'estjamais nécessaire de pratiquer un avortement pour sauver une vie maternelle, précisant que pour autant on peut toujours apporter les soins nécessaires pour sauver la vie de la mère, même si ceux-ci ont pour effet non désiré de provoquer la mort de l'enfant à naître. (Ici sur mon blog.) Voilà qui permettrait de ridiculiser cette assertion ?

    2. Il y a deux ans, l'Irlande fait l'objet d'une procédure devant la Cour européenne des droits de l'homme. L'arrêt rendu en 2010 ne condamnait pas l'Irlande pour avoir refusé des avortements mais il est tout de même utilisé, en raison de certaines de ses argumentations, pour demander qu'un jugement de la Cour suprême irlandaise imposant l'accès à l'avortement en certains cas soit enfin traduit en droit, ce que cinq gouvernements successifs ont refusé de faire. (Voir ici notamment.) Il se trouve même que le gouvernement actuel vient cette semaine de se faire remettre un rapport sur cette question, précisément.

  • Le désir homosexuel ne rencontre pas l'autre en vérité; le témoignage d'Audrey

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    Un  site voué à la théologie du corps propose ce témoignage :

    « le désir homo ne rencontre pas l'autre en vérité »

    Après une expérience homosexuelle longue de plusieurs années, Audrey est aujourd'hui mariée... avec un homme. A l'heure du débat sur l'ouverture du mariage aux personnes de même sexe, elle a accepté de nous faire part de son témoignage, pour nous aider à comprendre une réalité mal connue.

    Peux-tu nous raconter brièvement ton parcours ? Comment es-tu venue à avoir des relations homosexuelles ? Qu’est-ce qui t’a amenée à vouloir changer de vie ?

    Aussi loin que je peux remonter, j'ai toujours été attirée par les femmes. Je dis les femmes et non les filles: quand j'étais petite, je n'avais pas trop de copines, je détestais les "jeux de filles", je les trouvais souvent cucul, et je préférais de loin les jeux de et avec les garçons.

    Les mères de mes ami(e)s, ou les maîtresses de l'école, par contre, je les adorais. Pas toutes, évidemment, mais certaines, je rêvais d'elles la nuit. Sans que cela soit le moins du monde sexuel au départ d'ailleurs, c'était plus sur le mode "c'est exactement comme ça que je veux être quand je serai grande". Avec le recul, aujourd'hui, je trouve frappant de remarquer que déjà, un certain nombre de constantes étaient là : des femmes très belles, très tristes, en général divorcées ou malheureuses dans leur couple.

    A l'adolescence, cette attirance pour les femmes a continué, en se transformant. Je me suis rendu compte que les images que j'avais en tête, qui n'étaient pas sexualisées pendant ma période de latence, me faisaient de l'effet. Je n'ai pas tout de suite pensé que j'étais homosexuelle. Pendant plusieurs années, je me suis dit que je devais être un homme dans un corps de femme. J'ai accepté, résignée, les transformations de mon corps sous l'effet de la puberté, tout en masquant mes formes et en adoptant un look résolument androgyne.

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  • Tonio Borg harcelé par les députés européens

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    Nous lisons sur le site du Parlement Européen (voir également la dépêche de Reuters) :

    Les députés sondent le commissaire-désigné pour la santé et les consommateurs

    Les députés ont interrogé sans relâche le commissaire désigné maltais, Tonio Borg, au sujet de sa nomination au portefeuille santé et politique des consommateurs de la Commission européenne. Ils ont pressé d'agir face au retard de la législation sur le tabac et cherché des assurances concernant ses vues en matière de droits des femmes et de non- discrimination.

    "Un portefeuille citoyen"

    Dans son allocution d'ouverture, M. Tonio Borg a qualifié le mandat de la santé et des consommateurs de "portefeuille citoyen" car il concerne des questions quotidiennes. Il a promis de plaider en faveur des intérêts des consommateurs et de coopérer pleinement avec le Parlement européen.

    Si sa nomination en venait à être approuvée, le commissaire-désigné a déclaré qu'il proposerait, notamment, une législation sur les produits du tabac, sur le clonage des animaux, sur les nouveaux aliments, sur la sécurité des produits, sur le bien-être des animaux et le domaine phytosanitaire, ainsi que sur l'accès aux comptes bancaires.

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  • Quand les catholiques français se mobilisent contre le mariage gay en ordre dispersé

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    C'est ce qu'expose Marie-Lucile Kubacki dans "La Vie" :

    Le week-end du 17 et 18 novembre auront lieu deux mouvements de mobilisation contre le projet de loi d’ouverture du mariage aux personnes de même sexe. En apparence, un même objectif : empêcher la loi de passer. En arrière plan, de profondes divergences idéologiques. Annoncée en premier, la manifestation du 18 novembre a été initiée par le lobby catholique intégriste Civitas, proche de la fraternité Saint Pie X (FSSPX), même si son président Alain Escada, affirme que la démarche de Civitas va au delà des milieux extrémistes et intégristes (voir vidéo 2'35). 

    Ancien porte parole du Front nouveau de Belgique (une dissidence du Front National belge), fonction qu'il occupa pendant une très courte période, ce bouquiniste belge est le fondateur de Polémique info, un magazine d'extrême droite aujourd'hui disparu du paysage qui s'était illustré en publiant un article hommage à Georges Gilsoul ("Adieu Gil"), un ancien de la division SS Wallonie, en 1997.

    La manifestation du 17 novembre, "contre l’homophobie et le mariage pour tous", à laquelle appellent, entre autres, Alliance Vita, la Fédération nationale des associations familiales protestantes et les Associations de familles catholiques, veut se détacher de celle du 18, pour cause de "divergences éthiques", comme l’explique Alliance Vita, sur son site internet.Les manifestants du 17 refusent ainsi de laisser Civitas occuper tout le terrain et donner l'impression qu'il représente la seule opposition au mariage pour tous. "Loin de nous l'idée de diviser, explique Frigide Barjot, porte-parole de la "manif pour tous". Il s'agit d'ouvrir le mouvement à ceux, qu'ils soient athées, homos ou hétéros, de gauche ou de droite, cathos ou non, qui ne se reconnaissent pas dans la manifestation du 18. L'occasion de choisir, non pas son camp mais sa sensibilité pour une cause qui dépasse de loin les religions et les partis politiques".

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  • Les catholiques, sentinelles de la liberté de croire et de penser ?

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    Tel est le point de vue défendu par Lucetta Scaraffia dans un éditorial paru dans l'Osservatore Romano :
    Eglise catholique et batailles culturelles

     Le courage d’une pensée alternative


    En Espagne a été confirmée la loi qui autorise le mariage entre homosexuels; en France, le Conseil des ministres a approuvé le mariage homosexuel et l’adoption d’enfants pour les couples homosexuels. La même possibilité a été accordée dans le Maryland et dans le Maine. On dirait en somme que l’Eglise, au moins sur ce plan, est vouée à l’échec.

     

    Mais il n’en est rien. Tandis qu’en Espagne, au moment de la décision, l’Eglise s’est fortement opposée, mais sans résultats, aujourd’hui, la situation est très différente dans les pays où le mariage homosexuel est en voie d’obtenir, ou vient d’obtenir, une reconnaissance juridique. En effet, dans l’opinion publique, se font jour des opinions contraires, même de la part de journalistes et d’intellectuels qui ne sont pas proches de l’Eglise. Et, pour susciter cette opposition n’a sans doute pas été inutile l’effort des catholiques, qui ont réfléchi sur la situation et affiné leurs raisons.

     

    Le cas de la Grande-Bretagne est exemplaire, où les agences catholiques pour les adoptions ont affronté une dure et longue bataille légale afin que soit reconnu leur droit de ne pas accorder l’adoption à des couples homosexuels. Après avoir perdu, elles ont préféré fermer plutôt que se soumettre à cette obligation, suscitant des polémiques mais gagnant également l’admiration, comme cela arrive toujours à ceux qui se battent pour la liberté. Et leur combat a rendu évident à tous qu’il ne s’agit pas de progrès, mais plutôt d’un conflit qui, dans ces cas, voit l’échec de l’une des libertés constitutives de l’Etat moderne, celle religieuse.

     

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  • Bulletin de l'Institut Européen de Bioéthique (9/11/2012)

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    images (4).jpgSommaire (cliquer sur les liens pour accéder aux contenus)

  • Le chant du cygne

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    Le monde catholique français, évêques en tête, s’agite maintenant autour de la question du mariage homosexuel.  Il eût mieux valu y songer au moment où il a laissé filer le soutien à la mouvance de Nicolas Sarkozy, qui n’est certes pas un ange mais dont la culture sociétale n’est tout de même pas celle de la gauche laÏciste au pouvoir.  Alors? trop tard: cause toujours, tu m’intéresse…

    Analyse partagée par l’abbé Guillaume de Tanoüarn sur son métablog :

    « Le parallèle avec la situation de 1984 est tentant : enjeu de société, vie des familles, danger de rupture. A l’époque le gouvernement voulait nationaliser l’école privée, aujourd’hui il prévoit de marier des couples de même sexe. En 1984, la droite catholique s’était mobilisée, le gouvernement avait reculé. Et voici qu’en 2012 certains envisagent de rebattre le pavé, et des évêques se bougent. Battre le pavé? Interventions épiscopales? Allons bon! La mobilisation, si elle a lieu, ne sera pas au niveau de celle de 1984, et voici pourquoi :

    • C’est une question de sociologie: le monde catholique a sérieusement fondu. Il y a trente ans les églises s’étaient déjà vidées, mais la plus grande part de la société avait encore un lien personnel avec le catholicisme. En gros, le public pouvait suivre un «Don Camillo» à la télé. C’est fini: la société n’a plus ces repères.
    • L’évolution du mariage civil, si déplorable soit-elle, ne touche pas directement la vie des familles. En 1984, des parents pouvaient légitimement s’inquiéter de savoir dans quel établissement iraient leurs enfants à la rentrée suivante – voilà une question concrète, de celles qui préoccupent et mobilisent les gens, bien plus que des principes généraux.
    • Les relais politique manquent, à la différence de 1984. Le parti de droite (UMP) sert plusieurs clientèles, les conservateurs ne sont plus que l’une d’entre elles. L’UMP ne voudra pas se ringardiser aux yeux de ses nouvelles tendances. Plus à droite se trouve le FN dont il n’y a rien à attendre sur le sujet, pour des raisons tellement évidentes qu'il n'y a pas lieu de les citer ici.

    Les évêques, maintenant. Ils se bougent, plus que jamais, et plus qu’ils ne l’ont fait contre l’avortement. Pourquoi? Peut-être ont-ils cru à la laïcité apaisée, à un modus vivendi entre l’Eglise et l’Etat Laïc. Dans cette optique, et sur le mariage par exemple, l’Etat Civil s’occupait des papiers, et les clercs du sacré: chacun jouait son rôle dans des domaines séparés, autour d’une même réalité. Même réalité… jusqu’à ce que l’Etat Laïc change le contenu du mot ‘mariage’. Quelle déception! A Vatican II l’Eglise s’est ouverte au monde – et voici qu’il lui tourne le dos."

    Ici : Le chant du cygne

  • Les évêques américains suite à l'élection d'Obama

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    Lu sur le blog du « Swiss Rom@in » (alias l’abbé Rimaz) :

    Source: Radio Vatican

    Comme le veut l’usage, les évêques américains ont félicité le candidat victorieux. Dans un court message adressé au président réélu et publié sur le site internet de l’épiscopat américain, le cardinal Timothy Dolan affirme prier avec les évêques pour que « Dieu donne la force et la sagesse » à Barack Obama pour « affronter les défis qui attendent les Etats-Unis ». Dans ce message le président de la Conférence épiscopale américaine appelle le président démocrate à « œuvrer pour le bien de tous ». Les évêques prient pour que Barack Obama œuvre surtout pour le bien « des plus vulnérables, notamment les enfants à naître, les pauvres et les immigrés ». Et d'ajouter : « nous allons continuer à prendre position pour la défense de la vie, du mariage, et de notre tant aimée liberté religieuse ».

    Avant les élections les évêques américains avaient soutenus implicitement ou parfois même explicitement le candidat républicain Mitt Romney. Ils avaient appelé à voter contre le candidat prônant des « maux intrinsèques », notamment l’avortement ou le mariage pour tous. Un bras de fer oppose toujours l’épiscopat à l’administration Obama concernant la réforme de l’assurance-santé qui risque de priver les institutions catholiques de leur liberté de conscience. 

    Dans le message signé du cardinal Dolan, les évêques « prient aussi pour aider Barack Obama à restaurer un sentiment de civilité dans notre société, de sorte que nos conversations publiques puissent être marqué par le respect et la charité envers chacun ».

    Si les évêques catholiques semblent parler d’une seule voix, l’électorat catholique lui s’est montré très divisé lors de ces élections. Selon la chaîne de télévision CNN, 50% des électeurs catholiques ont voté pour Obama, contre 48% pour son challenger Mitt Romney. Le président réélu a surtout gagné des voix auprès des citoyens d’origine latino-américaine et afro-américaine: près de 71% des "Hispaniques" ont voté pour Obama, 27% pour Romney. 93% des Noirs-Américains ont donné leur voix à Obama, contre 6% à Romney. Ce dernier a surtout fait des voix chez les électeurs blancs, soit 59% contre 39% pour Obama. 

  • La détérioration de la société américaine

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    Grâce à la réelection d'Obama, "le meilleur est à venir" (sic!); d'autres résultats accompagnant le scrutin d'hier permettent de l'appréhender, effectivement: 

    Sur Le Vif : Cannabis, mariage gay, peine de mort.... Les autres scrutins aux Etats-Unis

    Pas moins de 174 référendums et consultations populaires étaient organisés dans 38 Etats du pays, les électeurs étant invités à se prononcer sur des textes applicables à l'intérieur des frontières des Etats ou à un niveau plus local encore (comtés, municipalités, etc.). 

    La Californie rejette l'abolition de la peine de mort

    La Californie a rejeté par voie référendaire l'abolition de la peine de mort, ont annoncé les autorités après le dépouillement de près de trois quarts des bulletins. Le non l'a emporté avec près de 54% des suffrages.  (...)

    Deux Etats favorables à la consommation récréative de cannabis

    Grande première, le Colorado et l'Etat de Washington sont devenus les premiers Etats américains à légaliser la consommation de cannabis à des fins récréatives, avec une confortable avance: 54% pour et 46% contre pour le premier, 55-45 pour le second, selon la chaîne NBC. 

    De nombreux Etats américains autorisent aujourd'hui la consommation de cannabis à des fins médicales, mais aucun n'avait jusqu'alors étendu la légalisation à la consommation récréative. L'Oregon, un Etat pourtant réputé progressiste, était lui aussi sur la liste des pionniers potentiels mais, selon des estimations provisoires, il n'aurait finalement pas franchi le pas. 

    Deux Etats, l'Arkansas et le Montana, se sont quant à eux prononcés sur la légalisation de la marijuana à des fins médicales. Le premier l'a rejetée, le second l'a adoptée.

    Le mariage gay progresse

    Les partisans du mariage homosexuel -sujet qui déchaîne les passions aux Etats-Unis- ont eux aussi trouvé de quoi se réjouir dans les urnes, en plus de la réélection de Barack Obama, qui s'était déclaré favorable en mai dernier aux mariages entre personnes de même sexe. 

    Le Maryland est en effet devenu le 7e Etat à légaliser le mariage gay et deux autres Etats, le Maine (est) et l'Etat de Washington, semblaient bien partis pour faire de même, selon les premières estimations.

    En Floride, les modérés (?) gagnent

    Des victoires dans ces Etats porteraient à neuf le nombre d'Etats reconnaissant le mariage gay, déjà en vigueur dans le Connecticut (nord-est), l'Iowa (centre), le Massachusetts (nord-est), le New Hampshire (est), le Vermont (nord-est) et New York, ainsi que dans la capitale fédérale Washington.

    En Floride (sud-est), où toute une série de propositions d'inspiration très conservatrice étaient soumises à référendum, les modérés ont finalement remporté la mise, notamment sur le thème de l'avortement. 

    Les électeurs ont en effet rejeté, à 55%, une proposition qui visait à interdire l'affectation de fonds publics au financement de l'avortement, sauf en cas de viol, d'inceste, ou de danger pour la vie de la mère. 

    "Le peuple de Floride a envoyé un message très clair: les hommes politiques n'ont pas leur place dans les décisions profondément privées et personnelles des femmes", a déclaré Jennifer Dalven, directrice des affaires familiales de la puissante Association américaine de défense des droits civiques (ACLU).

  • Que faire ?

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    Dans le mensuel « La Nef » de ce mois de novembre 2011 (n° 242), Jacques de Guillebon évoque le divorce qui s’installe dans nos pays entre les concepts mêmes du mariage dans la société civile et dans le monde chrétien (extraits) :

    « Les évêques français ont largement manifesté une ferme opposition au projet du  gouvernement socialiste d’instituer le « mariage » homosexuel. Des idées ont été avancées appelant à dissocier mariage civil et mariage religieux. Explications.

    Nombreuses sont les voix, et au sein même du monde catholique, à s’élever contre un investissement public par l’Église du débat sur la nouvelle législation matrimoniale. Laïcité, disent-ils, par conviction ou par ruse. Cependant ils oublient que l’Église catholique est parfaitement à sa place en s‘appropriant la question du mariage, beaucoup plus à sa place même que n’importe où ailleurs pour tout ce qui ne concerne pas la foi. Pourquoi l’est-elle donc, et pourquoi doit-elle en conséquence intervenir telle une maîtresse inspirée ?

    D’un point de vue catholique, c’est assez évident : parce que du mariage naturel, que l’on retrouve sous des formes extrêmement variées à tous les antipodes, l'Eglise a au fil des siècles isolé selon la parole du Christ, elle-même annoncée par la Loi de l’Ancien Testament, une forme pure, un extrait essentiel, si l’on peut dire que dans son travail permanent de désenveloppement du dogme, elle a fini par proclamer sacrement. C’est ainsi qu’au cours des siècles elle est devenue l’auteur inspiré du mariage monogamique, indissoluble, librement consenti par deux personnes d’égale dignité.
    On a oublié que cette forme particulièrement rare, voire totalement originale, qui s’est imposée comme l’archétype universel au cours du temps, comme l’archétype « romantique » même n’aurait jamais été si la sagesse chrétienne n’était passée par là. Ainsi, le mariage républicain comme on le sait n’est dans ses fondements qu’un décalque de ce mariage catholique – si l’on abstrait la question du divorce qui est proclamée dès l’origine de la République en 1791 comme un mauvais présage.

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  • Homoparentalité : aucun cas sans conséquences

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